Niger-Société Archives - Journal du Niger

Niger : Une table ronde à Niamey pour la cohésion sociale

À Niamey, la question n’est plus seulement de contenir les fractures provoquées par les crises, mais de savoir comment les réparer. C’est tout l’enjeu de la table ronde consacrée au renforcement de la cohésion sociale, ouverte ce mardi 11 août 2026 sous l’impulsion du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire.

Pendant longtemps, la réponse aux menaces pesant sur le Niger s’est principalement structurée autour de l’urgence sécuritaire. Mais les crises ont laissé derrière elles d’autres lignes de fracture : déplacements de populations, fragilités économiques, tensions communautaires, accès inégal aux services essentiels et affaiblissement du tissu social. C’est sur ce terrain, moins visible que celui des opérations militaires, que le gouvernement entend désormais agir.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur
Changer de logique : Sécurité, développement et cohésion au sein d’un même effort

La rencontre de Niamey traduit d’abord une inflexion dans la manière d’aborder la stabilité nationale. L’objectif n’est plus de dissocier sécurité, développement et cohésion sociale, mais de les traiter comme les différentes faces d’un même défi.

Dans cette perspective, les représentants de l’État, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile ainsi que les autorités coutumières et religieuses sont appelés à travailler ensemble. Cette convergence répond à un constat : aucun acteur, pris isolément, ne peut répondre à l’ensemble des conséquences des crises qui affectent les communautés.

La sécurité peut ramener le calme, mais elle ne suffit pas à restaurer la confiance. Le développement peut améliorer les conditions de vie, mais il ne règle pas nécessairement les différends communautaires. Quant au dialogue, il rapproche les positions sans disposer, à lui seul, des moyens de transformer les engagements en réalisations. Le véritable défi consiste donc à faire fonctionner ensemble ces différents leviers.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Le financement au cœur de la stratégie : Un fonds commun sous l’égide du PNUD

Derrière les discours sur la paix et le vivre-ensemble se pose une question très concrète : avec quels moyens ? Le gouvernement souhaite franchir un cap en envisageant la création d’un fonds commun multipartenaire consacré à la cohésion sociale, sous l’égide du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

L’idée est de sortir d’une succession d’interventions dispersées pour aller vers un dispositif capable de rassembler les ressources et d’harmoniser les projets. Un tel mécanisme permettrait d’éviter la multiplication de programmes concurrents, trop souvent portés par une pluralité d’acteurs aux méthodes de suivi divergentes.

Mutualiser les ressources suppose toutefois bien plus qu’un compte commun. Cela implique des priorités clairement définies, des mécanismes de contrôle, une répartition transparente des responsabilités et, surtout, la capacité de mesurer les résultats sur le terrain. Car la cohésion sociale ne se décrète pas dans une salle de conférence : elle se mesure dans les villages, les quartiers, les écoles et les marchés, là où les populations apprennent à revivre ensemble.

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Ancrer la paix dans le quotidien et transformer les acquis sécuritaires

Le pari porté à Niamey repose sur une conception élargie de la paix. Il ne s’agit pas uniquement de faire taire les armes, mais de permettre aux personnes déplacées de retrouver des conditions de vie dignes, aux communautés fragilisées de renouer le dialogue et aux citoyens de refaire confiance aux institutions.

C’est ici que la cohésion sociale rejoint directement le développement. Une population qui accède de nouveau aux services publics, à des opportunités économiques et à des mécanismes crédibles de règlement des litiges dispose de plus de ressorts pour résister aux divisions. La stratégie évoquée à Niamey entend justement transformer les acquis sécuritaires en « dividendes » sociaux et économiques. La stabilité ne doit plus être une fin en soi, mais le socle de la reconstruction.

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Valoriser les mécanismes locaux : Chefs traditionnels, solidarité et parenté à plaisanterie

Le Niger ne part pas d’une page blanche. La stratégie s’appuie sur des pratiques sociales profondément enracinées : la solidarité, la parenté à plaisanterie et les mécanismes traditionnels de médiation.

Ces outils constituent un capital social précieux que les politiques publiques cherchent à mieux intégrer. L’enjeu sera de trouver le juste équilibre entre institutions modernes et systèmes traditionnels. Les chefs coutumiers et religieux peuvent jouer un rôle déterminant dans la prévention des tensions, à condition que leur action s’inscrive dans un cadre clair et articulé avec l’État.

Cette approche rapproche la politique de cohésion sociale des réalités du terrain. Car les fractures ne naissent pas dans les capitales : elles émergent au sein des communautés, alimentées par des conflits anciens, le manque de ressources ou les déplacements de populations.

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Passer des discours aux actes : Le défi de l’évaluation sur le terrain

La table ronde de Niamey ouvre une nouvelle séquence et fixe une obligation : transformer les intentions en actions mesurables. Le Programme de la Refondation de la République 2025-2029 fournit le cadre politique de cette démarche ; la rencontre d’aujourd’hui doit lui donner sa traduction opérationnelle.

La réussite de cette politique se jugera à sa capacité à réduire concrètement les fractures sociales. Si le futur fonds commun voit le jour, son efficacité dépendra de la transparence de sa gouvernance et de la sélection rigoureuse des priorités.

À Niamey, le Niger tente ainsi de déplacer le centre de gravité de sa réponse aux crises : passer de la gestion de l’urgence à la reconstruction du lien social. C’est sur ce terrain silencieux, mais hautement stratégique, que se jouera la résilience du pays.

Niamey : ouverture du 3ᵉ YouthConnect Sahel Forum par Lamine Zeine

À Niamey, la jeunesse est désormais placée au centre du débat sur l’avenir du Sahel. Lundi 10 août 2026, près de 1 000 participants ont pris part à l’ouverture de la troisième édition du YouthConnekt Sahel Forum, présidée par le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine.

Pendant trois jours, jeunes leaders, membres des gouvernements sahéliens, partenaires au développement et acteurs de l’innovation vont confronter leurs expériences autour d’une question devenue centrale : comment construire un Sahel capable de compter davantage sur ses propres forces ?

Le thème retenu pour cette édition résume cette ambition : « Jeunesse sahélienne au cœur de la Sécurité et de l’Innovation pour un Sahel souverain, résilient et prospère ».

Derrière les mots, un constat s’impose. Dans une région où la population est majoritairement jeune, aucune stratégie durable de souveraineté ne peut faire l’économie de cette génération.

YouthConnekt Africa
© YouthConnekt Africa

Le capital humain : Nouveau visage de la souveraineté au Sahel

Le débat sur la souveraineté est souvent associé aux questions politiques, militaires ou économiques. À Niamey, les organisateurs cherchent à lui donner une autre dimension : celle du capital humain.

Le Directeur exécutif du YouthConnekt Africa Hub l’a rappelé lors de la cérémonie d’ouverture : dans l’une des régions les plus jeunes du monde, la question de la souveraineté est intimement liée à celle de la jeunesse. Le raisonnement est simple : un pays qui veut maîtriser son avenir doit aussi pouvoir compter sur les compétences, l’imagination et l’engagement de sa propre population.

Cette approche place les jeunes au-delà du rôle traditionnel de bénéficiaires des politiques publiques. Elle les transforme en acteurs capables de proposer, d’entreprendre et de participer à la résolution des problèmes qui affectent leurs sociétés.

Pour les jeunes, par les jeunes, avec les jeunes » : Un engagement fort à Niamey

C’est peut-être l’un des messages les plus forts de cette troisième édition. Le Directeur exécutif du YouthConnekt Africa Hub a insisté sur la nécessité de préserver la vocation originelle du mouvement : « pour les jeunes, par les jeunes, avec les jeunes ».

La formule prend une résonance particulière dans un contexte sahélien marqué par des défis multiples. Car si les jeunes sont invités à participer aux discussions, la véritable question sera de savoir quelle place leur sera accordée dans les décisions et dans la mise en œuvre des solutions. Faire de la jeunesse un sujet de discours est une chose. Lui donner les moyens d’agir en est une autre.

YouthConnekt Africa
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Entrepreneuriat, numérique et climat : Passer de l’idée aux projets concrets

À Niamey, les discussions doivent notamment porter sur l’innovation, l’entrepreneuriat et le numérique. Ces secteurs représentent des pistes concrètes pour transformer la démographie sahélienne en avantage stratégique.

Une jeunesse nombreuse sans perspectives peut devenir une source de frustration sociale. À l’inverse, une génération formée, connectée et capable d’entreprendre peut contribuer à créer de nouvelles activités économiques et à renforcer la résilience des communautés.

Le Forum s’intéresse également à la résilience climatique, autre défi majeur pour une région confrontée à des transformations environnementales qui affectent les conditions de vie et les activités économiques.

Faire de la démographie un atout économique et social

Le rendez-vous de Niamey ne manque donc pas d’ambition. Placé sous le haut patronage du président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, le forum réunit des représentants des gouvernements des pays du Sahel, des jeunes et des partenaires techniques autour d’un même espace de réflexion.

Mais le véritable enjeu se situera au-delà des salles de conférence. Les débats devront trouver leur prolongement dans les territoires, les entreprises, les administrations, les écoles et les communautés.

Car les idées échangées à Niamey n’auront de portée que si elles débouchent sur des initiatives capables de répondre aux préoccupations concrètes des jeunes : formation, emploi, entrepreneuriat, accès au numérique et participation à la vie publique.

YouthConnekt Africa
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Sortir du discours : L’exigence de résultats concrets pour la jeunesse sahélienne

En ouvrant cette troisième édition, Ali Mahamane Lamine Zeine a lancé trois jours de dialogue sur l’avenir du Sahel. Mais le message qui se dégage de la rencontre dépasse le calendrier du forum. Le Sahel ne pourra construire sa souveraineté sans sa jeunesse, pas plus qu’il ne pourra également assurer sa résilience en laissant une génération entière à l’écart des décisions.

À Niamey, les jeunes doivent changer de statut : de simples bénéficiaires des politiques publiques, ils deviennent coproducteurs des solutions. C’est là que se trouve peut-être le véritable pari du YouthConnect Sahel Forum 2026 : transformer l’énergie d’une génération en force politique, économique et sociale au service d’un Sahel plus autonome, plus innovant et plus résilient.

À Niamey, la jeunesse pelle en main pour bâtir la nation

Mobilisés par dizaines ce dimanche, les bras valides des « Sentinelles de la Patrie » ont troqué la théorie pour les chantiers de la capitale. Entre moulage de béton et reforestation, le patriotisme s’écrit à la sueur du front.

Niamey, 10 août 2026 — Sous un soleil de plomb, mais dans un élan collectif remarquable, les artères de Niamey ont résonné hier au rythme de l’effort populaire. Répondant à l’appel à l’engagement civique soutenu par les édiles municipaux, les militants de l’association « Sentinelles de la Patrie » ont consacré leur journée du dimanche 9 août à une série de travaux d’intérêt public. Loin des longs discours de prétoire, c’est l’action concrète qui a servi de mot d’ordre à cette jeunesse déterminée à prendre en charge son propre avenir.

Dès l’aube, le point de ralliement était fixé dans l’enceinte du Garage municipal. Aux côtés des brigades de l’Action citoyenne pour la reconstruction du Niger (ACRN), les volontaires ont retroussé leurs manches pour confectionner des blocs de pavés destinés aux voies de la cité. Chantiers de gâchage, moules métalliques ainsi que  manutention lourde : le paysage urbain s’est transformé, le temps d’une matinée, en une ruche artisanale où s’est forgé le sentiment d’appartenance nationale.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Aménagement et reboisement autour de la Grande Mosquée de Niamey

L’après-midi a vu les équipes se déployer vers le parvis de la Grande Mosquée de Niamey. Dans ce lieu hautement symbolique, les jeunes patriotes ont procédé à la pose des matériaux fabriqués quelques heures plus tôt, assurant ainsi l’aménagement des voies d’accès au sanctuaire. Dans la foulée, les jeunes ont mis en terre plusieurs dizaines de Plantules afin d’apporter un peu d’ombre et d’oxygène aux fidèles et aux riverains.

« Le patriotisme ne se mesure pas aux mots, mais aux mètres carrés de routes stabilisées et aux arbres que l’on lègue aux générations futures. »

La journée s’est achevée par une vaste opération de salubrité publique le long du tracé de la Ceinture verte. Râteaux et balais en main, les participants ont nettoyé cet espace vital contre l’avancée du désert, rappelant ainsi que la protection de notre environnement constitue le premier rempart du développement. Par cette démonstration de discipline et de travail communautaire, la jeunesse niaméenne prouve que l’édification du pays reste, avant tout, une affaire de bras et de volonté.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Tibiri : le dialogue, nouveau terrain de jeu pour la paix

Tibiri, région de Maradi, 5 août 2026 — Dans les villages, la paix ne se mesure pas seulement à l’absence de coups de feu. Elle se reconnaît aussi à la possibilité pour un agriculteur de retrouver son champ sans crainte, pour un éleveur de conduire son troupeau vers un point d’eau et, surtout, pour deux voisins de régler un différend sans laisser la querelle devenir une affaire d’État.

C’est autour de cette réalité quotidienne que Tibiri a accueilli, mercredi 5 août 2026, une rencontre communautaire consacrée à la prévention et à la gestion des conflits liés à l’utilisation des ressources naturelles partagées.

La rencontre, organisée par la Haute Autorité à la consolidation de la Paix (HACP), a réuni les représentants des autorités administratives et coutumières ainsi que des agriculteurs, des éleveurs, des femmes et des jeunes. Au centre des échanges : la terre, l’eau, les pâturages et les règles qui doivent permettre à chacun d’en tirer sa subsistance sans compromettre celle de son voisin.

Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
© Haute Autorité à la Consolidation de la Paix

Quand la terre devient un enjeu de voisinage

Dans une région où l’agriculture et l’élevage font vivre une grande partie des populations, le partage de l’espace n’est jamais une question secondaire. Une piste de transhumance mal respectée, un champ traversé par un troupeau ou un point d’eau disputé peuvent rapidement transformer un désaccord ordinaire en conflit. C’est précisément avant que la tension ne monte que les mécanismes locaux doivent intervenir.

Présent à Tibiri, le président de la HACP, le général de brigade Amadou Diddili, a invité les communautés à faire du dialogue et de la concertation les premiers outils de règlement des différends. L’objectif n’est pas seulement de résoudre les conflits une fois qu’ils sont installés, mais de permettre aux communautés de les désamorcer suffisamment tôt.

Le responsable de la HACP a également transmis les salutations du président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, en soulignant l’attention accordée aux initiatives destinées à renforcer la stabilité et la cohésion sociale.

Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
© Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
Le dialogue doit primer sur l’affrontement.

À Tibiri, le message est simple : les ressources naturelles peuvent être limitées, mais les solutions ne doivent pas l’être. La terre doit nourrir les cultivateurs. Les espaces pastoraux doivent permettre aux éleveurs de faire vivre leurs troupeaux. Les points d’eau doivent rester accessibles. Entre ces nécessités, les communautés doivent trouver des règles acceptées et respectées par tous.

La HACP mise ainsi sur les acteurs qui connaissent le mieux les réalités du terrain. Les chefs traditionnels, les responsables communautaires, les producteurs, les éleveurs, les femmes et les jeunes ne sont pas de simples spectateurs. Ils constituent les premiers relais lorsqu’une tension apparaît dans une communauté. La prévention commence donc au niveau où naît le problème.

Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
© Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
Une paix qui se construit au quotidien

La rencontre de Tibiri dépasse ainsi le cadre d’une simple réunion administrative. Elle pose une question très concrète : comment continuer à vivre ensemble lorsque les mêmes espaces doivent répondre à plusieurs besoins ?

La réponse ne se trouve pas uniquement dans les décisions venues des administrations. Elle dépend aussi des habitudes locales, du respect des couloirs de passage, de la concertation entre usagers et de la capacité des communautés à privilégier la parole plutôt que la confrontation. Dans cette approche, la paix devient une affaire quotidienne. Elle se construit dans le champ, autour du puits, sur les pistes de transhumance et dans les lieux où agriculteurs et éleveurs se rencontrent.

À Tibiri, la HACP entend accompagner cette dynamique. Parce qu’une paix durable ne se décrète pas : elle se gagne, jour après jour, par la confiance, la règle commune et la volonté de vivre ensemble.

Carte biométrique à Maradi : Lancement des enrôlements

MARADI, 4 août 2026 — L’impulsion vers la modernisation administrative a franchi une étape historique en ce début du mois d’août 2026 dans la grande métropole du Sud. Dès le lever du jour, ce lundi 3 août, une véritable marée citoyenne a déferlé sur les différents points de rassemblement établis à travers la cité pour le lancement officiel des opérations d’immatriculation biométrique.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Un maillage territorial stratégique : Où se faire enrôler dans la capitale économique ?

Afin de garantir un service efficace et de proximité à chaque citoyen, les autorités préfectorales et les services de sécurité ont déployé un maillage rigoureux sur l’ensemble du périmètre urbain.

Les opérations se déroulent simultanément au sein des bureaux administratifs des trois arrondissements communaux, mais également au cœur des services de sécurité, notamment au commissariat central de police ainsi qu’au poste spécial du Marché central. Dès l’ouverture des guichets, la discipline et l’enthousiasme patriotique de la population étaient au rendez-vous pour satisfaire aux exigences du nouvel outil d’identité nationale.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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 Dossier et tarification : La liste complète des pièces justificatives exigées

Pour obtenir le précieux document sécurisé, chaque usager doit soumettre un dossier rigoureusement constitué auprès des agents recenseurs.

La procédure exige la présentation d’une copie de l’acte de naissance, d’un certificat de nationalité, d’une attestation de résidence, d’un justificatif d’activité professionnelle ainsi que de trois clichés d’identité. L’usager doit également s’acquitter de la taxe réglementaire fixée à 4 500 ou 9 000 francs CFA, selon les critères établis. Par cet acte civique, les travailleurs et habitants de Maradi témoignent de leur ferme volonté d’accompagner l’État dans la sécurisation définitive du fichier national.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Niger : trois ans après le 26 juillet, la jeunesse réaffirme son engagement pour la Patrie

NIAMEY, 28 juillet 2026 — Un vent de ferveur patriotique et de détermination populaire a soufflé, hier après-midi, sur la capitale. Dans le sillage des célébrations marquant le troisième anniversaire de l’avènement au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), survenu le 26 juillet, c’est une jeunesse vibrante, consciente des enjeux historiques de son époque, qui s’est rassemblée en masse, ce 27 juillet, dans l’enceinte symbolique de la salle de la Mutuelle de la Police et de la Garde nationale.

En effet, placée sous le mot d’ordre fédérateur « Souveraineté, Paix et Refondation : trois ans d’engagement pour la Patrie », cette grande tribune populaire, organisée à l’initiative du Conseil national de l’armée jeunesse du Niger (CNJN), marquera sans nul doute une étape décisive dans les annales de la mobilisation citoyenne de notre pays.

Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture
© Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture

L’alliance sacrée entre l’État et la jeunesse

Par ailleurs, symbole fort de l’union sacrée entre le sommet de l’État et les forces vives de la Nation, la rencontre a été rehaussée par la présence effective du camarade Sidi Mohamed Almahmoud, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

Prenant la parole devant une assistance enfiévrée et acquise à la cause nationale, le membre du gouvernement a porté le message de solidarité indéfectible des autorités de la Transition. À cette occasion, saluant la maturité politique et la fermeté idéologique de la jeunesse nigérienne, le ministre a rappelé que la marche vers la dignité retrouvée et l’autonomie nationale exige la vigilance de tous les instants ainsi que le concours de toutes les énergies.

Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture
© Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture

Un rempart inébranlable pour le Niger de demain

Par ailleurs, ce grand rassemblement s’est mué en un véritable serment de fidélité aux idéaux de la Révolution en cours. Face aux défis immenses de l’heure, les jeunes diplômés, travailleurs, étudiants et militants venus des quatre coins de la ville ont réaffirmé leur vocation historique : demeurer l’avant-garde éclairée et le bouclier inexpugnable des institutions républicaines.

Alors que le Niger poursuit sa marche résolue vers une souveraineté intégrale et une prospérité partagée, la journée d’hier aura apporté la preuve éclatante que la jeunesse reste le bras armé de la Refondation, prête à porter haut et fort le flambeau de la Patrie.

Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture
© Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture

Carte d’identité biométrique à Maradi : Lancement le 3 août

Maradi prépare le lancement de la carte nationale d’identité biométrique avec une première vague de formation.

À quelques jours du démarrage officiel des opérations d’enrôlement de la Carte nationale d’identité biométrique (CNIB) à Maradi, les autorités accélèrent les préparatifs afin de garantir le bon déroulement de cette importante campagne administrative. Vingt-cinq agents participent depuis peu à une session de formation en bureautique, en prélude au lancement annoncé pour le 3 août 2026.

Formation des agents et préparation technique

Organisée sur une période de quatre jours, cette formation vise à familiariser les participants avec les outils informatiques indispensables à la gestion des opérations d’enrôlement. Les modules portent notamment sur les logiciels Microsoft Word, Excel et PowerPoint, appelés à faciliter le traitement des données administratives, la gestion des dossiers et le suivi des opérations sur le terrain.

Par ailleurs, cette initiative répond à une exigence de modernisation des services publics. En renforçant les capacités des agents qui interviendront dans les centres d’enrôlement, les autorités entendent améliorer la rapidité, la fiabilité et la qualité du dispositif qu’elles déploieront au profit des citoyens.

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Quels sont les 5 sites d’enrôlement à Maradi ?

La Direction générale de la Police nationale, à travers la Direction de la Carte nationale d’identité biométrique, place ainsi la formation du personnel au cœur de la réussite de cette réforme administrative. L’objectif affiché est de disposer d’équipes pleinement opérationnelles, capables d’assurer un service conforme aux standards exigés pour la délivrance de la nouvelle pièce d’identité.

Le lancement officiel des opérations est fixé au 3 août 2026 et concernera, dans un premier temps, cinq sites d’enrôlement répartis à travers la ville de Maradi. Les citoyens pourront accomplir leurs démarches au Commissariat central de la ville, aux commissariats des 1ᵉʳ, 2ᵉ et 3ᵉ arrondissements, ainsi qu’au Commissariat du marché central.

Pièces à fournir et frais d’établissement (4 500 FCFA)

Les autorités ont également détaillé les modalités pratiques de l’opération. Les demandeurs doivent présenter un acte de naissance ou un jugement supplétif en tenant lieu, un certificat de nationalité, un certificat de résidence éventuellement, justificatif de profession lorsque la situation le requiert, ainsi que trois photographies d’identité récentes au format OACI sur fond blanc. Elles fixent les frais d’établissement de la carte à 4 500 FCFA, un montant que les citoyens paieront par mobile money avant de poursuivre la procédure.

Carte nationale d’identité biométrique
© Carte nationale d’identité biométrique

Processus d’enrôlement et durée de validité de la CNIB

Le processus d’obtention de la CNIB s’articule autour de plusieurs étapes successives. Après la vérification des pièces fournies et le règlement des frais, les agents procéderont à l’enrôlement biométrique comprenant la saisie des données personnelles, la capture de la photographie, des empreintes digitales et de la signature du demandeur. Les informations seront ensuite enregistrées dans une base de données sécurisée avant la production de la carte, qui sera remise à son titulaire par le centre d’enrôlement.

Carte d’identité biométrique à Maradi : la Police nationale lance une campagne d’enrôlement de masse 

Valable cinq ans et accessible dès 15 ans, la nouvelle Carte nationale d’identité biométrique renforce la sécurisation de l’identification des citoyens tout en modernisant les services administratifs. Les autorités la présentent comme un document plus fiable, mieux protégé contre la fraude et répondant aux exigences actuelles en matière d’identification.

À travers cette campagne, la Direction générale de la Police nationale entend créer les conditions d’un enrôlement de masse efficace et ordonné. Les préparatifs engagés à Maradi traduisent la volonté des autorités d’offrir un service public moderne, sécurisé et performant, tout en invitant la population à accomplir les démarches nécessaires dès l’ouverture officielle de l’opération.

Forum régional : la jeunesse du Damagaram se mobilise pour la paix

Réunis en forum régional, des centaines de jeunes ont fait de la paix, du leadership et de l’engagement citoyen les piliers d’un nouveau pacte pour le Damagaram. Entre interpellation des autorités et appels à l’action, la jeunesse entend désormais peser sur l’avenir de sa région.

À Zinder, le débat ne se limite pas aux discours de circonstance. Depuis ce mercredi 22 juillet et jusqu’à demain 23 juillet 2026, des centaines de jeunes venus des différents départements de la région ont choisi de mettre sur la table les défis qui freinent leur avenir, mais aussi les solutions qu’ils souhaitent porter. Organisé par le Mouvement des Jeunes pour la Paix et le Développement (MOJEPAD) en collaboration avec la Direction régionale de la Population, le Forum régional de la jeunesse du Damagaram a placé les jeunes au centre d’une réflexion ambitieuse sur la paix, la cohésion sociale et le développement.

Loin d’un simple rassemblement institutionnel, cette rencontre s’est imposée comme un espace de dialogue où les préoccupations liées à l’emploi, à l’éducation, aux violences sociales et à la gouvernance ont occupé le devant de la scène.

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Faire de la jeunesse le premier rempart contre les crises

Dans une région marquée par sa diversité culturelle et sa position stratégique, les organisateurs ont voulu rappeler que la stabilité ne relève pas uniquement de l’action des pouvoirs publics.

Représentant le gouverneur de Zinder, le secrétaire général adjoint de la région, Mourtala Ibrahim, a insisté sur la responsabilité qui incombe aux jeunes dans la préservation de la paix.

Selon lui, la cohésion sociale se construit quotidiennement grâce à l’engagement des citoyens, particulièrement celui de la jeunesse, appelée à devenir un acteur majeur de la prévention des conflits et de la consolidation du vivre-ensemble.

Il a également rappelé les priorités défendues par les autorités nigériennes en faveur des jeunes, notamment le développement de la formation professionnelle, le soutien aux activités génératrices de revenus, l’accompagnement des start-up ainsi que la lutte contre les fléaux qui fragilisent la jeunesse, parmi lesquels la consommation de drogues, la déscolarisation et les violences basées sur le genre.

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Les partenaires alertent sur les urgences sociales

Les partenaires techniques présents ont, eux aussi, recentré les échanges sur les réalités auxquelles fait face la région.

Le représentant de CARE Niger a estimé qu’aucune politique de paix durable ne pouvait réussir sans une implication active des jeunes. Il a réaffirmé la disponibilité de son organisation à soutenir les initiatives favorisant la justice sociale, le dialogue et le respect des droits humains.

Du côté de Save the Children, le message s’est voulu plus alarmant. L’organisation a rappelé que Zinder demeure l’une des régions les plus exposées aux mariages précoces et à la traite des enfants. Les jeunes participants ont ainsi été invités à devenir des relais de sensibilisation au sein de leurs communautés afin de lutter contre ces pratiques qui compromettent l’avenir de milliers d’enfants.

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Le MOJEPAD veut une jeunesse qui influence les décisions

Les responsables du MOJEPAD ont profité du forum pour défendre une vision plus ambitieuse du rôle de la jeunesse dans la société nigérienne.

Pour eux, les jeunes ne doivent plus être considérés comme de simples bénéficiaires des politiques publiques, mais comme des partenaires capables de proposer des solutions et d’accompagner les transformations du pays.

Ils ont insisté sur l’importance de la formation, du leadership et de l’engagement citoyen, estimant qu’une jeunesse bien préparée constitue un puissant moteur de développement économique et social.

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Un plaidoyer pour plus d’équité dans l’accès aux emplois publics

Au-delà des questions de paix et de cohésion sociale, le forum a également servi de tribune pour porter plusieurs revendications.

Le président national du MOJEPAD a notamment appelé les autorités à renforcer la transparence dans l’organisation des concours de la fonction publique, particulièrement dans les secteurs des Finances et du Pétrole.

À travers cette demande, le mouvement plaide pour une sélection fondée exclusivement sur les compétences et le mérite, estimant que la confiance des jeunes envers les institutions passe aussi par l’équité des procédures de recrutement.

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Transformer les engagements en actions

L’administrateur délégué du quatrième arrondissement communal de Zinder, Mai Boukar Abdoubacar, a rappelé que la jeunesse représente un levier essentiel pour construire un développement durable.

À l’issue des deux jours de travaux qui s’achèveront demain 23 juillet, les discussions du forum devraient déboucher sur une série de recommandations destinées aux autorités publiques et aux partenaires de développement. Parmi les priorités figurent le renforcement des centres d’écoute, l’intensification des campagnes de sensibilisation ainsi que la multiplication des cadres de dialogue entre les différentes communautés.

En plaçant les jeunes au cœur de ces engagements, le Forum régional de la jeunesse du Damagaram affiche une ambition de faire de Zinder un laboratoire de paix, de solidarité et de leadership citoyen, où la jeunesse ne subit plus les défis de son époque, mais participe pleinement à leur résolution.

Niger : Lancement du Répertoire national des femmes scientifiques

La ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a procédé au lancement officiel du Répertoire national des femmes scientifiques du Niger. En effet, cette initiative du Réseau Femmes, Sciences et Technologies du Niger vise à mieux identifier, valoriser et mettre en réseau les compétences féminines dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques, au service du développement du pays.

Le Niger franchit une étape décisive dans la promotion des femmes dans la recherche et l’innovation. Ce vendredi 17 juillet 2026, la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, la professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a officiellement lancé le tout premier Répertoire national des femmes scientifiques du Niger.

Portée avec conviction par le Réseau Femmes, Sciences et Technologies du Niger (RFST-N), cette nouvelle plateforme cartographie les profils d’expertes à travers le pays. Elle s’inscrit également  dans la stratégie globale de l’exécutif visant à valoriser le capital humain féminin afin d’accélérer l’indépendance scientifique et économique de la nation.

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Cartographier et briser le plafond de verre dans les STEM

Pendant longtemps, le manque de visibilité des chercheuses et ingénieures nigériennes a freiné leur intégration dans les cercles de décision. Ainsi, le nouveau répertoire national vient corriger cette anomalie en mettant en avant les disciplines clés du développement moderne — les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques (STEM). Cette base de données recense les compétences hautement qualifiées des Nigériennes, valorise leurs parcours pour inspirer les jeunes filles et crée des synergies solides entre expertes, institutions publiques et partenaires internationaux.

« On ne peut concevoir le développement durable du Niger en se privant de la moitié de ses forces intellectuelles. Ce répertoire rend justice au travail de nos chercheuses », a déclaré une représentante du RFST-N, soulignant l’importance stratégique de cette initiative pour l’avenir du pays.

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Un levier politique au service du développement durable

En présidant cette cérémonie, la professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni apporte la caution de l’État à un projet qui dépasse le cadre académique. Par ailleurs, pour le ministère, les compétences réunies dans ce document constituent un vivier de solutions face aux défis structurels du Niger, qu’il s’agisse de la transition numérique, de la sécurité alimentaire ou de la gestion de l’environnement.

En facilitant l’accès des femmes scientifiques aux instances décisionnelles, les autorités nationales entendent bâtir une communauté scientifique plus inclusive. Ce répertoire guidera désormais les institutions et les recruteurs, garantissant que l’expertise féminine soit systématiquement mobilisée au service des grands projets de développement du pays.

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Zinder : des jeunes formés à lutter contre la désinformation pour renforcer la paix

À l’heure où les rumeurs se propagent en quelques secondes sur les réseaux sociaux, des dizaines de jeunes de Zinder ont choisi de s’armer… de l’esprit critique. Réunis dans le cadre d’une campagne de sensibilisation, ils ont appris à reconnaître la désinformation, à vérifier les informations avant de les partager et à faire du numérique un outil de cohésion sociale plutôt qu’un facteur de division.

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Former des citoyens avant des internautes

Une publication partagée sans vérification peut parfois produire des conséquences bien réelles. Conscients de cet enjeu, plusieurs jeunes, filles et garçons, de la région de Zinder ont participé aujourd’hui 13 juillet 2026 à une session consacrée à la lutte contre la désinformation. L’initiative, portée par le Lac Lac Network dans le cadre du projet LYPA, entend renforcer la résilience des communautés face aux manipulations de l’information.

Dans un contexte où les défis sécuritaires restent importants, les organisateurs misent sur la jeunesse pour faire reculer les discours trompeurs susceptibles d’alimenter les tensions.

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Développer les réflexes de vérification

Au cours de la rencontre, des professionnels des médias ont partagé leur expérience avec les participants. À travers des échanges interactifs et des exercices pratiques, ils ont expliqué comment identifier une source crédible, recouper une information, détecter les contenus manipulés et éviter de relayer des rumeurs sur les réseaux sociaux. L’objectif est de faire émerger une génération d’utilisateurs capables de distinguer les faits des intox, dans un environnement numérique où les contenus circulent à une vitesse inédite.

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Quand la lutte contre les fausses informations devient un enjeu de paix

Pour les intervenants, la désinformation ne constitue pas seulement un problème médiatique. Dans les zones confrontées à des tensions sécuritaires, une simple rumeur peut provoquer la méfiance, alimenter les divisions ou exacerber des conflits communautaires.

C’est pourquoi les facilitateurs ont insisté sur la responsabilité individuelle de chaque internaute. Avant de partager une publication, chacun doit désormais se poser une question essentielle : l’information est-elle vérifiée ?

Par ailleurs, l’objectif de la formation est plus vaste faire des jeunes des agents de paix. À l’issue des ateliers, les participants sont invités à diffuser les bonnes pratiques apprises auprès de leurs proches, dans leurs quartiers, leurs établissements scolaires et sur leurs plateformes numériques. Ils deviennent ainsi des relais capables de promouvoir une information fiable et de contribuer à préserver le vivre-ensemble.

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Une initiative inscrite dans un engagement plus large

Cette activité s’inscrit dans la dynamique de « Connexion pour la Paix », soutenue par le GPPAC Niger, qui encourage les initiatives citoyennes favorisant la prévention des conflits et le dialogue communautaire. À Zinder, cette démarche illustre une conviction de plus en plus partagée : face à la montée de la désinformation, la meilleure réponse reste l’éducation aux médias, l’esprit critique et l’engagement des jeunes.

Dans un monde où chaque clic peut amplifier une rumeur ou diffuser une vérité, ces jeunes Nigériens repartent avec une responsabilité nouvelle : faire de leurs téléphones non plus des vecteurs de désinformation, mais des outils au service de la paix.

Kao (Tahoua) : première campagne locale contre la drogue

Pour la première fois de son histoire, la commune de Kao, dans la région de Tahoua, a organisé jeudi une grande campagne de sensibilisation contre la drogue. Une initiative locale portée par un officier de police administrateur délégué, à l’heure où le corridor sahélien concentre des flux de trafic sans précédent.

Il n’y a pas, dans les annales récentes de la commune rurale de Kao, de précédent à ce qui s’est déroulé ce vendredi 26 juin 2026 dans ses murs. Pour marquer la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues — instituée en 1987 par l’Assemblée générale des Nations Unies —, les autorités communales ont pour la toute première fois rassemblé sous un même toit policiers, leaders religieux et coutumiers, responsables environnementaux et, surtout, une foule de jeunes venus écouter, poser des questions, prendre conscience. Un geste qui, pour modeste qu’il paraisse depuis les capitales, traduit un déplacement significatif de la vigilance institutionnelle vers la périphérie sahélienne.

C’est l’Officier de Police Ayouba Ibrahim Abarchi, Administrateur Délégué de la commune, qui a porté l’initiative. Sa double casquette — autorité administrative et homme de terrain — lui confère une lecture précise du risque. La réunion a rassemblé le Commissaire de Police de Kao, le Chef d’antenne de la lutte contre la drogue, ainsi que les figures d’autorité morale et coutumière du territoire. Ensemble, ils ont dressé, pour un public en majorité juvénile, un tableau lucide de ce que signifie, au quotidien, la présence des stupéfiants dans une communauté rurale.

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Un discours sans détour sur les effets et les filières

Devant les participants, les responsables des services de sécurité ont exposé avec précision les différentes formes de drogues en circulation dans la sous-région — cannabis, tramadol, benzodiazépines détournées, substances de synthèse de plus en plus présentes — ainsi que leurs effets dévastateurs sur la santé physique et mentale des consommateurs. Mais la séance ne s’est pas limitée à une leçon de pharmacologie. Elle a abordé frontalement les liens structurels entre trafic de stupéfiants, criminalité organisée et insécurité : une réalité que les forces de sécurité de la région de Tahoua connaissent intimement.

« Chaque kilogramme intercepté est un message clair envoyé aux trafiquants : la route du Nord n’est plus une passoire. » – Autorités sécuritaires de la région de Tahoua, décembre 2025

Car Kao n’existe pas dans un vide géographique. La commune se trouve insérée dans un espace sahélien où, selon les services spécialisés et les rapports de l’ONUDC, les flux de cocaïne, de cannabis et de médicaments détournés empruntent des corridors terrestres en direction de la Libye et de la Méditerranée. La région de Tahoua en est l’un des points nodaux les plus documentés : rien qu’en 2024, la région totalisait à elle seule l’intégralité des saisies nationales de certaines drogues de synthèse, et les opérations de démantèlement s’y sont multipliées ces derniers mois, jusqu’à une prise record de 800 000 comprimés d’ecstasy en février 2026.

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La jeunesse au cœur de la stratégie de prévention

C’est précisément parce que la géographie expose que la prévention s’impose. Les intervenants ont insisté auprès des jeunes présents sur leur rôle actif dans la lutte contre le fléau : rapporter les activités suspectes aux autorités compétentes, résister à la pression sociale susceptible de les introduire dans les circuits de consommation ou de trafic, et préserver ainsi leur avenir dans une région où les perspectives de développement, déjà fragiles, sont d’autant plus menacées par l’économie criminelle.

La dimension sécuritaire plus large de la commune a également été abordée lors des échanges. Les participants ont souligné la nécessité d’une vigilance permanente et d’une collaboration étroite entre les populations civiles et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) — une coopération que les autorités de Tahoua ont régulièrement présentée comme déterminante dans les succès opérationnels récents contre les réseaux transnationaux.

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Les autorités morales, piliers irremplaçables

Leaders religieux et chefs coutumiers ont pris une part active aux échanges. Leur engagement n’est pas symbolique : dans des communes rurales où la présence administrative reste intermittente et les ressources limitées, ce sont eux qui incarnent l’autorité du quotidien, qui accompagnent les familles en difficulté, qui peuvent détecter — bien avant toute institution — les signes d’une dérive chez un jeune. Leur disponibilité réaffirmée à « accompagner les autorités administratives dans la lutte contre la drogue et toutes les formes de délinquance » représente un capital de prévention que nulle dotation budgétaire ne saurait créer à elle seule.

La campagne de Kao s’inscrit ainsi dans un mouvement plus large de décentralisation de la vigilance, que les Autorités de la Transition nigériennes encouragent au titre de la « refondation nationale ». Elle illustre la conviction croissante que la sécurité, au Sahel, ne se gagne pas uniquement lors des grandes opérations de saisie spectaculaires, mais aussi — et peut-être surtout — dans les gestes discrets de la prévention ordinaire, au plus près des communautés.

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Niger : La ministre Sidikou Ramatou lance la Journée de l’Enfant africain 2026

Lorsqu’une nation bâtit son avenir sur l’attention portée à ses enfants, chaque action en leur faveur devient un investissement décisif pour le futur. C’est dans cet esprit que la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a procédé, le 16 juin 2026, au lancement officiel des célébrations de la Journée de l’Enfant africain au Niger. Une cérémonie riche en couleurs et en symboles, qui a réuni enfants, autorités administratives et coutumières, partenaires techniques et financiers, ainsi que de nombreux invités de marque.

Ministère Population, Action Sociale et de la Solidarité Nationale
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Refondation et droits de l’enfant : L’eau potable et l’hygiène au cœur des priorités

Placée sous le thème : « Garantir à tous les enfants au Niger un accès équitable à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène dans le contexte de la Refondation », cette édition 2026 a marqué une étape décisive dans la mobilisation collective pour les droits et le bien-être des enfants. Dans un pays où les défis liés à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement restent immenses, cette journée a également été l’occasion de rappeler l’urgence d’agir et de renforcer les engagements en faveur des générations futures.

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Prise de parole officielle : Une célébration sous le signe de l’engagement et de la solidarité 

La cérémonie a été rythmée par des discours inspirants, des témoignages poignants d’enfants et des démonstrations culturelles mettant en lumière la richesse du patrimoine nigérien. Les participants ont pu assister à des ateliers de sensibilisation sur l’importance de l’hygiène et de l’assainissement, ainsi qu’à des remises de kits scolaires et sanitaires aux enfants les plus vulnérables.

La Professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni a souligné dans son allocution :

« Chaque enfant nigérien mérite de grandir dans un environnement sain et sécurisé. L’accès à l’eau et à l’assainissement n’est pas un luxe, mais un droit fondamental qui conditionne sa santé, son éducation et, in fine, l’avenir de notre pays. »

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Accès à l’eau en milieu rural : Un appel pressant à l’action pour tous les acteurs

Cette Journée de l’Enfant africain 2026 a également été l’occasion de lancer des appels concrets aux partenaires nationaux et internationaux, aux ONG et à la société civile pour accélérer les efforts en matière d’infrastructures hydrauliques et sanitaires. Les objectifs sont clairs :

  • Réduire les inégalités d’accès à l’eau potable entre les zones urbaines et rurales ;

  • Renforcer les programmes d’éducation à l’hygiène dans les écoles et les communautés ;

  • Mobiliser des ressources supplémentaires pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) liés à l’eau et à l’assainissement d’ici à 2030.

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Sensibilisation et culture : Retour en images sur une journée de mobilisation collective

La célébration a aussi été marquée par une ambiance festive et engagée, avec des débats interactifs, des expositions artistiques et des prestations musicales mettant en avant le talent des jeunes Nigériens. Les images de cette journée resteront gravées comme un symbole d’espoir et de détermination collective pour offrir à chaque enfant les conditions nécessaires à son épanouissement.

Ministère Population, Action Sociale et de la Solidarité Nationale
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Au-delà des festivités : Quels chantiers pour concrétiser le bien-être des enfants

Alors que les festivités se terminent, le véritable travail commence. Les promesses faites devront se traduire par des actions concrètes : construction de points d’eau, campagnes de sensibilisation et renforcement des politiques publiques. Comme l’a rappelé un jeune participant :

« Nous ne voulons pas seulement des discours. Nous voulons voir des changements réels dans nos villages et nos écoles. »

La Journée de l’Enfant africain 2026 a ainsi sonné comme un rappel solennel : l’avenir du Niger se construit aujourd’hui, et il passe nécessairement par le bien-être de ses enfants.

Hawan Kawo 2026, Maradi vibre au rythme de sa tauromachie ancestrale

La capitale économique a renoué avec ses traditions séculaires. Ce mardi 26 mai 2026, l’esplanade située à la devanture du Sultanat s’est transformée en une arène à ciel ouvert pour la célébration du « Hawan Kawo ». Sous les regards croisés des plus hautes autorités de la région, la ville a ravivé cette spectaculaire coutume centenaire, un prélude incontournable aux grandes fêtes musulmanes.

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Un parterre de dignitaires pour une tradition immuable

Ainsi, l’événement a mobilisé l’ensemble de la chaîne de commandement locale. Autour du maître des lieux, l’Honorable Ahmed Ali Zaki, Sultan du Katsina Maradi, a pris place le gouverneur de la région, le Contrôleur général de police Issoufou Mamane. De plus, l’autorité régionale était entourée pour l’occasion d’une imposante délégation comprenant les secrétaires généraux du gouvernorat, les administrateurs délégués de la ville, ainsi que les plus hauts responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS).

Ensemble, aux côtés des dignitaires du palais et d’une population rassemblée en très grand nombre, ils ont assisté à ce rituel historique qui se répète fidèlement à chaque veille des fêtes de la Tabaski et du Ramadan.

 

L’éloge des griots et le sacre du Chef des bouchers

Avant l’entrée en lice des bêtes, le protocole a d’abord fait la part belle à la transmission orale. Les chefs griots du palais se sont avancés pour déclamer avec ferveur les mérites du Sultan, retraçant avec précision sa glorieuse généalogie devant l’assistance.

Cette fresque historique a ensuite ouvert la voie à un moment central de la cérémonie : la présentation au monarque de M. Idi Kalélé, le Chef des bouchers de la ville. Comme l’exige la tradition, ce dernier a vu son autorité réaffirmée par une intronisation qui se renouvelle à chaque édition. En signe de prestige, le Sultan du Katsina lui a offert des présents solennels : un cheval de parade, accompagné d’un grand boubou et d’un turban.

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Le défi de l’arène : le face-à-face avec le taureau

Par la suite, le clou du spectacle est resté la confrontation d’une audace folle qui donne son nom à l’événement. Désignés sur le tas, les bouchers traditionnels de la ville se sont jetés dans l’arène pour défier un taureau vigoureusement préparé pour la circonstance.

À travers des gestes et des rituels transmis méticuleusement de génération en génération depuis des centaines d’années, ces hommes ont affronté l’animal à mains nues et selon des codes stricts, offrant à la foule un condensé de courage et de maîtrise.

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Des prières pour la nation

L’effervescence de la tauromachie s’est finalement muée en un profond recueillement. Le rassemblement s’est refermé sur une note spirituelle, à travers des prières collectives élevées vers le Tout-Puissant. Face aux défis climatiques et sécuritaires du moment, les officiels et la population ont uni leurs voix pour implorer la clémence divine, demandant la descente d’une saison des pluies abondante, ainsi que la paix et une prospérité durable pour l’ensemble du pays.

Ainsi, au‑delà du faste des parades et de la ferveur des prières, le Hawan Kawo continue de s’imposer comme un miroir vivant des traditions séculaires de Maradi. Mais dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et climatiques, cette célébration interroge aussi sur la place que ces héritages culturels peuvent occuper demain, entre préservation identitaire et adaptation aux réalités contemporaines…

Niamey prépare Youth Connekt Sahel 2026

L’effervescence était palpable ce mercredi 20 mai 2026 à la Maison de la Presse de Niamey. En effet, le Conseil national de la jeunesse du Niger (CNJN) y a orchestré une importante rencontre d’échanges destinée à préparer le terrain pour le Youth Connekt Sahel, un rendez-vous sous-régional majeur prévu en août prochain sur le sol nigérien. L’objectif est d’informer et de mobiliser la jeunesse autour des formidables enjeux d’innovation, d’engagement et d’entrepreneuriat qui l’attendent.

La jeunesse, fer de lance de la Refondation

L’événement a été rehaussé par la présence de M. Ali Ben Sala Hamouda, ministre de la Refondation et de la Promotion des valeurs sociales. Dans un discours mobilisateur, le ministre a posé un postulat clair : aucun développement pérenne n’est envisageable sans la participation active des jeunes, véritables moteurs de la refondation du pays. Il a ainsi exhorté l’auditoire à transcender les idéaux pour les muer en actions patriotiques concrètes.

Par ailleurs, pour illustrer sa vision d’une société bâtie sur des fondations éthiques solides, M. Ali Ben Sala Hamouda a puisé dans l’histoire religieuse. Évoquant la vie du Prophète Mohamed (PSL), il a mis en lumière l’exemple de Zayd ibn Haritha afin de rappeler l’importance capitale des vertus humaines telles que la justice, le respect et la noblesse de caractère.

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Un tremplin panafricain pour l’innovation nigérienne

De son côté, M. Ibrahim Idrissa, président du CNJN, a salué l’engouement des participants pour cette initiative coorganisée avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il a détaillé l’ADN de la future édition d’août 2026, qui s’articulera autour de plusieurs piliers stratégiques :

  • le numérique et l’innovation ;
  • l’entrepreneuriat ;
  • la refondation ;
  • l’engagement civique pour la sécurité et le développement.

M. Idrissa a souligné que cette rencontre de Niamey n’était qu’une étape préparatoire destinée à armer les jeunes face à un événement qui réunira les délégations de plus d’une dizaine de nations africaines. Il a également rappelé que le privilège d’accueillir ce sommet découle directement de la brillante prestation du Niger lors de l’édition précédente à N’Djamena, au Tchad, sous l’impulsion du ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

Il a, par conséquent, lancé un vibrant appel aux talents locaux : le Youth Connekt 2026 sera un carrefour inestimable permettant aux jeunes porteurs de projets de croiser le fer avec des décideurs et des investisseurs venus de tout le continent.

Un partenariat historique aux retombées tangibles

La dimension internationale et l’impact économique du projet ont été appuyés par Mme Jane Yaboah, représentante du PNUD. Retracant la genèse du programme, elle a rappelé que le concept Youth Connekt a vu le jour en 2012 grâce à un partenariat avec le Rwanda, avant de s’étendre avec succès à la région du Sahel à partir de 2019.

Mme Yaboah a décrit cette plateforme comme un véritable pont entre les innovateurs, les mentors et les bailleurs de fonds. Insistant sur les effets catalyseurs du programme en matière de création d’emplois et de dynamisation de l’économie, elle a invité toutes les parties prenantes à une préparation minutieuse afin de faire de l’étape nigérienne un triomphe absolu.

Enfin, la rencontre s’est conclue dans une dynamique résolument participative, laissant place à des échanges riches et interactifs entre les jeunes issus d’une multitude de secteurs d’activités, tous tournés vers un seul horizon : le succès du mois d’août 2026.

Niamey : Journée nationale de la femme nigérienne placée sous le signe de l’engagement patriotique et du développement durable

À Niamey, la célébration de la Journée nationale de la femme nigérienne a pris cette année une résonance particulière. Entre hommages, distinctions et appels à l’engagement patriotique, les autorités nigériennes ont placé les femmes au cœur des enjeux de sécurité, de cohésion sociale et de développement durable.

Dans une ambiance mêlant solennité républicaine et ferveur populaire, le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a officiellement lancé ce mercredi 13 mai 2026 les activités de cette journée historique. Organisée autour du thème « Mobilisation des femmes nigériennes pour la défense nationale et le développement durable », la cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives, des représentants du système des Nations unies ainsi qu’une importante mobilisation féminine venue de divers horizons du pays.

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Une célébration placée sous le signe de l’engagement national

Sous les lustres de la salle officielle où se tenait la cérémonie, les tenues colorées des participantes tranchaient avec la gravité du contexte évoqué dans les discours. À travers cette édition 2026, les autorités nigériennes ont voulu rappeler que les femmes occupent une place stratégique dans la stabilité et l’avenir du pays.

Prenant la parole devant un parterre d’invités, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a souligné la portée historique de cette journée célébrée depuis 1991 pour « magnifier la femme nigérienne ».

« Dans tous les secteurs de notre économie, vous trouvez la femme », a rappelé le chef du gouvernement, évoquant leur présence essentielle dans l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le commerce, l’industrie ainsi que dans les efforts de préservation de l’environnement. Mais cette année, le message des autorités allait bien au-delà de l’hommage symbolique.

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Sécurité nationale : les femmes au cœur de la mobilisation

Dans un contexte régional marqué par des menaces sécuritaires persistantes et des défis climatiques croissants, le thème retenu pour cette édition revêt une dimension hautement stratégique. Pour le Premier ministre, cette mobilisation répond directement aux orientations données par les plus hautes autorités du pays dans le cadre de l’effort national de défense.

« Il s’agit d’amener les Nigériennes et les Nigériens à redoubler de vigilance pour une meilleure sécurisation de notre territoire », a-t-il déclaré, appelant les populations à devenir « des remparts de protection et de préservation de la paix ».

Le chef du gouvernement a également encouragé les femmes nigériennes à renforcer les passerelles avec leurs homologues des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), afin de bâtir un mouvement féminin régional capable de promouvoir la paix, l’intégration et le développement économique dans l’espace sahélien.

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Hommage aux femmes rurales et aux femmes en uniforme

Au cours de son intervention, Ali Mahaman Lamine Zeine a tenu à saluer particulièrement les femmes vivant en milieu rural, qu’il a décrites comme des symboles de résilience face aux difficultés économiques et climatiques.

Le Premier ministre a également adressé un hommage apprécié aux femmes servant sous le drapeau national, notamment au sein des Forces armées nigériennes, de la Garde nationale, de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale. Un hommage accueilli par de longs applaudissements dans la salle, où plusieurs femmes en uniforme avaient pris place parmi les invitées officielles.

 

« Les femmes sont les piliers de notre société. »

De son côté, la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, la professeure Sidikou Ramatou Seyni Djermakoye, a insisté sur la portée politique et sociale du thème choisi cette année. Selon elle, cette thématique constitue « une reconnaissance claire et sans ambiguïté du rôle fondamental que jouent les femmes nigériennes dans la construction, la protection et le rayonnement du pays ».

Face aux participantes, elle a décrit les femmes nigériennes comme « les gardiennes des valeurs, les architectes des familles et les piliers de l’économie ». Pour traduire cette formule en actes, la ministre a rappelé l’engagement ferme du gouvernement à travers des programmes nationaux axés sur l’autonomisation financière des femmes, notamment par un meilleur accès à la terre, aux crédits et aux marchés.

Elle a également rendu un vibrant hommage à toutes celles qui, « dans l’ombre ou dans la lumière », ont contribué à faire avancer la cause des femmes au Niger malgré les préjugés et les obstacles.

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Une cérémonie entre reconnaissance et engagement

Au-delà des discours officiels, cette célébration a aussi été marquée par des moments d’émotion et de reconnaissance. Plusieurs femmes leaders ont reçu des distinctions honorifiques sous les applaudissements de l’assistance, avant qu’une photo de famille ne vienne clôturer la cérémonie.

À travers cette journée, les autorités ont voulu envoyer un message fort : dans un Niger confronté à de multiples défis, les femmes apparaissent plus que jamais comme des actrices incontournables de la résilience nationale, de la paix et du développement durable.

COVACC alerte sur les risques de l’hivernage 2026 au Niger

À l’approche de la saison des pluies, les autorités nigériennes tirent la sonnette d’alarme. Le Centre Opérationnel de Veille, d’Alerte et de Conduite de Crises (COVACC) met en garde contre d’importants risques de pertes de bétail et de dégâts matériels liés aux premières intempéries attendues sur l’ensemble de la bande agropastorale du pays.

Le lundi 11 mai 2026, le Centre Opérationnel de Veille, d’Alerte et de Conduite de Crises (COVACC), placé sous la tutelle du ministère nigérien de l’Intérieur, a appelé les populations, notamment les éleveurs, à une vigilance maximale face aux risques annoncés pour l’hivernage 2026. Selon les prévisions météorologiques nationales, la saison des pluies devrait être normale à excédentaire, avec des épisodes de vents violents susceptibles de provoquer des pertes de cheptel et des dégâts sur les infrastructures.

COVACC alerte face aux risques du nouvel hivernage

Alors que les premières pluies commencent à se dessiner à l’horizon, les autorités nigériennes redoutent déjà les conséquences d’un hivernage potentiellement intense. Le COVACC a officiellement averti les populations rurales, en particulier les communautés pastorales, des dangers liés aux intempéries qui accompagnent traditionnellement le début de la saison pluvieuse.

Selon les données de la Direction nationale de la météorologie, la campagne hivernale 2026 devrait enregistrer des précipitations « normales à tendance excédentaire » sur la bande agropastorale du Niger. Les quantités de pluie attendues seraient globalement conformes, voire supérieures, aux moyennes observées entre 1991 et 2020.

Mais derrière ces perspectives favorables pour l’agriculture se cachent également de lourdes menaces pour les éleveurs et les infrastructures communautaires.

Des vents violents déjà destructeurs

Le COVACC rappelle que les premières pluies s’accompagnent généralement de vents violents particulièrement dangereux pour les animaux affaiblis par la période de soudure. Exposé aux intempéries, le bétail sous-alimenté devient plus vulnérable aux accidents et aux pertes massives.

Ces phénomènes météorologiques provoquent également d’importants dégâts matériels. Toitures arrachées, effondrements de bâtiments en banco et destruction d’équipements publics figurent parmi les incidents régulièrement enregistrés durant cette période.

Et les premiers dégâts sont déjà signalés.

Selon les statistiques arrêtées au 11 mai 2026 par la Direction générale de la protection civile (DGPC), plusieurs infrastructures ont été endommagées dans différentes localités du pays. Dans la commune d’Allakaye, département de Bouza, région de Tahoua, des vents violents ont détruit la toiture d’un bloc de trois classes, une salle de classe en banco ainsi qu’un mur de Centre de santé intégré (CSI).

Dans la région de Dosso, plus précisément dans la commune de Dankassari, les intempéries ont également causé des dégâts importants : destruction d’un bloc de deux classes, d’un magasin, de six lampadaires et de cinq poteaux électriques.

Le COVACC appelle à une vigilance renforcée

Face à ces risques, les autorités multiplient les consignes de prévention afin de limiter les pertes humaines, animales et matérielles.

Le COVACC recommande notamment aux populations de suivre régulièrement les bulletins météorologiques et les messages d’alerte diffusés par les services compétents. Les éleveurs sont invités à mettre le bétail à l’abri lors des épisodes de vents violents et à éviter les zones exposées aux ruissellements.

Le centre de veille déconseille également de conduire les troupeaux dans les koris et les cours d’eau asséchés, souvent transformés en torrents soudains pendant les fortes pluies. Les autorités appellent aussi les populations à éviter les passages empruntés par les eaux de ruissellement et à signaler rapidement tout incident aux autorités locales.

Un enjeu majeur pour un pays à forte vocation pastorale

Au Niger, où l’élevage représente un pilier essentiel de l’économie et des moyens de subsistance de millions de familles, chaque saison des pluies constitue à la fois une période d’espoir et de vulnérabilité.

Entre amélioration des pâturages et multiplication des risques climatiques, les autorités cherchent désormais à renforcer les mécanismes d’anticipation afin de limiter l’impact des catastrophes naturelles sur les populations rurales déjà fragilisées par les défis sécuritaires et économiques.

À quelques semaines du cœur de l’hivernage, le message du COVACC se veut clair : la prévention reste la meilleure arme face aux aléas climatiques. Pour les éleveurs nigériens, cette saison des pluies 2026 pourrait autant nourrir les pâturages que mettre en péril des années d’efforts et de survie pastorale.

Niger : Vers un nouveau contrat social ?

À Niamey, le monde du travail retrousse ses manches. Sous les lustres de l’Hôtel Radisson, une session cruciale de la Commission consultative du Travail et de l’Emploi s’est ouverte ce mercredi. Au cœur des débats : la refonte du Code de la sécurité sociale. Un chantier titanesque qui ambitionne de redessiner les contours de la protection des travailleurs nigériens.

Ministère de La Fonction Publique, du Travail Et de L'Emploi
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Un dialogue direct entre l’État et les partenaires sociaux

C’est une image forte de ce 1ᵉʳ avril 2026. En effet, autour d’une même table, l’administration publique, le patronat et les syndicats se penchent sur l’avenir social du pays. La ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Mme Aïssatou Abdoulaye Tondi, a donné le ton à l’ouverture des travaux : l’heure est à la modernisation et à l’efficacité.

Par ailleurs, ce rendez-vous constitue une étape essentielle pour valider les amendements d’un texte appelé à devenir la colonne vertébrale de la justice sociale au Niger. Accompagnée des hauts responsables de la CNSS, la ministre a rappelé que cette réforme s’inscrit dans la vision de souveraineté et de bien-être prônée par le chef de l’État, le général d’Armée Abdourahamane Tiani.

 

Sécurité sociale : ce qui va changer pour le citoyen

Mais que contient réellement ce futur Code ? Tout d’abord, l’enjeu est de taille : il s’agit de passer d’un système rigide à un cadre plus équitable et inclusif, avec pour objectif de garantir à chaque travailleur, du secteur public comme du privé, une couverture adaptée aux réalités économiques actuelles.

Parmi les points saillants de cette session, on retient :

  • La modernisation des prestations : adapter les aides aux besoins réels des foyers.
  • L’extension de la couverture : toucher des couches de la population jusqu’ici peu ou mal protégées.
  • La garantie juridique : offrir un bouclier légal plus solide face aux aléas de la vie professionnelle.

Ministère de La Fonction Publique, du Travail Et de L'Emploi
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Une étape décisive avant l’adoption

À cette ouverture de la session de la Commission consultative du Travail et de l’emploi, les débats promettent d’être denses. Ainsi, les partenaires sociaux entendent bien faire valoir leurs propositions pour que ce Code ne soit pas seulement une loi de plus, mais un véritable levier de développement humain.

Enfin, avec ces échanges, le ministère de la Fonction publique réaffirme sa volonté de transformer le paysage social du Niger. Une fois la session clôturée, le document entamera son parcours législatif final, portant avec lui les espoirs d’une protection sociale plus humaine et plus juste pour tous les Nigériens.

Niger : Zinder rejette la résolution du Parlement européen et défend la souveraineté nationale

Dans le tumulte des recompositions politiques sahéliennes, la ville de Zinder s’impose une nouvelle fois comme un baromètre des tensions entre souveraineté nationale et pressions internationales. Ce 26 mars 2026, organisations citoyennes, syndicats et associations locales ont choisi de hausser le ton contre une résolution du Parlement européen appelant à la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum.

Derrière cette mobilisation, le signal est sans équivoque : au Niger, la gestion des affaires internes ne se négocie pas à l’extérieur.

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Une ligne rouge : la souveraineté nationale

Dans leur déclaration conjointe, les forces vives de Zinder ne se contentent pas de contester une prise de position étrangère. Elles posent une ligne de fracture politique : celle de la souveraineté judiciaire et institutionnelle.

Selon elles, toute procédure impliquant une personnalité nigérienne relève exclusivement des juridictions nationales. En d’autres termes, aucune pression extérieure — fût-elle européenne — ne saurait dicter le tempo de la justice nigérienne.

Cette réaction traduit une évolution plus profonde : la montée d’un discours souverainiste assumé, désormais porté non seulement par les autorités, mais aussi par une partie structurée de la société civile.

 

 

Une réponse politique assumée

Dans la foulée, les autorités nigériennes ont enclenché une riposte diplomatique. Des représentants de l’Union européenne ont été convoqués pour exprimer officiellement le mécontentement du pays.

Ce geste, loin d’être anodin, s’inscrit dans une stratégie plus large : redéfinir les rapports avec les partenaires occidentaux, jugés de plus en plus intrusifs dans les dynamiques politiques internes.

À Zinder, cette posture est largement soutenue. Pour de nombreux acteurs locaux, il s’agit moins d’un incident diplomatique que d’un test de crédibilité pour l’État nigérien.

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Mobilisation nationale sur fond d’insécurité

Mais cette séquence politique intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Les récentes attaques visant des infrastructures sensibles à Niamey et Tahoua rappellent la fragilité du pays face aux menaces terroristes.

C’est dans ce climat que les forces vives appellent à une mobilisation générale de la population. L’idée est simple mais puissante : la défense de la nation ne peut reposer uniquement sur les forces armées.

Le gouverneur de Zinder, le colonel Massalatchi Mahaman Sani, insiste d’ailleurs sur l’application stricte des mesures de mobilisation nationale adoptées fin 2025. Autorités administratives, leaders religieux, chefs traditionnels, jeunes et femmes sont invités à jouer un rôle actif dans la préservation de la stabilité.

 

L’AES comme rempart régional

Au-delà du cadre national, le message adressé à la communauté internationale élargit le débat. Les signataires de la déclaration mettent en garde contre toute tentative de déstabilisation des pays membres de l’Alliance des États du Sahel.

Dans cette logique, la solidarité régionale apparaît comme une réponse stratégique aux pressions extérieures. Le Niger, le Mali et le Burkina Faso cherchent ainsi à construire un front commun, à la fois politique, sécuritaire et diplomatique.

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Entre affirmation et incertitudes

Reste une question centrale : cette montée en puissance du discours souverainiste peut-elle se traduire par une stabilité durable ?

Car si la mobilisation populaire renforce la légitimité interne des autorités, elle expose aussi le pays à un isolement diplomatique accru, notamment vis-à-vis de ses partenaires traditionnels.

À Zinder, pourtant, le choix semble assumé. Entre pressions extérieures et affirmation nationale, une partie de la société nigérienne a clairement tranché : la souveraineté n’est plus négociable.

Niger : À Arlit, la population rejette l’ingérence du Parlement européen

C’est un cri de souveraineté qui a résonné ce mercredi 25 mars dans les rues poussiéreuses d’Arlit. Dans cette cité minière du Nord-Niger, des milliers de citoyens, encadrés par les autorités militaires, se sont rassemblés pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’ingérence européenne. Au cœur de la discorde : la récente résolution du Parlement européen concernant le sort de l’ancien président Mohamed Bazoum.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le décor était celui des grands jours de mobilisation. Sous un soleil de plomb, le préfet du département, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, et l’administrateur délégué de la commune, Mohamed Mamane Illo, ont pris la tête d’un cortège hétéroclite. En effet, les organisations de la société civile, les groupements de femmes et les mouvements de jeunesse ont convergé pour transformer ce rassemblement en un véritable plébiscite en faveur de la transition actuelle.

Gouvernorat d'Agadez
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La riposte du désert contre l’Europe

L’étincelle de cette colère est venue de Strasbourg. En effet, en adoptant une résolution exigeant la libération de l’ancien chef d’État, les eurodéputés ont provoqué une levée de boucliers dans l’Aïr. Pour les manifestants d’Arlit, cette ingérence constitue la preuve d’un « deux poids, deux mesures » jugé insupportable. Les discours se sont succédé pour fustiger une lecture occidentale des réalités nigériennes, perçue comme déconnectée des aspirations populaires au changement.

De fait, cette mobilisation dépasse la simple protestation. Elle s’inscrit dans la stratégie de « Sauvegarde de la Patrie », dans laquelle chaque ville du pays est appelée à devenir un rempart contre les pressions extérieures. Ainsi, à Arlit, poumon économique du pays, le message est clair : la souveraineté ne se négocie pas.

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Un soutien inconditionnel au CNSP

Au-delà de la critique envers l’Occident, la foule a tenu à réaffirmer son allégeance aux autorités de Niamey. Ainsi, les cris de soutien au Général d’Armée Abdourahamane Tiani et aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont ponctué les déclarations. Par ailleurs, les dirigeants communautaires ont promis de faire échec à toute tentative de déstabilisation, qu’elle soit politique ou diplomatique.

En outre, en saluant cette initiative, les autorités locales ont rappelé que la force du Niger résidait dans l’unité de son peuple. Dans ce contexte, Arlit vient de prouver que le sentiment nationaliste reste le moteur principal de la transition nigérienne.

Niger : l’Université Abdou Moumouni lance un colloque sur la mendicité au Sahel

 À Niamey, universitaires et experts sécuritaires croisent leurs analyses sur la mendicité au Sahel, Un colloque international pour décrypter un phénomène social en expansion

Du 24 au 26 mars 2026, la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) de l’Université Abdou Moumouni (UAM) de Niamey accueillera un colloque international consacré à un sujet sensible : la mendicité dans l’espace sahélien. Placée sous le thème « Regards croisés sur la mendicité au Sahel », la rencontre ambitionne d’aller au-delà des constats pour proposer des pistes d’analyse et d’action.

En amont de cet événement scientifique, le comité d’organisation conduit par le doyen de la FLSH, le Pr Lawali Dambo, a été reçu le 27 février par le Directeur du Centre National d’Études Stratégiques et de Sécurité (CNESS), le Colonel-Major Mahamadou Nouhou Bako. Une audience qui témoigne de la volonté de rapprocher recherche académique et réflexion stratégique.

 

Entre question sociale et enjeu sécuritaire

Au Niger, la mendicité est un phénomène ancien. Toutefois, selon plusieurs observateurs, son ampleur semble s’accroître, notamment dans les grands centres urbains comme Niamey, Maradi ou Zinder. Les mouvements migratoires internes, la pression démographique et la précarité économique figurent parmi les facteurs souvent évoqués.

Lors de la rencontre, les échanges ont mis en lumière l’impact de cette réalité sur la cohésion sociale et la tranquillité publique. Si la mendicité demeure avant tout une question sociale et humanitaire, elle soulève également des interrogations en matière d’organisation urbaine, de protection des enfants et de sécurité.

Le CNESS, dont la mission consiste à analyser les enjeux stratégiques et sécuritaires nationaux et internationaux, s’est dit disposé à accompagner la réflexion. Son directeur a salué l’initiative universitaire, rappelant que les chercheurs constituent des partenaires clés dans la compréhension des dynamiques sociales complexes.

 

Un colloque structuré en plusieurs étapes

Selon les organisateurs, le colloque s’articulera autour de plusieurs axes. D’abord, des communications scientifiques visant à décrypter les causes et les formes contemporaines de la mendicité au Sahel. Ensuite, un atelier prévu à Maradi permettra de réfléchir à la diffusion des résultats et à leur appropriation par les décideurs publics et les acteurs de terrain.

Enfin, les promoteurs du projet envisagent la mise en place de programmes de recherche multi-acteurs. L’objectif est de créer une synergie durable entre universitaires, institutions étatiques et organisations de la société civile.

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Le Doyen de la FLSH, le Pr. Lawali DAMBO et le Directeur du Centre d’Etudes Stratégiques et de Sécurité (CNESS), le Colonel Major Mahamadou NOUHOU BAKO

Vers une approche concertée

Cette initiative intervient dans un contexte où les autorités nigériennes cherchent à mieux encadrer le phénomène, tout en tenant compte de ses dimensions religieuses, culturelles et économiques.

En effet, la mendicité au Sahel revêt des réalités diverses : mendicité liée à l’apprentissage religieux traditionnel, stratégies de survie face à la pauvreté ou encore conséquences des déplacements internes provoqués par l’insécurité.

Ainsi, le colloque de l’UAM ambitionne d’apporter un éclairage nuancé, fondé sur des données scientifiques, afin d’éviter les approches simplistes

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Une attente forte autour des conclusions

À l’issue de l’audience, les universitaires ont exprimé leur souhait de voir le CNESS participer activement aux travaux. Tous s’accordent sur la nécessité d’une collaboration étroite pour transformer les résultats académiques en recommandations opérationnelles.

Dans un pays confronté à de multiples défis socio-économiques, cette rencontre scientifique pourrait aussi  marquer une étape importante vers une compréhension plus fine d’un phénomène qui touche directement les centres urbains nigériens.

Reste à savoir si les conclusions du colloque déboucheront sur des politiques publiques concrètes. Pour l’heure, la démarche se veut inclusive : analyser pour mieux agir, et agir sans stigmatiser.

Niger : Tahoua lance 3 projets humanitaires pour la résilience

Le Gouverneur de la région, le Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, a donné le coup d’envoi de trois initiatives majeures ce mardi. Entre santé de la reproduction, protection de l’enfance et résilience pastorale, ce programme soutenu par la Belgique se veut un modèle de coopération respectueux de la souveraineté nationale.

 

Dans les salons de l’Hôtel de Ville de Tahoua, l’heure n’était plus aux simples discours de circonstance, mais à la réponse concrète face aux crises multidimensionnelles qui secouent le Sahel. En effet, ce mardi 17 février 2026, les autorités régionales ont scellé un partenariat stratégique avec un consortium d’organisations internationales pour déployer un triptyque de projets humanitaires.

Devant un parterre d’administrateurs venus des zones d’intervention de Tahoua et de Tillabéri, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa a officiellement lancé ces activités destinées à fortifier les communautés locales.

Ville de Tahoua
© Ville de Tahoua

Un socle de trois piliers pour la résilience

L’originalité de cette intervention réside dans sa transversalité. Plutôt qu’une action isolée, ce sont trois leviers qui sont actionnés simultanément pour répondre aux urgences sociales et sanitaires :

  • L’urgence sanitaire : Médecins du Monde prend en charge le volet « Protection et accès à la santé de la reproduction », une priorité absolue dans des zones où les défis structurels freinent l’accès aux soins essentiels.
  • Le futur de la jeunesse : Plan International Niger déploie un programme dédié à la protection des adolescents et des enfants, premières victimes de l’instabilité humanitaire.
  • La protection au Sahel : enfin, Vétérinaires Sans Frontières Belgique porte un programme de protection étendu aux zones pastorales, maillon essentiel de la stabilité économique régionale.

 

La souveraineté au cœur du partenariat

Le Gouverneur de Tahoua a tenu à souligner une nuance de taille dans la conduite de ces projets : le respect des orientations nationales. En saluant l’engagement du Royaume de Belgique, le Colonel-Major Souleymane a aussi insisté sur une collaboration qui « respecte et renforce la souveraineté nationale ».

Pour les autorités de la transition, l’aide internationale ne doit plus être subie mais co-construite. Le représentant du consortium d’ONG et l’Administrateur délégué de la Ville de Tahoua, M. Sahabi Moussa, ont d’ailleurs rappelé que la réussite de ces initiatives reposera sur une implication sans faille des acteurs locaux.

Dans une région de l’Ader où les pressions sécuritaires et climatiques mettent à rude épreuve les populations, ce lancement conjoint apparaît comme une bouffée d’oxygène. Il s’agit désormais de transformer ces engagements en résultats tangibles sur le terrain, pour que la résilience ne soit plus un concept, mais une réalité quotidienne pour les citoyens de Tahoua.

 

Tahoua : après les flammes, la peur continue de hanter les marchés

La nuit du 12 février a été marquée par un nouvel épisode inquiétant dans le paysage commercial nigérien. Un début d’incendie s’est déclaré au marché moderne dit « Marché STM » dans la ville de Tahoua, provoquant une vive émotion parmi les commerçants.

Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour maîtriser les flammes avant qu’elles ne se propagent aux autres étals. La police a, de son côté, sécurisé le périmètre afin d’éviter tout débordement et de faciliter les opérations de secours.

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua

Une intervention rapide, des dégâts limités

Selon les premières constatations, le feu a pu être circonscrit à temps, limitant ainsi l’ampleur des pertes matérielles. Aux environs de 22 heures, les autorités municipales se sont rendues sur les lieux pour évaluer la situation et rassurer les commerçants.

Si l’origine exacte du sinistre reste à déterminer, une enquête devrait permettre de préciser les circonstances de cet incident. Pour l’heure, aucun bilan officiel détaillé n’a été communiqué quant aux pertes enregistrées.

 

Une série d’incendies préoccupante

Ce nouvel incident survient dans un climat déjà préoccupant. Depuis plusieurs semaines, des incendies frappent plusieurs grands centres commerciaux du Niger, tandis que les autorités peinent encore à en déterminer clairement les causes.

La semaine dernière, un violent incendie a ravagé le Grand Marché de Maradi. Quelques jours plus tôt, les flammes avaient causé d’importants dégâts au Grand Marché Dollé de Zinder. Des sinistres similaires ont également touché les marchés de Diffa et de Niamey.

Face à cette série d’événements, les interrogations se multiplient. Les observateurs évoquent tour à tour des installations électriques défectueuses, des imprudences humaines ou encore des actes criminels. À ce stade toutefois, les enquêtes en cours n’ont pas encore permis d’établir une conclusion officielle.

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua

Un enjeu économique majeur

Les marchés constituent le cœur battant de l’économie nigérienne. Ils concentrent une grande partie des activités commerciales et représentent la principale source de revenus pour des milliers de familles.

Chaque incendie fragilise non seulement les commerçants directement touchés, mais aussi l’ensemble de la chaîne économique locale. Dans ce contexte, la question de la prévention devient cruciale : contrôle des installations électriques, renforcement des dispositifs anti-incendie, sensibilisation des usagers.

À Tahoua comme ailleurs, l’heure est désormais à la vigilance. Car au-delà des flammes éteintes, c’est la résilience du tissu économique urbain qui se joue.

 

Incendies en série : l’opinion publique exige des réponses rapides

 

Face à cette spirale inquiétante, l’opinion publique attend désormais des réponses claires et rapides. Les commerçants, déjà fragilisés par la conjoncture économique, ne peuvent se permettre de nouvelles pertes. Il appartient donc aux autorités compétentes, et en premier lieu aux services de sécurité et d’enquête, d’accélérer les investigations afin d’identifier les causes exactes de ces sinistres. Car chaque jour sans clarification nourrit l’angoisse. Et dans un pays où les marchés constituent le cœur de l’activité économique, personne ne souhaite voir un nouveau brasier embraser un autre centre commercial.

Agadez : Le Conseil des jeunes lance les travaux de pavage au CEG 1

À Agadez, l’initiative citoyenne portée par le Conseil communal de la jeunesse entre dans une phase concrète. Grâce à l’appui logistique de la commune urbaine, le transport du pavé destiné aux travaux d’aménagement a débuté ces derniers jours dans le secteur situé derrière le CEG 1, marquant une avancée significative de ce projet mené par les jeunes.

La municipalité a mis à la disposition du Conseil un camion, permettant l’acheminement progressif des matériaux vers le site concerné. Une contribution saluée par les porteurs du projet, qui y voient un signal fort de reconnaissance institutionnelle à l’égard de l’engagement des jeunes dans le développement local.

Selon les responsables du Conseil communal de la jeunesse, cette étape logistique constitue un préalable essentiel avant le lancement effectif des travaux de pavage. Par ailleurs, elle précise qu’une fois cette phase achevée, elle communiquera la date de pose du pavé aux populations concernées.

Conseil Communal de la Jeunesse d'Agadez
© Conseil Communal de la Jeunesse d'Agadez

Au-delà de l’aménagement de la voirie, les initiateurs du projet revendiquent une ambition plus large : promouvoir une participation active des jeunes à la transformation de leur cadre de vie et encourager un changement durable des mentalités. « C’est un projet porté par les jeunes, pour la collectivité », soulignent-ils, insistant sur la dimension citoyenne de l’initiative.

Dans une ville confrontée à de nombreux défis urbains, cette mobilisation de la jeunesse, soutenue par les autorités communales, illustre une dynamique de co-construction entre institutions locales et acteurs de la société civile, appelée à se renforcer dans les mois à venir.

Zinder : 2ᵉ conférence APJUA pour le soutien à l’AES

Niamey, 21 janvier 2026 – À seulement une semaine de l’événement, l’effervescence monte dans la cité du Damagaram. La ville de Zinder s’apprête à accueillir, les 28 et 29 janvier prochains, la deuxième édition de la Conférence panafricaine de l’Assemblée Parlementaire des Jeunes Unis d’Afrique (APJUA). Un rendez-vous qui promet de transformer la capitale historique en un épicentre de la pensée révolutionnaire et de l’engagement citoyen.

 

Un cri de rassemblement pour l’AES

Dans ce contexte, le thème choisi pour cette édition ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « La jeunesse africaine debout, soutenons l’Alliance des États du Sahel (AES) ».
Autrement dit, la conférence s’inscrit pleinement dans une dynamique régionale marquée par une volonté affirmée de souveraineté. Ce sommet se veut un espace de réflexion et d’action destiné à soutenir l’intégration portée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Par conséquent, pour les organisateurs, l’enjeu consiste à mobiliser la force vive du continent autour des orientations de l’AES. Mieux encore, ils entendent ériger la solidarité sahélienne en un modèle crédible de résistance et de développement endogène.

Sous l’égide des grandes figures dirigeantes

Cette rencontre historique sera également l’occasion de rendre un vibrant hommage aux figures emblématiques de la lutte pour la dignité africaine. Par ailleurs, la conférence sera placée sous le signe de la mémoire de Mzee Laurent-Désiré Kabila, considéré comme l’une des grandes figures du panafricanisme congolais.
En invoquant son héritage, la jeunesse de l’APJUA entend clairement s’inscrire dans la continuité des combats pour la souveraineté totale du continent.

 

« Conscience – Amour – Travail » : le triptyque du changement

Bien plus qu’une simple conférence, l’événement de Zinder se veut le point de départ d’une nouvelle ère. Guidée par la boussole « Conscience – Amour – Travail », la jeunesse africaine souhaite adresser un message clair au monde : elle ne se contente plus d’observer son destin, elle l’écrit.

Concrètement, durant deux jours, débats, ateliers et plaidoyers se succéderont afin de bâtir « l’Afrique que nous méritons ».
Ainsi, à Zinder, la jeunesse prouvera que l’Afrique de demain ne se rêve pas. Au contraire, elle se construit dès aujourd’hui, par l’engagement, la réflexion et l’action collective.

Niger : la CDTN réclame une baisse des impôts et alerte sur le pouvoir d’achat des travailleurs

Niamey, 20 janvier 2026 – La Confédération démocratique des travailleurs du Niger (CDTN) a tiré la sonnette d’alarme sur la situation économique et sociale du pays, appelant les autorités à prendre des mesures urgentes pour soulager le quotidien des travailleurs, fortement affectés par la pression fiscale et la cherté de la vie.

Lors d’une prise de parole publique, les responsables de la centrale syndicale ont exprimé leurs préoccupations face aux difficultés croissantes rencontrées par les fonctionnaires, notamment en ce qui concerne la fiscalité appliquée aux salaires. Selon eux, le maintien des taux actuels d’imposition pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte marqué par l’augmentation du coût de la vie.

 

Des inquiétudes autour des nouvelles mesures fiscales

La CDTN s’est particulièrement inquiétée de certaines mesures fiscales récentes, notamment celles touchant aux transactions financières et aux transferts d’argent, largement utilisés par les populations à revenus modestes. Pour la centrale syndicale, ces dispositions risquent d’aggraver la précarité des travailleurs et de freiner les petits échanges économiques du quotidien.

Toutefois, l’organisation reconnaît certaines décisions jugées positives, telles que le maintien de l’exonération de la TVA sur les produits de première nécessité, une mesure qui contribue, selon elle, à limiter la flambée des prix sur les marchés.

 

Recrutement d’enseignants : satisfaction et vigilance

Sur le volet de l’emploi, les syndicats ont salué l’annonce de nouveaux recrutements dans le secteur de l’éducation, y voyant un signal encourageant pour le système éducatif national. Ils ont néanmoins insisté sur la nécessité de garantir un processus transparent et équitable, tout en plaidant pour une meilleure prise en compte des agents contractuels concernés par les critères d’âge, ainsi que ceux évoluant dans le secteur de la santé.

 

Retards de paiement et préoccupations sécuritaires

Par ailleurs, la CDTN a dénoncé les retards récurrents dans le versement des salaires, des pensions et des indemnités, estimant que ces dysfonctionnements constituent une menace pour la stabilité sociale. Elle appelle le gouvernement à agir rapidement afin d’assurer la régularité des paiements et de préserver la paix sociale.

Enfin, la centrale syndicale a exprimé sa solidarité avec les populations affectées par l’insécurité ainsi qu’avec les Forces de défense et de sécurité, tout en exhortant les autorités à renforcer les dispositifs de protection dans les zones les plus exposées.

Agadez dresse le bilan de la 58ᵉ édition de la Cure Salée

Le gouvernorat de la région d’Agadez a présenté, ce 21 octobre 2025, une synthèse officielle de la 58ᵉ Cure Salée. Les autorités  ont salué ce rendez-vous culturel majeur, tenu à Ingall, pour sa qualité organisationnelle, sa portée patrimoniale et son impact sur la cohésion sociale.

 

Agadez, 21 octobre 2025 – Dans le désert nigérien, quand la tradition croise la modernité, le sable s’illumine. Ce mardi, le Général de Division Ibra Boulama Issa, gouverneur de la région d’Agadez, a convié la presse dans l’intimité feutrée de la salle de réunion du gouvernorat pour un débriefing à la fois franc et stratégique. Au cœur des échanges, un retour détaillé sur la 58ᵉ édition de la Cure Salée, ce rendez-vous séculaire tenu à Ingall du 4 au 6 octobre, qui a rassemblé caravanes de chameliers, artistes, officiels et visiteurs venus célébrer l’âme saharienne sous les étoiles.

Lors d’un point presse au gouvernorat, le Général de Division Ibra Boulama Issa a présenté le bilan de la 58ᵉ Cure Salée. L’événement, marqué par une forte mobilisation et une organisation exemplaire, confirme la volonté du Niger de valoriser ses traditions dans une dynamique de modernisation et de rayonnement régional.
© Lors d’un point presse au gouvernorat, le Général de Division Ibra Boulama Issa a présenté le bilan de la 58ᵉ Cure Salée. L’événement, marqué par une forte mobilisation et une organisation exemplaire, confirme la volonté du Niger de valoriser ses traditions dans une dynamique de modernisation et de rayonnement régional.

Une fête du sel sous les étoiles : satisfaction unanime et pistes d’amélioration

 

Entouré d’un parterre de figures civiles et militaires, le gouverneur a dressé un tableau flatteur, fondé sur les conclusions d’une enquête menée par une commission dédiée auprès d’un large éventail de participants. Le constat est sans équivoque : la 58ᵉ édition de la Cure Salée a séduit par la qualité de son organisation.

Les organisateurs et participants ont notamment salué la sécurisation de l’événement, érigée en rempart contre les menaces du Sahel. À cela s’ajoutent les menus revigorants, les couchages nomades, les infrastructures logistiques, les spectacles envoûtants de chants touaregs et de danses traditionnelles, ainsi que les navettes fluides assurant la liaison entre le site et les zones périphériques.

Cependant, le grand livre des traditions n’échappe pas aux imperfections. En effet, les observateurs ont relevé quelques failles mineures – des détails techniques qui, fort heureusement, n’ont pas entaché l’enthousiasme général. Sur la base de ces constats, les participants ont formulé un bouquet de suggestions, prêt à être consigné pour peaufiner les prochaines éditions. « Ces retours sont notre boussole pour des éditions encore plus rayonnantes », a glissé une source proche de l’entourage du gouverneur, soulignant que le CNSP s’engage pleinement à cultiver l’excellence culturelle.

Des mains tendues en or : hommages aux bâtisseurs discrets

 

Le rituel du bilan s’est transformé en véritable célébration, dès que les chiffres ont parlé. Le Général de Division Ibra Boulama Issa, gouverneur de la région d’Agadez, n’a pas ménagé ses marques de reconnaissance. Avec solennité, il a remis des parchemins officiels à celles et ceux qui ont œuvré dans l’ombre pour faire de la 58ᵉ Cure Salée un succès incontestable.

Parmi les récipiendaires, le préfet d’Ingall, chef d’orchestre de la logistique alimentaire ; l’administrateur délégué, garant de l’accueil sous les tentes ; le responsable régional de l’élevage, mobilisé aux côtés des troupeaux ; le directeur de l’urbanisme, bâtisseur des structures éphémères ; les cadres de la Nigelec, artisans de la lumière qui a prolongé les nuits festives ; les équipes de la SONISHAR, en charge du ravitaillement en carburant ; le maître de cérémonie Inturwak, voix emblématique des soirées ; sans oublier une constellation d’acteurs engagés, tous salués pour leur dévouement.

Ces hommages, loin d’être protocolaires, traduisent en fait une vision : dans le sable d’Agadez, chaque geste compte. Chaque contribution renforce la Cure Salée, ce patrimoine vivant qui tisse un lien précieux entre héritage nomade et modernité résiliente.

Lors d’un point presse au gouvernorat, le Général de Division Ibra Boulama Issa a présenté le bilan de la 58ᵉ Cure Salée. L’événement, marqué par une forte mobilisation et une organisation exemplaire, confirme la volonté du Niger de valoriser ses traditions dans une dynamique de modernisation et de rayonnement régional.
© Lors d’un point presse au gouvernorat, le Général de Division Ibra Boulama Issa a présenté le bilan de la 58ᵉ Cure Salée. L’événement, marqué par une forte mobilisation et une organisation exemplaire, confirme la volonté du Niger de valoriser ses traditions dans une dynamique de modernisation et de rayonnement régional.

La 58ᵉ Cure Salée : un héritage saharien qui pulse plus fort

 

Au-delà des chiffres et des distinctions protocolaires, la Cure Salée pulse au rythme du Niger post-transition. Ce rendez-vous ancestral, porté par ses rituels salins et ses échanges transsahariens, dépasse le cadre festif : il incarne aussi une résistance culturelle, un rempart identitaire face aux turbulences du monde moderne.

Dans cette dynamique, les recommandations issues de la 58ᵉ édition pourraient bien servir de levier stratégique, transformant Ingall en pôle d’attractivité pour les touristes, les investisseurs et les passionnés de patrimoine vivant. L’événement ne se contente plus de célébrer le passé : il trace également les contours d’un avenir enraciné et ambitieux.

Alors que les tambourins se taisent, Agadez lève déjà les yeux vers l’horizon. Avec une conviction renouvelée, la région réaffirme son credo : préserver la tradition, c’est bâtir l’avenir.

 

Niamey et ONU-Femmes unis pour l’égalité du genre

Dans les coulisses du ministère de l’Intérieur, une rencontre décisive entre le Niger et ONU-Femmes redéfinit les contours de l’égalité des femmes au sein de la refondation nationale.

Niamey, 9 octobre 2025 — À Niamey, où les vents du Sahel portent les échos d’une nation en pleine refondation, une rencontre discrète, mais stratégique s’est tenue mercredi dernier. Dans les couloirs feutrés du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, deux visions se sont croisées : celle d’un pays déterminé à bâtir son avenir et celle d’une organisation mondiale dédiée à l’égalité des genres.

Ainsi, le Général de Division Mohamed Toumba, Ministre d’État, un des piliers de cette refondation nationale, a accueilli avec déférence le Dr. Maxime Houinato, Directeur Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre d’ONU-Femmes. À ses côtés, la Représentante par intérim au Niger, Mme Maïmouna Seyni Yayé, incarnait l’engagement quotidien de cette institution onusienne sur le terrain.

 Niamey et ONU-Femmes : un dialogue porteur d’avenir pour les femmes nigériennes

 

Cependant, au cœur d’un continent où les défis s’érigent comme des dunes infinies — insécurité, inégalités persistantes, aspirations à la stabilité — cette entrevue a dépassé le cadre d’une simple formalité protocolaire. Elle a ouvert un véritable pont vers l’avenir et instauré un dialogue fructueux. Le Niger, porté par l’impulsion visionnaire de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République et Chef Suprême des Armées, tisse activement des alliances pour élever les femmes au rang d’architectes du progrès.

En mission de travail dans la capitale, la délégation d’ONU-Femmes a salué les avancées concrètes et tracé de nouvelles perspectives, guidée par une solidarité internationale qui franchit les frontières. Ce moment d’échange a permis de dresser un panorama optimiste des réalisations concrètes

À Niamey, le Général Mohamed Toumba et ONU-Femmes posent les jalons d’un partenariat ambitieux pour l’autonomisation des femmes nigériennes
© À Niamey, le Général Mohamed Toumba et ONU-Femmes posent les jalons d’un partenariat ambitieux pour l’autonomisation des femmes nigériennes

L’autonomisation des femmes : pilier de la refondation du Niger

 

Dans la trame de ces échanges enrichissants, la question de l’autonomisation durable des femmes a été abordée sous un angle à la fois protecteur et transformateur. La discussion s’est articulée autour de deux axes majeurs : la protection et l’insertion professionnelle comme vecteur de transformation sociale et économique.

Une première partie des discussions a mis en lumière les initiatives visant à garantir la sécurité et la protection des femmes, qu’elles se trouvent dans les écoles des villages reculés ou au milieu des artères animées des villes.

Ces mesures visent concrètement à briser les chaînes de la vulnérabilité, qu’elles soient d’origine rurale ou urbaine, afin de permettre à chaque Nigérienne de s’épanouir et de marcher la tête haute, sans crainte. L’objectif est d’assurer un environnement dans lequel leur intégrité est préservée.

L’insertion professionnelle : levier de transformation

 

Élargissant l’horizon au-delà de la seule protection, les échanges se sont concentrés sur l’insertion professionnelle comme levier de transformation et d’émancipation.

L’autonomie économique n’est plus un mirage lointain. L’insertion professionnelle émerge comme un puissant catalyseur, essentiel pour que les femmes puissent s’émanciper et prendre pleinement leur place dans la grande Refondation qui redessine le Niger d’aujourd’hui.

Pour ce faire, des formations adaptées, des opportunités entrepreneuriales ciblées et des réseaux de soutien solides sont les briques fondamentales pour bâtir une société dans laquelle la moitié de la population n’est plus spectatrice, mais une actrice essentielle et pleinement engagée du développement national.

À Niamey, le Général Mohamed Toumba et ONU-Femmes posent les jalons d’un partenariat ambitieux pour l’autonomisation des femmes nigériennes
© À Niamey, le Général Mohamed Toumba et ONU-Femmes posent les jalons d’un partenariat ambitieux pour l’autonomisation des femmes nigériennes

 Niamey et ONU-Femmes : une vision partagée pour un avenir équitable

 

Cette visite, imprégnée d’une solidarité palpable, résonne comme un écho à la vision claire du leadership nigérien : améliorer les conditions de vie des populations, avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes, ces forces vives d’un demain radieux. ONU-Femmes, fidèle à sa mission, apporte son expertise et son soutien indéfectible, renforçant ainsi un partenariat qui dépasse les cadres institutionnels pour devenir un chapitre vivant d’espoir partagé.

Finalement, dans un monde où les inégalités freinent encore trop de potentiels, de telles collaborations rappellent que l’unité – nationale et globale – demeure la clé d’un équilibre durable.

Alors que Niamey et ONU-Femmes définissent désormais les stratégies et réaffirment les engagements, la véritable question demeure : comment transformer cette synergie politique en un changement systémique et irréversible qui garantira à chaque Nigérienne de devenir non seulement l’égale de l’homme, mais aussi le moteur incontestable de la prospérité de sa nation ? Ils ont tracé le chemin ; à présent, il leur incombe d’écrire l’histoire — un défi stimulant que l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux devront relever.

 

Dans l’ombre et la lumière, les gardiens de Niamey veillent

À Niamey, dans l’ombre des nuits tranquilles, des mains discrètes réparent la lumière : un acte quotidien de résilience et de citoyenneté pour une ville plus sûre et plus solidaire.

Niamey, 12 septembre 2025 – Tandis que les habitants de Niamey se reposent, une équipe infatigable s’active pour maintenir la ville sous un éclat rassurant. Dans l’obscurité de la nuit comme en plein jour, les techniciens municipaux, véritables artisans de la lumière, œuvrent sans relâche pour réparer les lampadaires endommagés. Leur mission est de transformer le désordre en modernité et l’obscurité en sécurité. Au fond, leur travail rend Niamey plus vivable pour tous.

Un combat discret contre le vandalisme et l’incivisme à Niamey

 

Chaque soir, les équipes techniques de la municipalité parcourent les artères de la capitale. Leur objectif est simple, à savoir repérer les lampadaires vandalisés ou brisés lors d’accidents de la route. Bien souvent, les responsables ne sont pas identifiés. Ces infrastructures, au demeurant, sont bien plus que de simples points lumineux : elles incarnent la sécurité des habitants et la modernité de la ville. Dès lors, chaque poteau arraché ou fil coupé plonge un quartier dans l’ombre, ralentit le développement de Niamey et gaspille les ressources des contribuables.

Néanmoins, face à ces défis, les techniciens municipaux redoublent d’efforts. Avec une détermination sans faille, ils réparent, remplacent et redonnent vie aux équipements publics. Ils s’assurent ainsi que chaque coin de rue reste un espace sécurisé et accueillant. En effet, leur travail, souvent discret, est l’un des piliers du dynamisme de la capitale.

À Niamey, les équipes techniques municipales réparent chaque nuit les lampadaires vandalisés, assurant sécurité et modernité. Leur travail appelle à une responsabilité collective pour préserver l’éclairage public, bien commun de tous les citoyens.
© À Niamey, les équipes techniques municipales réparent chaque nuit les lampadaires vandalisés, assurant sécurité et modernité. Leur travail appelle à une responsabilité collective pour préserver l’éclairage public, bien commun de tous les citoyens.

Un appel à la citoyenneté : la lumière, un bien commun

 

Toutefois, au-delà de l’engagement remarquable des équipes municipales, la pérennité de ces efforts repose sur un élan collectif. En d’autres termes, chaque acte d’incivisme — un lampadaire vandalisé ou un câble endommagé — représente un pas en arrière pour Niamey. La municipalité lance un appel vibrant à tous les citoyens : protéger ces équipements, c’est préserver un bien commun, un héritage partagé qui appartient à chaque habitant. En somme, une ville propre, éclairée et sûre naît de la responsabilité de tous.

La lumière comme moteur du développement

 

Le dévouement des équipes techniques de Niamey est une véritable source d’inspiration. Leur travail acharné garantit que la capitale reste un lieu de vie vibrant, où la lumière chasse l’obscurité et où la modernité s’ancre dans le quotidien. C’est la preuve que l’engagement d’une minorité dévouée, soutenu par la responsabilité collective, peut transformer une ville.

Mais cet effort citoyen peut-il s’étendre au-delà de l’éclairage public ? La lumière mise en avant par ces techniciens n’est-elle pas, au fond, un symbole de l’espoir et de la conscience citoyenne qui doivent éclairer l’ensemble des défis de la capitale ?

Agadez : un partenariat renforcé avec l’UNHCR et l’OIM

À Agadez, la solidarité internationale prend racine dans le dialogue et l’action, dessinant les contours d’un avenir plus stable pour les communautés migrantes et locales

Agadez, 12 septembre 2025 – C’est dans le cadre solennel du salon d’honneur de l’aéroport international Mano Dayak d’Agadez qu’une rencontre cruciale a eu lieu ce vendredi. Elle a marqué la fin d’une mission de 48 heures d’une délégation conjointe de l’UNHCR et de l’OIM, scellant ainsi une collaboration prometteuse. Accueillis par le Gouverneur de la Région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, les représentants des deux organisations internationales ont salué l’exemplarité de ce partenariat, porteur d’espoir pour la région.

 

Une mission réussie, un dialogue renforcé

 

Cette réunion, bien plus qu’un simple au revoir, a servi de tribune à la délégation pour exprimer sa profonde gratitude envers les autorités administratives et coutumières d’Agadez. En effet, les facilités accordées tout au long de leur séjour ont permis à la mission de se dérouler dans des conditions optimales.

De plus, les échanges avec le gouverneur ont permis de revenir sur les objectifs de cette visite, axés sur le renforcement des initiatives humanitaires et migratoires dans cette région stratégique. Dès leur arrivée, les membres de l’UNHCR et de l’OIM avaient été chaleureusement reçus par le Secrétaire général de la région, posant ainsi les bases d’un dialogue constructif.  En ce jour de clôture, en présence des secrétaires généraux de la région, les discussions ont réaffirmé leur engagement commun à travailler main dans la main pour relever les défis locaux avec efficacité et humanité.

Quand Agadez devient un pont entre la solidarité et le monde

 

Cette mission illustre la force d’une coopération internationale qui place les besoins des communautés au premier plan. Ainsi, en collaborant étroitement avec les autorités d’Agadez, l’UNHCR et l’OIM tracent la voie d’un avenir où la solidarité transcende les frontières. Ce partenariat, nourri par un dialogue constant et une volonté partagée, positionne la région comme un modèle de résilience et d’ouverture.

 

Un engagement renouvelé pour l’avenir de la région

 

En quittant Agadez, la délégation emporte la promesse d’une collaboration renforcée, prête à écrire de nouvelles pages d’espoir pour les populations de la région. Ce succès est non seulement le reflet d’une synergie parfaite entre les acteurs internationaux et locaux, mais il pose également un jalon important pour les actions humanitaires à venir.

Cette synergie réussie entre les acteurs internationaux et locaux ouvre la voie à de futures collaborations et souligne une vérité simple mais puissante : le dialogue et la coopération sont les clés pour surmonter les défis les plus complexes et assurer un avenir plus sûr et plus stable pour les populations de la région.

Niger : le FSSP à l’écoute du monde rural

À Niamey, le dialogue entre le FSSP et les acteurs agricoles devient un acte de souveraineté : une rencontre stratégique pour ancrer la solidarité nationale dans les territoires ruraux et renforcer la résilience collective.

 

Ce vendredi 29 août 2025, Niamey a accueilli une rencontre hautement symbolique entre le Comité de gestion du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) et les responsables du Réseau des Chambres d’Agriculture du Niger (RECA). En effet, cette initiative, portée par la présidente du CG/FSSP, Mme Réki Moussa Hassane Djermakoye, s’inscrit dans une série de consultations territoriales visant à renforcer l’appropriation citoyenne du Fonds et à consolider les dynamiques de résilience nationale.

Accueillie par le président du RECA, M. Abdou Magagi, la délégation du FSSP a engagé des échanges ouverts avec les représentants des organisations agricoles, des éleveurs et des transformateurs, dans une logique de co-construction et de mobilisation collective.

Un Fonds au service de la souveraineté alimentaire et de la cohésion

 

Au cœur des discussions : les objectifs du Fonds, ses mécanismes de fonctionnement et les résultats obtenus depuis son lancement. Mme Réki Moussa Hassane Djermakoye a rappelé que le FSSP n’est pas seulement un outil financier, mais un instrument de souveraineté, de solidarité et de résilience. Il soutient les efforts de sécurisation, d’autonomisation économique et de renforcement de la souveraineté alimentaire, en lien direct avec les réalités territoriales.

Elle a aussi  insisté sur l’importance de l’appropriation citoyenne du Fonds, qui repose sur l’engagement de toutes les couches socioprofessionnelles, en particulier celles qui structurent la vie rurale et nourrissent le pays.

Le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) échange avec le Réseau des Chambres d’Agriculture du Niger (RECA) pour renforcer la mobilisation citoyenne. Une rencontre territoriale qui valorise les acteurs ruraux et consolide la souveraineté alimentaire et sanitaire du pays.
© Le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) échange avec le Réseau des Chambres d’Agriculture du Niger (RECA) pour renforcer la mobilisation citoyenne. Une rencontre territoriale qui valorise les acteurs ruraux et consolide la souveraineté alimentaire et sanitaire du pays.

FSSP et RECA : une dimension sanitaire au cœur des préoccupations agricoles

 

D’ailleurs, les échanges ont permis de mettre en lumière les enjeux sanitaires liés à la production agricole : accès aux intrants de qualité, sécurité alimentaire, hygiène dans la transformation des produits locaux, et prévention des risques sanitaires en milieu rural. Ces préoccupations, exprimées par les membres du RECA, rejoignent les objectifs du FSSP en matière de résilience communautaire et de protection des populations.

En conséquence, le lien entre souveraineté alimentaire et santé publique devient ici un axe stratégique, où les agriculteurs et éleveurs sont reconnus comme des acteurs essentiels du bien-être national.

Le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) échange avec le Réseau des Chambres d’Agriculture du Niger (RECA) pour renforcer la mobilisation citoyenne. Une rencontre territoriale qui valorise les acteurs ruraux et consolide la souveraineté alimentaire et sanitaire du pays.
© Le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) échange avec le Réseau des Chambres d’Agriculture du Niger (RECA) pour renforcer la mobilisation citoyenne. Une rencontre territoriale qui valorise les acteurs ruraux et consolide la souveraineté alimentaire et sanitaire du pays.

Vers une mobilisation territoriale renforcée entre le FSSP et RECA

M. Abdou Magagi, président du RECA, a salué le choix porté sur son institution et plaidé pour une meilleure vulgarisation du Fonds auprès des populations rurales. Il a également réaffirmé l’engagement des agriculteurs et éleveurs à soutenir le FSSP, tout en formulant des propositions concrètes pour renforcer la collaboration entre les chambres d’agriculture et le Comité de gestion. En plus, les participants ont exprimé leurs doléances, partagé leurs attentes et proposé des pistes d’action pour une mobilisation plus inclusive, plus territorialisée et plus durable.

 

La souveraineté nigérienne au-delà des mots

 

En somme, cette étape du dialogue entre le FSSP et le RECA illustre une gouvernance de proximité, fondée sur l’écoute, la transparence et la co-responsabilité. Elle marque une volonté politique forte : celle de bâtir une solidarité nationale enracinée dans les territoires, portée par les acteurs du quotidien, et tournée vers la souveraineté collective. Le gouvernement nigérien parviendra-t-il à faire de cette collaboration avec le RECA un modèle pour impliquer d’autres secteurs dans la construction de la souveraineté nationale ?