Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 2 sur 282

UNIV-EXPO 2026 : Le salon d’orientation s’ouvre à Niamey

NIAMEY, 31 juillet 2026 — Le baccalauréat ouvre une porte, mais ne dit pas toujours quelle direction prendre. Pour des milliers de jeunes Nigériens, l’obtention du diplôme marque ainsi le début d’une autre épreuve : choisir une formation, identifier une filière porteuse et éviter que l’orientation ne devienne un choix par défaut.

C’est dans cet espace d’incertitude que l’UNIV-EXPO 2026 entend trouver sa place. La deuxième édition du Salon international d’information et d’orientation des nouveaux bacheliers s’est ouverte vendredi 31 juillet à Niamey, sous l’impulsion de l’Agence FAIDA Consulting, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique.

Mais derrière les stands d’universités et les présentations de formations, l’enjeu dépasse largement la découverte de quelques établissements. Le Niger cherche à mieux rapprocher les aspirations de sa jeunesse des besoins de son économie.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Le diplôme ne suffit plus

Pour le nouveau bachelier, la question n’est désormais plus seulement de poursuivre ses études. Il faut savoir lesquelles. Droit, sciences, technologie, économie, ingénierie, formations professionnelles ou autres parcours spécialisés : l’éventail des possibilités peut rapidement transformer la liberté de choix en véritable casse-tête. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saidou, l’a placé au cœur de son intervention inaugurale.

Selon lui, l’orientation post-baccalauréat ne doit pas se réduire à une formalité administrative. Elle doit permettre au jeune de confronter ses aptitudes, ses ambitions et les perspectives offertes par le marché du travail aux priorités de développement du pays. Autrement dit, le bon choix de filière devient une question de stratégie nationale.

Une boussole pour les nouveaux étudiants

L’UNIV-EXPO veut précisément jouer ce rôle de boussole. Durant le salon, les nouveaux bacheliers peuvent découvrir les parcours proposés par différentes universités et grandes écoles, mais aussi échanger avec des acteurs susceptibles de les aider à comprendre les possibilités qui s’offrent à eux.

La directrice générale de FAIDA Consulting a invité les jeunes à suivre attentivement les présentations et à exploiter les informations disponibles. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la première édition, dont les organisateurs disent avoir tiré des résultats encourageants.

Le pari consiste désormais à transformer cette expérience en un rendez-vous capable de répondre à une demande croissante d’informations au moment où les jeunes doivent prendre des décisions qui peuvent peser sur plusieurs années de leur vie.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Le gouverneur appelle à ne pas choisir au hasard

Présent à l’ouverture, le gouverneur de la région de Niamey, le général de division Assoumane Abdou Harouna, a, lui aussi, insisté sur la responsabilité qui accompagne cette étape. Son appel aux nouveaux bacheliers tient en une idée : choisir avec discernement.

Dans un contexte où certaines filières peuvent attirer davantage de candidats que d’autres, l’orientation doit éviter les décisions dictées uniquement par l’effet de mode, les préférences de l’entourage ou la méconnaissance des débouchés. Pour les jeunes, le salon offre donc l’occasion de comparer, questionner et surtout de comprendre avant de s’inscrire.

Former les compétences dont le Niger aura besoin

Le gouvernement entend donner à cette problématique une portée plus large. Lors du lancement, le professeur Mamadou Saidou a replacé l’orientation dans la transformation du système éducatif et dans la valorisation du capital humain.

Cette vision repose sur un principe simple : un pays ne construit pas son avenir uniquement avec des infrastructures ou des investissements ; il le construit aussi avec les compétences de sa jeunesse. Le choix des formations devient dès lors une composante de la politique de développement.

Le ministre a réaffirmé la disponibilité des autorités à soutenir les initiatives et partenariats susceptibles de contribuer à la formation des compétences appelées à participer au développement du pays. Cette orientation s’inscrit dans les priorités affichées par les autorités nigériennes, sous la conduite du président de la République, chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Des stands pour passer de l’information au choix

Après la cérémonie officielle, le professeur Mamadou Saidou a parcouru les différents espaces d’exposition. Universités, grandes écoles et partenaires ont présenté leurs offres et leurs dispositifs aux visiteurs. La scène peut sembler classique. Pourtant, elle répond à une difficulté très concrète : permettre au futur étudiant de passer d’une connaissance générale des études supérieures à une décision plus construite.

Car entre obtenir le bac et réussir son entrée dans l’enseignement supérieur, il existe une étape souvent sous-estimée : savoir où aller et pourquoi. C’est cette étape que l’UNIV-EXPO veut désormais mieux encadrer.

Le véritable défi commence après le salon

La deuxième édition s’ouvre alors que le Niger cherche à renforcer son capital humain et à préparer une nouvelle génération de compétences.Pour les organisateurs comme pour les autorités, l’enjeu ne sera toutefois pas uniquement de remplir les stands ou d’informer les visiteurs pendant quelques jours.

Le véritable résultat se mesurera plus tard : dans les choix opérés par les nouveaux bacheliers, leur capacité à réussir leurs parcours et, à terme, dans leur insertion dans la vie professionnelle. L’orientation réussie ne se reconnaît pas au nombre de brochures distribuées, mais au nombre de jeunes qui trouvent leur voie.

À Niamey, l’UNIV-EXPO 2026 ouvre ainsi une réflexion qui dépasse le simple calendrier universitaire. Elle pose une question centrale pour le Niger : comment transformer chaque nouveau bachelier en une compétence utile à lui-même et au pays ?

La réponse se construira peut-être dans une salle de conférence, devant un stand universitaire ou au détour d’un échange avec un conseiller. Mais elle se vérifiera surtout plusieurs années plus tard, lorsque ces jeunes diplômés entreront à leur tour dans l’économie nigérienne.

Forum Investir au Niger 2026 : Le comité d’organisation officiel installé

Le gouvernement nigérien a franchi une étape clé dans l’organisation du Forum « Investir au Niger », prévu du 24 au 26 novembre 2026 : il a officiellement installé le comité chargé d’en piloter les préparatifs, lui confiant la mission de transformer l’événement en vitrine du potentiel économique du pays auprès des investisseurs nationaux et internationaux.

Le compte à rebours est désormais officiellement lancé. À Niamey, les autorités ont installé le comité ad hoc chargé de préparer le Forum international « Investir au Niger », programmé du 24 au 26 novembre 2026. Devant les membres de ce comité fraîchement constitué, le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Seydou, a d’emblée insisté sur la portée de ce rendez-vous pour l’avenir économique du pays.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Le forum se veut avant tout une plateforme de mise en lumière des opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs clés du développement national. Selon le ministre, le Niger dispose d’un potentiel économique considérable, qu’il appartient désormais aux autorités de valoriser en créant les conditions propices pour rassurer, séduire et accompagner les capitaux nationaux et internationaux.

“Le Niger dispose d’un potentiel économique immense ; il revient aux autorités de créer les conditions pour rassurer, séduire et accompagner les investissements.” M. Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce et de l’Industrie

Un impératif de rigueur et de synergie

Le ministre a par la suite exhorté les membres du comité au professionnalisme, au respect rigoureux des délais et à une synergie parfaite entre les différents acteurs impliqués. Un mot d’ordre destiné à garantir le succès d’un événement dont l’ambition dépasse le seul cadre national : le forum doit en effet accueillir plusieurs pays invités d’honneur, parmi lesquels la Turquie, la Chine et la Russie, aux côtés d’invités spéciaux venus du continent et au-delà.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Une mobilisation diplomatique large

Aux côtés des pays invités d’honneur figureront des délégations du Burkina Faso et du Mali, partenaires du Niger au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), ainsi que du Togo, du Ghana, du Tchad, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye, de l’Inde et de l’Arabie saoudite.

Quatre sous-commissions pour un pilotage structuré

Le comité ad hoc rassemble des experts issus des ministères sectoriels ainsi que de plusieurs corps professionnels. Il est organisé en quatre sous-commissions, chacune investie d’un mandat spécifique :

  • Scientifique

  • Logistique, exposition, protocole et sécurité

  • Communication et coordination institutionnelle

  • Partenariats, sponsoring, mobilisation des ressources et suivi du forum

La mission confiée à ce comité est vaste : définir la stratégie organisationnelle de l’événement, élaborer le programme des travaux, sélectionner les projets bancables à présenter aux investisseurs, et assurer la promotion ainsi que la visibilité du forum à l’échelle nationale et internationale.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Repositionner le Niger comme destination d’investissement

Au-delà de l’organisation logistique, cette initiative s’inscrit dans une volonté politique plus large. Les autorités de la Refondation entendent redynamiser l’économie nationale et positionner le Niger comme une destination stratégique et privilégiée pour les capitaux privés, régionaux et internationaux. Le forum « Investir au Niger » apparaît ainsi comme l’un des instruments diplomatico-économiques de cette ambition, à l’heure où plusieurs pays de la région cherchent à diversifier leurs partenariats économiques.

Reste désormais à ce comité fraîchement installé de transformer, en un peu plus de quatre mois, ce cahier des charges ambitieux en un événement à la hauteur des attentes affichées par le gouvernement.

SENUMA 2026 : Le Niger au cœur de la coopération numérique de l’AES

BAMAKO, 31 juillet 2026 — Le numérique s’installe progressivement au cœur des échanges entre les pays du Sahel. À Bamako, le Niger prend part à la quatrième édition de la Semaine du Numérique du Mali (SENUMA), ouverte le 28 juillet et prévue jusqu’au 1er août 2026.

Cette rencontre, placée sous le thème « L’écosystème du numérique au Mali : état des lieux, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie », réunit plusieurs acteurs autour des mutations que connaissent les administrations, les entreprises et les services destinés aux populations.

La présence nigérienne ne relève pas du simple échange de courtoisie. Le Niger et le Mali entendent, dans le cadre de leur coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), rapprocher leurs expériences dans un domaine devenu stratégique pour le développement et la souveraineté des États.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Une délégation venue de plusieurs secteurs

Pour cette quatrième édition, le Niger figure, avec le Burkina Faso, parmi les pays invités d’honneur. Sa délégation rassemble plusieurs structures directement engagées dans la politique numérique nationale.

Le Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, l’Agence Nationale pour la Société de l’Information (ANSI), l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP), Niger Poste ainsi que l’École Supérieure des Communications Électroniques et de la Poste (ESCEP-Niger) sont représentés à Bamako.

Cette composition traduit la volonté de faire de la coopération numérique une affaire qui dépasse les seuls départements ministériels. Régulation, formation, infrastructures et services numériques se trouvent ainsi réunis autour d’un même cadre d’échanges.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
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L’expérience sahélienne en partage

Au fil des travaux, la participation nigérienne offre surtout l’occasion de confronter les expériences et les méthodes développées de part et d’autre. Dans un espace sahélien confronté à des contraintes économiques, administratives et sécuritaires particulières, la maîtrise des outils numériques apparaît désormais comme un levier important de modernisation.

Dès lors, les échanges de Bamako prennent une dimension régionale. Ils permettent aux participants de réfléchir aux moyens de rapprocher les pratiques, de consolider les compétences et de favoriser des solutions adaptées aux réalités des États de l’AES.

Pour le Niger, cette présence constitue également une occasion de présenter son expérience et de tirer profit des initiatives développées au Mali et dans les autres pays participants.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
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Vers une coopération numérique plus étroite

La Semaine du Numérique du Mali intervient ainsi à un moment où les États sahéliens cherchent à renforcer leurs capacités propres dans le domaine technologique. Au-delà des discours et des rencontres, l’enjeu demeure concret : faire du numérique un instrument utile à l’administration, aux entreprises et, surtout, aux citoyens.

À Bamako, le Niger entend donc contribuer à cette réflexion collective, avec l’ambition de renforcer les échanges régionaux et de favoriser une transformation numérique davantage adaptée aux besoins des populations. La quatrième édition de la SENUMA doit s’achever le 1er août. Elle aura, pendant plusieurs jours, placé le numérique au centre d’une coopération sahélienne appelée à prendre de nouvelles formes.

Niger – BOAD : 60,6 milliards FCFA pour l’agriculture et l’énergie

NIAMEY, 29 juillet 2026 — Deux chèques, deux secteurs, une même ambition. Au Niger, l’agriculture et l’électricité viennent de recevoir un nouveau souffle financier qui pourrait peser dans la stratégie de transformation économique du pays. Mardi 28juillet 2026 à Niamey, le gouvernement et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) ont engagé 60,6 milliards de FCFA sur deux chantiers considérés comme déterminants : produire davantage sur les terres irriguées et augmenter la capacité nationale de production électrique.

La scène était officielle. Son enjeu, lui, est profondément économique. En présence du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, le président de la BOAD, Serge Ekue, a présidé la signature de deux conventions de financement. Derrière les montants, le gouvernement nigérien cherche à s’attaquer à deux contraintes qui peuvent ralentir l’ensemble de l’économie : la capacité à produire suffisamment de nourriture et celle à disposer d’une énergie abondante pour transformer, entreprendre et industrialiser.

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30 milliards pour changer d’échelle dans l’agriculture

Premier volet : 30 milliards de FCFA destinés à l’Office national des aménagements hydro-agricoles (ONAHA). Le financement doit permettre à l’organisme de renforcer ses moyens en équipements afin d’accompagner le programme national de grande irrigation.

Le choix n’est pas anodin. Dans un pays où l’agriculture occupe une place centrale dans l’activité économique, l’irrigation permet de réduire la dépendance à une production directement exposée aux aléas climatiques. Elle ouvre surtout la possibilité de mieux maîtriser les cycles de production et d’accroître les superficies effectivement exploitées.

Le pari consiste donc à passer d’une agriculture qui subit davantage les contraintes naturelles à une agriculture capable de mieux contrôler son potentiel productif.

Les équipements financés doivent contribuer à cette montée en puissance. Mais l’objectif affiché ne s’arrête pas à la production brute. Le gouvernement entend également soutenir la transformation des produits agro-sylvo-pastoraux, avec l’idée de conserver davantage de valeur sur le territoire. Produire plus est une première étape. Transformer davantage localement en est une autre.

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30,6 milliards pour desserrer l’étau énergétique

Le second financement vise un autre verrou : l’électricité. La convention conclue avec la NIGELEC mobilise 30,6 milliards de FCFA pour développer un projet énergétique de 23 mégawatts destiné à accroître la production nationale. Là encore, le chiffre mérite d’être regardé au-delà de son apparente technicité. Chaque mégawatt supplémentaire peut avoir un effet sur la capacité d’une économie à fonctionner, produire et investir.

L’énergie alimente les entreprises, les unités de transformation, les services et les infrastructures. Elle conditionne aussi la capacité d’un pays à développer une industrie locale. Dans cette perspective, le projet de 23 MW s’inscrit dans une équation plus large : renforcer la production nationale pour accompagner les ambitions économiques du Niger. Le ministre de l’Économie et des Finances, Laouali Abdou Rafa, a placé ces investissements dans le cadre du Programme de Refondation de la République 2025-2029.

Agriculture et énergie : deux leviers d’une même stratégie

Pris séparément, les deux projets répondent à des besoins distincts. Mis ensemble, ils racontent toutefois une stratégie cohérente. L’agriculture produit la matière première. L’énergie permet de la conserver, de la transformer et de faire fonctionner les chaînes de valeur.

C’est à ce niveau que les 60,6 milliards de FCFA prennent une portée supérieure à celle de deux opérations financières. Le financement de l’ONAHA vise la capacité productive des terres. Celui de la NIGELEC doit renforcer l’offre énergétique. Entre les deux se trouve le projet d’une économie capable de produire davantage, de transformer davantage et, à terme, de dépendre moins de l’extérieur pour satisfaire certains de ses besoins essentiels.

Le gouvernement veut notamment améliorer la sécurité alimentaire, renforcer l’offre énergétique, soutenir la transformation des produits agro-sylvo-pastoraux et stimuler le développement industriel.

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À Niamey, la BOAD accompagne le virage de la souveraineté

La signature des conventions n’était pas le seul rendez-vous de Serge Ekue à Niamey. Le président de la BOAD a également été reçu par le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Les discussions ont porté sur plusieurs priorités nationales : sécurité alimentaire, agriculture, infrastructures et énergie. Cette séquence politique donne une profondeur supplémentaire aux accords financiers.

Car le sujet énergétique, en particulier, est désormais présenté comme un levier stratégique de la souveraineté du Niger. Dans cette lecture, accroître la production nationale d’électricité ne relève plus uniquement d’une politique sectorielle. Il s’agit également de renforcer la capacité du pays à maîtriser les conditions de son développement.

La même logique apparaît dans le domaine agricole. Un pays qui veut consolider sa souveraineté doit pouvoir sécuriser son alimentation, mais aussi disposer des moyens énergétiques nécessaires à la transformation de ses ressources.

Le vrai défi commence après la signature.

Les conventions sont signées. Les financements sont annoncés. Mais le véritable test commence maintenant. Il faudra convertir les 30 milliards destinés à l’ONAHA en équipements opérationnels et en capacités d’irrigation effectivement productives. Il faudra également transformer les 30,6 milliards consacrés à la NIGELEC en capacité électrique supplémentaire.

Autrement dit, l’enjeu ne sera plus le montant des financements, mais leur rendement économique et social. Pour l’agriculture, la question sera celle de la productivité, de la régularité de la production et de la capacité à créer des chaînes de transformation. Pour l’énergie, elle concernera la réalisation effective du projet de 23 MW et sa contribution à l’amélioration de l’offre nationale. C’est cette traduction concrète qui permettra de mesurer la portée des accords.

Le financement comme instrument de transformation

Avec ces deux conventions, la BOAD et le gouvernement nigérien donnent une forme financière à une ambition politique : faire de la production nationale un pilier de la Refondation. Le choix des secteurs est révélateur. Ici, l’argent ne vise pas seulement à financer des infrastructures ; il cherche à renforcer les capacités productives du pays. À terme, le calcul est simple : davantage de terres aménagées et équipées, davantage de production agricole ; davantage d’électricité disponible, davantage de possibilités pour les entreprises et l’industrie.

Entre ces deux objectifs se dessine une même trajectoire : construire une économie moins vulnérable aux ruptures extérieures et davantage capable de valoriser ses propres ressources. Les 60,6 milliards de FCFA annoncés à Niamey ne constituent donc pas, à eux seuls, une révolution économique. Mais ils ciblent deux fondations essentielles de celle-ci.

Au Niger, le nouveau front de la souveraineté se joue désormais autant dans les champs irrigués que dans les centrales électriques.

Niger : Dr Élisabeth Shérif présente la réforme éducative au CCR

NIAMEY, 29 juillet 2026 — Une réforme de l’école ne se mesure pas uniquement au nombre de salles de classe construites ou d’enseignants recrutés. Elle se juge aussi à la capacité d’un système éducatif à former une génération capable de répondre aux besoins d’un pays en transformation. Au Niger, cette équation s’est retrouvée au centre des échanges, mercredi 29 juillet, lors de la première session ordinaire de l’année 2026 du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR).

Face aux conseillers, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, a présenté l’état d’avancement des principales réformes engagées dans son secteur. Mais derrière cette communication institutionnelle se dessine une question plus vaste : quel système éducatif le Niger veut-il construire pour accompagner la Refondation du pays ?

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Changer l’école pour changer le pays

L’éducation constitue l’un des secteurs où les ambitions de transformation se confrontent directement aux réalités quotidiennes. Dans les établissements, la question se pose en termes d’accès aux apprentissages, de qualité de l’enseignement, de disponibilité des enseignants et d’adaptation des programmes. À l’échelle nationale, elle touche également à l’alphabétisation, à la transmission des savoirs et à la place accordée aux langues nationales.

C’est précisément sur cette chaîne de transformation que la ministre a articulé son intervention devant les conseillers du CCR. Son exposé a porté sur plusieurs volets : réformes institutionnelles, gouvernance du système éducatif, accès à l’éducation, qualité des enseignements et des apprentissages, mais également alphabétisation et promotion des langues nationales.

Le choix de ces priorités traduit une volonté de ne pas réduire la réforme éducative à une simple question d’infrastructures. Il s’agit plutôt de revoir les mécanismes qui permettent à l’école de remplir sa mission, depuis la gouvernance jusqu’à la transmission des connaissances.

L’accès ne suffit plus

Le premier défi reste celui de l’accès. Permettre à davantage d’enfants et de jeunes d’entrer dans le système éducatif constitue une étape fondamentale. Cependant, l’élargissement de l’accès pose immédiatement une seconde exigence : garantir à ceux qui y entrent une éducation de qualité.

C’est là que la réforme change d’échelle. Une école plus accessible mais incapable d’assurer des apprentissages solides ne répondrait que partiellement aux ambitions affichées. À l’inverse, l’amélioration de la qualité sans réponse suffisante à la question de l’accès risquerait de laisser une partie de la population en dehors du système.

Le véritable défi consiste donc à faire avancer les deux fronts simultanément. La communication présentée devant le CCR a précisément permis de mettre en perspective les actions déjà engagées, les résultats obtenus et les difficultés qui subsistent.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

La bataille silencieuse de l’alphabétisation

À côté de l’enseignement scolaire classique, l’alphabétisation occupe également une place significative dans cette architecture. La question dépasse largement l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Elle renvoie à l’accès aux connaissances, à l’autonomie des populations et à leur capacité à participer pleinement à la vie économique et sociale. Dans cette perspective, la promotion des langues nationales ajoute une autre dimension à la réforme.

L’enjeu est aussi culturel : il s’agit de penser une école capable de transmettre les savoirs tout en prenant en compte les réalités linguistiques du pays. La politique éducative se retrouve ainsi à la croisée de plusieurs objectifs : instruire, transmettre, inclure et préparer les citoyens aux mutations de la société.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Le CCR face aux résultats et aux défis

La présence de la ministre devant les conseillers du CCR intervient également à un moment où les politiques publiques sont appelées à être confrontées à leurs résultats. Élisabeth Shérif a présenté les actions déjà réalisées, les acquis enregistrés, mais aussi les défis auxquels le secteur reste confronté.

Cette approche donne à la session une portée particulière. Elle ne consiste pas uniquement à exposer les orientations du gouvernement. Elle permet également de mettre les réformes à l’épreuve des réalités du terrain et d’examiner les perspectives envisagées pour la suite.

Autrement dit, la question n’est plus seulement de savoir quelles réformes ont été annoncées, mais jusqu’où elles peuvent transformer concrètement le système éducatif.

Une école à la mesure des ambitions de la Refondation

La réforme éducative apparaît ainsi comme un chantier de long terme. Elle engage la gouvernance du secteur, la formation et l’accompagnement des enseignants, les conditions d’apprentissage, l’accès aux savoirs, l’alphabétisation et la valorisation des langues nationales.

Elle touche surtout à une ressource dont les effets ne se mesurent pas immédiatement : le capital humain. Un système éducatif performant ne produit pas seulement des diplômés. Il contribue à former des compétences, à renforcer la cohésion sociale et à préparer les générations futures à participer au développement du pays.

C’est pourquoi les perspectives présentées devant le CCR prennent une dimension qui dépasse le seul ministère de l’Éducation nationale.

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© Ministère de l’Education Nationale Officiel

La Refondation se joue aussi dans les salles de classe.

Car si les transformations institutionnelles peuvent être décidées rapidement, leur traduction dans les parcours scolaires demande davantage de temps, de constance et d’évaluation.

Le rendez-vous du 29 juillet aura donc permis de placer l’éducation au cœur d’une réflexion plus large sur l’avenir du Niger. Reste désormais le passage le plus exigeant : transformer les orientations en résultats durables et faire en sorte que chaque réforme annoncée puisse, à terme, se mesurer dans le quotidien des élèves, des enseignants et des familles. Au bout du compte, la réussite de la Refondation pourrait aussi se lire dans la qualité de l’école qu’elle aura réussi à construire.

Niger : Le CCR et l’OIM renforcent leur partenariat

Le Dr Mamoudou Harouna Djingarey et la mission de l’OIM harmonisent leurs visions pour la souveraineté et le développement national.

NIAMEY, 29 juillet 2026 — C’est sous le signe de l’alignement stratégique et de la dignité retrouvée que se sont ouverts, dans les salons d’honneur du Conseil Consultatif de la Refondation, des pourparlers de haute volée diplomatique. En mission de prospection dans notre capitale, la haute diplomatie de l’Organisation internationale pour les migrations a été reçue avec tous les égards dus à son rang par le Président de l’institution citoyenne.

Aux côtés du Dr Mamoudou Harouna Djingarey, une impressionnante délégation de hauts responsables de la nation — au premier rang desquels figurent les universitaires et experts présidant les commissions chargées du développement durable et de la justice — a pris part à ces échanges d’orientation. Les débats ont permis de repenser globalement la trajectoire de la dynamique migratoire régionale.

« Aucune assistance extérieure ne saurait s’écarter des lignes directrices tracées souverainement par le peuple nigérien pour sa propre refondation. »

Conseil Consultatif de la Refondation DU Niger
© Conseil Consultatif de la Refondation DU Niger

Une coopération réorientée vers les priorités de la Nation

Loin des habituelles rencontres protocolaires, la séance s’est focalisée sur des axes névralgiques : l’ancrage des mécanismes de soutien à l’essor national, la consolidation des structures d’accueil et le rôle déterminant que doivent jouer les compétences de l’extérieur au profit de la Patrie.

À cet égard, les participants ont placé le grand rendez-vous des forces vives de la diaspora et les orientations stratégiques du Programme de Résilience au centre des priorités d’action. L’émissaire internationale a formellement acté le respect des décisions patriotiques nigériennes, promettant une synergie d’action recentrée sur l’intérêt exclusif de nos populations.

En réaffirmant la primauté du respect mutuel dans toute démarche partenariale, le Conseil Consultatif démontre une fois de plus que la Refondation en marche sait allier ouverture diplomatique et défense inflexible de l’intérêt national.

Conseil Consultatif de la Refondation DU Niger
© Conseil Consultatif de la Refondation DU Niger

Zinder : 228 candidats en compétition pour intégrer le prestigieux Prytanée Militaire

Le Colonel Massalatchi Mahaman Sani lance solennellement le concours d’admission au sein de la cité pédagogique de l’ENI.

ZINDER, 29 juillet 2026 — C’est dans une atmosphère empreinte de gravité et de ferveur républicaine que les salles de classe de l’École Normale d’Instituteurs de la capitale du Damagaram se sont transformées, ce mercredi matin, en un haut lieu de sélection d’élite. En effet, les épreuves écrites d’accès à la prestigieuse académie militaire du Prytanée ont officiellement pris leur envol sous l’égide directe de l’autorité régionale.

Ainsi, sous un silence monacal, deux cent vingt-huit jeunes élèves d’exception, méticuleusement répartis à travers huit salles de composition, ont entamé cette compétition intellectuelle d’une exigence redoutable. Toutes et tous aspirent à décrocher le précieux sésame ouvrant les portes de l’institution appelée à forger le haut commandement et les cadres futurs du dispositif sécuritaire de la Patrie.

« La République exige l’excellence, la discipline irréprochable et un dévouement patriotique sans faille dès ces premières feuilles d’examen. »

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Appel à la rigueur et au patriotisme

Présent aux premières heures de la matinée pour superviser le descellement des enveloppes sécurisées, le Gouverneur de Zinder, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, s’est adressé aux prétendants dans un discours aux accents de haute responsabilité républicaine.

S’adressant à cette jeune garde en passe de former la pépinière de nos forces armées, le premier magistrat de la région a souligné la rigueur morale et la détermination dont chacun doit faire preuve. Riches des attentes de toute une collectivité, ces candidats portent en effet l’étendard de l’honneur régional.

En formulant des vœux ardents de réussite à l’endroit des plus méritants, l’autorité régionale a rappelé que l’édification de la souveraineté nationale repose avant tout sur l’élévation des vertus du travail et du don de soi. Toute la région de Zinder retient son souffle, convaincue que ces jeunes talents sauront se hisser à la hauteur des grands destins de la Nation.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Niger : Le Général Mohamed Toumba reçoit la Russie et l’ACTN à Niamey

NIAMEY, 28 juillet 2026 — Un ballet diplomatique et institutionnel d’une intensité particulière a rythmé, en ce début de semaine, les salons d’honneur du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire. Le ministre d’État, le général de division Mohamed Toumba, y a présidé deux rencontres majeures, témoignant de la vitalité des alliances extérieures et de la solidité du socle social nigérien.

En premier lieu, c’est une délégation de haut niveau venue de la Fédération de Russie qui a franchi le perron du cabinet ministériel. Conduit par M. Cleb Igorevich Sverdlov, directeur adjoint de la prestigieuse association « Business Council », ce groupe de travail comprenait également Mme Nataliia Krasovs, figure de proue de la Maison russe au Niger.

En effet, l’intensification des échanges multisectoriels entre Niamey et Moscou confirme la volonté commune d’inscrire le partenariat stratégique dans une dynamique concrète et mutuellement avantageuse.

Au menu des échanges figuraient la consolidation des axes de coopération bilatérale, l’exploration d’opportunités d’investissement économique, ainsi que la promotion des échanges culturels et scientifiques entre les deux nations sœurs. Ainsi, cette audience marque un tournant qualitatif dans l’affermissement des relations stratégiques entre le Niger et ses partenaires internationaux.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

L’alliance sacrée avec les gardiens de la tradition

Par ailleurs, dans le prolongement immédiat de ces pourparlers internationaux, l’agenda du ministre d’État s’est tourné vers les réalités profondes des contrées nigériennes. Le général de division Mohamed Toumba a accordé une audience solennelle au bureau exécutif de l’Association des chefs traditionnels du Niger (ACTN).

Sous la conduite de Son Altesse Ibrahim Oumarou Ibrahim, sultan d’Agadez et président de l’ACTN, les dignitaires de la chefferie coutumière ont dressé un panorama complet des préoccupations de l’heure. Les entretiens ont porté sur la consolidation de la paix sociale, la sécurité des localités rurales et le rôle prépondérant de la chefferie traditionnelle dans l’accompagnement des pouvoirs publics.

Enfin, en réaffirmant l’engagement de la chefferie aux côtés de l’État, cette rencontre solennelle confirme que le pouvoir traditionnel demeure le gardien de la concorde nationale, indispensable à l’édification du Niger nouveau.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Niger : plus de 16 500 dossiers d’agents numérisés, la réforme de la fonction publique progresse

NIAMEY, 28 juillet 2026 – La réforme de l’administration publique franchit une nouvelle étape au Niger. Réuni en première session ordinaire de l’année 2026, le Conseil consultatif de la Refondation (CCR) poursuit ses travaux en consacrant une large place aux transformations engagées dans la gestion des ressources humaines de l’État. À cette occasion, la ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Aïssatou Abdoulaye Tondi, a présenté un état d’avancement des principales réformes conduites par son département.

Les communications, présentées devant les membres du Conseil sous la présidence du Dr Mamoudou Harouna Djingarey, ont porté sur les chantiers destinés à rendre l’administration nigérienne plus performante, plus équitable et davantage adaptée aux exigences de la Refondation.

Ministère de la Fonction Publique du Travail et de l'Emploi
© Ministère de la Fonction Publique du Travail et de l'Emploi

Une réforme globale de l’administration publique

Au cours des échanges, la ministre a détaillé les mesures entreprises pour restructurer le système de gestion des agents de l’État. Les réformes concernent notamment l’harmonisation de la fonction publique, l’amélioration de la gestion des ressources humaines, la modernisation des services administratifs ainsi que les politiques nationales relatives au travail et à l’emploi.

Ces orientations traduisent la volonté des autorités de bâtir une administration capable de répondre plus efficacement aux attentes des usagers tout en garantissant une meilleure gouvernance des ressources humaines.

Ministère de la Fonction Publique du Travail et de l'Emploi
© Ministère de la Fonction Publique du Travail et de l'Emploi

Le numérique au cœur de la transformation

L’un des principaux axes de cette réforme repose sur la digitalisation de l’administration. La ministre a présenté les progrès enregistrés dans le déploiement du Système intégré de gestion des ressources humaines de l’État et de la paie (SIGRHEP), un outil appelé à centraliser et sécuriser la gestion administrative des agents publics.

Les premiers résultats témoignent d’une avancée significative. À ce jour, plus de 16 500 dossiers d’agents ont été numérisés, tandis que 23 000 dossiers ont déjà fait l’objet d’une mise à jour. Parallèlement, plusieurs applications métiers ont été développées afin de renforcer l’efficacité des services administratifs.

À terme, le SIGRHEP assurera la gestion intégrée des ressources humaines et de la paie de près de 200 000 agents publics. Le système accompagnera également le travail d’au moins 150 gestionnaires des ressources humaines et de la paie répartis sur l’ensemble du territoire national.

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Des réformes statutaires et des outils de performance

Au-delà du chantier numérique, le ministère a dressé le bilan de plusieurs réformes institutionnelles engagées ces derniers mois. Parmi les principales avancées figurent l’adoption de nouveaux textes encadrant le statut général de la fonction publique, l’introduction d’outils d’évaluation de la performance individuelle ainsi que la mise en œuvre d’une stratégie de redéploiement des agents de l’État dans les zones concernées par les situations post-crise.

Le département ministériel a également poursuivi l’organisation de concours professionnels, de recrutements directs et le suivi administratif de la carrière de milliers de fonctionnaires.

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Le Conseil examine les défis de la réforme

Les différentes communications ont donné lieu à des échanges entre les membres du Conseil consultatif de la Refondation et les représentants du gouvernement. Les débats ont notamment porté sur les défis liés à la modernisation de l’administration, à la gestion des ressources humaines et à l’amélioration des politiques de l’emploi.

À l’issue de cette séance de travail, les membres du Conseil ont adopté une motion de félicitations à l’endroit des membres du gouvernement ayant présenté l’état d’avancement des réformes.

À travers ces différents chantiers, les autorités nigériennes entendent faire de la modernisation administrative un levier essentiel pour améliorer la qualité du service public, renforcer l’efficacité de l’État et accompagner les objectifs fixés dans le cadre de la Refondation.

Niger : Ouverture de la 2ᵉ édition du Forum de la Diaspora à Niamey

NIAMEY, 28 juillet 2026 – Le Niger entend donner une nouvelle dimension à sa politique de mobilisation des compétences établies à l’étranger. À cet effet, réunis au Centre international de conférences Mahatma Gandhi, les représentants de la diaspora nigérienne, les autorités publiques, les partenaires au développement et les acteurs du secteur privé ont donné, ce jour, le coup d’envoi de la deuxième édition du Forum de la Diaspora Nigérienne. Il s’agit d’un rendez-vous consacré à la participation des Nigériens de l’extérieur à la reconstruction économique et sociale du pays.

Placée sous le Haut Patronage du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, cette rencontre nationale s’inscrit dans la dynamique de la Refondation engagée par les autorités et vise ainsi à faire de la diaspora un acteur de premier plan dans les ambitions de développement du Niger.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération
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Une mobilisation autour du développement national

Pendant deux jours, les travaux du forum réunissent des profils variés : entrepreneurs, universitaires, investisseurs, cadres de l’administration, partenaires techniques et financiers ainsi que représentants des institutions nationales.

En effet, le thème retenu, « Contribution de la diaspora nigérienne au développement économique et social du pays dans le contexte de la Refondation », traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer les passerelles entre les compétences établies hors des frontières et les besoins de développement du pays.

C’est pourquoi, au-delà des échanges institutionnels, les débats portent sur les moyens d’encourager les investissements productifs, de faciliter le transfert de compétences et de promouvoir les initiatives susceptibles d’accélérer la croissance économique.

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Valoriser les compétences nationales à l’étranger

De leur côté, les autorités voient dans la diaspora un réservoir de savoir-faire, d’expertise et de ressources capable d’accompagner les réformes engagées. Le forum offre dès lors un espace de concertation destiné à identifier les mécanismes permettant de mieux intégrer les Nigériens de l’extérieur aux projets nationaux.

Ainsi, les participants privilégient le partage des expériences acquises à l’international, encouragent le développement de partenariats économiques et favorisent la mise en place d’un environnement propice aux investissements de la diaspora.

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Une stratégie tournée vers des résultats concrets

À travers cette deuxième édition, le gouvernement réaffirme de nouveau sa volonté de placer les Nigériens vivant à l’étranger parmi les partenaires stratégiques de la Refondation. L’ambition affichée est notamment de transformer les échanges engagés durant ces assises en projets concrets, créateurs d’emplois, de richesse et d’innovation.

De plus, les recommandations qui émergeront des travaux devraient contribuer à renforcer les mécanismes de coopération entre l’État, le secteur privé et la diaspora, avec pour objectif d’inscrire durablement les compétences nigériennes de l’extérieur dans les politiques de développement du pays.

Dans un contexte où plusieurs États africains misent sur leur diaspora comme levier de croissance, le Niger cherche par ce biais à consolider un partenariat fondé sur l’investissement, le transfert de connaissances et la mobilisation des talents au service d’un développement durable.

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