février 2024 - Journal du niger

Mali-Russie : un partenariat stratégique renforcé

Le mercredi 28 février 2024, une rencontre de haut niveau a eu lieu entre les représentants du Mali et de la Russie, dans le cadre des échanges politiques entre les deux pays. Les Ministres des Affaires étrangères et de la Défense du Mali, Abdoulaye DIOP et Sadio CAMARA, ont été reçus par leur homologue russe, Sergueï LAVROV, à Moscou. Les deux délégations ont discuté de divers sujets d’intérêt commun, notamment la situation sécuritaire et politique au Mali, la coopération économique et humanitaire, et les projets de développement en cours.

Une rencontre de haut niveau a eu lieu entre les représentants du Mali et de la Russie, dans le cadre des échanges politiques Le Mali reconnaissant envers la Russie pour son soutien

Lors de cette rencontre, la partie malienne a témoigné de sa reconnaissance envers la Russie, pour son appui constant aux efforts du Gouvernement du Mali visant à restaurer la souveraineté et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Les Ministres DIOP et CAMARA ont souligné les progrès réalisés par les Forces de Défense et de Sécurité maliennes, grâce au renforcement de leur capacité opérationnelle, résultat du partenariat stratégique entre la République du Mali et la Fédération de Russie. Ils ont également salué la convergence de vue entre les autorités des deux pays, sur les questions politiques majeures, telles que le respect de la souveraineté des Etats, le rejet de l’ingérence et des sanctions, et la dénonciation de l’usage politique des droits de l’homme.

Une rencontre de haut niveau a eu lieu entre les représentants du Mali et de la Russie, dans le cadre des échanges politiques La Russie salue l’excellence du partenariat stratégique avec le Mali

De son côté, le Ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï LAVROV, a exprimé sa satisfaction quant à l’excellence du partenariat stratégique avec le Mali, fondé sur une solidarité sincère, un respect mutuel et des échanges réguliers à différents niveaux de responsabilité. Il a réaffirmé le soutien de la Russie au Mali, dans sa lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, ainsi que dans son processus de transition politique. M. Sergueï LAVROV a également mis en avant les opportunités de coopération économique et commerciale entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’énergie, des mines, de l’agriculture et des infrastructures. Il a enfin souligné l’importance de la coopération humanitaire et éducative, en rappelant les actions menées par la Russie en faveur des populations vulnérables au Mali, ainsi que les bourses accordées aux étudiants maliens.

Une volonté commune de renforcer les relations d’amitié et de coopération

A l’issue de cette rencontre, les deux délégations ont réitéré leur volonté commune de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre le Mali et la Russie, conformément aux ambitions des Présidents Malien et Russe et aux aspirations des deux Peuples. Elles ont convenu de poursuivre le dialogue politique et la coordination des positions sur les questions régionales et internationales. Elles ont également exprimé leur détermination à mettre en œuvre les projets de développement en cours et à explorer de nouvelles pistes de coopération dans les domaines prioritaires.

Diffa : la visite sécuritaire et économique du ministre d’État

Le général Mohamed Toumba, ministre d’État de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire, a effectué une visite de travail et de sécurité dans la région de Diffa, du 25 au 27 février 2024. Il a rencontré les autorités locales, les forces de défense et de sécurité, les acteurs du développement et les populations de la zone affectée par la crise sécuritaire.

Un bilan positif de la situation sécuritaire

Par ailleurs, le ministre d’État a salué les progrès réalisés dans la restauration de la sécurité dans la région de Diffa, confrontée depuis 10 ans à la menace terroriste de Boko Haram. Il a affirmé que la situation s’est nettement améliorée, grâce à la mobilisation des forces de défense et de sécurité, au soutien des partenaires internationaux et à la résilience des populations.

Nous avons pu constater que les villages jadis abandonnés ont été récupérés. La vie est en train de se normaliser, mais ce n’est qu’une étape. C’est un combat gagné, ce n’est pas toute la guerre », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que les enjeux sont les mêmes et que les adversaires sont toujours présents et ont promis de créer une insécurité dans la région de Diffa. Il a lancé un appel à la solidarité et à la cohésion et a invité les populations à faire front avec les forces de défense et de sécurité pour endiguer toute velléité de déstabilisation.

Un engagement pour le développement de la région Diffa

Le ministre d’État a également évoqué les perspectives de développement de la région de Diffa, qui dispose d’un potentiel évident, notamment dans le domaine agricole. Il a annoncé que le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), qui assure la transition depuis le coup d’État du 18 janvier 2024, a un programme ambitieux pour faire travailler la jeunesse de Diffa, en valorisant les terres fertiles de la région.

« Nous sommes venus discuter avec les populations de Diffa pour pouvoir amener la sérénité, que cette population soit la sentinelle pour assurer la sécurité et impulser un développement à la base dans le cadre de l’agriculture et de l’élevage », a-t-il souligné

Un dialogue avec les élus locaux

Le ministre d’État a profité de sa visite pour rencontrer les élus locaux de la région de Diffa et les exhorter à s’engager résolument dans la refondation du pays, en se départant de certaines pratiques d’avant et en se consacrant uniquement à la population, sans esprit partisan ni politique politicienne.

 »Nous voulons l’unité, la clairvoyance dans tout ce que nous sommes en train d’entreprendre pour que véritablement ce pays amorce un développement à la base », a-t-il insisté.

Avant de regagner Niamey, le ministre Mohamed Toumba a rendu une visite de courtoisie au chef de canton de la Komadougou, l’honorable Kazelma Mamadou Abba Kiari, en compagnie du gouverneur de la région, le général Mahamadou Ibrahim Bagadoma, et du président du conseil régional de Diffa, M. Dalla Korodji.

L’économie islamique à l’honneur à Médine

Le Forum Al-Baraka pour l’économie islamique a tenu sa 44ème session, le mercredi 28 février 2024, à l’Université Prince Muqrin bin Abdulaziz de Médine en Arabie Saoudite. Cette rencontre, placée sous le haut patronage du Prince Salman bin Sultan bin Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine, a réuni des experts et des spécialistes de l’économie islamique venus de divers horizons. Le thème choisi pour cette session était “les objectifs de la Charia et le cadre réglementaire de l’économie islamique”.

Un forum historique et innovant pour l’économie

Le Forum Al-Baraka pour l’économie islamique est une initiative lancée il y a quarante-deux ans par le regretté cheikh Saleh Kamel, un homme d’affaires pionnier dans le domaine de la finance islamique. Depuis sa création, le forum a pour vocation de promouvoir les principes et les pratiques de l’économie islamique, fondée sur les valeurs de la Charia, et de contribuer au développement économique et social des pays musulmans et du monde entier.

Le président du conseil d’administration du forum, Abdullah bin Saleh Kamel, a rappelé le parcours et les réalisations du forum lors de son discours d’ouverture. Il a également souligné l’importance du thème de cette session, qui intervient dans un contexte de changements économiques majeurs, qui nécessitent de renforcer les aspects pragmatiques et de viser les objectifs économiques globaux de l’économie islamique, en harmonie avec ceux de l’économie contemporaine, tels que la reconstruction, la sécurité, l’autonomisation, l’équilibre, la justice et la durabilité.

Des thèmes d’actualité et des intervenants de renom

Les travaux du forum ont abordé trois axes principaux, présentés par le président de l’Université Prince Muqrin bin Abdulaziz, le Dr Bandar bin Mohammed Hajjar. Le premier axe portait sur les banques islamiques et le secteur non lucratif, et les moyens de les développer et de les réguler. Le deuxième axe traitait de la génération des jeunes investisseurs influents en Occident, et de leurs affinités avec l’économie islamique, ainsi que des opportunités de coopération et de partenariat. Le troisième axe se penchait sur les crises financières mondiales et le rôle de l’économie islamique dans la prévention et la résolution de ces crises, ainsi que dans le dialogue constructif avec les autres acteurs économiques.

Parmi les intervenants du forum, on peut citer le Dr Saad ben Nasser al-Chithri, conseiller à la cour royale et membre du Conseil des oulémas, qui a salué les efforts des chercheurs participants pour leurs contributions scientifiques et juridiques dans le domaine de l’économie islamique. Il a également mis en avant le progrès constant du forum et son impact positif dans la création de produits financiers conformes à la Charia et bénéfiques pour l’économie islamique.

Le secrétaire général du Centre de recherche islamique à Al-Azhar Al-Sharif, le Dr Nazir Ayyad, a également pris la parole à cette occasion, et a affirmé que la Charia islamique dispose de toutes les qualités pour promouvoir un système économique optimal, qui répond aux besoins individuels et aux intérêts de la société. Il a appelé à renforcer la coopération entre les institutions islamiques et les organismes internationaux pour faire face aux défis économiques actuels.

Le forum s’est clôturé par une cérémonie de remise de prix et de certificats aux participants et aux organisateurs, ainsi qu’une visite guidée de la ville de Médine et de ses sites historiques et religieux.

Le Cabo Verde reçoit de l’aide de la CEDEAO

Le Cabo Verde a reçu un appui important le mercredi 28 février de la part de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans sa lutte contre l’abus de substances. La commission de coordination de l’alcoolisme et des autres drogues (CCAD) a bénéficié d’un don exceptionnel de plus de 70 ordinateurs de la part de l’organisation régionale. Ce geste généreux marque une étape importante vers la transformation numérique et la performance opérationnelle dans la gestion des problèmes liés à l’alcool et aux drogues dans le pays.

Le Cabo Verde a reçu un appui important  de la part de la CEDEAO dans sa lutte contre l'abus de substances.Un geste historique de solidarité régionale

Le Dr Samuel Lamptey, représentant résident du président de la Commission de la CEDEAO, a remis officiellement le matériel à la Dr Angela Gomes, directrice nationale de la santé du Cabo Verde et représentante de la CCAD, lors d’une cérémonie qui a réuni des autorités gouvernementales, des représentants des deux institutions et des acteurs du secteur de la santé.

Par ailleurs, le Dr Lamptey a mis en avant l’importance de la solidarité régionale et de l’appui dans le traitement des questions sociales qui touchent les États membres. « Ce don n’est pas seulement un transfert de technologie ; c’est une preuve de l’engagement de la CEDEAO à accompagner nos pays membres dans leurs efforts pour améliorer la santé publique et la sécurité. Nous pensons qu’en renforçant l’infrastructure numérique de la CCAD, nous participons à une lutte plus efficace contre l’abus d’alcool et d’autres drogues au Cabo Verde. »

Un impact positif sur la santé et le bien-être

Le Dr Angela Gomes a également remercié la CEDEAO pour son don généreux et a souligné l’impact qu’il aura sur les activités du CCAD. Selon la directrice, les ordinateurs augmenteront considérablement la capacité du pays à traiter les données, à conduire des recherches et à mettre en place des programmes visant à diminuer la prévalence de l’abus de substances. C’est un grand soutien pour les efforts continus du Cabo Verde visant à promouvoir la santé et le bien-être dans le pays.

Le Cabo Verde a reçu un appui important  de la part de la CEDEAO dans sa lutte contre l'abus de substances.Une initiative plus large de développement durable et d’intégration régionale

Le don s’inscrit dans l’initiative plus large de la CEDEAO visant à soutenir les États membres dans divers domaines, y compris la santé, l’éducation et la technologie, afin de réaliser le développement durable et l’intégration régionale. Les ordinateurs seront distribués dans les bureaux et les programmes du CCAD au Cabo Verde, améliorant ainsi leurs capacités d’analyse de données, de gestion de programmes et de communication numérique.

En somme, la cérémonie s’est terminée par une présentation du nouveau matériel et des échanges sur de futures coopérations entre la CEDEAO et le Cabo Verde dans d’autres domaines d’intérêt commun.

L’UA et la CEDEAO s’unissent pour la stabilité de l’Afrique

Une réunion de consultation technique entre les départements des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité de la Commission de l’Union africaine (CUA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenu à Abuja, au Nigeria, les 26 et 27 février 2024.

L’objectif de cette réunion était de consolider le partenariat institutionnel entre les deux organisations régionales, afin de promouvoir la bonne gouvernance, la paix, la sécurité et la stabilité dans la région de l’Afrique de l’Ouest et sur le continent africain.

Cette réunion s’inscrivait dans le cadre du protocole d’accord signé en 2008 entre l’Union africaine (UA) et les Communautés et mécanismes économiques régionaux (CER/MR), qui vise à renforcer la collaboration entre la CUA et la Commission de la CEDEAO.

Les participants ont décidé de travailler ensemble sur des domaines clés, tels que la diplomatie préventive, l’alerte précoce, la Force africaine en attente et le soutien aux processus électoraux.

Les délégués ont également discuté des moyens de faire face aux défis politiques et sécuritaires qui affectent le Sahel et l’Afrique de l’Ouest en général, en s’appuyant sur la Vision 2050 de la CEDEAO et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Ils ont souligné l’importance d’améliorer les consultations entre le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA et le Conseil de médiation et de sécurité (CSM) de la CEDEAO, ainsi que de renforcer la synergie entre la Force africaine en attente et la Force en attente de la CEDEAO.

Alhaji Sarjoh Bah, Ph.D., directeur de la gestion des conflits au département PAPS de l’UA et Dr. Cyriaque Agnekethom, directeur du maintien de la paix et de la sécurité régionale au PAPS de la CEDEAO ont co-présidé cette réunion.

 

 

 

Le Préfet de Tahoua inspecte les services techniques de son rayon

Le mardi 27 février 2024, le préfet du département de Tahoua, Yoni Badjieba Dilembou, a effectué une tournée des services techniques déconcentrés de son entité administrative dans la ville de Tahoua. Il s’agissait pour lui de vérifier les conditions de travail des agents de l’État et de leur rappeler leurs obligations.

En effet, le préfet a visité successivement la Direction départementale de la santé (DDS), l’Inspection d’enseignement secondaire général de Tahoua 2 (IESG), la Direction départementale de l’environnement (DDE), l’Inspection franco-arabe et la Direction départementale de l’élevage (DDEL). À chaque étape, il a échangé avec les responsables et les agents sur les activités, les difficultés et les perspectives de leurs services.

Le préfet a également profité de cette occasion pour leur adresser un message ferme et sans équivoque : il leur a demandé de se remettre au travail et de contribuer au développement harmonieux du pays, sous l’impulsion des plus hautes autorités nigériennes, notamment le président du CNSP, chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani, et le Premier ministre, Mahamane Ali Lamine Zeine. Il leur a enjoint de respecter les horaires de service, d’être ponctuels et assidus et de faire leur travail normalement. « La récréation est terminée », a-t-il lancé. « Nous ne tolérerons aucune absence injustifiée », a-t-il averti.

Puisque il a trouvé tous les agents sur leurs lieux de travail, contrairement à sa première visite en décembre dernier, le préfet a constaté avec satisfaction que son message a eu un écho favorable. Enfin, Il a salué la nette amélioration de la présence effective des agents au niveau des différents services visités et les a encouragés à maintenir cet élan.

 

 

 

 

 

 

 

Un atelier de formation à Abuja pour la paix en Afrique de l’Ouest

La CEDEAO, qui œuvre pour l’union des États de l’Afrique de l’Ouest, a organisé, avec le soutien du projet EPSAO, un atelier de deux jours pour former ses agents à la planification, la gestion et la liquidation des missions de paix qui visent à préserver la stabilité de la région.

En effet, des experts de la Commission, de la Force en attente et du NDC  participent à cet atelier qui se tient depuis hier  à Abuja, la capitale du Nigeria, pour examiner, harmoniser et valider le programme de formation proposé. Par un consultant qui a élaboré une méthodologie et une stratégie adaptées.

Le Dr Sani Adamu, chef par intérim de la Division des opérations de paix, a déclaré que ce programme était opportun et nécessaire, vu le contexte des développements politiques qui secouent l’Afrique de l’Ouest depuis peu et qui exigent une force en attente compétente et prête à intervenir partout.

Il a également annoncé que la CEDEAO allait bientôt inaugurer à Lungi son premier dépôt d’opérations de paix, qui sera un outil précieux. Pour stocker et déployer du matériel et du personnel en cas de crise et pour renforcer la capacité de réponse de la CEDEAO face aux menaces.

Le Dr Cyriaque AGNEKETHOM, directeur du maintien de la paix et de la sécurité, a salué le partenariat avec le projet EPSAO, financé par l’UE et le BMZ, et avec le NDC, qui est un centre d’excellence de formation de la CEDEAO sur les opérations de paix au niveau stratégique, un domaine essentiel.  cet atelier prendra fin ce mercredi 28fevrier 2024

Formation des Comités de Veille Citoyenne au Niger

Le 27 février 2024, une formation destinée à renforcer les capacités des comités de veille citoyenne (C2VC) des huit régions du Niger a été lancée à Tahoua. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large visant à protéger la sécurité humaine en luttant contre la corruption, l’instabilité et les conflits dans quatre pays : le Niger, le Nigeria, le Mali et la Tunisie.

Formation pour la réforme du secteur de la sécurité et de la gouvernance sécuritaire dans un État de droit

En effet, la formation, présidée par le secrétaire général du gouvernorat de Tahoua, M. Harouna Assakalé, a rassemblé quarante participants, dont des membres des forces de défense et de sécurité (FDS) et des acteurs de la société civile des régions. M. Assakalé a souligné l’importance de cette formation pour la réforme du secteur de la sécurité et de la gouvernance sécuritaire dans un État de droit.

Importance de la lutte contre l’insécurité

Le président de la section nigérienne de Transparency International, M. Maman Wada, a rappelé que cette formation fait partie d’une série d’activités visant à lutter contre l’insécurité et pour la sécurité humaine.  Il a souligné l’importance de la sensibilisation, de la formation et de l’information de tous les acteurs pour renforcer la confiance entre les forces de défense et les citoyens.

Maman Wada a également signalé la nécessité de privilégier les valeurs de transparence, d’intégrité, de redevabilité et de responsabilité et de combattre ensemble le phénomène de corruption.

Reconnaissance aux partenaires et impact attendu de la formation

Pour clore son propos, le secrétaire général du gouvernorat de Tahoua a exprimé sa gratitude envers les partenaires techniques et financiers qui ont rendu possible la réalisation de toutes leurs activités. Il est important de noter en plus que cette formation est une initiative de l’Association nigérienne de lutte contre la corruption, une section de Transparency International. Elle a aussi bénéficié du soutien financier du ministère des Affaires étrangères du royaume des Pays-Bas et de l’appui technique du programme Défense et sécurité de Transparency International.

En outre, Maman Wada a exprimé sa conviction que cette formation apportera une grande plus-value dans le combat contre l’insécurité et pour l’avènement d’un environnement de paix et de développement garantissant tous les droits humains, notamment dans l’espace sahélien, une région habitée par environ 100 millions d’habitants et en proie à plusieurs formes d’insécurité, de conflits et de violations graves des droits humains.

En somme, Cette formation qui a duré une journée est un exemple concret de la collaboration internationale pour renforcer la gouvernance sécuritaire et lutter contre la corruption.

Une cérémonie d’explication pour les population de Niamey

Le mardi 27 février 2024, une cérémonie a eu lieu au palais du 29 juillet à Niamey, pour expliquer aux populations de la région de Niamey le message radio-télévisé du Président du Conseil National de Salut Public (CNSP), le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, diffusé le 11 février 2024. Cette cérémonie a été présidée par le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna, accompagné du Maire de la ville de Niamey, M. Oumarou Dogari Moumouni et du Secrétaire Général du Gouvernorat M. Assoumane Sahabi. Elle a réuni toutes les couches socioprofessionnelles de la région de Niamey, qui ont pu écouter les explications en français et en langues nationales.

Le contenu du message du Président du CNSP expliqué lors d’une cérémonie

En effet, le message du Président du CNSP avait pour but de faire le point sur la situation politique, économique et sécuritaire du Niger, après les événements du 26 juillet 2023 qui ont conduit à la destitution du régime précédent, accusé de corruption, de mauvaise gouvernance et de trahison des intérêts nationaux. Le message avait également pour objectif de répondre aux rumeurs qui circulaient sur les réseaux sociaux, notamment sur les relations du Niger avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Russie, la Türkiye et l’Occident.

Par ailleurs, le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna a rappelé que le Niger est un pays membre fondateur de la CEDEAO, créée en 1975 pour promouvoir l’intégration régionale, la libre circulation des personnes et des biens, et le développement économique et social des Etats membres. Il a souligné que le Niger reste attaché à ces principes et à la coopération avec ses voisins africains.

Cependant, il a dénoncé le fait que, depuis la fin 2023, le Niger et certains pays du Sahel sont victimes du pillage de leurs ressources naturelles, notamment l’uranium, le pétrole et l’or, par une puissance extra continentale, qui n’est autre que la France. Il a affirmé que cette ingérence néocoloniale met en péril l’indépendance et la dignité du Niger, ainsi que sa sécurité face à la menace terroriste qui sévit dans la région sahélo-saharienne.

Les sanctions de la CEDEAO et la réaction du Niger

Le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna a ensuite évoqué les sanctions imposées par la CEDEAO au Niger, suite aux événements du 26 juillet 2023, qui ont été largement approuvés par le peuple nigérien. Ces sanctions comprenaient la suspension du Niger de toutes les instances de la CEDEAO, la fermeture des frontières, l’arrêt des échanges commerciaux, le gel des avoirs et le retrait des ambassadeurs. Il a aussi  déploré que la CEDEAO ait agi sous la pression de certains chefs d’Etat extra continentaux, notamment le Président français Emmanuel Macron, et de certains nigériens qui ont trahi leur patrie en soutenant ces sanctions et en appelant à une intervention militaire étrangère au Niger.

Le Général de Brigade a affirmé que le Niger ne se laissera pas intimider ni soumettre par ces mesures coercitives, qui sont contraires à la charte de la CEDEAO et aux principes du droit international. Il a indiqué que le Niger a engagé un dialogue avec la CEDEAO, pour lui faire comprendre les raisons et les objectifs du CNSP, qui sont de restaurer la démocratie, la justice et la souveraineté au Niger, dans le respect de la volonté populaire. Il a exprimé l’espoir que la CEDEAO reviendra à la raison et lèvera les sanctions contre le Niger, qui sont injustes et nuisibles pour le peuple nigérien.

Les voyages de haut niveau en Russie et en Türkiye

Le Gouverneur de la région de Niamey a également parlé des voyages de haut niveau effectués par les autorités nigériennes en Russie et en Türkiye, qui ont suscité beaucoup de commentaires et de spéculations. Il a expliqué que ces voyages avaient pour but de diversifier les partenariats du Niger, en fonction de ses intérêts et de ceux de son peuple, en toute souveraineté. Il a précisé que le Niger n’a pas rompu ses relations avec ses partenaires traditionnels, mais qu’il entend désormais coopérer avec eux sur la base du respect mutuel, de l’égalité et de la non-ingérence.

Le Général de Brigade a souligné que la Russie et la Türkiye sont des pays amis du Niger, qui ont apporté leur soutien au CNSP et au gouvernement de transition, et qui ont manifesté leur volonté de renforcer leur coopération avec le Niger dans les domaines économique, militaire, énergétique, agricole, culturel et éducatif. Il a ajouté que ces pays ont également exprimé leur solidarité avec le Niger face à la menace terroriste et aux sanctions de la CEDEAO.

L’affaire de l’or saisi à Addis-Abeba

Le Gouverneur de la région de Niamey a ensuite abordé l’affaire de l’or saisi à Addis-Abeba, en Ethiopie, qui a fait l’objet de nombreuses rumeurs sur les réseaux sociaux. Il a démenti catégoriquement que cet or appartienne au Niger ou qu’il soit lié au CNSP ou au gouvernement de transition. Le Général de Brigade a qualifié cette affaire de « fruit de l’imagination » de certains individus malintentionnés, qui cherchent à salir l’image du Niger et à semer la confusion dans l’esprit des nigériens. Il a assuré que le Niger respecte les règles internationales en matière d’exportation et d’importation de l’or, et qu’il dispose des documents nécessaires pour le prouver.

L’attitude de la CEDEAO face au terrorisme au Sahel

Le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna a enfin déploré l’attitude de la CEDEAO face au terrorisme au Sahel, qui constitue la principale menace pour la sécurité et la stabilité de la région. Il a dénoncé le fait que la CEDEAO se soit montrée indifférente et passive face à cette menace, qui a causé des milliers de morts, de blessés et de déplacés, et qui a entravé le développement économique et social des pays du Sahel. Le Général de Brigade a accusé la CEDEAO d’être manipulée par l’Occident, qui cherche à maintenir son influence et son contrôle sur les ressources du Sahel, au détriment des intérêts des peuples africains.

Il a salué l’initiative de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), créée en 2023 par le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie, pour faire face au terrorisme et au banditisme transfrontalier, en renforçant leur coopération militaire, sécuritaire, politique et économique. L’AES, une organisation souveraine, agit dans le respect du droit international et de la charte des Nations Unies, et ouvre la collaboration à tous les pays et organisations qui partagent ses objectifs et ses valeurs, a affirmé le Général de Brigade

La lutte contre la mauvaise gouvernance au Niger

Le Gouverneur de la région de Niamey a terminé son discours en rappelant la volonté du CNSP et du gouvernement de transition de lutter contre la mauvaise gouvernance au Niger, qui est à l’origine de la crise politique, économique et sociale que traverse le pays. Il a annoncé que le CNSP et le gouvernement de transition ont engagé des réformes profondes pour assainir les finances publiques, lutter contre la corruption, réviser le code électoral, rétablir l’Etat de droit, garantir les libertés fondamentales, et préparer des élections libres, transparentes et inclusives, qui permettront au peuple nigérien.

l’UE et le Niger: Un échange constructif pour une coopération

Le mardi 27 février 2024, une rencontre de haut niveau a eu lieu entre le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur du Niger, M. BAKARY Yaou Sangaré, et le Chef de la Délégation de l’Union européenne au Niger, M. Salvador Pinto de França. Cette réunion, qui s’est déroulée en présence des ambassadeurs et représentants des pays membres de l’Union européenne au Niger, a marqué une étape importante dans le renforcement des relations entre les deux parties.

Les représentants de l'UE au Niger et Le Ministre BAKARY Yaou Sangaré, se sont engagés à renforcer la coopération et les engagements

Selon une source de la diplomatie nigérienne, les discussions ont porté sur la coopération entre le Niger et l’UE, ainsi que sur les derniers développements de leurs relations. Les deux parties ont eu des échanges francs et constructifs, permettant de renforcer leur coopération et leurs engagements mutuels.

Par ailleurs , Ces discussions ont permis d’échanger des informations, d’encourager la compréhension mutuelle et de faciliter la définition de priorités et de principes communs. Les échanges se sont déroulés sous l’ancien format du dialogue politique entre le Niger et l’Union européenne.

Il est à noter que depuis le coup d’Etat du 26 juillet 2024 mené par le conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), l’UE a interrompu sa coopération avec le Niger.

Cependant, la CEDEAO, en levant ses sanctions contre le Niger, a également appelé ses institutions, les Etats membres de l’UEMOA et toutes les autres institutions régionales à reprendre leur coopération avec le Niger. Cet appel marque une volonté de renouer avec le dialogue et la coopération pour le bénéfice des populations nigériennes.