Les faits sont là, et ils sont glaçants. Selon les dernières données de l’Agence nigérienne de la sécurité routière (ANISER), publiées vendredi 10 avril, le bilan de l’année 2025 révèle une réalité brutale : 7 116 accidents corporels ont déchiré des familles nigériennes, laissant derrière eux 1 245 morts et 4 439 blessés graves. À ces pertes humaines s’ajoutent des pertes matérielles considérables, qui fragilisent davantage l’économie nationale.
Une cartographie du danger
Certes, les autorités notent une légère baisse du nombre total d’accidents par rapport aux années précédentes. Cependant, cette diminution ne se traduit pas encore par une réduction des victimes : le nombre de blessés graves s’élève à 4 439 pour la seule année écoulée.
Par ailleurs, en examinant la répartition géographique, on observe que les zones urbaines et les grands axes interurbains sont les plus touchés. Sans surprise, la capitale Niamey arrive en tête des statistiques, suivie de Tahoua, Zinder et Dosso (avec 671 accidents répertoriés).
Cette concentration du trafic dans des zones névralgiques exige une surveillance accrue et des infrastructures plus sécurisées.
Le facteur humain : principal coupable
Bien que l’état des routes et des véhicules soit parfois mis en cause, l’ANISER souligne un point crucial : le comportement des usagers reste la cause principale des drames. En effet, dans la majorité des cas, l’imprudence, l’excès de vitesse ou le non-respect du code de la route transforment nos voies de communication en zones de deuil.
Vers une riposte nationale
C’est pourquoi, face à cette situation inquiétante, le ministère de tutelle et l’ANISER lancent une vaste campagne de prévention. L’objectif est double :
Enrayer la recrudescence des accidents sur les routes urbaines et interurbaines.
Inculquer une véritable culture de la sécurité routière chez chaque citoyen.
Cependant, même si l’État multiplie les efforts de sensibilisation, la sécurité routière demeure une responsabilité partagée. En fin de compte, c’est par un changement radical de comportement que le Niger parviendra à stopper cette hémorragie humaine et matérielle sur ses routes.
Sous le sable d’Agadez, le flair des douaniers déjoue un convoi de dynamite. Dans la nuit du 5 au 6 avril 2026, la Brigade d’Intervention et de Recherche (BIR) d’Agadez a réalisé une saisie d’envergure. Dissimulée derrière un convoi d’eau minérale, une cargaison massive d’explosifs a été interceptée, illustrant la vigilance accrue aux portes du désert.
Le stratagème était presque parfait. Pour rallier la capitale régionale de l’Aïr sans attirer l’attention, les trafiquants avaient misé sur le quotidien : l’eau minérale. Un premier poids lourd, parti de Niamey sous une apparence banale, transportait en réalité une cargaison de mort.
Or, c’est à 25 kilomètres de la ville d’Agadez que l’opération a basculé dans la ruse tactique. Pour brouiller les pistes et contourner la vigilance des postes de contrôle habituels, la marchandise a été transbordée sur une camionnette plus discrète. Ce changement de véhicule en plein désert visait à tromper les services de renseignement. Cependant, la manœuvre n’a pas échappé au regard des « soldats de l’économie ».
En effet, grâce à une information précise et une filature rigoureuse, la Brigade d’Intervention et de Recherche (BIR) a stoppé net le véhicule suspect. Le bilan de la fouille est impressionnant et souligne l’ampleur du danger qui circulait sur nos routes :
– 73 920 bâtons de dynamite, répartis méthodiquement dans 224 sacs ;
– 1 000 unités de fusibles, composants essentiels au déclenchement des charges.
Le professionnalisme contre l’ingéniosité criminelle
Cette saisie record n’est pas le fruit du hasard. Elle témoigne de l’évolution des méthodes de la Direction Générale des Douanes. Face à des trafiquants qui redoublent d’ingéniosité — en utilisant notamment des produits de première nécessité comme couverture — le BIR oppose désormais une réponse fondée sur le renseignement humain et technique.
« Cette saisie illustre notre détermination à protéger le pays », a déclaré un responsable sécuritaire, soulignant la coordination efficace entre les différents échelons de sécurité du Niger, de la capitale jusqu’aux confins du Grand Nord.
Les enquêteurs ont déjà remonté la piste jusqu’à l’origine du transport à Niamey. Cette réactivité démontre en effet une vigilance accrue face aux menaces transfrontalières.
Vers une surveillance renforcée des flux sensibles
Certes, cette opération est un succès indiscutable pour la sécurité nationale. Mais une question demeure : comment un stock aussi massif de dynamite a-t-il pu parcourir près de 900 kilomètres avant d’être intercepté ? Cette faille logistique suggère que les réseaux de complicité pourraient être plus profonds qu’il n’y paraît, obligeant l’État à renforcer encore davantage ses verrous sécuritaires sur l’axe Sud-Nord.
L’enquête devra désormais déterminer si ce convoi était une commande isolée ou le maillon d’une chaîne de livraison beaucoup plus vaste, destinée aux sites miniers transfrontaliers.
Grâce à une alliance inédite entre les services de renseignement et les habitants, la Police judiciaire a démantelé plusieurs cellules criminelles qui semaient la psychose. La capitale du Damagaram peut désormais pousser un soupir de soulagement.
Le mode opératoire de ces réseaux criminels était parfaitement huilé, digne d’un scénario de film. À Zinder, un groupe de six malfaiteurs ciblait méthodiquement les clients à la sortie des établissements bancaires. À bord de motos rapides, ils n’hésitaient pas à brandir des armes à feu pour dépouiller leurs victimes.
Mais la mécanique s’est brisée. Lors d’une présentation officielle, le Service Interrégional de la Police Judiciaire (SIRPJ) a exhibé quatre membres du réseau désormais derrière les barreaux. Deux complices restent en fuite, mais le butin saisi est conséquent : devises étrangères, passeports et tout l’arsenal logistique des braqueurs. Cette opération marque un coup d’arrêt majeur pour une criminalité transfrontalière qui s’appuyait sur la mobilité des deux-roues.
Cambriolages nocturnes : le gang des téléphones neutralisé
Outre les braquages violents, Zinder était également frappée par une série de cambriolages nocturnes. La Police nationale a mis fin aux agissements de ce second gang, responsable d’au moins vingt vols recensés, en procédant à l’arrestation de son chef. Les enquêteurs ont saisi quinze téléphones portables, preuve tangible de l’ampleur des délits.
Le receleur, en revanche, a réussi à prendre la fuite et reste activement recherché. Mais la chute du meneur et la désorganisation du réseau fragilisent déjà tout le circuit de revente des objets volés. Cette opération illustre la volonté des autorités de s’attaquer à la petite délinquance avec la même détermination que face au grand banditisme.
Le Directeur régional de la Police nationale a salué la mobilisation citoyenne, soulignant que les renseignements transmis en temps réel par les habitants ont été décisifs. « Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est grâce au haut niveau de collaboration de la population », a-t-il déclaré.
Fratricide sous stupéfiants : la face sombre de la criminalité
Derrière les statistiques de la criminalité organisée se cache une réalité sociale plus sombre : celle des drames familiaux liés aux stupéfiants. Lors de la présentation de ses résultats aux autorités et à la population, la police a exposé le cas d’un homme accusé d’avoir mortellement poignardé son frère au cours d’une dispute sous l’emprise de la drogue. La victime a succombé à un coup porté en plein cœur.
Ce fratricide met en lumière l’urgence de renforcer la lutte contre les stupéfiants, un fléau qui fragilise le tissu social de Zinder. Pour le Procureur de la République, cette affaire rappelle que la sécurité ne se limite pas aux rues : elle doit aussi être une vigilance constante au sein des foyers.
Citoyens et policiers : une alliance décisive pour la sécurité
Le succès de ces interventions repose sur un pilier central : l’engagement des civils. Le Directeur régional de la Police nationale l’a rappelé avec insistance : les alertes transmises en temps réel par les riverains ont permis aux unités d’agir avec une précision chirurgicale.
À Zinder, le crime ne connaît pas de repos, mais la peur change désormais de camp. Les suspects attendent leur comparution devant le parquet, tandis que la police appelle à maintenir ce niveau de collaboration citoyenne. Plus qu’une victoire ponctuelle, ces opérations traduisent une dynamique nouvelle : celle d’une sécurité partagée, où la vigilance des habitants et la détermination des forces de l’ordre convergent pour préserver la paix sociale.
Le silence est revenu sur les communes d’Alélla et de Konni, mais il est celui du deuil. Jeudi 26 mars 2026 restera marqué par l’effroi. Des incursions armées ont coûté la vie à trente-trois personnes, laissant derrière elles une communauté meurtrie et un cheptel décimé. Au-delà du bilan humain, ce drame repose avec acuité la question de la porosité des frontières et de l’émergence de nouveaux foyers d’insécurité dans le sud de la région de Tahoua.
L’attaque a été chirurgicale et brutale. En ciblant plusieurs villages simultanément, les assaillants n’ont pas seulement visé des vies humaines, ils ont frappé le cœur économique de ces localités en emportant plus de 500 têtes de bétail. Ce rapt massif illustre une stratégie de prédation désormais classique dans les zones de conflit, où l’asphyxie financière des populations rurales précède souvent la prise de contrôle territoriale.
Le défi de la souveraineté frontalière
Bien que l’acte ne porte pas encore de signature officielle, les regards convergent vers la zone frontalière du Nigeria. C’est ici, dans ces confins géographiques complexes, que les mouvements terroristes, notamment le groupe des Lakurawas, tentent d’imposer leur loi. Pour le Niger, l’enjeu est double : protéger ses populations tout en verrouillant une frontière où les groupes armés circulent avec une agilité déconcertante.
En se rendant sur place le lundi 30 mars, le Gouverneur de la région de Tahoua, le Colonel-major Souleymane Moussa Amadou, a tenu à rassurer. Son message est ferme : les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) tiennent les positions et la situation est désormais sous contrôle. Toutefois, cette présence militaire, si nécessaire soit-elle, doit désormais composer avec la menace diffuse de groupes mobiles qui exploitent les moindres failles du relief.
Birnin Konni : un traumatisme social et économique
Les cinq blessés évacués vers les centres de soins racontent une histoire de terreur, mais aussi de résilience. Pour les habitants d’Alélla et de Konni, la perte de leur cheptel représente une tragédie de long terme. Au Sahel, le bétail est bien plus qu’une ressource ; c’est une banque sur pied, une assurance contre les mauvaises récoltes. En privant ces familles de leur capital, les assaillants cherchent à briser la résistance des communautés villageoises.
L’absence de revendication immédiate accroît l’inquiétude. Elle laisse planer une incertitude sur les motivations réelles des tueurs : s’agissait-il d’une simple opération de razzia ou d’une manœuvre d’intimidation politique visant à déstabiliser l’autorité de l’État dans cette région stratégique ?
La riposte des FDS : entre vigilance et offensive
La réponse de l’État nigérien ne s’est pas fait attendre. Le déploiement renforcé des patrouilles dans le département de Birnin Konni vise à restaurer un sentiment de sécurité indispensable à la reprise des activités quotidiennes. Les autorités militaires travaillent activement à la sécurisation des couloirs de transhumance et des axes commerciaux, vitaux pour cette zone d’échanges avec le géant nigérian.
La refondation sécuritaire prônée par les autorités de transition trouve ici un terrain d’application concret. Il ne s’agit plus seulement de réagir à l’attaque, mais de mettre en place un maillage territorial capable d’anticiper ces incursions meurtrières. La collaboration avec les populations locales, premières vigies face à l’insécurité, devient alors le pivot de cette nouvelle stratégie de défense.
L’ombre des Lakurawas et la métamorphose de la menace
L’émergence ou le renforcement de groupes comme les Lakurawas dans cette zone frontalière modifie la donne sécuritaire pour le Niger. Longtemps préservée des grands massacres de masse connus dans la zone des « trois frontières », la région de Tahoua doit désormais faire face à une menace hybride, entre banditisme de grand chemin et djihadisme structuré. La sécurisation de Birnin Konni sera, sans aucun doute, l’un des baromètres de la capacité de l’État à protéger l’intégralité de son territoire national face à des adversaires sans visage.
La traque sans relâche dans l’immensité du désert porte ses fruits. Ce lundi 30 mars 2026, la préfecture d’Iférouane, dans la région d’Agadez, est devenue le théâtre d’une démonstration de force et de vigilance. Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) y ont exposé un impressionnant arsenal saisi lors de récents affrontements à la lisière de la frontière algérienne. Un signal fort envoyé aux groupes armés et aux réseaux de trafiquants qui écument la zone.
Ce n’est pas seulement du matériel qui a été présenté au public ce lundi, mais le résultat d’une coordination millimétrée. Sous l’égide de la Garde Nationale du Niger (GNN) et de l’UNVP, appuyées par la mission Garkoua, les unités de terrain ont neutralisé une menace sérieuse après deux accrochages violents dans le secteur de Tchibarakatène.
Le bilan de l’opération témoigne de la dangerosité des éléments interceptés. En plus de capturer huit assaillants, les militaires nigériens ont saisi un butin hétéroclite mais stratégique : des fusils d’assaut AK-47, des armes lourdes de type M80, ainsi que des véhicules tout-terrain que l’ennemi a abandonnés dans la précipitation de sa fuite.
Plus révélateur encore, la saisie d’un dispositif de connexion satellite Starlink et de plusieurs téléphones Android confirme que ces groupes utilisent des technologies de pointe pour coordonner leurs mouvements dans le Sahara. Des pièces d’identité étrangères ont également été retrouvées, confirmant la dimension transfrontalière de l’insécurité dans cette partie du pays.
Devant une délégation composée du Préfet d’Iférouane, du Sultan et des chefs traditionnels, la cérémonie d’exposition a pris des airs de forum pour la paix. Chaque prise de parole a martelé le même message : la sécurité n’est pas l’affaire des seuls porteurs d’uniforme. Par ailleurs, l’engagement des populations civiles et la vigilance des chefs de tribus sont les piliers invisibles de cette victoire.
Le Secrétaire Général de l’UNVP et le représentant du Sultan ont d’ailleurs insisté sur la nécessité de maintenir cette union sacrée pour protéger les sites miniers, notamment le « site 40 », vital pour l’économie locale mais souvent la cible de convoitises.
Cette opération illustre la nouvelle doctrine de présence active sur les frontières. En frappant fort près de la frontière algéro-nigérienne, Niamey réaffirme sa souveraineté sur l’intégralité de son territoire, même dans ses zones les plus reculées.
Malgré l’immensité sablonneuse et les défis logistiques, les FDS démontrent une capacité de réaction rapide. Pour les habitants d’Iférouane et les jeunes de la société civile venus en nombre, cette exposition est une preuve concrète que l’État veille, transformant ainsi la peur en un sentiment de protection retrouvée.
La technologie, le nouveau défi des frontières
L’apparition de kits de communication satellite comme Starlink entre les mains de groupes non étatiques change la donne. Elle permet aux assaillants de s’affranchir des zones de couverture classiques pour coordonner des attaques ou des trafics. La réponse des FDS, en saisissant ce matériel, montre que le renseignement technique nigérien est désormais capable de traquer ces signaux dans le vide saharien.
Face à l’urgence sécuritaire qui frappe le Sahel, le Niger franchit un palier stratégique majeur. Le Conseil des ministres du 27 mars 2026, sous la présidence du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a acté la naissance des « Domol Leydi ». En effet, ces brigades de volontaires pour l’autodéfense marquent un tournant dans la mobilisation des populations aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS).
Le Niger muscle son dispositif de protection du territoire. Littéralement traduits par « Protecteurs de la Patrie », les Domol Leydi s’inspirent directement de l’expérience des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) du Burkina Faso voisin. Cette mesure s’inscrit dans la continuité de l’ordonnance nᵒ 2025-42 du 26 décembre 2025, qui encadre déjà la mobilisation générale dans le pays.
Une stratégie de proximité : Sensibiliser, Renseigner, Défendre
Par ailleurs, le déploiement de ces brigades répond à une nécessité pragmatique : soulager les FDS sous pression dans des zones critiques comme Tillabéri, Diffa ou Tahoua. Ainsi, les missions assignées aux volontaires se déclinent en trois axes prioritaires :
La sensibilisation : ils informent et mobilisent les communautés locales autour des défis sécuritaires.
Le renseignement : ils collectent et transmettent des données précieuses du terrain aux forces régulières.
L’autodéfense : ils assurent également une présence armée pour sécuriser les villages et les axes stratégiques.
L’enjeu crucial de l’encadrement
Si le Général Tiani place cette initiative sous le signe de la souveraineté sécuritaire, le défi reste de taille. À l’instar du modèle burkinabè né en 2019, la question de la formation, de la discipline et du contrôle des volontaires demeure au centre des débats. Ainsi, pour éviter les dérives recensées ailleurs, l’État mise sur un encadrement rigoureux par les FDS nigériennes.
À court terme, le gouvernement prévoit un déploiement progressif dans les zones les plus exposées, avec un accent particulier sur l’intégration opérationnelle.
Tableau comparatif : VDP (Burkina) vs Domol Leydi (Niger)
Critère
Burkina Faso (VDP)
Niger (Domol Leydi)
Création
2019
2026
Statut légal
Loi a aimé
Ordonnance
Missions
Défense, Renseignement
Sensibilisation, Renseignement, Autodéfense
Encadrement
Armée burkinabè
FDS nigériennes
Enjeux
Exactions signalées
Risques anticipés / Encadrement en débat
Vers une institutionnalisation durable ?
Le succès de cette stratégie de défense populaire dépendra aussi de la capacité de Domol Leydi à gagner la confiance des populations tout en évitant les abus de pouvoir. À moyen terme, l’efficacité de ce « bouclier citoyen » déterminera si le Niger pérennise ce modèle ou s’il doit le réajuster face aux réalités du terrain.
En somme, les Protecteurs de la Patrie incarnent la volonté de résilience d’une nation qui choisit de s’impliquer directement dans la sauvegarde de son intégrité. Le Niger adopte une stratégie de défense populaire qui reflète l’urgence sécuritaire au Sahel. Les “Domol Leydi” incarnent une volonté de souveraineté et de résilience, mais l’aboutissement d’un tel projet dépendra de l’encadrement militaire et de la capacité à éviter les dérives déjà observées chez leurs voisins.
À Niamey, la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) vient de neutraliser un réseau de malfaiteurs spécialisés dans les cambriolages nocturnes. Entre fils électriques, arrestation mouvementée à Doutchi et révélations sur un lit d’hôpital, le démantèlement de cette bande met en lumière un trafic de plus de 4 millions de F CFA de marchandises.
C’est une enquête de longue haleine qui vient d’aboutir. Tout a commencé par une série de plaintes déposées dans les secteurs de Tchangarey, du Centre aéré BCEAO, de Sonicu et de Satu. Point commun : des téléviseurs de luxe dérobés avec une précision quasi chirurgicale.
Face à la répétition de ces cambriolages opérés de nuit, la Direction de la Police Judiciaire a ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs et de mettre fin à leurs activités.
Les investigations ont finalement permis d’identifier le principal suspect, un homme de 33 ans, interpellé dans la ville de Doutchi par la police départementale, suite à un avis de recherche lancé par la DPJ du 11 mars dernier.
Lors de son interpellation par la Police Nationale, il essaie de prendre la fuite. Une évasion avortée : visé par des tirs, l’individu est blessé et immédiatement transféré à l’hôpital général de référence pour une intervention chirurgicale.
C’est pourtant depuis son lit d’hôpital que le dossier s’accélère. Face aux enquêteurs, l’homme passe à table et livre ses complices. Ses aveux permettent de mettre la main sur un récepteur de 26 ans et de mettre au jour une logistique bien rodée.
Un réseau organisé avec des rôles bien définis
Selon les résultats de l’enquête, le groupe fonctionnait de manière organisée et répartissait précisément les rôles. Après avoir repéré les habitations ciblées, un membre informait l’exécutant. Les suspects se rendaient ensuite sur les lieux en moto pendant la nuit.
Devant la maison ciblée, l’un montait la garde tandis que l’autre s’introduisait dans l’habitation en escaladant les murs. Ils forçaient ensuite les portes pour accéder au salon, où ils dérobaient principalement des téléviseurs avant de prendre la fuite.
Le réseau revendait ensuite les objets volés à des receleurs, à des prix largement inférieurs à leur valeur réelle, ce qui constituait la dernière étape de leur mode opératoire.
Plusieurs téléviseurs saisis par la police
Les investigations ont permis de retrouver et de saisir huit téléviseurs de grandes marques (Samsung, LG, Sharp, Goldfinch), issus de différents cambriolages.
L’analyse des saisies révèle l’ampleur du préjudice :
Un écran géant de 85 pouces, d’une valeur réelle de 800 000 F CFA, a été bradé pour seulement 200 000 F CFA.
Un modèle LG de 75 pouces, estimé à 900 000 F CFA, a été cédé pour 250 000 F CFA.
Au total, la valeur cumulée des biens retrouvés dépasse les 4 millions de F CFA, illustrant un réseau déterminé à écouler son butin à prix cassés.
Ce réseau revendait les appareils, souvent de grande valeur, à des prix dérisoires sur le marché parallèle. La police a interpellé plusieurs personnes impliquées, tandis qu’un autre receleur reste en fuite et les services de sécurité le recherchent activement.
La police appelle à la vigilance de la population.
Si une partie du gang est aujourd’hui sous les verrous, un second receleur reste activement recherché. Ce succès policier souligne toutefois l’importance de la vigilance collective. La Direction de la Police Judiciaire exhorte les habitants de Niamey à signaler tout comportement suspect en composant le 17 ou le numéro vert 8383. Cette collaboration est essentielle pour freiner la criminalité urbaine dans la capitale.
À travers cette opération, la police nigérienne réaffirme sa détermination à lutter contre l’insécurité à Niamey. Elle appelle la population à redoubler de vigilance, à sécuriser davantage les habitations et à signaler tout comportement suspect aux forces de défense et de sécurité.
Les autorités rappellent enfin que la coopération entre citoyens et services de sécurité demeure un pilier fondamental dans la lutte contre la criminalité urbaine.
Dans la nuit du 8 au 9 mars 2026, la ville de Tahoua a brutalement quitté sa quiétude habituelle. Vers trois heures du matin, des tirs nourris ont déchiré le silence aux abords de l’aéroport, où se trouve la base aérienne 401 de l’armée nigérienne. Selon les premières informations sécuritaires, un groupe armé circulant à moto a tenté de s’infiltrer dans l’enceinte militaire, mais les Forces de défense et de sécurité (FDS) l’ont repoussé après de violents échanges de tirs.
Cet assaut, finalement neutralisé, marque une nouvelle étape dans la pression qui s’intensifie sur le Niger, particulièrement dans la bande sahélienne où les groupes armés multiplient les tentatives de déstabilisation.
Selon les autorités locales, l’attaque s’est produite aux environs de 3 h 05. Les assaillants, arrivés à moto, ont réussi à atteindre certaines installations de la base et à endommager des hangars abritant des drones militaires avant que la riposte de l’armée ne les contraigne à battre en retraite.
Le bilan fait état de plusieurs assaillants neutralisés et de cinq suspects interpellés grâce à l’appui de la population. Du côté des Forces de défense et de sécurité (FDS), on ne déplore que des blessés légers. Lors de l’opération, les militaires ont également saisi une quantité importante de dispositifs et de matériels.
Dès le matin, le gouverneur de la région, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, s’est rendu sur les lieux afin d’évaluer les dégâts et de saluer la réaction rapide des forces engagées. Les autorités ont par ailleurs assuré que l’aéroport de Tahoua reste opérationnel et que les activités civiles n’ont pas été interrompues.
Une ville longtemps épargnée mais stratégiquement exposée
Chef-lieu de la région du même nom, Tahoua occupe une position centrale dans le dispositif sécuritaire du Niger. Située entre les frontières malienne et nigériane, la ville abrite une base aérienne ainsi que plusieurs unités militaires chargées de surveiller un vaste territoire sahélien.
Pendant longtemps, les attaques directes ont épargné la capitale régionale. Toutefois, plusieurs départements de la région vivent depuis des années sous état d’urgence, en raison des incursions régulières de groupes armés actifs dans la zone sahélienne.
Des localités comme Tillia ou Tassara ont déjà fait face à des attaques visant des positions militaires ou des populations civiles.
Une stratégie d’attaques contre les infrastructures militaires
L’assaut de Tahoua intervient dans un contexte où les infrastructures stratégiques du Niger sont de plus en plus ciblées. Fin janvier 2026, une attaque d’envergure avait déjà visé la base aérienne 101 située sur le site de l’aéroport international de Niamey, provoquant d’importants dégâts et faisant plusieurs victimes parmi les assaillants.
Pour les autorités nigériennes, ces attaques s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à fragiliser l’appareil sécuritaire et à tester la capacité de réaction de l’armée. L’objectif serait notamment de perturber les moyens de surveillance aérienne et les dispositifs militaires utilisés dans la lutte contre les groupes armés.
Face à cette menace persistante, les autorités de Niamey ont annoncé un renforcement du dispositif militaire dans plusieurs régions sensibles, notamment à Tahoua, Tillabéri et Diffa.
Ces dernières années, l’armée nigérienne a également intensifié ses opérations de ratissage et de contrôle territorial, tout en renforçant les capacités de renseignement et de surveillance aérienne. L’utilisation de drones militaires constitue d’ailleurs un élément clé de cette stratégie, ce qui explique probablement l’intérêt des assaillants pour les installations visées à Tahoua.
Par ailleurs, la coopération avec les populations locales s’affirme comme un levier essentiel. L’arrestation de plusieurs suspects à Tahoua, rendue possible grâce aux signalements des habitants, illustre l’importance du renseignement communautaire dans la lutte contre les infiltrations.
Le Sahel face à un tournant sécuritaire
Au-delà de l’épisode de Tahoua, cet événement reflète la transformation progressive du paysage sécuritaire sahélien. Les groupes armés adoptent des tactiques plus mobiles, reposant sur des commandos légers à moto capables de frapper rapidement avant de se disperser dans des zones difficiles d’accès.
Dans ce contexte, le Niger, engagé aux côtés du Mali et du Burkina Faso au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), cherche à redéfinir sa stratégie de défense pour répondre à ces menaces hybrides.
La tentative d’attaque déjouée à Tahoua rappelle cependant une réalité : malgré les pressions sécuritaires, les forces nigériennes continuent de renforcer leur capacité de réaction et de coordination.
À Tahoua, la vie a repris son cours quelques heures seulement après les tirs qui ont semé l’inquiétude dans la nuit. Mais l’épisode rappelle aux habitants que la stabilité du Sahel reste fragile.
Pour les autorités nigériennes, le défi consiste désormais à consolider la sécurité des grandes villes tout en poursuivant les opérations dans les zones rurales où se replient les groupes armés.
Car au-delà des attaques ponctuelles, l’enjeu est stratégique : préserver les infrastructures militaires et civiles qui constituent les piliers de la souveraineté et du développement du pays.
Les autorités nigériennes tirent la sonnette d’alarme face à une recrudescence d’arnaques numériques visant les internautes. La Police nationale du Niger, par l’intermédiaire de sa Direction de la Police Judiciaire et de la Division chargée de la lutte contre la cybercriminalité, alerte sur un système frauduleux de plus en plus répandu sur les réseaux sociaux.
Selon les services de sécurité, ces escroqueries reposent sur la diffusion de faux liens promettant des opportunités d’emploi ou des gains rapides. Une stratégie bien rodée qui vise principalement les utilisateurs de plateformes populaires telles que Facebook, WhatsApp, Instagram, TikTok ou encore Telegram.
Des fausses offres d’emploi pour attirer les victimes
D’après la police judiciaire, les fraudeurs attirent d’abord leurs cibles avec des annonces d’activités simples et rémunérées, comme le visionnage de vidéos ou l’exécution de petites tâches en ligne. Les internautes sont alors invités à cliquer sur un lien qui les redirige vers des groupes privés, souvent hébergés sur des messageries instantanées.
Ces plateformes frauduleuses utilisent différentes appellations pour paraître crédibles. Parmi les noms signalés figurent notamment GREEN MENTOR, X-PLEX CORPORATION, CRYPTO GLOBAL, CENTER CORPORATION, SIX SWISS EXCHANGE LTD, SHEIN, SE, TCD ou encore TBWA.
Une stratégie de manipulation progressive
Le mécanisme repose sur une technique classique d’escroquerie : instaurer d’abord la confiance. Les fraudeurs encouragent les victimes à investir de petites sommes dans des opérations prétendument rentables.
Dans certains cas, les premiers montants sont effectivement remboursés, accompagnés de faux bénéfices. Ce procédé vise à convaincre les victimes de poursuivre l’expérience et d’engager des sommes plus importantes.
Ensuite, les escrocs invitent les internautes à rejoindre un supposé « groupe VIP », où ils doivent réaliser plusieurs tâches et investir davantage pour accéder à des gains plus élevés.
Mais une fois les montants conséquents versés, le scénario change. Les escrocs invoquent alors un prétendu système technique ou un blocage informatique empêchant le remboursement des fonds. Pour récupérer leur argent, les escrocs poussent les victimes à effectuer un nouveau paiement censé débloquer la situation.
Des fonds blanchis via les cryptomonnaies
Les services spécialisés ont mené des investigations qui ont indiqué que les escrocs convertissent rapidement l’argent détourné en cryptomonnaies, notamment via des plateformes électroniques ou des services financiers non reconnus par les autorités.
Cette technique complique le suivi des transactions et facilite le blanchiment des fonds.
Autre élément préoccupant : certains réseaux recrutent à distance des Nigériens pour acheter des cartes SIM. Ils utilisent ensuite ces numéros pour créer de faux comptes sur les réseaux sociaux ou sur des plateformes de transfert d’argent, afin de réceptionner les fonds frauduleux ou de rassurer les victimes.
Un appel à la vigilance des internautes
Face à cette situation, la Direction générale de la Police nationale rappelle que toute participation au blanchiment d’argent provenant d’escroqueries constitue une infraction punie par la loi nigérienne.
Les autorités invitent donc les internautes à faire preuve d’une vigilance accrue, notamment face aux offres d’emploi ou d’investissement diffusées sur internet.
Les autorités encouragent également les citoyens à signaler systématiquement les pages, comptes ou individus impliqués dans ces pratiques frauduleuses.
En cas de doute ou pour toute alerte, la police recommande de contacter ses services via les numéros verts 17 ou 8383.
La lutte contre les stupéfiants a connu un nouveau tournant dans la région de Tahoua. L’antenne régionale de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) annonce avoir démantelé, entre le 24 et le 26 février 2026, deux réseaux spécialisés dans le trafic international de drogues dites « à haut risque ».
Au total, cinq personnes ont été interpellées, dont un ressortissant nigérian. Une opération qui met en lumière l’ampleur des circuits transfrontaliers alimentant plusieurs localités nigériennes.
Des circuits bien structurés entre le Niger et le Nigeria
Selon les premiers éléments de l’enquête, le premier réseau opérait entre Illela, à la frontière nigéro-nigériane, et la ville de Sokoto, au Nigeria. Les trafiquants disposaient de points de relais à Lawey Birni, Malbaza et Moudjia, afin d’acheminer les produits vers Taza, Afala, Tahoua et Tabalak.
Le second groupe, plus mobile, utilisait les compagnies de transport de voyageurs sur l’axe Niamey–Sargagi–Loga–Agadez. Les stupéfiants étaient dissimulés dans des sachets soigneusement placés dans les porte-bagages des bus. L’un des suspects aurait même caché une partie de la marchandise dans ses vêtements pour échapper aux contrôles.
Ces méthodes illustrent l’ingéniosité croissante des trafiquants, qui exploitent les flux routiers pour contourner la surveillance.
Les forces de l’ordre ont mis la main sur une cargaison importante composée de :
49 000 comprimés de Diazépam D5 ;
25 000 comprimés de Benzehol (Exol) ;
1 797 comprimés de Tramadol dosés à 225 mg et 250 mg ;
12 boules de cannabis de type Amnesia, pour un poids total de 10,450 kilogrammes.
En outre, deux motocyclettes utilisées pour le transport ont été immobilisées et plusieurs téléphones portables saisis pour les besoins de l’enquête.
Un enjeu sécuritaire et sanitaire
Au-delà de la dimension criminelle, la prolifération de ces substances représente un défi de santé publique. Le Tramadol et certains psychotropes sont régulièrement détournés de leur usage médical pour alimenter des marchés parallèles.
La région de Tahoua, carrefour stratégique entre le sud et le nord du pays, constitue un point sensible dans la cartographie du trafic. La porosité des frontières et la mobilité accrue des personnes facilitent les circuits illicites.
Face à cette réalité, l’OCRTIS invite la population à renforcer la collaboration avec les forces de sécurité. Les autorités rappellent que les signalements anonymes peuvent contribuer à prévenir l’implantation durable de réseaux criminels.
La récente opération démontre, selon les responsables sécuritaires, la capacité des services à infiltrer et démanteler des filières organisées. Toutefois, la bataille contre le trafic de stupéfiants reste un combat de longue haleine.
Dans un contexte régional marqué par divers défis sécuritaires, la maîtrise des flux illicites demeure un enjeu central pour la stabilité et la protection des communautés.
Sous les apparences inoffensives de sacs de farine de manioc se cachait une cargaison de près de 600 kg de cannabis. Ce 4 mars 2026, au poste stratégique de Gamdou, les douaniers nigériens ont intercepté un véhicule de luxe transportant une marchandise illicite record. Une saisie qui lève le voile sur les nouvelles routes de la drogue dans le Damagaram.
Tout commence par un banal Land Cruiser V8. Un véhicule rutilant, immatriculé à l’étranger, qui tente de franchir le poste de contrôle de Gamdou, dans la région de Zinder. À son bord, 12 sacs de gari, ce produit de grande consommation que les locaux appellent familièrement « yayi zahi ».
Cependant, le flair des agents de la Direction Générale des Douanes ne s’est pas laissé abuser par l’odeur du manioc. En procédant à une fouille systématique, les douaniers découvrent le pot aux roses : 598 boules de chanvre indien soigneusement dissimulées, représentant un poids total de 598 kilogrammes.
Le renseignement, nerf de la guerre sécuritaire
Cette opération n’est pas le fruit du hasard. Selon des sources proches du dossier, elle résulte d’une exploitation méticuleuse de renseignements préalablement collectés. Dans une zone où les flux transfrontaliers sont permanents, la capacité des services nigériens à transformer l’information en action opérationnelle devient un atout majeur.
« Cette saisie démontre que nos couloirs ne sont plus des zones de libre passage pour les trafics illicites », confie une source sécuritaire régionale.
Au-delà de l’aspect spectaculaire, cette prise soulève aussi une question de fond : Zinder est-elle en train de devenir un hub de redistribution pour le cannabis vers d’autres pays du Sahel ? Par ailleurs, l’utilisation d’un véhicule de forte puissance suggère en tout cas une organisation logistique structurée et des moyens financiers importants derrière ce convoi.
Cet exploit des douanes nigériennes intervient dans un contexte de renforcement de la surveillance du territoire. En interceptant cette drogue, les autorités ne font pas que lutter contre un délit douanier ; elles s’attaquent aussi à l’un des moteurs financiers potentiels de l’instabilité régionale.
Le Bureau des Douanes de Gamdou marque ainsi des points précieux dans une guerre de l’ombre où chaque kilo saisi est une petite victoire pour la santé publique et la sécurité nationale. Mais alors que les saisies se multiplient, les réseaux de trafiquants changeront-ils de stratégie ou de couverture ?
Entre la traque des narcotrafiquants et la protection de la souveraineté alimentaire, les forces de sécurité nigériennes multiplient les manifestations de force dans le département de Gaya. Dans l’espace d’une semaine, d’importantes cargaisons de stupéfiants et de céréales ont été interceptées, révélant l’ingéniosité — et le désespoir — des réseaux criminels.
Le poste de police frontale (PPF) de Sabon Birni vient de confirmer son rôle de sentinelle stratégique. Dans cette zone de brassage intense, à la lisière du Bénin, les agents nigériens ont porté, entre fin février et début mars 2026, des coups de boutoir significatifs à l’économie illicite qui tente de prospérer sur les pistes sablonneuses de l’ouest du pays.
L’axe Djougou-Guechemé : la route des « poisons » coupée
Le premier acte de cette offensive sécuritaire s’est joué le 25 février dernier dans la brousse de Tounouga. Deux individus, circulant à moto, ont été neutralisés alors qu’ils transportaient un véritable arsenal chimique.
En premier lieu, la diversité des produits saisis donne le vertige : plus de 106 000 comprimés de psychotropes (Diazépam, Tramadol « Royal », Prégabaline) et une quantité importante de chanvre indien. Par ailleurs, les aveux de l’un des suspects mettent en lumière une logistique bien rodée : la marchandise, acquise à Djougou (Bénin), devait alimenter les marchés de Guechemé et de Fillingué.
« Les trafiquants utilisent le fleuve comme rempart naturel avant de se perdre dans les pistes secondaires. Mais la brousse n’est plus un sanctuaire pour eux », souligne une source sécuritaire locale.
Si la lutte contre la drogue reste une priorité de santé publique, la bataille pour la sécurité alimentaire constitue l’autre versant de l’engagement des forces de défense et de sécurité (FDS). Le 1ᵉʳ mars, une patrouille mixte a intercepté un convoi insolite près de Sabon Birni : huit charrettes transportant plus de 8 tonnes de riz paddy.
Cette saisie n’est pas fortuite. Elle s’inscrit dans la stricte application de la réglementation nigérienne de 2024 interdisant l’exportation de vivres. Dans un contexte de résilience nationale, empêcher la fuite des céréales vers l’étranger est devenu un impératif de survie économique
Le succès de ces opérations, complété par une seconde saisie de chanvre à Guatawani le 2 mars, repose sur une équation nouvelle : la collaboration étroite entre la police, les patrouilles mixtes et les comités locaux de veille.
En définitive, ces saisies répétées à Gaya ne sont pas seulement des succès comptables. Elles envoient un message de fermeté aux réseaux de contrebande qui tentent de contourner les postes officiels. Pour le Niger, sécuriser cette frontière, c’est à la fois protéger sa jeunesse des ravages de la drogue et garantir que les récoltes nationales nourrissent d’abord les Nigériens.
La douane nigérienne vient de réaliser une saisie spectaculaire à Kouré, à une soixantaine de kilomètres de la capitale. Plus de 1 700 bâtons de dynamite ont été interceptés par les unités de surveillance. Cette opération met en lumière les nouveaux défis sécuritaires faisant face aux « soldats de l’économie » dans un contexte régional sous haute tension.
C’est un véritable arsenal qui a été neutralisé par les agents de la Brigade d’Intervention et de Recherche (BIR) de Niamey. Au poste de contrôle de Kouré, verrou stratégique sur l’axe menant à la capitale, la vigilance des douaniers a permis de débusquer une cargaison de 1 758 bâtons de dynamite.
Loin d’être une découverte fortuite, cette saisie est le fruit d’un flair aiguisé et d’une rigueur de contrôle renforcé dans cette zone sensible.
Le transport de voyageurs, nouveau cheval de Troie des trafiquants ?
En effet, la méthode utilisée par les convoyeurs souligne l’audace des réseaux de trafic. Le lieutenant-colonel Abdel Kader Ibrahim Mahaman, commandant du BIR, affirme que ses unités ont saisi des explosifs lors de deux interventions distinctes.
Dans un premier cas, elles ont découvert les produits dangereux dissimulés à l’intérieur d’un bus de transport de passagers. Dans le second cas, la cargaison se retrouvait dans un véhicule de type Hiace.
Cependant, cette tactique, consistant à mêler des substances hautement instables aux flux de civils, suscite l’inquiétude des autorités, tant pour la sécurité des voyageurs que pour la destination finale de ces produits interdits.
Face à ce péril, la hiérarchie douanière est montée au créneau. La Colonel Mme Dioffo Aicha, Directrice Régionale des Douanes de Niamey-Tillabéri, s’est rendue sur place pour saluer l’engagement des troupes.
Par ailleurs, le Colonel Rabiou Gouzaye, représentant la Direction Générale, a tenu à rappeler la sévérité de la réglementation régissant la circulation de telles matières au Niger. Il a réaffirmé la volonté de l’institution de muscler davantage les capacités d’analyse des risques et de renseignement de ses unités de terrain.
Au-delà des recettes, la mission sécuritaire
Cette opération rappelle que la douane nigérienne ne se contente plus de sa mission fiscale. De fait, elle s’impose aujourd’hui comme un maillon essentiel de la sécurité intérieure. Dans une région où la circulation illicite d’explosifs alimente souvent l’insécurité, le verrouillage de Kouré vient de prouver son efficacité.
En définitive, si l’enquête devra déterminer l’origine et la destination de ces bâtons de dynamite, ce succès du BIR Niamey marque un point décisif dans la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée.
L’efficacité des Forces de défense et de sécurité (FDS) a permis de neutraliser une bande de braqueurs armés ce lundi 16 février. Cette opération, conclue par une course-poursuite spectaculaire dans le désert, illustre le défi sécuritaire permanent dans le triangle minier d’Agadez.
La traque n’aura pas duré longtemps. En effet, ce lundi, la cour du commissariat d’Arlit a servi de cadre à la présentation officielle d’un groupe de malfaiteurs dont le périple criminel s’est fracassé contre la réactivité des Forces de défense et de sécurité (FDS). Sous l’œil du Lieutenant-Colonel Almoustapha Ousmane, Préfet du département, les autorités ont dévoilé le butin et les suspects d’un braquage qui aurait pu déstabiliser davantage la zone frontalière.
Tout commence sur l’axe reliant Assamaka à la cité minière d’Arlit. Une bande armée s’empare d’un véhicule de transport dans une localité de la zone avant de prendre la fuite à travers les pistes désertiques. Alertées en temps réel, les FDS engagent immédiatement une opération d’interception.
La détermination des forces nigériennes paie : au terme d’une poursuite engagée sur plusieurs kilomètres, le véhicule est stoppé et ses occupants neutralisés. À bord, les agents découvrent un véritable arsenal de guerre, notamment une carabine automatique AK-47, confirmant la dangerosité du groupe.
Un réseau aux ramifications régionales
Par ailleurs, l’identité des membres de la bande révèle la dimension transfrontalière de la criminalité dans la région d’Agadez. Sur les quatre individus interpellés :
Deux sont de nationalité étrangère, originaires d’un pays voisin ;
Deux sont Nigériens, natifs respectivement d’Arlit et de Matamaye.
Ce mélange de complicités locales et d’acteurs régionaux souligne aussi la complexité de la lutte contre le banditisme dans le Nord-Niger, où les frontières poreuses servent souvent de repli aux réseaux de trafiquants et de braqueurs.
Présent lors de la présentation, le Procureur de la République près le Tribunal d’Instance d’Arlit a affiché une fermeté absolue. Saluant une « prouesse » des FDS, il a également promis que la loi serait appliquée dans toute sa rigueur pour décourager toute velléité de récidive dans ce secteur névralgique pour l’économie nationale.
De son côté, le Lieutenant-Colonel Almoustapha Ousmane a insisté sur le « renseignement humain ». Pour le Préfet, la victoire contre l’insécurité repose en effet sur un contrat de confiance renouvelé entre l’armée et les civils. Il a également exhorté les populations à maintenir une collaboration étroite avec les patrouilles, tout en demandant aux responsables militaires de renforcer leurs liens avec les communautés locales.
En moins de 48 heures, l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) a réalisé deux saisies spectaculaires dans la région de Tahoua. Entre une cargaison record d’ecstasy venue de Marseille et de la cocaïne dissimulée dans des talons de chaussures, le Niger s’affirme comme le verrou stratégique contre les cartels.
Le Niger ne veut plus être le « ventre mou » du trafic de stupéfiants au Sahel. Les services de l’OCRTIS viennent d’infliger un revers cuisant aux réseaux criminels internationaux. En effet, le bilan est vertigineux : 800 000 comprimés d’ecstasy et plusieurs kilos de cocaïne interceptés, pour une valeur marchande dépassant les 8 milliards de FCFA.
Au-delà des chiffres, ces saisies révèlent l’extrême sophistication des méthodes de dissimulation et la complexité des itinéraires empruntés par les « seigneurs de la drogue ».
L’axe Marseille-Cotonou-Tahoua : une saisie historique
Le 9 février 2026, au poste de contrôle de Badaguiri (département d’Illela), la police a réalisé la plus importante prise d’ecstasy de l’histoire du pays. Après avoir fouillé un véhicule touristique, les agents ont exhumé 160 sachets de cette drogue de synthèse, dissimulés dans des caches aménagées.
L’enquête a aussi permis de retracer une logistique transcontinentale effarante : le véhicule, chargé en décembre 2025 au port de Marseille (France), a transité par Cotonou (Bénin) en janvier avant de franchir la frontière nigérienne par Sabon Birni. Ce trajet confirme la thèse d’un basculement des routes : les drogues de synthèse européennes descendent désormais vers le sud pour inonder les marchés régionaux et au-delà.
Cocaïne « au pied levé » : l’ingéniosité des passeurs
Deux jours plus tard, le 11 février, c’est à l’antenne de Tchintabaradene que le flair des enquêteurs a encore frappé. Cette fois, le procédé relevait presque de l’artisanat criminel : deux ressortissants étrangers, en provenance de Lagos (Nigeria), transportaient de la cocaïne cousue à l’intérieur des talons de leurs propres chaussures.
Partis de la mégalopole nigériane, les deux hommes avaient pour mission de rallier l’Algérie, avec l’Espagne comme destination finale. Ce périple, passant par Sokoto et Konni, montre que, malgré la variation des volumes, la détermination des réseaux à franchir la barrière nigérienne demeure intacte.
Le Sahel, nouveau carrefour des cartels ?
Ces succès policiers posent une question de fond sur la sécurité régionale. Le Niger, déjà engagé sur le front de la lutte contre le terrorisme, doit désormais mobiliser des ressources massives pour contrer une économie criminelle qui finance souvent l’instabilité.
En somme, pour les autorités de Niamey, ces saisies sont un message clair envoyé aux narcotrafiquants : la vigilance aux frontières est montée d’un cran. Toutefois, la valeur marchande colossale des produits saisis — 8 milliards de FCFA pour l’ecstasy seule — illustre les moyens financiers colossaux dont disposent ces réseaux pour tenter de corrompre ou de contourner les dispositifs de surveillance.
Au Niger, le bras de fer entre les autorités de la cité minière et les réseaux de fraude vient de connaître un tournant décisif. Vingt-quatre heures après la mise en garde du Préfet d’Arlit, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont démantelé un circuit illégal de revente d’essence. Un coup de filet qui donne raison au discours de fermeté du Lt-colonel Almoustapha Ousmane.
L’opération a été chirurgicale. Alors que les rumeurs de pénurie de carburant commençaient à saturer l’espace public à Arlit, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont mis au jour ce que beaucoup soupçonnaient : une rétention organisée.
Le mode opératoire des fraudeurs était aussi simple que lucratif. Des conducteurs de tricycles et de taxis-motos s’approvisionnaient massivement au prix officiel à la pompe, soit 499 F CFA le litre, pour ensuite alimenter un marché noir parallèle. Dans les quartiers de la ville, le précieux liquide se revendait entre 1 500 et 3 000 F CFA, soit jusqu’à six fois son prix initial.
« La vérité contre la rumeur »
Ce coup de filet intervient dans un climat de tension médiatique. Pas plus tard qu’hier, lors d’un point de presse, le Préfet du département, le Lt-colonel Almoustapha Ousmane, pointait du doigt la responsabilité de certains transporteurs à trois roues dans l’assèchement artificiel des stocks.
« Je réaffirme que le problème n’était pas l’approvisionnement, mais la spéculation et la fraude organisée », a martelé le Préfet suite à l’intervention des FDS.
Pour les autorités locales, cette opération est une victoire contre la désinformation. En créant une pénurie fictive, les spéculateurs ne se contentaient pas de s’enrichir ; ils fragilisaient aussi la paix sociale dans une région déjà sous pression.
Au-delà de l’aspect économique, cette saisie revêt un caractère sécuritaire majeur. Dans le grand Nord nigérien, le contrôle des flux de carburant est un enjeu stratégique pour éviter que l’essence ne vienne alimenter des réseaux plus opaques.
Par ailleurs, le Préfet d’Arlit a tenu à saluer le professionnalisme des FDS, rappelant que la fermeté restera de mise. Le message est clair : la protection du pouvoir d’achat des populations ne sera pas sacrifiée sur l’autel des intérêts particuliers des « trafiquants du quotidien ».
Une opération menée par les Forces de défense et de sécurité (FDS) dans la région de Diffa a permis de neutraliser plusieurs dizaines d’éléments armés affiliés au groupe MPLJ, actif dans le bassin du lac Tchad. Un coup dur porté à une organisation qui cherchait à renforcer sa présence dans une zone déjà fragilisée par des années d’insécurité.
Une opération ciblée dans un contexte de pression sécuritaire
La région de Diffa reste l’un des principaux théâtres de la lutte antiterroriste au Niger. Confrontées à des incursions répétées de groupes armés non étatiques, les Forces de défense et de sécurité poursuivent une stratégie de harcèlement et de démantèlement des cellules actives.
Selon des sources sécuritaires, une récente opération a permis de mettre hors d’état de nuire environ une trentaine de combattants appartenant au MPLJ, un groupe armé dont les activités visent à perturber la stabilité locale et à imposer par la violence son influence sur certaines zones rurales.
Le MPLJ, une menace sous surveillance
Peu connu du grand public, le MPLJ figure parmi les groupes armés surveillés par les services de sécurité pour ses tentatives de structuration et de recrutement dans le sud-est nigérien. Son leadership, attribué à Moussa Kounai, ferait l’objet d’un suivi particulier, notamment en raison de soupçons de coordination à distance et de soutiens extérieurs.
Les autorités nigériennes estiment que l’élimination de ces combattants constitue un coup d’arrêt significatif aux ambitions opérationnelles du groupe dans la région de Diffa, sans pour autant relâcher la vigilance.
Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large de sécurisation du territoire, alors que les FDS multiplient les patrouilles, les opérations de ratissage et le renseignement de proximité. L’objectif affiché reste inchangé : protéger les populations civiles, sécuriser les axes stratégiques et empêcher toute reconstitution de groupes armés.
Sur le terrain, les forces engagées continuent de faire face à des conditions difficiles, dans un environnement marqué par la mobilité des groupes armés et la porosité des frontières.
Résilience des populations et enjeu de stabilité durable
À Diffa, les populations civiles, éprouvées par des années de violences et de déplacements forcés, demeurent au cœur des préoccupations sécuritaires et humanitaires. Ainsi, les autorités appellent à renforcer l’articulation entre action militaire, soutien aux communautés locales et programmes de stabilisation.
Si cette opération marque une victoire tactique, elle rappelle aussi que la lutte contre l’insécurité dans le bassin du lac Tchad reste un combat de long terme, nécessitant constance, coordination régionale et résilience collective.
NIAMEY, 30 janvier 2026 (JDN) — Le Niger se hisse au 5ᵉ rang des puissances militaires d’Afrique de l’Ouest et à la 21ᵉ place continentale, selon le classement 2026 de l’organisation spécialisée Global Firepower (GFP).
Ce nouveau palmarès met en lumière la restructuration des rapports de force militaires dans la région, marquée par l’affirmation des armées de la Confédération des États du Sahel (AES).
Percée de l’axe sahélien
Dans la zone ouest-africaine, le Nigeria conserve sans surprise son leadership. Il est aussi suivi par le Mali (2ᵉ), la Côte d’Ivoire (3ᵉ), le Ghana (4ᵉ) et le Niger (5ᵉ).
L’intégration de deux pays de l’AES — le Mali et le Niger — dans ce « top 5 » régional est interprétée à Niamey comme le signe d’une « montée en puissance » malgré les sanctions et les pressions internationales subies par les régimes de transition. Au sein de l’espace UEMOA, ce basculement est encore plus net : le Mali occupe la première marche du podium devant la Côte d’Ivoire, le Niger (3ᵉ), le Sénégal (4ᵉ) et le Burkina Faso (5ᵉ).
Expérience du terrain contre « armées de parade »
Le classement GFP s’appuie sur une soixantaine d’indicateurs, incluant les effectifs, les capacités logistiques, la situation géographique et les moyens financiers. Si les critères budgétaires favorisent traditionnellement les États côtiers, les observateurs à Niamey soulignent aussi la spécificité des troupes sahéliennes.
« Les armées de l’AES, et celle du Niger en particulier, disposent d’une expérience avérée du combat et de la lutte antiterroriste », souligne la presse officielle, contrastant cet aguerrissement avec ce qu’elle qualifie d’« armées de parade » en bordure de l’Atlantique. Par ailleurs, les Forces Armées Nigériennes (FAN) mettent en avant leur historique d’opérations en « zones chaudes », de la Côte d’Ivoire au Libéria, ainsi que leur engagement actuel sur le front intérieur contre les groupes djihadistes.
Hiérarchie continentale et mondiale
À l’échelle du continent africain, la hiérarchie reste dominée par les puissances historiques du Nord et du Sud :
Égypte
Algérie
Nigeria
Afrique du Sud
Éthiopie
Par ailleurs, au niveau mondial, le quinté de tête demeure inchangé par rapport aux précédentes analyses, avec les États-Unis en première position, suivis par la Russie, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud.
Dans le centre-sud du Niger, la police a porté un coup d’arrêt aux activités de deux gangs qui sévissaient dans la région de Zinder. Entre vols de motos à Bakin Birdji et escroqueries sophistiquées dans les boutiques de la ville, le Service Interrégional de la Police Judiciaire (SIRPJ) a présenté, jeudi, les résultats de ses récentes investigations.
C’est une opération qui redonne un sentiment de sécurité aux commerçants et aux habitants de la région. Le SIRPJ de Zinder a réussi à démanteler deux groupes distincts, aux modes opératoires bien rodés, qui perturbaient la quiétude de la ville et de ses environs.
Le « gang de la SORAZ » et les vols de motos
Actif la nuit, le premier réseau utilisait des véhicules motorisés pour commettre ses vols. Piloté par un apprenti chauffeur de citerne, dont la citerne stationnait à proximité immédiate de la raffinerie de la SORAZ. Selon les enquêteurs, l’homme profitait de son temps libre pour recruter des complices et se rendre à Bakin Birdji, notamment les jours de marché.
Leur tactique était simple mais efficace : ils guettaient le relâchement de vigilance des propriétaires de motos avant de couper les câbles d’alimentation pour démarrer les engins. Lorsque la situation se compliquait, le réseau dissimulait les motos sur un tricycle et les convoyait vers Zinder pour les revendre. Les services compétents ont interpellé trois personnes ; deux autres font l’objet de recherches actives.
Le second groupe démantelé, composé d’un Nigérien et de trois ressortissants étrangers, s’attaquait directement aux commerçants de Zinder par la ruse. Par ailleurs, leur méthode est le « vol à la diversion ».
En entrant en groupe dans une boutique, ils simulaient un achat en présentant un billet de 10 000 FCFA. Pendant que l’un distrayait le vendeur, un autre récupérait discrètement le billet original tout en réclamant la monnaie ou en annulant la vente pour se faire « rembourser ». Ce jeu de mains a fait plus d’une vingtaine de victimes dans la ville.
Appel à la vigilance
Au total, sept suspects ont été présentés à la presse, ainsi que du matériel saisi, incluant une moto, un tricycle et des armes blanches. Tout en rappelant que la sécurité est l’affaire de tous, la Police Nationale a exhorté les populations à une « franche collaboration » et au signalement de tout comportement suspect via les numéros verts mis à disposition.
Une patrouille mixte a intercepté, le 26 janvier, un véhicule transportant des armes de guerre et un kit de connexion Starlink à Bilma. Cette opération souligne l’évolution des moyens techniques utilisés par les groupes armés dans les zones frontales.
Le décor est celui des confins désertiques du Ténéré, là où les routes s’effacent sous le sable mais où les flux de trafics, eux, restent constants. Mercredi 28 janvier, les autorités du département de Bilma, dans le nord du Niger, ont exposé le bilan d’une opération militaire menée deux jours plus tôt. Une interception qui, au-delà du simple fait d’armes, révèle la sophistication croissante des réseaux circulant dans cette zone hautement stratégique.
Tout commence par une note de renseignement signalant un véhicule suspect ayant quitté Agadem, plus au sud, en direction de Bilma. En effet, le 26 janvier, aux environs de 16 h 30, une patrouille mixte composée d’éléments de la Garde nationale et de la Gendarmerie parvient à localiser la cible sur l’axe Zoobaba-Bilma.
Ainsi, après une course-poursuite ponctuée d’échanges de tirs, le véhicule, un pick-up 4×4 flambant neuf, est immobilisé. À son bord, les militaires découvrent un arsenal de guerre : un fusil mitrailleur M80, un fusil d’assaut FAL et plus de 400 munitions. En plus, la patrouille a interpellé neuf individus, dont un ressortissant nigérien présenté comme le chef de groupe et huit personnes de nationalités étrangères.
Si les saisies d’armes sont fréquentes dans cette région située à la croisée des routes migratoires et des zones de conflit, un détail attire l’attention des analystes : la présence parmi le matériel saisi d’un appareil de communication Starlink.
Par ailleurs, l’utilisation de ce service d’accès à Internet par satellite — un dispositif fréquemment utilisé par des groupes terroristes pour échapper à la surveillance des réseaux mobiles classiques — confirme une tendance enregistrée sur d’autres théâtres d’opérations sahéliens. Couplé à la saisie de 41 puces téléphoniques, ce matériel suggère une organisation logistique structurée, capable de coordonner des mouvements à travers de vastes étendues désertiques hors de tout contrôle étatique.
« La paix est le socle de tout développement »
Lors d’une cérémonie officielle à la préfecture, le préfet par intérim de Bilma, Elhadji Abagana, a salué « l’engagement » des forces de défense et de sécurité. Devant un parterre composé du chef de canton et de représentants de la société civile, il a insisté sur la nécessité d’une collaboration accumulée entre les populations et l’armée. « La sécurité est une affaire de tous », a-t-il rappelé, avant de lancer un appel à la vigilance citoyenne.
En définitive, pour le pouvoir nigérien, cette prise est une victoire dans une région où la stabilité reste précaire. Mais elle pose également la question de l’origine du matériel et de la destination finale de ce convoi, alors que la justice a assuré que les enquêtes suivraient leur cours pour faire toute la lumière sur ce dossier.
Niamey, 21 janvier 2026 –Le ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba, a effectué mercredi une visite de travail à la Direction générale de la Police nationale (DGPN), à Niamey, dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec les services placés sous sa tutelle.
Cette visite intervient en début d’année 2026, alors que les autorités nigériennes affichent la sécurité des personnes et des biens comme l’une de leurs priorités majeures.
Accompagné de ses collaborateurs, le ministre s’est rendu dans plusieurs services de la DGPN afin de s’informer des conditions de travail des agents et du fonctionnement des structures opérationnelles. Il a notamment visité le Centre des opérations ainsi que la salle de vidéosurveillance de la ville de Niamey, où sont centralisées les images issues du dispositif de surveillance urbaine.
Selon le ministère de l’Intérieur, cette inspection a permis d’évaluer les capacités techniques existantes et d’identifier les besoins en matière de renforcement des moyens.
Depuis 2023, la Police nationale nigérienne a connu une augmentation significative de ses effectifs. le ministre lors d’une réunion avec les responsables de l’institution a rappelé que le gouvernement a recruté et formé plus de 8 000 agents au cours des deux dernières années. Les autorités ont également engagé un programme de modernisation des équipements et lancé la construction de nouveaux commissariats afin d’améliorer la couverture sécuritaire sur l’ensemble du territoire.
Au cours des échanges, le général Toumba a appelé les forces de police à renforcer leur vigilance face aux défis sécuritaires actuels, notamment la criminalité organisée, le trafic de drogue et la délinquance urbaine, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes.
« La Police nationale demeure un pilier essentiel pour la protection des citoyens et de leurs biens », a-t-il déclaré, selon un communiqué officiel.
La visite s’inscrit dans une série d’actions annoncées par le gouvernement visant à consolider le dispositif sécuritaire national au cours de l’année 2026.
Niamey, 16 janvier 2026 —Une fin de matinée ordinaire a basculé dans le chaos pour les habitants du quartier Banifandou. Un dépôt de gaz, situé dans la zone dite « Kokorbado », a violemment explosé, provoquant un incendie spectaculaire et une onde de choc qui a fait trembler les murs de la capitale. Si la situation est désormais maîtrisée, le bilan matériel reste lourd et le traumatisme profond.
Une onde de choc ressentie sur plusieurs kilomètres
Aux environs de la mi‑journée, une détonation, suivie d’une série d’explosions en chaîne, a déchiré le silence du quartier. Très vite, une épaisse colonne de fumée noire s’est élevée dans le ciel de Niamey, visible depuis les quartiers périphériques.
Dans le contexte sécuritaire actuel, marqué par une vigilance de chaque instant, ces déflagrations ont immédiatement plongé les populations dans une vive psychose. « Certains ont cru à une attaque au début. Le sol a vibré, les vitres ont tremblé, c’était la panique totale », témoigne un riverain encore sous le choc. La peur d’un acte de malveillance a rapidement laissé place à la dure réalité d’un accident industriel en zone urbaine.
La bataille contre les flammes
À peine l’alerte donnée, les sapeurs‑pompiers ont convergé vers Kokorbado. Sur place, les soldats du feu ont dû affronter un brasier alimenté par les réserves de combustible, avec le risque permanent de nouvelles explosions de bouteilles de gaz.
Grâce à une mobilisation rapide et coordonnée, les pompiers ont réussi à circonscrire les flammes avant qu’elles ne dévorent l’intégralité du pâté de maisons. La déflagration a soufflé plusieurs commerces de proximité et endommagé des habitations, tandis que le feu en a léché d’autres. Les secours sont intervenus rapidement et ont empêché le quartier de s’embraser totalement. Les autorités ont finalement annoncé que la situation était sous contrôle en milieu d’après‑midi.
Un rappel brutal des règles de sécurité
Si les causes exactes de l’explosion restent à déterminer par une enquête technique, ce drame remet en lumière la dangerosité de l’implantation de dépôts de matières inflammables en plein cœur des zones résidentielles.
Les autorités municipales et sécuritaires, dépêchées sur les lieux, ont lancé un appel pressant à la prudence. Elles insistent sur le respect strict des consignes de sécurité concernant le stockage et la manipulation du gaz domestique. Des contrôles plus rigoureux pourraient être annoncés dans les prochains jours pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise à Niamey.
Pour l’heure, les riverains de Banifandou commencent à évaluer les dégâts. Dans le quartier, le soulagement de n’avoir pas perdu de vie humaine — selon les premières informations — se mêle à l’amertume des commerçants qui ont tout perdu en quelques secondes.
Matameye, 16 janvier 2026 — La lutte contre les stupéfiants s’intensifie dans la région de Zinder. En effet, quelques jours seulement après une opération de surveillance minutieuse, les autorités policières viennent de dévoiler les résultats d’une saisie spectaculairement réalisée dans la commune de Youri. Ainsi, en démantelant un réseau de trafic international, l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) envoie un avertissement clair aux réseaux criminels qui ciblent la jeunesse nigérienne.
Une opération chirurgicale basée sur le renseignement
Le lundi 12 janvier, l’antenne départementale de l’OCRTIS de Matameye, grâce à des renseignements précis et à une exploitation efficace de l’information, a intercepté une cargaison illicite avant qu’elle ne soit dispersée sur le marché local. De ce fait, cette intervention a permis l’interpellation de deux individus de nationalité nigérienne, désormais poursuivis pour un trafic international de drogue à haut risque.
Par ailleurs, selon les premiers éléments de l’enquête, ce réseau structuré s’approvisionnait dans un pays voisin pour inonder le département de Matameye. En outre, l’inventaire de la saisie illustre la dangerosité des produits qui circulaient :
10 000 comprimés d’Exol D5 (un médicament détourné de son usage médical) ;
1 608 comprimés de Tramadol 225 mg, dosés à des niveaux extrêmement dangereux ;
Une moto de marque Royal, utilisée pour le transport discret des marchandises ;
Du matériel de communication (téléphone Android) et une somme de 61 050 nairas.
La frontière, un enjeu de vigilance absolue
Cette saisie met en lumière la porosité des frontières face au trafic de produits pharmaceutiques détournés. Ainsi, le mode opératoire des suspects — importer massivement des psychotropes pour approvisionner les dealers locaux — souligne l’urgence d’un contrôle renforcé aux portes d’entrée du territoire.
De plus, la Direction Départementale de la Police Nationale de Matameye a profité de ce succès pour exhorter les agents de sécurité postés aux frontières à redoubler de vigilance. Dès lors, l’objectif est clair : briser la chaîne d’approvisionnement dès le franchissement de la ligne de démarcation.
« Votre sécurité, notre priorité » : L’appel au civisme
Au‑delà de l’action répressive, la Police Nationale rappelle que la sécurité est l’affaire de tous. En effet, la réussite de l’opération du 12 janvier repose en grande partie sur la collaboration entre les citoyens et les forces de l’ordre.
« La Police Nationale, c’est votre sécurité et celle de vos biens », rappelle l’institution, invitant les populations à signaler tout comportement suspect via les numéros verts 8383 ou 17.
En somme, en mettant hors d’état de nuire ces trafiquants, la police de Matameye protège non seulement la santé publique, mais préserve également la stabilité sociale d’une région frontalière stratégique.
Le département de Kantché, dans la région de Zinder, vient d’être le théâtre d’une offensive majeure contre les réseaux criminels transfrontaliers. En effet, entre le 2 et le 3 janvier 2026, les agents de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), appuyés par la police des frontières, ont démantelé trois réseaux de trafic international, marquant un tournant dans la sécurisation de cette zone stratégique.
Une opération de précision à la frontière
Tout a commencé par un renseignement précis. Grâce à l’exploitation minutieuse de ces informations, l’antenne départementale de l’OCRTIS de Kantché, en étroite collaboration avec le Poste de Police Frontalier de Dan Barto, a lancé une série de raids ciblés. En 48 heures, les forces de l’ordre ont porté un coup d’arrêt définitif aux organisations qui opèrent entre le Niger et un pays voisin.
Par ailleurs, le bilan de cette intervention est éloquent : les enquêteurs ont démantelé deux réseaux de trafic international à haut risque dans la commune de Dan Barto et un troisième réseau spécialisé dans la cession de drogues dans la commune de Doungou.
L’opération a aussi permis l’interpellation de quatre individus, désormais entre les mains de la justice. Mais c’est surtout l’inventaire des produits saisis qui révèle l’ampleur du danger évité pour la santé publique. Les agents ont mis la main sur :
23,36 kg de cannabis, répartis en 64 boules ;
800 comprimés d’Exol et des doses de Tramadol 250 mg, des psychotropes puissants souvent détournés à des fins de toxicomanie ;
Deux motos servant au transport rapide des produits ;
Une somme de 50 000 nairas et plusieurs téléphones portables, outils essentiels de la logistique criminelle.
Le mode opératoire : l’ombre des maisons frontales
De plus, l’enquête a permis de mettre en lumière une stratégie de dissimulation bien rodée. Les trafiquants s’approvisionnaient de l’autre côté de la frontière avant d’acheminer la drogue vers des habitations discrètes situées le long de la ligne frontale.
En fait, ces maisons servaient de bases logistiques et de lieux de stockage. Sous une surveillance étroite des membres du réseau, la marchandise y était entreposée jusqu’à son écoulement total sur le marché local ou régional. Ce système, fondé sur la proximité géographique et la surveillance humaine, a été totalement mis à nu par les services de police.
Un appel à la vigilance citoyenne
La Direction Départementale de la Police Nationale de Kantché ne compte pas s’arrêter là. Tout en saluant le succès de cette opération, elle rappelle que la sécurité est une responsabilité partagée. Les autorités appellent la population à redoubler de vigilance et à renforcer sa collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).
En signalant tout mouvement suspect, chaque citoyen devient un acteur de la protection de sa communauté. D’ailleurs, la Police Nationale réaffirme son engagement avec un rappel fort : sa mission première reste la sécurité des personnes et de leurs biens.
Niamey, le 29 décembre 2025 – Dans une offensive majeure contre l’insécurité urbaine, la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) vient de porter un coup d’arrêt aux activités de deux réseaux criminels qui semaient la terreur dans la capitale nigérienne et ses environs. Entre agressions à l’arme blanche, vols de nuit et récidives spectaculaires, les détails révélés par les autorités dessinent les contours d’une criminalité désormais organisée hors d’état de nuire.
Le « gang des murs » : deux ans de vols entre Niamey et Kollo
Le premier réseau démantelé est une organisation structurée composée de trois individus (deux exécutants et un receleur). En fait, leur chute fait suite à une plainte déposée le 24 décembre dernier par une victime sauvagement agressée à la machette.
L’enquête a mis en lumière un mode opératoire rodé : à partir de 2 heures du matin, les malfaiteurs escaladaient les murs des habitations pour surprendre les victimes dans leur sommeil. Actifs depuis deux ans, ils avaient étendu leur empire criminel bien au-delà de Niamey :
À Niamey : les quartiers Niamey 2000 et Bassora étaient leurs cibles privilégiées pour le vol de bouteilles de gaz, de motos Kasea 125 et de matériel électronique.
Dans les zones rurales : À Liboré, ils opéraient en lien avec un complice déjà incarcéré. À Namaro, ils profitaient de l’affluence du marché hebdomadaire pour dépouiller les commerçants. À Dargol, ils ciblaient spécifiquement les téléphones portables, revendus jusqu’au site minier de Komabangou.
Le retour de « Samoudawa » : la fin d’une terreur solitaire
Le deuxième dossier concerne un individu dont le profil inquiète les enquêteurs. Surnommé « Samoudawa » en raison de sa stature imposante, ce jeune homme de 25 ans n’aura goûté à la liberté que vingt jours. Libéré le 10 décembre 2025, il a immédiatement repris ses activités criminelles dans les zones d’ombre de la Ceinture verte de Niamey.
Profitant de la vulnérabilité de passants solitaires, Samoudawa surgissait armé d’un couteau pour arracher numéraire, téléphones et motos (notamment une de marque Haoujue). Sa capture met fin à une série d’agressions violentes qui commençaient à créer une psychose dans cette zone boisée de la capitale.
La Police Judiciaire: un appel pressant à la vigilance citoyenne
Face à ces succès, la Direction de la Police Judiciaire rappelle que la sécurité est l’affaire de tous. Si les enquêtes se poursuivent pour capturer les derniers complices en fuite, la police insiste sur un point crucial : la dénonciation.
« S’abstenir de dénoncer un délinquant, c’est créer les conditions de sa propre insécurité », martèle la DPJ.
Les autorités invitent les habitants de Niamey et des communes de Kollo et Gothèye à redoubler de vigilance et à signaler tout comportement suspect. Grâce à la plainte du 24 décembre, un réseau de deux ans a été brisé ; une preuve que la collaboration entre population et police est l’arme la plus efficace contre la criminalité.
Niamey, 9 décembre 2025 –Ces derniers mois, la capitale nigérienne a été le théâtre d’une vague d’agressions à main armée, de vols spectaculaires et même d’homicides, créant un climat de peur chez les habitants. Face à cette montée de l’insécurité, la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) a mené une série d’opérations qui ont abouti, en quelques semaines, à la neutralisation de quatre bandes organisées responsables de nombreux faits graves.
Réseau n°1 : Les « chasseurs de retraits bancaires »
Une douzaine d’individus, âgés de 25 à 53 ans, formaient le noyau dur de ce groupe particulièrement structuré. On y trouvait un ressortissant étranger, une jeune femme toujours recherchée, plusieurs anciens membres des forces de défense et de sécurité radiés pour fautes graves, ainsi que des informateurs et receleurs.
Leur spécialité : repérer les personnes venant d’effectuer d’importants retraits dans les banques ou détenant du liquide à domicile. Une fois la cible identifiée, deux motos (quatre hommes au total) prenaient en filature la victime jusqu’à un endroit propice pour l’attaque, souvent en pleine circulation, sous la menace d’un pistolet automatique. En outre, en cas d’échec sur la voie publique, la bande n’hésitait pas à cambrioler le domicile ou les bureaux de la victime pour atteindre le coffre-fort.
Parmi les faits les plus marquants qui leur sont imputés :
9 avril 2025, quartier Nouveau Marché : vol de 3 millions FCFA à une femme juste après son passage à la banque.
2 juillet 2025, quartier Maison Économique : 20 millions DE FCFA arrachés à un automobiliste après un tir en l’air.
21 octobre 2025, quartier Any Koira : un homme abattu en pleine rue d’une balle dans la poitrine pour 15 millions FCFA.
Nuit du 29 au 30 septembre 2025 : cambriolage des bureaux de la mairie de Hamdallaye avec la complicité du planton.
Par ailleurs, deux ex-militaires radiés de ce même réseau menaient des opérations parallèles : revêtus d’un treillis, armés du pistolet automatique de la bande, ils se faisaient passer pour des agents de la brigade antidrogue, faisaient irruption chez des trafiquants présumés, les rackettaient ou saisissaient leur marchandise avant de disparaître.
Réseau nᵒ 2 : la filière Niger-Nigeria de vol de véhicules
Trois hommes, dont un basé au Nigeria, sont à l’origine d’une série de vols de 4×4 et pick-up à Niamey. Le chef de bande, un Nigérien de 47 ans, a reconnu les faits. Les véhicules étaient acheminés par la route Tibiri – Doutchi – Batchaka – Arougoungou – Sokoto – Kano.
Quatre voitures ont été identifiées :
Toyota Cygnus et Toyota Hilux volés en août 2025 à la cité Olani.
Toyota RAV4 blanche volée quartier Banifandou.
Un second Hilux, quartier Dubaï, intercepté par la police à la barrière de Birni N’Gaouré.
Réseau nᵒ 3 : Séquestration et homicide d’une jeune femme
Le 27 novembre 2025, des passants découvrent le corps sans vie d’une femme à 100 mètres des jardins du quartier Bossey Bangou/Koira Tégui, avec sa pièce d’identité et son téléphone portable posés non loin.
Au même moment, les enquêteurs recherchaient activement une adolescente de 18 ans portée disparue après l’enlèvement signalé par ses parents. Par la suite, dans la nuit du 4 au 5 décembre 2025, grâce aux indications précises d’une amie de la victime, les policiers effectuent une descente dans un ghetto du quartier Koira Tégui. Ainsi, ils interpelleront sur place quatre jeunes hommes âgés de 19 à 25 ans.
Confrontés aux preuves, les suspects reconnaissent immédiatement avoir séquestré l’adolescente disparue et admettent aussi que la femme retrouvée morte le 27 novembre avait aussi séjourné dans ce même ghetto avant que les auteurs ne la tuent. L’enquête se poursuit activement afin d’établir les circonstances précises du meurtre.
Par ailleurs, le 14 novembre 2025, des passants découvrent un second corps sans vie : celui d’une femme de 35 ans, mère de quatre enfants, abandonné au cimetière chrétien de Koira Tégui, à seulement 150 mètres de son domicile.
Le mari, absent de Niamey ce jour-là, avait tenté de joindre son épouse dans la soirée du 13 novembre. Un homme avait décroché et lui avait lancé froidement : « Ta femme ? On l’a tuée. Dis-nous où tu habites, on vient te la déposer », avant de raccrocher.
Grâce au bornage du téléphone de la victime, les enquêteurs ont rapidement identifié son nouveau détenteur, un charlatan du quartier. Cependant, ce dernier a indiqué l’avoir reçu d’un individu surnommé « Furios », déjà connu des services. « Furios » a à son tour désigné le frère du charlatan. C’est ainsi que les trois hommes ont été interpellés. Lors de la reconstitution, le mari a formellement reconnu la voix de « Furios » comme celle qui l’avait menacé au téléphone. Les agents présenteront les trois suspects prochainement au parquet.
La Police Judiciaire : un appel à la vigilance citoyenne
À travers ces quatre coups de filet successifs, la Direction de la Police Judiciaire démontre sa capacité à démanteler des réseaux criminels organisés et particulièrement dangereux. Les enquêteurs soulignent toutefois que la lutte contre l’insécurité reste un défi quotidien et appellent la population à rester vigilante.
Finalement, la Police Judiciaire a mis à disposition un numéro vert pour que le public puisse signaler immédiatement tout comportement ou mouvement suspect : le 8383 ou le 17, disponibles 24 heures sur 24.
Tahoua, 4 décembre 2025 –L’antenne régionale de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) vient de frapper fort. En effet, mardi 2 décembre, ses agents ont mis la main sur plus de 50 kilogrammes de résine de cannabis répartis en 57 briques, lors d’une opération rondement menée en plein cœur de Tahoua. La marchandise, présentée ce jeudi matin au Gouverneur de région, le Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, représente l’une des plus importantes saisies réalisées cette année dans le centre du pays.
Saisie de 50 kg de cannabis : Le déroulement de l’opération antidrogue
Tout a commencé par un simple tuyau anonyme : une grosse quantité de drogue venait d’entrer dans la ville. Sans attendre, les hommes de l’OCRTIS n’ont pas traîné. Postés discrètement, ils ont interpellé un premier suspect nigérien au quartier Koweït avec 20 briques déjà prêtes à la revente.
Par la suite, les perquisitions qui ont suivi, dans le quartier Bilbis, ont permis de découvrir le reste du stock savamment camouflé au milieu de bottes de tiges de mil : 37 briques supplémentaires. Bilan : trois individus en garde à vue, une moto et deux téléphones saisis, et surtout 50,57 kg de cannabis hors d’état de nuire.
Un réseau transfrontalier démantelé
Selon les premiers éléments de l’enquête, le réseau démantelé fonctionnait comme une véritable entreprise transfrontalière. La drogue provenait de trois pays voisins, transitait par des camions de marchandises via Konni, avant d’être écoulée localement ou réexpédiée vers le Maghreb. Un circuit bien rodé que les trafiquants pensaient à l’abri des radars.
« Cette opération montre que nos forces sont vigilantes et efficaces », a déclaré le Gouverneur Souleymane Amadou Moussa lors de la présentation officielle de la saisie dans les locaux de la Police nationale. « Mais elle rappelle aussi que le trafic de drogue n’est pas qu’une affaire de santé publique : c’est une source de financement directe pour la criminalité organisée et les groupes terroristes qui sévissent dans notre région. »
Le Gouverneur a insisté sur un point crucial : sans la collaboration active de la population, de telles prises seraient beaucoup plus rares. « Aux habitants de Tahoua et des villages environnants : continuez à nous alerter. Un coup de fil anonyme peut aussi sauver des vies et protéger toute une région », a-t-il lancé.
Cette saisie s’inscrit dans une série impressionnante d’opérations menées ces derniers mois par l’OCRTIS à Tahoua, preuve que la pression ne faiblit pas sur les réseaux. En conclusion, pour les autorités, chaque kilogramme intercepté est un message clair envoyé aux trafiquants : la route du Nord n’est plus une passoire.
À l’heure où le Sahel fait face à une criminalité de plus en plus sophistiquée, Tahoua montre qu’elle refuse de baisser la garde. Et tant que la population jouera le jeu de la vigilance, les trafiquants auront de plus en plus de mal à passer entre les mailles du filet.
Niamey , 25 novembre 2025 – Une vaste opération menée par les forces de l’ordre a porté un coup significatif à la délinquance urbaine dans la capitale nigérienne. La Direction de la Police Judiciaire (DPJ) a annoncé le démantèlement de trois réseaux criminels responsables d’une série de vols de véhicules et de motos, un fléau qui touchait particulièrement les habitants de Niamey.
Niamey : un premier réseau sédentaire et méthodique
La première opération, fruit d’investigations menées entre le 14 et le 21 septembre, a conduit à l’interpellation de neuf individus. La particularité de ce groupe réside dans son organisation structurée et la répartition des rôles parmi ses membres, âgés de 37 à 69 ans. Deux auteurs principaux, trois complices et quatre receleurs, dont un mécanicien, un ferrailleur, un tôlier et un peintre automobile, formaient une chaîne criminelle complète.
Leur mode opératoire était méticuleux. Opérant de nuit et à pied, ils repéraient des véhicules garés sans surveillance devant des domiciles. Une fois la cible identifiée, un guetteur se postait tandis qu’un complice forçait les portières à l’aide d’un outil en fer en forme de « T » ou d’une fausse clé. Leurs cibles de prédilection étaient des modèles Toyota populaires comme les Corolla, Hilux et RAV4, choisis pour la vulnérabilité supposée de leurs systèmes de verrouillage.
Ensuite, les receleurs modifiaient la peinture des véhicules volés et changeaient leur numéro de châssis pour les rendre méconnaissables. Ce réseau a avoué plusieurs méfaits dans des quartiers tels qu’Harobanda, Marché Katako et Gamkalley.
Le retour en piste d’un récidiviste audacieux
Le deuxième cas mis en lumière par la DPJ illustre le défi de la récidive. Le 7 novembre, les enquêteurs se sont penchés sur le vol d’un pick-up Hilux commis en pleine journée, alors que son propriétaire était à la mosquée pour la prière du vendredi. L’exploitation des images de vidéosurveillance a permis d’identifier le suspect, un étudiant de 36 ans surnommé « Procureur ».
Ce dernier, bien connu des services de police pour des faits similaires, avait été libéré de prison seulement quatre mois plus tôt. Selon ses déclarations, il aurait volé le véhicule à l’aide de fausses clés, puis aurait entamé un parcours vers Dosso et Guechémé jusqu’au village de Yeddou. Là, le véhicule, muni d’une fausse plaque d’immatriculation, était destiné à être écoulé à Abuja, au Nigeria.
Face à la dimension transnationale de cette affaire, la DPJ a activé les canaux de coopération internationale via Interpol pour traquer le complice en fuite. Le individu a également confessé le vol d’un Toyota RAV4 noir qu’il avait dû abandonner à cause d’une panne mécanique.
Une bande violente ciblant les motocyclistes à Niamey
La police a démantelé une troisième bande de cinq jeunes hommes (17 à 29 ans) qui opérait avec agressivité. Spécialisés dans le vol de motos, ces individus agissaient de nuit en pénétrant dans les cours après avoir espionné ou en attaquant directement leurs victimes dans la rue.
Leur premier mode opératoire consistait à repérer une moto dans une cour, à escalader le mur pour ouvrir le portail et à voler l’engin pour le conduire vers une cachette, ou « ghetto », situé au quartier Bassora. Le second scénario, plus violent, les voyait circuler en binôme sur deux motos, armés de machettes. Ils pourchassaient alors des motocyclistes isolés, les menaçaient avec leurs armes, les faisaient chuter et s’emparaient de leur véhicule. Cinq vols de motos, notamment des marques Royal et Kasea, ainsi qu’un tricycle, leur sont imputés.
Un appel à la vigilance citoyenne
Face à l’ingéniosité et à la diversité des modes opératoires de ces criminels, la Direction de la Police Judiciaire souligne l’importance cruciale de la collaboration avec la population. Les autorités appellent les citoyens à une vigilance accrue, en particulier lors du stationnement de leurs véhicules et à adopter des mesures de sécurité renforcées.
Ces opérations d’envergure démontrent la détermination des forces de l’ordre à lutter contre l’insécurité. Cependant, la persistance de ces délits et la récidive de certains auteurs rappellent que la sécurisation des biens des citoyens reste un combat quotidien qui nécessite une synergie entre la police et la communauté de Niamey.
Les forces de sécurité de Tanout ont procédé à une saisie majeure de drogues, mettant fin à une étape clé du trafic entre Ourafane et Imzigar. L’opération illustre l’efficacité des autorités et l’importance de la coopération avec la population.
Tanout, 21 novembre 2025 –Les forces de sécurité du département de Tanout ont récemment porté un coup sévère au trafic de stupéfiants dans la région de Zinder. En effet, la Direction Départementale de la Police Nationale (DDPN) a saisi une quantité significative de drogue à l’issue d’une opération ciblée menée le jeudi 20 novembre 2025.
Tanout : une opération basée sur des renseignements précis
Les forces de sécurité ont déclenché l’intervention après avoir exploité des informations signalant un réseau de trafic reliant Ourafane (département de Tessaoua) à Imzigar (région d’Agadez), en passant par Tanout. Dans la banlieue de Tanout, elles ont interpellé un suspect portant un sac au dos dans le quartier Kara-kara. La fouille de ses effets a permis de découvrir six boules de chanvre indien et 2 500 comprimés d’Hexol, mettant ainsi fin à une étape clé du trafic dans la région.
Selon les investigations, le réseau opère en utilisant des motos pour transporter la drogue entre Ourafane et Tanout. À l’approche de Tanout, les trafiquants interceptent des véhicules se dirigeant vers Imzigar afin de transférer leur cargaison avant qu’ils franchissent les postes de contrôle des forces de l’ordre.
Engagement des forces de sécurité et rôle de la population
Cette saisie démontre non seulement l’efficacité des forces de sécurité dans la lutte contre la drogue, mais aussi l’importance de la collaboration avec la population locale. Les autorités rappellent que la dénonciation des activités suspectes contribue directement à la sécurité de tous. Le DDPN de Tanout insiste sur la vigilance citoyenne, soulignant que « s’abstenir de dénoncer un délinquant, c’est créer les conditions de sa propre insécurité ».
En somme, cette intervention rappelle que la lutte contre la drogue repose autant sur l’action des forces de sécurité que sur la vigilance des citoyens. Chaque signalement contribue à créer un environnement plus sûr pour l’ensemble de la communauté.
Le trafic de faux billets a subi un revers majeur ce dimanche à Niamey. Une opération ciblée de la Garde Nationale a permis de neutraliser un réseau de contrefaçon, mettant la main sur des milliers de fausses coupures et un arsenal de produits chimiques. Ce démantèlement, qui vise à préserver l’économie nationale, est un signal fort envoyé aux fraudeurs.
Niamey, 20 novembre 2025 — Coup de théâtre dans la lutte contre la criminalité financière ! Les services de renseignement de la Garde Nationale du Niger (GNN) ont réussi un exploit le 16 novembre 2025 en mettant fin aux agissements d’un réseau de trafiquants de fausse monnaie. L’intervention, menée dans le quartier de Nord Lazaret, a non seulement conduit à l’interpellation de deux individus directement impliqués, mais également à la saisie de quantités impressionnantes de faux euros, ainsi que de billets contrefaits de nature indéterminée.
Des saisies colossales pour un préjudice potentiel de plus de 600 millions
L’ampleur de la contrefaçon découverte lors de cette descente est vertigineuse. En effet, les enquêteurs de la Direction de la Documentation et du Renseignement de la GNN ont recensé un total stupéfiant de 10 060 faux billets dissimulés dans plusieurs contenants.
Par ailleurs, le détail des saisies révèle la sophistication de l’entreprise criminelle :
Fausses Devises Étrangères : les enquêteurs ont récupéré un total de 4 614 faux billets verts en coupures de 200 Euros, qu’ils ont découverts dissimulés dans un sac et une caisse séparée. La valeur de ces fausses coupures s’élève à 604 431 000 Francs CFA, soit plus de 604 millions de FCFA.
Mystérieux Billets Noirs : ils ont également confisqué 7 948 autres faux billets, de couleur noire et répartis dans deux caisses distinctes. Ces coupures ne correspondent aux formats ni du Franc CFA, ni de l’Euro, ni du Dollar, suggérant une technique de fraude potentiellement liée au « lavage » de billets.
La Garde nationale au cœur de la sécurité économique
Par cette intervention réussie, la Garde Nationale du Niger réaffirme son rôle crucial dans la protection de la nation. En plus, l’institution a clairement indiqué que cette action visait à « renforcer la sécurité économique du pays et à protéger nos citoyens des fraudes ».
Les deux individus interpellés devront désormais répondre de leurs actes devant la justice. La Garde Nationale, pour sa part, a promis de continuer sa « mobilisation sans relâche » contre la criminalité, appelant aussi la population à rester vigilante et unie face à ces menaces.