Niger-Décentralisation & gouvernance locale Archives - Journal du Niger

Niamey : la Commission consultative relance le dialogue pour la gouvernance de la capitale

La gestion de la capitale nigérienne entre dans une nouvelle phase de concertation. À Niamey, les autorités municipales ont ouvert, ce 12 mars 2026, la première session ordinaire de la Commission consultative de la Ville au titre de l’année, une rencontre qui vise à renforcer le dialogue entre l’administration municipale et les acteurs de la gouvernance locale.

Organisée à l’Hôtel de Ville, cette réunion rassemble responsables municipaux, représentants institutionnels et acteurs de la société civile autour d’un objectif commun : mieux coordonner les actions destinées à accompagner le développement urbain de la capitale.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Une plateforme de concertation pour la gouvernance de la capitale

Dans un contexte marqué par la croissance rapide de Niamey et la multiplication des enjeux urbains, la Commission consultative apparaît comme un espace stratégique de discussion et de coordination.

Ce cadre institutionnel permet aux autorités municipales de partager leurs orientations, mais aussi de recueillir les contributions des différentes parties prenantes impliquées dans la gestion de la ville.

L’ambition affichée est de renforcer une gouvernance locale plus participative, capable d’intégrer les préoccupations des citoyens dans les décisions publiques.

Ville de Niamey
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Défense nationale et mobilisation citoyenne au cœur des échanges

Parmi les dossiers inscrits à l’ordre du jour figure la sensibilisation autour de l’ordonnance adoptée fin 2025 sur la mobilisation générale pour la défense de la patrie. Les autorités locales souhaitent en expliquer les implications aux différents acteurs de la capitale et encourager l’adhésion citoyenne à cet effort national.

Cette démarche illustre la volonté de rapprocher les politiques publiques des populations, notamment dans un contexte régional marqué par des enjeux sécuritaires majeurs.

Ville de Niamey
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Le centenaire de Niamey en ligne de mire

La session a également permis d’aborder les préparatifs liés au centenaire de la capitale. Cet anniversaire historique devrait donner lieu à une série d’événements destinés à valoriser l’histoire, la culture et le rayonnement de Niamey.

Pour les autorités municipales, ces célébrations constituent aussi une occasion de renforcer l’attractivité de la ville et de promouvoir son image à l’échelle nationale et internationale.

Salubrité, environnement et urbanisation : des défis urgents

Au-delà des questions institutionnelles, les discussions ont également porté sur plusieurs problématiques urbaines qui affectent le quotidien des habitants.

La gestion des déchets, la protection des espaces verts et la préservation du fleuve Niger figurent parmi les priorités évoquées lors de cette session. Face à l’expansion rapide de la capitale, ces enjeux environnementaux deviennent de plus en plus déterminants pour l’équilibre urbain.

Les autorités municipales encouragent également les initiatives citoyennes visant à promouvoir le civisme urbain et la salubrité publique, considérés comme des leviers essentiels pour améliorer le cadre de vie.

Ville de Niamey
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L’enjeu stratégique de la mobilisation fiscale

Autre sujet central abordé lors de la rencontre : la mobilisation des ressources locales. Les responsables municipaux ont insisté sur l’importance du paiement des impôts et taxes communales, qui constituent une source essentielle de financement pour les projets de développement urbain.

Pour la municipalité, renforcer la culture fiscale des citoyens représente aussi une condition indispensable pour mener à bien les investissements nécessaires à l’amélioration des infrastructures et des services publics.

Une capitale en quête d’une gouvernance plus inclusive

À travers cette session, la Ville de Niamey entend poser les bases d’une gestion plus transparente et participative de la capitale. Dans une métropole en pleine expansion, les autorités locales cherchent à associer davantage les citoyens et les acteurs institutionnels à la définition des politiques publiques.

Avec pour objectif de construire une capitale plus moderne, plus propre et mieux organisée, capable de répondre aux attentes d’une population en constante augmentation.

Niger : à Zinder, le gouverneur mobilise les communes autour du Fonds de solidarité

Dans un Niger confronté à des défis sécuritaires persistants et à une pression croissante sur ses ressources publiques, la mobilisation nationale prend de nouvelles formes. À Zinder, deuxième région la plus peuplée du pays, les autorités administratives cherchent désormais à transformer la solidarité citoyenne en véritable levier de résilience collective.

C’est dans ce contexte que le gouverneur de la région, le colonel Massalatchi Mahaman Sani, a réuni au gouvernorat les administrateurs délégués des communes, les représentants des Forces de défense et de sécurité ainsi que les responsables du Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP). avec pour objectif d’accélérer la mobilisation des contributions et de renforcer l’ancrage local de ce mécanisme national.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Un instrument financier au cœur de l’effort national

Créé pour soutenir les initiatives liées à la sécurité, à la stabilité et au développement, le FSSP s’inscrit dans une stratégie visant à associer les citoyens à l’effort national face aux crises.

Lors de la rencontre, Brah Amadou, vice-président du comité de gestion du fonds, a conduit une mission de sensibilisation visant à expliquer les mécanismes de collecte et les objectifs de l’initiative. Selon lui, l’enjeu dépasse la simple mobilisation financière : il s’agit aussi de renforcer l’esprit de solidarité et d’engagement civique dans un contexte national marqué par l’insécurité et les défis socio-économiques.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Les communes, maillon clé de la mobilisation

Pour les autorités régionales, le succès du fonds repose largement sur l’implication des collectivités locales. Le gouverneur de Zinder a aussi insisté sur le rôle central des administrateurs délégués, considérés comme les relais directs entre l’État et les populations.

Ces responsables municipaux sont appelés à expliquer les objectifs du fonds aux citoyens, mais aussi à encourager leur participation active. Leur proximité avec les communautés doit permettre de créer un climat de confiance autour du dispositif et d’en garantir l’efficacité sur le terrain.

 

Des comités locaux pour structurer la collecte

Afin d’organiser la mobilisation à l’échelle des quartiers et des villages, un dispositif de collecte décentralisé a été mis en place.

Celui-ci repose sur la création de comités locaux regroupant plusieurs figures d’influence communautaire : chefs de quartiers ou de villages, responsables religieux, représentants des femmes, des jeunes et de la société civile.

Par ailleurs, ces structures auront pour mission de sensibiliser les populations, d’expliquer la finalité du fonds et de faciliter la collecte des contributions. Une approche qui vise à renforcer l’appropriation communautaire de l’initiative.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Zinder veut jouer un rôle moteur.

La réunion a également permis d’évaluer l’état d’avancement de la mise en place de ces comités dans la région. Malgré les progrès enregistrés, les responsables du fonds estiment que la mobilisation doit encore s’intensifier.

L’ambition affichée est claire : faire de Zinder l’une des régions les plus engagées dans l’alimentation du fonds au niveau national.

Pour l’administrateur délégué de la ville de Zinder, ce mécanisme représente bien plus qu’un instrument financier. Il constitue également un outil de cohésion sociale, capable de rapprocher les citoyens autour d’un objectif commun : la défense et la stabilité du pays.

 

Entre solidarité nationale et stratégie de résilience

Au terme des échanges, le gouverneur a appelé les responsables communaux à multiplier les campagnes de sensibilisation et à accélérer la mise en place des structures de collecte dans les villages et les quartiers.

Dans un Niger confronté à de multiples défis sécuritaires, les autorités misent aussi sur cette dynamique de solidarité pour renforcer la capacité de résistance du pays.

Au-delà de la mobilisation financière, l’initiative traduit surtout une volonté politique : transformer l’engagement citoyen en pilier de la résilience nationale.

 

Niamey à 100 ans : une capitale face à son histoire et tournée vers 2050

Niamey ne célèbre pas seulement un anniversaire. Elle interroge son identité, son parcours et son destin. Ce mercredi 25 février 2026, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Sidi Mohamed Almahmoud, a officiellement lancé l’exposition du centenaire intitulée « Niamey, des origines à l’horizon 2050 » au Centre Culturel Nigérien Moustapha Alassane.

Bien plus qu’une commémoration, l’événement s’impose comme une réflexion collective sur le passé, le présent et l’avenir de la capitale nigérienne.

Ville Niamey
© Ville Niamey

Une immersion dans l’histoire urbaine

À travers archives, photographies, témoignages et projections prospectives, l’exposition retrace l’évolution de Niamey, d’un modeste noyau administratif à une métropole sahélienne en pleine mutation.

D’abord village riverain du fleuve Niger, la ville s’est progressivement imposée comme centre politique, économique et culturel du pays. Aujourd’hui, elle concentre les défis majeurs du Niger : croissance démographique rapide, urbanisation accélérée, pression sur les infrastructures et nécessité d’une planification durable.

Ainsi, le parcours proposé au public ne se limite pas à une rétrospective. Il met en perspective les choix d’hier pour éclairer ceux de demain.

Ville Niamey
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Culture et citoyenneté : un enjeu stratégique

Selon les autorités, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large : faire de la culture un levier d’éducation civique et d’unité nationale.

En effet, comprendre l’histoire de sa capitale, c’est aussi renforcer le sentiment d’appartenance et la responsabilité collective. À l’heure où la jeunesse représente la majorité de la population nigérienne, cette démarche vise à transmettre des repères solides et à encourager l’engagement citoyen.

La présence des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, ainsi que de représentants du gouvernement du Président du CCR, a d’ailleurs souligné la portée institutionnelle de l’événement.

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2050 : imaginer la métropole de demain

L’un des axes forts de l’exposition réside dans sa projection vers 2050. Quels seront les contours de Niamey dans vingt-cinq ans ? Comment concilier modernité, durabilité et cohésion sociale ?

Ces interrogations structurent la seconde partie du parcours. Urbanistes, historiens et acteurs culturels y esquissent les grandes orientations possibles : développement d’infrastructures résilientes, valorisation du patrimoine, intégration des nouvelles technologies et meilleure planification territoriale.

En ce sens, l’exposition agit comme un laboratoire d’idées ouvert au public.

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Un rendez-vous accessible à tous

Ouverte du mardi au dimanche, de 9 h à 17h (avec une pause de 13h à 14h30), l’exposition se tiendra jusqu’au 28 décembre 2026. Les autorités municipales invitent l’ensemble des citoyens, élèves, étudiants et familles à s’approprier cet espace de mémoire et de projection.

Car, au-delà des cérémonies officielles, le message est clair : on ne peut construire un avenir durable sans connaître les fondations sur lesquelles il repose.

Un centenaire comme moment d’unité

En définitive, cette célébration du centenaire dépasse le cadre festif. Elle symbolise un moment de vérité et de cohésion nationale. Niamey, à travers cette initiative, affirme aussi sa volonté de conjuguer héritage et ambition.

Le centenaire n’est donc pas seulement celui d’une ville. Il devient celui d’une communauté qui choisit de regarder son passé avec lucidité pour mieux façonner son avenir.

Horizon 2030 : Agadez dessine les contours de son futur économique

AGADEZ (Niger), 25 février 2026 — Au cœur de la cité historique des Askia, l’heure n’est plus seulement à la gestion des affaires courantes, mais à la projection vers la fin de la décennie. Ce mercredi 25 février, la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) d’Agadez a servi de cadre à un acte fondateur : le lancement officiel de la replanification du Plan de Développement Régional (PDR 2026-2030).

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une architecture de gouvernance renforcée

Sous l’impulsion du Gouverneur de la région, le Général de Division Ibra Boulama Issa, deux organes clés ont effectivement pris leurs fonctions. Il s’agit du Comité Régional de Coordination et du Comité Technique Régional.

En d’autres termes, ces structures constituent désormais la boussole stratégique de la région. Elles auront pour mission de traduire les aspirations des populations en projets concrets, tout en s’assurant que chaque franc investi contribue à la résilience de cette zone carrefour.

 

L’union sacrée : Sabre, Plume et Turban

La solennité de l’événement a été marquée par une convergence rare des forces vives de la région. De fait, la présence de personnalités civiles et militaires aux côtés du Sultan de l’Aïr, Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou, témoigne d’une volonté d’inclure la tradition dans les mécanismes de modernisation de l’État.

« Le développement ne se décrète pas, il se planifie avec rigueur et inclusion », a laissé entendre l’atmosphère des échanges.

Cette synergie entre les directeurs régionaux, les partenaires au développement et les organisations socioprofessionnelles souligne une réalité évidente : le succès du PDR 2026-2030 reposera sur une coopération horizontale sans précédent.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un défi de souveraineté et de proximité

Alors que le Niger traverse une période de réajustements structurels majeurs, Agadez se positionne comme un laboratoire de la décentralisation efficace. Par conséquent, ce nouveau plan ne se contentera pas de lister les besoins ; il devra répondre aux défis spécifiques de la zone, tels que la gestion des ressources naturelles, la sécurité frontale et l’autonomisation des jeunes.

Cependant, le chemin reste parsemé d’embûches. La réussite de cette replanification dépendra de la capacité du Comité Technique à transformer les données du terrain en opportunités de croissance réelle pour les populations nomades et urbaines.

 

La boucle du destin d’Agadez

En somme, cette cérémonie à la MJC boucle la boucle d’une longue tradition de résilience. En installant ces comités le jour même où les réflexions s’ouvrent, le Général Ibra Boulama Issa rappelle que si Agadez est la porte du désert, elle est avant tout celle de l’avenir du Niger. Le rendez-vous est pris pour 2030 : l’histoire retenue, c’est ici, entre le turban du Sultan et le commandement du Général, que le futur de l’Aïr a commencé à s’écrire, ouvrant un nouveau chapitre politique et social.”

Dirkou : face à la pénurie, la commune mobilise les maraîchers avant le Ramadan

Entre pénurie et solidarité locale, les autorités misent sur les coopératives maraîchères à Dirkou.

 Dirkou (région d’Agadez), 20 février 2026 – Dans cette oasis du nord nigérien, la vie s’organise au rythme du désert et des échanges transfrontaliers. Mais depuis plusieurs semaines, les étals du marché de Dirkou se vident plus vite qu’ils ne se remplissent. En cause : la fermeture de la frontière libyenne, qui freine l’approvisionnement en produits de première nécessité. À l’approche du mois de Ramadan, la question des prix et de la disponibilité des denrées devient centrale.

C’est dans ce contexte que l’administrateur délégué de la Commune rurale de Dirkou, le lieutenant Saidou Namata, a réuni vendredi 20 février 2026 les maraîchers de la localité, désormais regroupés en coopérative. Objectif : trouver, avec les producteurs eux-mêmes, des solutions concrètes pour proposer aux habitants des produits essentiels à des tarifs accessibles.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Miser sur la production locale pour amortir le choc

La rencontre s’est tenue en présence du secrétaire général de la commune. Les échanges ont porté sur la possibilité de renforcer la mise sur le marché local de légumes et d’autres denrées cultivées sur place, afin de réduire la dépendance aux circuits d’importation actuellement perturbés.

Dans cette partie du Niger, la ville de Dirkou joue un rôle stratégique, notamment en matière de commerce avec la Libye. La fermeture de cette frontière a entraîné une baisse notable du ravitaillement. Résultat : certains produits deviennent rares, et leurs prix grimpent.

Face à cette situation, la commune veut agir en amont. L’idée n’est pas seulement de constater la hausse des prix, mais d’encourager une meilleure organisation des producteurs locaux pour stabiliser l’offre, surtout durant le Ramadan, période de forte consommation.

« Il s’agit de permettre à la population de se procurer l’essentiel sans subir une pression excessive sur le budget familial », explique-t-on au sein de l’administration locale.

 

Ramadan : un enjeu social autant qu’économique

Le mois de Ramadan représente un moment de grande solidarité, mais aussi un défi pour les ménages les plus modestes. À Dirkou, où les ressources sont limitées et les circuits d’approvisionnement fragiles, chaque variation de prix se ressent immédiatement.

En s’appuyant sur la coopérative des maraîchers, la commune espère instaurer une meilleure coordination des ventes, éviter les spéculations et garantir une certaine stabilité des tarifs. Les autorités locales souhaitent également sensibiliser les commerçants à l’importance d’un effort collectif durant cette période.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

L’éducation aussi à l’honneur

La journée du 20 février n’a pas été consacrée uniquement aux questions économiques. Le lieutenant Saidou Namata s’est également rendu au CES Adam Alzouma de Dirkou pour assister à une cérémonie de remise de bulletins scolaires.

Au terme de cette rencontre avec les élèves et le personnel éducatif, l’administrateur délégué a reçu dans son bureau deux élèves de classe de 6ᵉ qui se sont distinguées par leurs résultats remarquables, avec des moyennes de 18,57 et 18,53 sur 20. Un geste symbolique pour saluer l’excellence et encourager la persévérance scolaire dans une région où l’accès à l’éducation reste un défi.

Dans une zone souvent associée aux difficultés sécuritaires et économiques, ces performances scolaires rappellent qu’au-delà des contraintes, des dynamiques positives existent.

 

Une gestion locale sous pression

Entre tension sur les marchés et besoin de soutenir la jeunesse, les autorités communales de Dirkou avancent sur plusieurs fronts. La situation actuelle met en lumière la vulnérabilité des zones frontalières face aux décisions géopolitiques et aux fermetures de frontières.

Mais elle souligne aussi l’importance des initiatives locales. À travers le dialogue avec les maraîchers et l’encouragement des élèves méritants, la commune tente de conjuguer réponse immédiate aux urgences économiques et investissement dans l’avenir.

À Dirkou, dans la région d’Agadez, le défi est clair : transformer une période de tension en opportunité de renforcer la solidarité locale.

À Agadez, la sécurité au cœur des priorités du gouverneur

Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants, les autorités d’Agadez ont choisi d’anticiper. En effet, ce mercredi 18 février 2026, le gouverneur de la région, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a présidé la réunion ordinaire du Conseil régional de sécurité (CRS) au siège du Gouvernorat.

Outre le caractère formel de cette rencontre, l’enjeu est clair : garantir un climat de sérénité pendant le mois de Ramadan, période de forte mobilisation sociale et religieuse.

Gouvernorat d'Agadez
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Un tour d’horizon sécuritaire élargi

Autour de la table figuraient le procureur de la République près le tribunal de grande instance d’Agadez, le secrétaire général de la région, les responsables des Forces de défense et de sécurité ainsi que la trésorière régionale.

La diversité des profils présents traduit la volonté d’adopter une approche coordonnée. En fait, La sécurité ne se limite pas aux opérations de terrain : elle implique également la justice, l’administration territoriale et la gestion des ressources.

À l’ouverture des travaux, le gouverneur a adressé ses vœux aux membres du Conseil à l’occasion du mois béni de Ramadan. Un geste symbolique qui rappelle que l’action sécuritaire s’inscrit aussi dans un contexte social et spirituel particulier.

 

Ramadan : un moment sensible

À Agadez, carrefour historique du Sahara et zone stratégique du nord nigérien, le mois de Ramadan modifie les rythmes de vie. Les marchés s’animent davantage en fin de journée, les mosquées accueillent de nombreux fidèles et les déplacements nocturnes augmentent.

Face à cette situation, le Conseil régional de sécurité a examiné en détail la situation sécuritaire actuelle. L’objectif affiché est de mettre en place des dispositifs adaptés afin que les populations puissent observer le jeûne dans la tranquillité.

Les échanges ont porté sur l’analyse des risques, l’évaluation des menaces potentielles et la coordination entre les différents services concernés. La prévention reste le maître mot : anticiper plutôt que réagir.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une région sous vigilance constante

Agadez occupe une position géographique sensible, à la croisée des routes sahéliennes. Les défis y sont multiples : circulation transfrontalière, lutte contre les trafics illicites, prévention des incursions armées.

En conséquence, les réunions périodiques du Conseil régional de sécurité constituent un outil essentiel de pilotage. Elles permettent d’ajuster les stratégies, de partager les informations et de renforcer la collaboration entre institutions.

Le gouverneur a insisté sur la nécessité de maintenir un haut niveau de vigilance, tout en veillant au respect des droits des citoyens et à la préservation du climat social.

 

Préserver la cohésion sociale

Au-delà de l’aspect strictement sécuritaire, la période du Ramadan est aussi un moment de solidarité et de rassemblement. Les autorités régionales semblent conscientes que la stabilité repose autant sur la confiance que sur la présence des forces de sécurité.

Garantir la paix civile pendant ce mois sacré, c’est envoyer un signal fort : celui d’un État attentif aux attentes spirituelles et quotidiennes de ses citoyens.

À l’issue de la réunion, aucune mesure exceptionnelle n’a été annoncée publiquement. Mais le message est clair : la région d’Agadez entend aborder le Ramadan dans un esprit de préparation, de coordination et de responsabilité partagée.

Niamey : deux artères rebaptisées au nom de figures nationales

À l’heure de son centenaire, Niamey redessine sa carte pour mieux raconter son histoire. La capitale nigérienne a procédé au rebaptême de deux axes majeurs : le Rond-point Sony devient désormais Rond-point Djibo Soko (ACN3), tandis que la Rue KM 42 est officiellement élevée au rang de Boulevard Askia Nouhou – Koiramé (ACN2).

Derrière ces changements d’appellation se dessine une volonté politique assumée : inscrire dans l’espace urbain les figures qui ont marqué l’histoire nationale et renforcer le lien entre mémoire collective et quotidien des habitants.

Ville de Niamey
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Du repère commercial au repère historique

Longtemps identifié sous le nom de Rond-point Sony, en référence à une enseigne bien connue, le carrefour stratégique d’ACN3 porte désormais le nom de Djibo Soko. Ce choix marque un tournant symbolique : remplacer une référence commerciale par une figure nationale.

En rebaptisant ce rond-point, la Ville de Niamey affirme que l’espace public doit refléter les valeurs et les personnalités qui ont contribué à bâtir la cité. Le nom de Djibo Soko rejoint ainsi la géographie quotidienne des Niameyens, visible sur les panneaux et prononcé dans les indications routières.

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Une avenue à la hauteur d’un héritage

Autre décision forte : la Rue KM 42 devient Boulevard Askia Nouhou-Koiramé, dans la zone ACN2. En donnant à cette voie le titre de boulevard, la municipalité ne se contente pas de changer une plaque ; elle élève symboliquement l’artère au rang des grands axes porteurs de mémoire.

À travers cette nouvelle appellation, la ville rend hommage à une personnalité ayant marqué l’histoire politique, sociale ou culturelle du Niger. Le choix du nom Askia Nouhou souligne la volonté d’ancrer dans l’espace urbain les figures qui ont façonné l’identité nationale.

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Le centenaire comme moment de réappropriation

Ces baptêmes s’inscrivent dans le cadre plus large des célébrations du centenaire de Niamey. Cet anniversaire offre aussi l’occasion de revisiter le passé et de repenser les symboles qui structurent la capitale.

La politique de refondation engagée par les autorités nationales met l’accent sur la transmission des valeurs culturelles et historiques. Pour la municipalité, cela passe par un travail concret : transformer les codes administratifs ou les références neutres en noms porteurs de sens.

Les rues, les carrefours et les boulevards deviennent ainsi des outils pédagogiques à ciel ouvert. Chaque plaque rappelle une trajectoire, un engagement, une contribution à la construction du pays.

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Une mémoire inscrite dans le quotidien

Dans une ville en pleine croissance, où les quartiers s’étendent et les infrastructures se multiplient, la question des noms n’est pas secondaire. Elle participe ainsi à la construction d’une identité urbaine forte.

En rebaptisant le Rond-point Sony et la Rue KM 42, Niamey choisit de faire de son espace public un miroir de son histoire. Un choix qui vise aussi à renforcer l’unité, la reconnaissance et le sentiment d’appartenance.

Car au-delà des panneaux et des cérémonies officielles, ces décisions rappellent une réalité simple : une ville ne se résume pas à ses routes et à ses bâtiments. Elle vit aussi à travers les noms qu’elle choisit d’honorer.