août 2019 - Journal du niger

Niger : 73% d’échec enregistré au Baccalauréat 2019 

Avec 26% de réussite au Baccalauréat 2019, le Niger a enregistré les résultats les plus bas du pays depuis 2013.

Le Niger a enregistré cette année un taux de réussite de 26,56% au baccalauréat, l’un des plus faibles du pays depuis 2013.

65 311 candidats ont affronté les épreuves du Baccalauréat 2019 sur l’étendue du territoire national. Seuls 16 529 ont finalement été admis. Tourtes choses qui ont ramené le pourcentage de réussite à la baisse par rapport au taux de 29% enregistré à la session de 2018.

(c) Université Abdou Moumouni, Direction des examens du Baccalauréat

 

Telecom : Telecel RCA reprend les actifs d’Orange Niger

Telecel RCA, filiale du Français Niel Telecom, reprend les actifs du français Orange Niger qui quitte le pays à la suite de contentieux avec les autorités fiscales.

Orange et Telecel RCA ont récemment signé des accords pour la reprise des actifs d’Orange Niger. Ces accords marquent le début de négociations dont les conclusions devraient intervenir incessamment, fait savoir La Tribune Afrique ce jeudi sur son site internet.

Les deux opérateurs viennent de conclure un accord de principe en ce sens, et d’après les mêmes informations, l’opération devrait être conclue dans les prochains jours, après validation par le Conseil d’administration ainsi que les autorités nigériennes.

Orange a annoncé son départ du Niger  au début de l’année, dix ans après son déploiement dans le pays, à la suite d’un contentieux avec les autorités fiscales.

En décembre dernier, l’opérateur a vu ses locaux professionnels fermés après avoir refusé de s’acquitter d’un redressement fiscal d’un montant de 22 milliards de Fcfa (33 millions d’euros), soit près de la moitié de son chiffre d’affaires annuel. L’opérateur a contesté le montant et décidé de se retirer, estimant la pression fiscale trop élevée dans le pays.

Plusieurs acquéreurs se sont intéressés à la reprise des actifs d’orange Niger, notamment Maroc Télécom, déjà présente sur le marché à travers sa filiale Moov Niger, ainsi que l’homme d’affaires Mohammed Rhissa, via son holding Rimbo, et qui est actionnaire majoritaire locale d’Orange Niger. Cependant, leur offre a été jugée infructueuse, et d’autres géants des télécoms sur le marché africain ont été révulsés par le passif de l’opérateur dans le pays.

 

Niger : vers l’adoption d’un plan d’action contre la prolifération des armes à feu

Ledit plan vise l’élaboration d’un cadre législatif et réglementaire autour des armes à feu, le renforcement des capacités des  instances de contrôle de ce secteur, entre autres.

La capitale nigérienne, Niamey, a abrité jeudi un atelier de validation d’un Plan d’action contre la prolifération et la circulation des armes à feu dans le pays, en vue de garantir la paix et la sécurité des personnes et des biens sur le territoire national.

Initié par la Commission nationale pour la collecte et le contrôle des armes illicites, avec l’appui de partenaires, cet atelier permettra non seulement de présenter le projet, mais sera surtout l’occasion de recueillir les commentaires des participants dans un esprit collaboratif avant son adoption et sa mise en oeuvre, selon les initiateurs.

Le plan est centré sur, entre autres axes stratégiques, l’élaboration d’un cadre législatif et réglementaire sur les armes à feu, le renforcement des capacités des institutions en charge de leur contrôle et de la lutte contre leur détention illégale, la maîtrise des flux transfrontaliers des armes.

Le président de la Commission nationale pour la collecte et le contrôle des armes illicites, le général Youssoufa Maiga, a rappelé, en ouvrant les travaux, que cet atelier se tient dans un contexte sécuritaire préoccupant pour les régions du Sahel en général et pour le Niger en particulier « dans la mesure où nos populations comme nos Forces de défense et de sécurité font quotidiennement face aux méfaits des armes illicites et à leur utilisation abusive ».

En effet, le Niger subit dans certaines de ses parties frontalières les exactions sur trois fronts très actifs d’organisations terroristes, dont des groupes armés et autres bandits qui contrôlent le sud de la Libye, des groupes terroristes proches d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), d’Ansar Dine et d’autres mouvements basés dans le septentrion malien, et le groupe terroriste Boko Haram basé au Nigeria qui sème la terreur dans la région de Diffa (extrême sud-est) depuis 2009.

A cela est venu s’ajouter depuis près d’un an un nouveau foyer d’insécurité dans l’extrême sud-ouest du pays, au niveau de la région des « trois frontières » (Niger-Mali-Burkina Faso) où sont actifs d’autres groupes djihadistes qui mettent en péril la sécurité des personnes et des biens.

Avec Xinhua

 

Niger : Menace sur la réserve naturelle de Termit et Tin-Toumma

Une partie de la réserve naturelle de Termit et Tin-Toumma, située dans le nord-est du Niger, va être déclassifiée pour permettre le développement d’un projet pétrolier chinois.

La pétition lancée par l’ONG nigérienne Jeunes volontaires pour l’environnement (JVE) mercredi 7 août a déjà recueilli 40 000 signatures. Sa demande est simple : préserver la réserve naturelle de Termit et Tin-Toumma, située dans le nord-est du Niger, dans le Sahara. Fin juin, le gouvernement nigérien a pris la décision de déplacer la frontière de la réserve pour respecter le contrat passé il y a dix ans avec la société chinoise China National Petroleum Corporation (CNPC). Le texte estime que le projet d’exploitation pétrolière est une menace pour l’environnement.

Le ministre nigérien de l’Environnement et du Développement durable, Almoustapha Garba, l’assure : la décision du Conseil des ministres ne signifie en aucun cas l’abandon de la zone, qui a perdu son statut protégé. « Nous avons des lois sur la préservation de nos espèces fauniques et les Chinois sont tenus de les respecter, rappelle-t-il. En particulier, il y a la loi sur l’environnement et le développement durable qui impose à tout partenaire de réaliser des études d’impact que nous examinons ; et s’il y a un quelconque risque d’atteinte à l’environnement, aux ressources naturelles, il y a un cahier des charges qui est imposé au partenaire en question. Les Chinois sont tenus de se conformer à cela et ils sont d’accord. »

Almoustapha Garba insiste : « La réserve n’a pas été abandonnée, les limites ont juste été revues de manière à respecter cet engagement antérieur de ne pas prendre des mesures particulières sur l’espace qui a été concédé en termes d’exploration. »

Concertation à venir

Une concertation sera mise en place avec les acteurs liés à la réserve naturelle de Termit et Tin-Toumma (RNNTTT). Parmi eux, l’ONG française Noé, gestionnaire officiel depuis neuf mois de la plus grande réserve du continent. Pour elle, il est tout à fait possible de faire cohabiter une zone protégée de faune et de flore avec une exploitation pétrolière. Mais il faut que celle-ci soit sérieusement encadrée.

Le gouvernement espère amener à la table des négociations la société chinoise CNPC. Le ministre de l’Environnement estime que le géant pétrolier devra se mettre en conformité avec les lois nigériennes sur la préservation de la faune et de la flore. Ces lois imposent le respect d’un cahier des charges pour éviter tout risque environnemental.

Pour Noé, l’enjeu est d’assurer, entre autres, la protection de l’antilope addax. Cet animal est classé parmi les espèces en voie d’extinction imminente. En plus des risques liés à l’exploitation pétrolière qui pèsent sur lui, le déplacement des limites de la réserve pourrait aussi favoriser un retour des braconniers.

Abdoulaye Harouna, chef de projet de la réserve pour Noé, considère que la solution se trouve dans la concertation et dans la cohabitation entre l’exploitation pétrolière et la réserve naturelle.

Srce : RFI

Dosso : 68 Kg de cannabis saisis dans un domicile privé

l’Office central de répression de trafic illicite de stupéfiants a procédé dans le même temps à l’interpellation de trois suspects.

La police nigérienne a démantelé un réseau international de trafic de stupéfiants dans la ville de Dosso mardi, 13 août. Trois interpellations ont eu lieu et 68 Kg de cannabis ont été saisis. Ladite marchandise se trouvait dans un domicile privé qui servait d’entrepôt à des trafiquants d’origine togolaise, béninoise, nigérienne et nigériane.

Cette saisie, d’après les forces de l’ordre, a permis de démanteler un réseau de trafic international impliquant des trafiquants du Togo, du Bénin, du Niger et du Nigeria qui ont fait de Dosso un lieu de stockage de leur marchandise avant sa répartition vers d’autres réseaux.

Les activités de ces opérateurs d’un autre genre ont été mises à nues par des informateurs anonymes. Les autorités de Dosso ont saisi l’occasion pour appeler les populations à une plus grande collaboration avec les forces de l’ordre.

Niger : MSF se retire de la ville de Maïné-Soroa

L’organisation médecins sans frontière a annoncé samedi son retrait de la région nigérienne de Diffa, en proie aux exactions de Boko Haram.

Médecins sans frontières (MSF) a annoncé samedi, 10 août, son intention de mettre fin à ses activités humanitaires à Maïné-Soroa (dans la région de Diffa), localité ciblée par les attaques de Boko Haram.

Le bureau de MSF dans ladite ville sera ainsi fermé trois ans après d’intenses activités sur place. L’organisation venait d’y observer un arrêt temporaire des activités, d’une durée d’un mois, suite à une attaque de son siège le 26 avril dernier.

« Depuis lors [attaque du 26 avril], Médecins sans frontières a essayé de comprendre l’incident mais jusque-là, nous n’avons pas pu identifier qui a fait ça et pourquoi. Du coup, face à cette incertitude, nous nous sommes résolus à fermer le projet pour ne pas exposer nos staffs et nos opérations », précise Abdoul Aziz Mohammed, chef de mission pour MSF dans le pays.

Médecins sans frontière ne quitte pas la région de Diffa toute entière. L’Ong reste dans la ville de Diffa et à Nguigmi.

 

 

 

Quatre militaires périssent dans une explosion dans la région de Diffa

Quatre soldats nigériens sont morts en fin de semaine dernière en roulant sur engin explosif près de Bosso.

Les quatre militaires décédés appartenaient à la Force multinationale mixte –corps formé par le Cameroun, le Niger, le Tchad et le Nigeria pour lutter contre Boko Haram. Les xinfortunés ont roulé sur un explosif entre les localités de Toummour et Bosso samedi dernier, causant ainsi l’explosion qui leur a été fatale.

« L’incident est survenu samedi dernier mais il n’a été divulgué que ce mardi en raison de la fête de l’Aïd el-Kébir célébrée dimanche et lundi au Niger », a indiqué une source sécuritaire locale.

La région de Diffa où s’est produit l’incident est très souvent confrontée à des attaques de la secte terroriste Boko Haram qui s’est par ailleurs retranché sur les bords du Lac Tchad. Face à cette menace, les pays de la Zone ont convenu, la semaine dernière, de mieux coordonner leurs renseignements

MESSAGE DU PRÉSIDENT SEM. ISSOUFOU MAHAMADOU A L’OCCASION DU 59ème ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE

Nigériennes, Nigériens,

Mes Chers Concitoyens,

Demain 03 août 2019, notre pays célèbre le 59è anniversaire de son accession à l’indépendance.

Cette année, la fête du 03 août, désormais tournante dans les chefs-lieux de régions, sera célébrée à Tahoua dans un contexte marqué par une situation sécuritaire difficile d’une part et d’autre par les succès diplomatiques éclatants enregistrés par notre pays.

Mes Chers Concitoyens,

Sur le plan sécuritaire nous faisons toujours face à la fois aux menaces de la secte Boko Haram dans le lit du lac Tchad, à celle des organisations terroristes dans le Nord-Ouest de notre pays ainsi qu’à l’insécurité liée aux trafics de tout genre menés par des organisations criminelles, en direction et en provenance de la Libye.

Les tentatives des terroristes en vue de transformer la lutte que les Etats mènent contre eux en conflits inter-communautaires , l’extension de la menace terroriste plus au sud comme l’atteste l’enlèvement de touristes au Bénin, la résilience dont fait preuve BOKO HARAM dans le bassin du lac Tchad, sont les aspects marquants de la situation sécuritaire actuelle. A cela s’ajoute le développement du banditisme notamment dans la zone frontière entre la région de Maradi et notre grand voisin du  Sud. Face à la dégradation de la situation sécuritaire les Etats doivent affiner leur stratégie.

Les opérations conjointes récemment menées par nos FDS et les forces alliées des pays soutenant notre lutte contre le terrorisme telles que l’opération française BARKHANE et les forces spéciales américaines sont couronnées de succès et ont déjà permis de neutraliser un nombre important d’éléments terroristes et de détruire leurs bases.

Je redis ici ma fierté pour l’engagement de nos soldats qui sont plus que jamais déterminés à éradiquer le terrorisme et le crime organisé. Je leur renouvelle mes appréciations ainsi que la reconnaissance de la Nation entière pour les sacrifices qu’ils consentent, de jour comme de nuit, au service de notre pays.

Pour sa part, l’Etat continuera à assumer pleinement sa part de responsabilité vis-à-vis de nos Forces de Défense et de Sécurité, et des ayant-droits des militaires décédés en service commandé.

Pour ce qui est du niveau régional, la mutualisation des forces opérée tant au niveau de la Force Mixte Multinationale dans le bassin du lac Tchad, que de la Force Conjointe du G5 Sahel, s’avère être efficace dans la lutte contre les groupes terroristes et criminels.

Dans le lit du Lac Tchad, en dépit des opérations menées au cours de cette année par la Force Mixte Multinationale, Boko Haram fait preuve d’une résilience que nos forces doivent briser coûte que coûte.

Concernant le G5 Sahel, la montée en puissance de sa Force Conjointe doit être accélérée et les efforts de recherche d’une source de financement pérenne doivent être renforcés.

Au niveau de la CEDEAO, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont convenu d’un sommet extraordinaire le 14 Septembre prochain à Ouagadougou spécialement consacré à la sécurité régionale et à l’examen des voies et moyens d’y faire face de manière collective.

Il est évident que pour être efficace, la lutte contre le terrorisme doit connaître la même priorité au niveau de l’ensemble de la communauté internationale. Le Niger poursuivra le combat notamment au sein du Conseil de Sécurité dont il sera désormais membre non permanent, pour que celle-ci ne se détourne pas de son devoir de solidarité à l’égard des pays du Sahel. Il plaidera pour qu’une attention particulière soit accordée à la résolution de la crise libyenne source de tous les conflits qui affectent les pays du Sahel et du bassin du lac Tchad.

Mes Chers Concitoyens,

Nous n’avons jamais perdu de vue la liaison étroite qui existe entre sécurité et développement. Voilà pourquoi il a été organisé récemment à Niamey la réunion des Gouverneurs des régions du bassin du lac Tchad avec les partenaires.

Les échanges avec ces partenaires ont permis d’adopter un programme de développement couvrant à la fois les aspects d’assistance humanitaire, de réalisation d’infrastructures sociales et de renforcement de la résilience des populations riveraines du lac Tchad profondément affectées par l’insécurité liées aux exactions de Boko Haram.

Voilà également pourquoi les échanges approfondis que nous avons eus avec nos partenaires du G5 Sahel nous ont permis d’adopter un programme d’investissements prioritaires qui couvre les domaines de la sécurité, de la gouvernance et du développement, de la promotion de la jeunesse, de l’autonomisation de la femme et de l’accroissement de la résilience ; des questions si essentielles pour nos populations.

Mes Chers Concitoyens,

Sur le plan diplomatique notre pays vient d’abriter le sommet extraordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine consacré au lancement de la phase opérationnelle de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine, suivi de de la première réunion de coordination entre l’Union Africaine et les Communautés Economiques Régionales, respectivement les 7 et 8 juillet 2019. Ces deux rencontres continentales ont enregistré un succès retentissant au regard du nombre élevé de Chefs d’Etat et de Gouvernement qui ont effectué le déplacement de Niamey, mais aussi de la qualité de l’organisation. L’Afrique toute entière a été fière de la capacité de notre pays et de son peuple à organiser dans de bonnes conditions des évènements d’une telle envergure. Nos hôtes ont été impressionnés par la transformation et la modernisation de la ville de Niamey. Ce succès qui rehausse l’image de notre pays, nous le devons aussi à la mobilisation de toutes nos populations et en particulier celle de la ville de Niamey.

J’ai demandé au Gouvernement de prendre les dispositions nécessaires afin de consolider cet acquis et de développer une économie de conférence en faisant de notre pays un hub en matière de rencontres d’envergure internationale.

Le sommet extraordinaire de Niamey a été le couronnement de la ZLECAf, projet continental que j’ai eu l’honneur de piloter au nom de mes pairs africains qui me l’ont confié en Janvier 2017 avec pour objectif d’accélérer sa mise en œuvre. Avec la signature de l’Accord en mars 2018 et sa ratification en une année par le minimum requis pour son entrée en vigueur, le projet de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine auquel le nom du Niger est désormais associé est le projet qui a connu le processus de ratification le plus rapide de l’histoire de l’Union Africaine.

Avec la zone de libre-échange continentale Africaine, l’Afrique fait un pas important vers la fin de sa balkanisation. Sa mise en œuvre ainsi que celle des autres projets de l’agenda 2063 permettrait de transformer notre continent, de créer les conditions de sa prospérité notamment en créant des emplois pour les jeunes.

Mes Chers Concitoyens,

La zone de libre-échange continentale Africaine n’est pas un succès diplomatique isolé. Ce succès s’ajoute à l’élection de notre pays au conseil de sécurité des nations Unies pour la période 2020-2021, à l’élection du Niger à la présidence de la CEDEAO, au choix du Niger pour abriter la réunion des Ministres de l’Organisation de la Conférence Islamique en 2020 ainsi que la célébration du cinquantenaire de  l’Organisation Internationale de la Francophonie en Mars 2020.

Je sais que vous êtes fiers de ces succès. Faites en des points d’appui pour tous nos combats à venir. Interprétons-les comme des indicateurs de ce que nous sommes capables de faire.

Au sein du conseil de sécurité et en votre nom, nous aurons l’occasion de travailler aux côtés des autres acteurs de la scène diplomatique mondiale afin d’apporter notre contribution pour un traitement judicieux des différentes questions qui seront portées devant le Conseil. Cette nouvelle et très importante responsabilité qui échoit au Niger illustre de façon claire le poids des responsabilités dont les pays Africains sont prêts à investir notre pays et ses dirigeants.

Au niveau de la CEDEAO, avec la présidence du Niger, nul doute que cette organisation fera de nouveaux pas en avant dans le sens d’une véritable intégration des peuples. Des avancées sont possibles en matière de sécurité, d’infrastructures régionales, de monnaie unique, projet dont j’assure par ailleurs la coprésidence du comité ad hoc présidentiel avec mon homologue du Ghana. Les actions que nous menons au niveau de la CEDEAO prolongent celles que nous menons au niveau national et s’alignent sur celles que nous menons au niveau du continent.

Le Niger assume par ailleurs les responsabilités de Président de la Commission Climat pour la région du Sahel, de Président du Comité de Haut Niveau pour la Sécurité Alimentaire de l’UEMOA et de champion pour diverses causes mondiales dont la vaccination avec l’institution GAVI et le développement industriel avec l’ONUDI. Incontestablement, le Niger joue désormais un rôle important dans les questions intéressant le continent et la marche du monde. Ce faisant, il a montré au monde entier sa disponibilité à travailler main dans la main avec tous les peuples épris de paix et de justice, pour promouvoir la concertation, la coopération, et le développement. Notre pays croit profondément au multilatéralisme et, malgré ses moyens limités, il prend sa part de sacrifice dans le processus de construction d’un monde meilleur.

Mes Chers Concitoyens,

Depuis plusieurs décennies, la fête de l’indépendance dédiée à l’arbre est une occasion supplémentaire pour planter des arbres dans le cadre d’actions de reboisement. Car l’arbre est d’une utilité et d’une importance insoupçonnée. Comme le dit l’adage, qui aura planté un arbre n’aura pas vécu inutilement.

Cette utilité de l’arbre est confirmée par les hadiths du prophète Mohamed (SAW) dont celui qui dit « Quiconque a planté un arbre et veillé sur sa bonne conservation et son entretien jusqu’à ce qu’il produise ses fruits, est considéré comme ayant fait une aumône pour chacun de ses fruits » et celui qui dit : « Si la fin du monde venait à survenir alors que l’un d’entre vous tenait dans sa main une plante, alors s’il peut la planter avant la fin du monde, qu’il le fasse ! ».

Le thème retenu pour la présente édition est « plantons et entretenons les arbres pour un meilleur avenir ».

En effet, un des chocs majeurs auquel nous devons faire face de façon résolue, c’est sans doute le choc climatique. Notre pays y est pleinement exposé. C’est pourquoi, nous devrons redoubler de détermination pour une gestion durable des ressources naturelles.

Dans le cadre de la Commission Climat pour le Sahel, dont le Niger assure le leadership, nous avons convenu de diverses initiatives tendant à lutter contre le changement climatique à travers le plan d’investissement climat adopté par nos Etats et soumis à nos partenaires.

Nous sommes convaincus que lutter contre le changement climatique, c’est lutter contre la pauvreté, la famine, la migration, l’insécurité et le terrorisme.

Lutter contre le changement climatique, c’est lutter pour le développement de nos pays.

C’est dans cette perspective que le Niger a élaboré sa Contribution Déterminée au Niveau National à l’instar des autres pays, en mettant l’accent sur la gestion durable des terres, une agriculture résiliente et l’accès à une énergie durable et à faible coût.

Aussi suis-je dans l’obligation de le répéter : Plantons des arbres, et surtout entretenons les. Il y va de notre responsabilité individuelle et collective dans la lutte contre la dégradation des écosystèmes. Reboisons sans cesse pour sauver notre planète terre aujourd’hui en proie à des changements climatiques dévastateurs.

A travers la plantation des arbres, c’est notre engagement dans la lutte contre les effets du changement climatique que nous amplifions. Cette lutte doit être permanente, toute l’année y compris à travers la régénération naturelle assistée à propos de laquelle une intensification de la sensibilisation de la population est nécessaire. Du reste, comment sans ces actions qui viennent s’ajouter aux autres mesures de restauration et de défense des terres, protéger le capital de production que celles-ci constituent ?

Comment contribuer à réaliser autrement les objectifs de l’initiative 3N ? Comment atteindre autrement, les objectifs de faim zéro en 2021 et de zéro importation de riz en 2023 ?

La campagne agro-pastorale 2019-2020 qui est en cours, est l’occasion de progresser vers la réalisation de ces objectives.

C’est pourquoi, comme à l’accoutumé, le Gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires afin d’accompagner les producteurs à travers diverses initiatives, dont la mise à disposition des intrants agricoles et la vente à prix modéré des céréales.

Par ailleurs, je suis heureux de constater que des projets et programmes ont été déjà élaborés et les financements mobilisés en vue d’accélérer et de finaliser la mise en place des maisons du paysan qui sont, comme vous le savez, une initiative innovante imaginée par le gouvernement, visant à garantir aux agriculteurs l’accès aux intrants indispensables à une production optimale.

Je suis également heureux de constater que l’initiative 3N suscite aujourd’hui l’engouement et l’adhésion de nos laborieuses populations et bénéficie de l’appréciation de nos partenaires, qui y voient à juste titre, une expérience crédible de développement à la base, contribuant à donner au monde  rural la place centrale qui est la sienne dans l’économie nationale.

A cet égard, le Fonds d’Investissement pour la sécurité Alimentaire (FISAN), véritable soupape de sécurité pour les producteurs, est désormais opérationnel. L’Etat et ses partenaires ont mobilisé quelques 15 milliards de francs CFA pour faciliter l’accès au financement pour les promoteurs des différentes filières.

Par ailleurs, je me félicite de l’adoption de la Politique Nationale Multisectorielle de Sécurité Alimentaire intervenue à la fin de l’année 2018, qui replace la nutrition au cœur de la mise en œuvre de l’Initiative 3N.

Ces réformes vont se poursuivre, notamment dans les domaines du foncier, de l’approvisionnement en engrais et de la production des semences.

J’encourage le Gouvernement à poursuivre cette dynamique avec la même perspicacité et la même détermination, en vue d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés, à savoir, je le rappelle, la transformation du monde rural, les objectifs « faim zéro » d’ici 2021 et zéro importation de riz en 2023.

Bonne fête de l’indépendance;

Que Dieu bénisse le Niger

Je vous remercie.