Dans la nuit du 8 au 9 mars 2026, la ville de Tahoua a brutalement quitté sa quiétude habituelle. Vers trois heures du matin, des tirs nourris ont déchiré le silence aux abords de l’aéroport, où se trouve la base aérienne 401 de l’armée nigérienne. Selon les premières informations sécuritaires, un groupe armé circulant à moto a tenté de s’infiltrer dans l’enceinte militaire, mais les Forces de défense et de sécurité (FDS) l’ont repoussé après de violents échanges de tirs.
Cet assaut, finalement neutralisé, marque une nouvelle étape dans la pression qui s’intensifie sur le Niger, particulièrement dans la bande sahélienne où les groupes armés multiplient les tentatives de déstabilisation.
Selon les autorités locales, l’attaque s’est produite aux environs de 3 h 05. Les assaillants, arrivés à moto, ont réussi à atteindre certaines installations de la base et à endommager des hangars abritant des drones militaires avant que la riposte de l’armée ne les contraigne à battre en retraite.
Le bilan fait état de plusieurs assaillants neutralisés et de cinq suspects interpellés grâce à l’appui de la population. Du côté des Forces de défense et de sécurité (FDS), on ne déplore que des blessés légers. Lors de l’opération, les militaires ont également saisi une quantité importante de dispositifs et de matériels.
Dès le matin, le gouverneur de la région, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, s’est rendu sur les lieux afin d’évaluer les dégâts et de saluer la réaction rapide des forces engagées. Les autorités ont par ailleurs assuré que l’aéroport de Tahoua reste opérationnel et que les activités civiles n’ont pas été interrompues.
Une ville longtemps épargnée mais stratégiquement exposée
Chef-lieu de la région du même nom, Tahoua occupe une position centrale dans le dispositif sécuritaire du Niger. Située entre les frontières malienne et nigériane, la ville abrite une base aérienne ainsi que plusieurs unités militaires chargées de surveiller un vaste territoire sahélien.
Pendant longtemps, les attaques directes ont épargné la capitale régionale. Toutefois, plusieurs départements de la région vivent depuis des années sous état d’urgence, en raison des incursions régulières de groupes armés actifs dans la zone sahélienne.
Des localités comme Tillia ou Tassara ont déjà fait face à des attaques visant des positions militaires ou des populations civiles.
Une stratégie d’attaques contre les infrastructures militaires
L’assaut de Tahoua intervient dans un contexte où les infrastructures stratégiques du Niger sont de plus en plus ciblées. Fin janvier 2026, une attaque d’envergure avait déjà visé la base aérienne 101 située sur le site de l’aéroport international de Niamey, provoquant d’importants dégâts et faisant plusieurs victimes parmi les assaillants.
Pour les autorités nigériennes, ces attaques s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à fragiliser l’appareil sécuritaire et à tester la capacité de réaction de l’armée. L’objectif serait notamment de perturber les moyens de surveillance aérienne et les dispositifs militaires utilisés dans la lutte contre les groupes armés.
Face à cette menace persistante, les autorités de Niamey ont annoncé un renforcement du dispositif militaire dans plusieurs régions sensibles, notamment à Tahoua, Tillabéri et Diffa.
Ces dernières années, l’armée nigérienne a également intensifié ses opérations de ratissage et de contrôle territorial, tout en renforçant les capacités de renseignement et de surveillance aérienne. L’utilisation de drones militaires constitue d’ailleurs un élément clé de cette stratégie, ce qui explique probablement l’intérêt des assaillants pour les installations visées à Tahoua.
Par ailleurs, la coopération avec les populations locales s’affirme comme un levier essentiel. L’arrestation de plusieurs suspects à Tahoua, rendue possible grâce aux signalements des habitants, illustre l’importance du renseignement communautaire dans la lutte contre les infiltrations.
Le Sahel face à un tournant sécuritaire
Au-delà de l’épisode de Tahoua, cet événement reflète la transformation progressive du paysage sécuritaire sahélien. Les groupes armés adoptent des tactiques plus mobiles, reposant sur des commandos légers à moto capables de frapper rapidement avant de se disperser dans des zones difficiles d’accès.
Dans ce contexte, le Niger, engagé aux côtés du Mali et du Burkina Faso au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), cherche à redéfinir sa stratégie de défense pour répondre à ces menaces hybrides.
La tentative d’attaque déjouée à Tahoua rappelle cependant une réalité : malgré les pressions sécuritaires, les forces nigériennes continuent de renforcer leur capacité de réaction et de coordination.
À Tahoua, la vie a repris son cours quelques heures seulement après les tirs qui ont semé l’inquiétude dans la nuit. Mais l’épisode rappelle aux habitants que la stabilité du Sahel reste fragile.
Pour les autorités nigériennes, le défi consiste désormais à consolider la sécurité des grandes villes tout en poursuivant les opérations dans les zones rurales où se replient les groupes armés.
Car au-delà des attaques ponctuelles, l’enjeu est stratégique : préserver les infrastructures militaires et civiles qui constituent les piliers de la souveraineté et du développement du pays.
Les autorités nigériennes tirent la sonnette d’alarme face à une recrudescence d’arnaques numériques visant les internautes. La Police nationale du Niger, par l’intermédiaire de sa Direction de la Police Judiciaire et de la Division chargée de la lutte contre la cybercriminalité, alerte sur un système frauduleux de plus en plus répandu sur les réseaux sociaux.
Selon les services de sécurité, ces escroqueries reposent sur la diffusion de faux liens promettant des opportunités d’emploi ou des gains rapides. Une stratégie bien rodée qui vise principalement les utilisateurs de plateformes populaires telles que Facebook, WhatsApp, Instagram, TikTok ou encore Telegram.
Des fausses offres d’emploi pour attirer les victimes
D’après la police judiciaire, les fraudeurs attirent d’abord leurs cibles avec des annonces d’activités simples et rémunérées, comme le visionnage de vidéos ou l’exécution de petites tâches en ligne. Les internautes sont alors invités à cliquer sur un lien qui les redirige vers des groupes privés, souvent hébergés sur des messageries instantanées.
Ces plateformes frauduleuses utilisent différentes appellations pour paraître crédibles. Parmi les noms signalés figurent notamment GREEN MENTOR, X-PLEX CORPORATION, CRYPTO GLOBAL, CENTER CORPORATION, SIX SWISS EXCHANGE LTD, SHEIN, SE, TCD ou encore TBWA.
Une stratégie de manipulation progressive
Le mécanisme repose sur une technique classique d’escroquerie : instaurer d’abord la confiance. Les fraudeurs encouragent les victimes à investir de petites sommes dans des opérations prétendument rentables.
Dans certains cas, les premiers montants sont effectivement remboursés, accompagnés de faux bénéfices. Ce procédé vise à convaincre les victimes de poursuivre l’expérience et d’engager des sommes plus importantes.
Ensuite, les escrocs invitent les internautes à rejoindre un supposé « groupe VIP », où ils doivent réaliser plusieurs tâches et investir davantage pour accéder à des gains plus élevés.
Mais une fois les montants conséquents versés, le scénario change. Les escrocs invoquent alors un prétendu système technique ou un blocage informatique empêchant le remboursement des fonds. Pour récupérer leur argent, les escrocs poussent les victimes à effectuer un nouveau paiement censé débloquer la situation.
Des fonds blanchis via les cryptomonnaies
Les services spécialisés ont mené des investigations qui ont indiqué que les escrocs convertissent rapidement l’argent détourné en cryptomonnaies, notamment via des plateformes électroniques ou des services financiers non reconnus par les autorités.
Cette technique complique le suivi des transactions et facilite le blanchiment des fonds.
Autre élément préoccupant : certains réseaux recrutent à distance des Nigériens pour acheter des cartes SIM. Ils utilisent ensuite ces numéros pour créer de faux comptes sur les réseaux sociaux ou sur des plateformes de transfert d’argent, afin de réceptionner les fonds frauduleux ou de rassurer les victimes.
Un appel à la vigilance des internautes
Face à cette situation, la Direction générale de la Police nationale rappelle que toute participation au blanchiment d’argent provenant d’escroqueries constitue une infraction punie par la loi nigérienne.
Les autorités invitent donc les internautes à faire preuve d’une vigilance accrue, notamment face aux offres d’emploi ou d’investissement diffusées sur internet.
Les autorités encouragent également les citoyens à signaler systématiquement les pages, comptes ou individus impliqués dans ces pratiques frauduleuses.
En cas de doute ou pour toute alerte, la police recommande de contacter ses services via les numéros verts 17 ou 8383.
La lutte contre les stupéfiants a connu un nouveau tournant dans la région de Tahoua. L’antenne régionale de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) annonce avoir démantelé, entre le 24 et le 26 février 2026, deux réseaux spécialisés dans le trafic international de drogues dites « à haut risque ».
Au total, cinq personnes ont été interpellées, dont un ressortissant nigérian. Une opération qui met en lumière l’ampleur des circuits transfrontaliers alimentant plusieurs localités nigériennes.
Des circuits bien structurés entre le Niger et le Nigeria
Selon les premiers éléments de l’enquête, le premier réseau opérait entre Illela, à la frontière nigéro-nigériane, et la ville de Sokoto, au Nigeria. Les trafiquants disposaient de points de relais à Lawey Birni, Malbaza et Moudjia, afin d’acheminer les produits vers Taza, Afala, Tahoua et Tabalak.
Le second groupe, plus mobile, utilisait les compagnies de transport de voyageurs sur l’axe Niamey–Sargagi–Loga–Agadez. Les stupéfiants étaient dissimulés dans des sachets soigneusement placés dans les porte-bagages des bus. L’un des suspects aurait même caché une partie de la marchandise dans ses vêtements pour échapper aux contrôles.
Ces méthodes illustrent l’ingéniosité croissante des trafiquants, qui exploitent les flux routiers pour contourner la surveillance.
Les forces de l’ordre ont mis la main sur une cargaison importante composée de :
49 000 comprimés de Diazépam D5 ;
25 000 comprimés de Benzehol (Exol) ;
1 797 comprimés de Tramadol dosés à 225 mg et 250 mg ;
12 boules de cannabis de type Amnesia, pour un poids total de 10,450 kilogrammes.
En outre, deux motocyclettes utilisées pour le transport ont été immobilisées et plusieurs téléphones portables saisis pour les besoins de l’enquête.
Un enjeu sécuritaire et sanitaire
Au-delà de la dimension criminelle, la prolifération de ces substances représente un défi de santé publique. Le Tramadol et certains psychotropes sont régulièrement détournés de leur usage médical pour alimenter des marchés parallèles.
La région de Tahoua, carrefour stratégique entre le sud et le nord du pays, constitue un point sensible dans la cartographie du trafic. La porosité des frontières et la mobilité accrue des personnes facilitent les circuits illicites.
Face à cette réalité, l’OCRTIS invite la population à renforcer la collaboration avec les forces de sécurité. Les autorités rappellent que les signalements anonymes peuvent contribuer à prévenir l’implantation durable de réseaux criminels.
La récente opération démontre, selon les responsables sécuritaires, la capacité des services à infiltrer et démanteler des filières organisées. Toutefois, la bataille contre le trafic de stupéfiants reste un combat de longue haleine.
Dans un contexte régional marqué par divers défis sécuritaires, la maîtrise des flux illicites demeure un enjeu central pour la stabilité et la protection des communautés.
Sous les apparences inoffensives de sacs de farine de manioc se cachait une cargaison de près de 600 kg de cannabis. Ce 4 mars 2026, au poste stratégique de Gamdou, les douaniers nigériens ont intercepté un véhicule de luxe transportant une marchandise illicite record. Une saisie qui lève le voile sur les nouvelles routes de la drogue dans le Damagaram.
Tout commence par un banal Land Cruiser V8. Un véhicule rutilant, immatriculé à l’étranger, qui tente de franchir le poste de contrôle de Gamdou, dans la région de Zinder. À son bord, 12 sacs de gari, ce produit de grande consommation que les locaux appellent familièrement « yayi zahi ».
Cependant, le flair des agents de la Direction Générale des Douanes ne s’est pas laissé abuser par l’odeur du manioc. En procédant à une fouille systématique, les douaniers découvrent le pot aux roses : 598 boules de chanvre indien soigneusement dissimulées, représentant un poids total de 598 kilogrammes.
Le renseignement, nerf de la guerre sécuritaire
Cette opération n’est pas le fruit du hasard. Selon des sources proches du dossier, elle résulte d’une exploitation méticuleuse de renseignements préalablement collectés. Dans une zone où les flux transfrontaliers sont permanents, la capacité des services nigériens à transformer l’information en action opérationnelle devient un atout majeur.
« Cette saisie démontre que nos couloirs ne sont plus des zones de libre passage pour les trafics illicites », confie une source sécuritaire régionale.
Au-delà de l’aspect spectaculaire, cette prise soulève aussi une question de fond : Zinder est-elle en train de devenir un hub de redistribution pour le cannabis vers d’autres pays du Sahel ? Par ailleurs, l’utilisation d’un véhicule de forte puissance suggère en tout cas une organisation logistique structurée et des moyens financiers importants derrière ce convoi.
Cet exploit des douanes nigériennes intervient dans un contexte de renforcement de la surveillance du territoire. En interceptant cette drogue, les autorités ne font pas que lutter contre un délit douanier ; elles s’attaquent aussi à l’un des moteurs financiers potentiels de l’instabilité régionale.
Le Bureau des Douanes de Gamdou marque ainsi des points précieux dans une guerre de l’ombre où chaque kilo saisi est une petite victoire pour la santé publique et la sécurité nationale. Mais alors que les saisies se multiplient, les réseaux de trafiquants changeront-ils de stratégie ou de couverture ?
Entre la traque des narcotrafiquants et la protection de la souveraineté alimentaire, les forces de sécurité nigériennes multiplient les manifestations de force dans le département de Gaya. Dans l’espace d’une semaine, d’importantes cargaisons de stupéfiants et de céréales ont été interceptées, révélant l’ingéniosité — et le désespoir — des réseaux criminels.
Le poste de police frontale (PPF) de Sabon Birni vient de confirmer son rôle de sentinelle stratégique. Dans cette zone de brassage intense, à la lisière du Bénin, les agents nigériens ont porté, entre fin février et début mars 2026, des coups de boutoir significatifs à l’économie illicite qui tente de prospérer sur les pistes sablonneuses de l’ouest du pays.
L’axe Djougou-Guechemé : la route des « poisons » coupée
Le premier acte de cette offensive sécuritaire s’est joué le 25 février dernier dans la brousse de Tounouga. Deux individus, circulant à moto, ont été neutralisés alors qu’ils transportaient un véritable arsenal chimique.
En premier lieu, la diversité des produits saisis donne le vertige : plus de 106 000 comprimés de psychotropes (Diazépam, Tramadol « Royal », Prégabaline) et une quantité importante de chanvre indien. Par ailleurs, les aveux de l’un des suspects mettent en lumière une logistique bien rodée : la marchandise, acquise à Djougou (Bénin), devait alimenter les marchés de Guechemé et de Fillingué.
« Les trafiquants utilisent le fleuve comme rempart naturel avant de se perdre dans les pistes secondaires. Mais la brousse n’est plus un sanctuaire pour eux », souligne une source sécuritaire locale.
Si la lutte contre la drogue reste une priorité de santé publique, la bataille pour la sécurité alimentaire constitue l’autre versant de l’engagement des forces de défense et de sécurité (FDS). Le 1ᵉʳ mars, une patrouille mixte a intercepté un convoi insolite près de Sabon Birni : huit charrettes transportant plus de 8 tonnes de riz paddy.
Cette saisie n’est pas fortuite. Elle s’inscrit dans la stricte application de la réglementation nigérienne de 2024 interdisant l’exportation de vivres. Dans un contexte de résilience nationale, empêcher la fuite des céréales vers l’étranger est devenu un impératif de survie économique
Le succès de ces opérations, complété par une seconde saisie de chanvre à Guatawani le 2 mars, repose sur une équation nouvelle : la collaboration étroite entre la police, les patrouilles mixtes et les comités locaux de veille.
En définitive, ces saisies répétées à Gaya ne sont pas seulement des succès comptables. Elles envoient un message de fermeté aux réseaux de contrebande qui tentent de contourner les postes officiels. Pour le Niger, sécuriser cette frontière, c’est à la fois protéger sa jeunesse des ravages de la drogue et garantir que les récoltes nationales nourrissent d’abord les Nigériens.
La douane nigérienne vient de réaliser une saisie spectaculaire à Kouré, à une soixantaine de kilomètres de la capitale. Plus de 1 700 bâtons de dynamite ont été interceptés par les unités de surveillance. Cette opération met en lumière les nouveaux défis sécuritaires faisant face aux « soldats de l’économie » dans un contexte régional sous haute tension.
C’est un véritable arsenal qui a été neutralisé par les agents de la Brigade d’Intervention et de Recherche (BIR) de Niamey. Au poste de contrôle de Kouré, verrou stratégique sur l’axe menant à la capitale, la vigilance des douaniers a permis de débusquer une cargaison de 1 758 bâtons de dynamite.
Loin d’être une découverte fortuite, cette saisie est le fruit d’un flair aiguisé et d’une rigueur de contrôle renforcé dans cette zone sensible.
Le transport de voyageurs, nouveau cheval de Troie des trafiquants ?
En effet, la méthode utilisée par les convoyeurs souligne l’audace des réseaux de trafic. Le lieutenant-colonel Abdel Kader Ibrahim Mahaman, commandant du BIR, affirme que ses unités ont saisi des explosifs lors de deux interventions distinctes.
Dans un premier cas, elles ont découvert les produits dangereux dissimulés à l’intérieur d’un bus de transport de passagers. Dans le second cas, la cargaison se retrouvait dans un véhicule de type Hiace.
Cependant, cette tactique, consistant à mêler des substances hautement instables aux flux de civils, suscite l’inquiétude des autorités, tant pour la sécurité des voyageurs que pour la destination finale de ces produits interdits.
Face à ce péril, la hiérarchie douanière est montée au créneau. La Colonel Mme Dioffo Aicha, Directrice Régionale des Douanes de Niamey-Tillabéri, s’est rendue sur place pour saluer l’engagement des troupes.
Par ailleurs, le Colonel Rabiou Gouzaye, représentant la Direction Générale, a tenu à rappeler la sévérité de la réglementation régissant la circulation de telles matières au Niger. Il a réaffirmé la volonté de l’institution de muscler davantage les capacités d’analyse des risques et de renseignement de ses unités de terrain.
Au-delà des recettes, la mission sécuritaire
Cette opération rappelle que la douane nigérienne ne se contente plus de sa mission fiscale. De fait, elle s’impose aujourd’hui comme un maillon essentiel de la sécurité intérieure. Dans une région où la circulation illicite d’explosifs alimente souvent l’insécurité, le verrouillage de Kouré vient de prouver son efficacité.
En définitive, si l’enquête devra déterminer l’origine et la destination de ces bâtons de dynamite, ce succès du BIR Niamey marque un point décisif dans la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée.
L’efficacité des Forces de défense et de sécurité (FDS) a permis de neutraliser une bande de braqueurs armés ce lundi 16 février. Cette opération, conclue par une course-poursuite spectaculaire dans le désert, illustre le défi sécuritaire permanent dans le triangle minier d’Agadez.
La traque n’aura pas duré longtemps. En effet, ce lundi, la cour du commissariat d’Arlit a servi de cadre à la présentation officielle d’un groupe de malfaiteurs dont le périple criminel s’est fracassé contre la réactivité des Forces de défense et de sécurité (FDS). Sous l’œil du Lieutenant-Colonel Almoustapha Ousmane, Préfet du département, les autorités ont dévoilé le butin et les suspects d’un braquage qui aurait pu déstabiliser davantage la zone frontalière.
Tout commence sur l’axe reliant Assamaka à la cité minière d’Arlit. Une bande armée s’empare d’un véhicule de transport dans une localité de la zone avant de prendre la fuite à travers les pistes désertiques. Alertées en temps réel, les FDS engagent immédiatement une opération d’interception.
La détermination des forces nigériennes paie : au terme d’une poursuite engagée sur plusieurs kilomètres, le véhicule est stoppé et ses occupants neutralisés. À bord, les agents découvrent un véritable arsenal de guerre, notamment une carabine automatique AK-47, confirmant la dangerosité du groupe.
Un réseau aux ramifications régionales
Par ailleurs, l’identité des membres de la bande révèle la dimension transfrontalière de la criminalité dans la région d’Agadez. Sur les quatre individus interpellés :
Deux sont de nationalité étrangère, originaires d’un pays voisin ;
Deux sont Nigériens, natifs respectivement d’Arlit et de Matamaye.
Ce mélange de complicités locales et d’acteurs régionaux souligne aussi la complexité de la lutte contre le banditisme dans le Nord-Niger, où les frontières poreuses servent souvent de repli aux réseaux de trafiquants et de braqueurs.
Présent lors de la présentation, le Procureur de la République près le Tribunal d’Instance d’Arlit a affiché une fermeté absolue. Saluant une « prouesse » des FDS, il a également promis que la loi serait appliquée dans toute sa rigueur pour décourager toute velléité de récidive dans ce secteur névralgique pour l’économie nationale.
De son côté, le Lieutenant-Colonel Almoustapha Ousmane a insisté sur le « renseignement humain ». Pour le Préfet, la victoire contre l’insécurité repose en effet sur un contrat de confiance renouvelé entre l’armée et les civils. Il a également exhorté les populations à maintenir une collaboration étroite avec les patrouilles, tout en demandant aux responsables militaires de renforcer leurs liens avec les communautés locales.
En moins de 48 heures, l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) a réalisé deux saisies spectaculaires dans la région de Tahoua. Entre une cargaison record d’ecstasy venue de Marseille et de la cocaïne dissimulée dans des talons de chaussures, le Niger s’affirme comme le verrou stratégique contre les cartels.
Le Niger ne veut plus être le « ventre mou » du trafic de stupéfiants au Sahel. Les services de l’OCRTIS viennent d’infliger un revers cuisant aux réseaux criminels internationaux. En effet, le bilan est vertigineux : 800 000 comprimés d’ecstasy et plusieurs kilos de cocaïne interceptés, pour une valeur marchande dépassant les 8 milliards de FCFA.
Au-delà des chiffres, ces saisies révèlent l’extrême sophistication des méthodes de dissimulation et la complexité des itinéraires empruntés par les « seigneurs de la drogue ».
L’axe Marseille-Cotonou-Tahoua : une saisie historique
Le 9 février 2026, au poste de contrôle de Badaguiri (département d’Illela), la police a réalisé la plus importante prise d’ecstasy de l’histoire du pays. Après avoir fouillé un véhicule touristique, les agents ont exhumé 160 sachets de cette drogue de synthèse, dissimulés dans des caches aménagées.
L’enquête a aussi permis de retracer une logistique transcontinentale effarante : le véhicule, chargé en décembre 2025 au port de Marseille (France), a transité par Cotonou (Bénin) en janvier avant de franchir la frontière nigérienne par Sabon Birni. Ce trajet confirme la thèse d’un basculement des routes : les drogues de synthèse européennes descendent désormais vers le sud pour inonder les marchés régionaux et au-delà.
Cocaïne « au pied levé » : l’ingéniosité des passeurs
Deux jours plus tard, le 11 février, c’est à l’antenne de Tchintabaradene que le flair des enquêteurs a encore frappé. Cette fois, le procédé relevait presque de l’artisanat criminel : deux ressortissants étrangers, en provenance de Lagos (Nigeria), transportaient de la cocaïne cousue à l’intérieur des talons de leurs propres chaussures.
Partis de la mégalopole nigériane, les deux hommes avaient pour mission de rallier l’Algérie, avec l’Espagne comme destination finale. Ce périple, passant par Sokoto et Konni, montre que, malgré la variation des volumes, la détermination des réseaux à franchir la barrière nigérienne demeure intacte.
Le Sahel, nouveau carrefour des cartels ?
Ces succès policiers posent une question de fond sur la sécurité régionale. Le Niger, déjà engagé sur le front de la lutte contre le terrorisme, doit désormais mobiliser des ressources massives pour contrer une économie criminelle qui finance souvent l’instabilité.
En somme, pour les autorités de Niamey, ces saisies sont un message clair envoyé aux narcotrafiquants : la vigilance aux frontières est montée d’un cran. Toutefois, la valeur marchande colossale des produits saisis — 8 milliards de FCFA pour l’ecstasy seule — illustre les moyens financiers colossaux dont disposent ces réseaux pour tenter de corrompre ou de contourner les dispositifs de surveillance.
Au Niger, le bras de fer entre les autorités de la cité minière et les réseaux de fraude vient de connaître un tournant décisif. Vingt-quatre heures après la mise en garde du Préfet d’Arlit, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont démantelé un circuit illégal de revente d’essence. Un coup de filet qui donne raison au discours de fermeté du Lt-colonel Almoustapha Ousmane.
L’opération a été chirurgicale. Alors que les rumeurs de pénurie de carburant commençaient à saturer l’espace public à Arlit, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont mis au jour ce que beaucoup soupçonnaient : une rétention organisée.
Le mode opératoire des fraudeurs était aussi simple que lucratif. Des conducteurs de tricycles et de taxis-motos s’approvisionnaient massivement au prix officiel à la pompe, soit 499 F CFA le litre, pour ensuite alimenter un marché noir parallèle. Dans les quartiers de la ville, le précieux liquide se revendait entre 1 500 et 3 000 F CFA, soit jusqu’à six fois son prix initial.
« La vérité contre la rumeur »
Ce coup de filet intervient dans un climat de tension médiatique. Pas plus tard qu’hier, lors d’un point de presse, le Préfet du département, le Lt-colonel Almoustapha Ousmane, pointait du doigt la responsabilité de certains transporteurs à trois roues dans l’assèchement artificiel des stocks.
« Je réaffirme que le problème n’était pas l’approvisionnement, mais la spéculation et la fraude organisée », a martelé le Préfet suite à l’intervention des FDS.
Pour les autorités locales, cette opération est une victoire contre la désinformation. En créant une pénurie fictive, les spéculateurs ne se contentaient pas de s’enrichir ; ils fragilisaient aussi la paix sociale dans une région déjà sous pression.
Au-delà de l’aspect économique, cette saisie revêt un caractère sécuritaire majeur. Dans le grand Nord nigérien, le contrôle des flux de carburant est un enjeu stratégique pour éviter que l’essence ne vienne alimenter des réseaux plus opaques.
Par ailleurs, le Préfet d’Arlit a tenu à saluer le professionnalisme des FDS, rappelant que la fermeté restera de mise. Le message est clair : la protection du pouvoir d’achat des populations ne sera pas sacrifiée sur l’autel des intérêts particuliers des « trafiquants du quotidien ».
Une opération menée par les Forces de défense et de sécurité (FDS) dans la région de Diffa a permis de neutraliser plusieurs dizaines d’éléments armés affiliés au groupe MPLJ, actif dans le bassin du lac Tchad. Un coup dur porté à une organisation qui cherchait à renforcer sa présence dans une zone déjà fragilisée par des années d’insécurité.
Une opération ciblée dans un contexte de pression sécuritaire
La région de Diffa reste l’un des principaux théâtres de la lutte antiterroriste au Niger. Confrontées à des incursions répétées de groupes armés non étatiques, les Forces de défense et de sécurité poursuivent une stratégie de harcèlement et de démantèlement des cellules actives.
Selon des sources sécuritaires, une récente opération a permis de mettre hors d’état de nuire environ une trentaine de combattants appartenant au MPLJ, un groupe armé dont les activités visent à perturber la stabilité locale et à imposer par la violence son influence sur certaines zones rurales.
Le MPLJ, une menace sous surveillance
Peu connu du grand public, le MPLJ figure parmi les groupes armés surveillés par les services de sécurité pour ses tentatives de structuration et de recrutement dans le sud-est nigérien. Son leadership, attribué à Moussa Kounai, ferait l’objet d’un suivi particulier, notamment en raison de soupçons de coordination à distance et de soutiens extérieurs.
Les autorités nigériennes estiment que l’élimination de ces combattants constitue un coup d’arrêt significatif aux ambitions opérationnelles du groupe dans la région de Diffa, sans pour autant relâcher la vigilance.
Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large de sécurisation du territoire, alors que les FDS multiplient les patrouilles, les opérations de ratissage et le renseignement de proximité. L’objectif affiché reste inchangé : protéger les populations civiles, sécuriser les axes stratégiques et empêcher toute reconstitution de groupes armés.
Sur le terrain, les forces engagées continuent de faire face à des conditions difficiles, dans un environnement marqué par la mobilité des groupes armés et la porosité des frontières.
Résilience des populations et enjeu de stabilité durable
À Diffa, les populations civiles, éprouvées par des années de violences et de déplacements forcés, demeurent au cœur des préoccupations sécuritaires et humanitaires. Ainsi, les autorités appellent à renforcer l’articulation entre action militaire, soutien aux communautés locales et programmes de stabilisation.
Si cette opération marque une victoire tactique, elle rappelle aussi que la lutte contre l’insécurité dans le bassin du lac Tchad reste un combat de long terme, nécessitant constance, coordination régionale et résilience collective.
NIAMEY, 30 janvier 2026 (JDN) — Le Niger se hisse au 5ᵉ rang des puissances militaires d’Afrique de l’Ouest et à la 21ᵉ place continentale, selon le classement 2026 de l’organisation spécialisée Global Firepower (GFP).
Ce nouveau palmarès met en lumière la restructuration des rapports de force militaires dans la région, marquée par l’affirmation des armées de la Confédération des États du Sahel (AES).
Percée de l’axe sahélien
Dans la zone ouest-africaine, le Nigeria conserve sans surprise son leadership. Il est aussi suivi par le Mali (2ᵉ), la Côte d’Ivoire (3ᵉ), le Ghana (4ᵉ) et le Niger (5ᵉ).
L’intégration de deux pays de l’AES — le Mali et le Niger — dans ce « top 5 » régional est interprétée à Niamey comme le signe d’une « montée en puissance » malgré les sanctions et les pressions internationales subies par les régimes de transition. Au sein de l’espace UEMOA, ce basculement est encore plus net : le Mali occupe la première marche du podium devant la Côte d’Ivoire, le Niger (3ᵉ), le Sénégal (4ᵉ) et le Burkina Faso (5ᵉ).
Expérience du terrain contre « armées de parade »
Le classement GFP s’appuie sur une soixantaine d’indicateurs, incluant les effectifs, les capacités logistiques, la situation géographique et les moyens financiers. Si les critères budgétaires favorisent traditionnellement les États côtiers, les observateurs à Niamey soulignent aussi la spécificité des troupes sahéliennes.
« Les armées de l’AES, et celle du Niger en particulier, disposent d’une expérience avérée du combat et de la lutte antiterroriste », souligne la presse officielle, contrastant cet aguerrissement avec ce qu’elle qualifie d’« armées de parade » en bordure de l’Atlantique. Par ailleurs, les Forces Armées Nigériennes (FAN) mettent en avant leur historique d’opérations en « zones chaudes », de la Côte d’Ivoire au Libéria, ainsi que leur engagement actuel sur le front intérieur contre les groupes djihadistes.
Hiérarchie continentale et mondiale
À l’échelle du continent africain, la hiérarchie reste dominée par les puissances historiques du Nord et du Sud :
Égypte
Algérie
Nigeria
Afrique du Sud
Éthiopie
Par ailleurs, au niveau mondial, le quinté de tête demeure inchangé par rapport aux précédentes analyses, avec les États-Unis en première position, suivis par la Russie, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud.
Dans le centre-sud du Niger, la police a porté un coup d’arrêt aux activités de deux gangs qui sévissaient dans la région de Zinder. Entre vols de motos à Bakin Birdji et escroqueries sophistiquées dans les boutiques de la ville, le Service Interrégional de la Police Judiciaire (SIRPJ) a présenté, jeudi, les résultats de ses récentes investigations.
C’est une opération qui redonne un sentiment de sécurité aux commerçants et aux habitants de la région. Le SIRPJ de Zinder a réussi à démanteler deux groupes distincts, aux modes opératoires bien rodés, qui perturbaient la quiétude de la ville et de ses environs.
Le « gang de la SORAZ » et les vols de motos
Actif la nuit, le premier réseau utilisait des véhicules motorisés pour commettre ses vols. Piloté par un apprenti chauffeur de citerne, dont la citerne stationnait à proximité immédiate de la raffinerie de la SORAZ. Selon les enquêteurs, l’homme profitait de son temps libre pour recruter des complices et se rendre à Bakin Birdji, notamment les jours de marché.
Leur tactique était simple mais efficace : ils guettaient le relâchement de vigilance des propriétaires de motos avant de couper les câbles d’alimentation pour démarrer les engins. Lorsque la situation se compliquait, le réseau dissimulait les motos sur un tricycle et les convoyait vers Zinder pour les revendre. Les services compétents ont interpellé trois personnes ; deux autres font l’objet de recherches actives.
Le second groupe démantelé, composé d’un Nigérien et de trois ressortissants étrangers, s’attaquait directement aux commerçants de Zinder par la ruse. Par ailleurs, leur méthode est le « vol à la diversion ».
En entrant en groupe dans une boutique, ils simulaient un achat en présentant un billet de 10 000 FCFA. Pendant que l’un distrayait le vendeur, un autre récupérait discrètement le billet original tout en réclamant la monnaie ou en annulant la vente pour se faire « rembourser ». Ce jeu de mains a fait plus d’une vingtaine de victimes dans la ville.
Appel à la vigilance
Au total, sept suspects ont été présentés à la presse, ainsi que du matériel saisi, incluant une moto, un tricycle et des armes blanches. Tout en rappelant que la sécurité est l’affaire de tous, la Police Nationale a exhorté les populations à une « franche collaboration » et au signalement de tout comportement suspect via les numéros verts mis à disposition.
Une patrouille mixte a intercepté, le 26 janvier, un véhicule transportant des armes de guerre et un kit de connexion Starlink à Bilma. Cette opération souligne l’évolution des moyens techniques utilisés par les groupes armés dans les zones frontales.
Le décor est celui des confins désertiques du Ténéré, là où les routes s’effacent sous le sable mais où les flux de trafics, eux, restent constants. Mercredi 28 janvier, les autorités du département de Bilma, dans le nord du Niger, ont exposé le bilan d’une opération militaire menée deux jours plus tôt. Une interception qui, au-delà du simple fait d’armes, révèle la sophistication croissante des réseaux circulant dans cette zone hautement stratégique.
Tout commence par une note de renseignement signalant un véhicule suspect ayant quitté Agadem, plus au sud, en direction de Bilma. En effet, le 26 janvier, aux environs de 16 h 30, une patrouille mixte composée d’éléments de la Garde nationale et de la Gendarmerie parvient à localiser la cible sur l’axe Zoobaba-Bilma.
Ainsi, après une course-poursuite ponctuée d’échanges de tirs, le véhicule, un pick-up 4×4 flambant neuf, est immobilisé. À son bord, les militaires découvrent un arsenal de guerre : un fusil mitrailleur M80, un fusil d’assaut FAL et plus de 400 munitions. En plus, la patrouille a interpellé neuf individus, dont un ressortissant nigérien présenté comme le chef de groupe et huit personnes de nationalités étrangères.
Si les saisies d’armes sont fréquentes dans cette région située à la croisée des routes migratoires et des zones de conflit, un détail attire l’attention des analystes : la présence parmi le matériel saisi d’un appareil de communication Starlink.
Par ailleurs, l’utilisation de ce service d’accès à Internet par satellite — un dispositif fréquemment utilisé par des groupes terroristes pour échapper à la surveillance des réseaux mobiles classiques — confirme une tendance enregistrée sur d’autres théâtres d’opérations sahéliens. Couplé à la saisie de 41 puces téléphoniques, ce matériel suggère une organisation logistique structurée, capable de coordonner des mouvements à travers de vastes étendues désertiques hors de tout contrôle étatique.
« La paix est le socle de tout développement »
Lors d’une cérémonie officielle à la préfecture, le préfet par intérim de Bilma, Elhadji Abagana, a salué « l’engagement » des forces de défense et de sécurité. Devant un parterre composé du chef de canton et de représentants de la société civile, il a insisté sur la nécessité d’une collaboration accumulée entre les populations et l’armée. « La sécurité est une affaire de tous », a-t-il rappelé, avant de lancer un appel à la vigilance citoyenne.
En définitive, pour le pouvoir nigérien, cette prise est une victoire dans une région où la stabilité reste précaire. Mais elle pose également la question de l’origine du matériel et de la destination finale de ce convoi, alors que la justice a assuré que les enquêtes suivraient leur cours pour faire toute la lumière sur ce dossier.
Niamey, 21 janvier 2026 –Le ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba, a effectué mercredi une visite de travail à la Direction générale de la Police nationale (DGPN), à Niamey, dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec les services placés sous sa tutelle.
Cette visite intervient en début d’année 2026, alors que les autorités nigériennes affichent la sécurité des personnes et des biens comme l’une de leurs priorités majeures.
Accompagné de ses collaborateurs, le ministre s’est rendu dans plusieurs services de la DGPN afin de s’informer des conditions de travail des agents et du fonctionnement des structures opérationnelles. Il a notamment visité le Centre des opérations ainsi que la salle de vidéosurveillance de la ville de Niamey, où sont centralisées les images issues du dispositif de surveillance urbaine.
Selon le ministère de l’Intérieur, cette inspection a permis d’évaluer les capacités techniques existantes et d’identifier les besoins en matière de renforcement des moyens.
Depuis 2023, la Police nationale nigérienne a connu une augmentation significative de ses effectifs. le ministre lors d’une réunion avec les responsables de l’institution a rappelé que le gouvernement a recruté et formé plus de 8 000 agents au cours des deux dernières années. Les autorités ont également engagé un programme de modernisation des équipements et lancé la construction de nouveaux commissariats afin d’améliorer la couverture sécuritaire sur l’ensemble du territoire.
Au cours des échanges, le général Toumba a appelé les forces de police à renforcer leur vigilance face aux défis sécuritaires actuels, notamment la criminalité organisée, le trafic de drogue et la délinquance urbaine, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes.
« La Police nationale demeure un pilier essentiel pour la protection des citoyens et de leurs biens », a-t-il déclaré, selon un communiqué officiel.
La visite s’inscrit dans une série d’actions annoncées par le gouvernement visant à consolider le dispositif sécuritaire national au cours de l’année 2026.
Niamey, 16 janvier 2026 —Une fin de matinée ordinaire a basculé dans le chaos pour les habitants du quartier Banifandou. Un dépôt de gaz, situé dans la zone dite « Kokorbado », a violemment explosé, provoquant un incendie spectaculaire et une onde de choc qui a fait trembler les murs de la capitale. Si la situation est désormais maîtrisée, le bilan matériel reste lourd et le traumatisme profond.
Une onde de choc ressentie sur plusieurs kilomètres
Aux environs de la mi‑journée, une détonation, suivie d’une série d’explosions en chaîne, a déchiré le silence du quartier. Très vite, une épaisse colonne de fumée noire s’est élevée dans le ciel de Niamey, visible depuis les quartiers périphériques.
Dans le contexte sécuritaire actuel, marqué par une vigilance de chaque instant, ces déflagrations ont immédiatement plongé les populations dans une vive psychose. « Certains ont cru à une attaque au début. Le sol a vibré, les vitres ont tremblé, c’était la panique totale », témoigne un riverain encore sous le choc. La peur d’un acte de malveillance a rapidement laissé place à la dure réalité d’un accident industriel en zone urbaine.
La bataille contre les flammes
À peine l’alerte donnée, les sapeurs‑pompiers ont convergé vers Kokorbado. Sur place, les soldats du feu ont dû affronter un brasier alimenté par les réserves de combustible, avec le risque permanent de nouvelles explosions de bouteilles de gaz.
Grâce à une mobilisation rapide et coordonnée, les pompiers ont réussi à circonscrire les flammes avant qu’elles ne dévorent l’intégralité du pâté de maisons. La déflagration a soufflé plusieurs commerces de proximité et endommagé des habitations, tandis que le feu en a léché d’autres. Les secours sont intervenus rapidement et ont empêché le quartier de s’embraser totalement. Les autorités ont finalement annoncé que la situation était sous contrôle en milieu d’après‑midi.
Un rappel brutal des règles de sécurité
Si les causes exactes de l’explosion restent à déterminer par une enquête technique, ce drame remet en lumière la dangerosité de l’implantation de dépôts de matières inflammables en plein cœur des zones résidentielles.
Les autorités municipales et sécuritaires, dépêchées sur les lieux, ont lancé un appel pressant à la prudence. Elles insistent sur le respect strict des consignes de sécurité concernant le stockage et la manipulation du gaz domestique. Des contrôles plus rigoureux pourraient être annoncés dans les prochains jours pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise à Niamey.
Pour l’heure, les riverains de Banifandou commencent à évaluer les dégâts. Dans le quartier, le soulagement de n’avoir pas perdu de vie humaine — selon les premières informations — se mêle à l’amertume des commerçants qui ont tout perdu en quelques secondes.
Matameye, 16 janvier 2026 — La lutte contre les stupéfiants s’intensifie dans la région de Zinder. En effet, quelques jours seulement après une opération de surveillance minutieuse, les autorités policières viennent de dévoiler les résultats d’une saisie spectaculairement réalisée dans la commune de Youri. Ainsi, en démantelant un réseau de trafic international, l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) envoie un avertissement clair aux réseaux criminels qui ciblent la jeunesse nigérienne.
Une opération chirurgicale basée sur le renseignement
Le lundi 12 janvier, l’antenne départementale de l’OCRTIS de Matameye, grâce à des renseignements précis et à une exploitation efficace de l’information, a intercepté une cargaison illicite avant qu’elle ne soit dispersée sur le marché local. De ce fait, cette intervention a permis l’interpellation de deux individus de nationalité nigérienne, désormais poursuivis pour un trafic international de drogue à haut risque.
Par ailleurs, selon les premiers éléments de l’enquête, ce réseau structuré s’approvisionnait dans un pays voisin pour inonder le département de Matameye. En outre, l’inventaire de la saisie illustre la dangerosité des produits qui circulaient :
10 000 comprimés d’Exol D5 (un médicament détourné de son usage médical) ;
1 608 comprimés de Tramadol 225 mg, dosés à des niveaux extrêmement dangereux ;
Une moto de marque Royal, utilisée pour le transport discret des marchandises ;
Du matériel de communication (téléphone Android) et une somme de 61 050 nairas.
La frontière, un enjeu de vigilance absolue
Cette saisie met en lumière la porosité des frontières face au trafic de produits pharmaceutiques détournés. Ainsi, le mode opératoire des suspects — importer massivement des psychotropes pour approvisionner les dealers locaux — souligne l’urgence d’un contrôle renforcé aux portes d’entrée du territoire.
De plus, la Direction Départementale de la Police Nationale de Matameye a profité de ce succès pour exhorter les agents de sécurité postés aux frontières à redoubler de vigilance. Dès lors, l’objectif est clair : briser la chaîne d’approvisionnement dès le franchissement de la ligne de démarcation.
« Votre sécurité, notre priorité » : L’appel au civisme
Au‑delà de l’action répressive, la Police Nationale rappelle que la sécurité est l’affaire de tous. En effet, la réussite de l’opération du 12 janvier repose en grande partie sur la collaboration entre les citoyens et les forces de l’ordre.
« La Police Nationale, c’est votre sécurité et celle de vos biens », rappelle l’institution, invitant les populations à signaler tout comportement suspect via les numéros verts 8383 ou 17.
En somme, en mettant hors d’état de nuire ces trafiquants, la police de Matameye protège non seulement la santé publique, mais préserve également la stabilité sociale d’une région frontalière stratégique.
Le département de Kantché, dans la région de Zinder, vient d’être le théâtre d’une offensive majeure contre les réseaux criminels transfrontaliers. En effet, entre le 2 et le 3 janvier 2026, les agents de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), appuyés par la police des frontières, ont démantelé trois réseaux de trafic international, marquant un tournant dans la sécurisation de cette zone stratégique.
Une opération de précision à la frontière
Tout a commencé par un renseignement précis. Grâce à l’exploitation minutieuse de ces informations, l’antenne départementale de l’OCRTIS de Kantché, en étroite collaboration avec le Poste de Police Frontalier de Dan Barto, a lancé une série de raids ciblés. En 48 heures, les forces de l’ordre ont porté un coup d’arrêt définitif aux organisations qui opèrent entre le Niger et un pays voisin.
Par ailleurs, le bilan de cette intervention est éloquent : les enquêteurs ont démantelé deux réseaux de trafic international à haut risque dans la commune de Dan Barto et un troisième réseau spécialisé dans la cession de drogues dans la commune de Doungou.
L’opération a aussi permis l’interpellation de quatre individus, désormais entre les mains de la justice. Mais c’est surtout l’inventaire des produits saisis qui révèle l’ampleur du danger évité pour la santé publique. Les agents ont mis la main sur :
23,36 kg de cannabis, répartis en 64 boules ;
800 comprimés d’Exol et des doses de Tramadol 250 mg, des psychotropes puissants souvent détournés à des fins de toxicomanie ;
Deux motos servant au transport rapide des produits ;
Une somme de 50 000 nairas et plusieurs téléphones portables, outils essentiels de la logistique criminelle.
Le mode opératoire : l’ombre des maisons frontales
De plus, l’enquête a permis de mettre en lumière une stratégie de dissimulation bien rodée. Les trafiquants s’approvisionnaient de l’autre côté de la frontière avant d’acheminer la drogue vers des habitations discrètes situées le long de la ligne frontale.
En fait, ces maisons servaient de bases logistiques et de lieux de stockage. Sous une surveillance étroite des membres du réseau, la marchandise y était entreposée jusqu’à son écoulement total sur le marché local ou régional. Ce système, fondé sur la proximité géographique et la surveillance humaine, a été totalement mis à nu par les services de police.
Un appel à la vigilance citoyenne
La Direction Départementale de la Police Nationale de Kantché ne compte pas s’arrêter là. Tout en saluant le succès de cette opération, elle rappelle que la sécurité est une responsabilité partagée. Les autorités appellent la population à redoubler de vigilance et à renforcer sa collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).
En signalant tout mouvement suspect, chaque citoyen devient un acteur de la protection de sa communauté. D’ailleurs, la Police Nationale réaffirme son engagement avec un rappel fort : sa mission première reste la sécurité des personnes et de leurs biens.
Niamey, le 29 décembre 2025 – Dans une offensive majeure contre l’insécurité urbaine, la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) vient de porter un coup d’arrêt aux activités de deux réseaux criminels qui semaient la terreur dans la capitale nigérienne et ses environs. Entre agressions à l’arme blanche, vols de nuit et récidives spectaculaires, les détails révélés par les autorités dessinent les contours d’une criminalité désormais organisée hors d’état de nuire.
Le « gang des murs » : deux ans de vols entre Niamey et Kollo
Le premier réseau démantelé est une organisation structurée composée de trois individus (deux exécutants et un receleur). En fait, leur chute fait suite à une plainte déposée le 24 décembre dernier par une victime sauvagement agressée à la machette.
L’enquête a mis en lumière un mode opératoire rodé : à partir de 2 heures du matin, les malfaiteurs escaladaient les murs des habitations pour surprendre les victimes dans leur sommeil. Actifs depuis deux ans, ils avaient étendu leur empire criminel bien au-delà de Niamey :
À Niamey : les quartiers Niamey 2000 et Bassora étaient leurs cibles privilégiées pour le vol de bouteilles de gaz, de motos Kasea 125 et de matériel électronique.
Dans les zones rurales : À Liboré, ils opéraient en lien avec un complice déjà incarcéré. À Namaro, ils profitaient de l’affluence du marché hebdomadaire pour dépouiller les commerçants. À Dargol, ils ciblaient spécifiquement les téléphones portables, revendus jusqu’au site minier de Komabangou.
Le retour de « Samoudawa » : la fin d’une terreur solitaire
Le deuxième dossier concerne un individu dont le profil inquiète les enquêteurs. Surnommé « Samoudawa » en raison de sa stature imposante, ce jeune homme de 25 ans n’aura goûté à la liberté que vingt jours. Libéré le 10 décembre 2025, il a immédiatement repris ses activités criminelles dans les zones d’ombre de la Ceinture verte de Niamey.
Profitant de la vulnérabilité de passants solitaires, Samoudawa surgissait armé d’un couteau pour arracher numéraire, téléphones et motos (notamment une de marque Haoujue). Sa capture met fin à une série d’agressions violentes qui commençaient à créer une psychose dans cette zone boisée de la capitale.
La Police Judiciaire: un appel pressant à la vigilance citoyenne
Face à ces succès, la Direction de la Police Judiciaire rappelle que la sécurité est l’affaire de tous. Si les enquêtes se poursuivent pour capturer les derniers complices en fuite, la police insiste sur un point crucial : la dénonciation.
« S’abstenir de dénoncer un délinquant, c’est créer les conditions de sa propre insécurité », martèle la DPJ.
Les autorités invitent les habitants de Niamey et des communes de Kollo et Gothèye à redoubler de vigilance et à signaler tout comportement suspect. Grâce à la plainte du 24 décembre, un réseau de deux ans a été brisé ; une preuve que la collaboration entre population et police est l’arme la plus efficace contre la criminalité.
Niamey, 9 décembre 2025 –Ces derniers mois, la capitale nigérienne a été le théâtre d’une vague d’agressions à main armée, de vols spectaculaires et même d’homicides, créant un climat de peur chez les habitants. Face à cette montée de l’insécurité, la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) a mené une série d’opérations qui ont abouti, en quelques semaines, à la neutralisation de quatre bandes organisées responsables de nombreux faits graves.
Réseau n°1 : Les « chasseurs de retraits bancaires »
Une douzaine d’individus, âgés de 25 à 53 ans, formaient le noyau dur de ce groupe particulièrement structuré. On y trouvait un ressortissant étranger, une jeune femme toujours recherchée, plusieurs anciens membres des forces de défense et de sécurité radiés pour fautes graves, ainsi que des informateurs et receleurs.
Leur spécialité : repérer les personnes venant d’effectuer d’importants retraits dans les banques ou détenant du liquide à domicile. Une fois la cible identifiée, deux motos (quatre hommes au total) prenaient en filature la victime jusqu’à un endroit propice pour l’attaque, souvent en pleine circulation, sous la menace d’un pistolet automatique. En outre, en cas d’échec sur la voie publique, la bande n’hésitait pas à cambrioler le domicile ou les bureaux de la victime pour atteindre le coffre-fort.
Parmi les faits les plus marquants qui leur sont imputés :
9 avril 2025, quartier Nouveau Marché : vol de 3 millions FCFA à une femme juste après son passage à la banque.
2 juillet 2025, quartier Maison Économique : 20 millions DE FCFA arrachés à un automobiliste après un tir en l’air.
21 octobre 2025, quartier Any Koira : un homme abattu en pleine rue d’une balle dans la poitrine pour 15 millions FCFA.
Nuit du 29 au 30 septembre 2025 : cambriolage des bureaux de la mairie de Hamdallaye avec la complicité du planton.
Par ailleurs, deux ex-militaires radiés de ce même réseau menaient des opérations parallèles : revêtus d’un treillis, armés du pistolet automatique de la bande, ils se faisaient passer pour des agents de la brigade antidrogue, faisaient irruption chez des trafiquants présumés, les rackettaient ou saisissaient leur marchandise avant de disparaître.
Réseau nᵒ 2 : la filière Niger-Nigeria de vol de véhicules
Trois hommes, dont un basé au Nigeria, sont à l’origine d’une série de vols de 4×4 et pick-up à Niamey. Le chef de bande, un Nigérien de 47 ans, a reconnu les faits. Les véhicules étaient acheminés par la route Tibiri – Doutchi – Batchaka – Arougoungou – Sokoto – Kano.
Quatre voitures ont été identifiées :
Toyota Cygnus et Toyota Hilux volés en août 2025 à la cité Olani.
Toyota RAV4 blanche volée quartier Banifandou.
Un second Hilux, quartier Dubaï, intercepté par la police à la barrière de Birni N’Gaouré.
Réseau nᵒ 3 : Séquestration et homicide d’une jeune femme
Le 27 novembre 2025, des passants découvrent le corps sans vie d’une femme à 100 mètres des jardins du quartier Bossey Bangou/Koira Tégui, avec sa pièce d’identité et son téléphone portable posés non loin.
Au même moment, les enquêteurs recherchaient activement une adolescente de 18 ans portée disparue après l’enlèvement signalé par ses parents. Par la suite, dans la nuit du 4 au 5 décembre 2025, grâce aux indications précises d’une amie de la victime, les policiers effectuent une descente dans un ghetto du quartier Koira Tégui. Ainsi, ils interpelleront sur place quatre jeunes hommes âgés de 19 à 25 ans.
Confrontés aux preuves, les suspects reconnaissent immédiatement avoir séquestré l’adolescente disparue et admettent aussi que la femme retrouvée morte le 27 novembre avait aussi séjourné dans ce même ghetto avant que les auteurs ne la tuent. L’enquête se poursuit activement afin d’établir les circonstances précises du meurtre.
Par ailleurs, le 14 novembre 2025, des passants découvrent un second corps sans vie : celui d’une femme de 35 ans, mère de quatre enfants, abandonné au cimetière chrétien de Koira Tégui, à seulement 150 mètres de son domicile.
Le mari, absent de Niamey ce jour-là, avait tenté de joindre son épouse dans la soirée du 13 novembre. Un homme avait décroché et lui avait lancé froidement : « Ta femme ? On l’a tuée. Dis-nous où tu habites, on vient te la déposer », avant de raccrocher.
Grâce au bornage du téléphone de la victime, les enquêteurs ont rapidement identifié son nouveau détenteur, un charlatan du quartier. Cependant, ce dernier a indiqué l’avoir reçu d’un individu surnommé « Furios », déjà connu des services. « Furios » a à son tour désigné le frère du charlatan. C’est ainsi que les trois hommes ont été interpellés. Lors de la reconstitution, le mari a formellement reconnu la voix de « Furios » comme celle qui l’avait menacé au téléphone. Les agents présenteront les trois suspects prochainement au parquet.
La Police Judiciaire : un appel à la vigilance citoyenne
À travers ces quatre coups de filet successifs, la Direction de la Police Judiciaire démontre sa capacité à démanteler des réseaux criminels organisés et particulièrement dangereux. Les enquêteurs soulignent toutefois que la lutte contre l’insécurité reste un défi quotidien et appellent la population à rester vigilante.
Finalement, la Police Judiciaire a mis à disposition un numéro vert pour que le public puisse signaler immédiatement tout comportement ou mouvement suspect : le 8383 ou le 17, disponibles 24 heures sur 24.
Tahoua, 4 décembre 2025 –L’antenne régionale de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) vient de frapper fort. En effet, mardi 2 décembre, ses agents ont mis la main sur plus de 50 kilogrammes de résine de cannabis répartis en 57 briques, lors d’une opération rondement menée en plein cœur de Tahoua. La marchandise, présentée ce jeudi matin au Gouverneur de région, le Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, représente l’une des plus importantes saisies réalisées cette année dans le centre du pays.
Saisie de 50 kg de cannabis : Le déroulement de l’opération antidrogue
Tout a commencé par un simple tuyau anonyme : une grosse quantité de drogue venait d’entrer dans la ville. Sans attendre, les hommes de l’OCRTIS n’ont pas traîné. Postés discrètement, ils ont interpellé un premier suspect nigérien au quartier Koweït avec 20 briques déjà prêtes à la revente.
Par la suite, les perquisitions qui ont suivi, dans le quartier Bilbis, ont permis de découvrir le reste du stock savamment camouflé au milieu de bottes de tiges de mil : 37 briques supplémentaires. Bilan : trois individus en garde à vue, une moto et deux téléphones saisis, et surtout 50,57 kg de cannabis hors d’état de nuire.
Un réseau transfrontalier démantelé
Selon les premiers éléments de l’enquête, le réseau démantelé fonctionnait comme une véritable entreprise transfrontalière. La drogue provenait de trois pays voisins, transitait par des camions de marchandises via Konni, avant d’être écoulée localement ou réexpédiée vers le Maghreb. Un circuit bien rodé que les trafiquants pensaient à l’abri des radars.
« Cette opération montre que nos forces sont vigilantes et efficaces », a déclaré le Gouverneur Souleymane Amadou Moussa lors de la présentation officielle de la saisie dans les locaux de la Police nationale. « Mais elle rappelle aussi que le trafic de drogue n’est pas qu’une affaire de santé publique : c’est une source de financement directe pour la criminalité organisée et les groupes terroristes qui sévissent dans notre région. »
Le Gouverneur a insisté sur un point crucial : sans la collaboration active de la population, de telles prises seraient beaucoup plus rares. « Aux habitants de Tahoua et des villages environnants : continuez à nous alerter. Un coup de fil anonyme peut aussi sauver des vies et protéger toute une région », a-t-il lancé.
Cette saisie s’inscrit dans une série impressionnante d’opérations menées ces derniers mois par l’OCRTIS à Tahoua, preuve que la pression ne faiblit pas sur les réseaux. En conclusion, pour les autorités, chaque kilogramme intercepté est un message clair envoyé aux trafiquants : la route du Nord n’est plus une passoire.
À l’heure où le Sahel fait face à une criminalité de plus en plus sophistiquée, Tahoua montre qu’elle refuse de baisser la garde. Et tant que la population jouera le jeu de la vigilance, les trafiquants auront de plus en plus de mal à passer entre les mailles du filet.
Niamey , 25 novembre 2025 – Une vaste opération menée par les forces de l’ordre a porté un coup significatif à la délinquance urbaine dans la capitale nigérienne. La Direction de la Police Judiciaire (DPJ) a annoncé le démantèlement de trois réseaux criminels responsables d’une série de vols de véhicules et de motos, un fléau qui touchait particulièrement les habitants de Niamey.
Niamey : un premier réseau sédentaire et méthodique
La première opération, fruit d’investigations menées entre le 14 et le 21 septembre, a conduit à l’interpellation de neuf individus. La particularité de ce groupe réside dans son organisation structurée et la répartition des rôles parmi ses membres, âgés de 37 à 69 ans. Deux auteurs principaux, trois complices et quatre receleurs, dont un mécanicien, un ferrailleur, un tôlier et un peintre automobile, formaient une chaîne criminelle complète.
Leur mode opératoire était méticuleux. Opérant de nuit et à pied, ils repéraient des véhicules garés sans surveillance devant des domiciles. Une fois la cible identifiée, un guetteur se postait tandis qu’un complice forçait les portières à l’aide d’un outil en fer en forme de « T » ou d’une fausse clé. Leurs cibles de prédilection étaient des modèles Toyota populaires comme les Corolla, Hilux et RAV4, choisis pour la vulnérabilité supposée de leurs systèmes de verrouillage.
Ensuite, les receleurs modifiaient la peinture des véhicules volés et changeaient leur numéro de châssis pour les rendre méconnaissables. Ce réseau a avoué plusieurs méfaits dans des quartiers tels qu’Harobanda, Marché Katako et Gamkalley.
Le retour en piste d’un récidiviste audacieux
Le deuxième cas mis en lumière par la DPJ illustre le défi de la récidive. Le 7 novembre, les enquêteurs se sont penchés sur le vol d’un pick-up Hilux commis en pleine journée, alors que son propriétaire était à la mosquée pour la prière du vendredi. L’exploitation des images de vidéosurveillance a permis d’identifier le suspect, un étudiant de 36 ans surnommé « Procureur ».
Ce dernier, bien connu des services de police pour des faits similaires, avait été libéré de prison seulement quatre mois plus tôt. Selon ses déclarations, il aurait volé le véhicule à l’aide de fausses clés, puis aurait entamé un parcours vers Dosso et Guechémé jusqu’au village de Yeddou. Là, le véhicule, muni d’une fausse plaque d’immatriculation, était destiné à être écoulé à Abuja, au Nigeria.
Face à la dimension transnationale de cette affaire, la DPJ a activé les canaux de coopération internationale via Interpol pour traquer le complice en fuite. Le individu a également confessé le vol d’un Toyota RAV4 noir qu’il avait dû abandonner à cause d’une panne mécanique.
Une bande violente ciblant les motocyclistes à Niamey
La police a démantelé une troisième bande de cinq jeunes hommes (17 à 29 ans) qui opérait avec agressivité. Spécialisés dans le vol de motos, ces individus agissaient de nuit en pénétrant dans les cours après avoir espionné ou en attaquant directement leurs victimes dans la rue.
Leur premier mode opératoire consistait à repérer une moto dans une cour, à escalader le mur pour ouvrir le portail et à voler l’engin pour le conduire vers une cachette, ou « ghetto », situé au quartier Bassora. Le second scénario, plus violent, les voyait circuler en binôme sur deux motos, armés de machettes. Ils pourchassaient alors des motocyclistes isolés, les menaçaient avec leurs armes, les faisaient chuter et s’emparaient de leur véhicule. Cinq vols de motos, notamment des marques Royal et Kasea, ainsi qu’un tricycle, leur sont imputés.
Un appel à la vigilance citoyenne
Face à l’ingéniosité et à la diversité des modes opératoires de ces criminels, la Direction de la Police Judiciaire souligne l’importance cruciale de la collaboration avec la population. Les autorités appellent les citoyens à une vigilance accrue, en particulier lors du stationnement de leurs véhicules et à adopter des mesures de sécurité renforcées.
Ces opérations d’envergure démontrent la détermination des forces de l’ordre à lutter contre l’insécurité. Cependant, la persistance de ces délits et la récidive de certains auteurs rappellent que la sécurisation des biens des citoyens reste un combat quotidien qui nécessite une synergie entre la police et la communauté de Niamey.
Les forces de sécurité de Tanout ont procédé à une saisie majeure de drogues, mettant fin à une étape clé du trafic entre Ourafane et Imzigar. L’opération illustre l’efficacité des autorités et l’importance de la coopération avec la population.
Tanout, 21 novembre 2025 –Les forces de sécurité du département de Tanout ont récemment porté un coup sévère au trafic de stupéfiants dans la région de Zinder. En effet, la Direction Départementale de la Police Nationale (DDPN) a saisi une quantité significative de drogue à l’issue d’une opération ciblée menée le jeudi 20 novembre 2025.
Tanout : une opération basée sur des renseignements précis
Les forces de sécurité ont déclenché l’intervention après avoir exploité des informations signalant un réseau de trafic reliant Ourafane (département de Tessaoua) à Imzigar (région d’Agadez), en passant par Tanout. Dans la banlieue de Tanout, elles ont interpellé un suspect portant un sac au dos dans le quartier Kara-kara. La fouille de ses effets a permis de découvrir six boules de chanvre indien et 2 500 comprimés d’Hexol, mettant ainsi fin à une étape clé du trafic dans la région.
Selon les investigations, le réseau opère en utilisant des motos pour transporter la drogue entre Ourafane et Tanout. À l’approche de Tanout, les trafiquants interceptent des véhicules se dirigeant vers Imzigar afin de transférer leur cargaison avant qu’ils franchissent les postes de contrôle des forces de l’ordre.
Engagement des forces de sécurité et rôle de la population
Cette saisie démontre non seulement l’efficacité des forces de sécurité dans la lutte contre la drogue, mais aussi l’importance de la collaboration avec la population locale. Les autorités rappellent que la dénonciation des activités suspectes contribue directement à la sécurité de tous. Le DDPN de Tanout insiste sur la vigilance citoyenne, soulignant que « s’abstenir de dénoncer un délinquant, c’est créer les conditions de sa propre insécurité ».
En somme, cette intervention rappelle que la lutte contre la drogue repose autant sur l’action des forces de sécurité que sur la vigilance des citoyens. Chaque signalement contribue à créer un environnement plus sûr pour l’ensemble de la communauté.
Le trafic de faux billets a subi un revers majeur ce dimanche à Niamey. Une opération ciblée de la Garde Nationale a permis de neutraliser un réseau de contrefaçon, mettant la main sur des milliers de fausses coupures et un arsenal de produits chimiques. Ce démantèlement, qui vise à préserver l’économie nationale, est un signal fort envoyé aux fraudeurs.
Niamey, 20 novembre 2025 — Coup de théâtre dans la lutte contre la criminalité financière ! Les services de renseignement de la Garde Nationale du Niger (GNN) ont réussi un exploit le 16 novembre 2025 en mettant fin aux agissements d’un réseau de trafiquants de fausse monnaie. L’intervention, menée dans le quartier de Nord Lazaret, a non seulement conduit à l’interpellation de deux individus directement impliqués, mais également à la saisie de quantités impressionnantes de faux euros, ainsi que de billets contrefaits de nature indéterminée.
Des saisies colossales pour un préjudice potentiel de plus de 600 millions
L’ampleur de la contrefaçon découverte lors de cette descente est vertigineuse. En effet, les enquêteurs de la Direction de la Documentation et du Renseignement de la GNN ont recensé un total stupéfiant de 10 060 faux billets dissimulés dans plusieurs contenants.
Par ailleurs, le détail des saisies révèle la sophistication de l’entreprise criminelle :
Fausses Devises Étrangères : les enquêteurs ont récupéré un total de 4 614 faux billets verts en coupures de 200 Euros, qu’ils ont découverts dissimulés dans un sac et une caisse séparée. La valeur de ces fausses coupures s’élève à 604 431 000 Francs CFA, soit plus de 604 millions de FCFA.
Mystérieux Billets Noirs : ils ont également confisqué 7 948 autres faux billets, de couleur noire et répartis dans deux caisses distinctes. Ces coupures ne correspondent aux formats ni du Franc CFA, ni de l’Euro, ni du Dollar, suggérant une technique de fraude potentiellement liée au « lavage » de billets.
La Garde nationale au cœur de la sécurité économique
Par cette intervention réussie, la Garde Nationale du Niger réaffirme son rôle crucial dans la protection de la nation. En plus, l’institution a clairement indiqué que cette action visait à « renforcer la sécurité économique du pays et à protéger nos citoyens des fraudes ».
Les deux individus interpellés devront désormais répondre de leurs actes devant la justice. La Garde Nationale, pour sa part, a promis de continuer sa « mobilisation sans relâche » contre la criminalité, appelant aussi la population à rester vigilante et unie face à ces menaces.
Say , le 18 novembre 2025 – La Direction Départementale de la Police Nationale (DDPN) de Say a mené, le 17 novembre 2025, une opération d’envergure ayant permis de mettre au jour un système de ravitaillement clandestin en carburant et de saisir une importante quantité de produits stupéfiants dans le village de Doguel-Kaina, région de Tillabéry.
Une opération ciblée sur la base d’un renseignement fiable
En réponse à des informations concordantes, les agents de la DDPN de Say ont lancé une intervention stratégique aux environs de 18 heures dans le village de Doguel-Kaina. En fait, l’opération visait un réseau structuré, soupçonné de se livrer à la vente illégale de carburant et à la détention de substances psychotropes, avec des ramifications potentielles vers des groupes armés.
Un mode opératoire révélateur d’une logistique criminelle
Ainsi, l’enquête a permis de reconstituer avec précision le mode opératoire du réseau : les trafiquants se ravitaillaient en carburant à Niamey, puis le transportaient clandestinement à bord de quatre véhicules habituellement affectés au transport de passagers. Une fois arrivés à Doguel-Kaina, ils transféraient chacun 50 litres d’essence dans des bidons de 25 litres, totalisant 200 litres par rotation. Ce carburant était ensuite revendu entre 900 et 1 000 francs CFA le litre, notamment à des groupes armés terroristes venus se ravitailler dans le village.
Say : saisies significatives et interpellations
Suite à cette investigation minutieuse menée durant l’opération, les agents ont réussi à appréhender un individu et à saisir également plusieurs produits illicites, parmi lesquels :
36 cornets et 2 sachets de cannabis
255 comprimés de Tramaking 225
386 comprimés d’Exol
338 comprimés d’Eskazepam
Plusieurs cartons et plaquettes vides de médicaments psychotropes
Par ailleurs, les agents ont opéré une seconde saisie, dite « sèche », dans un magasin appartenant à un individu récemment libéré de la prison civile de Say. Ils y ont aussi découvert :
1 000 comprimés d’Eskazepam
10 bidons pleins de 5 litres d’essence
Divers contenants vides et un entonnoir destiné à la manipulation du carburant
Say : un appel à la vigilance citoyenne
En conclusion de cette réussite, et face à la recrudescence des trafics transversaux dans la région, la DDPN de Say exhorte la population à faire preuve de vigilance et à collaborer activement avec les forces de sécurité. Cette opération illustre la détermination des autorités à lutter contre les réseaux criminels et à préserver la sécurité collective.
En plein cœur de la capitale, la Garde Nationale interpelle un chef logistique d’un réseau armé. Armes, motos, drogues, médicaments : les flux illicites tombent les uns après les autres. Le Niger resserre l’étau.
Niamey, 17 novembre 2025 –Dans un contexte de menaces sécuritaires persistantes au Sahel, les forces nigériennes marquent un point décisif. La Garde Nationale du Niger (GNN) annonce l’arrestation d’un leader influent impliqué dans l’approvisionnement en matériel militaire des groupes extrémistes. Cette opération, menée à Niamey, illustre l’efficacité croissante des services de renseignement face aux flux illicites transfrontaliers.
Une opération fulgurante de la la Garde Nationale du Niger au cœur de la capitale
Le samedi 15 novembre, les agents de la Direction de la Documentation et du Renseignement de la GNN ont interpellé un suspect majeur dans le quartier Harobanda de Niamey. Cette zone urbaine, connue pour ses activités clandestines, a été le théâtre d’une intervention ciblée, fruit d’une surveillance minutieuse. L’individu, visé par un mandat international émanant de services spécialisés, dirigeait un réseau structuré comptant une cinquantaine de membres.
Les autorités, pour préserver le bon déroulement de l’enquête, n’ont pas révélé l’identité complète du capturé. Elles soulignent néanmoins son rôle central dans la logistique des opérations terroristes. Cette arrestation intervient alors que le Niger intensifie ses efforts pour neutraliser les chaînes d’approvisionnement qui alimentent l’insécurité régionale.
Trafic d’armes et de motos : un corridor sous tension
Tandis que les réseaux armés sont ciblés, les trafics annexes ne sont pas en reste. Le suspect orchestrerait le transfert d’armes, de munitions et de motocyclettes vers des cellules terroristes opérant à la jonction Bénin-Nigeria. Ces véhicules tout-terrain, prisés pour leur mobilité dans les zones désertiques, facilitent les attaques éclair et les replis rapides des assaillants.
La frontière, poreuse en raison de son étendue et de son relief accidenté, représente un corridor critique pour ces échanges illégaux. Des experts en sécurité régionale estiment que de tels réseaux financent non seulement les groupes armés, mais contribuent aussi à l’instabilité économique en détournant des ressources vitales. L’opération de la GNN porte ainsi un coup dur à ces dynamiques, en protégeant les échanges commerciaux légitimes et en sauvant potentiellement des vies.
Saisies multiples : du cannabis aux médicaments contrefaits
En parallèle, les patrouilles de la GNN multiplient les interceptions de cargaisons illicites, démontrant une approche holistique de la sécurité. Le 14 novembre, dans la région de Zinder, une poursuite effrénée a permis la confiscation de 146 boules de cannabis et de deux motos, pour une valeur marchande avoisinant les 3 millions de FCFA.
Quelques jours plus tôt, le 9 novembre près de Riria, un convoi a été stoppé net avec 55 cartons de médicaments falsifiés – soit plus de 412 500 comprimés de Prégabaline, un sédatif détourné pour un usage récréatif. Bien que le chauffeur ait pris la fuite, cette saisie met en lumière les liens entre trafics divers et financement occulte du terrorisme.
Ces actions illustrent comment les trafics de stupéfiants et de produits pharmaceutiques servent de couverture aux flux plus dangereux, comme les armes. En combinant renseignement humain et technologique, la GNN assèche ainsi les sources de revenus des criminels organisés.
La Garde Nationale du Niger : un engagement inébranlable pour la sécurité nigérienne
Face à l’escalade des menaces au Sahel, le Niger réaffirme sa souveraineté sécuritaire à travers ces victoires tactiques. Pilier des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), la Garde Nationale collabore étroitement avec les communautés locales pour anticiper les risques. Grâce aux signalements citoyens et aux hotlines dédiées, un bouclier collectif se renforce jour après jour.
Alors que les négociations régionales sur la lutte antiterroriste se poursuivent, cette série d’opérations rappelle l’urgence d’une coordination accrue entre États frontaliers. Pour les Nigériens, habitués aux défis sécuritaires, ces succès apportent un espoir tangible : la paix n’est pas un mirage, mais le fruit d’une vigilance quotidienne.
L’OCRTIS a intercepté une cargaison massive de stupéfiants à la sortie de Kollo, dans la région de Tillabéri. Les enquêteurs ont saisi plus de 162 kilos de cannabis et près de 10 000 comprimés d’opioïdes, révélant un trafic international reliant le Ghana, le Bénin, le Niger et le Mali.
Kollo, 14 novembre 2025 – Dans une opération majeure contre le crime organisé, l’antenne locale de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) a intercepté plus de 162 kilos de cannabis et près de 10 000 comprimés d’opioïdes à la frontière sud de Niamey. Cette saisie spectaculaire a permis de démanteler une filière transnationale reliant le Ghana au Mali, via le Bénin et le Niger. Deux suspects, dont un ressortissant malien, ont été arrêtés, illustrant la vigilance accrue face à des flux illicites qui menacent la sécurité sahélienne.
À Kollo : une interception spectaculaire à la barrière de Niamey
Tout commence le 2 novembre, lorsque des agents en patrouille à la sortie de Kollo, dans la région de Tillabéri, procèdent à un contrôle routier de routine. À bord d’une Toyota Yaris banalisée en taxi, les enquêteurs découvrent une cargaison dissimulée avec soin : 184 paquets de résine de cannabis, totalisant 162 kilos, et 9900 cachets de Tapentadol, un analgésique puissant surnommé « Royal » sur le marché noir. Pris de panique, le chauffeur abandonne le véhicule et disparaît, laissant derrière lui un indice précieux pour la suite des opérations.
Présentée solennellement le 13 novembre aux autorités, cette saisie souligne l’efficacité des barrages frontaliers dans un corridor réputé vulnérable. À Kollo, porte d’entrée sud de Niamey, l’OCRTIS confirme ainsi son rôle indispensable dans la lutte contre l’infiltration des stupéfiants.
Un itinéraire sinueux à travers quatre pays d’Afrique de l’Ouest
Les investigations menées par l’OCRTIS de Kollo révèlent rapidement l’ampleur du réseau. La marchandise provenait du Ghana, transitant par Malanville au Bénin, avant d’être acheminée clandestinement par voie fluviale vers le Niger. Destination finale : Gao, au Mali, hub notoire pour la redistribution vers le Sahel et au-delà. Ce circuit, qui contourne les postes douaniers officiels, témoigne en effet de la sophistication croissante des cartels, exploitant fleuves et routes secondaires pour alimenter un marché aux ramifications explosives.
Au fil des auditions et surveillances, deux complices tombent dans les filets des enquêteurs : un Malien, suspecté de liens logistiques avec Gao, et un Nigérien impliqué dans la phase de transit. Un minibus Toyota de 19 places, utilisé pour des camouflages collectifs, est également immobilisé, élargissant ainsi le spectre des saisies.
Un réseau international débusqué : quatre nations dans le viseur
Lors de la remise des preuves, le chef de l’antenne OCRTIS de Kollo ne mâche pas ses mots : cette affaire expose un syndicat multinational impliquant le Ghana comme source, le Bénin pour le franchissement initial, le Niger comme couloir de passage, et le Mali comme terminus. « Une enquête minutieuse a aussi permis de cartographier ces connexions, évitant potentiellement une inondation de substances toxiques sur nos marchés », explique-t-il, saluant la coordination interservices.
Surtout, cette révélation alerte sur les risques sécuritaires : au-delà de la santé publique, ces flux financent souvent des groupes armés et exacerbent également l’instabilité dans une région Tillabéri déjà sous pression. L’opération renforce la réputation de l’OCRTIS comme rempart indispensable contre ces menaces hybrides.
Félicitations unanimes : un élan collectif pour la sécurité locale
La cérémonie de restitution, tenue en présence de la préfète de Kollo, du président du tribunal local, du chef de canton et du directeur départemental de la police, a été l’occasion d’hommages vibrants. Chacun y est allé de son mot d’encouragement aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS), saluant ainsi leur zèle et leur professionnalisme. « Cette victoire collective protège nos communautés et honore notre engagement national », a déclaré la préfète, tandis que le chef de canton de Kouré invoquait la solidarité traditionnelle face au fléau.
Parmi les invités figuraient l’administrateur délégué intérimaire et plusieurs représentants sécuritaires, témoignant d’une mobilisation transversale. Ces éloges ne sont pas symboliques : ils galvanisent les équipes pour les opérations à venir, dans un contexte où le trafic de drogue sape la cohésion sociale.
À Kollo : renforcer la vigilance aux frontières nigériennes
En somme, cette saisie à Kollo n’est qu’un épisode d’une bataille plus vaste contre l’essor des stupéfiants en Afrique de l’Ouest. Alors que les enquêtes se poursuivent pour retrouver le fugitif et d’éventuels complices, les autorités nigériennes appellent à une coopération régionale renforcée – notamment via la CEDEAO – pour colmater les brèches frontalières.
Pour les habitants de Tillabéri, c’est un sursis bienvenu. Mais le message est clair : la lutte antidrogue exige une vigilance permanente.
57 kilos de cannabis saisis à Konni : l’OCRTIS frappe un réseau transfrontalier de plein fouet. Une opération coup de poing menée dans la région de Tahoua a permis l’interception de stupéfiants et l’arrestation de deux présumés trafiquants liés à un cartel international.
Konni, 14 novembre 2025 – Les forces de l’ordre nigériennes ont récemment infligé un revers majeur au crime organisé, à la faveur d’une opération coup de poing menée par l’OCRTIS dans la région de Tahoua. Plus de 57 kilos de cannabis et des milliers de comprimés psychoactifs ont été interceptés, tandis que deux présumés membres d’un cartel international ont été placés en détention. Cette affaire, qui s’étend des routes poussiéreuses de Konni aux confins du Nigeria, expose les rouages d’un commerce illicite en pleine mutation et la riposte inflexible des autorités.
À Konni : L’OCRTIS frappe fort au cœur du trafic.
L’opération, déclenchée en urgence après une alerte initiale, a débuté fin octobre dans le département de Konni, bastion frontalier vulnérable aux flux illégaux. Le 30 octobre 2025, une patrouille du Service Corps Urbain local met la main sur un premier lot impressionnant : 44,225 kilos de résine de cannabis, emballés avec une précision industrielle, accompagnés de 25 000 cachets d’Exol et 3 800 doses de Tramadol à 225 mg.
Transférée à l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), cette saisie devient le déclencheur d’une traque méthodique. Grâce à un travail de renseignement affûté – surveillances discrètes, croisements d’informations et interrogatoires ciblés –, les enquêteurs réussissent rapidement à identifier un maillon clé : un ressortissant nigérien, fiché pour ses allers-retours suspects aux frontières. Son interpellation, survenue le 6 novembre 2025, livre des aveux décisifs qui orientent l’enquête vers de nouvelles cibles.
Affaire de drogue à Konni : Les arrestations qui mettent à jour la chaîne logistique du trafic
Les investigations s’intensifient dans les zones rurales adjacentes, où les trafiquants affectionnent les chemins de traverse pour esquiver les barrages. Direction Saléoua, hameau reculé de la commune de Guidan Idder à Malbaza : c’est là que les enquêteurs tendent leur piège. Ainsi, un second suspect, cette fois de nationalité nigériane, est intercepté en pleine livraison au guidon de sa motocyclette, véhicule roi des acheminements furtifs. À bord, 14 paquets de cannabis variété « amnesia » – une souche puissante prisée pour sa rapidité d’effet – totalisant 12,81 kilos.
Par ailleurs, ces deux profils, l’un local aguerri, l’autre importateur transfrontalier, incarnent la toile d’araignée du réseau : une organisation qui tire profit des porosités douanières pour inonder le Sahel de produits toxiques. Au total, les saisies cumulées dépassent les 57 kilos de cannabis, sans compter les dizaines de milliers de pilules qui alimentent aussi une addiction galopante dans les communautés vulnérables.
Trafiquants en mutation : des tactiques rusées face à une police vigilante
Cette affaire révèle l’ingéniosité des criminels, qui délaissent les axes principaux pour des sentiers secondaires, usant de motos tout-terrain et de camouflages astucieux. En plus, le recours à des variétés spécifiques comme l’ »amnesia » témoigne d’une professionnalisation croissante, avec des fournisseurs nigérians qui exploitent les failles régionales pour écouler leurs stocks.
Face à cette sophistication croissante, les autorités ne restent pas en retrait. L’OCRTIS démontre une résilience exemplaire, mobilisant ressources humaines et technologiques pour contrer ces adaptations. « Chaque interception est une victoire contre un fléau qui mine la sécurité et la santé publique », souligne un officier impliqué, sous couvert d’anonymat. Cette détermination s’inscrit également dans une stratégie nationale plus large, alignée sur les engagements internationaux du Niger en matière de lutte antidrogue.
Enjeux sécuritaires : un Sahel sous tension, une riposte collective en vue
Par-delà les saisies, ce coup de filet à Konni alerte sur les ramifications d’un trafic qui finance instabilités et extrémismes dans le Sahel. Les stupéfiants, porte d’entrée vers d’autres trafics (armes, migrants), exacerbent les fractures sociales dans une région déjà éprouvée par les conflits. Face à cette menace, les autorités nigériennes, en collaboration avec des homologues ouest-africains, appellent à une vigilance accrue pour étouffer ces filières à la source.
L’enjeu immédiat est capital : les deux suspects, actuellement en garde à vue, pourraient livrer des pistes supplémentaires permettant de neutraliser d’autres complices. Pour les habitants de Tahoua, cette opération offre un répit bienvenu. Mais dans les coulisses du Sahel, il est clair que la guerre contre les stupéfiants ne fait que commencer.
Le président nigérien Abdourahamane Tiani a lancé sa tournée sécuritaire par une visite à la Zone de Défense n°2. Entre hommage aux soldats tombés, alerte sur les menaces asymétriques et promesse de protection nationale, cette étape stratégique réaffirme la détermination de l’État à défendre la souveraineté du Niger face aux défis sahéliens
Niger, 12 novembre 2025 –Le Général Abdourahamane Tiani, président de la République , a entamé sa tournée à Agadez par un déplacement matinal à la Zone de Défense n°2 ce mercredi. Au cœur du commandement opérationnel, il a exalté le rôle des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) comme bouclier de la nation, tout en alertant sur les assauts insidieux de l’adversaire. Cette intervention, dans un Sahel en ébullition, réaffirme la fermeté de Niamey pour un Niger souverain et pacifié.
Hommage aux héros : un rappel poignant du sacrifice collectif
Dès son arrivée, le chef de l’État a salué la mémoire des soldats disparus au service de la patrie, faisant ainsi de cette revue militaire un moment de recueillement national. Ces gardiens, a-t-il insisté, ne se battent pas uniquement pour la stabilité ou l’intégrité territoriale : leur engagement porte l’aspiration profonde à une liberté inaliénable et à une dignité partagée par tous les Nigériens. En fait, ce discours qui résonne comme un ciment pour les troupes, ébranlées par les pertes récentes.
Menaces multiformes : l’ennemi à l’affût de la faiblesse
Avec une tonalité martiale, Tiani a décortiqué les manœuvres adverses, conçues pour épuiser le moral national. Déstabilisation rampante, campagnes de désinformation virale et attaques ciblées contre les infrastructures sensibles – autant de tactiques pour « nous mettre à genoux », a-t-il martelé. D’ailleurs, face à ces offensives asymétriques, il a lancé un appel vibrant à la vigilance extrême de toutes les composantes sécuritaires, police et armée confondues, pour déjouer ces pièges et préserver l’unité.
Devant ces défis protéiformes, le chef de l’État a aussi réaffirmé la ligne de conduite de l’exécutif.
Engagement étatique : la sécurité comme priorité absolue
En clôture, le président a renouvelé la promesse solennelle de l’État : protéger inconditionnellement chaque habitant et chaque pouce de territoire. Cette posture régalienne, a-t-il ajouté, incarne aussi la résolution du gouvernement à ancrer la paix et l’indépendance, quelles que soient les pressions extérieures. Un message clair pour les alliés régionaux, alors que le Niger navigue dans un contexte de sanctions et de réalignements géopolitiques.
Cette visite stratégique s’inscrit dans la montée en puissance des FDS, pilier d’un Niger résilient face aux menaces sahéliennes.
À Niamey, le Président Abdourahamane Tiani a reçu les ministres de la Défense du Mali, du Burkina Faso et du Niger pour accélérer la mise en place de la Force Unifiée de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette rencontre stratégique marque une nouvelle étape dans la coopération sécuritaire régionale, face aux menaces transfrontalières qui fragilisent le Sahel.
Niamey, 8 novembre 2025 – Au Palais de la Présidence, Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République et Chef de l’État, a accordé une audience solennelle aux ministres de la Défense des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). En effet, cette rencontre stratégique s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation de la Force Unifiée de l’AES, pilier de la coopération sécuritaire régionale.
Étaient notamment présents à Niamey :
Le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants du Mali.
Le Général de Brigade Célestin Simpore, Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants du Burkina Faso.
Le Général d’Armée Salifou Mody, Ministre d’État, Ministre de la Défense Nationale du Niger.
Cette audience s’est déroulée également en présence du Général de Brigade Ibroh Amadou Bacharou, Chef d’État-major particulier du Président de la République, et de M. Salim Mahamadou Gado, Directeur de Cabinet adjoint du Chef de l’État.
Les échanges ont porté sur les modalités de mise en œuvre de la force militaire conjointe, destinée ainsi à renforcer la sécurité collective face aux menaces transfrontalières. À travers cette initiative, les États membres de l’AES réaffirment leur volonté de bâtir une défense souveraine, solidaire et adaptée aux réalités du Sahel.
Perspectives : vers une mise en œuvre accélérée de la Force Unifiée
Pour conclure, à l’issue de l’audience, les délégations ont prolongé leurs travaux dans un climat de détermination. Le Général Tiani, artisan de cette refondation régionale, a réaffirmé l’urgence d’une opérationnalisation rapide de l’unité militaire. De même, pour les ministres de l’AES, cette étape marque le renforcement d’un front solidaire, capable de répondre aux menaces avec cohérence et efficacité.
Dans un Sahel confronté à des défis sécuritaires persistants, cette rencontre de haut niveau à Niamey incarne une volonté partagée de bâtir une défense souveraine et solidaire. L’AES, encore jeune, trace ainsi les contours d’une nouvelle architecture régionale, portée par une vision commune : celle d’un espace résilient, maître de sa sécurité et de son avenir.
À Gaya, les agents du Poste de Police Frontalier de Sabon Birni ont mené deux opérations décisives contre la criminalité transfrontalière. Un gang armé a été démantelé et une cargaison de stupéfiants interceptée, illustrant la détermination des autorités nigériennes à sécuriser les zones sensibles et à protéger les communautés locales.
Gaya, 6 novembre 2025 – Le Poste de Police Frontalier (PPF) de Sabon Birni, niché dans le département de Gaya (région de Dosso), a porté un coup dur au crime organisé lors d’une opération coup de poing. Les agents ont neutralisé un gang de voleurs armés et confisqué une cargaison massive de stupéfiants. Ces actions illustrent ainsi l’engagement ferme des autorités nigériennes face aux menaces qui pèsent sur la quiétude des communautés locales.
Coup de filet contre un gang de braqueurs impitoyables à Gaya,
Les faits remontent à une brutale attaque survenue dans le village isolé de Tounouga, où un groupe de malfaiteurs masqués a semé la terreur. Armés jusqu’aux dents, ces bandits ont dérobé à leurs victimes une somme colossale de 52 millions de francs CFA, laissant derrière eux un sillage de violence et de désespoir. Cependant, la riposte des forces de l’ordre n’a pas tardé : les limiers du PPF de Sabon Birni, mobilisés sur la base de renseignements précis, ont rapidement traqué et appréhendé l’ensemble du réseau criminel. Cette intervention rapide a non seulement permis de sauver d’éventuelles futures victimes, mais aussi de restituer une partie des fonds volés, ce qui représente un symbole d’espoir pour les habitants traumatisés.
Interception spectaculaire d’un convoi de chanvre indien
À peine remise de cette première alerte, l’équipe frontalière a remporté un autre succès tout aussi retentissant que le premier . Le 2 novembre dernier, lors d’un contrôle de routine aux abords de la frontière, les policiers ont découvert et saisi un lot impressionnant de substances illicites : pas moins de 160 paquets de chanvre indien, une drogue notoire pour ses effets dévastateurs. Évaluée à 16 millions de francs CFA sur le marché noir, cette marchandise, destinée à inonder les circuits clandestins, a été immédiatement neutralisée. De plus, cette prise majeure marque un frein significatif au flux toxique qui ronge les veines de la région, contribuant ainsi à protéger la jeunesse et les familles de Gaya des ravages de la dépendance.
Parade solennelle et éloges unanimes des autorités à Gaya
Le 5 novembre, sous un ciel clair, les officiers ont exhibé les suspects interpellés et les preuves matérielles lors d’une cérémonie officielle devant un aréopage d’élus et de gardiens de la loi. Le Préfet de Gaya, flanqué du Chef de canton et du Procureur délégué au Tribunal d’Instance local, a salué l’exploit en ne ménageant pas ses mots. « Votre vigilance exemplaire est un rempart pour notre territoire », a tonné le Préfet, avant de remettre un diplôme honorifique à l’ensemble des effectifs du PPF. En conclusion ces hommages soulignent une synergie rare entre les rouages administratifs, judiciaires et traditionnels, tous unis dans la croisade pour un Niger plus sûr.
Une stratégie nationale contre la délinquance transfrontalière
En somme, ces victoires successives, loin de n’être qu’un simple épisode isolé, traduisent une stratégie nationale résolue de tolérance zéro contre la délinquance transfrontalière. À Gaya, où les échanges avec les pays voisins multiplient les risques, les autorités, par ces actions, redonnent ainsi confiance aux populations en frappant fort et en appliquant la loi avec rigueur. Chaque opération menée avec zèle démontre que la justice peut triompher des zones d’ombre. Les enquêtes avancent, et déjà, les services de sécurité resserrent l’étau autour d’autres réseaux prêts à tomber.