Niger- Transports Archives - Journal du Niger

Axe Cotonou-Niamey : Accident d’un bus de la compagnie Nizar près de Kandi.

Le soulagement l’emporte sur l’effroi après l’accident, ce mercredi 25 février, d’un autocar de la compagnie nigérienne Nizar dans le nord du Bénin. Si le bilan humain est miraculeusement léger, cet incident repose avec acuité la question de la responsabilité des transporteurs sur le corridor dépendant du port de Cotonou à Niamey.

La frayeur a été vive au petit matin pour les passagers de la compagnie Nizar. Alors qu’il effectuait la liaison entre la capitale économique béninoise et le Niger, un bus de transport de voyageurs s’est renversé à la hauteur de Bangoum, une localité située juste après la ville de Kandi.

L’accident s’est produit à proximité immédiate d’un pont, alors que le véhicule s’apprêtait à rallier Malanville, dernière étape avant la frontière nigérienne.

 

Un bilan miraculeux

Fort heureusement, le pire a été évité. Selon les premières constatations effectuées sur place, aucun décès n’est à déplorer parmi les voyageurs. Le bilan fait état d’un unique blessé, dont les jours ne sont pas en danger.

La victime a subi une intervention prompte des services de secours. En effet, les sapeurs-pompiers ont rapidement pris en charge le passager pour lui prodiguer les soins nécessaires.

 

L’appel à la rigueur des transporteurs

Bien que l’accident se soit terminé sans drame, il met en lumière la vulnérabilité des usagers sur cet axe stratégique. Pour de nombreux observateurs, l’événement sonne comme un signal d’alarme adressé aux agences de transport de la sous-région. Ils dénoncent des failles et appellent à des mesures concrètes : recruter des conducteurs en exigeant professionnalisme et sérieux, imposer le respect strict des limitations de vitesse et renforcer la maintenance des véhicules parcourant de longues distances.

 

En définitive, si les passagers de la compagnie Nizar ont pu reprendre le cours de leur voyage, la récurrence des incidents sur le corridor Cotonou-Niamey impose une prise de conscience collective des acteurs du transport routier.

Niger : Vols maintenus à l’aéroport de Niamey après une attaque déjouée

NIAMEY, 30 janvier 2026 (JDN) — Les autorités nigériennes ont affirmé jeudi que les opérations aériennes se poursuivaient normalement à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, quelques heures après que les forces de sécurité ont déjoué une attaque à l’arme lourde.

Dans un communiqué officiel publié jeudi, le Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), le Colonel-Major Hamadou Ousseini Ibrahim, a tenu à rassurer les partenaires internationaux et les compagnies aériennes.

« Les activités relatives à l’exploitation aérienne se poursuivent normalement sur la plateforme aéroportuaire », a déclaré le Colonel-Major Ibrahim, suite aux événements survenus dans la nuit du 28 au 29 janvier. Le chef de l’aviation civile a exhorté les prestataires de services à maintenir leurs opérations tout en exigeant le « respect strict des mesures de sûreté ».

ASKY
© ASKY

État de la flotte ASKY après l’incident

Bien que les autorités assurent que la situation est sous contrôle, la compagnie régionale ASKY a fait état de dégâts matériels.

Dans un communiqué distinct, la compagnie ASKY confirme que l’incident survenu dans le périmètre aéroportuaire a causé des « dommages mineurs » à deux de ses appareils stationnés sur le tarmac pour la nuit. La compagnie a précisé qu’aucun passager ni membre d’équipage n’était présent au moment des faits, l’attaque ayant eu lieu en dehors des heures d’exploitation.

La compagnie aérienne a indiqué que les deux appareils seraient remis en service après une inspection technique et le respect des protocoles de sécurité. Malgré ces dommages, ASKY a emboîté le pas aux autorités nationales en confirmant le maintien de l’ensemble de son programme de vols sur son réseau.

Le Niger, qui fait face à des défis sécuritaires régionaux, considère l’aéroport Diori Hamani comme un point stratégique pour le commerce et les liaisons internationales du pays, alors hors de question de stopper ses activités pour une attaque jugée mineure.

Sécurité routière à Niamey : tricycles traqués, gares pirates évacuées

Sécurité routière à Niamey , les autorités passent à l’offensive contre le chaos routier. Tricycles interdits, gares pirates démantelées, contrôles renforcés : une opération coup de poing pour restaurer l’ordre et protéger les usagers dans une capitale en pleine effervescence.

 

Niamey, 30 octobre 2025—  Ce jeudi, les principales artères de Niamey ont été investies par des équipes du service des Transports Urbains, sous la houlette de leur directeur. Objectif : traquer les pratiques dangereuses qui mettent en péril la vie des usagers et paralysent la circulation. Dans une ville où les embouteillages et les accidents font désormais partie du quotidien, cette opération marque une offensive musclée pour rétablir l’ordre — et la prudence — sur les routes… ou plutôt sur les guidons.

Vérifications ciblées, sécurité renforcée

 

Menée avec discrétion sur des points névralgiques — marchés, grands axes, carrefours stratégiques — l’opération a ciblé les véhicules, les conducteurs et les flux de passagers. En ligne de mire : les tricycles motorisés utilisés pour le transport de personnes, une pratique formellement interdite par la réglementation. Agiles mais instables, ces engins sont souvent à l’origine de chutes, de collisions frontales et de surcharges dangereuses.

« Nous agissons pour le bien de tous : conducteurs, piétons et voyageurs », martèle une source au sein du service. Désormais, les contrevenants s’exposent à des amendes dissuasives et à la saisie immédiate de leur engin. Le message est clair : « Privilégiez les moyens homologués, comme les taxis collectifs ou les bus, pour éviter les pièges du non-respect du Code de la route. »

Sécurité routière à Niamey : tricycles interdits, gares pirates évacuées, les autorités frappent fort pour fluidifier le trafic et protéger les usagers.
© Sécurité routière à Niamey : tricycles interdits, gares pirates évacuées, les autorités frappent fort pour fluidifier le trafic et protéger les usagers.

 Démantèlement des points chauds : vers une ville désengorgée

 

Par ailleurs, les équipes ont ciblé les installations sauvages qui transforment les trottoirs en zones de chaos : arrêts improvisés, « gares pirates » aux abords des souks et quartiers animés. Véritables nœuds gordiens du trafic, ces points anarchiques favorisent les stationnements illicites et les bousculades. Leur évacuation progressive vise ainsi à rediriger les flux vers des zones dédiées, sécurisées et mieux organisées.

Ces actions s’inscrivent dans un vaste plan de modernisation urbaine, où la sécurité ne se limite plus aux slogans. Avec une population en pleine expansion et un parc automobile en constante croissance, Niamey ne peut plus tolérer ces poches de désordre qui freinent l’économie locale et mettent également en danger les plus vulnérables — enfants, femmes, piétons.

Sécurité routière à Niamey : tricycles interdits, gares pirates évacuées, les autorités frappent fort pour fluidifier le trafic et protéger les usagers.
© Sécurité routière à Niamey : tricycles interdits, gares pirates évacuées, les autorités frappent fort pour fluidifier le trafic et protéger les usagers.

Sécurité routière à Niamey : une responsabilité partagée pour des routes apaisées

 

À l’issue des contrôles, les autorités appellent à une mobilisation citoyenne. « La sécurité au volant est l’affaire de chacun : respectons les règles pour que nos rues redeviennent des espaces de vie, pas de drame », insistent-elles. Des campagnes de sensibilisation sont prévues dans les prochains jours : spots radio, ateliers communautaires, actions de proximité pour ancrer les bons réflexes.

En somme, dans une capitale où les klaxons et les freinages d’urgence rythment encore trop les journées, cette initiative pourrait bien être le déclic. Reste à voir si les effets perdureront au-delà des patrouilles. Pour l’heure, Niamey respire un peu mieux — en attendant que la discipline devienne la norme. Ensemble, pour des trajets sereins et des vies préservées.

 

NIGER AIR INTERNATIONAL : naissance de la compagnie aérienne nationale

NIGER AIR INTERNATIONAL : Une ambition nationale pour relier, former et transformer

 

Le 4 septembre 2025 marque un tournant dans l’histoire du transport aérien nigérien. En effet, le gouvernement a officiellement adopté le décret portant création de la compagnie nationale NIGER AIR INTERNATIONAL. Cette décision, portée par la volonté présidentielle de renforcer les bases de production et d’affirmer la souveraineté économique du pays, s’inscrit dans une dynamique de structuration territoriale et d’insertion durable.

 

Un modèle hybride pour une gouvernance transparente

 

Conçue comme une société d’économie mixte, NIGER AIR INTERNATIONAL repose sur un capital majoritairement public, tout en ouvrant son actionnariat au secteur privé. Par conséquent, ce modèle hybride vise à conjuguer rigueur institutionnelle et agilité entrepreneuriale, dans le but de garantir une gestion transparente, inclusive et tournée vers l’intérêt général. Cette structure permettra une meilleure efficacité tout en assurant une mission de service public.

 

Relier les régions, connecter le monde

 

Au-delà de la création d’une simple infrastructure aérienne, cette initiative incarne une volonté de désenclavement territorial. La compagnie ambitionne de relier les régions du Niger entre elles, mais aussi de renforcer les connexions internationales, facilitant ainsi les échanges, la formation et la mobilité des citoyens. NIGER AIR INTERNATIONAL devient ainsi un levier de développement socio-économique, un outil de cohésion nationale et un vecteur de rayonnement régional pour le pays.

 

NIGER AIR INTERNATIONAL : un symbole fort pour un avenir en plein essor

 

Dans un contexte où la mobilité est un enjeu de justice sociale et d’accès aux opportunités, la création de cette compagnie aérienne prend une dimension hautement symbolique. En plus,  elle traduit une volonté politique de rapprocher les citoyens, de valoriser les compétences locales et de renforcer l’inclusion territoriale. Chaque vol sera porteur d’un message fort : celui d’un Niger qui avance, qui se connecte et qui se transforme.

Le lancement de NIGER AIR INTERNATIONAL suscite un grand espoir. Cependant, cette initiative soulève une question cruciale : comment la nouvelle compagnie parviendra-t-elle à maintenir sa rentabilité tout en assurant son rôle de service public, notamment dans un marché aérien régional fortement concurrentiel ?