Niger-Sécurité Archives - Journal du Niger

Niger : Importante saisie d’armes et de munitions à Tahoua

Tahoua, 4 juin 2026 La lutte contre la circulation illicite des armes se poursuit dans la région de Tahoua. Ce jeudi, le gouverneur de la région, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, a assisté à la présentation officielle d’un important lot d’armes, de munitions et de matériels saisis par la gendarmerie nationale à l’issue de plusieurs opérations menées dans les départements de Tahoua et d’Abalak.

Cette nouvelle saisie intervient dans un contexte où les forces de défense et de sécurité intensifient leurs actions contre les réseaux criminels et les groupes armés qui menacent la stabilité de plusieurs zones du pays.

Gendarmerie Nationale
© Gendarmerie Nationale

Un arsenal composé d’armes de guerre

Selon le commandant de la brigade mixte nᵒ 2, les opérations ont permis la récupération d’un arsenal particulièrement conséquent. Le bilan fait état d’un fusil-mitrailleur FM 80, de huit fusils d’assaut AK-47, d’un fusil semi-automatique chinois, de cinq pistolets automatiques ainsi que de huit chargeurs d’AK-47 et d’un important lot de munitions.

Les éléments saisis comprennent également plusieurs moyens logistiques utilisés pour le transport et le ravitaillement, notamment deux motos, un tricycle, une moto Kasea, onze bidons d’essence et cinq bidons de gasoil. Pour les autorités sécuritaires, ces équipements auraient pu alimenter des activités criminelles ou renforcer les capacités opérationnelles d’individus ou de groupes opérant dans la région.

Les autorités saluent l’engagement des forces de sécurité.

À l’occasion de cette présentation, le gouverneur de Tahoua a salué le professionnalisme et l’engagement des forces de défense et de sécurité.

Le colonel-major Souleymane Amadou Moussa a souligné que ces résultats ne constituent pas un fait isolé, mais s’inscrivent dans une série d’opérations réussies menées par les forces engagées sur le terrain. Selon lui, ces saisies démontrent l’efficacité des dispositifs sécuritaires mis en place ainsi que la cohésion qui prévaut entre les différentes composantes des forces de défense et de sécurité.

Le gouverneur a également transmis les félicitations des plus hautes autorités du pays aux militaires engagés dans ces opérations, tout en les encourageant à poursuivre leurs efforts en faveur de la sécurité et de la stabilité de la région.

Gendarmerie Nationale
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L’appel à la vigilance citoyenne

Présent lors de la cérémonie, le procureur près le Tribunal de grande instance de Tahoua, Mohamed Moussa, a lui aussi salué le travail accompli par les forces de sécurité.

Il a, par ailleurs, lancé un appel à la population afin qu’elle poursuive sa collaboration avec les services compétents en signalant tout comportement suspect ou toute activité susceptible de menacer la sécurité collective. Pour les autorités judiciaires, la participation des citoyens demeure un maillon essentiel dans la prévention et la lutte contre les réseaux criminels.

À travers cette nouvelle saisie, les autorités nigériennes entendent envoyer un message de fermeté aux acteurs de l’insécurité. Dans une région confrontée à de multiples défis sécuritaires, la neutralisation des circuits d’approvisionnement en armes apparaît plus que jamais comme un enjeu central pour préserver la stabilité et protéger les populations.

Zinder : saisie record de 268 kg de cocaïne par l’OCRTIS

Zinder, 25 mai 2026 — Dans une opération de grande envergure menée le 19 mai, l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) a réalisé une saisie sans précédent au Niger : ses agents ont extrait 233 briques de cocaïne, d’un poids total de 268,045 kg, d’un camion en provenance d’Accra (Ghana). Il s’agit d’un record national, résultat d’un travail d’enquête et d’interception fondé sur des renseignements opérationnels précis.

Sur la foi d’informations faisant état de la circulation d’un poids lourd suspect, les services compétents ont immédiatement déployé un dispositif de surveillance à l’entrée de la ville de Zinder. Ainsi, l’antenne régionale de l’OCRTIS a intercepté le véhicule et l’a conduit vers des locaux sécurisés pour des contrôles approfondis. La fouille minutieuse a permis la découverte d’un compartiment aménagé sous la remorque contenant les 233 briques de poudre blanche, soigneusement dissimulées.

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Un réseau transfrontalier démantelé

Huit individus de nationalité nigérienne ont été appréhendés lors de l’opération. Les perquisitions menées dans des garages et domiciles liés aux mis en cause ont  aussi permis la découverte de plusieurs plaques d’immatriculation étrangères, corroborant le caractère organisé et transfrontalier du réseau démantelé. Les enquêteurs poursuivent des recherches actives pour interpeller d’autres présumés complices, tant sur le sol national qu’à l’étranger, notamment au Ghana, au Mali et au Togo.

Les premières investigations dévoilent un réseau structuré opérant à l’échelle sous‑régionale, exploitant plusieurs corridors de transit en Afrique de l’Ouest. Selon les éléments de l’enquête, la cargaison aurait quitté Accra, transité par Lomé (Togo), Kandi (Bénin) et Sokoto (Nigeria), avant d’entrer au Niger par Konni, Maradi puis Zinder. La destination finale présumée de la marchandise était la Libye, via la bande sahélo‑saharienne.

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Des ramifications sous‑régionales

 

Par ailleurs, l’enquête a établi un lien direct entre ce groupe et une précédente affaire : le chef présumé du réseau serait le même individu impliqué dans l’introduction de 51,7 kg de cocaïne saisis à Gaya le 29 septembre 2025. Ce constat renforce l’hypothèse d’un opérateur central orchestrant plusieurs tentatives de trafic à grande échelle.

Au regard de la gravité des faits, le Pôle Judiciaire Spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée reçoit le dossier pour assurer la poursuite des investigations et engager les poursuites judiciaires. Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey, M. Ousmane Beido, a indiqué qu’un mandat d’arrêt international vise déjà le chef présumé du réseau.

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Détermination de l’État et appel à la coopération citoyenne

 

Le Procureur a salué le professionnalisme des agents de l’OCRTIS et la coordination réussie entre les services engagés dans l’opération. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les investigations afin de neutraliser les principaux soutiens et complices du réseau, soulignant que la lutte contre le trafic de stupéfiants constitue un pilier de la sécurité nationale et régionale.

L’État du Niger, sous la conduite du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République et Chef Suprême des Armées, réaffirme ainsi sa détermination à combattre fermement le trafic illicite de stupéfiants, présenté comme une menace lourde pour la stabilité régionale et la santé publique. L’OCRTIS a lancé un appel solennel à la population en faveur d’une collaboration accrue avec les Forces de Défense et de Sécurité, invitant les citoyens à transmettre tout renseignement susceptible de faire avancer les enquêtes.

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Pour faciliter cette coopération, des numéros verts ont été mis à disposition : 8383 / 17. « La Police Nationale, c’est votre sécurité et celle de vos biens », a rappelé l’institution, réaffirmant le caractère civique et collectif de la lutte contre le fléau des drogues.

Cette saisie, par son ampleur et par les ramifications transnationales qu’elle met au jour, marque un tournant dans la lutte anti‑stupéfiants au Niger et appelle à un renforcement des mécanismes régionaux de coopération policière et judiciaire pour enrayer durablement ces réseaux organisés.

Agadez : un coupeur de route sur l’axe Arlit-Assamaka arrêté

Nouvelle opération réussie pour les Forces de défense et de sécurité nigériennes. Ce lundi 25 mai 2026, les éléments de la Garde nationale du Niger d’Arlit ont interpellé un individu présenté comme un présumé membre d’un groupe de bandits armés actif sur l’axe stratégique Arlit-Assamaka, un corridor régulièrement emprunté par les transporteurs et voyageurs de la zone sahélienne.

L’homme a été présenté aux autorités administratives en présence du préfet du département d’Arlit, Almoustapha Ousmane. Cette arrestation intervient à la suite de plusieurs renseignements faisant état d’actes de racket et d’agressions visant les usagers de cette route sensible du nord nigérien.

 

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une opération ciblée menée par la GNN

Conduite sous la supervision du colonel Younous Ahmed, l’opération a mobilisé la patrouille départementale de la Garde nationale d’Arlit. Grâce à une intervention rapide et coordonnée, les forces engagées ont pu neutraliser le suspect et procéder à la saisie de plusieurs équipements.

Parmi les objets récupérés figurent une arme de type AK-47, plusieurs munitions, des téléphones portables ainsi que divers autres matériels susceptibles de servir aux activités criminelles du groupe.

Gouvernorat d'Agadez
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Les autorités saluent l’engagement des FDS

À l’issue de la présentation, le préfet Almoustapha Ousmane a transmis les félicitations et les encouragements du gouvernement aux Forces de défense et de sécurité pour leur mobilisation permanente dans la protection des populations et la sécurisation des axes routiers.

Il a également rendu hommage aux efforts continus des FDS dans la lutte contre le grand banditisme, un défi sécuritaire majeur dans plusieurs zones du pays confrontées aux trafics et aux attaques armées.

Gouvernorat d'Agadez
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Une procédure judiciaire désormais engagée

Après son interpellation, les éléments de la Garde nationale du Niger ont remis le suspect ainsi que l’ensemble du matériel saisi à la Brigade de gendarmerie d’Arlit afin de poursuivre les investigations et d’engager la procédure judiciaire.

À travers cette opération, les autorités nigériennes affichent leur volonté de renforcer la pression sécuritaire sur les groupes criminels opérant dans les régions sensibles du nord du pays, où la sécurisation des corridors routiers reste un enjeu stratégique pour les populations et les activités économiques.

Agadez : les FDS interceptent un convoyeur de cannabis à Ingall

La lutte contre les réseaux criminels et les trafics transfrontaliers a enregistré un nouveau succès dans la région d’Agadez. Ce vendredi 22 mai 2026, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) d’Ingall ont intercepté un convoyeur de produits stupéfiants. Menée par les éléments de l’escadron de la Garde nationale du Niger (GNN), l’opération s’est soldée par l’arrestation d’un suspect et la saisie d’une importante quantité de cannabis, mettant en lumière le rôle stratégique de cette zone de transit.

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Une traque fondée sur le renseignement

Tout a commencé en début de journée avec des informations précises recueillies par les services de renseignement sécuritaire d’Agadez. Les agents avaient repéré le déplacement suspect d’un individu circulant sur une moto neuve. L’homme venait de quitter la capitale régionale et progressait à vive allure sur les pistes désertiques en direction de la commune urbaine d’Ingall.

L’information a aussitôt été transmise à l’escadron de la Garde nationale basé à Ingall. Sous la coordination du commandement, les unités se sont déployées rapidement afin de quadriller les axes que le suspect pouvait emprunter pour contourner les postes de contrôle habituels.

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L’interception à la bretelle d’Awalawal

Le dispositif de surveillance a rapidement porté ses fruits. Postés en embuscade, les éléments de la Garde nationale ont repéré le motocycliste alors qu’il approchait de la bretelle d’Awalawal, une jonction située à environ dix kilomètres au sud-est d’Ingall.

Grâce à une intervention rapide, les forces de l’ordre ont immobilisé le conducteur avant qu’il ne tente de prendre la fuite à travers le désert. Lors de la fouille corporelle et des bagages fixés sur la moto, les militaires ont découvert une quantité significative de drogues : une brique compacte de cannabis ainsi que plusieurs cornets de chanvre indien prêts pour la revente au détail. D’autres objets compromettants ont également été saisis.

Après les constatations initiales sur le lieu de l’arrestation, les agents ont transféré le suspect, sa moto et l’ensemble des stupéfiants aux autorités compétentes. Ils ont ensuite remis ces éléments à la Brigade territoriale de la Gendarmerie nationale d’Ingall, qui coordonne désormais l’enquête judiciaire pour identifier d’éventuels complices et démanteler le réseau d’approvisionnement.

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Mobilité et nouvelles stratégies face aux trafiquants

Cette opération illustre l’évolution des tactiques employées par les Forces de Défense et de Sécurité dans le nord du Niger. Face à des réseaux criminels qui délaissent de plus en plus les véhicules tout-terrain, trop visibles, au profit de motos légères et rapides, les unités de la Garde nationale adaptent leurs modes d’action.

L’utilisation des deux-roues par les patrouilles permet désormais aux militaires de gagner en mobilité, en discrétion et en rapidité d’intervention. Ce mode de déplacement s’avère particulièrement efficace dans l’environnement difficile de la région d’Agadez, marqué par des zones sablonneuses, des oueds asséchés et des pistes secondaires escarpées souvent empruntées par les fraudeurs.

Félicitations de la hiérarchie militaire

La réussite de cette saisie a suscité des réactions positives des autorités régionales d’Agadez. Elles ont salué la vigilance et le professionnalisme des éléments engagés sur le terrain, rappelant les risques encourus lors des interceptions dans ces zones isolées.

Au nom des plus hautes autorités de l’État, notamment le Président de la République, Chef suprême des Armées, et de l’ensemble de la hiérarchie militaire, les responsables sécuritaires d’Ingall ont officiellement transmis leurs félicitations et leurs encouragements aux soldats de l’escadron. Cette reconnaissance vise à soutenir le moral des troupes qui assurent, au quotidien, la surveillance des axes routiers et la protection des populations face à la criminalité transfrontalière.

Zinder : la Police judiciaire démantèle un réseau féminin de vol et de recel

À l’issue d’une enquête menée conjointement avec le Poste de Police du Marché Dolé, les services d’investigation ont démantelé un réseau présumé de malfaitrices spécialisé dans les vols en réunion, le recel et l’association de malfaiteurs. Cette nouvelle opération du Service interrégional de la Police judiciaire de Zinder porte un coup sévère à la criminalité urbaine dans la région.

L’affaire trouve son origine dans une plainte relative au vol de quinze mètres de bazin dans une boutique du marché. Alertés, les éléments du Poste de Police du Marché Dolé ont rapidement exploité les images issues du système de vidéosurveillance du commerce en question. Les enregistrements ont permis d’identifier puis d’interpeller deux principales suspectes.

 

Six femmes interpellées, cinq en fuite

Placées en garde à vue avant leur transfert au SIRPJ le 13 mai 2026, les mises en cause ont fait l’objet d’interrogatoires approfondis menés par les officiers de police judiciaire. Les auditions, confrontations et actes d’enquête ont progressivement permis aux enquêteurs de remonter toute la chaîne présumée du réseau criminel.

Au total, six femmes de nationalité nigérienne, âgées de 23 à 40 ans, ont été interpellées dans le cadre de cette procédure judiciaire. Cinq autres suspectes restent activement recherchées par les services compétents.

Un mode opératoire bien rodé et un circuit parallèle de recel

Les premiers éléments de l’enquête, les prévenues opéraient selon un mode opératoire bien rodé. Toujours vêtues de grands hijabs afin de dissimuler leurs mouvements, elles ciblaient principalement les boutiques, les étalages commerciaux ainsi que les vendeurs ambulants dans les marchés et sur la voie publique.

Les suspectes simulaient des achats afin de détourner l’attention des commerçants. Pendant qu’une des membres engageait le vendeur dans des discussions, les autres profitaient d’un moment d’inattention pour soustraire discrètement des marchandises qu’elles cachaient sous leurs vêtements avant de quitter rapidement les lieux.

 

Des saisies et des preuves accablantes

Les investigations ont révélé l’existence présumée d’un circuit parallèle de recel. Les suspectes écoulaient les produits volés — tissus de valeur, chaussures, voiles, hijabs, bijoux et divers articles ménagers — à des prix dérisoires auprès de complices installées dans certains quartiers de la ville.

Dans le cadre de la procédure, les enquêteurs ont mené plusieurs perquisitions et saisi plusieurs pièces à conviction, dont une abaya, un pagne, un tissu de type “lèche” ainsi qu’un complet de Bazin déjà cousu.

 

Un préjudice estimé à 1,5 million CFA

Les policiers ont saisi une somme de 150 000 francs CFA. Selon les éléments recueillis, les suspectes ont proposé cet argent pour tenter un règlement amiable avec la victime avant l’intervention des forces de l’ordre. À ce stade de l’enquête préliminaire, les enquêteurs ont identifié cinq victimes et évalué le préjudice provisoire à un million cinq cent mille francs CFA. À travers cette opération, la Police judiciaire intensifie la lutte contre les réseaux organisés de vol et de recel qui perturbent les activités commerciales dans les marchés de la région.

Appel à la vigilance des populations

Le Service Inter-Régional de la Police Judiciaire de Zinder appelle par ailleurs les populations à davantage de vigilance et encourage les citoyens à signaler tout comportement suspect susceptible de relever d’activités délictuelles ou criminelles.

Les investigations se poursuivent afin de retrouver les complices toujours en fuite et d’établir l’étendue exacte des faits susceptibles d’être retenus contre les différentes mises en cause.

Gaya : 461 bâtons de dynamite saisis grâce à la population

Grâce à un coup de filet spectaculaire mené le lundi 18 mai 2026 à la gare routière de Gaya, les forces de l’ordre ont mis la main sur un arsenal d’explosifs dissimulé dans des sacs de Garis. Un suspect a été interpellé au cœur de cet axe transfrontalier hautement surveillé.

 

La vigilance a payé à la frontière sud du pays. En effet, la police départementale de Gaya a neutralisé une grave menace sécuritaire en réalisant une saisie d’envergure dans l’enceinte de la gare routière de la commune. Lors d’une opération de surveillance ciblée, les forces de sécurité ont intercepté une cargaison suspecte qui s’apprêtait à prendre la route de la capitale.

Sous une apparente banalité, les contrebandiers ont misé sur le camouflage : ils ont officiellement enregistré et présenté le chargement, composé de cinq sacs distincts, comme un lot de denrées alimentaires. Toutefois, l’inspection minutieuse des agents a rapidement fait voler la supercherie en éclats.

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461 bâtons de dynamite prêts à l’emploi

À l’intérieur des colis de « Garis », les enquêteurs ont découvert un véritable arsenal d’ingénierie explosive, comprenant précisément :

  • 461 bâtons de dynamite à haut potentiel destructeur ;
  • 201 câbles de détonateurs, indispensables pour déclencher les charges.

Les forces de sécurité ont immédiatement appréhendé le convoyeur de ce matériel de guerre, un ressortissant nigérien.

 

L’axe Malanville-Niamey au cœur des interrogatoires

Soumis au feu des premières questions des enquêteurs, le suspect est passé aux aveux sur la trajectoire de la cargaison. Selon ses déclarations, la marchandise prohibée lui aurait été remise par un commanditaire opérant depuis la ville frontalière de Malanville, située juste en face, sur la rive béninoise. Ainsi, la destination finale de cette livraison explosive était claire et centralisée : Niamey.

Les investigations se poursuivent désormais pour identifier les ramifications exactes de cette filière, déterminer le profil du donneur d’ordre au Bénin ainsi que celui du réceptionnaire attendu dans la capitale nigérienne.

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L’alliance sacrée entre la police et la population du Dendi

Cette réussite opérationnelle met en lumière l’importance capitale du renseignement humain dans la lutte contre les trafics illicites et l’insécurité transfrontalière. Par ailleurs, le directeur départemental de la police a tenu à saluer publiquement le réflexe patriotique et la vigilance aiguë des populations du Dendi.

Selon l’autorité policière, la coopération étroite et spontanée des habitants de cette région frontalière a été le pivot essentiel de la réussite de ce coup de filet. Il a profité de cette tribune pour exhorter l’ensemble des citoyens à maintenir, voire à intensifier, cette dynamique de collaboration étroite avec les forces de défense et de sécurité afin de consolider durablement la protection du territoire national.

Niamey : la Police Judiciaire interpelle un spécialiste des vols dans les banques

La capitale nigérienne vient de connaître un nouvel épisode dans la lutte contre la criminalité urbaine. La Direction de la Police Judiciaire (DPJ) a interpellé un individu de 56 ans, de nationalité nigérienne, déjà connu de la justice, soupçonné d’avoir commis une série de vols dans plusieurs agences et sièges de banques à Niamey.

Un mode opératoire bien rodé

Selon les enquêteurs, le suspect se présentait dans les établissements bancaires vêtu avec élégance — veste ou boubou — afin d’inspirer confiance et ne pas éveiller de soupçons. Une fois installé dans le hall, il simulait un appel téléphonique et observait discrètement les mouvements des agents. Dès qu’un bureau était laissé ouvert, il s’y introduisait pour dérober sacs, pochettes, téléphones portables et sommes d’argent. Après son forfait, il quittait les lieux en continuant sa mise en scène, avant de disparaître en taxi.

Des vols en série filmés par les caméras

Pour écouler les téléphones volés, l’homme se présentait chez des revendeurs avec une facture en main, justifiant un besoin pressant et expliquant le bradage des appareils. Plusieurs caméras de surveillance ont capté ses agissements, confirmant son implication. Au total, le mis en cause a visité deux sièges, dix agences bancaires et une clinique médicale.

La police lance un appel à la vigilance citoyenne

La DPJ souligne que cette arrestation illustre la détermination des forces de l’ordre à protéger les citoyens et leurs biens. Elle appelle la population à redoubler de vigilance et à collaborer activement en signalant tout comportement suspect. La Police Nationale rappelle ainsi sa mission fondamentale : assurer votre sécurité et celle de vos biens.                                          Numéros verts : 17 / 8383

Niger : 1 133 accidents en mars 2026, un bilan alarmant

NIAMEY, 22 avril 2026 En mars 2026, les routes nigériennes ont fauché 32 vies et grièvement blessé 192 personnes. La Police nationale a recensé 1 133 accidents en seulement 31 jours, soit une hausse de 3,18 % par rapport à février. Ainsi, ce bilan dramatique met en lumière l’insécurité routière qui ronge le pays et brise des familles chaque jour.

Avec 1 133 collisions recensées sur l’ensemble du territoire, les statistiques affichent une progression inquiétante de 3,18 % par rapport au mois de février. Dans ce contexte de modernisation du pays, la route reste un défi majeur. Derrière cette froide arithmétique se cache une réalité sociale dévastatrice : des familles brisées et une pression accrue sur les services d’urgence.

 

Niamey, épicentre de la crise

La géographie du risque révèle de profondes disparités régionales. Sans surprise, la capitale Niamey se positionne comme la zone la plus anxiogène avec 731 accidents, soit près de deux tiers des cas nationaux. Par ailleurs, elle est suivie par les régions de Tahoua (98 cas), Maradi (83) et Zinder (81). À l’autre extrémité du spectre, la région de Diffa apparaît comme une oasis de relative sécurité avec seulement 5 incidents signalés.

Qu’ils soient conducteurs (392 victimes), passagers (299) ou simples piétons (187), aucun usager de la route n’échappe à la menace. La vulnérabilité des marcheurs, souvent les plus démunis face à la violence des chocs, reste un point particulièrement préoccupant pour les autorités.

 

Le « choix » de l’imprudence

L’analyse des causes de ces tragédies est sans appel : la fatalité n’a que peu de place dans les rapports de police. Dans près d’un cas sur deux (49,33 %), les comportements humains provoquent directement les accidents. Le bilan pointe du doigt un triptyque mortel :

  • L’imprudence caractérisée (559 cas) ;
  • Le mépris des priorités (284 cas) ;
  • L’excès de vitesse et l’inattention (254 cas).

« L’imprudence n’est pas une fatalité, c’est un choix », martèle la Police nationale dans son communiqué. Respecter le code de la route, c’est sauver des vies, rappellent les forces de l’ordre.

 

Un appel à la conscience collective

Face à ce constat, les forces de l’ordre en appellent à un sursaut citoyen. Plus qu’une simple obligation réglementaire, le respect du Code de la route est érigé en acte de patriotisme.

Pour tenter d’enrayer cette spirale, la Police nationale multiplie les messages de prévention, rappelant que « mieux vaut arriver tard que jamais ». En effet, la Police nationale présente la modération de la vitesse et la vigilance constante comme les uniques remparts contre la mort sur l’asphalte.

En publiant ces chiffres, les autorités espèrent provoquer un choc psychologique chez les usagers. À l’heure où le pays se modernise, la route ne doit plus être ce lieu où le destin s’arrête brutalement par manque de discipline. Ainsi, pour toute urgence ou signalement, les numéros verts 17 et 8383 restent à la disposition des citoyens.

Toutefois, une question demeure : la société nigérienne est‑elle prête à transformer ses habitudes pour que la route cesse d’être un piège mortel ?

Niger : Bilan record de 9 289 arrestations pour trafic de drogue

NIAMEY, 22 avril 2026 Dans un pays carrefour, au cœur des routes sahéliennes, la lutte contre le narco‑trafic prend une dimension nouvelle. Mardi 21 avril 2026, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le général de division Mohamed Toumba, a dressé un bilan chiffré de l’offensive sécuritaire en cours. Pas moins de 9 289 individus ont été appréhendés, marquant une étape sans précédent dans la stratégie de nettoyage des réseaux criminels.

C’est sur les ondes de la Radio et Télévision du Niger (RTN) que le haut responsable a choisi de porter à la connaissance du public l’ampleur des opérations. Ainsi, ce chiffre massif de plus de 9 000 arrestations illustre la volonté de Niamey de ne plus laisser le territoire national servir de sanctuaire ou de zone de transit aux cartels qui déstabilisent la région.

 

Un réseau aux ramifications internationales

L’analyse de la composition des personnes interpellées révèle la complexité du phénomène. Si la grande majorité des suspects est de nationalité nigérienne (environ 8 000 individus), la présence de près de 1 200 ressortissants étrangers souligne le caractère transnational de cette criminalité.

De fait, pour le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le trafic de stupéfiants n’est pas seulement un enjeu de santé publique, mais une menace directe pour la sécurité nationale. Les autorités nigériennes voient dans l’économie de la drogue le carburant d’autres formes d’insécurité qui frappent le Sahel, notamment le financement de groupes armés.

 

Une doctrine de fermeté

L’annonce du général Toumba s’inscrit dans une doctrine de « tolérance zéro » visant à intensifier la traque des réseaux criminels. Pour le gouvernement, ces résultats traduisent une montée en puissance des services de renseignement et des forces de sécurité sur l’ensemble du territoire.

« Ces arrestations traduisent la détermination des autorités à intensifier la lutte contre les réseaux criminels qui menacent la sécurité et la stabilité du pays », a réaffirmé le ministre lors de son entretien.

En somme, Niamey perçoit cette offensive sécuritaire comme un signal fort envoyé aux partenaires régionaux et aux organisations criminelles : le Niger entend reprendre le contrôle total de ses corridors. Cependant, si ce bilan impressionne par son ampleur, le défi reste de taille pour la justice nigérienne, qui devra désormais traiter ces dossiers complexes tout en maintenant la pression sur les circuits financiers du trafic.

Cette déclaration intervient dans un contexte de souveraineté renforcée, où le CNSP place la lutte contre les fléaux sociaux et les économies souterraines au cœur de sa feuille de route pour la refondation de l’État. Toutefois, une question demeure : ce bilan spectaculaire se traduira‑t‑il par une victoire durable contre les réseaux criminels ?

Niger : 1 245 morts sur les routes en 2025

                       Les faits sont là, et ils sont glaçants. Selon les dernières données de l’Agence nigérienne de la sécurité routière (ANISER), publiées vendredi 10 avril, le bilan de l’année 2025 révèle une réalité brutale : 7 116 accidents corporels ont déchiré des familles nigériennes, laissant derrière eux 1 245 morts et 4 439 blessés graves. À ces pertes humaines s’ajoutent des pertes matérielles considérables, qui fragilisent davantage l’économie nationale.

 

Une cartographie du danger

Certes, les autorités notent une légère baisse du nombre total d’accidents par rapport aux années précédentes. Cependant, cette diminution ne se traduit pas encore par une réduction des victimes : le nombre de blessés graves s’élève à 4 439 pour la seule année écoulée.

Par ailleurs, en examinant la répartition géographique, on observe que les zones urbaines et les grands axes interurbains sont les plus touchés. Sans surprise, la capitale Niamey arrive en tête des statistiques, suivie de Tahoua, Zinder et Dosso (avec 671 accidents répertoriés).

Cette concentration du trafic dans des zones névralgiques exige une surveillance accrue et des infrastructures plus sécurisées.

 

Le facteur humain : principal coupable

Bien que l’état des routes et des véhicules soit parfois mis en cause, l’ANISER souligne un point crucial : le comportement des usagers reste la cause principale des drames. En effet, dans la majorité des cas, l’imprudence, l’excès de vitesse ou le non-respect du code de la route transforment nos voies de communication en zones de deuil.

 

Vers une riposte nationale

C’est pourquoi, face à cette situation inquiétante, le ministère de tutelle et l’ANISER lancent une vaste campagne de prévention. L’objectif est double :

  • Enrayer la recrudescence des accidents sur les routes urbaines et interurbaines.
  • Inculquer une véritable culture de la sécurité routière chez chaque citoyen.

Cependant, même si l’État multiplie les efforts de sensibilisation, la sécurité routière demeure une responsabilité partagée. En fin de compte, c’est par un changement radical de comportement que le Niger parviendra à stopper cette hémorragie humaine et matérielle sur ses routes.

Agadez : saisie record de dynamite, la douane déjoue un convoi clandestin

            Sous le sable d’Agadez, le flair des douaniers déjoue un convoi de dynamite. Dans la nuit du 5 au 6 avril 2026, la Brigade d’Intervention et de Recherche (BIR) d’Agadez a réalisé une saisie d’envergure. Dissimulée derrière un convoi d’eau minérale, une cargaison massive d’explosifs a été interceptée, illustrant la vigilance accrue aux portes du désert.

SRP-C/DGD/Niger
© SRP-C/DGD/Niger

L’illusion du transport de routine

Le stratagème était presque parfait. Pour rallier la capitale régionale de l’Aïr sans attirer l’attention, les trafiquants avaient misé sur le quotidien : l’eau minérale. Un premier poids lourd, parti de Niamey sous une apparence banale, transportait en réalité une cargaison de mort.

Or, c’est à 25 kilomètres de la ville d’Agadez que l’opération a basculé dans la ruse tactique. Pour brouiller les pistes et contourner la vigilance des postes de contrôle habituels, la marchandise a été transbordée sur une camionnette plus discrète. Ce changement de véhicule en plein désert visait à tromper les services de renseignement. Cependant, la manœuvre n’a pas échappé au regard des « soldats de l’économie ».

SRP-C/DGD/Niger
© SRP-C/DGD/Niger

Une cargaison de haute dangerosité

En effet, grâce à une information précise et une filature rigoureuse, la Brigade d’Intervention et de Recherche (BIR) a stoppé net le véhicule suspect. Le bilan de la fouille est impressionnant et souligne l’ampleur du danger qui circulait sur nos routes :

– 73 920 bâtons de dynamite, répartis méthodiquement dans 224 sacs ;  

– 1 000 unités de fusibles, composants essentiels au déclenchement des charges.  

Ce matériel, souvent détourné par les réseaux de contrebande pour l’orpaillage clandestin ou par des groupes armés, représente une menace directe pour la stabilité de la zone. En neutralisant ce convoi, la douane nigérienne porte un coup dur aux circuits logistiques illégaux qui irriguent le Sahara.

SRP-C/DGD/Niger
© SRP-C/DGD/Niger

Le professionnalisme contre l’ingéniosité criminelle

Cette saisie record n’est pas le fruit du hasard. Elle témoigne de l’évolution des méthodes de la Direction Générale des Douanes. Face à des trafiquants qui redoublent d’ingéniosité — en utilisant notamment des produits de première nécessité comme couverture — le BIR oppose désormais une réponse fondée sur le renseignement humain et technique.

« Cette saisie illustre notre détermination à protéger le pays », a déclaré un responsable sécuritaire, soulignant la coordination efficace entre les différents échelons de sécurité du Niger, de la capitale jusqu’aux confins du Grand Nord.

Les enquêteurs ont déjà remonté la piste jusqu’à l’origine du transport à Niamey. Cette réactivité démontre en effet une vigilance accrue face aux menaces transfrontalières.

 

Vers une surveillance renforcée des flux sensibles

Certes, cette opération est un succès indiscutable pour la sécurité nationale. Mais une question demeure : comment un stock aussi massif de dynamite a-t-il pu parcourir près de 900 kilomètres avant d’être intercepté ? Cette faille logistique suggère que les réseaux de complicité pourraient être plus profonds qu’il n’y paraît, obligeant l’État à renforcer encore davantage ses verrous sécuritaires sur l’axe Sud-Nord.

L’enquête devra désormais déterminer si ce convoi était une commande isolée ou le maillon d’une chaîne de livraison beaucoup plus vaste, destinée aux sites miniers transfrontaliers.

Zinder : La Police démantèle un puissant réseau de braqueurs

 Grâce à une alliance inédite entre les services de renseignement et les habitants, la Police judiciaire a démantelé plusieurs cellules criminelles qui semaient la psychose. La capitale du Damagaram peut désormais pousser un soupir de soulagement.

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Braquages bancaires : la chute d’un réseau armé

Le mode opératoire de ces réseaux criminels était parfaitement huilé, digne d’un scénario de film. À Zinder, un groupe de six malfaiteurs ciblait méthodiquement les clients à la sortie des établissements bancaires. À bord de motos rapides, ils n’hésitaient pas à brandir des armes à feu pour dépouiller leurs victimes.

Mais la mécanique s’est brisée. Lors d’une présentation officielle, le Service Interrégional de la Police Judiciaire (SIRPJ) a exhibé quatre membres du réseau désormais derrière les barreaux. Deux complices restent en fuite, mais le butin saisi est conséquent : devises étrangères, passeports et tout l’arsenal logistique des braqueurs. Cette opération marque un coup d’arrêt majeur pour une criminalité transfrontalière qui s’appuyait sur la mobilité des deux-roues.

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Cambriolages nocturnes : le gang des téléphones neutralisé

Outre les braquages violents, Zinder était également frappée par une série de cambriolages nocturnes. La Police nationale a mis fin aux agissements de ce second gang, responsable d’au moins vingt vols recensés, en procédant à l’arrestation de son chef. Les enquêteurs ont saisi quinze téléphones portables, preuve tangible de l’ampleur des délits.

Le receleur, en revanche, a réussi à prendre la fuite et reste activement recherché. Mais la chute du meneur et la désorganisation du réseau fragilisent déjà tout le circuit de revente des objets volés. Cette opération illustre la volonté des autorités de s’attaquer à la petite délinquance avec la même détermination que face au grand banditisme.

Le Directeur régional de la Police nationale a salué la mobilisation citoyenne, soulignant que les renseignements transmis en temps réel par les habitants ont été décisifs. « Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est grâce au haut niveau de collaboration de la population », a-t-il déclaré.

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Fratricide sous stupéfiants : la face sombre de la criminalité

Derrière les statistiques de la criminalité organisée se cache une réalité sociale plus sombre : celle des drames familiaux liés aux stupéfiants. Lors de la présentation de ses résultats aux autorités et à la population, la police a exposé le cas d’un homme accusé d’avoir mortellement poignardé son frère au cours d’une dispute sous l’emprise de la drogue. La victime a succombé à un coup porté en plein cœur.

Ce fratricide met en lumière l’urgence de renforcer la lutte contre les stupéfiants, un fléau qui fragilise le tissu social de Zinder. Pour le Procureur de la République, cette affaire rappelle que la sécurité ne se limite pas aux rues : elle doit aussi être une vigilance constante au sein des foyers.

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Citoyens et policiers : une alliance décisive pour la sécurité

Le succès de ces interventions repose sur un pilier central : l’engagement des civils. Le Directeur régional de la Police nationale l’a rappelé avec insistance : les alertes transmises en temps réel par les riverains ont permis aux unités d’agir avec une précision chirurgicale.

À Zinder, le crime ne connaît pas de repos, mais la peur change désormais de camp. Les suspects attendent leur comparution devant le parquet, tandis que la police appelle à maintenir ce niveau de collaboration citoyenne. Plus qu’une victoire ponctuelle, ces opérations traduisent une dynamique nouvelle : celle d’une sécurité partagée, où la vigilance des habitants et la détermination des forces de l’ordre convergent pour préserver la paix sociale.

Massacre à Birnin Konni : entre deuil et riposte sécuritaire

Le silence est revenu sur les communes d’Alélla et de Konni, mais il est celui du deuil. Jeudi 26 mars 2026 restera marqué par l’effroi. Des incursions armées ont coûté la vie à trente-trois personnes, laissant derrière elles une communauté meurtrie et un cheptel décimé. Au-delà du bilan humain, ce drame repose avec acuité la question de la porosité des frontières et de l’émergence de nouveaux foyers d’insécurité dans le sud de la région de Tahoua.

 

L’attaque a été chirurgicale et brutale. En ciblant plusieurs villages simultanément, les assaillants n’ont pas seulement visé des vies humaines, ils ont frappé le cœur économique de ces localités en emportant plus de 500 têtes de bétail. Ce rapt massif illustre une stratégie de prédation désormais classique dans les zones de conflit, où l’asphyxie financière des populations rurales précède souvent la prise de contrôle territoriale.

 

Le défi de la souveraineté frontalière

Bien que l’acte ne porte pas encore de signature officielle, les regards convergent vers la zone frontalière du Nigeria. C’est ici, dans ces confins géographiques complexes, que les mouvements terroristes, notamment le groupe des Lakurawas, tentent d’imposer leur loi. Pour le Niger, l’enjeu est double : protéger ses populations tout en verrouillant une frontière où les groupes armés circulent avec une agilité déconcertante.

En se rendant sur place le lundi 30 mars, le Gouverneur de la région de Tahoua, le Colonel-major Souleymane Moussa Amadou, a tenu à rassurer. Son message est ferme : les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) tiennent les positions et la situation est désormais sous contrôle. Toutefois, cette présence militaire, si nécessaire soit-elle, doit désormais composer avec la menace diffuse de groupes mobiles qui exploitent les moindres failles du relief.

 

Birnin Konni : un traumatisme social et économique

Les cinq blessés évacués vers les centres de soins racontent une histoire de terreur, mais aussi de résilience. Pour les habitants d’Alélla et de Konni, la perte de leur cheptel représente une tragédie de long terme. Au Sahel, le bétail est bien plus qu’une ressource ; c’est une banque sur pied, une assurance contre les mauvaises récoltes. En privant ces familles de leur capital, les assaillants cherchent à briser la résistance des communautés villageoises.

L’absence de revendication immédiate accroît l’inquiétude. Elle laisse planer une incertitude sur les motivations réelles des tueurs : s’agissait-il d’une simple opération de razzia ou d’une manœuvre d’intimidation politique visant à déstabiliser l’autorité de l’État dans cette région stratégique ?

 

La riposte des FDS : entre vigilance et offensive

La réponse de l’État nigérien ne s’est pas fait attendre. Le déploiement renforcé des patrouilles dans le département de Birnin Konni vise à restaurer un sentiment de sécurité indispensable à la reprise des activités quotidiennes. Les autorités militaires travaillent activement à la sécurisation des couloirs de transhumance et des axes commerciaux, vitaux pour cette zone d’échanges avec le géant nigérian.

La refondation sécuritaire prônée par les autorités de transition trouve ici un terrain d’application concret. Il ne s’agit plus seulement de réagir à l’attaque, mais de mettre en place un maillage territorial capable d’anticiper ces incursions meurtrières. La collaboration avec les populations locales, premières vigies face à l’insécurité, devient alors le pivot de cette nouvelle stratégie de défense.

 

 L’ombre des Lakurawas et la métamorphose de la menace

L’émergence ou le renforcement de groupes comme les Lakurawas dans cette zone frontalière modifie la donne sécuritaire pour le Niger. Longtemps préservée des grands massacres de masse connus dans la zone des « trois frontières », la région de Tahoua doit désormais faire face à une menace hybride, entre banditisme de grand chemin et djihadisme structuré. La sécurisation de Birnin Konni sera, sans aucun doute, l’un des baromètres de la capacité de l’État à protéger l’intégralité de son territoire national face à des adversaires sans visage.

Starlink et AK-47 : l’arsenal démantelé par les FDS à Iférouane

La traque sans relâche dans l’immensité du désert porte ses fruits. Ce lundi 30 mars 2026, la préfecture d’Iférouane, dans la région d’Agadez, est devenue le théâtre d’une démonstration de force et de vigilance. Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) y ont exposé un impressionnant arsenal saisi lors de récents affrontements à la lisière de la frontière algérienne. Un signal fort envoyé aux groupes armés et aux réseaux de trafiquants qui écument la zone.

Ce n’est pas seulement du matériel qui a été présenté au public ce lundi, mais le résultat d’une coordination millimétrée. Sous l’égide de la Garde Nationale du Niger (GNN) et de l’UNVP, appuyées par la mission Garkoua, les unités de terrain ont neutralisé une menace sérieuse après deux accrochages violents dans le secteur de Tchibarakatène.

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© FDS

Un arsenal technologique et logistique démantelé

Le bilan de l’opération témoigne de la dangerosité des éléments interceptés. En plus de capturer huit assaillants, les militaires nigériens ont saisi un butin hétéroclite mais stratégique : des fusils d’assaut AK-47, des armes lourdes de type M80, ainsi que des véhicules tout-terrain que l’ennemi a abandonnés dans la précipitation de sa fuite.

Plus révélateur encore, la saisie d’un dispositif de connexion satellite Starlink et de plusieurs téléphones Android confirme que ces groupes utilisent des technologies de pointe pour coordonner leurs mouvements dans le Sahara. Des pièces d’identité étrangères ont également été retrouvées, confirmant la dimension transfrontalière de l’insécurité dans cette partie du pays.

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L’unité nationale comme rempart

Devant une délégation composée du Préfet d’Iférouane, du Sultan et des chefs traditionnels, la cérémonie d’exposition a pris des airs de forum pour la paix. Chaque prise de parole a martelé le même message : la sécurité n’est pas l’affaire des seuls porteurs d’uniforme. Par ailleurs, l’engagement des populations civiles et la vigilance des chefs de tribus sont les piliers invisibles de cette victoire.

Le Secrétaire Général de l’UNVP et le représentant du Sultan ont d’ailleurs insisté sur la nécessité de maintenir cette union sacrée pour protéger les sites miniers, notamment le « site 40 », vital pour l’économie locale mais souvent la cible de convoitises.

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Une présence renforcée aux confins du désert

Cette opération illustre la nouvelle doctrine de présence active sur les frontières. En frappant fort près de la frontière algéro-nigérienne, Niamey réaffirme sa souveraineté sur l’intégralité de son territoire, même dans ses zones les plus reculées.

Malgré l’immensité sablonneuse et les défis logistiques, les FDS démontrent une capacité de réaction rapide. Pour les habitants d’Iférouane et les jeunes de la société civile venus en nombre, cette exposition est une preuve concrète que l’État veille, transformant ainsi la peur en un sentiment de protection retrouvée.

La technologie, le nouveau défi des frontières

L’apparition de kits de communication satellite comme Starlink entre les mains de groupes non étatiques change la donne. Elle permet aux assaillants de s’affranchir des zones de couverture classiques pour coordonner des attaques ou des trafics. La réponse des FDS, en saisissant ce matériel, montre que le renseignement technique nigérien est désormais capable de traquer ces signaux dans le vide saharien.

Niger : création des brigades d’autodéfense Domol Leydi pour renforcer les FDS

Face à l’urgence sécuritaire qui frappe le Sahel, le Niger franchit un palier stratégique majeur. Le Conseil des ministres du 27 mars 2026, sous la présidence du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a acté la naissance des « Domol Leydi ». En effet, ces brigades de volontaires pour l’autodéfense marquent un tournant dans la mobilisation des populations aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS).

Le Niger muscle son dispositif de protection du territoire. Littéralement traduits par « Protecteurs de la Patrie », les Domol Leydi s’inspirent directement de l’expérience des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) du Burkina Faso voisin. Cette mesure s’inscrit dans la continuité de l’ordonnance nᵒ 2025-42 du 26 décembre 2025, qui encadre déjà la mobilisation générale dans le pays.

 

Une stratégie de proximité : Sensibiliser, Renseigner, Défendre

Par ailleurs, le déploiement de ces brigades répond à une nécessité pragmatique : soulager les FDS sous pression dans des zones critiques comme Tillabéri, Diffa ou Tahoua. Ainsi, les missions assignées aux volontaires se déclinent en trois axes prioritaires :

  • La sensibilisation : ils informent et mobilisent les communautés locales autour des défis sécuritaires.
  • Le renseignement : ils collectent et transmettent des données précieuses du terrain aux forces régulières.
  • L’autodéfense : ils assurent également une présence armée pour sécuriser les villages et les axes stratégiques.

 

L’enjeu crucial de l’encadrement

Si le Général Tiani place cette initiative sous le signe de la souveraineté sécuritaire, le défi reste de taille. À l’instar du modèle burkinabè né en 2019, la question de la formation, de la discipline et du contrôle des volontaires demeure au centre des débats. Ainsi, pour éviter les dérives recensées ailleurs, l’État mise sur un encadrement rigoureux par les FDS nigériennes.

À court terme, le gouvernement prévoit un déploiement progressif dans les zones les plus exposées, avec un accent particulier sur l’intégration opérationnelle.

Tableau comparatif : VDP (Burkina) vs Domol Leydi (Niger)

Critère Burkina Faso (VDP) Niger (Domol Leydi)
Création 2019 2026
Statut légal Loi a aimé Ordonnance
Missions Défense, Renseignement Sensibilisation, Renseignement, Autodéfense
Encadrement Armée burkinabè FDS nigériennes
Enjeux Exactions signalées Risques anticipés / Encadrement en débat

Vers une institutionnalisation durable ?

Le succès de cette stratégie de défense populaire dépendra aussi de la capacité de Domol Leydi à gagner la confiance des populations tout en évitant les abus de pouvoir. À moyen terme, l’efficacité de ce « bouclier citoyen » déterminera si le Niger pérennise ce modèle ou s’il doit le réajuster face aux réalités du terrain.

En somme, les Protecteurs de la Patrie incarnent la volonté de résilience d’une nation qui choisit de s’impliquer directement dans la sauvegarde de son intégrité. Le Niger adopte une stratégie de défense populaire qui reflète l’urgence sécuritaire au Sahel. Les “Domol Leydi” incarnent une volonté de souveraineté et de résilience, mais l’aboutissement d’un tel projet dépendra de l’encadrement militaire et de la capacité à éviter les dérives déjà observées chez leurs voisins.

Niger : Démantèlement d’un gang de voleurs de téléviseurs à Niamey

À Niamey, la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) vient de neutraliser un réseau de malfaiteurs spécialisés dans les cambriolages nocturnes. Entre fils électriques, arrestation mouvementée à Doutchi et révélations sur un lit d’hôpital, le démantèlement de cette bande met en lumière un trafic de plus de 4 millions de F CFA de marchandises.

C’est une enquête de longue haleine qui vient d’aboutir. Tout a commencé par une série de plaintes déposées dans les secteurs de Tchangarey, du Centre aéré BCEAO, de Sonicu et de Satu. Point commun : des téléviseurs de luxe dérobés avec une précision quasi chirurgicale.

Police Nationale-Niger
© Police Nationale-Niger

Une enquête ouverte après plusieurs cambriolages

Face à la répétition de ces cambriolages opérés de nuit, la Direction de la Police Judiciaire a ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs et de mettre fin à leurs activités.

Les investigations ont finalement permis d’identifier le principal suspect, un homme de 33 ans, interpellé dans la ville de Doutchi par la police départementale, suite à un avis de recherche lancé par la DPJ du 11 mars dernier.

Lors de son interpellation par la Police Nationale, il essaie de prendre la fuite. Une évasion avortée : visé par des tirs, l’individu est blessé et immédiatement transféré à l’hôpital général de référence pour une intervention chirurgicale.

C’est pourtant depuis son lit d’hôpital que le dossier s’accélère. Face aux enquêteurs, l’homme passe à table et livre ses complices. Ses aveux permettent de mettre la main sur un récepteur de 26 ans et de mettre au jour une logistique bien rodée.

 

Un réseau organisé avec des rôles bien définis

Selon les résultats de l’enquête, le groupe fonctionnait de manière organisée et répartissait précisément les rôles. Après avoir repéré les habitations ciblées, un membre informait l’exécutant. Les suspects se rendaient ensuite sur les lieux en moto pendant la nuit.

Devant la maison ciblée, l’un montait la garde tandis que l’autre s’introduisait dans l’habitation en escaladant les murs. Ils forçaient ensuite les portes pour accéder au salon, où ils dérobaient principalement des téléviseurs avant de prendre la fuite.

Le réseau revendait ensuite les objets volés à des receleurs, à des prix largement inférieurs à leur valeur réelle, ce qui constituait la dernière étape de leur mode opératoire.

 

Plusieurs téléviseurs saisis par la police

Les investigations ont permis de retrouver et de saisir huit téléviseurs de grandes marques (Samsung, LG, Sharp, Goldfinch), issus de différents cambriolages.

L’analyse des saisies révèle l’ampleur du préjudice :

  • Un écran géant de 85 pouces, d’une valeur réelle de 800 000 F CFA, a été bradé pour seulement 200 000 F CFA.
  • Un modèle LG de 75 pouces, estimé à 900 000 F CFA, a été cédé pour 250 000 F CFA.

Au total, la valeur cumulée des biens retrouvés dépasse les 4 millions de F CFA, illustrant un réseau déterminé à écouler son butin à prix cassés.

Ce réseau revendait les appareils, souvent de grande valeur, à des prix dérisoires sur le marché parallèle. La police a interpellé plusieurs personnes impliquées, tandis qu’un autre receleur reste en fuite et les services de sécurité le recherchent activement.

 

La police appelle à la vigilance de la population.

Si une partie du gang est aujourd’hui sous les verrous, un second receleur reste activement recherché. Ce succès policier souligne toutefois l’importance de la vigilance collective. La Direction de la Police Judiciaire exhorte les habitants de Niamey à signaler tout comportement suspect en composant le 17 ou le numéro vert 8383. Cette collaboration est essentielle pour freiner la criminalité urbaine dans la capitale.

À travers cette opération, la police nigérienne réaffirme sa détermination à lutter contre l’insécurité à Niamey. Elle appelle la population à redoubler de vigilance, à sécuriser davantage les habitations et à signaler tout comportement suspect aux forces de défense et de sécurité.

Les autorités rappellent enfin que la coopération entre citoyens et services de sécurité demeure un pilier fondamental dans la lutte contre la criminalité urbaine.

Niger : attaque déjouée contre la base aérienne de Tahoua, cinq suspects arrêtés

Dans la nuit du 8 au 9 mars 2026, la ville de Tahoua a brutalement quitté sa quiétude habituelle. Vers trois heures du matin, des tirs nourris ont déchiré le silence aux abords de l’aéroport, où se trouve la base aérienne 401 de l’armée nigérienne. Selon les premières informations sécuritaires, un groupe armé circulant à moto a tenté de s’infiltrer dans l’enceinte militaire, mais les Forces de défense et de sécurité (FDS) l’ont repoussé après de violents échanges de tirs.

Cet assaut, finalement neutralisé, marque une nouvelle étape dans la pression qui s’intensifie sur le Niger, particulièrement dans la bande sahélienne où les groupes armés multiplient les tentatives de déstabilisation.

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua

Une attaque ciblée contre un site stratégique

Selon les autorités locales, l’attaque s’est produite aux environs de 3 h 05. Les assaillants, arrivés à moto, ont réussi à atteindre certaines installations de la base et à endommager des hangars abritant des drones militaires avant que la riposte de l’armée ne les contraigne à battre en retraite.

Le bilan fait état de plusieurs assaillants neutralisés et de cinq suspects interpellés grâce à l’appui de la population. Du côté des Forces de défense et de sécurité (FDS), on ne déplore que des blessés légers. Lors de l’opération, les militaires ont également saisi une quantité importante de dispositifs et de matériels.

Dès le matin, le gouverneur de la région, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, s’est rendu sur les lieux afin d’évaluer les dégâts et de saluer la réaction rapide des forces engagées. Les autorités ont par ailleurs assuré que l’aéroport de Tahoua reste opérationnel et que les activités civiles n’ont pas été interrompues.

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua

Une ville longtemps épargnée mais stratégiquement exposée

Chef-lieu de la région du même nom, Tahoua occupe une position centrale dans le dispositif sécuritaire du Niger. Située entre les frontières malienne et nigériane, la ville abrite une base aérienne ainsi que plusieurs unités militaires chargées de surveiller un vaste territoire sahélien.

Pendant longtemps, les attaques directes ont épargné la capitale régionale. Toutefois, plusieurs départements de la région vivent depuis des années sous état d’urgence, en raison des incursions régulières de groupes armés actifs dans la zone sahélienne.

Des localités comme Tillia ou Tassara ont déjà fait face à des attaques visant des positions militaires ou des populations civiles.

 

 

Une stratégie d’attaques contre les infrastructures militaires

L’assaut de Tahoua intervient dans un contexte où les infrastructures stratégiques du Niger sont de plus en plus ciblées. Fin janvier 2026, une attaque d’envergure avait déjà visé la base aérienne 101 située sur le site de l’aéroport international de Niamey, provoquant d’importants dégâts et faisant plusieurs victimes parmi les assaillants.

Pour les autorités nigériennes, ces attaques s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à fragiliser l’appareil sécuritaire et à tester la capacité de réaction de l’armée. L’objectif serait notamment de perturber les moyens de surveillance aérienne et les dispositifs militaires utilisés dans la lutte contre les groupes armés.

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua

Une riposte sécuritaire renforcée

Face à cette menace persistante, les autorités de Niamey ont annoncé un renforcement du dispositif militaire dans plusieurs régions sensibles, notamment à Tahoua, Tillabéri et Diffa.

Ces dernières années, l’armée nigérienne a également intensifié ses opérations de ratissage et de contrôle territorial, tout en renforçant les capacités de renseignement et de surveillance aérienne. L’utilisation de drones militaires constitue d’ailleurs un élément clé de cette stratégie, ce qui explique probablement l’intérêt des assaillants pour les installations visées à Tahoua.

Par ailleurs, la coopération avec les populations locales s’affirme comme un levier essentiel. L’arrestation de plusieurs suspects à Tahoua, rendue possible grâce aux signalements des habitants, illustre l’importance du renseignement communautaire dans la lutte contre les infiltrations.

Le Sahel face à un tournant sécuritaire

Au-delà de l’épisode de Tahoua, cet événement reflète la transformation progressive du paysage sécuritaire sahélien. Les groupes armés adoptent des tactiques plus mobiles, reposant sur des commandos légers à moto capables de frapper rapidement avant de se disperser dans des zones difficiles d’accès.

Dans ce contexte, le Niger, engagé aux côtés du Mali et du Burkina Faso au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), cherche à redéfinir sa stratégie de défense pour répondre à ces menaces hybrides.

La tentative d’attaque déjouée à Tahoua rappelle cependant une réalité : malgré les pressions sécuritaires, les forces nigériennes continuent de renforcer leur capacité de réaction et de coordination.

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua

Entre vigilance et résilience

À Tahoua, la vie a repris son cours quelques heures seulement après les tirs qui ont semé l’inquiétude dans la nuit. Mais l’épisode rappelle aux habitants que la stabilité du Sahel reste fragile.

Pour les autorités nigériennes, le défi consiste désormais à consolider la sécurité des grandes villes tout en poursuivant les opérations dans les zones rurales où se replient les groupes armés.

Car au-delà des attaques ponctuelles, l’enjeu est stratégique : préserver les infrastructures militaires et civiles qui constituent les piliers de la souveraineté et du développement du pays.

Niger : la police alerte sur une nouvelle escroquerie en ligne liée à de fausses offres d’emploi

Les autorités nigériennes tirent la sonnette d’alarme face à une recrudescence d’arnaques numériques visant les internautes. La Police nationale du Niger, par l’intermédiaire de sa Direction de la Police Judiciaire et de la Division chargée de la lutte contre la cybercriminalité, alerte sur un système frauduleux de plus en plus répandu sur les réseaux sociaux.

Selon les services de sécurité, ces escroqueries reposent sur la diffusion de faux liens promettant des opportunités d’emploi ou des gains rapides. Une stratégie bien rodée qui vise principalement les utilisateurs de plateformes populaires telles que Facebook, WhatsApp, Instagram, TikTok ou encore Telegram.

Des fausses offres d’emploi pour attirer les victimes

D’après la police judiciaire, les fraudeurs attirent d’abord leurs cibles avec des annonces d’activités simples et rémunérées, comme le visionnage de vidéos ou l’exécution de petites tâches en ligne. Les internautes sont alors invités à cliquer sur un lien qui les redirige vers des groupes privés, souvent hébergés sur des messageries instantanées.

Ces plateformes frauduleuses utilisent différentes appellations pour paraître crédibles. Parmi les noms signalés figurent notamment GREEN MENTOR, X-PLEX CORPORATION, CRYPTO GLOBAL, CENTER CORPORATION, SIX SWISS EXCHANGE LTD, SHEIN, SE, TCD ou encore TBWA.

Une stratégie de manipulation progressive

Le mécanisme repose sur une technique classique d’escroquerie : instaurer d’abord la confiance. Les fraudeurs encouragent les victimes à investir de petites sommes dans des opérations prétendument rentables.

Dans certains cas, les premiers montants sont effectivement remboursés, accompagnés de faux bénéfices. Ce procédé vise à convaincre les victimes de poursuivre l’expérience et d’engager des sommes plus importantes.

Ensuite, les escrocs invitent les internautes à rejoindre un supposé « groupe VIP », où ils doivent réaliser plusieurs tâches et investir davantage pour accéder à des gains plus élevés.

Mais une fois les montants conséquents versés, le scénario change. Les escrocs invoquent alors un prétendu système technique ou un blocage informatique empêchant le remboursement des fonds. Pour récupérer leur argent, les escrocs poussent les victimes à effectuer un nouveau paiement censé débloquer la situation.

Des fonds blanchis via les cryptomonnaies

Les services spécialisés ont mené des investigations qui ont indiqué que les escrocs convertissent rapidement l’argent détourné en cryptomonnaies, notamment via des plateformes électroniques ou des services financiers non reconnus par les autorités.

Cette technique complique le suivi des transactions et facilite le blanchiment des fonds.

Autre élément préoccupant : certains réseaux recrutent à distance des Nigériens pour acheter des cartes SIM. Ils utilisent ensuite ces numéros pour créer de faux comptes sur les réseaux sociaux ou sur des plateformes de transfert d’argent, afin de réceptionner les fonds frauduleux ou de rassurer les victimes.

Un appel à la vigilance des internautes

Face à cette situation, la Direction générale de la Police nationale rappelle que toute participation au blanchiment d’argent provenant d’escroqueries constitue une infraction punie par la loi nigérienne.

Les autorités invitent donc les internautes à faire preuve d’une vigilance accrue, notamment face aux offres d’emploi ou d’investissement diffusées sur internet.

Les autorités encouragent également les citoyens à signaler systématiquement les pages, comptes ou individus impliqués dans ces pratiques frauduleuses.

En cas de doute ou pour toute alerte, la police recommande de contacter ses services via les numéros verts 17 ou 8383.

Tahoua : deux réseaux de trafic de drogue démantelés, plus de 75 000 comprimés saisis

 

 

 

 

La lutte contre les stupéfiants a connu un nouveau tournant dans la région de Tahoua. L’antenne régionale de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) annonce avoir démantelé, entre le 24 et le 26 février 2026, deux réseaux spécialisés dans le trafic international de drogues dites « à haut risque ».

Au total, cinq personnes ont été interpellées, dont un ressortissant nigérian. Une opération qui met en lumière l’ampleur des circuits transfrontaliers alimentant plusieurs localités nigériennes.

Des circuits bien structurés entre le Niger et le Nigeria

Selon les premiers éléments de l’enquête, le premier réseau opérait entre Illela, à la frontière nigéro-nigériane, et la ville de Sokoto, au Nigeria. Les trafiquants disposaient de points de relais à Lawey Birni, Malbaza et Moudjia, afin d’acheminer les produits vers Taza, Afala, Tahoua et Tabalak.

Le second groupe, plus mobile, utilisait les compagnies de transport de voyageurs sur l’axe Niamey–Sargagi–Loga–Agadez. Les stupéfiants étaient dissimulés dans des sachets soigneusement placés dans les porte-bagages des bus. L’un des suspects aurait même caché une partie de la marchandise dans ses vêtements pour échapper aux contrôles.

Ces méthodes illustrent l’ingéniosité croissante des trafiquants, qui exploitent les flux routiers pour contourner la surveillance.

(OCRTIS
© (OCRTIS

Une saisie de grande ampleur

Les forces de l’ordre ont mis la main sur une cargaison importante composée de :

  • 49 000 comprimés de Diazépam D5 ;
  • 25 000 comprimés de Benzehol (Exol) ;
  • 1 797 comprimés de Tramadol dosés à 225 mg et 250 mg ;
  • 12 boules de cannabis de type Amnesia, pour un poids total de 10,450 kilogrammes.

En outre, deux motocyclettes utilisées pour le transport ont été immobilisées et plusieurs téléphones portables saisis pour les besoins de l’enquête.

Un enjeu sécuritaire et sanitaire

Au-delà de la dimension criminelle, la prolifération de ces substances représente un défi de santé publique. Le Tramadol et certains psychotropes sont régulièrement détournés de leur usage médical pour alimenter des marchés parallèles.

La région de Tahoua, carrefour stratégique entre le sud et le nord du pays, constitue un point sensible dans la cartographie du trafic. La porosité des frontières et la mobilité accrue des personnes facilitent les circuits illicites.

(OCRTIS
© (OCRTIS

Appel à la vigilance citoyenne

Face à cette réalité, l’OCRTIS invite la population à renforcer la collaboration avec les forces de sécurité. Les autorités rappellent que les signalements anonymes peuvent contribuer à prévenir l’implantation durable de réseaux criminels.

La récente opération démontre, selon les responsables sécuritaires, la capacité des services à infiltrer et démanteler des filières organisées. Toutefois, la bataille contre le trafic de stupéfiants reste un combat de longue haleine.

Dans un contexte régional marqué par divers défis sécuritaires, la maîtrise des flux illicites demeure un enjeu central pour la stabilité et la protection des communautés.

Niger : Saisie de 598 kg de drogue à Zinder

Sous les apparences inoffensives de sacs de farine de manioc se cachait une cargaison de près de 600 kg de cannabis. Ce 4 mars 2026, au poste stratégique de Gamdou, les douaniers nigériens ont intercepté un véhicule de luxe transportant une marchandise illicite record. Une saisie qui lève le voile sur les nouvelles routes de la drogue dans le Damagaram.

Les douanes de Gamdou
© Les douanes de Gamdou

L’illusion du « Yayi Zahi »

Tout commence par un banal Land Cruiser V8. Un véhicule rutilant, immatriculé à l’étranger, qui tente de franchir le poste de contrôle de Gamdou, dans la région de Zinder. À son bord, 12 sacs de gari, ce produit de grande consommation que les locaux appellent familièrement « yayi zahi ».

Cependant, le flair des agents de la Direction Générale des Douanes ne s’est pas laissé abuser par l’odeur du manioc. En procédant à une fouille systématique, les douaniers découvrent le pot aux roses : 598 boules de chanvre indien soigneusement dissimulées, représentant un poids total de 598 kilogrammes.

 

Le renseignement, nerf de la guerre sécuritaire

Cette opération n’est pas le fruit du hasard. Selon des sources proches du dossier, elle résulte d’une exploitation méticuleuse de renseignements préalablement collectés. Dans une zone où les flux transfrontaliers sont permanents, la capacité des services nigériens à transformer l’information en action opérationnelle devient un atout majeur.

« Cette saisie démontre que nos couloirs ne sont plus des zones de libre passage pour les trafics illicites », confie une source sécuritaire régionale.

Au-delà de l’aspect spectaculaire, cette prise soulève aussi une question de fond : Zinder est-elle en train de devenir un hub de redistribution pour le cannabis vers d’autres pays du Sahel ? Par ailleurs, l’utilisation d’un véhicule de forte puissance suggère en tout cas une organisation logistique structurée et des moyens financiers importants derrière ce convoi.

Les douanes de Gamdou
© Les douanes de Gamdou

Une vigilance accrue aux frontières

Cet exploit des douanes nigériennes intervient dans un contexte de renforcement de la surveillance du territoire. En interceptant cette drogue, les autorités ne font pas que lutter contre un délit douanier ; elles s’attaquent aussi à l’un des moteurs financiers potentiels de l’instabilité régionale.

Le Bureau des Douanes de Gamdou marque ainsi des points précieux dans une guerre de l’ombre où chaque kilo saisi est une petite victoire pour la santé publique et la sécurité nationale. Mais alors que les saisies se multiplient, les réseaux de trafiquants changeront-ils de stratégie ou de couverture ?

Niger : À la frontière du Bénin, le verrou de Sabon Birni fait échec aux réseaux de contrebande

Entre la traque des narcotrafiquants et la protection de la souveraineté alimentaire, les forces de sécurité nigériennes multiplient les manifestations de force dans le département de Gaya. Dans l’espace d’une semaine, d’importantes cargaisons de stupéfiants et de céréales ont été interceptées, révélant l’ingéniosité — et le désespoir — des réseaux criminels.

Le poste de police frontale (PPF) de Sabon Birni vient de confirmer son rôle de sentinelle stratégique. Dans cette zone de brassage intense, à la lisière du Bénin, les agents nigériens ont porté, entre fin février et début mars 2026, des coups de boutoir significatifs à l’économie illicite qui tente de prospérer sur les pistes sablonneuses de l’ouest du pays.

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L’axe Djougou-Guechemé : la route des « poisons » coupée

Le premier acte de cette offensive sécuritaire s’est joué le 25 février dernier dans la brousse de Tounouga. Deux individus, circulant à moto, ont été neutralisés alors qu’ils transportaient un véritable arsenal chimique.

En premier lieu, la diversité des produits saisis donne le vertige : plus de 106 000 comprimés de psychotropes (Diazépam, Tramadol « Royal », Prégabaline) et une quantité importante de chanvre indien. Par ailleurs, les aveux de l’un des suspects mettent en lumière une logistique bien rodée : la marchandise, acquise à Djougou (Bénin), devait alimenter les marchés de Guechemé et de Fillingué.

« Les trafiquants utilisent le fleuve comme rempart naturel avant de se perdre dans les pistes secondaires. Mais la brousse n’est plus un sanctuaire pour eux », souligne une source sécuritaire locale.

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Souveraineté alimentaire : le riz dans le viseur

Si la lutte contre la drogue reste une priorité de santé publique, la bataille pour la sécurité alimentaire constitue l’autre versant de l’engagement des forces de défense et de sécurité (FDS). Le 1ᵉʳ mars, une patrouille mixte a intercepté un convoi insolite près de Sabon Birni : huit charrettes transportant plus de 8 tonnes de riz paddy.

Cette saisie n’est pas fortuite. Elle s’inscrit dans la stricte application de la réglementation nigérienne de 2024 interdisant l’exportation de vivres. Dans un contexte de résilience nationale, empêcher la fuite des céréales vers l’étranger est devenu un impératif de survie économique

Les chiffres clés de la semaine :

Nature du produit Quantité saisie Destination finale prévue
Psychotropes (Mix) +106 000 comprimés Marchés hebdomadaires (Doutchi)
Chanvre indien 71 briques et 11 boules Lieu de consommation/Transit
Riz Paddy 8,4 tonnes Exportation illicite

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Une synergie sécuritaire renouvelée

Le succès de ces opérations, complété par une seconde saisie de chanvre à Guatawani le 2 mars, repose sur une équation nouvelle : la collaboration étroite entre la police, les patrouilles mixtes et les comités locaux de veille.

En définitive, ces saisies répétées à Gaya ne sont pas seulement des succès comptables. Elles envoient un message de fermeté aux réseaux de contrebande qui tentent de contourner les postes officiels. Pour le Niger, sécuriser cette frontière, c’est à la fois protéger sa jeunesse des ravages de la drogue et garantir que les récoltes nationales nourrissent d’abord les Nigériens.

Niger : Saisie de 1 758 bâtons de dynamite à Kouré par la Douane.

La douane nigérienne vient de réaliser une saisie spectaculaire à Kouré, à une soixantaine de kilomètres de la capitale. Plus de 1 700 bâtons de dynamite ont été interceptés par les unités de surveillance. Cette opération met en lumière les nouveaux défis sécuritaires faisant face aux « soldats de l’économie » dans un contexte régional sous haute tension.

 

C’est un véritable arsenal qui a été neutralisé par les agents de la Brigade d’Intervention et de Recherche (BIR) de Niamey. Au poste de contrôle de Kouré, verrou stratégique sur l’axe menant à la capitale, la vigilance des douaniers a permis de débusquer une cargaison de 1 758 bâtons de dynamite.

Loin d’être une découverte fortuite, cette saisie est le fruit d’un flair aiguisé et d’une rigueur de contrôle renforcé dans cette zone sensible.

 

Le transport de voyageurs, nouveau cheval de Troie des trafiquants ?

En effet, la méthode utilisée par les convoyeurs souligne l’audace des réseaux de trafic. Le lieutenant-colonel Abdel Kader Ibrahim Mahaman, commandant du BIR, affirme que ses unités ont saisi des explosifs lors de deux interventions distinctes.

Dans un premier cas, elles ont découvert les produits dangereux dissimulés à l’intérieur d’un bus de transport de passagers.  Dans le second cas, la cargaison se retrouvait dans un véhicule de type Hiace.

Cependant, cette tactique, consistant à mêler des substances hautement instables aux flux de civils, suscite l’inquiétude des autorités, tant pour la sécurité des voyageurs que pour la destination finale de ces produits interdits.

Direction Générale des Douanes Nigériennes
© Direction Générale des Douanes Nigériennes

Une réponse institutionnelle ferme

Face à ce péril, la hiérarchie douanière est montée au créneau. La Colonel Mme Dioffo Aicha, Directrice Régionale des Douanes de Niamey-Tillabéri, s’est rendue sur place pour saluer l’engagement des troupes.

Par ailleurs, le Colonel Rabiou Gouzaye, représentant la Direction Générale, a tenu à rappeler la sévérité de la réglementation régissant la circulation de telles matières au Niger. Il a réaffirmé la volonté de l’institution de muscler davantage les capacités d’analyse des risques et de renseignement de ses unités de terrain.

 

Au-delà des recettes, la mission sécuritaire

Cette opération rappelle que la douane nigérienne ne se contente plus de sa mission fiscale. De fait, elle s’impose aujourd’hui comme un maillon essentiel de la sécurité intérieure. Dans une région où la circulation illicite d’explosifs alimente souvent l’insécurité, le verrouillage de Kouré vient de prouver son efficacité.

En définitive, si l’enquête devra déterminer l’origine et la destination de ces bâtons de dynamite, ce succès du BIR Niamey marque un point décisif dans la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée.

Sécurité Agadez : Arrestation d’un gang armé à Arlit

L’efficacité des Forces de défense et de sécurité (FDS) a permis de neutraliser une bande de braqueurs armés ce lundi 16 février. Cette opération, conclue par une course-poursuite spectaculaire dans le désert, illustre le défi sécuritaire permanent dans le triangle minier d’Agadez.

La traque n’aura pas duré longtemps. En effet, ce lundi, la cour du commissariat d’Arlit a servi de cadre à la présentation officielle d’un groupe de malfaiteurs dont le périple criminel s’est fracassé contre la réactivité des Forces de défense et de sécurité (FDS). Sous l’œil du Lieutenant-Colonel Almoustapha Ousmane, Préfet du département, les autorités ont dévoilé le butin et les suspects d’un braquage qui aurait pu déstabiliser davantage la zone frontalière.

Commissariat d'Arlit
© Commissariat d'Arlit

Une traque à haute vitesse dans le désert

Tout commence sur l’axe reliant Assamaka à la cité minière d’Arlit. Une bande armée s’empare d’un véhicule de transport dans une localité de la zone avant de prendre la fuite à travers les pistes désertiques. Alertées en temps réel, les FDS engagent immédiatement une opération d’interception.

La détermination des forces nigériennes paie : au terme d’une poursuite engagée sur plusieurs kilomètres, le véhicule est stoppé et ses occupants neutralisés. À bord, les agents découvrent un véritable arsenal de guerre, notamment une carabine automatique AK-47, confirmant la dangerosité du groupe.

Un réseau aux ramifications régionales

Par ailleurs, l’identité des membres de la bande révèle la dimension transfrontalière de la criminalité dans la région d’Agadez. Sur les quatre individus interpellés :

  • Deux sont de nationalité étrangère, originaires d’un pays voisin ;

  • Deux sont Nigériens, natifs respectivement d’Arlit et de Matamaye.

Ce mélange de complicités locales et d’acteurs régionaux souligne aussi la complexité de la lutte contre le banditisme dans le Nord-Niger, où les frontières poreuses servent souvent de repli aux réseaux de trafiquants et de braqueurs.

Commissariat d'Arlit
© Commissariat d'Arlit

Justice et collaboration : le message de fermeté

Présent lors de la présentation, le Procureur de la République près le Tribunal d’Instance d’Arlit a affiché une fermeté absolue. Saluant une « prouesse » des FDS, il a également promis que la loi serait appliquée dans toute sa rigueur pour décourager toute velléité de récidive dans ce secteur névralgique pour l’économie nationale.

De son côté, le Lieutenant-Colonel Almoustapha Ousmane a insisté sur le « renseignement humain ». Pour le Préfet, la victoire contre l’insécurité repose en effet sur un contrat de confiance renouvelé entre l’armée et les civils. Il a également exhorté les populations à maintenir une collaboration étroite avec les patrouilles, tout en demandant aux responsables militaires de renforcer leurs liens avec les communautés locales.

Niger : Saisie record de drogue à Tahoua (8 milliards de FCFA)

En moins de 48 heures, l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) a réalisé deux saisies spectaculaires dans la région de Tahoua. Entre une cargaison record d’ecstasy venue de Marseille et de la cocaïne dissimulée dans des talons de chaussures, le Niger s’affirme comme le verrou stratégique contre les cartels.

 

Le Niger ne veut plus être le « ventre mou » du trafic de stupéfiants au Sahel. Les services de l’OCRTIS viennent d’infliger un revers cuisant aux réseaux criminels internationaux. En effet, le bilan est vertigineux : 800 000 comprimés d’ecstasy et plusieurs kilos de cocaïne interceptés, pour une valeur marchande dépassant les 8 milliards de FCFA.

Au-delà des chiffres, ces saisies révèlent l’extrême sophistication des méthodes de dissimulation et la complexité des itinéraires empruntés par les « seigneurs de la drogue ».

OCRTIS
© OCRTIS

L’axe Marseille-Cotonou-Tahoua : une saisie historique

Le 9 février 2026, au poste de contrôle de Badaguiri (département d’Illela), la police a réalisé la plus importante prise d’ecstasy de l’histoire du pays. Après avoir fouillé un véhicule touristique, les agents ont exhumé 160 sachets de cette drogue de synthèse, dissimulés dans des caches aménagées.

L’enquête a aussi permis de retracer une logistique transcontinentale effarante : le véhicule, chargé en décembre 2025 au port de Marseille (France), a transité par Cotonou (Bénin) en janvier avant de franchir la frontière nigérienne par Sabon Birni. Ce trajet confirme la thèse d’un basculement des routes : les drogues de synthèse européennes descendent désormais vers le sud pour inonder les marchés régionaux et au-delà.

 

Cocaïne « au pied levé » : l’ingéniosité des passeurs

Deux jours plus tard, le 11 février, c’est à l’antenne de Tchintabaradene que le flair des enquêteurs a encore frappé. Cette fois, le procédé relevait presque de l’artisanat criminel : deux ressortissants étrangers, en provenance de Lagos (Nigeria), transportaient de la cocaïne cousue à l’intérieur des talons de leurs propres chaussures.

Partis de la mégalopole nigériane, les deux hommes avaient pour mission de rallier l’Algérie, avec l’Espagne comme destination finale. Ce périple, passant par Sokoto et Konni, montre que, malgré la variation des volumes, la détermination des réseaux à franchir la barrière nigérienne demeure intacte.

 

Le Sahel, nouveau carrefour des cartels ?

Ces succès policiers posent une question de fond sur la sécurité régionale. Le Niger, déjà engagé sur le front de la lutte contre le terrorisme, doit désormais mobiliser des ressources massives pour contrer une économie criminelle qui finance souvent l’instabilité.

En somme, pour les autorités de Niamey, ces saisies sont un message clair envoyé aux narcotrafiquants : la vigilance aux frontières est montée d’un cran. Toutefois, la valeur marchande colossale des produits saisis — 8 milliards de FCFA pour l’ecstasy seule — illustre les moyens financiers colossaux dont disposent ces réseaux pour tenter de corrompre ou de contourner les dispositifs de surveillance.

 

Niger : fin d’un réseau de trafic de carburant à Arlit

Au Niger, le bras de fer entre les autorités de la cité minière et les réseaux de fraude vient de connaître un tournant décisif. Vingt-quatre heures après la mise en garde du Préfet d’Arlit, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont démantelé un circuit illégal de revente d’essence. Un coup de filet qui donne raison au discours de fermeté du Lt-colonel Almoustapha Ousmane.

Arlit
© Arlit

Le démantèlement d’un système bien huilé

L’opération a été chirurgicale. Alors que les rumeurs de pénurie de carburant commençaient à saturer l’espace public à Arlit, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont mis au jour ce que beaucoup soupçonnaient : une rétention organisée.

Le mode opératoire des fraudeurs était aussi simple que lucratif. Des conducteurs de tricycles et de taxis-motos s’approvisionnaient massivement au prix officiel à la pompe, soit 499 F CFA le litre, pour ensuite alimenter un marché noir parallèle. Dans les quartiers de la ville, le précieux liquide se revendait entre 1 500 et 3 000 F CFA, soit jusqu’à six fois son prix initial.

 

« La vérité contre la rumeur »

Ce coup de filet intervient dans un climat de tension médiatique. Pas plus tard qu’hier, lors d’un point de presse, le Préfet du département, le Lt-colonel Almoustapha Ousmane, pointait du doigt la responsabilité de certains transporteurs à trois roues dans l’assèchement artificiel des stocks.

« Je réaffirme que le problème n’était pas l’approvisionnement, mais la spéculation et la fraude organisée », a martelé le Préfet suite à l’intervention des FDS.

Pour les autorités locales, cette opération est une victoire contre la désinformation. En créant une pénurie fictive, les spéculateurs ne se contentaient pas de s’enrichir ; ils fragilisaient aussi la paix sociale dans une région déjà sous pression.

Arlit
© Arlit

Un enjeu de sécurité et de justice sociale

Au-delà de l’aspect économique, cette saisie revêt un caractère sécuritaire majeur. Dans le grand Nord nigérien, le contrôle des flux de carburant est un enjeu stratégique pour éviter que l’essence ne vienne alimenter des réseaux plus opaques.

Par ailleurs, le Préfet d’Arlit a tenu à saluer le professionnalisme des FDS, rappelant que la fermeté restera de mise. Le message est clair : la protection du pouvoir d’achat des populations ne sera pas sacrifiée sur l’autel des intérêts particuliers des « trafiquants du quotidien ».

Diffa : la FDS inflige un coup au groupe armé MPLJ

Une opération menée par les Forces de défense et de sécurité (FDS) dans la région de Diffa a permis de neutraliser plusieurs dizaines d’éléments armés affiliés au groupe MPLJ, actif dans le bassin du lac Tchad. Un coup dur porté à une organisation qui cherchait à renforcer sa présence dans une zone déjà fragilisée par des années d’insécurité.

 

Une opération ciblée dans un contexte de pression sécuritaire

La région de Diffa reste l’un des principaux théâtres de la lutte antiterroriste au Niger. Confrontées à des incursions répétées de groupes armés non étatiques, les Forces de défense et de sécurité poursuivent une stratégie de harcèlement et de démantèlement des cellules actives.

Selon des sources sécuritaires, une récente opération a permis de mettre hors d’état de nuire environ une trentaine de combattants appartenant au MPLJ, un groupe armé dont les activités visent à perturber la stabilité locale et à imposer par la violence son influence sur certaines zones rurales.

 

Le MPLJ, une menace sous surveillance

Peu connu du grand public, le MPLJ figure parmi les groupes armés surveillés par les services de sécurité pour ses tentatives de structuration et de recrutement dans le sud-est nigérien. Son leadership, attribué à Moussa Kounai, ferait l’objet d’un suivi particulier, notamment en raison de soupçons de coordination à distance et de soutiens extérieurs.

Les autorités nigériennes estiment que l’élimination de ces combattants constitue un coup d’arrêt significatif aux ambitions opérationnelles du groupe dans la région de Diffa, sans pour autant relâcher la vigilance.

Infos Militaires
© Infos Militaires

Une pression militaire maintenue

Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large de sécurisation du territoire, alors que les FDS multiplient les patrouilles, les opérations de ratissage et le renseignement de proximité. L’objectif affiché reste inchangé : protéger les populations civiles, sécuriser les axes stratégiques et empêcher toute reconstitution de groupes armés.

Sur le terrain, les forces engagées continuent de faire face à des conditions difficiles, dans un environnement marqué par la mobilité des groupes armés et la porosité des frontières.

 

Résilience des populations et enjeu de stabilité durable

À Diffa, les populations civiles, éprouvées par des années de violences et de déplacements forcés, demeurent au cœur des préoccupations sécuritaires et humanitaires. Ainsi, les autorités appellent à renforcer l’articulation entre action militaire, soutien aux communautés locales et programmes de stabilisation.

Si cette opération marque une victoire tactique, elle rappelle aussi que la lutte contre l’insécurité dans le bassin du lac Tchad reste un combat de long terme, nécessitant constance, coordination régionale et résilience collective.

Classement Militaire 2026 : Le Niger 5e puissance d’Afrique de l’Ouest

NIAMEY, 30 janvier 2026 (JDN) — Le Niger se hisse au 5ᵉ rang des puissances militaires d’Afrique de l’Ouest et à la 21ᵉ place continentale, selon le classement 2026 de l’organisation spécialisée Global Firepower (GFP).

Ce nouveau palmarès met en lumière la restructuration des rapports de force militaires dans la région, marquée par l’affirmation des armées de la Confédération des États du Sahel (AES).

 

Percée de l’axe sahélien

Dans la zone ouest-africaine, le Nigeria conserve sans surprise son leadership. Il est aussi suivi par le Mali (2ᵉ), la Côte d’Ivoire (3ᵉ), le Ghana (4ᵉ) et le Niger (5ᵉ).

L’intégration de deux pays de l’AES — le Mali et le Niger — dans ce « top 5 » régional est interprétée à Niamey comme le signe d’une « montée en puissance » malgré les sanctions et les pressions internationales subies par les régimes de transition. Au sein de l’espace UEMOA, ce basculement est encore plus net : le Mali occupe la première marche du podium devant la Côte d’Ivoire, le Niger (3ᵉ), le Sénégal (4ᵉ) et le Burkina Faso (5ᵉ).

 

Expérience du terrain contre « armées de parade »

Le classement GFP s’appuie sur une soixantaine d’indicateurs, incluant les effectifs, les capacités logistiques, la situation géographique et les moyens financiers. Si les critères budgétaires favorisent traditionnellement les États côtiers, les observateurs à Niamey soulignent aussi la spécificité des troupes sahéliennes.

« Les armées de l’AES, et celle du Niger en particulier, disposent d’une expérience avérée du combat et de la lutte antiterroriste », souligne la presse officielle, contrastant cet aguerrissement avec ce qu’elle qualifie d’« armées de parade » en bordure de l’Atlantique. Par ailleurs, les Forces Armées Nigériennes (FAN) mettent en avant leur historique d’opérations en « zones chaudes », de la Côte d’Ivoire au Libéria, ainsi que leur engagement actuel sur le front intérieur contre les groupes djihadistes.

 

Hiérarchie continentale et mondiale

À l’échelle du continent africain, la hiérarchie reste dominée par les puissances historiques du Nord et du Sud :

  1. Égypte
  2. Algérie
  3. Nigeria
  4. Afrique du Sud
  5. Éthiopie

Par ailleurs, au niveau mondial, le quinté de tête demeure inchangé par rapport aux précédentes analyses, avec les États-Unis en première position, suivis par la Russie, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud.

Zinder : Deux réseaux de malfaiteurs démantelés

Dans le centre-sud du Niger, la police a porté un coup d’arrêt aux activités de deux gangs qui sévissaient dans la région de Zinder. Entre vols de motos à Bakin Birdji et escroqueries sophistiquées dans les boutiques de la ville, le Service Interrégional de la Police Judiciaire (SIRPJ) a présenté, jeudi, les résultats de ses récentes investigations.

 

C’est une opération qui redonne un sentiment de sécurité aux commerçants et aux habitants de la région. Le SIRPJ de Zinder a réussi à démanteler deux groupes distincts, aux modes opératoires bien rodés, qui perturbaient la quiétude de la ville et de ses environs.

 

Le « gang de la SORAZ » et les vols de motos

Actif la nuit, le premier réseau utilisait des véhicules motorisés pour commettre ses vols. Piloté par un apprenti chauffeur de citerne, dont la citerne stationnait à proximité immédiate de la raffinerie de la SORAZ. Selon les enquêteurs, l’homme profitait de son temps libre pour recruter des complices et se rendre à Bakin Birdji, notamment les jours de marché.

Leur tactique était simple mais efficace : ils guettaient le relâchement de vigilance des propriétaires de motos avant de couper les câbles d’alimentation pour démarrer les engins. Lorsque la situation se compliquait, le réseau dissimulait les motos sur un tricycle et les convoyait vers Zinder pour les revendre. Les services compétents ont interpellé trois personnes ; deux autres font l’objet de recherches actives.

SIRPJ
© SIRPJ

Le tour de passe-passe des « faux acheteurs »

Le second groupe démantelé, composé d’un Nigérien et de trois ressortissants étrangers, s’attaquait directement aux commerçants de Zinder par la ruse. Par ailleurs, leur méthode est le « vol à la diversion ».

En entrant en groupe dans une boutique, ils simulaient un achat en présentant un billet de 10 000 FCFA. Pendant que l’un distrayait le vendeur, un autre récupérait discrètement le billet original tout en réclamant la monnaie ou en annulant la vente pour se faire « rembourser ». Ce jeu de mains a fait plus d’une vingtaine de victimes dans la ville.

Appel à la vigilance

Au total, sept suspects ont été présentés à la presse, ainsi que du matériel saisi, incluant une moto, un tricycle et des armes blanches. Tout en rappelant que la sécurité est l’affaire de tous, la Police Nationale a exhorté les populations à une « franche collaboration » et au signalement de tout comportement suspect via les numéros verts mis à disposition.

Niger : Importante saisie d’armes et de matériel Starlink à Bilma

Une patrouille mixte a intercepté, le 26 janvier, un véhicule transportant des armes de guerre et un kit de connexion Starlink à Bilma. Cette opération souligne l’évolution des moyens techniques utilisés par les groupes armés dans les zones frontales.

Le décor est celui des confins désertiques du Ténéré, là où les routes s’effacent sous le sable mais où les flux de trafics, eux, restent constants. Mercredi 28 janvier, les autorités du département de Bilma, dans le nord du Niger, ont exposé le bilan d’une opération militaire menée deux jours plus tôt. Une interception qui, au-delà du simple fait d’armes, révèle la sophistication croissante des réseaux circulant dans cette zone hautement stratégique.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une course-poursuite dans le désert

Tout commence par une note de renseignement signalant un véhicule suspect ayant quitté Agadem, plus au sud, en direction de Bilma. En effet, le 26 janvier, aux environs de 16 h 30, une patrouille mixte composée d’éléments de la Garde nationale et de la Gendarmerie parvient à localiser la cible sur l’axe Zoobaba-Bilma.

Ainsi, après une course-poursuite ponctuée d’échanges de tirs, le véhicule, un pick-up 4×4 flambant neuf, est immobilisé. À son bord, les militaires découvrent un arsenal de guerre : un fusil mitrailleur M80, un fusil d’assaut FAL et plus de 400 munitions. En plus, la patrouille a interpellé neuf individus, dont un ressortissant nigérien présenté comme le chef de groupe et huit personnes de nationalités étrangères.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

La technologie au service de l’insécurité

Si les saisies d’armes sont fréquentes dans cette région située à la croisée des routes migratoires et des zones de conflit, un détail attire l’attention des analystes : la présence parmi le matériel saisi d’un appareil de communication Starlink.

Par ailleurs, l’utilisation de ce service d’accès à Internet par satellite — un dispositif fréquemment utilisé par des groupes terroristes pour échapper à la surveillance des réseaux mobiles classiques — confirme une tendance enregistrée sur d’autres théâtres d’opérations sahéliens. Couplé à la saisie de 41 puces téléphoniques, ce matériel suggère une organisation logistique structurée, capable de coordonner des mouvements à travers de vastes étendues désertiques hors de tout contrôle étatique.

« La paix est le socle de tout développement »

Lors d’une cérémonie officielle à la préfecture, le préfet par intérim de Bilma, Elhadji Abagana, a salué « l’engagement » des forces de défense et de sécurité. Devant un parterre composé du chef de canton et de représentants de la société civile, il a insisté sur la nécessité d’une collaboration accumulée entre les populations et l’armée. « La sécurité est une affaire de tous », a-t-il rappelé, avant de lancer un appel à la vigilance citoyenne.

En définitive, pour le pouvoir nigérien, cette prise est une victoire dans une région où la stabilité reste précaire. Mais elle pose également la question de l’origine du matériel et de la destination finale de ce convoi, alors que la justice a assuré que les enquêtes suivraient leur cours pour faire toute la lumière sur ce dossier.

Niger : Le Ministre Mohamed Toumba en visite à la Police Nationale

Niamey, 21 janvier 2026 – Le ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba, a effectué mercredi une visite de travail à la Direction générale de la Police nationale (DGPN), à Niamey, dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec les services placés sous sa tutelle.

Cette visite intervient en début d’année 2026, alors que les autorités nigériennes affichent la sécurité des personnes et des biens comme l’une de leurs priorités majeures.

Ministère de l’Intérieur
© Ministère de l’Intérieur

Un état des lieux sans concession

Accompagné de ses collaborateurs, le ministre s’est rendu dans plusieurs services de la DGPN afin de s’informer des conditions de travail des agents et du fonctionnement des structures opérationnelles. Il a notamment visité le Centre des opérations ainsi que la salle de vidéosurveillance de la ville de Niamey, où sont centralisées les images issues du dispositif de surveillance urbaine.

Selon le ministère de l’Intérieur, cette inspection a permis d’évaluer les capacités techniques existantes et d’identifier les besoins en matière de renforcement des moyens.

Ministère de l’Intérieur
© Ministère de l’Intérieur

8 000 records de recrues et des investissements

Depuis 2023, la Police nationale nigérienne a connu une augmentation significative de ses effectifs. le ministre lors d’une réunion avec les responsables de l’institution a rappelé  que le gouvernement a recruté et formé  plus de 8 000 agents au cours des deux dernières années. Les autorités ont également engagé un programme de modernisation des équipements et lancé la construction de nouveaux commissariats afin d’améliorer la couverture sécuritaire sur l’ensemble du territoire.

Ministère de l’Intérieur
© Ministère de l’Intérieur

Appel à la vigilance face aux nouveaux défis

Au cours des échanges, le général Toumba a appelé les forces de police à renforcer leur vigilance face aux défis sécuritaires actuels, notamment la criminalité organisée, le trafic de drogue et la délinquance urbaine, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes.

« La Police nationale demeure un pilier essentiel pour la protection des citoyens et de leurs biens », a-t-il déclaré, selon un communiqué officiel.

La visite s’inscrit dans une série d’actions annoncées par le gouvernement visant à consolider le dispositif sécuritaire national au cours de l’année 2026.