Niger – Union européenne : Niamey hausse le ton après la résolution sur Bazoum - Journal du Niger

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Niger – Union européenne : Niamey hausse le ton après la résolution sur Bazoum

À Niamey, la réponse diplomatique n’a pas tardé. Quelques heures après l’adoption de la résolution du Parlement européen appelant à la…

À Niamey, la réponse diplomatique n’a pas tardé. Quelques heures après l’adoption de la résolution du Parlement européen appelant à la libération de l’ancien président nigérien, les autorités ont décidé de réagir officiellement. Le gouvernement a ainsi convoqué la représentation de l’Union européenne afin de lui faire part de son profond mécontentement.

Cette initiative marque un nouvel épisode dans les relations déjà tendues entre le Niger et ses partenaires européens depuis le changement de pouvoir intervenu en 2023.

Une convocation diplomatique au ministère des Affaires étrangères

Le 12 mars 2026, le Ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a reçu dans son cabinet la chargée d’affaires par intérim de la délégation de l’Union européenne au Niger, Nicoletta Avella.

Cette rencontre, convoquée à l’initiative du gouvernement, visait à transmettre officiellement la position de Niamey à la suite du vote du Parlement européen concernant la situation de l’ancien président Mohamed Bazoum.

Selon les autorités, cette résolution constitue une prise de position jugée inacceptable dans la gestion des affaires internes du pays.

Une protestation officielle remise à la délégation européenne

À l’issue de l’entretien, une lettre officielle de protestation a été remise à la diplomate européenne.

Dans ce document, le gouvernement nigérien exprime clairement son désaccord avec la démarche du Parlement européen et dénonce ce qu’il considère comme une tentative d’ingérence dans la politique intérieure du Niger.

Par ailleurs, Niamey estime que la question liée à l’ancien chef de l’État relève exclusivement de la souveraineté nationale et ne saurait faire l’objet de pressions ou de recommandations extérieures.

Cette démarche diplomatique traduit la volonté des autorités nigériennes de défendre leur position face aux critiques ou interventions provenant de l’étranger.

Un climat diplomatique toujours fragile

Depuis l’arrivée au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, les relations entre Niamey et plusieurs partenaires occidentaux ne sont plus au beau fixe.

Dans ce contexte, toute déclaration ou initiative concernant la situation de Mohamed Bazoum tend à raviver les tensions diplomatiques.

La convocation de la représentante de l’Union européenne s’inscrit donc dans cette dynamique où le Niger affirme sa volonté de défendre sa souveraineté face aux pressions internationales.

Niamey affiche sa fermeté.

Dans sa communication officielle, le gouvernement nigérien a dénoncé une attitude qu’il juge paternaliste de la part de certaines institutions européennes.

Les autorités ont également rappelé leur détermination à ne pas accepter d’injonctions extérieures concernant la gestion des affaires nationales.

Pour Niamey, cette position vise aussi à affirmer l’indépendance politique et diplomatique du pays dans un contexte de redéfinition de ses relations internationales.

Une question qui reste au cœur du débat international

Cependant, la situation de l’ancien président Mohamed Bazoum continue ainsi d’alimenter les discussions sur la scène internationale.

Entre revendications de souveraineté et pressions diplomatiques, ce dossier demeure l’un des sujets les plus sensibles de la politique nigérienne actuelle.

Et à mesure que les institutions internationales s’expriment sur le sujet, Niamey semble déterminé à répondre avec la même fermeté.

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