Le trafic illicite de carburant reste dans le viseur des autorités nigériennes. À Agadez, une série de contrôles inopinés menée sous l’impulsion du gouverneur de la région a mis au jour de nouvelles pratiques frauduleuses dans certaines stations-service. Plus de 3 000 litres d’essence destinés, selon les autorités, aux circuits de contrebande ont été saisis. Une opération qui annonce un durcissement de la riposte contre ce commerce clandestin.
À Agadez, la lutte contre la fraude sur les produits pétroliers franchit un nouveau cap. Ce vendredi 17 juillet 2026, le gouverneur de la région, le général de division Ibra Boulama Issa, a conduit une série de visites inopinées dans plusieurs stations-service de la ville afin de vérifier le respect des mesures mises en place pour encadrer la distribution du carburant.
Cette descente intervient alors que les autorités régionales multiplient depuis plusieurs semaines les actions de sensibilisation auprès des exploitants de stations-service afin d’endiguer l’approvisionnement des réseaux de contrebande.
Des pratiques frauduleuses malgré les mises en garde
Les inspections ont révélé que certaines pratiques interdites perdurent, en dépit des engagements pris par plusieurs opérateurs du secteur.
Au cours d’une opération menée dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 juillet par les Forces de défense et de sécurité (FDS), les agents ont découvert plus de 3 000 litres d’essence stockés dans des bidons de 25 et 60 litres, en violation de la réglementation en vigueur.
Les forces engagées ont également mis la main sur 22 bidons vides, dissimulés dans le magasin d’une station-service. Selon les autorités, ces contenants étaient destinés à alimenter les circuits illicites de distribution de carburant. Ces saisies illustrent, selon le gouvernorat, la persistance d’un réseau parallèle qui continue d’échapper aux circuits officiels de commercialisation.
Le gouvernorat annonce un renforcement des contrôles
Face à ces constats, les autorités régionales affichent leur détermination à intensifier la lutte contre ce phénomène.
Le gouvernorat rappelle que les stations-service assurent une mission de service public et que la loi les oblige à respecter strictement les règles encadrant la vente des produits pétroliers. Toute commercialisation en dehors des conditions que les textes prévoient est susceptible d’entraîner des poursuites et des sanctions.
Les services de l’État renforceront désormais les contrôles sur l’ensemble du territoire régional, avec une vigilance particulière sur les pratiques de stockage illicite, de vente irrégulière et d’approvisionnement des réseaux de contrebande.
L’exécutif régional a rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité engagées dans cette opération, saluant leur professionnalisme et leur vigilance dans la protection des intérêts économiques de l’État.
Pour le gouvernorat, ces interventions s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à garantir un approvisionnement régulier des populations en carburant et à préserver les ressources nationales face aux trafics qui fragilisent l’économie locale.
Par ailleurs, les autorités régionales invitent les gérants de stations-service, les pompistes et les citoyens à contribuer à l’effort de lutte contre la fraude.
Dans une région où les enjeux liés à l’approvisionnement en carburant demeurent particulièrement sensibles, le gouvernorat mise à la fois sur la fermeté des contrôles et sur la responsabilité des acteurs du secteur pour assécher les filières clandestines.
Le message est désormais limpide : la lutte contre le trafic de carburant entre dans une nouvelle phase, avec des contrôles plus fréquents et la promesse d’une tolérance zéro envers les auteurs de pratiques frauduleuses.
En officialisant une « Coalition stratégique » depuis les confins du nord-est nigérien, deux des principaux mouvements politico-militaires nés après le putsch de 2023 défient ouvertement Niamey. Pour les spécialistes, cette union sonne comme une alerte majeure qui pourrait contraindre le pouvoir à revoir sa stratégie sécuritaire.
DIADO, 29 juin 2026 – C’est un document qui vient alourdir le climat sécuritaire régional déjà extrêmement complexe. Par le biais d’un communiqué conjoint, signé à Djado le 28 juin 2026, le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ), dirigé par Moussa Kounai, et le Front patriotique pour la justice (FPJ), présidé par Mahamat Tori, ont annoncé la création officielle d’une coalition stratégique.
Nés au lendemain du coup d’État du 26 juillet 2023, ces deux mouvements armés, particulièrement actifs dans la zone hautement stratégique du nord-est du pays, basculent d’une logique de rébellion éparse vers une dynamique unitaire. Si les groupes mettent en avant des revendications politiques axées sur « l’instauration effective d’un État de droit » et « une justice équitable », cette alliance sur le terrain militaire fait peser le risque d’une dangereuse escalade de la violence.
Une convergence des forces dans le nord-est stratégique
Le choix du lieu de signature, Djado, n’a rien d’anodin. Cette zone désertique et frontalière, riche en ressources aurifères et carrefour historique des trafics transfrontaliers, échappe en grande partie au contrôle direct du pouvoir central. En décidant d’« unir leurs forces, leurs compétences et leurs militants », le MPLJ et le FPJ tentent de sanctuariser un front uni face aux Forces armées nigériennes (FAN).
Dans leur communiqué, les rebelles saluent également la libération récente de Mahamoud Sallah, le leader du Front patriotique de libération (FPL), un autre groupe armé de la région. Cette mention explicite confirme l’existence de passerelles de plus en plus poreuses entre les différentes factions rebelles du Nord, laissant craindre la formation d’un bloc insurrectionnel élargi.
Le dilemme de Niamey : négocier ou frapper vite et fort ?
Pour le pouvoir , cette coalition stratégique représente un test de souveraineté crucial. Jusqu’à présent, le pouvoir central a privilégié une réponse militaire stricte face aux dissidences. Cependant, la structuration de cette alliance politico-rebelle change la donne :
Le risque d’asphyxie économique : le nord-est du Niger abrite des infrastructures pétrolières et des voies de transit vitales pour l’économie nationale.
Le spectre de la contagion : le communiqué lance un « appel solennel » à d’autres mouvements afin de rejoindre cette dynamique, ce qui pourrait embraser d’autres régions du pays.
Face à cette menace grandissante, plusieurs analystes militaires estiment que les autorités de transition se retrouvent face à une fenêtre de tir réduite. Pour éviter l’enracinement durable de cette coalition et l’intensification des attaques, la tentation de mener des opérations de contre-insurrection d’envergure — afin de frapper vite et fort avant que le dispositif rebelle ne se consolide — devient de plus en plus pressante. Reste à savoir si l’armée nigérienne dispose des ressources nécessaires pour ouvrir un nouveau front d’intensité supérieure dans le désert septentrional.
Illéla, 26 juin 2026 — Dans une opération menée avec une précision chirurgicale, les forces de l’ordre ont démantelé, dimanche 21 juin 2026, un réseau international de trafic de drogue opérant entre Illéla, Ingall et Agadez. Les autorités ont qualifié cette intervention de « coup de maître » et ont saisi 263 000 comprimés d’ecstasy dissimulés dans un véhicule touristique en provenance de Cotonou (Bénin).
Les agents de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) et de la Direction départementale de la Police nationale d’Illéla ont intercepté le véhicule au poste de contrôle de Badaguiri. À l’issue de la fouille, ils ont découvert un compartiment secret aménagé sous les sièges. Selon les premières investigations, les trafiquants prévoyaient de livrer la cargaison à « Mararabar Ingall », un point de rencontre stratégique dans la région.
Dans la foulée, face à l’ampleur du réseau, les autorités ont rapidement déployé une mission conjointe regroupant les antennes de l’OCRTIS d’Illéla, de Tahoua et d’Agadez, avec l’appui de la Direction départementale de la Police nationale d’Abalak. Les opérations ont permis d’interpeller six individus, dont quatre étrangers, et de saisir :
1 103 000 FCFA en liquide ;
28 000 dinars algériens ;
20 000 nairas ;
Sept téléphones portables ;
Quatre bidons d’essence.
Par ailleurs, les enquêteurs ont placé les suspects en garde à vue pour trafic international de drogue à haut risque. Ils ont établi que le réseau organisait un troisième acheminement de stupéfiants en utilisant des véhicules touristiques expédiés depuis l’Europe, notamment la Belgique, vers le port de Cotonou, avant de les transférer par voie terrestre à travers le Niger en direction du Maghreb.
Les investigations préliminaires ont également révélé qu’un ressortissant français avait chargé le véhicule et la drogue depuis un port belge. Cette révélation confirme la dimension transnationale du trafic, avec des complicités en Europe et en Afrique de l’Ouest.
À cet égard, cette opération s’inscrit dans une série de succès pour l’OCRTIS, qui avait déjà saisi 800 000 comprimés d’ecstasy en février 2026. Face à la recrudescence du trafic dans l’espace sahélien, la Direction de l’OCRTIS a réaffirmé sa « détermination sans faille à éradiquer ces réseaux criminels ».
De son côté, la Direction régionale de la Police nationale de Tahoua a appelé les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de défense et de sécurité, soulignant que la lutte contre le trafic de drogue reste l’affaire de tous.
Ce démantèlement intervient dans un contexte marqué par l’intensification des activités criminelles dans la région, où le Niger sert de plaque tournante pour le trafic de drogue entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb. Dans ce contexte, les autorités craignent que ces réseaux financent également des groupes armés, aggravant ainsi l’instabilité régionale.
Selon des sources proches de l’enquête, « cette affaire n’est que la partie émergée de l’iceberg » et d’autres interpellations sont attendues dans les prochains jours.
« Nous avons affaibli un réseau bien structuré, mais la menace persiste. Les trafiquants adaptent sans cesse leurs méthodes, et nous devons rester un coup d’avance », a déclaré, sous couvert d’anonymat, un haut responsable de l’OCRTIS.
Désormais, les autorités présenteront les suspects devant la justice dans les prochains jours et poursuivront les investigations afin d’identifier les commanditaires du réseau.
En ce 26 juin, Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, l’opération d’Illéla rappelle que chaque saisie, chaque arrestation et chaque mobilisation citoyenne s’inscrivent dans un combat global. Au-delà des frontières et des statistiques, c’est l’avenir des jeunes générations qui se joue. En définitive, préserver cet avenir exige une vigilance permanente et une responsabilité partagée, car la drogue tue silencieusement là où l’indifférence s’installe.
À la barrière de contrôle de Tanout, la police nigérienne a brisé la trajectoire de trois faussaires en route pour Agadez. Dans leurs bagages, près de 3 millions de faux billets et les ramifications d’une mafia sous-régionale.
Tanout, verrou poussiéreux sur la route nationale nᵒ 11 reliant Zinder à Agadez, n’est pas qu’un point de passage pour les camions de marchandises et les voyageurs du Sahel. En effet, le mercredi 24 juin 2026, la barrière de contrôle de la Direction Départementale de la Police Nationale (DDPN) s’est transformée en piège pour un réseau de faussaires aux ambitions transfrontalières.
Trois hommes, aujourd’hui sous les verrous, s’apprêtaient à injecter une véritable bombe économique dans les marchés de la région : 2 985 000 francs CFA en coupures contrefaites.
Tout bascule lors d’un contrôle de routine à la sortie de la ville. En fait, un passager suspect attire l’attention des policiers. De nationalité nigériane, l’homme dissimule un trésor toxique. Dans ses effets personnels, les limiers découvrent des liasses de billets de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) et de l’Afrique centrale (CEMAC). La texture et les filigranes sonnent faux. Le pot aux roses est ainsi découvert.
Cependant, menée de main de maître, l’enquête ne s’arrête pas à cette première prise. En quelques heures, les enquêteurs de Tanout remontent le fil et cueillent également deux complices locaux dans la commune urbaine. Encaisser, dissimuler, guider : le trio avait un plan bien rodé. Par ailleurs, leur destination finale était Agadez, la mythique porte du désert, ses comptoirs commerciaux et son économie informelle florissante, terrain de jeu idéal pour écouler de la fausse monnaie sans éveiller les soupçons.
Un réseau, trois pays, un téléphone
Passés aux aveux lors des auditions, les suspects ont rapidement compris que les preuves étaient accablantes. Mais c’est l’examen technique du téléphone portable du principal suspect nigérian qui a révélé la véritable dimension de l’affaire.
En effet, loin d’être de petits artisans isolés, les trois hommes agissent comme des exécutants au sein d’une vaste organisation criminelle transnationale. Le répertoire et les applications de messagerie cryptée du convoyeur ont révélé des contacts réguliers et frénétiques avec des complices basés au Nigeria, au Tchad et au Cameroun. Un axe du faux qui inonde la sous-région.
« Nous sommes face à une criminalité organisée qui se joue des frontières. Ces faux billets menacent directement le pouvoir d’achat des citoyens et la stabilité des petits commerçants », commente une source judiciaire proche du dossier.
Mercredi, lors de la présentation officielle du butin, l’ensemble des corps constitués de la région a fait bloc. Autour du Directeur Départemental de la Police, le Secrétaire général de la Préfecture, le Président du Tribunal d’Instance, l’Administrateur délégué de la commune et le Chef de Canton de Tanout ont salué le coup de filet.
Pour ces autorités, si la vigilance de la police a payé, la pérennité de la sécurité repose sur un autre pilier : l’œil du citoyen. Dès lors, le message envoyé à la population est capital : face aux réseaux mafieux qui traversent le Sahel, la dénonciation n’est pas un choix, c’est une arme de légitime défense collective.
Niamey, 23 juin 2026 — C’est un dénouement digne d’un thriller géopolitique qui vient de se jouer sur l’axe Niamey-Benghazi-Tripoli. Ce lundi 22 juin, les autorités nigériennes ont acté la libération du chef de guerre libyen Barhadine Mehdoune Rifi et de ses hommes, mettant ainsi fin à un feuilleton sécuritaire qui tenait les services de renseignement du Sahel en haleine depuis près d’un an. Presque au même moment, le leader du Front patriotique pour la libération (FPL), le Nigérien Mahmoud Sallah, recouvrait lui aussi la liberté sur le territoire libyen.
Derrière ce double élargissement simultané, les analystes voient la main d’une négociation secrète de haut niveau entre les autorités nigériennes et les maîtres du sud libyen.
Pour comprendre l’importance de ce dénouement, il faut remonter à juillet 2025. Sur la base de renseignements de premier ordre, les éléments de la Brigade territoriale de Tesker, dans la région de Zinder, tendent une embuscade majeure. Les militaires nigériens interceptent alors un convoi de cinq véhicules transportant 21 individus lourdement armés.
Parmi les visages fatigués par le désert, les forces de sécurité identifient une cible de haute valeur : Barhadine Mehdoune Rifi (ou Bahridine Mehdoune Rifi), le redoutable chef de la katiba libyenne « Ahrar Fazzan », un groupe armé très actif dans le sud de la Libye. Ébruitée sur les réseaux sociaux sous les mots-clés de l’époque, cette arrestation avait porté un coup d’arrêt majeur aux infiltrations transfrontalières.
Pourtant, la donne a radicalement changé ce 22 juin 2026. Des sources concordantes confirment que Barhadine Rifi, son lieutenant, Mohamed Sallah, ainsi que 20 autres personnes ont quitté leurs geôles nigériennes pour regagner la Libye.
Ce spectaculaire élargissement répond à un parallélisme des formes géopolitique. Simultanément, à Gatroun, sur le territoire libyen, les forces du maréchal Khalifa Haftar ont ouvert les portes de la cellule où croupissait Mahmoud Sallah.
Appréhendé dimanche 23 février 2025 à Qatrun, dans le sud de la Libye par l’Armée nationale libyenne (ANL), Mahmoud Sallah dirige le FPL, un mouvement politico-rebelle nigérien qui menaçait les intérêts de Niamey depuis la frontière nord. En clair, chaque camp a rendu à l’autre son « épine dans le pied ».
Les nouvelles règles du jeu sécuritaire sahélo-libyen
En fin de compte, cet échange de prisonniers démontre la forte imbrication sécuritaire entre le Niger et la Libye. Plutôt que de s’enfermer dans de longs procès politiques, Niamey et les autorités de l’Est libyen préfèrent utiliser la diplomatie bilatérale directe pour stabiliser leurs arrières-gardes.
Dès lors, une question cruciale brûle toutes les lèvres : quel sort réel les autorités nigériennes et libyennes réservent-elles à ces deux figures ?Vont-elles les maintenir sous les verrous dans leurs pays respectifs pour donner des gages à la communauté internationale, ou les remettront-elles purement et simplement en liberté ?
Si cette dernière option se confirme, l’inquiétude se déplace sur le terrain : que vont devenir les frontières communes ? Le retour aux affaires de ces deux chefs de guerre réactivera-t-il les tensions et les trafics dans le bassin du Fezzan ? Ou ce pacte de l’ombre garantira-t-il, au contraire, une trêve durable le long d’une frontière poreuse et hautement stratégique ? La suite des événements le dira très vite.
Niamey, 22 juin 2026 – Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, les autorités poursuivent leurs efforts de modernisation des forces de sécurité intérieure. Le ministère de l’Intérieur a réceptionné, ce lundi, un important lot d’équipements de communication destiné à la Police nationale et à la Garde nationale du Niger (GNN).
La Direction générale des ressources du ministère a piloté cette opération d’envergure. Elle s’inscrit en ligne droite dans la stratégie nationale de renforcement des capacités opérationnelles des unités de première ligne. Finie la dépendance aux aides extérieures : l’État nigérien a entièrement financé ces acquisitions sur fonds propres à hauteur de 4 milliards de FCFA, démontrant sa volonté de souveraineté logistique. En effet, ce matériel optimisera la rapidité des transmissions et la coordination des troupes lors des interventions critiques sur le terrain.
Un saut technologique crucial pour devancer la menace
Dans le théâtre des opérations actuelles, la fiabilité des systèmes de communication et le partage de renseignements en temps réel représentent des armes de combat à part entière. C’est pourquoi cet investissement massif vise à doter les forces de l’ordre d’un avantage technologique décisif face aux réseaux criminels et terroristes, tout en sanctuarisant la préservation de l’ordre public.
Logistique : 5 000 paquetages complets livrés à la Garde nationale
En marge de la cérémonie de réception, le directeur général des ressources du ministère de l’Intérieur s’est rendu au magasin central de la Garde nationale du Niger. Sur place, il a également réceptionné un stock massif d’effets d’habillement destinés aux troupes.
Le stock comprend notamment 5 000 tenues, 5 000 bérets, 5 000 paires de rangers ainsi que 5 000 ceinturons. Ces équipements doivent contribuer à améliorer les conditions de travail et l’équipement individuel des éléments de la Garde nationale.
En fin de compte, ces injections massives de capitaux et de matériel permettent au gouvernement de transformer sa riposte logistique face aux nouvelles réalités asymétriques du terrain. Le pays affiche ainsi une volonté sans équivoque : sécuriser le territoire national par l’autonomie financière et par la modernisation constante de ses forces armées. Dans un environnement régional saturé de menaces, cette stratégie trace une ligne de conduite claire : adapter les moyens d’intervention pour rester maître du terrain et imposer la souveraineté nationale.
NIAMEY, 18 juin 2026 – L’aéroport international Diori Hamani de Niamey a été la cible, ce jeudi 18 juin 2026, d’une attaque terroriste d’envergure, visant à déstabiliser les institutions nigériennes et à semer la panique au cœur de la capitale. Après plusieurs heures d’affrontements intenses, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont repoussé les assaillants, évitant ainsi un bilan plus lourd.
Aéroport de Niamey : Une opération criminelle contrée par les FDS
Selon un communiqué officiel du Ministère de la Défense nigérien, un groupe armé non encore identifié a mené l’assaut, fermement contré grâce à la réactivité et au professionnalisme des soldats nigériens. Les terroristes, arrivés à bord de deux taxis et d’une fourgonnette, étaient lourdement armés et déterminés à infliger des dégâts humains et matériels maximaux.
Les combats, qui ont éclaté en milieu de journée, ont paralysé temporairement les activités de l’aéroport, l’un des plus stratégiques d’Afrique de l’Ouest. Les forces de sécurité ont neutralisé 22 terroristes et arrêté une vingtaine de suspects. Par ailleurs, l’armée a saisi un important arsenal composé d’armes lourdes, de munitions et d’explosifs, ainsi que les véhicules utilisés pour l’opération.
Bilan humain : Treize martyrs et plusieurs blessés recensés
Le ministère a confirmé un bilan provisoire lourd à l’issue des affrontements :
13 martyrs au total, dont 11 militaires des FDS tombés au champ d’honneur et 2 civils pris dans les tirs croisés.
4 blessés, dont l’état de santé reste sous surveillance médicale.
« La Nation s’incline avec respect devant la mémoire de ses héros et adresse ses vœux de prompt rétablissement aux blessés », peut-on lire dans le communiqué officiel.
Sahel : Le Niger réaffirme sa détermination face à la menace djihadiste
Cette agression intervient dans un contexte régional marqué par une recrudescence des violences djihadistes, notamment dans l’espace sahélien. Le Niger, déjà en première ligne face aux groupes armés affiliés à Daech ou Al-Qaïda, perçoit cette action comme une tentative désespérée de déstabilisation.
C’est pourquoi les autorités nigériennes réaffirment leur détermination à protéger l’intégrité territoriale et à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. Des renforts militaires importants ont immédiatement été déployés dans la capitale et aux abords des infrastructures sensibles, tandis qu’une enquête approfondie s’ouvre pour identifier les commanditaires et les ramifications de ce commando.
Solidarité internationale : L’Union africaine et la CEDEAO condamnent l’attaque
En réaction, la communauté internationale a rapidement manifesté son soutien. L’Union africaine (UA), la CEDEAO, ainsi que plusieurs pays partenaires comme la France et les États-Unis, ont condamné avec fermeté cet acte terroriste. « Le terrorisme ne passera pas », a déclaré un porte-parole de l’UA, appelant à une coopération sécuritaire régionale renforcée.
Alors que Niamey sécurise sa zone aéroportuaire, plusieurs questions stratégiques persistent quant aux auteurs précis de l’attaque et à une éventuelle escalade dans la méthode des groupes armés au Sahel. Quoi qu’il en soit, la résolution des autorités reste entière, à l’image des propos d’un haut responsable militaire sous couvert d’anonymat : « Chaque goutte de sang versé aujourd’hui renforce notre résolution de demain ».
Une grande journée de sensibilisation à la sécurité routière, organisée à l’initiative du commandant nouvellement affecté à la tête de la Police routière de Diffa, a réuni élus, magistrats, forces de sécurité, syndicats de transport et société civile. Une première sur les bords du lac Tchad, saluée à l’unanimité.
C’est une initiative qui a valeur de symbole dans une région habituellement davantage sous les projecteurs pour ses tensions sécuritaires que pour ses bonnes pratiques de gouvernance locale. Dimanche 14 juin 2026, la tribune officielle de Diffa a accueilli une journée de sensibilisation à la sécurité routière, portée par le nouveau commandant de la Police routière de la ville, fraîchement affecté dans la région. Une première qui a immédiatement suscité l’adhésion de l’ensemble des acteurs institutionnels, associatifs et professionnels de la cité.
Un rassemblement institutionnel et syndical inédit à Diffa
La mobilisation autour de cet événement a frappé les observateurs par son ampleur et sa diversité. Rarement une initiative de sensibilisation routière n’avait réuni à Diffa une telle représentation transversale de la communauté. Le Substitut du Procureur de la République, représentant le parquet, le Directeur régional des Transports, les organisations de jeunesse, dont le CNJ-MCP Région de Diffa, les associations citoyennes, dont Diffa Chawa Vision des Jeunes, les représentants des comités de soutien aux autorités de la Transition (COSNA, COSNAS, M62), ainsi que les responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), ont pris place aux côtés de représentants de la société civile, de leaders religieux et de partenaires techniques.
Par ailleurs, la présence des présidents des différents syndicats du secteur des transports — couvrant aussi bien les conducteurs de petits porteurs et de gros-porteurs que les chauffeurs de taxis et les conducteurs de tricycles, véhicules désormais omniprésents dans les mobilités urbaines de la région — confère à cet événement une portée opérationnelle concrète. Ce sont en effet ces professionnels du volant et du guidon qui constituent le premier maillon d’une chaîne de sécurité routière trop souvent défaillante.
« Il a su toucher les points essentiels et pointer les comportements à risque — au volant comme au guidon. Une démarche citoyenne saluée unanimement par la population de Diffa. » — Communiqué de la Police routière de Diffa, 14 juin 2026.
Prévention routière : Les comportements à risque clairement identifiés
Au cœur des échanges, la question des comportements dangereux sur la voie publique a été abordée avec franchise. Excès de vitesse, surcharge des véhicules, conduite sans permis, usage du téléphone au volant, insuffisance de l’éclairage nocturne : autant de pratiques qui font des routes nigériennes l’un des théâtres récurrents d’accidents mortels. Dans une région comme Diffa, où les usagers civils, les convois humanitaires et les mouvements logistiques des FDS partagent souvent les mêmes axes routiers, ces enjeux revêtent une acuité particulière.
Le nouveau commandant n’a pas seulement dressé un état des lieux : il a également engagé le dialogue avec les professionnels du transport, soulignant que la sécurité routière est une responsabilité partagée entre les forces de l’ordre, les usagers et l’ensemble de la chaîne institutionnelle. L’approche participative, qui a associé magistrats, élus de jeunesse, religieux et transporteurs, traduit ainsi une vision de la prévention ancrée dans la réalité sociale du territoire.
Ce qui retient particulièrement l’attention, c’est la temporalité de l’initiative. Le commandant, « fraîchement affecté » selon les termes utilisés par les observateurs locaux, n’a pas attendu de s’installer dans sa fonction pour agir. Dès lors, les populations interprètent ce volontarisme précoce comme un signal fort dans une région où elles attendent beaucoup des services de l’État, et où un responsable construit sa légitimité autant par sa présence que par ses actes.
Contexte à Diffa : La gouvernance locale au-delà du défi sécuritaire
La région de Diffa, à l’extrême est du Niger, est l’une des zones les plus éprouvées du pays. Frontalière du Nigeria, du Tchad et du Cameroun, elle est affectée depuis 2015 par les activités de groupes armés non étatiques opérant dans le bassin du lac Tchad. Le nombre d’accidents de la route y reste néanmoins une cause significative de mortalité évitable, notamment sur les tronçons reliant Diffa aux agglomérations de N’Guigmi et de Maine-Soroa.
Dans ce contexte, les initiatives de gouvernance locale prenant le relais des seules réponses sécuritaires sont particulièrement valorisées par les populations et les partenaires humanitaires présents dans la région.
Par ailleurs, plusieurs participants ont d’ores et déjà appelé le Directeur régional de la Police nationale (DRPN) à apporter son soutien institutionnel à cette démarche et à en encourager la répétition. L’ambition, à terme, serait d’inscrire ce type de journée de sensibilisation dans un calendrier régulier, en lien avec les grandes périodes de trafic — fêtes religieuses, périodes de récolte, marchés hebdomadaires — qui concentrent traditionnellement les risques les plus élevés sur les routes de la région.
CNSP et société civile : un appel à l’exemplarité des responsables
Les associations présentes, dont Diffa Chawa Vision des Jeunes et les comités de soutien aux autorités de la Transition, ont unanimement salué l’initiative, y voyant un exemple que d’autres responsables devraient s’empresser de suivre. Dans un contexte national marqué par les reconfigurations politiques issues du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), chaque geste de gouvernance concrète au profit des populations ordinaires envoie un signal positif.
Enfin, le message porté par cette journée dépasse Diffa : il rappelle que la sécurité routière, trop souvent reléguée au rang des préoccupations secondaires face aux urgences sécuritaires, est en réalité un enjeu majeur de santé publique — et que des solutions existent, à condition que des femmes et des hommes décident de s’en emparer.
Niamey a accueilli, le mercredi 10 juin 2026, une importante réunion de travail consacrée à la relance des activités du projet WURI-Niger restructuré. Organisée en présence des représentants du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, du ministère des Finances ainsi que d’une mission de la Banque mondiale en séjour au Niger, cette rencontre marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre du programme d’identification unique en Afrique de l’Ouest pour l’intégration et l’inclusion régionale.
Placée sous la conduite des secrétaires généraux des deux ministères concernés, la cérémonie officielle de lancement a permis de réaffirmer l’engagement des différentes parties à accélérer l’exécution de ce projet stratégique, considéré comme un levier essentiel pour la modernisation de l’état civil et le renforcement de l’inclusion administrative.
Une mobilisation des acteurs autour du projet restructuré
Dans l’après-midi, une session de briefing a été organisée autour du secrétaire général du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général de police Ayouba Abdourahmane. Cette rencontre a réuni l’ensemble des structures impliquées dans la mise en œuvre du projet.
Les échanges ont notamment permis de présenter la vision globale du projet restructuré et de préciser les responsabilités des différentes institutions concernées. La Direction générale de l’État civil, l’Agence nigérienne de la société de l’information (ANSI), l’Agence nigérienne de certification électronique (ANCE), l’Agence nationale d’enregistrement et d’identification des personnes physiques (ANEI) ainsi que la Haute Autorité de protection des données à caractère personnel (HAPDP) figurent parmi les principaux acteurs appelés à contribuer à la réussite du programme.
Cette mission de supervision conduite par la Banque mondiale a également permis d’examiner et d’améliorer le document relatif au cadre juridique et institutionnel du projet. Les différentes parties se sont, par ailleurs, accordées sur une extension de sa mise en œuvre jusqu’en juillet 2027 afin de garantir l’atteinte des objectifs fixés.
À travers cette prorogation, les autorités nigériennes et leurs partenaires entendent renforcer les opérations d’identification des populations en favorisant l’enregistrement du plus grand nombre de citoyens dans les registres d’état civil. Un enjeu majeur pour l’accès aux services publics, l’inclusion sociale et le développement des politiques publiques fondées sur des données fiables.
La relance du projet WURI-Niger intervient ainsi dans un contexte où la maîtrise de l’identité juridique des personnes constitue un outil stratégique pour la gouvernance, la planification du développement et l’intégration régionale au sein de l’espace ouest-africain.
Un enseignant d’école primaire le jour, un cyberescroc usurpant l’identité d’un haut gradé de l’armée la nuit. La Gendarmerie nationale du Niger a mis fin, le 2 juin 2026, aux activités d’un réseau de criminalité électronique aux ramifications internationales. En effet, le cerveau de la bande, un instituteur opérant sous le faux profil de l’« Adjudant Laouali », dépouillait des citoyens sur l’ensemble du territoire national depuis le département de Madarounfa.
L’affaire a débuté à Dosso, où la brigade des recherches locale enquêtait sur une série de plaintes pour escroquerie. En fait, le suspect ciblait ses victimes en se faisant passer pour un membre des Forces de défense et de sécurité (FDS). En traçant les flux financiers d’un compte de transfert d’argent AMANA, les enquêteurs ont localisé le propriétaire initial de la ligne à Gabi, transmettant immédiatement le relais à la brigade territoriale de Madarounfa.
Sur place, les limiers découvrent d’abord que le numéro est enregistré au nom d’un enseignant. Les vérifications approfondies le mettent hors de cause : l’homme est totalement étranger à la fraude. En remontant minutieusement la piste jusqu’aux points de retrait physiques des fonds, la gendarmerie identifie enfin le véritable utilisateur du compte. L’« adjudant Laouali » n’est autre qu’un instituteur exerçant à l’école primaire de Guidan Basso, dans la commune rurale de Dan Issa. Interpellé par surprise dans les bureaux de sa hiérarchie, le suspect a rapidement reconnu les faits avant de dénoncer ses partenaires.
Le coup de filet de Firji : 137 cartes SIM saisies
Loin d’agir seul, l’enseignant s’appuyait sur une base arrière transfrontalière. Ses révélations ont aussi permis aux gendarmes de mener un raid rapide à Firji, une localité située sur la frontière, menant à l’arrestation de deux complices de nationalité nigériane.
La perquisition a mis en lumière l’ampleur de la logistique du réseau. Les forces de l’ordre ont saisi un impressionnant lot de matériel de télécommunication :
137 cartes SIM prêtes à l’emploi.
Un accès à l’ensemble des réseaux de la sous-région (Airtel, Moov, Sahelcom, Zamani, GLO, MTN).
Un mode opératoire basé sur la détresse et l’autorité
L’organisation criminelle exploitait une méthode d’ingénierie sociale particulièrement bien rodée. Le suspect principal avait d’abord récupéré la carte d’identité égarée d’un de ses collègues au niveau d’un guichet automatique bancaire à Maradi pour ouvrir un compte mobile de manière anonyme.
Ensuite, l’équipe contactait des numéros de téléphone au hasard. En s’appuyant sur l’autorité naturelle qu’inspire le statut de militaire en mission, l’escroc simulait une détresse familiale urgente et imprévue. Subissant la pression psychologique, les victimes transféraient l’argent demandé sur le compte frauduleux.
Finalement, ce succès policier, fruit d’une coordination exemplaire entre les unités de Dosso et de Madarounfa, neutralise un réseau d’envergure nationale et rappelle la nécessité absolue de sécuriser ses documents d’identité face aux nouvelles menaces numériques.
Agadez, Niger, 10 juin 2026 — Sous les premières lueurs du jour, le concours d’entrée à la Gendarmerie Nationale a pris son envol dans la région d’Agadez. Ce mercredi 10 juin 2026, M. Souleymane Saidou Boulhassane, Secrétaire Général du Gouvernorat, a officiellement donné le coup d’envoi des épreuves physiques, jalonnant d’un geste symbolique le départ d’une course qui engage bien plus que la seule endurance : il s’agit de mesurer la détermination de jeunes hommes et femmes prêts à servir la nation.
Une épreuve exigeante dans un environnement contraignant
Les 280 candidats présents — sur 291 inscrits, 11 ont fait défaut — doivent parcourir 7 kilomètres en moins d’une heure. Cette distance, à la fois modeste et redoutable selon le profil du concurrent, s’effectue dans un contexte géographique et climatique particulièrement exigeant : la région d’Agadez, caractérisée par ses paysages arides, sa chaleur constante et ses reliefs parfois complexes, impose une préparation rigoureuse et une résilience physique avérée.
« Pour ce genre d’épreuves physiques, il faut une préparation physique à l’avance », a souligné le Secrétaire Général du Gouvernorat, avant de lancer les épreuves. Son message, empreint de précaution, vise à rappeler que la Gendarmerie n’est pas un simple emploi, mais une vocation qui exige maturité et discipline. « Il ne sert à rien de venir à un concours en cherchant un emploi, au risque de mettre sa vie en danger », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité d’une approche responsable.
Un recrutement au cœur de la refondation nationale
Légitimant cette exigence, M. Souleymane Saidou Boulhassane a fait le lien entre le recrutement et le contexte national actuel. « Dans le contexte actuel de refondation, le Niger a besoin de cadres très sérieux, courtois, dévoués à leur tâche et loyaux envers la nation », a-t-il déclaré. Cette déclaration résume l’ambition sous-jacente du concours : construire une force de Gendarmerie pensée comme un pilier de la stabilité nationale, capable de répondre aux défis sécuritaires actuels avec professionnalisme et intégrité.
En effet, le Niger fait actuellement face à des enjeux sécuritaires complexes — trafic illicite, terrorisme et migration irrégulière — qui nécessitent une présence gendarmique renforcée et des effectifs qualifiés. Le recrutement de 280 nouveaux candidats potentiels participe donc d’une stratégie plus large de sécurisation et de renforcement des institutions locales.
Conseils et encouragements : un message de prudence et de détermination
Avant de donner le départ, le Secrétaire Général du Gouvernorat a prodigué des conseils pratiques aux candidats. « Allez à votre propre rythme », a-t-il recommandé, soulignant que l’endurance ne se mesure pas à la vitesse initiale, mais à la capacité de maintenir un effort constant sur la durée. Ce message vise à prévenir les risques de surmenage, d’effondrement cardiovasculaire ou de blessures liées à une suraccélération prématurée.
Venu encourager les candidats, M. Boulhassane a également rappelé que le concours n’est pas une simple formalité administrative. Il s’agit d’un processus sélectif exigeant, où chaque étape — épreuve physique, tests psychotechniques, enquête morale, examen médical — contribue à identifier les profils les plus aptes à porter les insignes de la Gendarmerie.
Les commissaires de la Gendarmerie Nationale, assistés de médecins et d’instructeurs sportifs, supervisent les épreuves physiques, première étape du concours. Les autorités affirment leurs priorités : respecter les délais, garantir la précision du chronométrage et assurer la sécurité des candidats. En outre, les équipes de secours suivent chaque participant et interviennent immédiatement en cas de problème.
Les 280 candidats présents ont pris le départ à 8 heures du matin, dans un climat de concentration et d’anticipation. Le parcours, tracé sur un terrain plat et balisé, s’étend sur une distance de 7 kilomètres, avec des points de ravitaillement en eau et en nutrition à des intervalles réguliers. Les candidats doivent atteindre le point final avant 9 heures, sous peine d’être éliminés.
Perspectives et enjeux pour les candidats
Pour les 280 candidats, cette épreuve est la première barrière à franchir. Par la suite, ils devront se soumettre à des tests de culture générale, d’aptitude psychologique, d’enquête morale et d’examen médical. Seuls les plus résistants, les plus disciplinés et les plus intègres seront retenus pour intégrer les formations de la Gendarmerie Nationale.
Plus largement, le recrutement de nouveaux gendarmes répond à une nécessité stratégique : renforcer la capacité de la force à intervenir dans les zones sensibles, à coordonner ses actions avec les autres services de sécurité et à garantir la protection des populations. Pour les candidats, il représente également une opportunité de carrière, de stabilité professionnelle et de service public.
Un concours qui engage l’avenir
Ce concours d’entrée à la Gendarmerie Nationale, lancé dans la région d’Agadez, est un acte de refondation nationale. Il incarne la volonté du Niger de construire une force de sécurité professionnelle, loyale et dévouée. Ainsi, les 280 candidats qui ont pris le départ portent en eux l’ambition de servir leur pays, de protéger leurs concitoyens et de contribuer à la stabilité du Sahel.
Le Secrétaire Général du Gouvernorat, M. Souleymane Saidou Boulhassane, a rappelé que ce concours n’est pas seulement une sélection physique, mais un engagement moral. « Le Niger a besoin de cadres très sérieux, courtois, dévoués à leur tâche et loyaux envers la nation », a-t-il affirmé. Ce message, simple et fort, résume l’esprit de ce concours : servir, protéger, résister.
Les épreuves physiques sont désormais achevées. Après cette première étape décisive, les candidats attendent désormais les résultats qui détermineront ceux qui poursuivront l’aventure. Les prochains jours seront donc déterminants pour ces jeunes aspirants, qui espèrent franchir avec succès les différentes étapes menant à l’intégration de la Gendarmerie nationale.
Le commissariat de police de Kalley Plateau a intensifié, ces derniers jours, ses actions de sensibilisation dans plusieurs quartiers relevant de son ressort. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la police de proximité, de la stratégie nationale de sécurité de proximité et de la mobilisation générale.
Sous la conduite du commissaire de police Batouré Aminou, les fonctionnaires ont multiplié les échanges avec les habitants afin de renforcer la prévention, d’améliorer la circulation de l’information et de consolider la coopération entre la population et les forces de défense et de sécurité.
Après des séances tenues dans les quartiers Gourou Kayna Bantagneydo, Kalley Plateau II, Kalley Plateau Djamba Koira, Gorou Kayna Golay, Cité Députés et Gorou Kayna Alfa Koira, le commissariat a organisé trois nouvelles rencontres les 31 mai, 3 et 7 juin 2026.
Ces échanges ont réuni successivement le chef du quartier Banizoumbou 2 et sa délégation à son domicile, des conducteurs de Faba-Faba, de taxis-motos et de tricycles desservant l’axe Kalley Plateau-Gorou Kongou, puis les habitants de Dan Zama Koira. À chaque étape, les discussions ont commencé par une Fatiha, dans une ambiance jugée conviviale et marquée par l’accueil favorable réservé aux policiers.
Les séances ont porté sur plusieurs sujets jugés essentiels pour la sécurité locale. Les intervenants ont abordé le contexte sécuritaire actuel, la nécessité d’une vigilance accrue et l’importance d’une collaboration étroite entre les populations et les forces de sécurité.
La lutte contre la désinformation sur les réseaux sociaux a également occupé une place importante dans les échanges. Les policiers ont insisté sur les effets néfastes des fausses informations, susceptibles d’alimenter la peur, la confusion ou des comportements à risque dans les quartiers.
Les formateurs ont mis en avant d’autres points clés, notamment l’usage de la carte nationale d’identité biométrique, les conséquences de la consommation de stupéfiants, de drogues et de chicha, ainsi que l’obligation de signaler toute personne ou situation suspecte. Enfin, les agents ont rappelé aux participants les mécanismes de dénonciation existants et la garantie de confidentialité des informations transmises.
Les acteurs du transport urbain ont été particulièrement interpellés. Les autorités policières leur ont demandé de rester attentifs à leur environnement, d’éviter de transporter des colis au contenu douteux et de collaborer sans réserve lors des contrôles de sécurité.
Cette orientation traduit une lecture pragmatique de la sécurité urbaine : les conducteurs de taxis-motos, de Faba-Faba et de tricycles constituent souvent les premiers témoins de mouvements inhabituels dans les quartiers. Leur implication est donc considérée comme un maillon essentiel dans la prévention des actes de délinquance.
Vers une sécurité partagée
Les interventions des participants ont montré une volonté d’accompagner les forces de sécurité dans l’exercice de leurs missions. Plusieurs habitants ont exprimé leur disponibilité à contribuer davantage à la surveillance communautaire et au maintien de l’ordre public.
Le commissariat a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de restructurer et de réactiver les comités de vigilance au niveau des quartiers, un levier jugé utile pour améliorer la remontée rapide des informations et renforcer la prévention de proximité.
Au terme des rencontres, les participants ont salué l’initiative et ont dit espérer la poursuite de ce dialogue direct entre la police et les populations. La séance s’est achevée sur une Fatiha pour la paix, la stabilité et la prospérité du pays.
Le Service interrégional de la police judiciaire de Zinder a mis fin aux activités d’un réseau de malfaiteurs spécialisé dans le vol et le recel de motos. L’opération fait suite à une plainte déposée le 3 juin 2026 pour la disparition d’une moto dans la commune I, au quartier Birni.
L’enquête a permis d’interpeller trois hommes âgés de 23 à 38 ans. Deux ont été arrêtés à Zinder et un troisième à Bakin Birgi. Selon les premiers éléments recueillis, le groupe se compose de deux auteurs présumés des vols et d’un receleur. Une autre personne, soupçonnée d’être impliquée dans la revente des engins, reste activement recherchée.
Selon les enquêteurs, le principal suspect parcourait la ville — le plus souvent aux heures de prière — à la recherche de motos isolées ou laissées sans surveillance. Une fois les engins dérobés, il les remettait à des receleurs qui se chargeaient de les écouler, principalement sous forme de pièces détachées.
Par ailleurs, les mis en cause affirment avoir fourni près de onze motos à quatre receleurs principaux, dont trois sont actuellement en prison à la maison d’arrêt de Zinder. Selon les déclarations recueillies par la police, le réseau revendait les engins à des prix dérisoires, compris entre 60 000 et 80 000 francs CFA.
Cinq victimes identifiées
À ce stade de l’enquête, les policiers ont déjà identifié cinq victimes. Les investigations se poursuivent afin d’établir l’ampleur exacte du réseau et de retrouver les autres personnes susceptibles d’avoir bénéficié de la revente des motos volées.
En outre, les perquisitions menées par les services de police ont permis de saisir plusieurs éléments matériels liés aux activités du groupe. Les enquêteurs ont notamment retrouvé des carcasses de motos et diverses pièces détachées, dont un pneu, un réservoir, deux fourches, deux selles, des couvre-chaînes et d’autres accessoires.
Au cours des fouilles, les policiers ont également découvert une quantité de produits stupéfiants et de substances psychotropes, qu’ils ont immédiatement remise à l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants. La saisie comprend 95 grammes de chanvre indien, 40 gélules de prégabaline, 25 comprimés de diazépam, 38 comprimés d’Exol et 5,5 comprimés de tramadol.
Ainsi, cette découverte élargit le dossier au-delà du seul vol de motos et met en évidence l’existence d’activités parallèles susceptibles d’alimenter un trafic plus vaste.
La police appelle à la vigilance
Le Service interrégional de la police judiciaire de Zinder invite la population à renforcer sa vigilance et à signaler tout comportement suspect. L’institution rappelle que la collaboration des citoyens demeure un élément clé dans la lutte contre la criminalité urbaine et les réseaux de recel.
Dans cette affaire, la police a porté un coup sérieux à un circuit qui profitait de la vulnérabilité des propriétaires de motos et de la facilité de revente des pièces détachées. Les investigations se poursuivent afin d’identifier l’ensemble des complices et de remonter toute la chaîne de distribution des engins volés.
En démantelant un réseau transnational le vendredi 5 juin 2026, l’OCRTIS a mis la main sur 920 grammes de cocaïne astucieusement cachés dans des balles de vêtements d’occasion à Zinder . Elle a procédé à l’arrestation de deux suspects – un Nigérien et un Béninois – dans le quartier Djaguindi. Une saisie qui révèle l’ingéniosité croissante des trafiquants, lesquels exploitent le corridor Lomé-Niamey-Lagos.
C’est une saisie qui en dit long sur la sophistication des réseaux narcotrafiquants à l’œuvre en Afrique de l’Ouest. En effet, le vendredi 5 juin 2026, l’antenne régionale de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de Zinder a mené avec succès une opération coup-de-poing dans le quartier Djaguindi, en plein cœur de la capitale régionale. Agissant sur la foi d’une information fiable transmise par la population, les enquêteurs ont démantelé un réseau de trafic de cocaïne et procédé à l’interpellation de deux suspects.
Les deux individus arrêtés présentent des profils révélateurs de la dimension transnationale du trafic : le premier est de nationalité nigérienne et réside à Zinder, tandis que le second est ressortissant béninois, simplement de passage dans la ville. Ainsi, ce binôme illustre la fluidité des réseaux qui mobilisent des acteurs locaux et des intermédiaires étrangers le long des axes commerciaux d’Afrique de l’Ouest.
La drogue était dissimulée à l’intérieur de balles de vêtements de seconde main — les fameux « Bocho » — en provenance de Lomé (Togo). Ces marchandises, dont le flux commercial intense constitue un parfait camouflage, transitaient par Niamey avant d’atteindre leur destination finale au Nigeria.
Par ailleurs, le modus operandi dévoilé par l’enquête illustre une tendance bien documentée par les agences régionales de lutte antidrogue : le recours à des flux commerciaux légaux et de grande ampleur pour dissimuler les stupéfiants. Les balles de fripes, communément désignées sous le terme « Bocho » dans la région, constituent en effet un vecteur d’importation et d’exportation massif entre le Togo, le Niger et le Nigeria, ce qui en fait un support de camouflage redoutablement efficace pour les trafiquants.
« La Police Nationale, c’est votre sécurité et celle de vos biens. » — Message officiel de l’OCRTIS Niger, Police Nationale.
Au-delà de la saisie elle-même, cette opération met également en lumière le rôle déterminant joué par la population dans la lutte antidrogue. L’OCRTIS a tenu à saluer publiquement la collaboration des habitants de Zinder, dont le signalement a permis l’intervention des services. En effet, dans un contexte sécuritaire sahélien particulièrement tendu, le maintien du lien de confiance entre les forces de l’ordre et les communautés représente un enjeu stratégique majeur pour enrayer les trafics qui fragilisent les économies locales et alimentent d’autres formes de criminalité organisée.
Appel à la vigilance citoyenne
Enfin, l’OCRTIS invite l’ensemble de la population à redoubler de vigilance face aux agissements des réseaux de trafic. Pour transmettre tout renseignement confidentiel, la Police Nationale met à disposition ses numéros verts gratuits : le 8383 et le 17.
Niamey, 7 juin 2026 – Les autorités nigériennes ont franchi une nouvelle étape dans leur lutte contre le trafic de stupéfiants avec l’incinération d’une importante cargaison de cocaïne saisie dans plusieurs opérations menées à travers le pays. La cérémonie s’est tenue ce dimanche au sein du Laboratoire Central de l’Élevage (LABOCEL), sous l’égide de la Commission Nationale de Coordination de Lutte contre la Drogue (CNCLD).
Au total, 280 briques de cocaïne, représentant un poids de 319,745 kilogrammes, ont été détruites. Cette importante quantité provient de deux saisies majeures : 47 briques interceptées à Gaya, dans la région de Dosso, le 29 septembre 2025, et 233 briques saisies à Zinder le 19 mai 2026.
Avant l’opération d’incinération, les agents de la Direction de la Police Technique et Scientifique (DPTS) ont procédé à l’analyse d’un échantillon de la substance. Les tests ont confirmé qu’il s’agissait bien de cocaïne sous forme de chlorhydrate (HCL).
Une destruction conforme aux normes de gestion des stupéfiants
Dans son intervention, le président de la CNCLD, Mai Moussa Elhadji Bashir, a souligné que cette opération répond aux exigences internationales en matière de gestion des stupéfiants saisis. Il a précisé que les autorités doivent détruire les drogues confisquées dans des délais raisonnables afin d’éviter les risques liés à leur stockage, alors même que les procédures judiciaires peuvent s’étendre sur plusieurs années.
Une mobilisation des autorités judiciaires et sécuritaires
Présidant la cérémonie, le ministre de la Justice, Alio Daouda, a assisté aux différentes étapes de la destruction de la drogue, aux côtés de plusieurs hauts responsables judiciaires et sécuritaires. La cérémonie a également enregistré la présence du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey, du Directeur de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), du Directeur général du LABOCEL ainsi que de plusieurs représentants des forces de défense et de sécurité.
En somme, cette destruction de plus de trois cents kilogrammes de cocaïne illustre la détermination des autorités nigériennes à intensifier la lutte contre les réseaux de trafic de drogue, un phénomène qui représente un défi croissant pour la sécurité et la stabilité de la région sahélienne.
La Garde nationale d’Ingall a annoncé la saisie de 9 boules de cannabis, 810 comprimés de tramadol et l’interpellation de deux suspects, résultat d’une opération renseignée menée contre les réseaux de stupéfiants dans le département d’Ingall.
Sur la base d’informations jugées fiables, l’Escadron de la Garde nationale du Niger (GNN) d’Ingall a déclenché une intervention qui a abouti à la découverte et à la saisie d’une quantité significative de drogues. Ainsi, les opérations ont permis de mettre la main sur neuf boules de chanvre indien et 810 comprimés de tramadol de marque Tima King 250, ainsi qu’une moto utilisée pour le transport des produits. Les éléments de la GNN ont conduit l’action dans le cadre du renforcement des patrouilles et des contrôles routiers sur les axes locaux.
Deux interpellations et transmission à la Brigade des Pistes
Au terme de l’intervention, les forces ont interpellé deux individus suspectés d’être impliqués dans le trafic. Elles ont ensuite remis les personnes arrêtées ainsi que l’ensemble des saisies à la Brigade des Pistes de la GNN d’Ingall pour les suites judiciaires et l’ouverture d’enquêtes approfondies. La procédure doit déterminer les responsabilités des mis en cause, la provenance exacte des produits et l’existence éventuelle de réseaux de distribution plus larges opérant dans la région ou au-delà des frontières.
Quantités saisies : un message pour les trafiquants
La GNN n’a pas communiqué de précision sur la valeur marchande des stupéfiants saisis, mais les quantités confisquées — en particulier les 810 comprimés de tramadol — soulignent l’ampleur du trafic de psychotropes dans certaines zones du pays. En effet, le tramadol, médicament opioïde souvent détourné vers des circuits illicites, est régulièrement retrouvé lors d’opérations de sécurité dans le Sahel. Les neuf boules de cannabis témoignent, elles, de la persistance des flux de chanvre indien transitant par des routes peu contrôlées.
Le commandant de l’Escadron, le capitaine Abdoulaye Toudou, a félicité les éléments ayant conduit l’opération et encouragé le maintien de la pression sur les trafiquants. Il a par ailleurs insisté sur l’importance du renseignement et de la coopération entre les unités de la GNN et les populations locales, dont les informations sont souvent déterminantes pour identifier les structures de circulation illicite. De plus, la transmission rapide des saisies et des suspects à la Brigade des Pistes illustre la chaîne opérationnelle mise en place pour assurer le traitement judiciaire des dossiers.
Une réponse aux enjeux de sécurité publique
Les autorités militaires et administratives présentent cette saisie comme une réponse concrète aux risques posés par la prolifération des drogues, qui impacte la santé publique et peut alimenter d’autres formes de délinquance. Dans ce contexte, marqué par des fragilités sécuritaires et économiques, les trafics de stupéfiants constituent un défi supplémentaire pour les forces de l’ordre. Les opérations de la GNN d’Ingall s’inscrivent dans un effort continu visant à contenir ces menaces et à protéger les populations locales.
Coordination avec la population : un levier essentiel
Le capitaine Toudou a appelé à renforcer la collaboration entre la Garde nationale et les habitants d’Ingall, rappelant que les renseignements fournis par les citoyens facilitent grandement l’action préventive et répressive. Enfin, les autorités ont promis une vigilance accrue et des patrouilles régulières sur les axes sensibles, ainsi qu’un suivi judiciaire pour que les interpellations débouchent sur des poursuites effectives.
Les enquêtes menées par la Brigade des Pistes détermineront la chaîne d’approvisionnement et les responsabilités pénales des personnes arrêtées. Selon la GNN, l’objectif est non seulement de neutraliser des stocks et des acteurs locaux, mais aussi de remonter jusqu’aux organisateurs éventuels. En somme, le traitement judiciaire et la communication des suites permettront d’évaluer l’impact réel de cette opération sur les réseaux de trafic opérant dans la région d’Ingall.
La DDPN de Tanout a présenté, mercredi 3 juin 2026, les résultats de trois opérations menées les 1ᵉʳ et 2 juin : saisies importantes d’essence, de stupéfiants et de cigarettes de contrebande, ainsi que plusieurs interpellations, signe d’une lutte renforcée contre la criminalité locale.
Tanout, 5 juin 2026 –Entre le 1ᵉʳ et le 2 juin 2026, les agents de la Direction Départementale de la Police Nationale (DDPN) de Tanout ont intercepté un convoi venu du sud du pays. L’opération, déclenchée après exploitation d’un renseignement, a conduit à la saisie de 83 bidons d’essence de 25 litres chacun et à l’immobilisation d’un véhicule de marque Pathfinder. Les autorités expliquent que ces quantités et ce mode de transport correspondent à des circuits non déclarés susceptibles d’alimenter le marché parallèle et d’accroître les risques d’incendie et d’instabilité économique locale.
Traque ciblée des trafics locaux
La deuxième opération, pilotée à partir d’un signalement sur le déplacement d’une dizaine de motos depuis le marché de Bakin Brigi, a été concluante. Les forces de l’ordre ont interpellé un couple en possession de dix boules de chanvre indien et de 500 comprimés de tramadol. Une moto de marque Haojue a également été saisie. Les quantités de stupéfiants et de psychotropes confisquées traduisent une activité de distribution à l’échelle locale, et non un simple usage individuel, selon la DDPN. Les mis en cause ont été présentés devant les autorités compétentes pour suite judiciaire.
Fouille concluante près de Goguiné : contrebande démantelée
La troisième intervention, menée le 2 juin dans les environs du village de Goguiné, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Tanout, a permis la découverte de 83 cartons de cigarettes de marque ORIS dissimulés sous une tente sur un chantier. La découverte laisse penser à un réseau de contrebande profitant de lieux de transit peu surveillés pour stocker et redistribuer des produits à l’écart des circuits officiels. La DDPN précise qu’elle a saisi la marchandise et qu’elle est en attente d’expertise et d’orientation pour destruction ou procédure douanière adaptée.
Un dispositif coordonné, soutenu par la communauté
Le Préfet du département, le Commissaire Principal de Police Moussa Souleymane, les membres du Conseil départemental de sécurité, le Chef de Canton de Tanout, le Président du Tribunal d’Instance ainsi que des représentants de la société civile, de la jeunesse et des syndicats ont assisté à la présentation des résultats. Cette mobilisation interinstitutionnelle a souligné la volonté de donner une réponse collective à la délinquance et aux trafics.
La Police Nationale a remercié la population pour son rôle dans la transmission des renseignements ayant conduit à ces succès. Elle a en outre renouvelé son appel aux citoyens afin de maintenir cette collaboration, jugeant l’apport d’informations locales essentiel pour détecter les circuits clandestins et prévenir les délits. Enfin, les autorités ont rappelé que la lutte contre la criminalité ne se limite pas aux seules opérations policières : elle implique prévention, renseignement et coopération judiciaire.
Des actions suivies de près
La DDPN de Tanout a indiqué que ces opérations s’inscrivent dans un plan d’action plus large visant à intensifier les contrôles routiers, la surveillance des marchés et des chantiers, ainsi qu’à renforcer les enquêtes sur les réseaux locaux de distribution de stupéfiants et de produits de contrebande. Les autorités locales ont annoncé une vigilance accrue dans les jours à venir et une coordination renforcée avec les services préfectoraux et judiciaires pour accélérer les poursuites.
En somme, ces trois opérations montrent une capacité d’intervention ciblée de la DDPN de Tanout et rappellent que la lutte contre la criminalité repose autant sur l’action des forces de l’ordre que sur la vigilance collective des habitants.
Niamey, 5 juin 2026 — Le Niger s’affirme comme un acteur majeur de la lutte contre le trafic international de stupéfiants au Sahel, au terme d’une série d’opérations menées ces dernières années par l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS). Les saisies et démantèlements orchestrés par ce service spécialisé témoignent d’une montée en puissance des capacités d’investigation et de coordination des forces nigériennes face à des réseaux transnationaux.
Le Niger occupe une place stratégique sur les grandes routes de transit reliant l’Amérique latine, l’Afrique de l’Ouest, le Maghreb, le Moyen-Orient et l’Europe. Les rapports de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) identifient le Sahel comme un corridor de transit majeur pour la cocaïne et d’autres stupéfiants vers les marchés internationaux. Dans ce contexte, les autorités nigériennes ont progressivement développé des réponses opérationnelles pour contrer des itinéraires de plus en plus mouvants et sophistiqués.
Plusieurs interventions de l’OCRTIS ont eu un retentissement national et international. Le 2 mars 2021, une découverte à Niamey a permis la saisie de 17 tonnes de résine de cannabis entreposées dans un magasin de la capitale. Les investigations ont révélé que la cargaison provenait du Liban, avait transité par le port de Lomé et était destinée à la Libye. Les autorités ont arrêté treize personnes et estimé la valeur de la marchandise à plusieurs dizaines de millions de dollars.
En janvier 2022, une opération dans la région d’Agadez a abouti à la saisie de 214,635 kilogrammes de cocaïne, évalués à plus de 11 milliards de FCFA, ainsi que 450 000 comprimés de prégabaline, des armes de poing, plusieurs véhicules et du matériel de communication satellitaire. L’affaire a attiré l’attention internationale en raison de l’implication présumée de personnalités locales dans le réseau.
Les récentes opérations confirment cette tendance. Le 25 mai 2026, l’OCRTIS a annoncé à Zinder la saisie de 268,045 kilogrammes de cocaïne dissimulés dans des compartiments aménagés sous la remorque d’un camion. L’itinéraire reconstitué par les enquêteurs reliait le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigeria, le Niger et la Libye. Huit personnes ont été interpellées. Cette cargaison figure parmi les plus importantes saisies de cocaïne effectuées sur le sol nigérien à ce jour.
Les investigations menées par l’OCRTIS ont également établi des liens avec une saisie antérieure de 51,7 kilogrammes de cocaïne à Gaya, le 29 septembre 2025, ainsi qu’avec d’autres interceptions sur les axes sahéliens. Le 9 février 2026, une opération couvrant les localités d’Illéla, Tahoua et Niamey a permis le démantèlement d’un réseau transnational et la saisie de 800 000 comprimés d’ecstasy, pour une valeur estimée à près de 8 milliards de FCFA.
Une continuité opérationnelle face à des trafiquants sophistiqués
L’activité de l’OCRTIS ne se limite pas aux seuls grands coups médiatiques. Depuis plusieurs années, le service a multiplié les interventions ciblées : saisies de 110 000 comprimés de tramadol à Bitinkodji en 2018, démantèlement de réseaux de cannabis à Niamey en 2020, et interception de cargaisons destinées à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient sur les axes sahéliens. Ces actions illustrent une continuité opérationnelle fondée sur le renseignement, la surveillance et l’enquête judiciaire.
Les trafiquants recourent à des techniques de plus en plus sophistiquées : véhicules aménagés, compartiments secrets, téléphones satellitaires et montages financiers transfrontaliers. Face à ces méthodes, l’OCRTIS a intensifié ses capacités d’enquête technique et sa coopération internationale. En effet, elle s’appuie sur des échanges d’information et des partenariats judiciaires et opérationnels pour remonter les filières, identifier les commanditaires et suivre les ramifications régionales des organisations criminelles.
Derrière ce travail prodigieux de l’OCRTIS se tient le Commissaire général de police Aboubacar Issaka Oumarou, Directeur général de l’Office. Ses interventions publiques ont mis en lumière une stratégie axée sur le renforcement des partenariats nationaux et internationaux. Officiers, sous‑officiers et agents, souvent dans l’ombre, mènent filatures, perquisitions et interpellations indispensables à la sécurisation des saisies. Cette stratégie discrète mais déterminée a porté ses fruits.
Les résultats réunis — saisies de 17 tonnes de cannabis, 214,635 kg et 268,045 kg de cocaïne, 800 000 comprimés d’ecstasy et 450 000 comprimés de prégabaline — placent l’OCRTIS parmi les services spécialisés les plus actifs au Sahel sur la question des stupéfiants. Ils révèlent une capacité opérationnelle accrue, mais soulignent aussi la permanence de la menace et la nécessité de renforcer encore la coopération régionale pour endiguer les réseaux transnationaux.
Contactée, la Police nationale du Niger a réaffirmé son engagement à poursuivre les efforts de lutte contre les trafics illicites. Les dossiers saisis sont désormais soumis aux procédures judiciaires en cours, et des poursuites sont engagées contre les personnes interpellées dans les différentes affaires.
Tahoua, 4 juin 2026 — La lutte contre la circulation illicite des armes se poursuit dans la région de Tahoua. Ce jeudi, le gouverneur de la région, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, a assisté à la présentation officielle d’un important lot d’armes, de munitions et de matériels saisis par la gendarmerie nationale à l’issue de plusieurs opérations menées dans les départements de Tahoua et d’Abalak.
Cette nouvelle saisie intervient dans un contexte où les forces de défense et de sécurité intensifient leurs actions contre les réseaux criminels et les groupes armés qui menacent la stabilité de plusieurs zones du pays.
Selon le commandant de la brigade mixte nᵒ 2, les opérations ont permis la récupération d’un arsenal particulièrement conséquent. Le bilan fait état d’un fusil-mitrailleur FM 80, de huit fusils d’assaut AK-47, d’un fusil semi-automatique chinois, de cinq pistolets automatiques ainsi que de huit chargeurs d’AK-47 et d’un important lot de munitions.
Les éléments saisis comprennent également plusieurs moyens logistiques utilisés pour le transport et le ravitaillement, notamment deux motos, un tricycle, une moto Kasea, onze bidons d’essence et cinq bidons de gasoil. Pour les autorités sécuritaires, ces équipements auraient pu alimenter des activités criminelles ou renforcer les capacités opérationnelles d’individus ou de groupes opérant dans la région.
Les autorités saluent l’engagement des forces de sécurité.
À l’occasion de cette présentation, le gouverneur de Tahoua a salué le professionnalisme et l’engagement des forces de défense et de sécurité.
Le colonel-major Souleymane Amadou Moussa a souligné que ces résultats ne constituent pas un fait isolé, mais s’inscrivent dans une série d’opérations réussies menées par les forces engagées sur le terrain. Selon lui, ces saisies démontrent l’efficacité des dispositifs sécuritaires mis en place ainsi que la cohésion qui prévaut entre les différentes composantes des forces de défense et de sécurité.
Le gouverneur a également transmis les félicitations des plus hautes autorités du pays aux militaires engagés dans ces opérations, tout en les encourageant à poursuivre leurs efforts en faveur de la sécurité et de la stabilité de la région.
Présent lors de la cérémonie, le procureur près le Tribunal de grande instance de Tahoua, Mohamed Moussa, a lui aussi salué le travail accompli par les forces de sécurité.
Il a, par ailleurs, lancé un appel à la population afin qu’elle poursuive sa collaboration avec les services compétents en signalant tout comportement suspect ou toute activité susceptible de menacer la sécurité collective. Pour les autorités judiciaires, la participation des citoyens demeure un maillon essentiel dans la prévention et la lutte contre les réseaux criminels.
À travers cette nouvelle saisie, les autorités nigériennes entendent envoyer un message de fermeté aux acteurs de l’insécurité. Dans une région confrontée à de multiples défis sécuritaires, la neutralisation des circuits d’approvisionnement en armes apparaît plus que jamais comme un enjeu central pour préserver la stabilité et protéger les populations.
Zinder, 25 mai 2026 — Dans une opération de grande envergure menée le 19 mai, l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) a réalisé une saisie sans précédent au Niger : ses agents ont extrait 233 briques de cocaïne, d’un poids total de 268,045 kg, d’un camion en provenance d’Accra (Ghana). Il s’agit d’un record national, résultat d’un travail d’enquête et d’interception fondé sur des renseignements opérationnels précis.
Sur la foi d’informations faisant état de la circulation d’un poids lourd suspect, les services compétents ont immédiatement déployé un dispositif de surveillance à l’entrée de la ville de Zinder. Ainsi, l’antenne régionale de l’OCRTIS a intercepté le véhicule et l’a conduit vers des locaux sécurisés pour des contrôles approfondis. La fouille minutieuse a permis la découverte d’un compartiment aménagé sous la remorque contenant les 233 briques de poudre blanche, soigneusement dissimulées.
Huit individus de nationalité nigérienne ont été appréhendés lors de l’opération. Les perquisitions menées dans des garages et domiciles liés aux mis en cause ont aussi permis la découverte de plusieurs plaques d’immatriculation étrangères, corroborant le caractère organisé et transfrontalier du réseau démantelé. Les enquêteurs poursuivent des recherches actives pour interpeller d’autres présumés complices, tant sur le sol national qu’à l’étranger, notamment au Ghana, au Mali et au Togo.
Les premières investigations dévoilent un réseau structuré opérant à l’échelle sous‑régionale, exploitant plusieurs corridors de transit en Afrique de l’Ouest. Selon les éléments de l’enquête, la cargaison aurait quitté Accra, transité par Lomé (Togo), Kandi (Bénin) et Sokoto (Nigeria), avant d’entrer au Niger par Konni, Maradi puis Zinder. La destination finale présumée de la marchandise était la Libye, via la bande sahélo‑saharienne.
Par ailleurs, l’enquête a établi un lien direct entre ce groupe et une précédente affaire : le chef présumé du réseau serait le même individu impliqué dans l’introduction de 51,7 kg de cocaïne saisis à Gaya le 29 septembre 2025. Ce constat renforce l’hypothèse d’un opérateur central orchestrant plusieurs tentatives de trafic à grande échelle.
Au regard de la gravité des faits, le Pôle Judiciaire Spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée reçoit le dossier pour assurer la poursuite des investigations et engager les poursuites judiciaires. Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey, M. Ousmane Beido, a indiqué qu’un mandat d’arrêt international vise déjà le chef présumé du réseau.
Détermination de l’État et appel à la coopération citoyenne
Le Procureur a salué le professionnalisme des agents de l’OCRTIS et la coordination réussie entre les services engagés dans l’opération. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les investigations afin de neutraliser les principaux soutiens et complices du réseau, soulignant que la lutte contre le trafic de stupéfiants constitue un pilier de la sécurité nationale et régionale.
L’État du Niger, sous la conduite du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République et Chef Suprême des Armées, réaffirme ainsi sa détermination à combattre fermement le trafic illicite de stupéfiants, présenté comme une menace lourde pour la stabilité régionale et la santé publique. L’OCRTIS a lancé un appel solennel à la population en faveur d’une collaboration accrue avec les Forces de Défense et de Sécurité, invitant les citoyens à transmettre tout renseignement susceptible de faire avancer les enquêtes.
Pour faciliter cette coopération, des numéros verts ont été mis à disposition : 8383 / 17. « La Police Nationale, c’est votre sécurité et celle de vos biens », a rappelé l’institution, réaffirmant le caractère civique et collectif de la lutte contre le fléau des drogues.
Cette saisie, par son ampleur et par les ramifications transnationales qu’elle met au jour, marque un tournant dans la lutte anti‑stupéfiants au Niger et appelle à un renforcement des mécanismes régionaux de coopération policière et judiciaire pour enrayer durablement ces réseaux organisés.
Nouvelle opération réussie pour les Forces de défense et de sécurité nigériennes. Ce lundi 25 mai 2026, les éléments de la Garde nationale du Niger d’Arlit ont interpellé un individu présenté comme un présumé membre d’un groupe de bandits armés actif sur l’axe stratégique Arlit-Assamaka, un corridor régulièrement emprunté par les transporteurs et voyageurs de la zone sahélienne.
L’homme a été présenté aux autorités administratives en présence du préfet du département d’Arlit, Almoustapha Ousmane. Cette arrestation intervient à la suite de plusieurs renseignements faisant état d’actes de racket et d’agressions visant les usagers de cette route sensible du nord nigérien.
Conduite sous la supervision du colonel Younous Ahmed, l’opération a mobilisé la patrouille départementale de la Garde nationale d’Arlit. Grâce à une intervention rapide et coordonnée, les forces engagées ont pu neutraliser le suspect et procéder à la saisie de plusieurs équipements.
Parmi les objets récupérés figurent une arme de type AK-47, plusieurs munitions, des téléphones portables ainsi que divers autres matériels susceptibles de servir aux activités criminelles du groupe.
À l’issue de la présentation, le préfet Almoustapha Ousmane a transmis les félicitations et les encouragements du gouvernement aux Forces de défense et de sécurité pour leur mobilisation permanente dans la protection des populations et la sécurisation des axes routiers.
Il a également rendu hommage aux efforts continus des FDS dans la lutte contre le grand banditisme, un défi sécuritaire majeur dans plusieurs zones du pays confrontées aux trafics et aux attaques armées.
Après son interpellation, les éléments de la Garde nationale du Niger ont remis le suspect ainsi que l’ensemble du matériel saisi à la Brigade de gendarmerie d’Arlit afin de poursuivre les investigations et d’engager la procédure judiciaire.
À travers cette opération, les autorités nigériennes affichent leur volonté de renforcer la pression sécuritaire sur les groupes criminels opérant dans les régions sensibles du nord du pays, où la sécurisation des corridors routiers reste un enjeu stratégique pour les populations et les activités économiques.
La lutte contre les réseaux criminels et les trafics transfrontaliers a enregistré un nouveau succès dans la région d’Agadez. Ce vendredi 22 mai 2026, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) d’Ingall ont intercepté un convoyeur de produits stupéfiants. Menée par les éléments de l’escadron de la Garde nationale du Niger (GNN), l’opération s’est soldée par l’arrestation d’un suspect et la saisie d’une importante quantité de cannabis, mettant en lumière le rôle stratégique de cette zone de transit.
Tout a commencé en début de journée avec des informations précises recueillies par les services de renseignement sécuritaire d’Agadez. Les agents avaient repéré le déplacement suspect d’un individu circulant sur une moto neuve. L’homme venait de quitter la capitale régionale et progressait à vive allure sur les pistes désertiques en direction de la commune urbaine d’Ingall.
L’information a aussitôt été transmise à l’escadron de la Garde nationale basé à Ingall. Sous la coordination du commandement, les unités se sont déployées rapidement afin de quadriller les axes que le suspect pouvait emprunter pour contourner les postes de contrôle habituels.
Le dispositif de surveillance a rapidement porté ses fruits. Postés en embuscade, les éléments de la Garde nationale ont repéré le motocycliste alors qu’il approchait de la bretelle d’Awalawal, une jonction située à environ dix kilomètres au sud-est d’Ingall.
Grâce à une intervention rapide, les forces de l’ordre ont immobilisé le conducteur avant qu’il ne tente de prendre la fuite à travers le désert. Lors de la fouille corporelle et des bagages fixés sur la moto, les militaires ont découvert une quantité significative de drogues : une brique compacte de cannabis ainsi que plusieurs cornets de chanvre indien prêts pour la revente au détail. D’autres objets compromettants ont également été saisis.
Après les constatations initiales sur le lieu de l’arrestation, les agents ont transféré le suspect, sa moto et l’ensemble des stupéfiants aux autorités compétentes. Ils ont ensuite remis ces éléments à la Brigade territoriale de la Gendarmerie nationale d’Ingall, qui coordonne désormais l’enquête judiciaire pour identifier d’éventuels complices et démanteler le réseau d’approvisionnement.
Mobilité et nouvelles stratégies face aux trafiquants
Cette opération illustre l’évolution des tactiques employées par les Forces de Défense et de Sécurité dans le nord du Niger. Face à des réseaux criminels qui délaissent de plus en plus les véhicules tout-terrain, trop visibles, au profit de motos légères et rapides, les unités de la Garde nationale adaptent leurs modes d’action.
L’utilisation des deux-roues par les patrouilles permet désormais aux militaires de gagner en mobilité, en discrétion et en rapidité d’intervention. Ce mode de déplacement s’avère particulièrement efficace dans l’environnement difficile de la région d’Agadez, marqué par des zones sablonneuses, des oueds asséchés et des pistes secondaires escarpées souvent empruntées par les fraudeurs.
Félicitations de la hiérarchie militaire
La réussite de cette saisie a suscité des réactions positives des autorités régionales d’Agadez. Elles ont salué la vigilance et le professionnalisme des éléments engagés sur le terrain, rappelant les risques encourus lors des interceptions dans ces zones isolées.
Au nom des plus hautes autorités de l’État, notamment le Président de la République, Chef suprême des Armées, et de l’ensemble de la hiérarchie militaire, les responsables sécuritaires d’Ingall ont officiellement transmis leurs félicitations et leurs encouragements aux soldats de l’escadron. Cette reconnaissance vise à soutenir le moral des troupes qui assurent, au quotidien, la surveillance des axes routiers et la protection des populations face à la criminalité transfrontalière.
À l’issue d’une enquête menée conjointement avec le Poste de Police du Marché Dolé, les services d’investigation ont démantelé un réseau présumé de malfaitrices spécialisé dans les vols en réunion, le recel et l’association de malfaiteurs. Cette nouvelle opération du Service interrégional de la Police judiciaire de Zinder porte un coup sévère à la criminalité urbaine dans la région.
L’affaire trouve son origine dans une plainte relative au vol de quinze mètres de bazin dans une boutique du marché. Alertés, les éléments du Poste de Police du Marché Dolé ont rapidement exploité les images issues du système de vidéosurveillance du commerce en question. Les enregistrements ont permis d’identifier puis d’interpeller deux principales suspectes.
Six femmes interpellées, cinq en fuite
Placées en garde à vue avant leur transfert au SIRPJ le 13 mai 2026, les mises en cause ont fait l’objet d’interrogatoires approfondis menés par les officiers de police judiciaire. Les auditions, confrontations et actes d’enquête ont progressivement permis aux enquêteurs de remonter toute la chaîne présumée du réseau criminel.
Au total, six femmes de nationalité nigérienne, âgées de 23 à 40 ans, ont été interpellées dans le cadre de cette procédure judiciaire. Cinq autres suspectes restent activement recherchées par les services compétents.
Un mode opératoire bien rodé et un circuit parallèle de recel
Les premiers éléments de l’enquête, les prévenues opéraient selon un mode opératoire bien rodé. Toujours vêtues de grands hijabs afin de dissimuler leurs mouvements, elles ciblaient principalement les boutiques, les étalages commerciaux ainsi que les vendeurs ambulants dans les marchés et sur la voie publique.
Les suspectes simulaient des achats afin de détourner l’attention des commerçants. Pendant qu’une des membres engageait le vendeur dans des discussions, les autres profitaient d’un moment d’inattention pour soustraire discrètement des marchandises qu’elles cachaient sous leurs vêtements avant de quitter rapidement les lieux.
Des saisies et des preuves accablantes
Les investigations ont révélé l’existence présumée d’un circuit parallèle de recel. Les suspectes écoulaient les produits volés — tissus de valeur, chaussures, voiles, hijabs, bijoux et divers articles ménagers — à des prix dérisoires auprès de complices installées dans certains quartiers de la ville.
Dans le cadre de la procédure, les enquêteurs ont mené plusieurs perquisitions et saisi plusieurs pièces à conviction, dont une abaya, un pagne, un tissu de type “lèche” ainsi qu’un complet de Bazin déjà cousu.
Un préjudice estimé à 1,5 million CFA
Les policiers ont saisi une somme de 150 000 francs CFA. Selon les éléments recueillis, les suspectes ont proposé cet argent pour tenter un règlement amiable avec la victime avant l’intervention des forces de l’ordre. À ce stade de l’enquête préliminaire, les enquêteurs ont identifié cinq victimes et évalué le préjudice provisoire à un million cinq cent mille francs CFA. À travers cette opération, la Police judiciaire intensifie la lutte contre les réseaux organisés de vol et de recel qui perturbent les activités commerciales dans les marchés de la région.
Appel à la vigilance des populations
Le Service Inter-Régional de la Police Judiciaire de Zinder appelle par ailleurs les populations à davantage de vigilance et encourage les citoyens à signaler tout comportement suspect susceptible de relever d’activités délictuelles ou criminelles.
Les investigations se poursuivent afin de retrouver les complices toujours en fuite et d’établir l’étendue exacte des faits susceptibles d’être retenus contre les différentes mises en cause.
Grâce à un coup de filet spectaculaire mené le lundi 18 mai 2026 à la gare routière de Gaya, les forces de l’ordre ont mis la main sur un arsenal d’explosifs dissimulé dans des sacs de Garis. Un suspect a été interpellé au cœur de cet axe transfrontalier hautement surveillé.
La vigilance a payé à la frontière sud du pays. En effet, la police départementale de Gaya a neutralisé une grave menace sécuritaire en réalisant une saisie d’envergure dans l’enceinte de la gare routière de la commune. Lors d’une opération de surveillance ciblée, les forces de sécurité ont intercepté une cargaison suspecte qui s’apprêtait à prendre la route de la capitale.
Sous une apparente banalité, les contrebandiers ont misé sur le camouflage : ils ont officiellement enregistré et présenté le chargement, composé de cinq sacs distincts, comme un lot de denrées alimentaires. Toutefois, l’inspection minutieuse des agents a rapidement fait voler la supercherie en éclats.
À l’intérieur des colis de « Garis », les enquêteurs ont découvert un véritable arsenal d’ingénierie explosive, comprenant précisément :
461 bâtons de dynamite à haut potentiel destructeur ;
201 câbles de détonateurs, indispensables pour déclencher les charges.
Les forces de sécurité ont immédiatement appréhendé le convoyeur de ce matériel de guerre, un ressortissant nigérien.
L’axe Malanville-Niamey au cœur des interrogatoires
Soumis au feu des premières questions des enquêteurs, le suspect est passé aux aveux sur la trajectoire de la cargaison. Selon ses déclarations, la marchandise prohibée lui aurait été remise par un commanditaire opérant depuis la ville frontalière de Malanville, située juste en face, sur la rive béninoise. Ainsi, la destination finale de cette livraison explosive était claire et centralisée : Niamey.
Les investigations se poursuivent désormais pour identifier les ramifications exactes de cette filière, déterminer le profil du donneur d’ordre au Bénin ainsi que celui du réceptionnaire attendu dans la capitale nigérienne.
L’alliance sacrée entre la police et la population du Dendi
Cette réussite opérationnelle met en lumière l’importance capitale du renseignement humain dans la lutte contre les trafics illicites et l’insécurité transfrontalière. Par ailleurs, le directeur départemental de la police a tenu à saluer publiquement le réflexe patriotique et la vigilance aiguë des populations du Dendi.
Selon l’autorité policière, la coopération étroite et spontanée des habitants de cette région frontalière a été le pivot essentiel de la réussite de ce coup de filet. Il a profité de cette tribune pour exhorter l’ensemble des citoyens à maintenir, voire à intensifier, cette dynamique de collaboration étroite avec les forces de défense et de sécurité afin de consolider durablement la protection du territoire national.
La capitale nigérienne vient de connaître un nouvel épisode dans la lutte contre la criminalité urbaine. La Direction de la Police Judiciaire (DPJ) a interpellé un individu de 56 ans, de nationalité nigérienne, déjà connu de la justice, soupçonné d’avoir commis une série de vols dans plusieurs agences et sièges de banques à Niamey.
Un mode opératoire bien rodé
Selon les enquêteurs, le suspect se présentait dans les établissements bancaires vêtu avec élégance — veste ou boubou — afin d’inspirer confiance et ne pas éveiller de soupçons. Une fois installé dans le hall, il simulait un appel téléphonique et observait discrètement les mouvements des agents. Dès qu’un bureau était laissé ouvert, il s’y introduisait pour dérober sacs, pochettes, téléphones portables et sommes d’argent. Après son forfait, il quittait les lieux en continuant sa mise en scène, avant de disparaître en taxi.
Des vols en série filmés par les caméras
Pour écouler les téléphones volés, l’homme se présentait chez des revendeurs avec une facture en main, justifiant un besoin pressant et expliquant le bradage des appareils. Plusieurs caméras de surveillance ont capté ses agissements, confirmant son implication. Au total, le mis en cause a visité deux sièges, dix agences bancaires et une clinique médicale.
La police lance un appel à la vigilance citoyenne
La DPJ souligne que cette arrestation illustre la détermination des forces de l’ordre à protéger les citoyens et leurs biens. Elle appelle la population à redoubler de vigilance et à collaborer activement en signalant tout comportement suspect. La Police Nationale rappelle ainsi sa mission fondamentale : assurer votre sécurité et celle de vos biens. Numéros verts : 17 / 8383
NIAMEY, 22 avril 2026 – En mars 2026, les routes nigériennes ont fauché 32 vies et grièvement blessé 192 personnes. La Police nationale a recensé 1 133 accidents en seulement 31 jours, soit une hausse de 3,18 % par rapport à février. Ainsi, ce bilan dramatique met en lumière l’insécurité routière qui ronge le pays et brise des familles chaque jour.
Avec 1 133 collisions recensées sur l’ensemble du territoire, les statistiques affichent une progression inquiétante de 3,18 % par rapport au mois de février. Dans ce contexte de modernisation du pays, la route reste un défi majeur. Derrière cette froide arithmétique se cache une réalité sociale dévastatrice : des familles brisées et une pression accrue sur les services d’urgence.
Niamey, épicentre de la crise
La géographie du risque révèle de profondes disparités régionales. Sans surprise, la capitale Niamey se positionne comme la zone la plus anxiogène avec 731 accidents, soit près de deux tiers des cas nationaux. Par ailleurs, elle est suivie par les régions de Tahoua (98 cas), Maradi (83) et Zinder (81). À l’autre extrémité du spectre, la région de Diffa apparaît comme une oasis de relative sécurité avec seulement 5 incidents signalés.
Qu’ils soient conducteurs (392 victimes), passagers (299) ou simples piétons (187), aucun usager de la route n’échappe à la menace. La vulnérabilité des marcheurs, souvent les plus démunis face à la violence des chocs, reste un point particulièrement préoccupant pour les autorités.
Le « choix » de l’imprudence
L’analyse des causes de ces tragédies est sans appel : la fatalité n’a que peu de place dans les rapports de police. Dans près d’un cas sur deux (49,33 %), les comportements humains provoquent directement les accidents. Le bilan pointe du doigt un triptyque mortel :
L’imprudence caractérisée (559 cas) ;
Le mépris des priorités (284 cas) ;
L’excès de vitesse et l’inattention (254 cas).
« L’imprudence n’est pas une fatalité, c’est un choix », martèle la Police nationale dans son communiqué. Respecter le code de la route, c’est sauver des vies, rappellent les forces de l’ordre.
Un appel à la conscience collective
Face à ce constat, les forces de l’ordre en appellent à un sursaut citoyen. Plus qu’une simple obligation réglementaire, le respect du Code de la route est érigé en acte de patriotisme.
Pour tenter d’enrayer cette spirale, la Police nationale multiplie les messages de prévention, rappelant que « mieux vaut arriver tard que jamais ». En effet, la Police nationale présente la modération de la vitesse et la vigilance constante comme les uniques remparts contre la mort sur l’asphalte.
En publiant ces chiffres, les autorités espèrent provoquer un choc psychologique chez les usagers. À l’heure où le pays se modernise, la route ne doit plus être ce lieu où le destin s’arrête brutalement par manque de discipline. Ainsi, pour toute urgence ou signalement, les numéros verts 17 et 8383 restent à la disposition des citoyens.
Toutefois, une question demeure : la société nigérienne est‑elle prête à transformer ses habitudes pour que la route cesse d’être un piège mortel ?
NIAMEY, 22 avril 2026 – Dans un pays carrefour, au cœur des routes sahéliennes, la lutte contre le narco‑trafic prend une dimension nouvelle. Mardi 21 avril 2026, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le général de division Mohamed Toumba, a dressé un bilan chiffré de l’offensive sécuritaire en cours. Pas moins de 9 289 individus ont été appréhendés, marquant une étape sans précédent dans la stratégie de nettoyage des réseaux criminels.
C’est sur les ondes de la Radio et Télévision du Niger (RTN) que le haut responsable a choisi de porter à la connaissance du public l’ampleur des opérations. Ainsi, ce chiffre massif de plus de 9 000 arrestations illustre la volonté de Niamey de ne plus laisser le territoire national servir de sanctuaire ou de zone de transit aux cartels qui déstabilisent la région.
Un réseau aux ramifications internationales
L’analyse de la composition des personnes interpellées révèle la complexité du phénomène. Si la grande majorité des suspects est de nationalité nigérienne (environ 8 000 individus), la présence de près de 1 200 ressortissants étrangers souligne le caractère transnational de cette criminalité.
De fait, pour le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le trafic de stupéfiants n’est pas seulement un enjeu de santé publique, mais une menace directe pour la sécurité nationale. Les autorités nigériennes voient dans l’économie de la drogue le carburant d’autres formes d’insécurité qui frappent le Sahel, notamment le financement de groupes armés.
Une doctrine de fermeté
L’annonce du général Toumba s’inscrit dans une doctrine de « tolérance zéro » visant à intensifier la traque des réseaux criminels. Pour le gouvernement, ces résultats traduisent une montée en puissance des services de renseignement et des forces de sécurité sur l’ensemble du territoire.
« Ces arrestations traduisent la détermination des autorités à intensifier la lutte contre les réseaux criminels qui menacent la sécurité et la stabilité du pays », a réaffirmé le ministre lors de son entretien.
En somme, Niamey perçoit cette offensive sécuritaire comme un signal fort envoyé aux partenaires régionaux et aux organisations criminelles : le Niger entend reprendre le contrôle total de ses corridors. Cependant, si ce bilan impressionne par son ampleur, le défi reste de taille pour la justice nigérienne, qui devra désormais traiter ces dossiers complexes tout en maintenant la pression sur les circuits financiers du trafic.
Cette déclaration intervient dans un contexte de souveraineté renforcée, où le CNSP place la lutte contre les fléaux sociaux et les économies souterraines au cœur de sa feuille de route pour la refondation de l’État. Toutefois, une question demeure : ce bilan spectaculaire se traduira‑t‑il par une victoire durable contre les réseaux criminels ?
Les faits sont là, et ils sont glaçants. Selon les dernières données de l’Agence nigérienne de la sécurité routière (ANISER), publiées vendredi 10 avril, le bilan de l’année 2025 révèle une réalité brutale : 7 116 accidents corporels ont déchiré des familles nigériennes, laissant derrière eux 1 245 morts et 4 439 blessés graves. À ces pertes humaines s’ajoutent des pertes matérielles considérables, qui fragilisent davantage l’économie nationale.
Une cartographie du danger
Certes, les autorités notent une légère baisse du nombre total d’accidents par rapport aux années précédentes. Cependant, cette diminution ne se traduit pas encore par une réduction des victimes : le nombre de blessés graves s’élève à 4 439 pour la seule année écoulée.
Par ailleurs, en examinant la répartition géographique, on observe que les zones urbaines et les grands axes interurbains sont les plus touchés. Sans surprise, la capitale Niamey arrive en tête des statistiques, suivie de Tahoua, Zinder et Dosso (avec 671 accidents répertoriés).
Cette concentration du trafic dans des zones névralgiques exige une surveillance accrue et des infrastructures plus sécurisées.
Le facteur humain : principal coupable
Bien que l’état des routes et des véhicules soit parfois mis en cause, l’ANISER souligne un point crucial : le comportement des usagers reste la cause principale des drames. En effet, dans la majorité des cas, l’imprudence, l’excès de vitesse ou le non-respect du code de la route transforment nos voies de communication en zones de deuil.
Vers une riposte nationale
C’est pourquoi, face à cette situation inquiétante, le ministère de tutelle et l’ANISER lancent une vaste campagne de prévention. L’objectif est double :
Enrayer la recrudescence des accidents sur les routes urbaines et interurbaines.
Inculquer une véritable culture de la sécurité routière chez chaque citoyen.
Cependant, même si l’État multiplie les efforts de sensibilisation, la sécurité routière demeure une responsabilité partagée. En fin de compte, c’est par un changement radical de comportement que le Niger parviendra à stopper cette hémorragie humaine et matérielle sur ses routes.
Sous le sable d’Agadez, le flair des douaniers déjoue un convoi de dynamite. Dans la nuit du 5 au 6 avril 2026, la Brigade d’Intervention et de Recherche (BIR) d’Agadez a réalisé une saisie d’envergure. Dissimulée derrière un convoi d’eau minérale, une cargaison massive d’explosifs a été interceptée, illustrant la vigilance accrue aux portes du désert.
Le stratagème était presque parfait. Pour rallier la capitale régionale de l’Aïr sans attirer l’attention, les trafiquants avaient misé sur le quotidien : l’eau minérale. Un premier poids lourd, parti de Niamey sous une apparence banale, transportait en réalité une cargaison de mort.
Or, c’est à 25 kilomètres de la ville d’Agadez que l’opération a basculé dans la ruse tactique. Pour brouiller les pistes et contourner la vigilance des postes de contrôle habituels, la marchandise a été transbordée sur une camionnette plus discrète. Ce changement de véhicule en plein désert visait à tromper les services de renseignement. Cependant, la manœuvre n’a pas échappé au regard des « soldats de l’économie ».
En effet, grâce à une information précise et une filature rigoureuse, la Brigade d’Intervention et de Recherche (BIR) a stoppé net le véhicule suspect. Le bilan de la fouille est impressionnant et souligne l’ampleur du danger qui circulait sur nos routes :
– 73 920 bâtons de dynamite, répartis méthodiquement dans 224 sacs ;
– 1 000 unités de fusibles, composants essentiels au déclenchement des charges.
Le professionnalisme contre l’ingéniosité criminelle
Cette saisie record n’est pas le fruit du hasard. Elle témoigne de l’évolution des méthodes de la Direction Générale des Douanes. Face à des trafiquants qui redoublent d’ingéniosité — en utilisant notamment des produits de première nécessité comme couverture — le BIR oppose désormais une réponse fondée sur le renseignement humain et technique.
« Cette saisie illustre notre détermination à protéger le pays », a déclaré un responsable sécuritaire, soulignant la coordination efficace entre les différents échelons de sécurité du Niger, de la capitale jusqu’aux confins du Grand Nord.
Les enquêteurs ont déjà remonté la piste jusqu’à l’origine du transport à Niamey. Cette réactivité démontre en effet une vigilance accrue face aux menaces transfrontalières.
Vers une surveillance renforcée des flux sensibles
Certes, cette opération est un succès indiscutable pour la sécurité nationale. Mais une question demeure : comment un stock aussi massif de dynamite a-t-il pu parcourir près de 900 kilomètres avant d’être intercepté ? Cette faille logistique suggère que les réseaux de complicité pourraient être plus profonds qu’il n’y paraît, obligeant l’État à renforcer encore davantage ses verrous sécuritaires sur l’axe Sud-Nord.
L’enquête devra désormais déterminer si ce convoi était une commande isolée ou le maillon d’une chaîne de livraison beaucoup plus vaste, destinée aux sites miniers transfrontaliers.
Grâce à une alliance inédite entre les services de renseignement et les habitants, la Police judiciaire a démantelé plusieurs cellules criminelles qui semaient la psychose. La capitale du Damagaram peut désormais pousser un soupir de soulagement.
Le mode opératoire de ces réseaux criminels était parfaitement huilé, digne d’un scénario de film. À Zinder, un groupe de six malfaiteurs ciblait méthodiquement les clients à la sortie des établissements bancaires. À bord de motos rapides, ils n’hésitaient pas à brandir des armes à feu pour dépouiller leurs victimes.
Mais la mécanique s’est brisée. Lors d’une présentation officielle, le Service Interrégional de la Police Judiciaire (SIRPJ) a exhibé quatre membres du réseau désormais derrière les barreaux. Deux complices restent en fuite, mais le butin saisi est conséquent : devises étrangères, passeports et tout l’arsenal logistique des braqueurs. Cette opération marque un coup d’arrêt majeur pour une criminalité transfrontalière qui s’appuyait sur la mobilité des deux-roues.
Cambriolages nocturnes : le gang des téléphones neutralisé
Outre les braquages violents, Zinder était également frappée par une série de cambriolages nocturnes. La Police nationale a mis fin aux agissements de ce second gang, responsable d’au moins vingt vols recensés, en procédant à l’arrestation de son chef. Les enquêteurs ont saisi quinze téléphones portables, preuve tangible de l’ampleur des délits.
Le receleur, en revanche, a réussi à prendre la fuite et reste activement recherché. Mais la chute du meneur et la désorganisation du réseau fragilisent déjà tout le circuit de revente des objets volés. Cette opération illustre la volonté des autorités de s’attaquer à la petite délinquance avec la même détermination que face au grand banditisme.
Le Directeur régional de la Police nationale a salué la mobilisation citoyenne, soulignant que les renseignements transmis en temps réel par les habitants ont été décisifs. « Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est grâce au haut niveau de collaboration de la population », a-t-il déclaré.
Fratricide sous stupéfiants : la face sombre de la criminalité
Derrière les statistiques de la criminalité organisée se cache une réalité sociale plus sombre : celle des drames familiaux liés aux stupéfiants. Lors de la présentation de ses résultats aux autorités et à la population, la police a exposé le cas d’un homme accusé d’avoir mortellement poignardé son frère au cours d’une dispute sous l’emprise de la drogue. La victime a succombé à un coup porté en plein cœur.
Ce fratricide met en lumière l’urgence de renforcer la lutte contre les stupéfiants, un fléau qui fragilise le tissu social de Zinder. Pour le Procureur de la République, cette affaire rappelle que la sécurité ne se limite pas aux rues : elle doit aussi être une vigilance constante au sein des foyers.
Citoyens et policiers : une alliance décisive pour la sécurité
Le succès de ces interventions repose sur un pilier central : l’engagement des civils. Le Directeur régional de la Police nationale l’a rappelé avec insistance : les alertes transmises en temps réel par les riverains ont permis aux unités d’agir avec une précision chirurgicale.
À Zinder, le crime ne connaît pas de repos, mais la peur change désormais de camp. Les suspects attendent leur comparution devant le parquet, tandis que la police appelle à maintenir ce niveau de collaboration citoyenne. Plus qu’une victoire ponctuelle, ces opérations traduisent une dynamique nouvelle : celle d’une sécurité partagée, où la vigilance des habitants et la détermination des forces de l’ordre convergent pour préserver la paix sociale.