BEPC 2026 à Tillabéri : La ministre Élisabeth Shérif lance les épreuves - Journal du Niger

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BEPC 2026 à Tillabéri : La ministre Élisabeth Shérif lance les épreuves

C’est depuis la région stratégique de Tillabéri que la ministre de l’Éducation nationale, Dr Élisabeth Shérif, a lancé ce jeudi…

C’est depuis la région stratégique de Tillabéri que la ministre de l’Éducation nationale, Dr Élisabeth Shérif, a lancé ce jeudi 25 juin les épreuves du brevet. Entre souverainisme affirmé et percée spectaculaire des candidates, décryptage d’un examen pas comme les autres.

Il est 7 heures 45 ce jeudi matin au Complexe d’enseignement secondaire (CES) de Tillabéri, et l’atmosphère y est singulière. Avant que le premier coup de stylo ne soit donné, les visages des officiels et des candidats se figent. Deux hymnes retentissent successivement dans la cour de l’établissement : La Nigérienne, l’hymne national, immédiatement suivi par celui de la Confédération des États du Sahel (AES). Le ton est donné. Dans un Niger en pleine mutation politique, l’école publique n’est plus seulement le lieu du savoir ; elle est devenue le miroir de la souveraineté retrouvée.

À 8 heures précises, respectant un rituel immuable, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, le Dr Élisabeth Shérif, brise le sceau de cire rouge de la première enveloppe. Sous les yeux des surveillants, la ministre dévoile l’épreuve de rédaction. Les autorités lancent ainsi officiellement la session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Le triomphe silencieux des filles

Derrière la solennité du protocole, les dynamiques démographiques de cette session interpellent les observateurs. Au niveau national, ils sont 119 865 candidats à plancher dans 383 centres. Parmi eux, une statistique majeure : 64 895 sont des filles, soit plus de 54 % des effectifs. Le constat est encore plus frappant dans la région d’accueil, à Tillabéri, où les filles représentent 6 694 des 11 546 candidats répartis dans 40 centres.

Dans cette zone en proie à des défis sécuritaires et géographiques persistants, voir une telle majorité de jeunes filles s’asseoir sur les bancs des examens constitue une victoire silencieuse mais éclatante contre l’abandon scolaire. Le ministère a également mis un point d’honneur à l’inclusion, en intégrant 42 candidats en situation de handicap à l’échelle nationale.

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L’éloge du mérite contre la triche

Pour le Dr Élisabeth Shérif, pas question de transiger avec le niveau. Lors de sa tournée, qui l’a menée du CES de Tillabéri au CES Franco-Arabe, puis dans les localités de Sansané-Haoussa et de Gothèye, le message délivré aux élèves a été d’une fermeté toute maternelle.

« Comptez sur vos propres efforts. Seul le mérite permettra de bâtir une école nigérienne digne de la refondation », a martelé la ministre devant les candidats concentrés.

Cette rhétorique du mérite et de la rigueur s’inscrit en droite ligne de la politique de rupture portée par les plus hautes autorités de la transition. La ministre a d’ailleurs profité de ses étapes pour rendre un hommage appuyé au chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ainsi qu’au Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, pour avoir sanctuarisé l’année budgétaire et logistique de l’école malgré un contexte régional complexe.

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Une tournée d’inspection sur le terrain

Accompagnée du gouverneur de la région, le Colonel Maïna Boukar, et d’un large aréopage de chefs coutumiers, de leaders religieux et de représentants syndicaux, la ministre a également voulu tâter le pouls du terrain. À Sansané-Haoussa comme à Gothèye, elle s’est personnellement enquise des conditions de travail des surveillants et de la sécurité des centres.

La journée s’est achevée par une visite hautement symbolique au jury de correction du Centre de formation et de perfectionnement pédagogique (CFEPD) de Gothèye. En allant à la rencontre des correcteurs, le Dr Élisabeth Shérif a voulu verrouiller la dernière étape de la chaîne : celle d’une évaluation qu’elle exige « rigoureuse, transparente et crédible ».Les autorités de Niamey considèrent que, même si les examens ne font que commencer, elles ont déjà gagné à moitié le défi de l’organisation.

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