Diffa : Maizama inspecte chantiers d’eau et marché à poisson - Journal du Niger



Diffa : Maizama inspecte chantiers d’eau et marché à poisson

D’un chantier de château d’eau à un marché à poisson encore inachevé, le ministre de l’Environnement, de l’Hydraulique et de…

D’un chantier de château d’eau à un marché à poisson encore inachevé, le ministre de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le colonel Abdoulaye Maizama, a parcouru jeudi les principaux fronts de travaux qui doivent transformer l’accès à l’eau potable et la filière halieutique dans la région du lac Tchad.

 

Sur la piste qui mène au chantier du second château d’eau de Diffa, la poussière n’a pas encore fini de retomber que la délégation ministérielle est déjà à pied d’œuvre. Autour du colonel Abdoulaye Maizama se trouvaient le secrétaire général de la région, les autorités administratives et coutumières, des responsables des forces de défense et de sécurité, les services techniques déconcentrés ainsi que les équipes du Projet intégré de sécurité de l’eau au Niger (PISEN), maître d’ouvrage de la tournée du jour.

 

 

 

Premier arrêt : un réservoir de 1 200 mètres cubes

 

C’est ici, sur ce chantier confié à l’entreprise nigérienne DIDI Global Construction, que se joue une partie de l’avenir hydraulique de la ville. En effet, l’ouvrage financé par le PISEN doit renforcer le système d’alimentation en eau potable de Diffa. Les responsables du projet annoncent un taux d’exécution physique d’environ 78 %, pour un taux de décaissement estimé à 45 % du montant contractuel. La réception est attendue pour le mois de septembre.

 

Après avoir arpenté le site et écouté les explications techniques, le ministre s’est dit satisfait de la progression des travaux, relevant que les équipements nécessaires à l’achèvement du réservoir étaient déjà disponibles sur place et que le chantier se déroulait dans de bonnes conditions.

 

Le colonel Abdoulaye Maizama a salué ce chantier emblématique, qui renforcera la desserte en eau des populations de la région. Par ailleurs, il a rappelé l’attention particulière que les plus hautes autorités de l’État portent à ce projet, insistant auprès des équipes présentes sur la nécessité de tenir les délais contractuels et de respecter les normes de qualité, tout en soulignant sa confiance dans l’expertise de l’entreprise nigérienne chargée des travaux.

 

 

Deuxième arrêt : un marché à poisson encore en chantier

 

Changement de décor : la délégation gagne ensuite le nouveau marché à poisson de Diffa, dont les travaux entrent dans leur phase d’achèvement. Le ministre s’attarde devant certains bâtiments, boutiques et hangars encore inachevés, interroge les responsables sur place et réclame des explications précises. Dès lors, il promet de prendre les dispositions nécessaires pour que l’infrastructure soit rapidement finalisée et mise en service au profit des acteurs de la filière poisson.

 

Sur la route qui relie la Route nationale n°1 à ce marché, les travaux de bitumage financés par le Projet de relance et de développement de la région du lac Tchad au Niger (PROLAC‑Niger) affichent, eux, un niveau d’avancement jugé satisfaisant. Toutefois, le ministre a instruit les services techniques de veiller au respect des normes de qualité et de livrer l’ouvrage dans les délais contractuels, fixés à la fin du mois de juillet 2026.

 

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© Dr

Dernier arrêt : la mémoire vive de la filière poisson

 

La tournée s’achève là où la filière poisson vit déjà au quotidien : le marché à poisson actuellement fonctionnel de Diffa. Le ministre y inspecte les conteneurs frigorifiques et les thermos mis à disposition des acteurs de la filière par le Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP), des équipements destinés à soutenir la conservation, la commercialisation et la valorisation des produits halieutiques.

 

Face aux responsables associatifs présents, le ton se fait plus ferme : le ministre a exigé que les gestionnaires établissent et transmettent à ses services une situation claire, détaillée et précise de la gestion de ces équipements. Il a appelé à une gestion saine, transparente et responsable d’un matériel qu’il qualifie de patrimoine collectif, financé pour le bénéfice de l’ensemble des populations de la région et du pays.

 

Ainsi, à travers cette tournée, le ministère de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement affiche sa volonté de tenir les deux bouts de la même chaîne : sécuriser l’accès à l’eau potable et donner à la filière poisson les moyens de se structurer, dans une région où l’un et l’autre pèsent directement sur la sécurité alimentaire et les revenus des populations.

 

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