Niger-Sécurité Archives - Journal du Niger

Niger : Le FSSP remet une nouvelle dotation de motos à l’Armée de terre

NIAMEY, 17 septembre 2026 — Le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) poursuit son appui aux Forces de défense et de sécurité (FDS) nigériennes. Une nouvelle dotation de motos a été remise à l’Armée de terre, jeudi matin, dans le cadre des actions destinées à améliorer les capacités de mobilité des unités engagées sur le terrain.

La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du chef d’État-major de l’Armée de terre, le général de brigade Abdourahamane Abou Zataka. Étaient également présents le secrétaire permanent du CNSP et ordonnateur du FSSP, le colonel Sahabi Sani, ainsi que des membres du comité de gestion du Fonds. Lors de cette rencontre, le colonel Sahabi Sani a officiellement transmis les clés des engins au chef d’État-major de l’Armée de terre. Ce geste matérialise une nouvelle contribution du FSSP aux besoins logistiques des forces nigériennes.

Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie - FSSP
© Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie - FSSP
Un appui destiné aux besoins du terrain

La mobilité constitue un élément capital pour les unités appelées à intervenir dans des environnements vastes et difficiles d’accès. La mise à disposition de ces motos doit ainsi renforcer les moyens de déplacement des personnels engagés dans les opérations.

Par ailleurs, pour le FSSP, cette opération s’inscrit dans la continuité des contributions financées grâce aux dons et aux mobilisations en faveur des FDS. Le Fonds entend dès lors convertir les contributions des citoyens en équipements destinés à répondre aux besoins exprimés par les forces chargées de la sécurité du territoire.

Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie - FSSP
© Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie - FSSP
Le soutien aux FDS au cœur de l’action du FSSP

Créé dans le cadre de la mobilisation nationale autour de la sauvegarde de la Patrie, le FSSP accompagne les forces nigériennes à travers différents appuis matériels. Dès lors, la remise des motos intervient dans un contexte marqué par l’engagement quotidien des militaires et autres forces de sécurité dans les opérations de lutte contre les groupes terroristes et de protection du territoire national.

À travers cette nouvelle dotation, les responsables du Fonds mettent en avant la dimension concrète de la contribution des citoyens aux efforts consentis par les FDS.

Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie - FSSP
© Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie - FSSP
Transformer la mobilisation citoyenne en moyens opérationnels

L’opération traduit également la volonté du FSSP de maintenir un lien direct entre les contributions recueillies auprès des populations et leur utilisation en faveur des forces. La remise officielle des clés constitue en outre un acte symbolique autant qu’une opération logistique. Elle illustre la chaîne qui relie les contributions des donateurs aux équipements destinés aux unités sur le terrain.

Pour les responsables du Fonds, ce soutien doit permettre aux forces de disposer de moyens supplémentaires pour leurs missions, notamment dans les zones où la mobilité reste un enjeu opérationnel prépondérant.

Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie - FSSP
© Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie - FSSP
Une nouvelle contribution à l’effort sécuritaire

Avec cette dotation, le FSSP réaffirme son engagement aux côtés des Forces de défense et de sécurité. L’objectif affiché demeure de soutenir leurs capacités matérielles et d’accompagner les personnels mobilisés pour la défense de l’intégrité du territoire.

En somme, la cérémonie de Niamey marque une nouvelle étape dans la politique de soutien aux FDS portée par le Fonds, consacrant la mobilisation citoyenne comme l’un des principaux ressorts de cet accompagnement.

Niger : saisie record de 154 boules de chanvre indien

NIAMEY, 10 septembre 2026 – La Brigade des Douanes de Niamey signe une opération marquante dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Le 9 septembre, ses agents ont intercepté 154 boules de chanvre indien à environ 22 kilomètres au sud du poste de contrôle de Kouré.

Selon la Douane, cette prise constitue un record pour la brigade.

Direction des Douanes Niger
© Direction des Douanes Niger

Un renseignement décisif

 

À l’origine de cette saisie, les agents ont exploité des informations recueillies en amont. Ce travail de renseignement leur a permis de cibler une cargaison suspecte et d’intervenir avant qu’elle ne poursuive son trajet. La Brigade de Niamey transforme ainsi une opération de contrôle en un coup d’arrêt porté à un circuit de transport de produits prohibés.

 

Une performance qui marque les esprits

 

Cette saisie établit un nouveau repère pour la Brigade des Douanes de Niamey. Elle intervient dans un contexte où les services douaniers nigériens renforcent leur surveillance face aux trafics susceptibles de menacer les populations et la sécurité du territoire. Pour les autorités, chaque interception représente un maillon arraché aux réseaux illicites. La stratégie repose autant sur la présence sur le terrain que sur l’exploitation efficace du renseignement.

Direction des Douanes Niger
© Direction des Douanes Niger

La hiérarchie salue la mobilisation

 

À la suite de l’opération, la Directrice régionale des Douanes de Niamey-Tillabéri, Aïcha Dioffo, a félicité les agents pour leur engagement et leur professionnalisme, tout en leur assurant le soutien de la hiérarchie. Elle a toutefois appelé les équipes à maintenir un haut niveau de vigilance et à renforcer leur rigueur dans les contrôles.

Direction des Douanes Niger
© Direction des Douanes Niger

Un signal aux réseaux de trafic

 

La saisie de 154 boules de chanvre indien envoie un signal fort aux trafiquants : la surveillance reste constante et le renseignement demeure une arme décisive pour intercepter les cargaisons illicites.

 

Pour les douaniers, le défi consiste désormais à maintenir cette dynamique. Cette opération restera comme l’une des plus marquantes de la brigade, mais aussi comme un rappel de l’importance du renseignement dans la lutte contre les produits prohibés.

Sécurité à Zinder : l’Armée de Terre resserre ses rangs

La tournée d’inspection du commandement militaire franchit une nouvelle étape stratégique. Au lendemain de sa halte musclée dans le Nord, le chef d’État-major de l’Armée de Terre, le général de brigade Maman Sani Kiao, déploie sa mission à Zinder ce 10 septembre 2026.En effet,  l’objectif est de  resserrer les rangs de la Zone de Défense n° 3 et cimenter l’unité de l’institution militaire autour des priorités sécuritaires nationales.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Leçons de crise et transmission de la ligne présidentielle

 

Devant les troupes de la troisième zone de défense, le haut gradé livre une lecture analytique des récents incidents survenus à Niamey les 28 et 29 août derniers. En partageant ce rapport d’étape, le commandement lève le voile sur les défis opérationnels récents et impose une discipline de fer. Par ailleurs, le général a transmis les directives et les encouragements appuyés du chef de l’État et chef suprême des Armées, le général d’armée Abdourahamane Tiani, signifiant ainsi clairement aux soldats que la hiérarchie protège ceux qui tiennent la ligne, tout en exigeant une réactivité absolue.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

L’alliance du sabre, de la foi et de la famille

 

Au-delà de l’inspection des troupes, l’étape de Zinder accorde une place importante à l’accompagnement social et psychologique des militaires. L’État-major a ainsi associé les anciens combattants et les familles des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) aux différentes activités organisées dans le cadre de cette tournée.

Une séance de prières et de lecture du Coran a notamment réuni le commandement et plusieurs figures locales. Les échanges avec les épouses des militaires ont, par ailleurs, permis de mettre en avant leur rôle dans le soutien moral et l’équilibre des soldats engagés sur le terrain.

 

À Zinder, la tournée d’inspection du commandement militaire met ainsi l’accent sur la préparation opérationnelle, mais aussi sur la cohésion et le soutien aux soldats. À travers les échanges avec les militaires, les anciens combattants et les familles des FDS, l’Armée de Terre entend renforcer l’unité et le moral de ses troupes face aux défis sécuritaires.

Cette étape s’inscrit dans la volonté du commandement de maintenir une armée mobilisée, disciplinée et engagée aux côtés des autorités pour répondre aux enjeux de sécurité sur l’ensemble du territoire nigérien.

Niger : le général Maman Sani Kiou en mission d’inspection à Agadez

L’armée nigérienne renforce son dispositif dans le Nord face aux récentes tensions sécuritaires. Dix jours après les événements des 28 et 29 août, le chef d’État-major de l’Armée de terre, le général de brigade Maman Sani Kiou, a déployé une mission d’inspection stratégique, ce 9 septembre, à Agadez, pour auditer les capacités de la zone de défense nᵒ 2.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez
Une évaluation directe des vulnérabilités du terrain

Cette descente du haut commandement répond au besoin pressant d’analyser les failles révélées par les récents incidents de la fin du mois d’août et de collecter du renseignement tactique. En réunissant les troupes sur la place d’armes de la zone 2, le général Kiou évalue également la réactivité réelle de ses unités, sans filtre intermédiaire. Par ailleurs, l’accueil conjoint par le gouverneur militaire Ibra Boulama Issa et le sultan de l’Aïr confirme la volonté d’aligner l’effort de défense sur l’ancrage politique et coutumier local, afin de stabiliser ce carrefour névralgique.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez
Verrouillage opérationnel et réengagement des rangs

Face aux officiers et hommes de rang, le patron de l’Armée de terre exige un resserrement immédiat de la discipline et de la vigilance. En relayant les directives directes du sommet de l’État, la hiérarchie cherche à colmater les brèches opérationnelles et à réamorcer le moral des troupes. En plus, ce déplacement de terrain impose une supervision directe : le commandement ajuste la stratégie de riposte, réaffirme son autorité et somme la chaîne de commandement de garantir une étanchéité sécuritaire totale dans la région.

Dans ce contexte marqué par des tensions sécuritaires persistantes, cette mission d’inspection traduit la volonté du haut commandement de reprendre la main sur le terrain, de corriger les éventuelles failles observées et de renforcer la discipline au sein des unités déployées. Elle s’inscrit aussi dans une logique de réassurance, à la fois pour les troupes et pour les populations, dans une zone où la stabilité demeure un enjeu central pour l’État.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Bavure policière à Maradi : Un commerçant tué pour une dette

Une tentative d’interpellation de routine a viré au drame mortel le dimanche 6 septembre 2026 à Maradi. Un agent de police a abattu Mijitapha, un gérant d’entrepôt de 26 ans, de trois balles à bout portant sur son lieu de travail. Alors que les autorités ont placé deux fonctionnaires en garde à vue, cette tragédie soulève de vives interrogations sur la proportionnalité de la force employée par les forces de l’ordre pour résoudre un simple différend civil.

Un usage de la force létale contesté

L’incident s’est déroulé vers 14 h 30 dans un dépôt de bois jouxtant la gare Azawad, face au marché central. Deux agents, porteurs d’une convocation officielle, se sont présentés pour appréhender le jeune commerçant. Pris de panique, ce dernier a tenté d’échapper à l’arrestation en s’enfuyant à travers l’entrepôt familial.

Une altercation physique a alors éclaté lorsque l’un des agents a tenté de le maîtriser. Bien que des proches présents sur les lieux soient parvenus à séparer les deux hommes, la situation a tragiquement dégénéré. En effet, le policier impliqué dans la lutte a arraché l’arme de service de son coéquipier avant de faire feu à bout portant. Atteint par trois projectiles, dont un dans l’abdomen, Mijitapha a succombé à ses blessures peu après son transfert à l’hôpital de référence de la ville.

De la dette commerciale à l’intervention armée

L’origine de cette expédition punitive interroge directement les protocoles d’intervention du commissariat du marché central. Selon les premiers éléments recueillis, le drame trouve sa source dans une violente dispute survenue la veille. En effet, le commerçant réclamait une créance supérieure à 100 000 francs CFA à l’un de ses clients habituels.

Suite à cette querelle, le débiteur a déposé plainte. Dès lors, l’institution policière doit expliquer pourquoi une banale affaire de recouvrement de dettes a justifié le déploiement immédiat de deux agents sur le lieu de travail du créancier, menant à une exécution extrajudiciaire présumée.

L’exigence de redevabilité

Face à ce qu’elle qualifie de meurtre, la famille de la victime exige une transparence totale. Au sortir d’une déposition, l’un des frères du défunt a fermement rappelé qu’un État de droit ne saurait tolérer des homicides commis en toute impunité par ceux censés appliquer la loi.

Par ailleurs, la hiérarchie policière a confirmé l’arrestation des deux agents présents lors des faits. Ainsi, l’enquête interne fraîchement ouverte devra déterminer les responsabilités exactes de chaque fonctionnaire et éclaircir les dysfonctionnements qui ont transformé une simple convocation administrative en une fusillade mortelle.

Disparition du journaliste Moussa Kaka et interpellation de Kalla Moutari à Niamey

NIAMEY, 2 septembre 2026 — Deux affaires distinctes alimentent les inquiétudes dans le paysage politique et médiatique nigérien. Depuis le lundi 31 août, le journaliste Moussa Kaka, directeur général du groupe Saraounia et correspondant de Radio France Internationale (RFI), reste sans nouvelles après avoir quitté son lieu de travail à Niamey. Vingt‑quatre heures plus tard, l’ancien ministre de la Défense Kalla Moutari a été interpellé à Dakoro, dans la région de Maradi. Les circonstances précises de ces deux événements restent encore inconnues.

Moussa Kaka ne donne plus signe de vie.

La disparition du journaliste remonte à la soirée du 31 août. D’après plusieurs sources concordantes, Moussa Kaka a quitté son bureau vers 19 heures pour rejoindre son domicile dans la capitale. Il n’a toutefois jamais atteint sa destination et demeure depuis injoignable. Sa famille, qui ne dispose d’aucune information sur sa localisation, a signalé son absence à ses collaborateurs.

Certains témoignages évoquent une possible interception du journaliste sur le trajet, tandis que d’autres informations font état de la disparition de son véhicule. Ces éléments restent cependant non vérifiés par une source officielle et ne permettent pas, à ce stade, d’établir les circonstances exactes de sa disparition.

Figure connue du journalisme nigérien, Moussa Kaka dirige aujourd’hui le groupe Saraounia et travaille comme correspondant de RFI. Son parcours professionnel comporte déjà plusieurs épisodes de tensions avec les autorités : en 2007, il avait été arrêté et détenu pendant plusieurs mois en raison de ses contacts avec la rébellion touarègue.

Une nouvelle interpellation dans la région de Maradi

Le dossier de Kalla Moutari s’est ajouté à cette séquence le mardi 1ᵉʳ septembre. Des hommes armés ont arrêté l’ancien député et ancien ministre de la Défense nationale vers 15 heures à Dakoro, selon des sources proches de son entourage. Les autorités n’ont pas rendu publique sa destination après l’interpellation et n’ont pas expliqué les raisons de cette mesure.

À ce stade, aucune autorité nigérienne n’a confirmé publiquement l’arrestation ni précisé dans quel cadre juridique ou sécuritaire elle a été menée. Cette absence d’explications officielles soulève plusieurs interrogations sur le statut de l’ancien ministre et sur les suites que l’on pourrait donner à son dossier.

Kalla Moutari avait occupé le portefeuille de la Défense nationale de 2016 à 2019 sous la présidence de Mahamadou Issoufou. Il a également exercé comme ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Deux dossiers qui interviennent dans un climat déjà tendu

Le rapprochement temporel entre les deux affaires intervient alors que Niamey vient de connaître des événements sécuritaires les 28 et 29 août. Pour autant, aucun élément public ne permet actuellement d’établir un lien entre la disparition de Moussa Kaka, l’interpellation de Kalla Moutari et ces événements.

La prudence reste donc de mise. Les informations concernant les deux hommes reposent pour l’instant essentiellement sur des sources proches de leurs entourages et sur des témoignages relayés par plusieurs médias. Aucune communication officielle n’est venue confirmer leurs situations respectives.

La liberté de la presse de nouveau sous tension

La disparition de Moussa Kaka intervient quelques jours seulement après la libération d’Ibro Chaibou, rédacteur en chef de Saraounia TV, détenu pendant près de dix mois avant de recouvrer la liberté le 28 août. Les autorités avaient également libéré deux autres journalistes nigériens en juillet, après plusieurs mois de détention dans la même affaire.

Cette succession d’affaires ravive ainsi les inquiétudes autour des conditions d’exercice du journalisme au Niger. Dans l’immédiat, la priorité demeure toutefois de déterminer où se trouve Moussa Kaka et, concernant Kalla Moutari, d’obtenir des autorités une confirmation de son interpellation ainsi que les motifs de cette mesure.

Tant que les autorités n’établissent pas officiellement ces éléments, toute interprétation sur les raisons de ces deux affaires resterait prématurée.

Maradi : la Douane saisit 518 cartons de médicaments et des cigarettes

MARADI, 1ᵉʳ septembre 2026 — La lutte contre les circuits clandestins de commercialisation a enregistré un nouveau résultat dans la région de Maradi. La brigade des Douanes a présenté ce mardi aux autorités régionales et à la presse une cargaison considérable saisie, comprenant 518 cartons de produits pharmaceutiques et plusieurs lots de cigarettes de différentes marques.

L’opération intervient dans un contexte où les services douaniers intensifient les contrôles pour limiter la circulation de marchandises introduites ou distribuées en dehors des circuits réglementaires. À Maradi, la saisie met notamment en évidence l’ampleur des flux illicites portant à la fois sur des produits à enjeu sanitaire et sur le commerce du tabac.

Douane Maradi
© Douane Maradi
Des produits pharmaceutiques au cœur de la saisie

La plus conséquente de la cargaison saisie est constituée de 518 cartons de produits pharmaceutiques. Leur interception représente un enjeu qui dépasse la seule question douanière, dans la mesure où la circulation de médicaments hors des circuits autorisés peut compliquer le contrôle de leur origine, de leur qualité et de leurs conditions de conservation.

À cette cargaison s’ajoutent 76 cartons de cigarettes de différentes marques, notamment Millionnaire, Royal et Oris. Les agents ont également intercepté 358 cartouches de cigarettes Royal, portant à un niveau significatif le volume de produits du tabac retirés de la circulation.

Cette saisie illustre ainsi la diversification des marchandises ciblées par les réseaux de fraude et la nécessité, pour les services de contrôle, de maintenir une surveillance constante sur les axes commerciaux et les points de passage de la région.

Douane Maradi
© Douane Maradi
Le gouverneur appelle à renforcer la vigilance.

Présentée dans les locaux de la Brigade des Douanes de Maradi, l’opération s’est déroulée en présence du gouverneur de la région, le Contrôleur général de police Issoufou Mamane, ainsi que de plusieurs responsables administratifs et sécuritaires.

Le gouverneur a salué le travail des agents et félicité la brigade pour cette saisie. Il a également transmis les encouragements des plus hautes autorités nationales aux personnels engagés dans la lutte contre la fraude.

Surtout, il leur a demandé de renforcer leur vigilance face aux différentes formes de contrebande. Pour l’autorité régionale, la pression doit rester forte afin d’empêcher les réseaux frauduleux de contourner les dispositifs de contrôle et de préserver les recettes publiques comme la protection des consommateurs.

Douane Maradi
© Douane Maradi
Un double enjeu : recettes publiques et protection des consommateurs

Par ailleurs, cette opération rappelle les conséquences multiples de la contrebande. Les importations et distributions clandestines privent d’abord l’État de recettes fiscales et douanières. Elles fragilisent également les opérateurs économiques qui respectent les procédures légales.

Dans le secteur pharmaceutique, l’enjeu est encore plus sensible. Le contrôle des produits mis sur le marché constitue un levier essentiel pour limiter les risques liés aux médicaments dont la provenance et les conditions de conservation ne sont pas garanties.

À Maradi, la saisie présentée ce 1ᵉʳ septembre traduit donc une volonté de maintenir la pression sur les filières clandestines. Elle place également les services douaniers au centre d’une stratégie mêlant sécurisation des échanges, protection sanitaire et défense des intérêts économiques de l’État.

La Brigade des Douanes doit désormais poursuivre cette dynamique, tandis que les autorités régionales renforcent la lutte contre les mécanismes de fraude et de contrebande.

Niger : une mutinerie militaire secoue Niamey

NIAMEY, 29 août 2026 — La capitale nigérienne a connu une nuit de forte tension. Des échanges de tirs et plusieurs détonations ont retenti pendant plusieurs heures autour de sites stratégiques de Niamey, notamment la base militaire 101, l’aéroport international Diori Hamani et les abords du palais présidentiel. Les autorités militaires affirment désormais avoir circonscrit le mouvement.

 

Le ministère nigérien de la Défense a attribué les violences à un « mouvement d’humeur » impliquant des soldats en rupture avec le règlement militaire. Selon le communiqué lu à la télévision nationale, ces militaires auraient tenté de retenir certains de leurs camarades dans la base 101 avant d’ouvrir le feu sur plusieurs cibles sensibles de la capitale.

 

Plusieurs heures de combats dans la capitale

 

Les premières détonations ont été entendues peu après minuit dans le secteur de l’aéroport. Des témoins ont ensuite signalé des tirs nourris près du palais présidentiel et dans plusieurs quartiers de Niamey. Des opérations des forces de sécurité ont accompagné les échanges de tirs jusqu’au matin.

 

La télévision et la radio publiques ont temporairement interrompu leurs programmes pendant les premières heures de la crise. Le signal de la télévision nationale a finalement repris vers 10 heures, alors que l’intensité des tirs diminuait progressivement.

 

Face à la situation, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) a appelé les habitants à garder leur calme et à éviter la diffusion d’informations non vérifiées. Les autorités ont également assuré que les Forces de défense et de sécurité font tout pour protéger les institutions et la population.

 

La base 101 au cœur de l’affrontement

 

Le complexe de l’aéroport Diori Hamani abrite la base 101, l’une des principales installations militaires de la capitale. Son importance stratégique en fait un point particulièrement sensible pour les autorités nigériennes.

 

Le site avait déjà subi plusieurs attaques cette année, notamment en janvier et en juin, dans un contexte de lutte contre les groupes jihadistes. Les événements de cette nuit présentent toutefois une différence majeure : cette fois, le ministère de la Défense attribue les tirs à un groupe de soldats des forces armées, ce qui marque une rupture par rapport aux précédentes attaques.

 

Des sources citées par Reuters avaient initialement évoqué une possible attaque contre l’aéroport et la zone présidentielle, avant que les autorités nigériennes ne donnent leur propre version des faits.

 

Le pouvoir assure que la situation est sous contrôle

 

Dans son communiqué, le ministre de la Défense, le général Salifou Mody, affirme que la réaction rapide des forces restées loyales au pouvoir a permis de contenir le mouvement et de reprendre progressivement le contrôle des sites concernés.

 

En milieu de journée, le calme semblait revenir dans plusieurs secteurs de la capitale. Des militaires continuaient toutefois de sécuriser certains axes et installations sensibles, tandis que les autorités appelaient la population à reprendre normalement ses activités.

 

Cette nouvelle crise intervient alors que le Niger reste confronté à une double pression : la menace persistante des groupes armés jihadistes et les fragilités internes d’un régime militaire arrivé au pouvoir après le coup d’État de juillet 2023.

 

Pour l’heure, les autorités n’ont pas fourni de bilan officiel sur d’éventuelles victimes ni précisé l’ampleur exacte du mouvement. Les prochaines communications du CNSP et du ministère de la Défense devraient permettre d’établir les circonstances précises de cette nuit de tirs et de déterminer les suites qui seront données aux militaires impliqués.

 

ENSOA Agadez : sortie de la 18ᵉ promotion de sous-officiers

L’Armée nigérienne a marqué, ce jeudi 27 août 2026 à Agadez, l’aboutissement de la formation initiale d’une nouvelle génération de sous-officiers. Le chef d’état-major des armées, le général de division Moussa Salaou Barmou, a présidé à l’École nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) la cérémonie officielle de port de galon des élèves sous-officiers d’active.

Cette promotion, la 18ᵉ depuis la création de l’établissement, porte désormais le nom de « promotion ADC Adamou Tinni Sékou ». Le port de galon marque ainsi le passage symbolique d’une phase de formation à l’exercice des responsabilités au sein des forces armées.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une cérémonie à forte portée institutionnelle

La cérémonie a rassemblé plusieurs responsables civils et militaires. Parmi eux figuraient le gouverneur de la région d’Agadez, le général de division Ibra Boulama Issa, des hauts responsables de l’appareil sécuritaire, ainsi que le Sultan de l’Aïr.

La population a également répondu présente. Parents, amis et proches des récipiendaires ont accompagné ce moment, donnant à la cérémonie une dimension à la fois militaire et sociale.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez
Le mérite récompensé

L’événement ne s’est pas limité à la remise des galons. Les meilleurs élèves ont reçu des distinctions et plusieurs cadeaux en reconnaissance de leurs performances durant la formation.

Ces récompenses viennent mettre en avant la discipline, l’engagement et le niveau de préparation exigés pour intégrer durablement le corps des sous-officiers. Elles consacrent aussi les efforts consentis par les récipiendaires tout au long de leur parcours initial.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez
Une nouvelle responsabilité commence

Avec cette cérémonie, les membres de la 18ᵉ promotion quittent progressivement le statut d’élèves pour assumer de nouvelles responsabilités dans les rangs de l’armée. Leur formation constitue désormais le socle sur lequel reposera leur engagement professionnel et opérationnel.

Dans un contexte où les forces de défense restent fortement sollicitées, leur arrivée dans les unités intervient à un moment où l’armée nigérienne doit pouvoir compter sur des personnels formés, disciplinés et capables de répondre aux exigences du terrain.

Le véritable test commence donc après les applaudissements : c’est désormais dans les unités, face aux réalités du service et aux responsabilités qui les attendent, que les nouveaux sous-officiers devront donner tout son sens au galon qu’ils viennent de recevoir.

Gouvernorat d'Agadez
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Niger : Début du concours 2026 de l’armée à Tillabéri

La sélection pour intégrer les forces de défense nigériennes entre dans une nouvelle phase. Les candidats au concours 2026 de recrutement des élèves officiers et élèves sous‑officiers d’active ont entamé, ce jeudi 27 août, les épreuves écrites à Tillabéri.

Le Secrétaire général de la région, Arma Yaou Maman, a donné le coup d’envoi officiel des compositions dans l’enceinte du CES CEG1 de Tillabéri. Sa présence a marqué le lancement du processus dans la région et traduit l’importance accordée à cette opération de recrutement.

 

Une étape décisive pour les candidats

 

En effet, les épreuves écrites constituent une première étape de sélection pour les jeunes qui souhaitent rejoindre les rangs des forces armées nigériennes en qualité d’officiers ou de sous‑officiers d’active.

À travers ce concours, les autorités cherchent à identifier des candidats capables de répondre aux exigences académiques et professionnelles liées à ces fonctions. Ainsi, la sélection doit permettre de renforcer progressivement les effectifs avec de nouvelles recrues appelées à occuper des responsabilités au sein de l’appareil de défense.

 

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Tillabéri au cœur du processus de recrutement

 

Par ailleurs, le lancement à Tillabéri s’inscrit dans le cadre de la session 2026 du concours de recrutement. La tenue de ces épreuves dans la région mobilise les services administratifs chargés de garantir le bon déroulement des compositions et le respect des règles fixées pour les candidats.

Dans une région confrontée à d’importants défis sécuritaires, le recrutement de nouveaux personnels militaires revêt une portée particulière. Au‑delà de la sélection individuelle, l’opération participe à la préparation de la relève au sein des forces de défense.

 

Enfin, les résultats de cette première phase permettront de déterminer quels candidats pourront poursuivre le processus de sélection et franchir les prochaines étapes vers une carrière militaire.

 

Ce concours soulève une question plus large : la nouvelle génération d’officiers et de sous‑officiers saura‑t‑elle répondre aux défis sécuritaires et institutionnels qui marquent le Niger ? Les prochaines étapes du processus permettront ainsi de mesurer la capacité des candidats à incarner cette relève et à inscrire leur engagement dans la durée.

Tahoua : plus de 5 000 têtes de bétail saisies, 142 personnes interpellées

Une patrouille a intercepté, avant l’aube, un convoi massif d’animaux traversant la périphérie de Tahoua d’ouest en est. Le Conseil régional de sécurité a ordonné une saisie provisoire, tandis que le gouverneur appelle désormais les éventuelles victimes de vol de bétail à se manifester.

 

Dans la nuit du 22 au 23 août 2026, une patrouille des Forces de défense et de sécurité a intercepté un convoi de plus de 5 000 têtes de bétail progressant vers la périphérie est de Tahoua. Alertés vers 3 heures du matin par un renseignement signalant ce mouvement inhabituel en provenance de l’ouest, les militaires ont interpellé cent quarante-deux personnes qui conduisaient les animaux et ont saisi l’ensemble du troupeau à titre provisoire.

 

Les services compétents ont aussitôt ouvert une enquête afin d’établir l’origine des bêtes, conformément à la législation nigérienne et aux engagements internationaux souscrits par le pays en matière de lutte contre le vol de bétail transfrontalier.

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua
Un troupeau de plus de cinq mille têtes

Le décompte réalisé par les services compétents établit la composition suivante du cheptel intercepté :

Catégorie Effectif
Bovins 2 055
Ovins 3 085
Asins (ânes) 16
Caprins 15
Total 5 171

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua
Saisie provisoire et appel à témoins

Face à ce mouvement jugé inhabituel, tant par sa provenance que par sa destination supposée, le Conseil régional de sécurité de Tahoua a décidé, en coordination avec les autorités traditionnelles et municipales, de placer le troupeau sous saisie provisoire le temps des investigations.

 

Tout citoyen nigérien s’estimant victime d’un vol ou d’un enlèvement de bétail est invité à se rapprocher des services compétents en vue d’une éventuelle parade d’identification.” – Gouverneur de la région de Tahoua


Le gouverneur invite par ailleurs la population à faire preuve de bonne foi envers les éventuelles victimes qui se présenteraient. Le Conseil régional de sécurité affirme avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la transparence de l’opération, conformément aux directives des plus hautes autorités du pays.

À savoir : l’enquête en cours devra déterminer si le troupeau provient d’un vol organisé, avant toute restitution éventuelle aux propriétaires identifiés lors de la parade d’identification.

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua

Hommage aux forces déployées

Le gouverneur de Tahoua a également saisi cette occasion pour adresser, au nom des plus hautes autorités, ses félicitations aux Forces de défense et de sécurité pour leurs efforts continus en faveur de la protection des personnes et des biens dans la région.

Finalement, cette affaire de Tahoua met en lumière les défis persistants liés au vol transfrontalier de bétail. Reste désormais à savoir si cette opération révélera un réseau organisé ou s’il s’agit d’un mouvement isolé. Quoi qu’il en soit, l’issue de l’enquête déterminera non seulement le sort des animaux interceptés, mais aussi la capacité des institutions locales à renforcer la confiance des populations dans la protection de leurs biens.

Niger : 18 gendarmes tués lors d’une attaque armée à Tessa

TESSA, 24 août 2026 — Des combattants lourdement armés ont abattu dix-huit gendarmes nigériens lors d’un raid diurne mené vendredi contre un avant-poste militaire de la commune de Tessa, dans la région de Dosso. Cet assaut constitue ainsi l’une des offensives les plus sanglantes jamais dirigées contre les forces de sécurité dans ce secteur.

Profitant d’une nette supériorité tactique et numérique, les assaillants ont rapidement submergé les éléments de la Gendarmerie nationale. Ils ont ensuite entièrement saccagé l’installation militaire, avant de cibler le secteur civil, où ils ont vandalisé deux agences de transfert de fonds. Par ailleurs, des vidéos filmées par des résidents documentent l’ampleur immédiate des destructions au sein du camp de base.

DR
© DR

Au moins trois soldats ont survécu à l’assaut. Les autorités régionales ont rapatrié les corps et organisé les funérailles des militaires tombés au combat dès le lendemain, samedi, dans la ville de Dosso. Face à l’onde de choc provoquée par ce massacre, l’administration locale a donc ordonné l’annulation immédiate de l’ensemble des rassemblements culturels et des compétitions sportives prévus dans la région.

À l’heure actuelle, aucune organisation n’a formellement revendiqué l’attaque. Le gouvernement de Niamey n’a publié aucun communiqué officiel. Toutefois, la zone abrite les opérations du groupe terroriste Lakurawas, que les sources sécuritaires locales désignent dès lors comme le principal suspect de cette offensive.

En définitive, l’attaque de Tessa illustre la vulnérabilité persistante des forces de sécurité nigériennes face à des groupes armés organisés et déterminés. Elle rappelle, par ailleurs, l’urgence d’un renforcement des dispositifs de défense et d’une coopération accrue avec les partenaires régionaux afin de contenir une menace qui continue de déstabiliser le Sahel.

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Illéla : L’OCRTIS saisit 4 000 comprimés de Tramadol

ILLÉLA, 20 août 2026 — Les agents spécialisés de la lutte antidrogue ont porté un nouveau coup aux réseaux de contrebande dans la région de Tahoua en interceptant 3 980 comprimés de Tramadol dissimulés à bord d’un bus de transport interurbain.

L’opération menée par l’antenne départementale de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) résulte d’une vérification de routine. En fouillant le véhicule qui reliait la ville frontalière de Gaya à Tahoua, les policiers ont découvert les opioïdes de synthèse soigneusement cachés dans un sac de voyage.

À la suite de cette découverte, les forces de l’ordre ont immédiatement interpellé quatre suspects présents dans l’autobus : un ressortissant nigérien et trois citoyens étrangers. Tous font désormais l’objet d’investigations poussées visant à identifier les commanditaires et à cartographier le réseau d’approvisionnement.

Ainsi, cette saisie met en lumière l’exploitation systématique des lignes de transport de voyageurs par les trafiquants pour faire transiter des substances contrôlées depuis les zones frontalières vers l’intérieur du pays. Le Tramadol, détourné de son usage médical strict, alimente une dépendance croissante et finance des activités criminelles dans toute la région du Sahel.

Face à ces méthodes de dissimulation de plus en plus élaborées, l’OCRTIS renforce ses contrôles sur les axes routiers stratégiques. De son côté, la direction de la Police nationale rappelle que la vigilance citoyenne et la transmission rapide de renseignements aux Forces de défense et de sécurité (FDS) demeurent les leviers les plus efficaces pour paralyser ces flux illicites.

En somme, le message ne laisse aucune ambiguïté : la lutte antidrogue s’intensifie et les trafiquants ne pourront plus se cacher derrière l’anonymat des lignes interurbaines. En érigeant chaque contrôle routier en rempart stratégique, l’OCRTIS démontre que la vigilance républicaine demeure l’arme la plus efficace pour contenir les réseaux criminels qui fragilisent la stabilité du Sahel.

Niger : le missionnaire américain Kevin Rideout libéré

NIAMEY, 14 août 2026 — Neuf mois après son enlèvement à Niamey, le missionnaire et pilote américain Kevin Rideout a été libéré, a annoncé vendredi 14 août SIM International, l’organisation chrétienne pour laquelle il travaillait au Niger. L’organisation indique que son état de santé est jugé bon et qu’il est désormais pris en charge par des représentants du gouvernement américain.

Cette libération met fin à une captivité commencée le 21 octobre 2025, lorsque des hommes armés avaient enlevé Kevin Rideout à son domicile de Niamey. Les autorités n’ont rendu publiques ni les circonstances de sa libération, ni les conditions de sa détention.

Une libération après plus de neuf mois

Dans un communiqué, SIM International a confirmé avec joie que son ami Kevin Rideout avait retrouvé la liberté après plus de neuf mois de captivité. L’organisation précise que le ressortissant américain se porte bien et que les autorités américaines lui fournissent désormais un accompagnement.

Cette annonce constitue le premier élément concret sur le sort de M. Rideout depuis son enlèvement. Pendant plusieurs mois, ses proches n’ont reçu aucune information permettant d’établir avec certitude le lieu de détention de Kevin Rideout ni les conditions de sa captivité. À ce stade, les autorités américaines n’ont pas communiqué publiquement sur les modalités ayant permis sa libération.

Un enlèvement au cœur de Niamey

Dans la nuit du 21 au 22 octobre 2025, trois hommes armés ont pénétré dans le domicile de Kevin Rideout, situé dans le quartier Château 1 à Niamey, et l’ont enlevé. Le lieu de l’enlèvement a retenu l’attention : Château 1, secteur résidentiel de la capitale, se trouve à proximité du palais présidentiel et abrite plusieurs organisations internationales.

L’opération a révélé en son temps une aggravation du risque sécuritaire : contrairement à de nombreux enlèvements visant des étrangers au Sahel, celui‑ci s’est déroulé au cœur de Niamey, dans un quartier résidentiel pourtant réputé fortement sécurisé. Aucune organisation n’a revendiqué le rapt dans les mois qui ont suivi.

Dix-neuf ans au service des populations nigériennes

Âgé de 50 ans, Kevin Rideout travaillait depuis environ dix-neuf ans au Niger. Pilote pour SIM International, il participait notamment au transport de personnel et aux opérations liées aux activités humanitaires et médicales de l’organisation. SIM International se présente comme une organisation missionnaire évangélique travaillant avec des Églises dans le monde entier, dont les équipes sont présentes dans plus de 70 pays.

Pour la famille de Kevin Rideout, cette présence prolongée au Niger constituait un élément central de son parcours. Dans un appel diffusé après son enlèvement, ses proches avaient rappelé son attachement au pays et aux communautés auprès desquelles il avait travaillé. Son épouse, Krista, et leurs quatre enfants avaient alors demandé toute assistance susceptible de contribuer à son retour.

L’hypothèse de l’État islamique au Sahel

Les informations disponibles font état d’une présomption de détention par la branche sahélienne de l’État islamique, sans qu’une revendication publique de cette organisation n’ait été émise.

Cette hypothèse s’inscrit dans un environnement régional où les groupes armés opérant dans le Sahel ont développé des capacités d’enlèvement, de déplacement et de détention de captifs. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, de déterminer les circonstances exactes de la captivité de Kevin Rideout ni les modalités de sa libération.

Une priorité : le retour auprès de ses proches

Alors que les négociations restent entourées de mystère, ce dénouement marque un tournant pour la communauté humanitaire au Niger et met fin à neuf mois d’angoisse pour le pilote américain. Au‑delà du soulagement de sa famille, cette libération permet aux autorités nigériennes d’afficher une sécurité renforcée. Si le Sahel demeure une zone sous tension, Niamey veut démontrer qu’elle maîtrise désormais la situation dans la capitale. Pour Kevin Rideout, l’affaire se conclut par la fin d’une captivité et l’ouverture du chapitre des retrouvailles.

Tahoua : 4 suspects interpellés après le vol de la mairie

TAHOUA, 14 août 2026 — Quatre personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête ouverte après le cambriolage de la mairie de Tsernaoua, dans le département de Konni, tandis qu’un cinquième suspect demeure recherché. Présentés ce vendredi par la Direction régionale de la Police nationale (DRPN) de Tahoua, les premiers éléments de l’enquête décrivent une opération préparée plusieurs jours à l’avance, organisée autour de repérages, d’un passage à l’acte nocturne et d’un partage du butin.

Le cambriolage s’est produit dans la nuit du 6 au 7 août. Vers 3 heures du matin, des individus ont forcé l’accès au bureau de la receveuse de la commune rurale de Tsernaoua. Ils ont emporté un coffre‑fort contenant 1,27 million de francs CFA, ainsi qu’un sachet de jetons dont la valeur totale n’était pas encore établie. Les auteurs ont déplacé le coffre‑fort à environ 70 mètres de la mairie avant de le fracturer. Ils ont ensuite quitté les lieux avec l’argent et une partie des pièces.

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L’étau se resserre à Tahoua : 4 interpellations et des pièces à conviction

Saisie immédiatement, la Police de Tsernaoua a conduit les premières investigations avec le concours du Service de Police judiciaire et administrative du Commissariat central ville/DRPN de Tahoua. Rapidement, les renseignements recueillis ont orienté les enquêteurs vers Tahoua, où plusieurs membres présumés du groupe auraient trouvé refuge. Selon les informations communiquées par la Police, la même équipe envisageait également des vols dans trois pharmacies de Tahoua ainsi qu’un cambriolage de la mairie de Keita.

Le dispositif mis en place par les enquêteurs a abouti, le 11 août vers 18 heures, à l’interpellation de trois hommes aux abords de l’auto‑gare de Tahoua : Oumarou Maman Sani, 73 ans, Adamou Seyni, 45 ans, et Boubacar Amadou Souley, 45 ans. La Police a aussi indiqué que les trois suspects possèdent des antécédents judiciaires et qu’ils auraient commis plusieurs vols et autres infractions, notamment à Niamey et dans d’autres régions du pays.

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Saisie de matériel, de stupéfiants et de devises dérobées

Une perquisition menée dans une maison inachevée utilisée comme lieu de séjour a permis de saisir une machette, une tenaille et cinq comprimés de Tramadol dosés à 225 mg, selon les éléments présentés par la DRPN. Au cours des auditions, les trois hommes auraient reconnu leur implication dans le cambriolage de Tsernaoua et livré des informations sur l’organisation du groupe.

Le mode opératoire décrit par les enquêteurs repose notamment sur une phase de reconnaissance. Les membres présumés de la bande auraient effectué leurs repérages au moins 48 heures avant l’opération, afin d’identifier les lieux et les conditions favorables au passage à l’acte.

Après le cambriolage, le groupe se serait replié à Konni. La Police affirme que le produit du vol aurait ensuite été partagé, chaque membre recevant 550 000 FCFA. L’un des suspects a emporté le sachet contenant les pièces en direction du Nigeria.

 4 suspects interpellés, un 5ᵉ toujours recherché

L’enquête ne s’est pas arrêtée aux trois premières interpellations. Les investigations ont conduit à l’arrestation d’un quatrième suspect, présenté par la Police comme la personne chargée des opérations de reconnaissance. Selon les enquêteurs, cet homme aurait reçu 200 000 FCFA provenant du butin.

Les policiers ont également retrouvé 9 040 FCFA en jetons dans un sac appartenant à l’un des suspects, soit une partie des valeurs dérobées lors du cambriolage. À ce stade, la Police a interpellé quatre suspects, alors qu’un cinquième individu reste activement recherché.

Des projets de vols neutralisés contre la mairie de Keita et 3 pharmacies

Par ailleurs, les éléments présentés par la Police dessinent le profil d’un groupe susceptible d’opérer selon une logique de ciblage préalable : reconnaissance des sites, identification des conditions d’accès, exécution nocturne et dispersion après le partage du butin.

La référence à plusieurs cibles potentielles — pharmacies de Tahoua et mairie de Keita — suggère que l’opération de Tsernaoua pourrait s’inscrire dans une série de projets criminels plus larges. Les investigations devront déterminer la réalité de ces projets et établir, le cas échéant, les responsabilités individuelles.

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Le rôle clé de la coopération citoyenne et du renseignement de proximité

Présentant les résultats de l’enquête, le Commissaire de Police Bibata Lawali Issoufou, cheffe du Service de Police judiciaire et administrative du Commissariat central ville/DRPN de Tahoua, a détaillé les circonstances du cambriolage, les interpellations et les éléments saisis.

Le Directeur régional de la Police nationale de Tahoua, le Commissaire Divisionnaire Yacouba Rabiou Nomao, a, de son côté, mis en avant la contribution des unités engagées dans l’opération ainsi que celle des autorités administratives, judiciaires et coutumières.

Enfin, la Police appelle les populations à renforcer la transmission de renseignements aux forces de sécurité. Dans une région confrontée à des menaces sécuritaires de nature diverse, les enquêteurs considèrent le renseignement de proximité et la coopération avec les communautés comme des leviers essentiels pour identifier les réseaux criminels, prévenir les passages à l’acte et accélérer les procédures judiciaires.

Formation militaire : le Niger diplôme son élite à Niamey

NIAMEY, 13 août 2026 — Face à un environnement sécuritaire sahélien en constante mutation, le Niger accélère l’autonomisation de son appareil de défense. En certifiant une nouvelle cohorte de stratèges formés exclusivement sur le territoire national, les autorités nigériennes envoient un signal clair : la doctrine militaire du pays se pense et se conçoit désormais à Niamey.

L’École militaire supérieure (EMS) des Forces armées nigériennes a officiellement validé, ce jeudi 13 août, la sortie de la deuxième promotion de son École de guerre.

Cette cérémonie, présidée par le Général de division Mohamed Toumba — ministre de l’Intérieur assurant l’intérim du ministre de la Défense nationale, le Général d’Armée Salifou Mody dépasse le simple cadre protocolaire. Elle matérialise en effet une rupture stratégique avec l’époque où les officiers supérieurs africains dépendaient quasi exclusivement des académies occidentales pour obtenir leurs brevets d’études militaires supérieures.

Garde Nationale
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L’interopérabilité comme nouvelle doctrine

L’analyse de la composition de cette nouvelle cuvée révèle un changement de paradigme opérationnel. Parmi les diplômés figurent quatre officiers supérieurs issus de la Garde nationale du Niger (GNN). L’intégration de hauts responsables de la sécurité intérieure au sein du creuset stratégique de l’armée de terre n’est pas fortuite. En effet, dans le contexte de guerre asymétrique que connaît le Sahel, la frontière entre la défense du territoire et le maintien de l’ordre intérieur s’est progressivement effacée.

Ainsi, en formant ces officiers de la GNN aux plus hautes sphères de la planification militaire, l’état-major nigérien cherche à briser les cloisonnements institutionnels. L’objectif est d’assurer une interopérabilité totale entre les différentes composantes des forces de défense et de sécurité lors des opérations conjointes sur le terrain.

Garde Nationale
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Penser la guerre avec des lunettes sahéliennes

L’existence même et la pérennisation de cette École de guerre constituent un outil de souveraineté intellectuelle. Pendant des décennies, l’importation de concepts tactiques étrangers s’est souvent heurtée aux réalités géographiques, climatiques et sociologiques du théâtre sahélien. Désormais, en internalisant cette formation d’élite, le Niger se dote d’un véritable laboratoire de réflexion où les officiers peuvent élaborer des doctrines sur mesure, adaptées à la nature de la menace terroriste locale et aux besoins spécifiques des populations.

Cette deuxième promotion vient ainsi consolider une ambition plus large des autorités de la Transition : moderniser l’institution militaire non seulement par l’acquisition de nouveaux équipements, mais surtout par la maîtrise autonome de la pensée stratégique et de la planification opérative.

Garde Nationale
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Agadez : coup d’envoi de la 16ᵉ édition du Pentathlon militaire

À Agadez, le stade Sidi Mohamed a changé de visage ce lundi 10 août. Pendant quatre jours, l’enceinte sportive ne sera pas seulement le théâtre d’une compétition. Elle servira de terrain d’épreuve à près de 250 militaires venus de 24 délégations, réunis pour la 16ᵉ édition du Pentathlon militaire.

Ici, pas de place pour la seule performance sportive. Chaque foulée, chaque tir et chaque mouvement renvoient à une exigence plus vaste : celle de la préparation du soldat.

Le coup d’envoi officiel a été donné par le Général de Brigade Amirou Abdoul Karim, Chef d’État-Major des Armées Adjoint. Autour de lui, les autorités civiles et militaires d’Agadez ont assisté au lancement de cette nouvelle édition, parmi lesquelles le secrétaire général de la région, Souleymane Seidou Boulhassan, l’administrateur délégué de la Commune Urbaine d’Agadez, ainsi que les responsables des Forces de Défense et de Sécurité.

Le Sultan de l’Aïr, Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou, président de l’ACTN, était également présent.

Gouvernorat d'Agadez
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Du tir de précision au parcours commando : Rigueur, force et agilité

Durant quatre jours, les participants devront franchir une succession d’épreuves qui sollicitent autant le corps que les réflexes.Le programme impose cinq disciplines : le cross-country commando, le tir de précision, le lancer de grenade, le saut en longueur et le lancer de poids.

À première vue, le rendez-vous ressemble à une compétition sportive. Pourtant, la combinaison des épreuves révèle une autre logique. Courir dans l’effort, viser avec précision, maîtriser son geste, développer sa puissance et conserver son agilité : autant de qualités recherchées dans la préparation militaire.

Le classement ne sera donc pas le seul enjeu. Derrière les chronomètres et les performances individuelles se joue aussi la capacité des militaires à maintenir leur efficacité dans des situations qui exigent endurance, maîtrise de soi et coordination.

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Une cérémonie sous le signe de l’unité avec les autorités civiles et militaires

C’est précisément cette dimension qui donne au Pentathlon militaire sa portée particulière. L’activité sportive devient ici un prolongement de l’entraînement. Elle permet de mesurer les aptitudes physiques, mais aussi de cultiver la discipline et l’esprit collectif.

La cérémonie d’ouverture, ponctuée par les interventions du Colonel Saminou Mani, Directeur de l’Information, des Relations publiques et des Sports, et du Colonel Samaila Tahirou, Commandant de la Zone de défense n°2, a ainsi précédé le moment attendu : le lancement officiel de la compétition par le Chef d’État-Major des Armées Adjoint.

À Agadez, le message dépasse donc les limites du terrain de sport. Une compétition militaire ne se gagne pas uniquement à la force des muscles. Elle se construit aussi dans la rigueur, la maîtrise du geste et la solidarité entre les hommes.

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250 soldats et 24 délégations au cœur d’une compétition de haut niveau

Avec 24 délégations engagées, cette 16ᵉ édition offre également un espace de confrontation et de rapprochement entre militaires. Pendant quatre jours, les participants vont se mesurer dans un esprit de compétition, mais aussi de cohésion. Les différences de délégation s’effacent progressivement derrière une même exigence : aller au bout de l’épreuve.

Cette dimension collective constitue l’un des enseignements majeurs de la manifestation. Car, au-delà des podiums, le Pentathlon militaire cherche à entretenir un sentiment d’appartenance commun au sein des Forces de Défense et de Sécurité.

À Agadez, le sport sert ainsi de langage commun. Une piste, cinq disciplines, 24 délégations et près de 250 athlètes : la 16ᵉ édition du Pentathlon militaire est désormais lancée. Pendant quatre jours, les performances parleront, mais derrière chaque résultat se jouera surtout une même ambition : renforcer l’endurance, la discipline et la cohésion au service du Niger.

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Arlit : La police d’Akokan démantèle deux réseaux criminels

AKOKAN (RÉGION D’AGADEZ), 4 août 2026 — La vigilance et la détermination de nos forces républicaines viennent une fois de plus de porter leurs fruits au cœur de la cité minière. Lors d’une cérémonie officielle organisée dans la matinée de ce mardi 4 août 2026, la garnison de police d’Akokan a fait la démonstration de sa haute maîtrise technique en exhibant deux bandes criminelles neutralisées à la suite d’une investigations méthodiques et tenaces.

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Une escroquerie électronique de 64 millions FCFA mise au jour à Akokan

Le premier coup de filet a permis d’interrompre les agissements d’un groupe d’escrocs utilisant les technologies modernes pour dépouiller l’économie nationale. En fait, ces individus sans scrupules avaient réussi à soustraire la somme considérable de plus de 64 millions de francs CFA au préjudice d’un établissement financier de transfert de fonds implanté à Akokan.

En parallèle, l’efficacité des enquêteurs a permis le démantèlement d’une seconde cellule délinquante, spécialisée dans le vol systématique et la revente clandestine de véhicules à deux roues. Finalement, la restitution des engins saisis témoigne du rétablissement strict de l’ordre légal dans la zone administrative.

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Le Préfet d’Arlit salue le professionnalisme des FDS et appelle au civisme populaire

Présent sur les lieux aux côtés du représentant du parquet près le Tribunal de grande instance d’Arlit, le préfet du département, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, a exprimé la profonde satisfaction de l’État. Saluant le courage ainsi que  le professionnalisme exemplaire des policiers, le haut fonctionnaire a transmis les félicitations enthousiastes du gouvernement central à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité stationnées dans le Nord.

Le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane a profité de ce succès éclatant pour adresser une mise en garde solennelle aux fauteurs de troubles, tout en invitant les travailleurs et habitants du secteur d’Arlit à faire preuve d’une vigilance citoyenne constante. C’est par un renseignement fluide et une coopération patriotique sans faille entre le peuple et ses soldats que la tranquillité et la sécurité seront définitivement préservées sur toute l’étendue du territoire national.

Agadez : plus de 3 000 litres de carburant saisis lors d’un contrôle

Le trafic illicite de carburant reste dans le viseur des autorités nigériennes. À Agadez, une série de contrôles inopinés menée sous l’impulsion du gouverneur de la région a mis au jour de nouvelles pratiques frauduleuses dans certaines stations-service. Plus de 3 000 litres d’essence destinés, selon les autorités, aux circuits de contrebande ont été saisis. Une opération qui annonce un durcissement de la riposte contre ce commerce clandestin.

À Agadez, la lutte contre la fraude sur les produits pétroliers franchit un nouveau cap. Ce vendredi 17 juillet 2026, le gouverneur de la région, le général de division Ibra Boulama Issa, a conduit une série de visites inopinées dans plusieurs stations-service de la ville afin de vérifier le respect des mesures mises en place pour encadrer la distribution du carburant.

Cette descente intervient alors que les autorités régionales multiplient depuis plusieurs semaines les actions de sensibilisation auprès des exploitants de stations-service afin d’endiguer l’approvisionnement des réseaux de contrebande.

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Des pratiques frauduleuses malgré les mises en garde

Les inspections ont révélé que certaines pratiques interdites perdurent, en dépit des engagements pris par plusieurs opérateurs du secteur.

Au cours d’une opération menée dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 juillet par les Forces de défense et de sécurité (FDS), les agents ont découvert plus de 3 000 litres d’essence stockés dans des bidons de 25 et 60 litres, en violation de la réglementation en vigueur.

Les forces engagées ont également mis la main sur 22 bidons vides, dissimulés dans le magasin d’une station-service. Selon les autorités, ces contenants étaient destinés à alimenter les circuits illicites de distribution de carburant. Ces saisies illustrent, selon le gouvernorat, la persistance d’un réseau parallèle qui continue d’échapper aux circuits officiels de commercialisation.

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Le gouvernorat annonce un renforcement des contrôles

Face à ces constats, les autorités régionales affichent leur détermination à intensifier la lutte contre ce phénomène.

Le gouvernorat rappelle que les stations-service assurent une mission de service public et que la loi les oblige à respecter strictement les règles encadrant la vente des produits pétroliers. Toute commercialisation en dehors des conditions que les textes prévoient est susceptible d’entraîner des poursuites et des sanctions.

Les services de l’État renforceront désormais les contrôles sur l’ensemble du territoire régional, avec une vigilance particulière sur les pratiques de stockage illicite, de vente irrégulière et d’approvisionnement des réseaux de contrebande.

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Les Forces de défense et de sécurité saluées

L’exécutif régional a rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité engagées dans cette opération, saluant leur professionnalisme et leur vigilance dans la protection des intérêts économiques de l’État.

Pour le gouvernorat, ces interventions s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à garantir un approvisionnement régulier des populations en carburant et à préserver les ressources nationales face aux trafics qui fragilisent l’économie locale.

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Un appel à la responsabilité collective

Par ailleurs, les autorités régionales invitent les gérants de stations-service, les pompistes et les citoyens à contribuer à l’effort de lutte contre la fraude.

Dans une région où les enjeux liés à l’approvisionnement en carburant demeurent particulièrement sensibles, le gouvernorat mise à la fois sur la fermeté des contrôles et sur la responsabilité des acteurs du secteur pour assécher les filières clandestines.

Le message est désormais limpide : la lutte contre le trafic de carburant entre dans une nouvelle phase, avec des contrôles plus fréquents et la promesse d’une tolérance zéro envers les auteurs de pratiques frauduleuses.

Niger : Coalition armée entre le MPLJ et le FPJ dans le Nord-Est

En officialisant une « Coalition stratégique » depuis les confins du nord-est nigérien, deux des principaux mouvements politico-militaires nés après le putsch de 2023 défient ouvertement Niamey. Pour les spécialistes, cette union sonne comme une alerte majeure qui pourrait contraindre le pouvoir  à revoir sa stratégie sécuritaire.

DIADO, 29 juin 2026 – C’est un document qui vient alourdir le climat sécuritaire régional déjà extrêmement complexe. Par le biais d’un communiqué conjoint, signé à Djado le 28 juin 2026, le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ), dirigé par Moussa Kounai, et le Front patriotique pour la justice (FPJ), présidé par Mahamat Tori, ont annoncé la création officielle d’une coalition stratégique.

Nés au lendemain du coup d’État du 26 juillet 2023, ces deux mouvements armés, particulièrement actifs dans la zone hautement stratégique du nord-est du pays, basculent d’une logique de rébellion éparse vers une dynamique unitaire. Si les groupes mettent en avant des revendications politiques axées sur « l’instauration effective d’un État de droit » et « une justice équitable », cette alliance sur le terrain militaire fait peser le risque d’une dangereuse escalade de la violence.

Une convergence des forces dans le nord-est stratégique

Le choix du lieu de signature, Djado, n’a rien d’anodin. Cette zone désertique et frontalière, riche en ressources aurifères et carrefour historique des trafics transfrontaliers, échappe en grande partie au contrôle direct du pouvoir central. En décidant d’« unir leurs forces, leurs compétences et leurs militants », le MPLJ et le FPJ tentent de sanctuariser un front uni face aux Forces armées nigériennes (FAN).

Dans leur communiqué, les rebelles saluent également la libération récente de Mahamoud Sallah, le leader du Front patriotique de libération (FPL), un autre groupe armé de la région. Cette mention explicite confirme l’existence de passerelles de plus en plus poreuses entre les différentes factions rebelles du Nord, laissant craindre la formation d’un bloc insurrectionnel élargi.

Le dilemme de Niamey : négocier ou frapper vite et fort ?

Pour le pouvoir , cette coalition stratégique représente un test de souveraineté crucial. Jusqu’à présent, le pouvoir central a privilégié une réponse militaire stricte face aux dissidences. Cependant, la structuration de cette alliance politico-rebelle change la donne :

  • Le risque d’asphyxie économique : le nord-est du Niger abrite des infrastructures pétrolières et des voies de transit vitales pour l’économie nationale.
  • Le spectre de la contagion : le communiqué lance un « appel solennel » à d’autres mouvements afin de rejoindre cette dynamique, ce qui pourrait embraser d’autres régions du pays.

Face à cette menace grandissante, plusieurs analystes militaires estiment que les autorités de transition se retrouvent face à une fenêtre de tir réduite. Pour éviter l’enracinement durable de cette coalition et l’intensification des attaques, la tentation de mener des opérations de contre-insurrection d’envergure — afin de frapper vite et fort avant que le dispositif rebelle ne se consolide — devient de plus en plus pressante. Reste à savoir si l’armée nigérienne dispose des ressources nécessaires pour ouvrir un nouveau front d’intensité supérieure dans le désert septentrional.

Illéla : 263 000 comprimés d’ecstasy saisis, 6 suspects interpellés

Illéla, 26 juin 2026 — Dans une opération menée avec une précision chirurgicale, les forces de l’ordre ont démantelé, dimanche 21 juin 2026, un réseau international de trafic de drogue opérant entre Illéla, Ingall et Agadez. Les autorités ont qualifié cette intervention de « coup de maître » et ont saisi 263 000 comprimés d’ecstasy dissimulés dans un véhicule touristique en provenance de Cotonou (Bénin).

Les agents de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) et de la Direction départementale de la Police nationale d’Illéla ont intercepté le véhicule au poste de contrôle de Badaguiri. À l’issue de la fouille, ils ont découvert un compartiment secret aménagé sous les sièges. Selon les premières investigations, les trafiquants prévoyaient de livrer la cargaison à « Mararabar Ingall », un point de rencontre stratégique dans la région.

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Une traque qui s’étend jusqu’à Agadez

Dans la foulée, face à l’ampleur du réseau, les autorités ont rapidement déployé une mission conjointe regroupant les antennes de l’OCRTIS d’Illéla, de Tahoua et d’Agadez, avec l’appui de la Direction départementale de la Police nationale d’Abalak. Les opérations ont permis d’interpeller six individus, dont quatre étrangers, et de saisir :

  •  1 103 000 FCFA en liquide ;
  •  28 000 dinars algériens ;
  •  20 000 nairas ;
  •  Sept téléphones portables ;
  •  Quatre bidons d’essence.

Par ailleurs, les enquêteurs ont placé les suspects en garde à vue pour trafic international de drogue à haut risque. Ils ont établi que le réseau organisait un troisième acheminement de stupéfiants en utilisant des véhicules touristiques expédiés depuis l’Europe, notamment la Belgique, vers le port de Cotonou, avant de les transférer par voie terrestre à travers le Niger en direction du Maghreb.

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Un réseau aux ramifications européennes

Les investigations préliminaires ont également révélé qu’un ressortissant français avait chargé le véhicule et la drogue depuis un port belge. Cette révélation confirme la dimension transnationale du trafic, avec des complicités en Europe et en Afrique de l’Ouest.

À cet égard, cette opération s’inscrit dans une série de succès pour l’OCRTIS, qui avait déjà saisi 800 000 comprimés d’ecstasy en février 2026. Face à la recrudescence du trafic dans l’espace sahélien, la Direction de l’OCRTIS a réaffirmé sa « détermination sans faille à éradiquer ces réseaux criminels ».

De son côté, la Direction régionale de la Police nationale de Tahoua a appelé les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de défense et de sécurité, soulignant que la lutte contre le trafic de drogue reste l’affaire de tous.

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Un enjeu sécuritaire majeur pour le Sahel

Ce démantèlement intervient dans un contexte marqué par l’intensification des activités criminelles dans la région, où le Niger sert de plaque tournante pour le trafic de drogue entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb. Dans ce contexte, les autorités craignent que ces réseaux financent également des groupes armés, aggravant ainsi l’instabilité régionale.

Selon des sources proches de l’enquête, « cette affaire n’est que la partie émergée de l’iceberg » et d’autres interpellations sont attendues dans les prochains jours.

« Nous avons affaibli un réseau bien structuré, mais la menace persiste. Les trafiquants adaptent sans cesse leurs méthodes, et nous devons rester un coup d’avance », a déclaré, sous couvert d’anonymat, un haut responsable de l’OCRTIS.

Désormais, les autorités présenteront les suspects devant la justice dans les prochains jours et poursuivront les investigations afin d’identifier les commanditaires du réseau.

En ce 26 juin, Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, l’opération d’Illéla rappelle que chaque saisie, chaque arrestation et chaque mobilisation citoyenne s’inscrivent dans un combat global. Au-delà des frontières et des statistiques, c’est l’avenir des jeunes générations qui se joue. En définitive, préserver cet avenir exige une vigilance permanente et une responsabilité partagée, car la drogue tue silencieusement là où l’indifférence s’installe.

Faux billets au Niger : près de 3 millions de FCFA saisis à Tanout (Zinder)

À la barrière de contrôle de Tanout, la police nigérienne a brisé la trajectoire de trois faussaires en route pour Agadez. Dans leurs bagages, près de 3 millions de faux billets et les ramifications d’une mafia sous-régionale.

Tanout, verrou poussiéreux sur la route nationale nᵒ 11 reliant Zinder à Agadez, n’est pas qu’un point de passage pour les camions de marchandises et les voyageurs du Sahel. En effet, le mercredi 24 juin 2026, la barrière de contrôle de la Direction Départementale de la Police Nationale (DDPN) s’est transformée en piège pour un réseau de faussaires aux ambitions transfrontalières.

Trois hommes, aujourd’hui sous les verrous, s’apprêtaient à injecter une véritable bombe économique dans les marchés de la région : 2 985 000 francs CFA en coupures contrefaites.

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Le faux pas du passeur

Tout bascule lors d’un contrôle de routine à la sortie de la ville. En fait, un passager suspect attire l’attention des policiers. De nationalité nigériane, l’homme dissimule un trésor toxique. Dans ses effets personnels, les limiers découvrent des liasses de billets de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) et de l’Afrique centrale (CEMAC). La texture et les filigranes sonnent faux. Le pot aux roses est ainsi découvert.

Cependant, menée de main de maître, l’enquête ne s’arrête pas à cette première prise. En quelques heures, les enquêteurs de Tanout remontent le fil et cueillent également deux complices locaux dans la commune urbaine. Encaisser, dissimuler, guider : le trio avait un plan bien rodé. Par ailleurs, leur destination finale était Agadez, la mythique porte du désert, ses comptoirs commerciaux et son économie informelle florissante, terrain de jeu idéal pour écouler de la fausse monnaie sans éveiller les soupçons.

Un réseau, trois pays, un téléphone

Passés aux aveux lors des auditions, les suspects ont rapidement compris que les preuves étaient accablantes. Mais c’est l’examen technique du téléphone portable du principal suspect nigérian qui a révélé la véritable dimension de l’affaire.

En effet, loin d’être de petits artisans isolés, les trois hommes agissent comme des exécutants au sein d’une vaste organisation criminelle transnationale. Le répertoire et les applications de messagerie cryptée du convoyeur ont révélé des contacts réguliers et frénétiques avec des complices basés au Nigeria, au Tchad et au Cameroun. Un axe du faux qui inonde la sous-région.

« Nous sommes face à une criminalité organisée qui se joue des frontières. Ces faux billets menacent directement le pouvoir d’achat des citoyens et la stabilité des petits commerçants », commente une source judiciaire proche du dossier.

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L’union sacrée contre le crime

Mercredi, lors de la présentation officielle du butin, l’ensemble des corps constitués de la région a fait bloc. Autour du Directeur Départemental de la Police, le Secrétaire général de la Préfecture, le Président du Tribunal d’Instance, l’Administrateur délégué de la commune et le Chef de Canton de Tanout ont salué le coup de filet.

Pour ces autorités, si la vigilance de la police a payé, la pérennité de la sécurité repose sur un autre pilier : l’œil du citoyen. Dès lors, le message envoyé à la population est capital : face aux réseaux mafieux qui traversent le Sahel, la dénonciation n’est pas un choix, c’est une arme de légitime défense collective.

Niger-Libye : Libération croisée de Barhadine Rifi et Mahmoud Sallah

Niamey, 23 juin 2026 — C’est un dénouement digne d’un thriller géopolitique qui vient de se jouer sur l’axe Niamey-Benghazi-Tripoli. Ce lundi 22 juin, les autorités nigériennes ont acté la libération du chef de guerre libyen Barhadine Mehdoune Rifi et de ses hommes, mettant ainsi fin à un feuilleton sécuritaire qui tenait les services de renseignement du Sahel en haleine depuis près d’un an. Presque au même moment, le leader du Front patriotique pour la libération (FPL), le Nigérien Mahmoud Sallah, recouvrait lui aussi la liberté sur le territoire libyen.

Derrière ce double élargissement simultané, les analystes voient la main d’une négociation secrète de haut niveau entre les autorités nigériennes et les maîtres du sud libyen.

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Rappel des faits : le coup de filet de Tesker

Pour comprendre l’importance de ce dénouement, il faut remonter à juillet 2025. Sur la base de renseignements de premier ordre, les éléments de la Brigade territoriale de Tesker, dans la région de Zinder, tendent une embuscade majeure. Les militaires nigériens interceptent alors un convoi de cinq véhicules transportant 21 individus lourdement armés.

Parmi les visages fatigués par le désert, les forces de sécurité identifient une cible de haute valeur : Barhadine Mehdoune Rifi (ou Bahridine Mehdoune Rifi), le redoutable chef de la katiba libyenne « Ahrar Fazzan », un groupe armé très actif dans le sud de la Libye. Ébruitée sur les réseaux sociaux sous les mots-clés de l’époque, cette arrestation avait porté un coup d’arrêt majeur aux infiltrations transfrontalières.

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Un troc de haut vol : Rifi contre Sallah

Pourtant, la donne a radicalement changé ce 22 juin 2026. Des sources concordantes confirment que Barhadine Rifi, son lieutenant, Mohamed Sallah, ainsi que 20 autres personnes ont quitté leurs geôles nigériennes pour regagner la Libye.

Ce spectaculaire élargissement répond à un parallélisme des formes géopolitique. Simultanément, à Gatroun, sur le territoire libyen, les forces du maréchal Khalifa Haftar ont ouvert les portes de la cellule où croupissait Mahmoud Sallah.

 Appréhendé dimanche 23 février 2025 à Qatrun, dans le sud de la Libye par l’Armée nationale libyenne (ANL), Mahmoud Sallah dirige le FPL, un mouvement politico-rebelle nigérien qui menaçait les intérêts de Niamey depuis la frontière nord. En clair, chaque camp a rendu à l’autre son « épine dans le pied ».

Les nouvelles règles du jeu sécuritaire sahélo-libyen

En fin de compte, cet échange de prisonniers démontre la forte imbrication sécuritaire entre le Niger et la Libye. Plutôt que de s’enfermer dans de longs procès politiques, Niamey et les autorités de l’Est libyen préfèrent utiliser la diplomatie bilatérale directe pour stabiliser leurs arrières-gardes.

Dès lors, une question cruciale brûle toutes les lèvres : quel sort réel les autorités nigériennes et libyennes réservent-elles à ces deux figures ? Vont-elles les maintenir sous les verrous dans leurs pays respectifs pour donner des gages à la communauté internationale, ou les remettront-elles purement et simplement en liberté ?

Si cette dernière option se confirme, l’inquiétude se déplace sur le terrain : que vont devenir les frontières communes ? Le retour aux affaires de ces deux chefs de guerre réactivera-t-il les tensions et les trafics dans le bassin du Fezzan ? Ou ce pacte de l’ombre garantira-t-il, au contraire, une trêve durable le long d’une frontière poreuse et hautement stratégique ? La suite des événements le dira très vite.

Police & GNN : 4 milliards de FCFA investis pour moderniser les moyens de communication 

Niamey, 22 juin 2026 – Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, les autorités poursuivent leurs efforts de modernisation des forces de sécurité intérieure. Le ministère de l’Intérieur a réceptionné, ce lundi, un important lot d’équipements de communication destiné à la Police nationale et à la Garde nationale du Niger (GNN).

La Direction générale des ressources du ministère a piloté cette opération d’envergure. Elle s’inscrit en ligne droite dans la stratégie nationale de renforcement des capacités opérationnelles des unités de première ligne. Finie la dépendance aux aides extérieures : l’État nigérien a entièrement financé ces acquisitions sur fonds propres à hauteur de 4 milliards de FCFA, démontrant sa volonté de souveraineté logistique. En effet, ce matériel optimisera la rapidité des transmissions et la coordination des troupes lors des interventions critiques sur le terrain.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Un saut technologique crucial pour devancer la menace

Dans le théâtre des opérations actuelles, la fiabilité des systèmes de communication et le partage de renseignements en temps réel représentent des armes de combat à part entière. C’est pourquoi cet investissement massif vise à doter les forces de l’ordre d’un avantage technologique décisif face aux réseaux criminels et terroristes, tout en sanctuarisant la préservation de l’ordre public.

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Logistique : 5 000 paquetages complets livrés à la Garde nationale

En marge de la cérémonie de réception, le directeur général des ressources du ministère de l’Intérieur s’est rendu au magasin central de la Garde nationale du Niger. Sur place, il a également réceptionné un stock massif d’effets d’habillement destinés aux troupes.

Le stock comprend notamment 5 000 tenues, 5 000 bérets, 5 000 paires de rangers ainsi que 5 000 ceinturons. Ces équipements doivent contribuer à améliorer les conditions de travail et l’équipement individuel des éléments de la Garde nationale.

En fin de compte, ces injections massives de capitaux et de matériel permettent au gouvernement de transformer sa riposte logistique face aux nouvelles réalités asymétriques du terrain. Le pays affiche ainsi une volonté sans équivoque : sécuriser le territoire national par l’autonomie financière et par la modernisation constante de ses forces armées. Dans un environnement régional saturé de menaces, cette stratégie trace une ligne de conduite claire : adapter les moyens d’intervention pour rester maître du terrain et imposer la souveraineté nationale.

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Niger : Attaque terroriste d’envergure contre l’aéroport de Niamey, 13 morts et 22 assaillants neutralisés

NIAMEY, 18 juin 2026 – L’aéroport international Diori Hamani de Niamey a été la cible, ce jeudi 18 juin 2026, d’une attaque terroriste d’envergure, visant à déstabiliser les institutions nigériennes et à semer la panique au cœur de la capitale. Après plusieurs heures d’affrontements intenses, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont repoussé les assaillants, évitant ainsi un bilan plus lourd.

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Aéroport de Niamey : Une opération criminelle contrée par les FDS

Selon un communiqué officiel du Ministère de la Défense nigérien, un groupe armé non encore identifié a mené l’assaut, fermement contré grâce à la réactivité et au professionnalisme des soldats nigériens. Les terroristes, arrivés à bord de deux taxis et d’une fourgonnette, étaient lourdement armés et déterminés à infliger des dégâts humains et matériels maximaux.

Les combats, qui ont éclaté en milieu de journée, ont paralysé temporairement les activités de l’aéroport, l’un des plus stratégiques d’Afrique de l’Ouest. Les forces de sécurité ont neutralisé 22 terroristes et arrêté une vingtaine de suspects. Par ailleurs, l’armée a saisi un important arsenal composé d’armes lourdes, de munitions et d’explosifs, ainsi que les véhicules utilisés pour l’opération.

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Bilan humain : Treize martyrs et plusieurs blessés recensés

Le ministère a confirmé un bilan provisoire lourd à l’issue des affrontements :

  •  13 martyrs au total, dont 11 militaires des FDS tombés au champ d’honneur et 2 civils pris dans les tirs croisés.
  •  4 blessés, dont l’état de santé reste sous surveillance médicale.

 « La Nation s’incline avec respect devant la mémoire de ses héros et adresse ses vœux de prompt rétablissement aux blessés », peut-on lire dans le communiqué officiel.

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Sahel : Le Niger réaffirme sa détermination face à la menace djihadiste

Cette agression intervient dans un contexte régional marqué par une recrudescence des violences djihadistes, notamment dans l’espace sahélien. Le Niger, déjà en première ligne face aux groupes armés affiliés à Daech ou Al-Qaïda, perçoit cette action comme une tentative désespérée de déstabilisation.

C’est pourquoi les autorités nigériennes réaffirment leur détermination à protéger l’intégrité territoriale et à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. Des renforts militaires importants ont immédiatement été déployés dans la capitale et aux abords des infrastructures sensibles, tandis qu’une enquête approfondie s’ouvre pour identifier les commanditaires et les ramifications de ce commando.

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Solidarité internationale : L’Union africaine et la CEDEAO condamnent l’attaque

En réaction, la communauté internationale a rapidement manifesté son soutien. L’Union africaine (UA), la CEDEAO, ainsi que plusieurs pays partenaires comme la France et les États-Unis, ont condamné avec fermeté cet acte terroriste. « Le terrorisme ne passera pas », a déclaré un porte-parole de l’UA, appelant à une coopération sécuritaire régionale renforcée.

Alors que Niamey sécurise sa zone aéroportuaire, plusieurs questions stratégiques persistent quant aux auteurs précis de l’attaque et à une éventuelle escalade dans la méthode des groupes armés au Sahel. Quoi qu’il en soit, la résolution des autorités reste entière, à l’image des propos d’un haut responsable militaire sous couvert d’anonymat : « Chaque goutte de sang versé aujourd’hui renforce notre résolution de demain ».

Sécurité routière à Diffa : le nouveau commandant de la Police routière sensibilise la population

Une grande journée de sensibilisation à la sécurité routière, organisée à l’initiative du commandant nouvellement affecté à la tête de la Police routière de Diffa, a réuni élus, magistrats, forces de sécurité, syndicats de transport et société civile. Une première sur les bords du lac Tchad, saluée à l’unanimité.

C’est une initiative qui a valeur de symbole dans une région habituellement davantage sous les projecteurs pour ses tensions sécuritaires que pour ses bonnes pratiques de gouvernance locale. Dimanche 14 juin 2026, la tribune officielle de Diffa a accueilli une journée de sensibilisation à la sécurité routière, portée par le nouveau commandant de la Police routière de la ville, fraîchement affecté dans la région. Une première qui a immédiatement suscité l’adhésion de l’ensemble des acteurs institutionnels, associatifs et professionnels de la cité.

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Un rassemblement institutionnel et syndical inédit à Diffa

La mobilisation autour de cet événement a frappé les observateurs par son ampleur et sa diversité. Rarement une initiative de sensibilisation routière n’avait réuni à Diffa une telle représentation transversale de la communauté. Le Substitut du Procureur de la République, représentant le parquet, le Directeur régional des Transports, les organisations de jeunesse, dont le CNJ-MCP Région de Diffa, les associations citoyennes, dont Diffa Chawa Vision des Jeunes, les représentants des comités de soutien aux autorités de la Transition (COSNA, COSNAS, M62), ainsi que les responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), ont pris place aux côtés de représentants de la société civile, de leaders religieux et de partenaires techniques.

Par ailleurs, la présence des présidents des différents syndicats du secteur des transports — couvrant aussi bien les conducteurs de petits porteurs et de gros-porteurs que les chauffeurs de taxis et les conducteurs de tricycles, véhicules désormais omniprésents dans les mobilités urbaines de la région — confère à cet événement une portée opérationnelle concrète. Ce sont en effet ces professionnels du volant et du guidon qui constituent le premier maillon d’une chaîne de sécurité routière trop souvent défaillante.

« Il a su toucher les points essentiels et pointer les comportements à risque — au volant comme au guidon. Une démarche citoyenne saluée unanimement par la population de Diffa. » — Communiqué de la Police routière de Diffa, 14 juin 2026.

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Prévention routière : Les comportements à risque clairement identifiés

Au cœur des échanges, la question des comportements dangereux sur la voie publique a été abordée avec franchise. Excès de vitesse, surcharge des véhicules, conduite sans permis, usage du téléphone au volant, insuffisance de l’éclairage nocturne : autant de pratiques qui font des routes nigériennes l’un des théâtres récurrents d’accidents mortels. Dans une région comme Diffa, où les usagers civils, les convois humanitaires et les mouvements logistiques des FDS partagent souvent les mêmes axes routiers, ces enjeux revêtent une acuité particulière.

Le nouveau commandant n’a pas seulement dressé un état des lieux : il a également engagé le dialogue avec les professionnels du transport, soulignant que la sécurité routière est une responsabilité partagée entre les forces de l’ordre, les usagers et l’ensemble de la chaîne institutionnelle. L’approche participative, qui a associé magistrats, élus de jeunesse, religieux et transporteurs, traduit ainsi une vision de la prévention ancrée dans la réalité sociale du territoire.

Ce qui retient particulièrement l’attention, c’est la temporalité de l’initiative. Le commandant, « fraîchement affecté » selon les termes utilisés par les observateurs locaux, n’a pas attendu de s’installer dans sa fonction pour agir. Dès lors, les populations interprètent ce volontarisme précoce comme un signal fort dans une région où elles attendent beaucoup des services de l’État, et où un responsable construit sa légitimité autant par sa présence que par ses actes.

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Contexte à Diffa : La gouvernance locale au-delà du défi sécuritaire

La région de Diffa, à l’extrême est du Niger, est l’une des zones les plus éprouvées du pays. Frontalière du Nigeria, du Tchad et du Cameroun, elle est affectée depuis 2015 par les activités de groupes armés non étatiques opérant dans le bassin du lac Tchad. Le nombre d’accidents de la route y reste néanmoins une cause significative de mortalité évitable, notamment sur les tronçons reliant Diffa aux agglomérations de N’Guigmi et de Maine-Soroa.

Dans ce contexte, les initiatives de gouvernance locale prenant le relais des seules réponses sécuritaires sont particulièrement valorisées par les populations et les partenaires humanitaires présents dans la région.

Par ailleurs, plusieurs participants ont d’ores et déjà appelé le Directeur régional de la Police nationale (DRPN) à apporter son soutien institutionnel à cette démarche et à en encourager la répétition. L’ambition, à terme, serait d’inscrire ce type de journée de sensibilisation dans un calendrier régulier, en lien avec les grandes périodes de trafic — fêtes religieuses, périodes de récolte, marchés hebdomadaires — qui concentrent traditionnellement les risques les plus élevés sur les routes de la région.

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CNSP et société civile : un appel à l’exemplarité des responsables

Les associations présentes, dont Diffa Chawa Vision des Jeunes et les comités de soutien aux autorités de la Transition, ont unanimement salué l’initiative, y voyant un exemple que d’autres responsables devraient s’empresser de suivre. Dans un contexte national marqué par les reconfigurations politiques issues du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), chaque geste de gouvernance concrète au profit des populations ordinaires envoie un signal positif.

Enfin, le message porté par cette journée dépasse Diffa : il rappelle que la sécurité routière, trop souvent reléguée au rang des préoccupations secondaires face aux urgences sécuritaires, est en réalité un enjeu majeur de santé publique — et que des solutions existent, à condition que des femmes et des hommes décident de s’en emparer.

Niger : Le projet WURI relancé avec la Banque mondiale

Niamey a accueilli, le mercredi 10 juin 2026, une importante réunion de travail consacrée à la relance des activités du projet WURI-Niger restructuré. Organisée en présence des représentants du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, du ministère des Finances ainsi que d’une mission de la Banque mondiale en séjour au Niger, cette rencontre marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre du programme d’identification unique en Afrique de l’Ouest pour l’intégration et l’inclusion régionale.

Placée sous la conduite des secrétaires généraux des deux ministères concernés, la cérémonie officielle de lancement a permis de réaffirmer l’engagement des différentes parties à accélérer l’exécution de ce projet stratégique, considéré comme un levier essentiel pour la modernisation de l’état civil et le renforcement de l’inclusion administrative.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Une mobilisation des acteurs autour du projet restructuré

Dans l’après-midi, une session de briefing a été organisée autour du secrétaire général du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général de police Ayouba Abdourahmane. Cette rencontre a réuni l’ensemble des structures impliquées dans la mise en œuvre du projet.

Les échanges ont notamment permis de présenter la vision globale du projet restructuré et de préciser les responsabilités des différentes institutions concernées. La Direction générale de l’État civil, l’Agence nigérienne de la société de l’information (ANSI), l’Agence nigérienne de certification électronique (ANCE), l’Agence nationale d’enregistrement et d’identification des personnes physiques (ANEI) ainsi que la Haute Autorité de protection des données à caractère personnel (HAPDP) figurent parmi les principaux acteurs appelés à contribuer à la réussite du programme.

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Un horizon fixé à juillet 2027

Cette mission de supervision conduite par la Banque mondiale a également permis d’examiner et d’améliorer le document relatif au cadre juridique et institutionnel du projet. Les différentes parties se sont, par ailleurs, accordées sur une extension de sa mise en œuvre jusqu’en juillet 2027 afin de garantir l’atteinte des objectifs fixés.

À travers cette prorogation, les autorités nigériennes et leurs partenaires entendent renforcer les opérations d’identification des populations en favorisant l’enregistrement du plus grand nombre de citoyens dans les registres d’état civil. Un enjeu majeur pour l’accès aux services publics, l’inclusion sociale et le développement des politiques publiques fondées sur des données fiables.

La relance du projet WURI-Niger intervient ainsi dans un contexte où la maîtrise de l’identité juridique des personnes constitue un outil stratégique pour la gouvernance, la planification du développement et l’intégration régionale au sein de l’espace ouest-africain.

Niger : Un réseau de cyberescroquerie démantelé à Madarounfa

Un enseignant d’école primaire le jour, un cyberescroc usurpant l’identité d’un haut gradé de l’armée la nuit. La Gendarmerie nationale du Niger a mis fin, le 2 juin 2026, aux activités d’un réseau de criminalité électronique aux ramifications internationales. En effet, le cerveau de la bande, un instituteur opérant sous le faux profil de l’« Adjudant Laouali », dépouillait des citoyens sur l’ensemble du territoire national depuis le département de Madarounfa.

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De Dosso à Madarounfa, une traque méthodique

L’affaire a débuté à Dosso, où la brigade des recherches locale enquêtait sur une série de plaintes pour escroquerie. En fait, le suspect ciblait ses victimes en se faisant passer pour un membre des Forces de défense et de sécurité (FDS). En traçant les flux financiers d’un compte de transfert d’argent AMANA, les enquêteurs ont localisé le propriétaire initial de la ligne à Gabi, transmettant immédiatement le relais à la brigade territoriale de Madarounfa.

Sur place, les limiers découvrent d’abord que le numéro est enregistré au nom d’un enseignant. Les vérifications approfondies le mettent hors de cause : l’homme est totalement étranger à la fraude. En remontant minutieusement la piste jusqu’aux points de retrait physiques des fonds, la gendarmerie identifie enfin le véritable utilisateur du compte. L’« adjudant Laouali » n’est autre qu’un instituteur exerçant à l’école primaire de Guidan Basso, dans la commune rurale de Dan Issa. Interpellé par surprise dans les bureaux de sa hiérarchie, le suspect a rapidement reconnu les faits avant de dénoncer ses partenaires.

Le coup de filet de Firji : 137 cartes SIM saisies

Loin d’agir seul, l’enseignant s’appuyait sur une base arrière transfrontalière. Ses révélations ont aussi permis aux gendarmes de mener un raid rapide à Firji, une localité située sur la frontière, menant à l’arrestation de deux complices de nationalité nigériane.

La perquisition a mis en lumière l’ampleur de la logistique du réseau. Les forces de l’ordre ont saisi un impressionnant lot de matériel de télécommunication :

  • 137 cartes SIM prêtes à l’emploi.
  • Un accès à l’ensemble des réseaux de la sous-région (Airtel, Moov, Sahelcom, Zamani, GLO, MTN).

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Un mode opératoire basé sur la détresse et l’autorité

L’organisation criminelle exploitait une méthode d’ingénierie sociale particulièrement bien rodée. Le suspect principal avait d’abord récupéré la carte d’identité égarée d’un de ses collègues au niveau d’un guichet automatique bancaire à Maradi pour ouvrir un compte mobile de manière anonyme.

Ensuite, l’équipe contactait des numéros de téléphone au hasard. En s’appuyant sur l’autorité naturelle qu’inspire le statut de militaire en mission, l’escroc simulait une détresse familiale urgente et imprévue. Subissant la pression psychologique, les victimes transféraient l’argent demandé sur le compte frauduleux.

Finalement, ce succès policier, fruit d’une coordination exemplaire entre les unités de Dosso et de Madarounfa, neutralise un réseau d’envergure nationale et rappelle la nécessité absolue de sécuriser ses documents d’identité face aux nouvelles menaces numériques.

Concours Gendarmerie Niger 2026 : lancement des épreuves à Agadez

Agadez, Niger, 10 juin 2026 — Sous les premières lueurs du jour, le concours d’entrée à la Gendarmerie Nationale a pris son envol dans la région d’Agadez. Ce mercredi 10 juin 2026, M. Souleymane Saidou Boulhassane, Secrétaire Général du Gouvernorat, a officiellement donné le coup d’envoi des épreuves physiques, jalonnant d’un geste symbolique le départ d’une course qui engage bien plus que la seule endurance : il s’agit de mesurer la détermination de jeunes hommes et femmes prêts à servir la nation.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une épreuve exigeante dans un environnement contraignant

Les 280 candidats présents — sur 291 inscrits, 11 ont fait défaut — doivent parcourir 7 kilomètres en moins d’une heure. Cette distance, à la fois modeste et redoutable selon le profil du concurrent, s’effectue dans un contexte géographique et climatique particulièrement exigeant : la région d’Agadez, caractérisée par ses paysages arides, sa chaleur constante et ses reliefs parfois complexes, impose une préparation rigoureuse et une résilience physique avérée.

« Pour ce genre d’épreuves physiques, il faut une préparation physique à l’avance », a souligné le Secrétaire Général du Gouvernorat, avant de lancer les épreuves. Son message, empreint de précaution, vise à rappeler que la Gendarmerie n’est pas un simple emploi, mais une vocation qui exige maturité et discipline. « Il ne sert à rien de venir à un concours en cherchant un emploi, au risque de mettre sa vie en danger », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité d’une approche responsable.

Gouvernorat d'Agadez
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Un recrutement au cœur de la refondation nationale

Légitimant cette exigence, M. Souleymane Saidou Boulhassane a fait le lien entre le recrutement et le contexte national actuel. « Dans le contexte actuel de refondation, le Niger a besoin de cadres très sérieux, courtois, dévoués à leur tâche et loyaux envers la nation », a-t-il déclaré. Cette déclaration résume l’ambition sous-jacente du concours : construire une force de Gendarmerie pensée comme un pilier de la stabilité nationale, capable de répondre aux défis sécuritaires actuels avec professionnalisme et intégrité.

En effet, le Niger fait actuellement face à des enjeux sécuritaires complexes — trafic illicite, terrorisme et migration irrégulière — qui nécessitent une présence gendarmique renforcée et des effectifs qualifiés. Le recrutement de 280 nouveaux candidats potentiels participe donc d’une stratégie plus large de sécurisation et de renforcement des institutions locales.

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Conseils et encouragements : un message de prudence et de détermination

Avant de donner le départ, le Secrétaire Général du Gouvernorat a prodigué des conseils pratiques aux candidats. « Allez à votre propre rythme », a-t-il recommandé, soulignant que l’endurance ne se mesure pas à la vitesse initiale, mais à la capacité de maintenir un effort constant sur la durée. Ce message vise à prévenir les risques de surmenage, d’effondrement cardiovasculaire ou de blessures liées à une suraccélération prématurée.

Venu encourager les candidats, M. Boulhassane a également rappelé que le concours n’est pas une simple formalité administrative. Il s’agit d’un processus sélectif exigeant, où chaque étape — épreuve physique, tests psychotechniques, enquête morale, examen médical — contribue à identifier les profils les plus aptes à porter les insignes de la Gendarmerie.

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Un processus transparent et rigoureux

Les commissaires de la Gendarmerie Nationale, assistés de médecins et d’instructeurs sportifs, supervisent les épreuves physiques, première étape du concours. Les autorités affirment leurs priorités : respecter les délais, garantir la précision du chronométrage et assurer la sécurité des candidats. En outre, les équipes de secours suivent chaque participant et interviennent immédiatement en cas de problème.

Les 280 candidats présents ont pris le départ à 8 heures du matin, dans un climat de concentration et d’anticipation. Le parcours, tracé sur un terrain plat et balisé, s’étend sur une distance de 7 kilomètres, avec des points de ravitaillement en eau et en nutrition à des intervalles réguliers. Les candidats doivent atteindre le point final avant 9 heures, sous peine d’être éliminés.

Perspectives et enjeux pour les candidats

Pour les 280 candidats, cette épreuve est la première barrière à franchir. Par la suite, ils devront se soumettre à des tests de culture générale, d’aptitude psychologique, d’enquête morale et d’examen médical. Seuls les plus résistants, les plus disciplinés et les plus intègres seront retenus pour intégrer les formations de la Gendarmerie Nationale.

Plus largement, le recrutement de nouveaux gendarmes répond à une nécessité stratégique : renforcer la capacité de la force à intervenir dans les zones sensibles, à coordonner ses actions avec les autres services de sécurité et à garantir la protection des populations. Pour les candidats, il représente également une opportunité de carrière, de stabilité professionnelle et de service public.

 

Un concours qui engage l’avenir

Ce concours d’entrée à la Gendarmerie Nationale, lancé dans la région d’Agadez, est un acte de refondation nationale. Il incarne la volonté du Niger de construire une force de sécurité professionnelle, loyale et dévouée. Ainsi, les 280 candidats qui ont pris le départ portent en eux l’ambition de servir leur pays, de protéger leurs concitoyens et de contribuer à la stabilité du Sahel.

Le Secrétaire Général du Gouvernorat, M. Souleymane Saidou Boulhassane, a rappelé que ce concours n’est pas seulement une sélection physique, mais un engagement moral. « Le Niger a besoin de cadres très sérieux, courtois, dévoués à leur tâche et loyaux envers la nation », a-t-il affirmé. Ce message, simple et fort, résume l’esprit de ce concours : servir, protéger, résister.

Les épreuves physiques sont désormais achevées. Après cette première étape décisive, les candidats attendent désormais les résultats qui détermineront ceux qui poursuivront l’aventure. Les prochains jours seront donc déterminants pour ces jeunes aspirants, qui espèrent franchir avec succès les différentes étapes menant à l’intégration de la Gendarmerie nationale.

Niamey : La police de Kalley Plateau multiplie les actions de proximité

Le commissariat de police de Kalley Plateau a intensifié, ces derniers jours, ses actions de sensibilisation dans plusieurs quartiers relevant de son ressort. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la police de proximité, de la stratégie nationale de sécurité de proximité et de la mobilisation générale.

Sous la conduite du commissaire de police Batouré Aminou, les fonctionnaires ont multiplié les échanges avec les habitants afin de renforcer la prévention, d’améliorer la circulation de l’information et de consolider la coopération entre la population et les forces de défense et de sécurité.

Police Nationale-Niger
© Police Nationale-Niger

Une série de rencontres ciblées

Après des séances tenues dans les quartiers Gourou Kayna Bantagneydo, Kalley Plateau II, Kalley Plateau Djamba Koira, Gorou Kayna Golay, Cité Députés et Gorou Kayna Alfa Koira, le commissariat a organisé trois nouvelles rencontres les 31 mai, 3 et 7 juin 2026.

Ces échanges ont réuni successivement le chef du quartier Banizoumbou 2 et sa délégation à son domicile, des conducteurs de Faba-Faba, de taxis-motos et de tricycles desservant l’axe Kalley Plateau-Gorou Kongou, puis les habitants de Dan Zama Koira. À chaque étape, les discussions ont commencé par une Fatiha, dans une ambiance jugée conviviale et marquée par l’accueil favorable réservé aux policiers.

Police Nationale-Niger
© Police Nationale-Niger

Sécurité, vigilance et information

Les séances ont porté sur plusieurs sujets jugés essentiels pour la sécurité locale. Les intervenants ont abordé le contexte sécuritaire actuel, la nécessité d’une vigilance accrue et l’importance d’une collaboration étroite entre les populations et les forces de sécurité.

La lutte contre la désinformation sur les réseaux sociaux a également occupé une place importante dans les échanges. Les policiers ont insisté sur les effets néfastes des fausses informations, susceptibles d’alimenter la peur, la confusion ou des comportements à risque dans les quartiers.

Les formateurs ont mis en avant d’autres points clés, notamment l’usage de la carte nationale d’identité biométrique, les conséquences de la consommation de stupéfiants, de drogues et de chicha, ainsi que l’obligation de signaler toute personne ou situation suspecte. Enfin, les agents ont rappelé aux participants les mécanismes de dénonciation existants et la garantie de confidentialité des informations transmises.

Police Nationale-Niger
© Police Nationale-Niger

Le transport urbain en première ligne

Les acteurs du transport urbain ont été particulièrement interpellés. Les autorités policières leur ont demandé de rester attentifs à leur environnement, d’éviter de transporter des colis au contenu douteux et de collaborer sans réserve lors des contrôles de sécurité.

Cette orientation traduit une lecture pragmatique de la sécurité urbaine : les conducteurs de taxis-motos, de Faba-Faba et de tricycles constituent souvent les premiers témoins de mouvements inhabituels dans les quartiers. Leur implication est donc considérée comme un maillon essentiel dans la prévention des actes de délinquance.

Vers une sécurité partagée

Les interventions des participants ont montré une volonté d’accompagner les forces de sécurité dans l’exercice de leurs missions. Plusieurs habitants ont exprimé leur disponibilité à contribuer davantage à la surveillance communautaire et au maintien de l’ordre public.

Le commissariat a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de restructurer et de réactiver les comités de vigilance au niveau des quartiers, un levier jugé utile pour améliorer la remontée rapide des informations et renforcer la prévention de proximité.

Au terme des rencontres, les participants ont salué l’initiative et ont dit espérer la poursuite de ce dialogue direct entre la police et les populations. La séance s’est achevée sur une Fatiha pour la paix, la stabilité et la prospérité du pays.