Face à la récurrence des chocs climatiques qui grèvent lourdement les finances publiques sahéliennes, le Niger cherche à sécuriser son tissu socio-économique en intensifiant sa coopération institutionnelle avec Ankara. Les autorités nigériennes et turques ont arrêté, le 9 septembre à Niamey, les modalités opérationnelles de la prochaine mission de l’Autorité turque de gestion des catastrophes (AFAD), marquant un virage stratégique dans la préservation des actifs économiques nationaux.
En effet, l’impact récurrent des catastrophes naturelles perturbe gravement les projections macroéconomiques et fragilise le budget de l’État. En accueillant l’expertise technique de l’AFAD du 13 au 15 septembre prochain, le Niger ambitionne de basculer d’une logique de réponse d’urgence — particulièrement coûteuse — vers un modèle prospectif de prévention des risques. La ministre de la Population et de l’Action sociale, le Professeur Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a ainsi cadré les travaux préparatoires autour de l’absorption de compétences opérationnelles avancées. Dès lors, la modernisation des protocoles d’intervention vise non seulement à préserver le capital humain, mais également à réduire la vulnérabilité des infrastructures de production et de transport.
De surcroît, cette initiative illustre l’ancrage géopolitique et économique croissant de la Turquie au Sahel. L’audience accordée parallèlement par la ministre à l’ambassadeur turc Özgür Arslan confirme la volonté commune de pérenniser cet axe bilatéral. En déployant l’AFAD comme levier de coopération, Ankara renforce son soft power tout en contribuant à la stabilisation du cadre des affaires au Niger. Par conséquent, ce transfert d’ingénierie publique en matière de gestion des crises constitue un prérequis indispensable pour rassurer les marchés, protéger les investissements directs et consolider la souveraineté économique du pays.
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