À Malbaza, le discours sur la souveraineté économique quitte les tribunes pour entrer dans l’usine. Au pied de la carrière, dans les laboratoires et jusqu’à la chaîne de conditionnement, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, est venu mesurer ce que le Niger produit déjà. Une immersion au sein de la Malbaza Cement Company (MCC), dont la capacité atteint 650 000 tonnes de ciment par an, qui met en lumière un enjeu autrement plus vaste : la capacité du pays à transformer ses ressources en richesse industrielle et en emplois.
De la carrière au sac de ciment : immersion au cœur de la Malbaza Cement Company
À Malbaza, la souveraineté économique ne se résume pas à une formule politique. Elle se lit dans une chaîne de production. Accompagné du gouverneur de la région de Tahoua, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, ainsi que de responsables administratifs, de techniciens, des forces de défense et de sécurité, de chefs coutumiers et de représentants de la société civile, Abdoulaye Seydou a parcouru les différentes étapes de fabrication du ciment.
La visite a commencé là où tout prend naissance : la carrière de matières premières. Elle s’est poursuivie dans les unités de broyage, avant de conduire la délégation vers le laboratoire chargé du contrôle de qualité puis vers la ligne de conditionnement. Ce parcours n’avait rien d’une simple visite protocolaire. Il permettait au ministre de toucher du doigt les différentes composantes d’un outil industriel dont la capacité de production s’élève à 650 000 tonnes par an.
Derrière les machines, le ministre a également découvert un autre maillon de cette équation : les compétences locales. La maîtrise des installations et le fonctionnement quotidien de la cimenterie reposent sur des équipes techniques dont le savoir-faire constitue, lui aussi, un actif stratégique.
Valoriser les compétences locales pour bâtir l’autonomie
Avant de parcourir les installations, Abdoulaye Seydou s’est entretenu avec les responsables de la MCC. Les discussions ont porté sur les conditions de travail, les difficultés auxquelles l’entreprise est confrontée, mais également sur ses perspectives de développement.
C’est là que la visite prend une dimension économique plus large. Pour les autorités nigériennes, soutenir une cimenterie ne consiste pas seulement à préserver une unité de production. Il s’agit aussi de consolider un tissu industriel capable de valoriser les ressources disponibles sur le territoire, de créer des emplois et de réduire la dépendance du pays à l’égard des approvisionnements extérieurs.
Le ciment devient ainsi le symbole d’une ambition plus large : produire davantage au Niger, avec des ressources nigériennes et des compétences développées sur place.
« La priorité absolue du gouvernement reste la souveraineté économique », a rappelé le ministre, en présentant la MCC comme une illustration de la capacité du pays à valoriser ses ressources et à maîtriser les technologies industrielles.
Consolider le tissu industriel pour réduire la dépendance extérieure
L’enjeu dépasse donc les volumes de ciment produits à Malbaza. Dans une économie où l’industrialisation demeure un chantier majeur, chaque unité capable de transformer une matière première en produit fini participe à la construction d’une chaîne de valeur nationale. Elle génère de l’activité, mobilise des compétences et peut, à terme, entraîner autour d’elle d’autres entreprises et services.
Le raisonnement défendu par le ministre est explicite : la souveraineté économique ne peut être durable sans une base industrielle suffisamment solide. La MCC s’inscrit dans cette logique. Sa production participe à l’approvisionnement du marché et illustre la possibilité de développer, sur le territoire national, des capacités industrielles reposant sur la transformation des ressources locales.
Mais l’ambition affichée par les autorités ne s’arrête pas à la production. Elle englobe également l’emploi, notamment celui des jeunes, ainsi que la consolidation du secteur privé national.
Emploi des jeunes et secteur privé : les leviers de la refondation économique
À Malbaza, Abdoulaye Seydou a également voulu adresser un signal aux investisseurs et aux entrepreneurs. Le ministère du Commerce et de l’Industrie entend accompagner les initiatives privées susceptibles de renforcer la production nationale. Le gouvernement mise notamment sur des mesures incitatives et sur la promotion du « Consommer local ».
Cette orientation traduit une évolution de la politique industrielle : il ne suffit plus de produire. Il faut également créer les conditions permettant aux entreprises locales de trouver leur place dans le marché national. Le ministre a ainsi salué l’engagement des investisseurs et des employés de la cimenterie, tout en assurant que ses services demeurent disponibles pour accompagner la MCC et, plus largement, les initiatives portées par le secteur privé nigérien.
La méthode du terrain : ajuster la politique industrielle aux réalités locales
Cette étape s’inscrit dans une mission de travail de trois jours du ministre dans la région de Tahoua. Après Madaoua, Abdoulaye Seydou a poursuivi son déplacement à Malbaza, dans une démarche qui privilégie l’observation directe des réalités économiques plutôt que les seuls échanges institutionnels.
Le choix du terrain n’est pas anodin. Il permet au ministère de confronter les ambitions industrielles aux contraintes quotidiennes des entreprises : production, conditions de travail, difficultés opérationnelles, investissements et perspectives.
Dans la capitale de l’Ader, la cimenterie aura donc servi de révélateur. Elle montre à la fois les capacités industrielles déjà disponibles et le chemin qu’il reste à parcourir pour transformer la souveraineté économique en réalité durable.
À Malbaza, le gouvernement nigérien n’a pas seulement visité une cimenterie. Il est venu regarder, au plus près des machines, à quoi pourrait ressembler une économie qui cherche à produire davantage de ce qu’elle consomme et à transformer ses propres ressources en emplois et en valeur ajoutée.
C’est désormais sur cette capacité à passer du discours à la production que se mesurera une partie de la promesse industrielle de la refondation.
Niamey, 4 août 2026 — Deux délégations, deux préoccupations, mais un même point de convergence : le ministère nigérien de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba a reçu ce mardi le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, ainsi qu’une délégation venue du Kawar. Les échanges ont successivement porté sur la coopération sécuritaire au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et sur les suites à donner à la Semaine du Kawar.
La première audience a été consacrée à la coopération entre le Niger et le Burkina Faso. Arrivé à Niamey dans le cadre des activités liées à la fête de l’arbre, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana a effectué une visite de courtoisie auprès de son homologue nigérien.
Mais derrière les civilités, l’essentiel était ailleurs. Les deux responsables ont examiné la situation sécuritaire dans la région sahélienne et les moyens de renforcer la coordination entre les pays membres de l’AES.
Renforcement de la coordination sécuritaire entre le Niger et le Burkina Faso
La rencontre intervient alors que la question sécuritaire demeure au centre des préoccupations des États de l’espace confédéral. Niamey et Ouagadougou entendent poursuivre le rapprochement engagé entre leurs appareils de sécurité.
Les discussions ont ainsi permis de faire le point sur les réalités sécuritaires du Sahel et d’envisager de nouvelles pistes de coopération. L’objectif affiché est de consolider davantage les mécanismes communs dans un espace où la coordination entre États apparaît comme un enjeu déterminant.
La visite du ministre burkinabè prend, à cet égard, une dimension qui dépasse la simple démarche protocolaire. Elle traduit la volonté de maintenir le dialogue entre les responsables chargés de la sécurité des deux pays.
La seconde audience a changé de registre. Face au ministre d’État Mohamed Toumba, la délégation du Kawar est venue dresser le bilan de la Semaine du Kawar, organisée du 28 au 31 juillet au Palais du 29-Juillet de Niamey.
Conduite par le préfet du département de Bilma et accompagnée du ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le colonel Mahaman Elh Ousmane, la délégation a rendu compte des activités menées durant cette manifestation consacrée à cette partie du territoire nigérien.
Elle a également profité de l’occasion pour exposer plusieurs préoccupations au ministre de l’Intérieur. Ces doléances concernent notamment l’organisation des prochaines éditions de la Semaine du Kawar. L’objectif est de tirer les enseignements de l’édition 2026 afin d’améliorer la préparation et le déroulement de la prochaine rencontre.
Entre impératifs régionaux et réalités du terrain : Une double exigence de gestion
La succession de ces deux audiences illustre, à sa manière, la diversité des dossiers qui se présentent au ministère de l’Intérieur : d’un côté, les impératifs de coopération entre États sahéliens ; de l’autre, les attentes exprimées par les collectivités et les populations des territoires nigériens.
À Niamey, la journée aura donc été consacrée à deux niveaux de responsabilité. Le premier regarde vers l’espace de l’AES et ses défis sécuritaires. Le second ramène aux préoccupations du terrain et à la nécessité d’améliorer les mécanismes d’accompagnement des initiatives locales.
Deux dossiers différents, mais une même exigence : renforcer la coordination, au niveau régional comme à l’échelle nationale.
AKOKAN (RÉGION D’AGADEZ), 4 août 2026 — La vigilance et la détermination de nos forces républicaines viennent une fois de plus de porter leurs fruits au cœur de la cité minière. Lors d’une cérémonie officielle organisée dans la matinée de ce mardi 4 août 2026, la garnison de police d’Akokan a fait la démonstration de sa haute maîtrise technique en exhibant deux bandes criminelles neutralisées à la suite d’une investigations méthodiques et tenaces.
Une escroquerie électronique de 64 millions FCFA mise au jour à Akokan
Le premier coup de filet a permis d’interrompre les agissements d’un groupe d’escrocs utilisant les technologies modernes pour dépouiller l’économie nationale. En fait, ces individus sans scrupules avaient réussi à soustraire la somme considérable de plus de 64 millions de francs CFA au préjudice d’un établissement financier de transfert de fonds implanté à Akokan.
En parallèle, l’efficacité des enquêteurs a permis le démantèlement d’une seconde cellule délinquante, spécialisée dans le vol systématique et la revente clandestine de véhicules à deux roues. Finalement, la restitution des engins saisis témoigne du rétablissement strict de l’ordre légal dans la zone administrative.
Le Préfet d’Arlit salue le professionnalisme des FDS et appelle au civisme populaire
Présent sur les lieux aux côtés du représentant du parquet près le Tribunal de grande instance d’Arlit, le préfet du département, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, a exprimé la profonde satisfaction de l’État. Saluant le courage ainsi que le professionnalisme exemplaire des policiers, le haut fonctionnaire a transmis les félicitations enthousiastes du gouvernement central à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité stationnées dans le Nord.
Le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane a profité de ce succès éclatant pour adresser une mise en garde solennelle aux fauteurs de troubles, tout en invitant les travailleurs et habitants du secteur d’Arlit à faire preuve d’une vigilance citoyenne constante. C’est par un renseignement fluide et une coopération patriotique sans faille entre le peuple et ses soldats que la tranquillité et la sécurité seront définitivement préservées sur toute l’étendue du territoire national.
MARADI, 4 août 2026 — L’impulsion vers la modernisation administrative a franchi une étape historique en ce début du mois d’août 2026 dans la grande métropole du Sud. Dès le lever du jour, ce lundi 3 août, une véritable marée citoyenne a déferlé sur les différents points de rassemblement établis à travers la cité pour le lancement officiel des opérations d’immatriculation biométrique.
Un maillage territorial stratégique : Où se faire enrôler dans la capitale économique ?
Afin de garantir un service efficace et de proximité à chaque citoyen, les autorités préfectorales et les services de sécurité ont déployé un maillage rigoureux sur l’ensemble du périmètre urbain.
Les opérations se déroulent simultanément au sein des bureaux administratifs des trois arrondissements communaux, mais également au cœur des services de sécurité, notamment au commissariat central de police ainsi qu’au poste spécial du Marché central. Dès l’ouverture des guichets, la discipline et l’enthousiasme patriotique de la population étaient au rendez-vous pour satisfaire aux exigences du nouvel outil d’identité nationale.
Dossier et tarification : La liste complète des pièces justificatives exigées
Pour obtenir le précieux document sécurisé, chaque usager doit soumettre un dossier rigoureusement constitué auprès des agents recenseurs.
La procédure exige la présentation d’une copie de l’acte de naissance, d’un certificat de nationalité, d’une attestation de résidence, d’un justificatif d’activité professionnelle ainsi que de trois clichés d’identité. L’usager doit également s’acquitter de la taxe réglementaire fixée à 4 500 ou 9 000 francs CFA, selon les critères établis. Par cet acte civique, les travailleurs et habitants de Maradi témoignent de leur ferme volonté d’accompagner l’État dans la sécurisation définitive du fichier national.
Maradi, 3 août 2026 — Plus qu’une célébration annuelle consacrée à la plantation d’arbres, la troisième édition de la Journée nationale de l’Arbre s’est transformée en une tribune politique où les autorités nigériennes ont dessiné les contours de leur stratégie de développement. À travers les différentes allocutions prononcées à Chadakori, dans le département de Guidan Roumdji, un même message s’est imposé : la restauration des terres dégradées est désormais considérée comme un levier de souveraineté nationale.
Derrière les chiffres, les distinctions et les plantations symboliques, les responsables ont voulu démontrer que la politique environnementale ne relève plus d’une simple démarche écologique, mais d’un choix stratégique touchant à la sécurité, à l’économie et à l’avenir du pays.
Maradi présente les résultats concrets de la restauration de ses écosystèmes
Premier à prendre la parole, le gouverneur de la région de Maradi a dressé un état des lieux des actions menées depuis le début de l’année. Son intervention a surtout cherché à illustrer les progrès enregistrés dans la restauration des écosystèmes.
Le responsable régional a annoncé la récupération de 2 536 hectares de terres dégradées, la production de 683 417 plants forestiers, la réalisation de 763 kilomètres de bandes pare-feu et la mise sous protection de 11 337 hectares grâce à la régénération naturelle assistée. Il a également évoqué l’assainissement de 1 440 hectares envahis par des espèces nuisibles ainsi que l’empoissonnement de trois mares.
En rappelant que Maradi compte 17 forêts classées ainsi que plusieurs espaces protégés, le gouverneur a présenté la région comme un territoire appelé à jouer un rôle majeur dans la politique nationale de restauration des ressources naturelles.
Le ministère de l’Environnement renforce ses effectifs pour une gestion durable
Le ministre de l’Environnement a, quant à lui, placé son intervention sur le terrain des moyens humains. Saluant la décision présidentielle d’autoriser le recrutement de 1 000 agents des Eaux et Forêts, il a estimé que cette mesure renforcera durablement les capacités de protection et de gestion des ressources forestières.
Le ministre a également insisté sur l’évolution de la Journée nationale de l’Arbre, devenue, selon lui, un espace de réflexion permettant d’évaluer les politiques environnementales et de mobiliser l’ensemble des acteurs autour des défis liés à la dégradation des terres et au changement climatique.
Le Général Tiani associe la protection de la terre à la sécurité et l’autosuffisance
Prenant la parole à son tour, le Président de la République, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, a replacé les enjeux environnementaux dans une vision plus globale de la refondation nationale.
Sans limiter son discours aux seules questions forestières, le Chef de l’État a rappelé que la restauration des bases productives constitue l’un des fondements de la stratégie gouvernementale. Il a associé cette ambition aux priorités que sont le renforcement de la sécurité, la conquête de l’autosuffisance alimentaire, l’amélioration du système de santé et la création d’emplois pour les jeunes.
Le Président a également mis en avant les liens historiques entre les régions du Katsina et du Gobir, présentant cette solidarité territoriale comme un atout pour accompagner les transformations engagées par l’État.
Récompenses et symboles : Des actes concrets pour sceller l’engagement de l’État
Au-delà des discours, la cérémonie a traduit cette volonté politique par plusieurs gestes symboliques. Les meilleurs acteurs du concours national de la Journée nationale de l’Arbre ont été récompensés par des distinctions financières, tandis que plusieurs personnalités engagées dans la protection de l’environnement ont reçu des décorations honorifiques.
Enfin, la plantation symbolique d’un néré, désigné arbre de l’année, est venue conclure une journée où les allocutions ont largement dépassé le cadre protocolaire. À Maradi, les autorités ont voulu faire de l’environnement un pilier du développement économique, de la sécurité alimentaire et de la refondation du Niger.
Niamey, 3 août 2026 — Derrière les échanges diplomatiques classiques, une autre bataille se joue entre le Niger et le Burkina Faso : celle de l’identité numérique. Confronté à l’impératif de moderniser son système d’identification des citoyens, Niamey multiplie les initiatives pour bâtir un dispositif fiable, sécurisé et entièrement dématérialisé. C’est dans cette perspective qu’une importante délégation nigérienne a effectué une mission technique au Burkina Faso, reconnu dans la sous-région pour les avancées de son dispositif d’identification.
À la tête de cette délégation, le Secrétaire général du ministère nigérien de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Commissaire général de police (ER) Ayouba Abdourahamane, a été reçu le 30 juillet par le ministre d’État burkinabè chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zéro.
Mais loin d’une simple visite de courtoisie, cette rencontre s’inscrit dans une démarche stratégique : comprendre les mécanismes qui ont permis au Burkina Faso de structurer un système d’identification moderne afin d’en adapter les meilleures pratiques au contexte nigérien.
Une délégation de haut niveau au cœur des enjeux institutionnels
La délégation nigérienne réunissait les principaux acteurs impliqués dans la gestion de l’identité et de l’état civil. Étaient notamment représentés la Direction générale de l’État civil, des migrations et des réfugiés, l’Agence nationale pour la société de l’information (ANSI), la Direction de la surveillance du territoire, le Service national de production de la carte biométrique, les services juridiques du ministère de l’Intérieur, les ministères en charge des Technologies de l’information ainsi que de l’Économie et des Finances, sans oublier le projet régional WURI.
Cette composition illustre la volonté des autorités nigériennes d’aborder la réforme sous tous ses aspects : juridique, technologique, administratif et financier.
Observer et comparer : Les experts nigériens à l’école du modèle burkinabè
Au cours de leur séjour, les experts nigériens ont parcouru plusieurs structures clés du dispositif burkinabè. Les échanges ont porté sur les méthodes d’enregistrement des populations, la sécurisation des données, la production des documents officiels ainsi que l’interconnexion des différentes administrations.
Les responsables burkinabè ont notamment partagé leur expérience avec la Direction générale de la modernisation de l’état civil, l’Office national d’identification, l’Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC) ainsi que le projet WURI Burkina.
Selon les membres de la mission, ces différentes visites ont permis de recueillir des recommandations concrètes sur les procédures de délivrance de documents authentiques et sur les mécanismes permettant de limiter les risques de fraude documentaire.
L’état civil moderne : Nouveau pilier de la gouvernance et de la sécurité au Niger
Au-delà de la coopération bilatérale, cette mission traduit une évolution profonde des priorités des États sahéliens. Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, la mobilité des populations et la digitalisation des services publics, disposer d’un système national d’identification performant devient un levier essentiel de gouvernance.
Pour le Niger, l’enjeu dépasse la simple délivrance de cartes biométriques. Il s’agit de construire une infrastructure capable de renforcer l’état civil, de sécuriser les transactions administratives, de faciliter l’accès aux services publics et d’améliorer la planification des politiques publiques.
En choisissant de capitaliser sur l’expérience burkinabè, Niamey affiche ainsi sa volonté d’accélérer la modernisation de son administration et de poser les bases d’une identité numérique robuste, appelée à devenir l’un des fondements de l’action publique dans les années à venir.
MARADI (CAPITALE ÉCONOMIQUE), 3 août 2026 — L’enthousiasme populaire était à son comble en ce lundi 3 août 2026 dans la vaste cité de Maradi. Pour célébrer la refondation symbolique de la journée du 3 août — désormais consacrée aux Martyrs de la Colonisation et à la Lutte contre la Désertification —, le Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a effectué un déplacement mémorable au cœur du bassin agricole du pays.
Un accueil triomphal du Chef de l’État dans la région de Maradi
Dès l’atterrissage de l’appareil présidentiel sur le tarmac de l’aéroport international de Maradi, la haute hiérarchie militaire, le corps préfectoral, ainsi que les dignitaires coutumiers et les guides spirituels du secteur se sont alignés pour saluer le premier magistrat de la Nation.
Ensuite, après le cérémonial d’usage et la revue des troupes, la caravane présidentielle a mis le cap sur la localité de Chadakori. Tout au long de cet itinéraire rural, une foule immense, en liesse, s’est amassée sur les bas-côtés. Acclamations passionnées, chants patriotiques et danses traditionnelles ont rythmé le passage du cortège, témoignant de l’attachement indéfectible des masses paysannes envers les orientations suprêmes de la République.
Chadakori : Théâtre de la résistance patriotique et du renouveau vert
Arrivé au point de rassemblement de Chadakori, le Président de la République a de nouveau reçu les honneurs des gardes d’honneur avant de prendre place à la tribune officielle. Par la suite, c’est sur ce terrain emblématique qu’a eu lieu, de manière solennelle, le coup d’envoi des opérations de mise en terre des jeunes plants.
Ainsi, cette journée du 3 août franchit une étape politique décisive : elle ne se réduit plus à une commémoration institutionnelle de l’indépendance de 1960 ni à un simple geste écologiste. Elle fusionne désormais le devoir de mémoire envers les héros tombés sous le joug colonial et le combat quotidien contre l’avancée des sables et le déboisement.
La nouvelle portée symbolique du 3 août : entre mémoire historique et souveraineté écologique
En associant la mémoire des martyrs au combat environnemental, le pouvoir central réaffirme la souveraineté totale du Niger sur son histoire et sur ses ressources naturelles. Reboiser la terre nigérienne devient ainsi un acte de résistance nationale et de dignité retrouvée.
Enfin, sous la conduite énergique du Général Tiani, le peuple de la région de Maradi a prouvé avec éclat qu’il restait le rempart inexpugnable de la Patrie et le pionnier du redressement national.
NIAMEY, 3 août 2026 — Un vent de ferveur patriotique et d’engagement écologiste a balayé la capitale de la République ce lundi 3 août 2026. À l’occasion de la traditionnelle Journée nationale de l’Arbre, les plus hautes autorités du pays, la hiérarchie militaire et les masses populaires se sont rassemblées au cœur de la Ceinture Verte de l’Arrondissement communal Niamey IV pour poser un acte fondateur de la Refondation nationale.
Un front uni des autorités et du peuple contre la désertification
C’est sous une bannière résolument combattante que s’est ouverte cette édition, placée sous le mot d’ordre hautement stratégique : « La restauration des bases productives, pilier de la Refondation ».
Ainsi, pour concrétiser cette grande offensive contre l’avancée du désert et l’aridité, le Premier ministre, Son Excellence Ali Mahamane Lamine Zeine, était entouré du Général de division Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur, du gouverneur de la région de Niamey, ainsi que du premier magistrat de la cité, le Colonel Boubacar Soumana Garanké, administrateur délégué de la Ville.
Flanqués des vaillantes brigades des Sentinelles Patriotes Nigériennes et des militants de l’ONG Garkuwa, les dirigeants ont mis la main à la terre pour planter de jeunes pousses, symboles de l’autosuffisance et du renouveau national.
Un siècle d’histoire célébré par la restauration de l’environnement
Cette grande opération de reboisement prend une résonance toute particulière cette année, alors que la capitale célèbre avec fierté un siècle d’existence sous la devise : « Niamey, 100 ans d’histoire, de résilience et d’avenir ».
De plus, prenant la parole sur le terrain des opérations, l’autorité communale a rappelé que chaque pousse enfoncée dans le sol nourricier constitue un rempart inexpugnable contre les crises climatiques. En s’inscrivant scrupuleusement dans l’axe prioritaire dédié à la protection de la nature de son plan stratégique, la municipalité réaffirme son ambition de transformer le visage de la capitale et de garantir la santé publique des générations futures.
Une obligation citoyenne et écologique au service du développement durable
Enfin, les responsables ont lancé un appel vibrant à l’endroit de chaque Nigérien pour que l’effort de reboisement ne s’arrête pas aux frontières du site officiel. Entretenir l’arbre planté, préserver le couvert végétal et assainir son environnement immédiat constituent désormais les devoirs cardinaux de tout citoyen soucieux de la grandeur du Niger.
En conjuguant mémoire historique et souveraineté écologique, Niamey prouve une fois de plus que le combat pour la patrie passe aussi par la conquête verte du sol national.
MARADI (RÉGION DE MARADI), 3 août 2026 — C’est dans une atmosphère de ferveur populaire et d’unité nationale que s’est tenue, le samedi 1ᵉʳ août 2026, la cérémonie de pose de la première pierre de la grande artère reliant le cœur marchand du pays à la cité historique de Zinder. Sous l’impulsion souveraine des plus hautes autorités de l’État, le Premier ministre, Son Excellence Ali Mahaman Lamine Zeine, a donné le signal du départ pour la transformation radicale de cet itinéraire capital.
Un ruban d’asphalte pour faire battre le cœur de l’économie nationale
La réfection intégrale des 234 kilomètres séparant Maradi de Zinder ne constitue pas un simple chantier public : c’est l’ossature même des échanges interrégionaux et transfrontaliers qui fait l’objet d’une modernisation de grande envergure.
Par ailleurs, prenant la parole devant une assemblée dense de notables, de cadres territoriaux et de citoyens enthousiastes, le ministre de l’Équipement et des Infrastructures, le Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou, a souligné la portée hautement stratégique de l’ouvrage. Sous la conduite éclairée du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ce projet ambitieux vise à désenclaver les bassins de production et à fluidifier le transit des marchandises vers la République sœur du Nigeria.
Une vision globale intègrant des infrastructures socio-économiques
Fruit de l’effort national, appuyé par le partenaire institutionnel de la Banque mondiale via le Projet d’Intégration et de Connectivité du Sud Niger (PICSN), les travaux s’étendent bien au-delà de la seule plateforme routière.
Fidèle aux orientations du Gouvernement pour un développement équitable, le programme englobe également un ensemble d’infrastructures sociales de proximité :
Aménagement de voies secondaires pour desservir les campagnes.
Construction d’ouvrages hydrauliques et de forages pour l’approvisionnement en eau potable.
Érection de complexes scolaires et de dispensaires de santé intégrés tout au long du tracé.
Mobilisation générale, rigueur d’exécution et création d’emplois locaux
En outre, devant les constructeurs et techniciens retenus pour ce défi technique, le ministre a fait preuve d’une fermeté toute militaire : respect scrupuleux du cahier des charges, haute qualité des matériaux, ponctualité des livraisons et priorité absolue accordée à l’embauche des jeunes des localités traversées.
De son côté, la population a été appelée à faire preuve d’un civisme exemplaire afin de protéger ce patrimoine commun contre toute dégradation. Ainsi, en concrétisant le lancement de ce chantier d’envergure, le Chef du Gouvernement pose les jalons d’un Niger interconnecté, maître de son destin et résolument engagé sur la voie du progrès social.
Niamey, le 31 juillet 2026 — Les salons feutrés du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire ont servi de cadre, ce vendredi matin, à un ballet diplomatique de haute volée. Dans la plus pure tradition républicaine, le Ministre d’État, le Général de Division Mohamed Toumba, a reçu, avec les honneurs dus à son rang, Son Excellence Özgür Arslan, nouvellement accrédité en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Türkiye auprès de notre nation.
Cette rencontre, qui s’inscrit dans le protocole habituel des prises de contact, a rapidement pris des allures de séance de travail approfondie. Signe du caractère éminemment pragmatique de cette mission, le diplomate turc n’a pas fait le déplacement seul : il était également accompagné du coordonnateur en chef de la TIKA, l’institution étatique d’Ankara chargée de la coopération technique et du développement.
Durant près d’un tour d’horloge, les deux personnalités ont passé au peigne fin la vitalité de l’axe Niger-Türkiye. De part et d’autre, le constat dressé est sans appel : les relations bilatérales traversent une période faste, marquée par une entente cordiale et une vision partagée du développement endogène.
À cet égard, il convient de souligner que le partenariat qui lie le peuple nigérien à la nation turque ne se cantonne pas aux simples déclarations d’intention. Il s’incarne aujourd’hui par un dynamisme concret sur le terrain. Sur le front stratégique de la défense et de la sécurité, les échanges de bons procédés constituent un rempart solide pour la sauvegarde de notre souveraineté.
Par ailleurs, l’offensive de charme turque s’illustre également dans les secteurs vitaux du progrès social. De la construction d’infrastructures de santé publique à l’appui structurel dans l’éducation nationale, en passant par les vastes programmes de relance de notre agriculture et la formation technique de nos jeunes cadres, la coopération s’avère aussi dense que fructueuse.
Enfin, à l’issue de cette audience, c’est par une poignée de main chaleureuse, symbole d’une fraternité agissante, que le Général de Division Mohamed Toumba a raccompagné son illustre hôte. Une manière d’indiquer que la République compte bien capitaliser sur cette alliance stratégique pour les décennies à venir.