NIGER COOPERATION Archives - Journal du Niger

Niamey : Mohamed Toumba enchaîne les audiences

Niamey, 4 août 2026 — Deux délégations, deux préoccupations, mais un même point de convergence : le ministère nigérien de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba a reçu ce mardi le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, ainsi qu’une délégation venue du Kawar. Les échanges ont successivement porté sur la coopération sécuritaire au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et sur les suites à donner à la Semaine du Kawar.

La première audience a été consacrée à la coopération entre le Niger et le Burkina Faso. Arrivé à Niamey dans le cadre des activités liées à la fête de l’arbre, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana a effectué une visite de courtoisie auprès de son homologue nigérien.

Mais derrière les civilités, l’essentiel était ailleurs. Les deux responsables ont examiné la situation sécuritaire dans la région sahélienne et les moyens de renforcer la coordination entre les pays membres de l’AES.

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Renforcement de la coordination sécuritaire entre le Niger et le Burkina Faso

La rencontre intervient alors que la question sécuritaire demeure au centre des préoccupations des États de l’espace confédéral. Niamey et Ouagadougou entendent poursuivre le rapprochement engagé entre leurs appareils de sécurité.

Les discussions ont ainsi permis de faire le point sur les réalités sécuritaires du Sahel et d’envisager de nouvelles pistes de coopération. L’objectif affiché est de consolider davantage les mécanismes communs dans un espace où la coordination entre États apparaît comme un enjeu déterminant.

La visite du ministre burkinabè prend, à cet égard, une dimension qui dépasse la simple démarche protocolaire. Elle traduit la volonté de maintenir le dialogue entre les responsables chargés de la sécurité des deux pays.

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Développement local : La délégation du Kawar présente ses doléances après sa semaine culturelle

La seconde audience a changé de registre. Face au ministre d’État Mohamed Toumba, la délégation du Kawar est venue dresser le bilan de la Semaine du Kawar, organisée du 28 au 31 juillet au Palais du 29-Juillet de Niamey.

Conduite par le préfet du département de Bilma et accompagnée du ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le colonel Mahaman Elh Ousmane, la délégation a rendu compte des activités menées durant cette manifestation consacrée à cette partie du territoire nigérien.

Elle a également profité de l’occasion pour exposer plusieurs préoccupations au ministre de l’Intérieur. Ces doléances concernent notamment l’organisation des prochaines éditions de la Semaine du Kawar. L’objectif est de tirer les enseignements de l’édition 2026 afin d’améliorer la préparation et le déroulement de la prochaine rencontre.

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Entre impératifs régionaux et réalités du terrain : Une double exigence de gestion

La succession de ces deux audiences illustre, à sa manière, la diversité des dossiers qui se présentent au ministère de l’Intérieur : d’un côté, les impératifs de coopération entre États sahéliens ; de l’autre, les attentes exprimées par les collectivités et les populations des territoires nigériens.

À Niamey, la journée aura donc été consacrée à deux niveaux de responsabilité. Le premier regarde vers l’espace de l’AES et ses défis sécuritaires. Le second ramène aux préoccupations du terrain et à la nécessité d’améliorer les mécanismes d’accompagnement des initiatives locales.

Deux dossiers différents, mais une même exigence : renforcer la coordination, au niveau régional comme à l’échelle nationale.

Identité numérique : Le Niger s’inspire de l’expérience du Burkina

Niamey, 3 août 2026 —  Derrière les échanges diplomatiques classiques, une autre bataille se joue entre le Niger et le Burkina Faso : celle de l’identité numérique. Confronté à l’impératif de moderniser son système d’identification des citoyens, Niamey multiplie les initiatives pour bâtir un dispositif fiable, sécurisé et entièrement dématérialisé. C’est dans cette perspective qu’une importante délégation nigérienne a effectué une mission technique au Burkina Faso, reconnu dans la sous-région pour les avancées de son dispositif d’identification.

À la tête de cette délégation, le Secrétaire général du ministère nigérien de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Commissaire général de police (ER) Ayouba Abdourahamane, a été reçu le 30 juillet par le ministre d’État burkinabè chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zéro.

Mais loin d’une simple visite de courtoisie, cette rencontre s’inscrit dans une démarche stratégique : comprendre les mécanismes qui ont permis au Burkina Faso de structurer un système d’identification moderne afin d’en adapter les meilleures pratiques au contexte nigérien.

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Une délégation de haut niveau au cœur des enjeux institutionnels 

La délégation nigérienne réunissait les principaux acteurs impliqués dans la gestion de l’identité et de l’état civil. Étaient notamment représentés la Direction générale de l’État civil, des migrations et des réfugiés, l’Agence nationale pour la société de l’information (ANSI), la Direction de la surveillance du territoire, le Service national de production de la carte biométrique, les services juridiques du ministère de l’Intérieur, les ministères en charge des Technologies de l’information ainsi que de l’Économie et des Finances, sans oublier le projet régional WURI.

Cette composition illustre la volonté des autorités nigériennes d’aborder la réforme sous tous ses aspects : juridique, technologique, administratif et financier.

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Observer et comparer : Les experts nigériens à l’école du modèle burkinabè

Au cours de leur séjour, les experts nigériens ont parcouru plusieurs structures clés du dispositif burkinabè. Les échanges ont porté sur les méthodes d’enregistrement des populations, la sécurisation des données, la production des documents officiels ainsi que l’interconnexion des différentes administrations.

Les responsables burkinabè ont notamment partagé leur expérience avec la Direction générale de la modernisation de l’état civil, l’Office national d’identification, l’Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC) ainsi que le projet WURI Burkina.

Selon les membres de la mission, ces différentes visites ont permis de recueillir des recommandations concrètes sur les procédures de délivrance de documents authentiques et sur les mécanismes permettant de limiter les risques de fraude documentaire.

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L’état civil moderne : Nouveau pilier de la gouvernance et de la sécurité au Niger

Au-delà de la coopération bilatérale, cette mission traduit une évolution profonde des priorités des États sahéliens. Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, la mobilité des populations et la digitalisation des services publics, disposer d’un système national d’identification performant devient un levier essentiel de gouvernance.

Pour le Niger, l’enjeu dépasse la simple délivrance de cartes biométriques. Il s’agit de construire une infrastructure capable de renforcer l’état civil, de sécuriser les transactions administratives, de faciliter l’accès aux services publics et d’améliorer la planification des politiques publiques.

En choisissant de capitaliser sur l’expérience burkinabè, Niamey affiche ainsi sa volonté d’accélérer la modernisation de son administration et de poser les bases d’une identité numérique robuste, appelée à devenir l’un des fondements de l’action publique dans les années à venir.

L’axe Niger-Türkiye au beau fixe : Toumba reçoit l’émissaire turc

Niamey, le 31 juillet 2026 — Les salons feutrés du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire ont servi de cadre, ce vendredi matin, à un ballet diplomatique de haute volée. Dans la plus pure tradition républicaine, le Ministre d’État, le Général de Division Mohamed Toumba, a reçu, avec les honneurs dus à son rang, Son Excellence Özgür Arslan, nouvellement accrédité en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Türkiye auprès de notre nation.

Cette rencontre, qui s’inscrit dans le protocole habituel des prises de contact, a rapidement pris des allures de séance de travail approfondie. Signe du caractère éminemment pragmatique de cette mission, le diplomate turc n’a pas fait le déplacement seul : il était également accompagné du coordonnateur en chef de la TIKA, l’institution étatique d’Ankara chargée de la coopération technique et du développement.

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Un tour d’horizon des grands chantiers de l’État

Durant près d’un tour d’horloge, les deux personnalités ont passé au peigne fin la vitalité de l’axe Niger-Türkiye. De part et d’autre, le constat dressé est sans appel : les relations bilatérales traversent une période faste, marquée par une entente cordiale et une vision partagée du développement endogène.

À cet égard, il convient de souligner que le partenariat qui lie le peuple nigérien à la nation turque ne se cantonne pas aux simples déclarations d’intention. Il s’incarne aujourd’hui par un dynamisme concret sur le terrain. Sur le front stratégique de la défense et de la sécurité, les échanges de bons procédés constituent un rempart solide pour la sauvegarde de notre souveraineté.

Par ailleurs, l’offensive de charme turque s’illustre également dans les secteurs vitaux du progrès social. De la construction d’infrastructures de santé publique à l’appui structurel dans l’éducation nationale, en passant par les vastes programmes de relance de notre agriculture et la formation technique de nos jeunes cadres, la coopération s’avère aussi dense que fructueuse.

Enfin, à l’issue de cette audience, c’est par une poignée de main chaleureuse, symbole d’une fraternité agissante, que le Général de Division Mohamed Toumba a raccompagné son illustre hôte. Une manière d’indiquer que la République compte bien capitaliser sur cette alliance stratégique pour les décennies à venir.

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SENUMA 2026 : Le Niger au cœur de la coopération numérique de l’AES

BAMAKO, 31 juillet 2026 — Le numérique s’installe progressivement au cœur des échanges entre les pays du Sahel. À Bamako, le Niger prend part à la quatrième édition de la Semaine du Numérique du Mali (SENUMA), ouverte le 28 juillet et prévue jusqu’au 1er août 2026.

Cette rencontre, placée sous le thème « L’écosystème du numérique au Mali : état des lieux, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie », réunit plusieurs acteurs autour des mutations que connaissent les administrations, les entreprises et les services destinés aux populations.

La présence nigérienne ne relève pas du simple échange de courtoisie. Le Niger et le Mali entendent, dans le cadre de leur coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), rapprocher leurs expériences dans un domaine devenu stratégique pour le développement et la souveraineté des États.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
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Une délégation venue de plusieurs secteurs

Pour cette quatrième édition, le Niger figure, avec le Burkina Faso, parmi les pays invités d’honneur. Sa délégation rassemble plusieurs structures directement engagées dans la politique numérique nationale.

Le Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, l’Agence Nationale pour la Société de l’Information (ANSI), l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP), Niger Poste ainsi que l’École Supérieure des Communications Électroniques et de la Poste (ESCEP-Niger) sont représentés à Bamako.

Cette composition traduit la volonté de faire de la coopération numérique une affaire qui dépasse les seuls départements ministériels. Régulation, formation, infrastructures et services numériques se trouvent ainsi réunis autour d’un même cadre d’échanges.

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L’expérience sahélienne en partage

Au fil des travaux, la participation nigérienne offre surtout l’occasion de confronter les expériences et les méthodes développées de part et d’autre. Dans un espace sahélien confronté à des contraintes économiques, administratives et sécuritaires particulières, la maîtrise des outils numériques apparaît désormais comme un levier important de modernisation.

Dès lors, les échanges de Bamako prennent une dimension régionale. Ils permettent aux participants de réfléchir aux moyens de rapprocher les pratiques, de consolider les compétences et de favoriser des solutions adaptées aux réalités des États de l’AES.

Pour le Niger, cette présence constitue également une occasion de présenter son expérience et de tirer profit des initiatives développées au Mali et dans les autres pays participants.

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Vers une coopération numérique plus étroite

La Semaine du Numérique du Mali intervient ainsi à un moment où les États sahéliens cherchent à renforcer leurs capacités propres dans le domaine technologique. Au-delà des discours et des rencontres, l’enjeu demeure concret : faire du numérique un instrument utile à l’administration, aux entreprises et, surtout, aux citoyens.

À Bamako, le Niger entend donc contribuer à cette réflexion collective, avec l’ambition de renforcer les échanges régionaux et de favoriser une transformation numérique davantage adaptée aux besoins des populations. La quatrième édition de la SENUMA doit s’achever le 1er août. Elle aura, pendant plusieurs jours, placé le numérique au centre d’une coopération sahélienne appelée à prendre de nouvelles formes.

À Niamey, l’AES et la Russie affichent une vision commune du Sahel

La Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Russie resserrent leurs liens. Réunis à Niamey pour la deuxième session de leurs consultations ministérielles, les chefs de la diplomatie du Niger, du Burkina Faso, du Mali et de la Fédération de Russie ont réaffirmé leur volonté de renforcer un partenariat qui dépasse désormais le seul cadre militaire pour s’étendre aux domaines économique, diplomatique et du développement.

Niamey s’est imposée, ce mercredi 8 juillet, comme le centre des échanges diplomatiques entre la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Russie. À l’occasion de la deuxième session des consultations ministérielles, les quatre chefs de la diplomatie ont dressé un bilan jugé positif de leur coopération et esquissé les contours d’un partenariat appelé à se renforcer dans les prochaines années.

Au cœur des discussions figurait la consolidation de la coopération sécuritaire, dans un contexte où les trois États sahéliens continuent de faire face à la menace des groupes armés terroristes. Mais les échanges ont également porté sur l’intégration régionale, le développement économique, la valorisation des ressources naturelles et le renforcement de la souveraineté des États membres de l’AES.

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Une coopération qui s’élargit

Ouvrant les travaux, le ministre nigérien des Affaires étrangères et de la Coopération, Yaou Sangaré, a présenté cette rencontre comme une nouvelle étape dans la consolidation du partenariat stratégique entre les deux parties.

Selon lui, cette session offre l’occasion d’évaluer les décisions prises lors des premières consultations et de définir de nouvelles priorités communes.

Le chef de la diplomatie nigérienne a souligné que plusieurs avancées avaient déjà été enregistrées, notamment dans le domaine militaire avec la signature de nouveaux accords, le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité, la réalisation de projets sociaux ainsi que l’intensification des visites officielles entre les partenaires.

Il a également insisté sur les prochaines orientations de cette coopération, qui devraient porter sur l’autonomisation progressive des armées sahéliennes, l’amélioration de la surveillance des frontières et la valorisation des ressources naturelles des pays membres de la Confédération.

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Une vision commune de la souveraineté

Les ministres du Burkina Faso et du Mali ont, à leur tour, mis en avant la convergence des positions diplomatiques entre l’AES et Moscou.

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a estimé que les instruments de coopération examinés à Niamey permettront de structurer davantage l’action diplomatique commune dans plusieurs secteurs jugés stratégiques.

Son homologue malien, Abdoulaye Diop, a salué l’attitude de la Russie, qu’il considère comme un partenaire ayant maintenu une approche « pragmatique » des réalités sahéliennes malgré les critiques formulées sur la scène internationale.

Selon lui, les échanges entre les deux parties ne se limitent plus au domaine sécuritaire mais couvrent désormais les secteurs économique, commercial et diplomatique.

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Moscou réaffirme son engagement

Présent à Niamey, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé la volonté de Moscou d’accompagner les pays de l’AES dans leurs efforts de consolidation de la sécurité et de l’intégration régionale.

Le chef de la diplomatie russe a également plaidé pour un renforcement des relations bilatérales et multilatérales, tout en défendant l’émergence d’un ordre international multipolaire fondé, selon lui, sur le respect de la souveraineté des États. Pour Moscou, cette coopération doit contribuer à donner une nouvelle impulsion aux relations entre la Russie et les trois pays sahéliens.

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Une alliance qui se structure

Depuis la création de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel, les consultations régulières avec la Russie sont devenues l’un des principaux cadres de dialogue entre les deux partenaires.

Au fil des rencontres, cette coopération prend une dimension de plus en plus structurée. Si la lutte contre le terrorisme demeure son pilier central, les discussions intègrent désormais des questions liées au développement, aux investissements, à l’intégration économique et à la gouvernance régionale.

La réunion de Niamey traduit une double ambition : consolider la souveraineté et la stabilité des États sahéliens, tout en donnant une dimension concrète aux partenariats internationaux au bénéfice des populations. En élargissant la coopération au‑delà du militaire, l’AES entend faire de ces alliances un moteur de développement et un gage d’avenir pour le Sahel.

Le Niger et la FAO mobilisent les bailleurs autour du « Programme Grande Irrigation »

Réunis à l’hôtel Radisson Blu de Niamey mardi 23 juin 2026, les partenaires techniques et financiers ont répondu à l’appel d’une mission de haut niveau de la FAO. Objectif : structurer des investissements massifs dans l’agro-industrie afin d’affranchir le pays de sa dépendance aux aléas climatiques.

Au Niger, la bataille pour l’autosuffisance alimentaire entre dans sa phase opérationnelle. Le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le colonel Mahaman Elhadj Ousmane, a profité d’une table ronde de haut niveau coorganisée avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour formaliser les ambitions du Niger devant un parterre de bailleurs de fonds internationaux.

Au cœur des discussions figuraient le financement du monde rural et l’industrialisation de l’appareil agricole nigérien, perçus comme les principales digues face aux crises climatiques récurrentes qui secouent la bande sahélienne.

Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL
© Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL

Le « Programme Grande Irrigation », pivot stratégique de Niamey

Pour rompre avec la fatalité des cycles de sécheresse, Niamey mise désormais sur une restructuration profonde de son modèle. « Le Niger pose des actes historiques à travers le Programme Grande Irrigation pour s’affranchir de certaines contraintes climatiques et alimentaires », a salué Mme Janaba Mahonde, coordonnatrice par intérim du Système des Nations unies (SNU) au Niger, réaffirmant au passage l’alignement des agences onusiennes sur les priorités souveraines du pays.

Cette offensive agricole ne concerne toutefois pas uniquement le marché local. Pour l’institution onusienne, appuyer le Niger relève également d’un impératif géostratégique régional. « La FAO est prête à accompagner et à investir au Niger », a martelé Mme Bintia Stephen-Tchicaya, coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest. Selon elle, injecter des capitaux à Niamey revient à « investir dans la souveraineté alimentaire de toute l’Afrique de l’Ouest », le pays occupant une position charnière dans les flux commerciaux agro-pastoraux de la sous-région.

Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL
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Sécurité, stabilité et capitaux

Pour les autorités, l’équation est simple : il n’y aura pas de paix durable sans prospérité rurale. Dans cette optique, le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le colonel Mahaman Elhadj Ousmane, a rappelé aux partenaires financiers que l’investissement dans les structures agroalimentaires constituait le meilleur levier pour fixer les populations, créer des emplois pour la jeunesse et stimuler l’entrepreneuriat rural.

« Investir dans l’agriculture, c’est asseoir la stabilité et la prospérité durable. Les besoins demeurent importants ; nous devons partager une vision commune et renforcer notre collaboration afin de déboucher sur des investissements concrets », a insisté le ministre.

Sous la conduite du représentant résident de la FAO au Niger, Al Hassan Cissé, les échanges techniques ont ensuite porté sur la traduction de ces déclarations d’intention en engagements budgétaires plus tangibles. Reste désormais aux bailleurs à transformer les promesses formulées lors de la table ronde de Niamey en lignes de crédit effectives capables d’accompagner le virage agro-industriel du pays.

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Coopération Niger – Türkiye : Salifou Mody reçoit l’ambassadeur

Les relations entre le Niger et la Türkiye poursuivent leur dynamique de renforcement. Le ministre d’État, ministre de la Défense nationale, le général d’armée Salifou Mody, a reçu en audience, ce jeudi à Niamey, le nouvel ambassadeur de la République de Türkiye au Niger, Son Excellence Özgür Arslan.

Cette rencontre intervient un mois après la présentation des copies figurées du diplomate turc aux autorités nigériennes. Elle s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre les deux pays, engagés depuis plusieurs années dans un partenariat marqué par une coopération croissante dans plusieurs secteurs stratégiques.

Ministère de la Défense Nationale
© Ministère de la Défense Nationale

La défense, un axe majeur du partenariat bilatéral

Au cours des échanges, les deux personnalités ont passé en revue les perspectives de coopération entre Niamey et Ankara, avec un accent particulier sur le domaine de la défense. Ce secteur occupe une place importante dans les relations bilatérales et fait l’objet d’échanges diversifiés entre les deux États.

L’audience a ainsi permis de réaffirmer la volonté commune des autorités nigériennes et turques de consolider davantage leur partenariat, dans un contexte régional où les questions de sécurité demeurent au centre des préoccupations.

Ministère de la Défense Nationale
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Des relations en constante consolidation

Par ailleurs, cette visite traduit également l’intérêt porté par les deux pays au développement de leurs relations diplomatiques et institutionnelles. L’arrivée du nouvel ambassadeur turc ouvre aussi une nouvelle phase dans la coopération entre Niamey et Ankara, avec la perspective d’un approfondissement des échanges dans les domaines d’intérêt commun.

Cette audience confirme ainsi la place qu’occupe la Türkiye parmi les partenaires du Niger et témoigne de la volonté des deux capitales de maintenir un dialogue régulier au service du renforcement de leurs liens de coopération.

Niamey : les collectivités territoriales de l’AES se dotent d’une instance fédératrice

Pour la première fois, les élus et responsables territoriaux des trois pays de la Confédération se réunissent pour jeter les bases d’une coordination commune au service des populations.

Niamey revêt, ce jeudi, un caractère historique pour l’espace confédéral. En effet, la capitale du Niger accueille l’assemblée générale constitutive de l’Union des Collectivités Territoriales de l’Alliance des États du Sahel (AES), une initiative inédite visant à doter les territoires des trois pays — le Burkina Faso, le Mali et le Niger — d’un mécanisme commun de concertation et d’action au service de leurs populations.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Une faîtière pour coordonner l’action territoriale

C’est le Général de Division Mohamed Toumba, ministre d’État chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Dans son allocution, il a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans le prolongement direct de la vision commune des trois chefs d’État, déterminés à insuffler une nouvelle dynamique de développement à l’échelle des territoires, au plus près des réalités vécues par les populations.

Agenda de la rencontre :

  • Création officielle de l’Union des Collectivités Territoriales de l’AES ;
  • Mise en place des organes dirigeants de la nouvelle instance ;
  • Définition des perspectives stratégiques de la faîtière ;
  • Harmonisation des politiques territoriales au sein de l’espace confédéral ;
  • Coordination des actions en faveur des populations.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Ainsi, la création de cette faîtière répond à un double impératif. D’une part, combler le vide institutionnel qui existait entre les États membres au niveau infranational, où les collectivités agissaient jusqu’ici sans cadre de coordination transfrontalier. D’autre part, ancrer concrètement le projet confédéral dans le quotidien des communautés, en faisant des élus et responsables territoriaux des relais actifs de la politique d’intégration.

« Aujourd’hui, l’AES est une réalité incontournable. Il est plus que nécessaire que les institutions, au sein de notre espace, s’approprient cette réalité et mettent le cap à l’endroit pour une synergie d’actions et un renforcement de la coopération. » —Général de Division Mohamed Toumba. Ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire du Niger

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Un nouveau pas dans la consolidation de l’AES

Par ailleurs, cette assemblée constitutive illustre la montée en puissance institutionnelle de la Confédération des États du Sahel, qui cherche à transformer une alliance née dans les turbulences diplomatiques de 2023 en un édifice d’intégration durable. En effet, la mise en place d’une instance dédiée aux collectivités territoriales constitue un maillon essentiel dans cet effort de construction : celui qui relie les décisions prises au sommet aux réalités vécues dans les communes, les cercles et les départements des trois nations.

Par ailleurs, les travaux, qui se poursuivent dans la journée, devraient aboutir à l’adoption des textes fondateurs de l’Union ainsi qu’à la désignation de ses premiers responsables. Les résultats de cette assemblée seront suivis de près par les partenaires institutionnels et les observateurs régionaux, attentifs à la capacité de l’AES à traduire ses ambitions politiques en structures opérationnelles pérennes.

Protection de l’enfance : Alliance entre le MRPVS et l’ONG EDUCO

Le ministre Ali Ben Salah Hamouda a reçu une délégation de l’organisation internationale EDUCO, ouvrant ainsi la voie à une coopération structurée autour des valeurs citoyennes et de la protection des enfants en situation de crise.

Dans le cadre du renforcement des partenariats institutionnels, le ministre de la Refondation et de la Promotion des Valeurs Sociales (MRPVS), Ali Ben Salah Hamouda, a reçu en audience, ce jeudi 11 juin 2026, une délégation de l’ONG internationale EDUCO. Cette rencontre visait à présenter les domaines d’intervention de l’organisation et à explorer les perspectives d’une collaboration formalisée avec le ministère.

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L’enfance et la cohésion sociale au cœur des priorités

Au cours de cette séance de travail, les deux parties ont passé au crible les urgences structurelles du moment. En effet, les échanges ont principalement mis en lumière les dispositifs de protection de l’enfance, l’accès à une éducation de qualité ainsi que les mécanismes de promotion de la cohésion sociale. Une attention toute particulière a, par ailleurs, été accordée à la situation des mineurs vulnérables :

  • Soutien d’urgence : le déploiement d’actions ciblées en faveur des enfants directement touchés par les crises humanitaires et sécuritaires.
  • Dynamique communautaire : le renforcement du rôle des familles et des leaders locaux dans la transmission des valeurs civiques et de la culture de la paix.

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Ancrage communautaire et cohésion sociale face aux défis régionaux

Par ailleurs, les échanges ont permis de dresser un panorama des interventions d’EDUCO sur le terrain, notamment en faveur des enfants affectés par les crises et dans le soutien aux mécanismes communautaires de transmission des valeurs. La délégation a mis en avant l’ancrage local de ses programmes, qui associent étroitement les familles et les structures communautaires à chaque étape de leur mise en œuvre.

De plus, le volet relatif au renforcement de la cohésion sociale et à la promotion du vivre-ensemble a particulièrement retenu l’attention des deux parties. Dans un contexte régional marqué par des fragilités persistantes, ces axes constituent des priorités stratégiques pour le ministère, qui cherche à mobiliser l’ensemble des acteurs de la société civile autour d’objectifs partagés.

« La contribution d’EDUCO dans ces domaines prioritaires est précieuse. Le MRPVS réaffirme son engagement à travailler avec les partenaires qui œuvrent pour le bien-être des enfants, la cohésion sociale et la préservation des valeurs qui fondent notre société. »  Ali Ben Salah Hamouda — Ministre de la Refondation et de la Promotion des Valeurs Sociales

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Vers un cadre de partenariat opérationnel et durable

Cette audience marque une étape significative dans l’ouverture du MRPVS aux organisations de la société civile internationale. Elle illustre la volonté du ministère de conjuguer l’action publique avec les ressources opérationnelles et l’expertise de terrain que peuvent apporter des structures spécialisées comme EDUCO, dont les programmes s’articulent autour de l’éducation inclusive et de la protection intégrale de l’enfant.

Les deux parties ont, en outre, convenu de poursuivre les discussions en vue de définir un cadre de partenariat opérationnel, dont les contours précis feront l’objet de concertations techniques dans les prochaines semaines.

Finalement , cette rencontre  pose les fondations d’un cadre d’action conjoint où l’expertise technique d’EDUCO viendra appuyer les programmes de sensibilisation civique et de protection sociale portés par le gouvernement.

Niger-Algérie : Coopération pétrolière autour du bloc de Kafra

La coopération énergétique entre le Niger et l’Algérie franchit une nouvelle étape. Arrivée depuis le 2 juin 2026 pour une mission de travail à Alger, le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, a multiplié les séances de travail avec le ministre d’État algérien chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, dans le cadre du renforcement du partenariat entre les deux pays dans le secteur pétrolier.

Au cœur des échanges figurait la volonté commune d’approfondir la coopération technique et industrielle entre Niamey et Alger. Les deux responsables ont notamment exploré les pistes de collaboration portant sur le partage d’expériences, le transfert de compétences et l’accompagnement du Niger dans le développement de ses capacités nationales en matière d’exploration, de production et de gestion des ressources pétrolières.

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Le bloc de Kafra au centre des discussions

Cette rencontre intervient dans un contexte où le Niger cherche à valoriser davantage son potentiel énergétique afin de soutenir sa croissance économique et de renforcer sa souveraineté dans le secteur des hydrocarbures. Pour l’Algérie, il s’agit également de consolider son positionnement comme partenaire énergétique majeur dans l’espace sahélien, en s’appuyant sur l’expertise reconnue de son groupe national des hydrocarbures, Sonatrach.

L’un des principaux dossiers abordés lors des discussions concerne l’exploitation prochaine du bloc pétrolier de Kafra, situé dans la zone frontalière entre le Niger et l’Algérie. Considéré comme un projet stratégique pour les deux pays, ce gisement pourrait contribuer à dynamiser les investissements énergétiques dans cette région tout en renforçant l’intégration économique entre les deux voisins.

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Sonatrach en appui aux ambitions pétrolières du Niger

Grâce à l’expérience accumulée par Sonatrach dans l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures, Alger entend accompagner le développement du secteur pétrolier nigérien à travers une coopération technique renforcée. Cette assistance devrait notamment profiter à la Société nigérienne de pétrole (SONIDEP), qui nourrit l’ambition de devenir, à moyen terme, un acteur producteur d’hydrocarbures et non plus seulement une structure dédiée à la distribution des produits pétroliers.

Cette dynamique traduit également la volonté des autorités nigériennes et algériennes de bâtir un partenariat énergétique durable, fondé sur des intérêts mutuels et des projets structurants. Dans un contexte régional marqué par la recherche d’une plus grande autonomie économique, les deux pays misent sur leurs ressources naturelles et leurs complémentarités pour accélérer leur développement et renforcer leur influence dans le secteur énergétique sahélo-saharien.

À travers ce partenariat en pleine expansion, le Niger et l’Algérie affichent leur volonté de transformer leur proximité géographique en opportunités concrètes de développement et de croissance.

Coopération Niger-Russie : Don de 20 000 tonnes d’engrais à Niamey

La réception de 20 000 tonnes de fertilisants offertes par la Russie à Niamey illustre le renforcement d’un partenariat stratégique où la sécurité alimentaire devient une arme diplomatique.

Des sacs de NPK et d’urée empilés à perte de vue dans les entrepôts de la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles (CAIMA). Mardi 28 avril 2026, Niamey a officiellement réceptionné un don de 20 000 tonnes d’engrais gracieusement offert par la Fédération de Russie. Sous l’œil attentif du colonel Mahamane Elhadji Ousmane, ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, cette cargaison massive vient sceller une « solidarité concrète » entre deux nations dont les trajectoires diplomatiques ne cessent de converger.

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Un partenariat stratégique et des défis logistiques

Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture n’a pas tari d’éloges sur ce geste, qu’il juge aller bien au-delà d’un simple appui matériel. Selon lui, cette livraison incarne une « vision partagée » et un « partenariat stratégique » face aux défis pressants du Sahel. Dans un pays où l’agriculture demeure le pilier de l’économie mais reste vulnérable aux aléas climatiques, ces intrants apparaissent comme une bouffée d’oxygène pour la fertilité des sols et la résilience des producteurs locaux.

« Ce geste de solidarité doit faire école », a martelé le colonel Ousmane, tout en garantissant à l’ambassadeur Voropaev qu’une gestion « rigoureuse » sera appliquée afin d’éviter tout détournement de cette aide précieuse. Il a tenu à adresser ses remerciements aux autorités russes, saluant un exemple éloquent de coopération bilatérale.

Ministère de l'Agriculture
© Ministère de l'Agriculture

La présence du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de l’ambassadeur russe Viktor Voropaev, du directeur général de la CAIMA ainsi que des cadres techniques des deux institutions, lors de la cérémonie tenue dans les locaux de la CAIMA, souligne le caractère hautement politique de l’événement.

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Pour Moscou, cette diplomatie du fertilisant constitue un levier efficace pour consolider sa présence au Sahel en répondant directement aux besoins vitaux des populations. Pour Niamey, il s’agit d’une preuve supplémentaire que la diversification des partenaires bilatéraux porte ses fruits.

Alors que la saison des pluies se profile, le défi pour les autorités nigériennes sera désormais logistique : assurer une distribution équitable et rapide de ces 20 000 tonnes à travers le vaste territoire national. Une opération cruciale pour transformer cette dynamique diplomatique en rendements agricoles concrets dans les champs nigériens.

Niger : Salifou Mody reçoit le Commandement de la Force Unifiée AES

C’est un signal fort pour la coopération militaire au Sahel. Le jeudi après‑midi, le cabinet du Ministre d’État, Ministre de la Défense nationale, a été le théâtre d’échanges stratégiques de premier plan. Le Général d’Armée Salifou Mody y a accueilli le Commandant de la Force Unifiée de l’AES, le Général de Brigade Daouda Traoré, accompagné de son adjoint, le Colonel‑Major Moussa Seydou Bachir.

 

Une audience stratégique au sommet de la Défense

Cette rencontre s’est déroulée en présence de hauts cadres du ministère, notamment le Secrétaire général adjoint, le Général de Brigade Mamane Souley, et le Directeur des études stratégiques, le Colonel‑Major Bello Aboul Hassane. Concrètement, cette audience a permis à la délégation de faire le point sur le fonctionnement opérationnel de la Force Unifiée. Par ailleurs, ce fut l’occasion pour le commandement de recueillir les orientations directes du Ministre d’État pour la suite des opérations.

 

Des directives pour sécuriser l’espace sahélien

Face aux enjeux actuels, le Général d’Armée Salifou Mody a réitéré sa disponibilité totale à accompagner la Force Unifiée AES dans sa mission régalienne. Toutefois, il a insisté sur un point crucial : la nécessité de renforcer la coordination et l’efficacité des interventions. En effet, pour le ministre, la réponse aux défis sécuritaires qui pèsent sur la région ne peut être que collective, soulignant ainsi que la stabilité régionale dépend impérativement de l’unité d’action sur le terrain.

 

Vers une souveraineté collective renforcée

Au-delà de son caractère protocolaire, cette visite de courtoisie confirme l’engagement indéfectible du ministère de la Défense nationale à soutenir les troupes de l’Alliance. Elle s’inscrit ainsi dans la volonté des autorités de consolider la coopération militaire entre les États membres et de bâtir une architecture de défense commune face aux menaces transfrontalières.

En somme, en recevant le Commandement de la Force Unifiée, le Ministre de la Défense a rappelé que l’Alliance des États du Sahel n’est pas une simple structure administrative, mais une force vive appelée à incarner la résilience et la souveraineté collective des peuples du Sahel.

Niger : Partenariat stratégique entre Enseignement supérieur et UNFPA

Niamey, le 16 avril 2026 Le Ministère  de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique a franchi une nouvelle étape dans sa coopération internationale. En signant ce jeudi un nouvel accord de partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population, il lance officiellement une série de programmes de recherche et de développement pour l’année 2026. Ainsi, ce partenariat engage l’agence onusienne à fournir un appui technique et durable au service de la transformation scientifique du Niger.

Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique
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Un cadre formel pour des projets structurants

Cet accord définit les modalités de collaboration entre les deux institutions. Il précise notamment que les partenaires déploieront les programmes à travers des plans de travail spécifiques, conformément aux termes convenus.

Le Ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Mamadou Saidou, et le Représentant résident de l’UNFPA au Niger, Saturnin Épié, ont procédé à la signature du document. Ce dernier a réaffirmé la disponibilité de son organisation à accompagner durablement le ministère : « Nous sommes toujours ouverts », a-t-il assuré, tout en soulignant la volonté de l’UNFPA de renforcer son appui dans le domaine académique et scientifique.

Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique
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Une coopération appelée à s’élargir

Par ailleurs, le Ministre Mamadou Saidou a exprimé le souhait de voir ce partenariat s’étendre à d’autres domaines du secteur de l’enseignement supérieur. Selon lui, cette collaboration ne doit pas se limiter aux projets immédiats, mais constituer un véritable levier pour moderniser et diversifier l’offre universitaire, notamment en intégrant davantage la recherche et l’innovation technologique.

Une signature en présence des acteurs clés

En outre, la cérémonie s’est déroulée en présence du Secrétaire général et du Secrétaire général adjoint du ministère, du directeur des Études et de la Programmation (DEP), ainsi que de la coordinatrice de la cellule Santé et du responsable du billetage du ministère.

De ce fait, cette mobilisation institutionnelle témoigne de l’importance accordée à ce partenariat, perçu comme un instrument stratégique pour renforcer les capacités du système universitaire nigérien.

Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique
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Un accord porteur d’enjeux

Au-delà de la formalité administrative, cet accord illustre la volonté du Niger de s’inscrire dans une dynamique internationale où l’enseignement supérieur devient un vecteur de développement. De plus, il met en lumière le rôle de l’UNFPA, dont l’appui dépasse le champ démographique pour investir dans l’éducation et l’innovation, désormais considérées comme des piliers essentiels de la transformation nationale.

Niger : l’Union Syndicale Africaine reçue par la ministre de la Fonction publique

À Niamey, les travaux syndicaux régionaux ont pris une dimension politique ce mercredi 15 avril 2026. En effet, la ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Mme Aïssatou Abdoulaye Tondi, a accordé une audience à la délégation de l’Union Syndicale Africaine (USA), en marge de leurs assises organisées dans la capitale nigérienne.

Ministère de la Fonction Publique du Travail et de l'Emploi
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Une reconnaissance appuyée aux autorités nigériennes

Dès l’ouverture des échanges, les responsables syndicaux ont tenu à exprimer leur gratitude aux autorités du Niger pour les facilités offertes à l’organisation de leurs travaux. De plus, une mention particulière a été adressée à la ministre, saluée pour son implication personnelle et son accompagnement dans la réussite de cette rencontre. Ainsi, cette reconnaissance traduit la volonté de l’Union de renforcer ses liens avec les institutions nationales, dans un contexte où le syndicalisme africain cherche à consolider sa légitimité.

Ministère de la Fonction Publique du Travail et de l'Emploi
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Plaidoyer pour une voix africaine au BIT

Par ailleurs, au cœur des discussions, la délégation a formulé une requête stratégique : obtenir l’appui du Niger, membre du Conseil d’administration du Bureau international du Travail (BIT), pour faire avancer son dossier d’accréditation auprès de cette instance onusienne. L’objectif est clair : donner au syndicalisme africain une voix plus forte et plus audible dans les débats internationaux sur le travail et la protection des droits des travailleurs.

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Une réponse empreinte de soutien politique

En retour, Mme Aïssatou Abdoulaye Tondi a salué l’esprit de responsabilité qui anime l’Union Syndicale Africaine. De surcroît, elle a réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner l’organisation dans ses démarches, tout en soulignant que « le Niger restera toujours aux côtés des structures qui portent la voix des travailleurs africains ». Ce soutien officiel conforte l’Union dans sa quête de reconnaissance internationale et illustre la volonté des autorités nigériennes de s’inscrire dans une dynamique de solidarité continentale.

 

Vers un partenariat renforcé

Enfin, la rencontre s’est déroulée dans une atmosphère cordiale, marquée par un engagement mutuel à œuvrer pour un partenariat durable entre l’État du Niger et le mouvement syndical africain. Au-delà de l’échange protocolaire, cette audience traduit une convergence d’intérêts : d’un côté, un syndicalisme africain en quête de légitimité internationale ; de l’autre, un État nigérien désireux de consolider son rôle sur la scène continentale et mondiale.

Niger–OIT : vers un partenariat renforcé pour l’emploi

                           La capitale nigérienne a vécu une journée diplomatique intense le lundi 13 avril 2026. Le Premier Ministre, Son Excellence Ali Mahaman Lamine Zeine, a ouvert les portes de la Primature à une délégation de haut niveau conduite par Gilbert F. Houngbo, Directeur général du Bureau international du Travail (BIT).

En présence de la Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, ainsi que de représentants de divers départements ministériels, les échanges ont porté sur des piliers fondamentaux du développement national. En effet, les discussions ont ciblé la promotion de l’emploi, la généralisation du travail décent et l’élargissement de la protection sociale pour tous les Nigériens. Cette audience s’est déroulée en présence de plusieurs responsables gouvernementaux, confirmant l’importance institutionnelle de cette rencontre.

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Une équipe d’experts au chevet des réformes

Pour soutenir cette dynamique, le Directeur général du BIT n’était pas venu seul. Il était accompagné de son Conseiller principal, M. Faouzi Gsouma, et de Mme Ndeye Coumba Diop, Directrice du Bureau Pays de l’OIT à Abidjan.

Cette visite est perçue comme un appui technique de premier plan aux initiatives gouvernementales. Puisque le Niger s’est engagé dans de vastes réformes socio-économiques, l’expertise de l’OIT devient un levier essentiel pour garantir que la croissance économique se traduise par un progrès social tangible et durable.

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La diplomatie culturelle au Radisson Blu

Par ailleurs, après le volet technique à la Primature, la journée s’est achevée sous le signe de la fraternité. Le Gouvernement nigérien a offert un dîner d’honneur à l’hôtel Radisson Blu de Niamey en l’honneur de la délégation internationale.

Sous l’égide de Mme la Ministre Aissatou Abdoulaye Tondi, cette réception a rassemblé un parterre de personnalités, notamment le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, M. Sidi Mohamed Almahmoud, ainsi que le Gouverneur de la Région de Niamey, le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna. La cérémonie a également réuni les représentants des organisations de travailleurs et d’employeurs, renforçant la dimension tripartite chère à l’OIT.

La soirée, sublimée par des chants et des danses traditionnelles, a illustré la richesse culturelle du Niger et son hospitalité légendaire, créant une atmosphère mémorable devant les partenaires sociaux et les invités de marque.

 

Un engagement tripartite consolidé

En conclusion, cette rencontre met en lumière une coopération qui va bien au-delà des simples protocoles. La présence des organisations syndicales et patronales lors de ces échanges prouve que le dialogue social est désormais au cœur de la gouvernance nigérienne. Désormais, Niamey et l’Organisation internationale du Travail jettent les bases d’une mise en œuvre accélérée des programmes de protection sociale, portée par une amitié renouvelée.

À Niamey, l’axe Niger-Rabat franchit un cap stratégique

Ce mercredi 8 avril 2026, la capitale nigérienne est devenue l’épicentre d’une diplomatie africaine en pleine mutation. En accueillant la 5ᵉ session de la commission mixte avec le Maroc, le Niger réaffirme sa volonté de diversifier ses partenaires à travers un modèle de coopération Sud-Sud de plus en plus structuré.

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Des retrouvailles diplomatiques sous le signe de l’action

L’événement n’était pas qu’une simple formalité protocolaire. Autour de la table, le Ministre nigérien des Affaires Étrangères, Bakary Yaou Sangaré, et son homologue marocain, Nasser Bourita, ont piloté des échanges denses. En effet, cette rencontre s’inscrit dans une tradition de coopération déjà ancienne entre Rabat et Niamey, mais elle marque un retour en force après plusieurs années de relative discrétion.

L’objectif des deux délégations dépasse le cadre des civilités. Il s’agit désormais de transformer une amitié historique en un moteur de croissance économique palpable pour les deux nations. Ainsi, Niamey cherche à diversifier ses alliances dans un contexte sécuritaire fragile, tandis que Rabat consolide sa stratégie d’ancrage en Afrique de l’Ouest.

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Un catalogue d’accords pour une souveraineté partagée

Le point d’orgue de cette journée réside dans la signature de multiples conventions. Plutôt que de se limiter à des déclarations d’intention, les deux ministres ont paraphé des documents officiels qui engagent leurs États sur plusieurs fronts névralgiques :

  • Le capital humain : L’éducation et la formation professionnelle occupent une place centrale, avec l’ambition de créer des ponts entre les systèmes d’apprentissage des deux pays.
  • Les piliers économiques : le commerce et les infrastructures bénéficient de nouveaux cadres légaux pour faciliter les investissements.
  • L’avenir énergétique : les deux parties ont également exploré des pistes concrètes pour une collaboration accrue dans le secteur de l’énergie, un domaine où le savoir-faire marocain rencontre les besoins pressants du Niger.

Au-delà des signatures, ces accords pourraient se traduire par des impacts concrets pour les populations : amélioration des infrastructures locales, accès élargi à la formation et création d’opportunités d’emploi.

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La doctrine de la solidarité africaine

Au pupitre, Nasser Bourita et Bakary Yaou Sangaré ont tenu un discours à l’unisson. Ils ont célébré la « qualité exceptionnelle » des liens qui unissent Niamey et Rabat. Pour le Niger, ce rapprochement s’inscrit dans une vision globale : bâtir une prospérité commune sans dépendre exclusivement des schémas de coopération traditionnels Nord-Sud.

Le Royaume chérifien, de son côté, confirme son rôle de partenaire de référence au Sahel. Par ailleurs, cette offensive diplomatique illustre une tendance lourde : l’Afrique cherche à bâtir ses propres modèles de coopération, fondés sur la souveraineté et la solidarité continentale.

Cette offensive diplomatique marocaine à Niamey intervient dans un contexte régional complexe. En consolidant ses liens avec le Maroc, le Niger s’offre une soupape de sécurité économique et un accès privilégié à une expertise technique reconnue. De ce fait, Niamey stabilise son économie tout en affirmant son autonomie diplomatique sur la scène internationale.

 

Vers une alliance élargie ?

Cette signature de nouveaux accords de coopération n’est-elle que le prélude à une intégration plus vaste ? Pacte économique aujourd’hui, alliance sécuritaire demain ? En définitive, la diplomatie Sud-Sud pourrait bien dessiner les contours d’un nouvel ordre africain, où le Maghreb et le Sahel s’unissent pour bâtir une prospérité et une sécurité partagées.

Niger : L’armée et la justice s’unissent contre le terrorisme

À Niamey, une nouvelle étape vient d’être franchie dans la stratégie de lutte contre les groupes armés. Un atelier de haut niveau, soutenu par le Royaume-Uni, s’est ouvert mardi pour sceller une alliance inédite : celle entre la puissance de feu militaire et la rigueur de la justice. L’enjeu est de transformer chaque opération de terrain en un dossier judiciaire solide afin de garantir une paix durable.

C’est une image forte qui a marqué l’actualité dans la capitale nigérienne : l’ambassadrice du Royaume-Uni, aux côtés du ministre nigérien de la Justice et des Droits de l’Homme, ouvrant les travaux sur la « judiciarisation » des opérations militaires. Derrière ce terme technique se cache un défi de taille : faire en sorte que l’action des Forces de défense et de sécurité (FDS) s’inscrive pleinement dans le cadre de l’État de droit.

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© UK in Niger

Des preuves plutôt que de simples bilans

Jusqu’à présent, la victoire contre le terrorisme se mesurait souvent au nombre de bases démantelées ou d’assaillants neutralisés. Désormais, le Niger, avec l’appui de l’Organisation internationale de droit du développement (IDLO), met en œuvre une approche holistique. L’idée est simple mais ambitieuse : les militaires au front doivent devenir les premiers maillons de la chaîne pénale.

En apprenant à collecter des preuves exploitables par les tribunaux dès le théâtre des opérations, l’armée nigérienne renforce sa légitimité. Cette méthode permet non seulement de traduire les responsables devant la justice, mais aussi d’éviter les zones d’ombre qui nourrissent parfois les tensions entre populations et forces de l’ordre.

UK in Niger
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Le Royaume-Uni en partenaire stratégique

Le financement britannique de ce projet souligne une conviction partagée : on ne gagne pas une guerre contre l’extrémisme uniquement par les armes. Comme l’a rappelé la diplomatie britannique lors de cet atelier, le respect des droits de l’homme et la réponse judiciaire sont les meilleurs remparts contre la radicalisation.

En renforçant ce lien entre le soldat et le juge, le Niger envoie un signal fort à la communauté internationale. La lutte contre le terrorisme ne relève plus seulement de la sécurité intérieure : elle devient un levier pour consolider les institutions judiciaires du pays.

Niger – HCR : Niamey et l’ONU renforcent leur dialogue sur la protection des réfugiés

À Niamey, la question des réfugiés et des déplacements forcés reste au cœur des priorités humanitaires. Ce mercredi, le ministre d’État chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général Mohamed Toumba, a reçu Ruvendrini Menikdiwela, haut-commissaire assistante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) chargée de la protection.

En mission officielle au Niger, la responsable onusienne était accompagnée d’une délégation comprenant notamment Abdouraouf Gnonkondé, directeur du bureau Afrique de l’Ouest et du Centre du HCR. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un dialogue régulier entre les autorités nigériennes et les partenaires internationaux sur la gestion des migrations et la protection des personnes déplacées.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Le Niger, un acteur clé face aux déplacements forcés

Situé au carrefour de plusieurs zones de crise en Afrique de l’Ouest et au Sahel, le Niger joue un rôle central dans l’accueil et la gestion des populations déplacées. Réfugiés, demandeurs d’asile et personnes déplacées internes constituent aujourd’hui un défi majeur pour les autorités nationales.

Au cours de l’entretien, les deux parties ont examiné la situation actuelle ainsi que les difficultés rencontrées sur le terrain. L’objectif : mieux coordonner les actions afin de renforcer les mécanismes de protection des populations vulnérables.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Évaluer les efforts et envisager de nouvelles pistes

Les discussions ont également permis de faire le point sur les initiatives déjà engagées par le Niger pour répondre aux crises humanitaires liées aux déplacements de populations. Les responsables ont évoqué les pistes d’amélioration possibles pour adapter les dispositifs existants aux réalités du moment.

Dans ce contexte, la coopération avec le HCR reste essentielle pour soutenir les efforts du pays, notamment en matière d’assistance humanitaire, de protection juridique et d’accompagnement des communautés affectées.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Vers une coopération renforcée

Cette mission de haut niveau au Niger traduit la volonté du HCR de consolider son partenariat avec les autorités nationales. Pour Niamey, l’enjeu est double : poursuivre la gestion des flux migratoires tout en garantissant la protection des populations déplacées dans le respect des engagements internationaux.

Alors que les crises régionales continuent de provoquer des mouvements de populations, les discussions engagées lors de cette rencontre pourraient ouvrir la voie à une coopération plus étroite entre le Niger et ses partenaires humanitaires dans les mois à venir.

Le Niger sécurise 20 000 tonnes d’engrais via le port de Lomé

Dans un contexte régional marqué par des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et par l’urgence de renforcer la production agricole nationale, le Niger vient de franchir une étape stratégique. En déplacement à Lomé, le ministre de l’Agriculture, le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane, s’est entretenu avec le ministre togolais en charge de l’Économie maritime, Kokou Edem Tengue, afin de sécuriser l’acheminement de 20 000 tonnes d’engrais destinées aux producteurs nigériens.

Cette opération logistique, qui transitera par le Port autonome de Lomé, représente bien plus qu’un simple accord technique : elle constitue un levier essentiel pour préserver la sécurité alimentaire nationale.

Kokou Edem Tengue
© Kokou Edem Tengue

Un enjeu vital pour l’agriculture nigérienne

Régulièrement confronté aux aléas climatiques, le Niger dépend fortement de la disponibilité des intrants agricoles pour maintenir ses rendements. L’engrais, en particulier, demeure indispensable pour soutenir la production céréalière, pilier de l’alimentation des ménages.

Or, l’enclavement géographique du pays impose une dépendance accrue aux corridors portuaires des États côtiers. Dans ce contexte, la fluidité du transit devient un facteur déterminant. En sécurisant le passage de 20 000 tonnes d’engrais via Lomé, Niamey anticipe les risques de rupture et protège sa campagne agricole.

Une coopération régionale pragmatique

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de solidarité sous-régionale. Le Togo, sous l’impulsion du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, mobilise ses infrastructures portuaires pour garantir un transit rapide et sécurisé au pays de l’AES depuis plusieurs années.

Pour le Niger, cet appui logistique représente une bouffée d’oxygène stratégique. Il témoigne également d’une diplomatie économique tournée vers des résultats concrets, au service des populations.

En effet, au-delà des discours, c’est la capacité des États à coopérer efficacement qui conditionne la résilience alimentaire de la région.

Kokou Edem Tengue
© Kokou Edem Tengue

Sécurité alimentaire : une priorité nationale

Le Niger fait face à des défis multiples : croissance démographique soutenue, pression climatique, instabilité régionale. Dans un tel environnement, sécuriser l’accès aux intrants agricoles devient une priorité nationale.

Ainsi, l’accord logistique conclu à Lomé participe d’une stratégie plus large visant à renforcer l’autonomie productive du pays. En garantissant l’arrivée d’engrais en quantité suffisante et dans les délais requis, les autorités nigériennes entendent soutenir les exploitants et limiter les risques de pénuries alimentaires.

 

Un corridor stratégique pour l’avenir

Le choix du port de Lomé illustre l’importance croissante des corridors ouest-africains dans les équilibres économiques régionaux. Pour Niamey, diversifier et sécuriser ses voies d’approvisionnement constitue un impératif stratégique.

En définitive, cette coopération avec le Togo ne se limite pas à un accord ponctuel. Elle ouvre la voie à un partenariat logistique durable, capable d’accompagner les ambitions agricoles du Niger.

Car, au cœur de cette initiative, il y a un objectif clair : garantir que les producteurs nigériens disposent des moyens nécessaires pour nourrir la nation.

Niger : Salim Transport et NITA scellent une alliance stratégique

Au Niger, le secteur du transport de voyageurs amorce un virage numérique. En effet, ce 18 février 2026, Salim Transport et NITA Transfert d’argent ont officialisé un accord de partenariat destiné à simplifier l’achat de billets et à rapprocher les services financiers des usagers du transport interurbain.

Derrière cette signature, une ambition claire : réduire les files d’attente, limiter les déplacements inutiles et offrir aux voyageurs des solutions plus rapides.

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Une réponse aux réalités du terrain

Au Niger, acheter un billet de car implique souvent un déplacement physique en gare ou en agence. Dans certaines villes, l’affluence aux guichets, notamment à l’approche des périodes de fête ou de forte mobilité, rallonge les délais.

Avec ce nouvel accord, les billets de Salim Transport pourront désormais être achetés via la plateforme MyNita ainsi que dans l’ensemble des agences NITA Transfert. Une évolution qui combine transport et services financiers dans un même écosystème.

Par ailleurs, L’objectif est double : fluidifier l’accès aux titres de voyage et élargir les points de vente à travers le réseau déjà implanté de NITA.

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Vers un transport plus moderne

 

Dans un contexte où le paiement mobile et les transferts d’argent connaissent une croissance soutenue en Afrique de l’Ouest, ce partenariat illustre aussi la convergence progressive entre mobilité et services numériques.

Pour les voyageurs, cela signifie moins de contraintes logistiques : possibilité de réserver plus facilement, d’éviter certaines files d’attente et de sécuriser son déplacement à distance.

Pour les entreprises, l’enjeu est stratégique : capter une clientèle de plus en plus connectée et répondre à des attentes nouvelles en matière de rapidité et de proximité.

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Un modèle appelé à s’étendre ?

Cette initiative pourrait ouvrir la voie à d’autres collaborations entre transporteurs et opérateurs financiers. Dans un pays où la mobilité interurbaine reste essentielle pour les échanges commerciaux et familiaux, l’intégration de solutions numériques représente un levier de modernisation.

En rapprochant billetterie et transfert d’argent, Salim Transport et NITA cherchent à simplifier l’expérience client. Reste à mesurer, dans les mois à venir, l’adoption effective de ce service par les usagers.

Un signal pour l’économie locale

Au-delà du transport, ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation digitale de l’économie nigérienne. En facilitant les transactions et en multipliant les points d’accès, il participe à l’inclusion financière et à la modernisation des services.

Dans un environnement où la concurrence s’intensifie, la capacité à innover devient un facteur clé. L’accord signé ce 18 février pourrait bien marquer une étape dans la redéfinition des standards du transport de voyageurs au Niger.

Niger-Chine : Pékin soutient Niamey contre les ingérences extérieures

NIAMEY, 28 janvier 2026 (JDN) – Le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a reçu mardi à Niamey l’ambassadeur de Chine au Niger, Lyu Guijun, pour une audience solennelle marquant le renforcement de l’axe Pékin-Niamey sur les dossiers de souveraineté et de sécurité.

Cette rencontre, qui s’est tenue en présence du ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, intervient alors que le Niger cherche à diversifier ses partenariats stratégiques loin de ses alliés occidentaux traditionnels.

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Soutien sécuritaire et lutte contre les ingérences

À l’issue de l’entretien, le diplomate chinois a réaffirmé l’engagement de Pékin à soutenir le Niger dans sa « lutte contre le terrorisme » et, de manière plus explicite, contre les « ingérences extérieures ».

« La Chine soutient le Niger dans la défense de sa souveraineté, de sa sécurité et de ses intérêts stratégiques », a déclaré M. Lyu, soulignant ainsi que Pékin accompagne les autorités nigériennes dans la mise en œuvre d’un modèle de développement « adapté aux réalités nationales ».

 

Un partenariat de « respect mutuel »

En échange de ce soutien au développement et à la sécurité, l’ambassadeur a aussi exprimé la reconnaissance de la Chine pour la position constante du Niger sur le dossier de Taïwan et sur les questions liées aux droits de l’homme, des thématiques sensibles sur lesquelles Niamey s’aligne régulièrement avec les positions de Pékin.

L’année 2026 est jugée « majeure » par les deux parties, puisqu’elle marque le 70ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique.

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Coopération économique accrue

Premier investisseur dans le secteur pétrolier nigérien, la Chine entend approfondir sa coopération bilatérale dans plusieurs « domaines prioritaires » non précisés, mais visant des « bénéfices concrets » pour la population.

Alors que Niamey a opéré un virage diplomatique majeur en se tournant vers l’Alliance des États du Sahel (AES), la Chine s’impose plus que jamais comme le partenaire économique et diplomatique de premier plan pour la puissance sahélienne.

Niger : Le PAM et Niamey lancent la restauration de 4 millions d’hectares

NIAMEY, 26 janvier 2026  – Le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a reçu ce lundi à Niamey une délégation de haut niveau du Programme Alimentaire Mondial (PAM), marquant un tournant dans la stratégie de coopération entre l’agence onusienne et les autorités de transition du Niger.

À l’issue de cet entretien, l’assistant du Directeur exécutif du PAM, Matthew Hollingworth, a dévoilé un ambitieux programme axé sur la souveraineté alimentaire : la réhabilitation de près de 4 millions d’hectares de terres dégradées à travers le pays.

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Souveraineté alimentaire et circuits courts

« L’objectif est de donner la chance aux Nigériens de produire ce qu’ils consomment », a déclaré M. Hollingworth devant la presse. En effet, ce projet de restauration des sols constitue la pierre angulaire d’une nouvelle approche visant à réduire la dépendance aux aides extérieures en boostant la productivité agricole locale.

Outre la question foncière, les discussions ont aussi porté sur le renforcement des programmes d’alimentation scolaire et le soutien à l’économie rurale. Par ailleurs, l’agence onusienne s’est engagée à agir comme un catalyseur auprès de la communauté internationale.

« Nous sommes engagés à faire en sorte que le Niger soit vu à l’extérieur pour mobiliser des ressources et soutenir ses priorités », a assuré le haut fonctionnaire.

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Un partenariat « réaligné »

En amont de cette audience, une séance de travail élargie s’est tenue sous la présidence du ministre des Affaires étrangères, Yaou Bakary Sangaré. Ce dernier a également rappelé avec fermeté le nouveau paradigme de Niamey : depuis le 26 juillet 2023, la coopération internationale doit impérativement s’aligner sur le « Programme de résilience » défini par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

« Le Niger est en phase de redéfinition de sa coopération. Les partenaires sont appelés à s’aligner avec nos programmes nationaux », a martelé le chef de la diplomatie nigérienne, tout en saluant « l’excellence » des relations avec le PAM.

Les représentants des ministères de l’Agriculture, de l’Intérieur et de la Population ont présenté à la délégation onusienne les perspectives techniques et les futures conventions destinées à encadrer l’action du PAM sur le terrain. Cette mission intervient alors que le Niger, malgré les défis climatiques et sécuritaires, affiche sa volonté de transformer son système agroalimentaire par une gestion souveraine de ses ressources.

Niger : Bank of Africa et l’État misent sur le financement agricole

Le Niger explore de nouveaux leviers de financement pour son secteur agricole, pilier central de son économie et de sa stratégie de souveraineté alimentaire. Ce mercredi 21 janvier 2026, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, Bakary Yaou Sangaré, a présidé, au cabinet du Premier ministre, une séance de travail dédiée à la mobilisation de ressources financières en faveur de l’agriculture.

Une rencontre stratégique pour le financement agricole

Cette rencontre de haut niveau a réuni une délégation du groupe Bank of Africa (BOA), conduite par son directeur général, Amine Bouabid, ainsi que plusieurs institutions nationales intervenant tout au long de la chaîne de valeur agricole. Elle s’inscrit dans la continuité d’une mission de la BOA au Niger et traduit une volonté commune de structurer des partenariats durables dans un secteur à fort potentiel.

L’agriculture, pilier de l’économie nigérienne

Représentant le Premier ministre, le chef de la diplomatie nigérienne a dressé un état des lieux du secteur agricole, qui contribue à près de 40 % du produit intérieur brut. Il a mis en avant les atouts structurels du pays, notamment l’étendue des terres cultivables et l’existence de ressources en eaux souterraines, tout en rappelant les contraintes persistantes liées aux chocs climatiques et à la variabilité des saisons.

Pour les autorités nigériennes, l’agriculture dépasse le simple cadre économique. Elle constitue également  un axe stratégique majeur de la vision de refondation nationale, avec pour objectif affirmé de renforcer l’autonomie alimentaire et de réduire la dépendance extérieure.

Les institutions nationales exposent leurs priorités

Les responsables des institutions spécialisées — parmi lesquelles le Conseil national de la recherche agronomique, la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles, l’Association des ingénieurs agricoles du Niger, la société Riz du Niger et l’ICRISAT — ont aussi présenté leurs priorités opérationnelles, leurs besoins de financement et leurs perspectives de développement.

Bank of Africa ouverte à un appui financier structuré

À l’issue des échanges, le directeur général de Bank of Africa a salué la qualité des interventions et exprimé l’intérêt du groupe bancaire pour un accompagnement ciblé du secteur. Il a également évoqué une approche intégrée, allant du financement des entreprises de transformation et des importateurs de semences jusqu’au soutien direct aux producteurs agricoles.

Cette séance de travail ouvre ainsi la voie à une coopération renforcée entre l’État nigérien et Bank of Africa, avec l’ambition de transformer le potentiel agricole du pays en moteur durable de croissance, d’emplois et de sécurité alimentaire.

PAM et médias nigériens : vers une souveraineté alimentaire durable

Niamey, 21 janvier 2026 – Dans un contexte national marqué par une quête affirmée de souveraineté alimentaire, la communication devient une arme de construction massive. C’est avec cette conviction que le Programme Alimentaire Mondial (PAM Niger) a franchi, ce mercredi à Niamey, une étape décisive en signant des accords de partenariat avec six acteurs majeurs du paysage médiatique nigérien.

Cette alliance réunit trois piliers du secteur public — l’ANP, la RTN et l’ONEP — ainsi que trois fleurons de la presse privée : les groupes Dounia, Labari et Actu-Niger.

 

PAM Niger : une synergie pour la résilience nationale

L’objectif de cette collaboration dépasse la simple diffusion d’informations institutionnelles. En effet, il s’agit d’une véritable stratégie de renforcement des capacités. Concrètement, le PAM s’engage à former les journalistes sur les problématiques complexes de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour l’organisation, l’enjeu est clair : transformer les professionnels des médias en vecteurs de changement social et en pédagogues des enjeux de développement.

Mme Kindey Samba, Directrice pays du PAM au Niger, a souligné l’urgence de cette initiative :

« Le contexte humanitaire demeure complexe. Les chocs, les changements climatiques, les déplacements de populations et les perturbations des moyens d’existence rendent plus que jamais indispensable une communication efficace et responsable. »

Malgré un bilan impressionnant — plus de 1,8 million de Nigériens assistés cette année dans les domaines de la nutrition, de l’éducation et du développement rural —, l’impact de ces actions souffre parfois d’un déficit de visibilité. C’est précisément pour cette raison que ce partenariat vient corriger cette asymétrie, en plaçant les journalistes au cœur de la mobilisation communautaire.

l'ONEP
© l'ONEP

Le média, acteur à part entière du développement

Pour les autorités nigériennes, cette initiative s’inscrit directement dans les ambitions de refondation de la République. M. Ibrahim Manzo, Président de l’Observatoire national de la communication (ONC), a rappelé qu’aucune politique de développement ne peut aboutir sans un relais médiatique structuré.

« Ces accords vont bien au-delà d’une collaboration ponctuelle », a-t-il précisé. En pratique, ils instaurent un cadre éthique et professionnel où l’information devient un service public vital, garantissant que les populations les plus vulnérables reçoivent des messages clairs et contextualisés.

 

Un engagement professionnel pour la souveraineté

Porte-parole des médias signataires, M. Abdoulaye Coulibaly, Directeur général de la RTN, a réaffirmé la responsabilité de la presse dans la marche vers l’autosuffisance alimentaire. Par conséquent, en acceptant ce cadre de travail fondé sur la confiance et l’éthique, les médias s’engagent à traiter les enjeux de sécurité alimentaire avec une rigueur accrue.

Ainsi, cette signature marque le début d’une ère nouvelle : celle d’un journalisme humanitaire et de développement, capable non seulement de rapporter les faits, mais surtout d’accompagner durablement le Niger vers une résilience renforcée et une souveraineté alimentaire assumée.

Niger-UE : vers une nouvelle dynamique de coopération

Niamey, 20 janvier 2026 – Les relations entre le Niger et l’Union européenne (UE) étaient au centre des échanges ce mardi à Niamey. Le Premier ministre, également ministre de l’Économie et des Finances, Ali Mahaman Lamine Zeine, a accordé une audience au Représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, João Cravinho, en visite de travail dans la capitale nigérienne.

 

Niger-UE : Un échange stratégique à un moment clé

Cette rencontre de haut niveau a permis aux deux parties de faire le point sur l’état de la coopération entre le Niger et l’Union européenne, mais aussi d’explorer les perspectives de collaboration pour l’année 2026. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et humanitaires, les discussions ont porté sur la nécessité d’un partenariat adapté aux réalités du Sahel.

Ministère des Affaire Etrangère
© Ministère des Affaire Etrangère

L’Union européenne annonce une approche renouvelée

À l’issue de l’audience, le diplomate européen s’est exprimé devant la presse. Il a annoncé la volonté de l’Union européenne d’adopter une nouvelle approche dans ses relations avec les pays sahéliens. Cette orientation repose, selon lui, sur un dialogue plus respectueux, plus direct et qualitativement renforcé, tenant davantage compte des priorités exprimées par les États de la région.

 

Une rencontre élargie aux piliers du gouvernement

La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement nigérien, notamment le ministre d’État chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le général de division Mohamed Toumba, le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, ainsi que le ministre de la Justice, Alio Daouda. Leur présence témoigne de l’importance accordée à cette visite et aux enjeux diplomatiques qu’elle soulève.

À travers cet échange, Niamey et Bruxelles affichent leur volonté de maintenir un cadre de concertation ouvert, dans l’objectif de redéfinir les bases d’une coopération jugée plus équilibrée et tournée vers l’avenir du Sahel.

Niger-Chine : Le Général Tiani reçoit l’Ambassadeur Lyu Guijun

Niamey, 16 janvier 2026 — Au lendemain d’une rencontre au sommet au Palais de la Présidence, l’axe Niamey-Pékin s’affiche plus solide que jamais. En effet, cette audience illustre la volonté des deux capitales de consolider une alliance stratégique au seuil de la nouvelle année.

Sous les ors de la présidence, le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a reçu hier, jeudi 15 janvier, SEM Lyu Guijun, Ambassadeur de la République populaire de Chine, pour une audience qui marque le lancement diplomatique de la nouvelle année. Au‑delà du protocole, cette rencontre s’est également transformée en une réaffirmation claire de l’alliance entre le Niger de la “Refondation” et le géant asiatique.

 

 

Les vœux de Xi Jinping portés à Niamey

L’entretien a débuté par un geste de haute courtoisie diplomatique : l’Ambassadeur Lyu Guijun a transmis au Chef de l’État les salutations fraternelles et les vœux de Nouvel An du Président chinois, Xi Jinping. Ainsi, ce message traduit l’importance stratégique que Pékin accorde au Niger, acteur clé d’une sous‑région en pleine recomposition.

Par ailleurs, le diplomate chinois a réitéré l’engagement résolu de la Chine pour accompagner les autorités nigériennes. De plus, cette promesse embrasse la diversité des domaines de coopération qui lient les deux capitales, allant des infrastructures énergétiques à la sécurité, en passant par le développement industriel.

 

Une coopération « sans nuages ​​» et des projets d’envergure

Au cœur de leurs conversations, la satisfaction était de mise. L’ambassadeur a exprimé sa fierté devant l’accueil réservé par le Niger aux initiatives chinoises. Dans ce contexte, où le Niger redéfinit sa souveraineté, la Chine apparaît comme un partenaire pragmatique, dont les projets de développement semblent s’aligner sur les priorités du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

« La Chine reste déterminée à soutenir la transition nigérienne à travers des partenariats mutuellement bénéfiques », a laissé entendre la délégation chinoise.

En outre, preuve de l’importance de ce dialogue, le Général Tiani était entouré pour l’occasion de ses plus proches lieutenants :

  • M. Bakary Yaou Sangaré , Ministre des Affaires étrangères, cheville ouvrière de la nouvelle diplomatie nigérienne.
  • Le Dr Soumana Boubacar , Ministre Directeur de Cabinet et Porte-parole du Gouvernement, garant de la cohérence de l’action de l’État.

 

Un partenariat de confiance vers la Refondation

Pour le Niger, ce rapprochement avec Pékin constitue un levier essentiel pour impulser la dynamique de refondation nationale. En effet, en facilitant les investissements chinois, les autorités de Niamey sécurisent des projets structurants capables de transformer l’économie locale.

De surcroît, alors que l’année 2026 ne fait que commencer, cette audience pose les jalons d’une coopération renforcée où le respect mutuel et la non‑ingérence — piliers de la doctrine chinoise — rencontrent la quête de souveraineté absolue du Niger.

En somme, le message envoyé à la communauté internationale est clair : Niamey a choisi de consolider ses liens avec ceux qui respectent sa nouvelle trajectoire.

Ankara : Bakary Yaou Sangaré renforce l’axe Niger-Turquie

Ankara, le 26 décembre 2025 – Les couloirs feutrés du ministère turc des Affaires étrangères ont été le théâtre, jeudi, d’une étape majeure du déploiement diplomatique nigérien. En marge de sa visite officielle en Turquie, Son Excellence Bakary Yaou Sangaré , Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, s’est entretenu avec son homologue, M. Hakan Fidan. Plus qu’une simple visite de courtoisie, cette audience marque en effet une accélération concrète des relations bilatérales entre Niamey et Ankara.

Ministère des Affaires étrangères Niger
© Ministère des Affaires étrangères Niger

Ankara : un partenariat fondé sur le respect mutuel

Par ailleurs, la rencontre entre les deux chefs de la diplomatie s’est déroulée dans un climat de convergence totale. Les discussions ont porté sur le renforcement d’un partenariat qualifié de « respectueux et équilibré ». Pour Bakary Yaou Sangaré, l’objectif est clair : sortir des schémas de coopération classiques pour bâtir une relation fondée sur les intérêts mutuels et, surtout, sur la souveraineté.

Ainsi, les deux ministres ont passé en revue plusieurs axes stratégiques :

  • La coopération économique : favoriser les investissements turcs dans les secteurs porteurs du développement nigérien.
  • La sécurité et la défense : consolider les échanges d’expertise dans un contexte régional complexe.
  • Le développement humain : poursuivre les projets de coopération technique et éducative.

Ankara :  la « nouvelle ère » de la diplomatie nigérienne

Cette visite à Ankara est la preuve tangible de la mutation profonde que connaît la diplomatie du Niger. Sous l’impulsion des autorités actuelles, le pays s’engage dans une voie pragmatique et souveraine. Niamey ne se contente plus de relations subies, mais choisit activement des partenaires stratégiques capables de comprendre ses aspirations de développement sans ingérence.

M. Hakan Fidan a réitéré, au nom de la Turquie, sa volonté de soutenir le Niger dans ses efforts de stabilité et de prospérité. Ankara, qui muscle son influence sur le continent africain via sa politique de « partenariat d’égal à égal », voit aussi dans le Niger un allié central au cœur du Sahel.

Ministère des Affaires étrangères Niger
© Ministère des Affaires étrangères Niger

Au service des peuples

Au-delà des protocoles, les deux personnalités ont insisté sur le bénéfice final pour les populations. Chaque accord, chaque projet de coopération doit désormais répondre à une exigence de résultats concrets pour les peuples nigérien et turc. « Notre diplomatie est au service de notre souveraineté », a souvent rappelé le ministre Sangaré.

Cette audience à Ankara confirme également que le Niger a retrouvé une voix forte sur l’échiquier international, une voix qui privilégie les relations ouvertes et diversifiées, loin des zones d’influence traditionnelles, pour un avenir plus autonome.

Alors que les deux nations s’apprêtent à formaliser de nouveaux accords techniques dans les mois à venir, une question s’impose : l’axe Niamey-Ankara deviendra-t-il le modèle de référence pour les pays du Sahel en quête d’une diplomatie décomplexée ? Le pragmatisme affiché lors de cette rencontre suggère que ce n’est là que le début d’une alliance aux ambitions continentales.

Coopération judiciaire AES : Tiani reçoit le Ministre burkinabè

Niamey, 12 décembre 2025 – En marge de la cérémonie solennelle de la rentrée judiciaire 2025-2026 prévue ce samedi, le Président de la République, le Général Abdourahamane Tiani, a accordé ce vendredi une audience au ministre burkinabè de la Justice et des Droits humains, Edasso Rodrigue Bayala.

L’entretien s’est tenu au Palais présidentiel en présence du Directeur de Cabinet du Chef de l’État, le Dr Soumana Boubacar, et du ministre nigérien de la Justice, Garde des Sceaux, Alio Daouda.

Renforcement du cadre juridique commun

 

par ailleurs, cette rencontre au sommet illustre le renforcement continu de la coopération judiciaire entre le Niger et le Burkina Faso, deux membres fondateurs de l’Alliance des États du Sahel (AES).

En effet, au-delà du caractère protocolaire, la visite du ministre Bayala intervient dans un contexte où les trois pays de l’AES (Niger, Burkina Faso, Mali) accélèrent l’harmonisation de leurs cadres législatifs et judiciaires, notamment en matière de lutte contre le terrorisme, de justice transitionnelle et de protection des droits humains dans les zones sous menace.

À l’issue de l’audience, des sources proches du dossier évoquent des discussions avancées sur des accords bilatéraux de coopération judiciaire et d’extradition que les deux États (ou pays) pourraient annoncer dans les prochains mois.
© À l’issue de l’audience, des sources proches du dossier évoquent des discussions avancées sur des accords bilatéraux de coopération judiciaire et d’extradition que les deux États (ou pays) pourraient annoncer dans les prochains mois.
Le Président nigérien Tiani a reçu le ministre burkinabè de la Justice Edasso Rodrigue Bayala en marge de la rentrée judiciaire à Niamey. Cette rencontre symbolise le renforcement de la coopération judiciaire et l'harmonisation des cadres légaux au sein de l'AES.
© Le Président nigérien Tiani a reçu le ministre burkinabè de la Justice Edasso Rodrigue Bayala en marge de la rentrée judiciaire à Niamey. Cette rencontre symbolise le renforcement de la coopération judiciaire et l'harmonisation des cadres légaux au sein de l'AES.

rentrée judiciaire : signal fort de solidarité régionale

 

La présence d’un haut responsable burkinabè à la rentrée judiciaire nigérienne constitue également un signal fort de solidarité entre deux États qui partagent les mêmes défis sécuritaires et les mêmes ambitions de souveraineté juridique.

À l’issue de l’audience, des sources proches du dossier évoquent des discussions avancées sur des accords bilatéraux de coopération judiciaire et d’extradition que les deux États pourraient annoncer dans les prochains mois.

Demain samedi, le ministre Edasso Rodrigue Bayala assistera aux côtés de son homologue nigérien à la cérémonie officielle de rentrée des cours et tribunaux, placée cette année sous le thème de « la justice au service de la refondation de l’État ».

BCID-AES: visite officielle à Bamako du Premier ministre Zeine

Bamako, 11 décembre 2025 – En provenance de Niamey, le Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, également ministre de l’Économie et des Finances, a atterri ce jeudi matin sur le tarmac de l’aéroport international Président Modibo Keïta de Bamako-Sénou. À sa descente d’avion, il a été reçu avec les honneurs par son homologue malien, le général de division Abdoulaye Maïga, chef du gouvernement de transition.

Le Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine est à Bamako pour finaliser l'opérationnalisation de la BCID-AES.
© Le Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine est à Bamako pour finaliser l'opérationnalisation de la BCID-AES.

Accueil fraternel et solennel

 

L’accueil a revêtu une forte dimension symbolique. En effet, outre plusieurs ministres maliens, une importante délégation de la communauté nigérienne établie au Mali s’était massée le long du tapis rouge, agitant les drapeaux des deux pays frères. La fanfare des Forces armées maliennes et une garde d’honneur ont salué l’arrivée du haut dignitaire, soulignant la profondeur des relations entre Bamako et Niamey au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso.

 

Au cœur des discussions : la Banque confédérale

 

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la réunion des ministres des Finances de la Communauté des États du Sahel (AES), qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. L’ordre du jour principal porte sur l’opérationnalisation de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), un établissement financier propre à l’organisation régionale que les chefs d’État ont décidé de créer lors de leur dernier sommet.

Conçue comme le bras armé financier de la jeune Alliance, cette banque aura pour vocation première de mobiliser des ressources internes et, surtout, de financer les grands projets d’infrastructures transfrontaliers, les programmes agricoles, énergétiques et industriels des trois pays membres. L’objectif affiché est clair : réduire la dépendance vis-à-vis des financements extérieurs souvent assortis de conditionnalités politiques, et poser les bases d’une intégration économique véritablement souveraine.

Parallèlement aux travaux techniques, les deux Premiers ministres devraient également aborder des questions bilatérales d’intérêt commun. Ils discuteront notamment de la fluidification des échanges commerciaux le long de l’axe Niamey-Bamako et de la coordination renforcée des efforts sécuritaires dans la zone des trois frontières.

BCID-AES : un test décisif pour l’indépendance économique

 

Cette étape malienne du Premier ministre Zeine illustre, une nouvelle fois, la volonté affichée par les autorités de transition des trois pays de l’AES de concrétiser rapidement les instruments de leur indépendance économique. C’est pourquoi les observateurs scruteront de près la mise en service effective de la BCID-AES, attendue dans les prochains mois, car elle constituera un test décisif de la capacité du bloc à transformer ses ambitions en réalisations tangibles.

 

Ainsi, en recevant son homologue nigérien avec une chaleur aussi marquée, le Mali réaffirme son engagement total dans la construction de cet espace sahelien autonome. Un message clair adressé autant aux partenaires régionaux qu’à la communauté internationale : l’AES entend désormais financer elle-même son développement et affirmer sa pleine souveraineté économique.

1 400 km de Fraternité : le Niger envoie du carburant au Mali

Sous l’impulsion du Président nigérien, le Général Abdourahamane Tiani, le Niger a envoyé une flotte de plus de 80 citernes de carburant vers le Mali, parcourant près de 1 400 kilomètres entre Niamey et Bamako.

 

Niamey / Bamako, 24 novembre 2025 – La Confédération des États du Sahel (AES) a illustré la force de son engagement mutuel par un geste sans précédent. En effet, samedi 22novembre 2025 , le Président nigérien, le Général Abdourahamane Tiani, a ordonné l’envoi de plus de 80 citernes de carburant vers le Mali, parcourant 1 400 kilomètres. Cet acte puissant et hautement symbolique dépasse la simple assistance matérielle pour incarner la fraternité d’action de l’AES.

Cette démarche, offrant au Mali une forme de réconfort, représente également un acte politique qui redessine les liens au sein de la nouvelle alliance régionale.

 

Crise énergétique : Les raisons de l’aide nigérienne.

 

Cet élan de solidarité s’inscrit dans un contexte particulier au Mali, où l’accès aux hydrocarbures est devenu un défi majeur ces derniers mois. Les tensions régionales et les perturbations des chaînes d’approvisionnement ont entraîné des pénuries récurrentes de carburant sur le marché malien, impactant lourdement l’économie, les transports, et, de manière critique, les opérations de sécurité intérieure. En réponse à cette situation critique, le Président Tiani a décidé d’utiliser les réserves et les capacités logistiques nigériennes pour assurer un approvisionnement direct et fiable à son allié. Le Niger utilise ainsi sa relative stabilité énergétique et logistique pour soutenir activement le Mali dans sa lutte contre les obstacles sécuritaires et économiques.

 

80 citernes de carburant : un bouclier énergétique face aux défis

 

L’envoi de cette importante quantité de carburant intervient à un moment où les défis énergétiques et logistiques sont palpables dans la sous-région. D’ailleurs, par cet effort logistique majeur, le Niger démontre que la fraternité d’action est la doctrine centrale de l’AES.

Ce transfert de ressources symbolise la vision d’une confédération soudée, souveraine et cohérente, où chaque État membre se positionne comme le bouclier et le soutien actif de l’autre face aux pressions extérieures. L’aide humanitaire et logistique est ainsi transformée en un pilier stratégique de l’indépendance régionale.

 

Plus que des mots : une alliance concrète

 

L’acte du Général Tiani et du Niger réaffirme que l’AES ne se contente pas de discours sur la souveraineté. Elle passe à l’action concrète pour le bien-être de ses peuples. En fournissant cette assistance essentielle, les deux pays consolident ainsi leur axe de coopération et montrent que la mutualisation des ressources est la clé pour surmonter les obstacles économiques et sécuritaires.

En assurant cette livraison stratégique malgré les défis logistiques, le Niger prouve que le principe de solidarité au sein de l’AES n’est pas une simple formule diplomatique, mais une réalité opérationnelle. Ce geste historique affirme également la détermination de l’Alliance à s’appuyer sur ses propres forces pour garantir l’autonomie énergétique et la stabilité de ses membres. Le message est clair : dans l’AES, chaque État est le bouclier de l’autre.