juin 2020 - Page 48 sur 48 - Journal du Niger

Maroc : La facture énergétique s’établit à plus de 2 milliards de dollars à fin avril

La facture énergétique au Maroc s’est établie à 2 milliards de dollars (20,45 milliards de dirhams) durant les quatre premiers mois de 2020, soit une baisse de 21,8% par rapport à la même période de l’année précédente, indique l’Office marocain des changes dans son récent bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs.Cette régression est essentiellement attribuable à la diminution des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de près de 388 millions de dollars (3,8 milliards DH), explique la même source.

Cette évolution s’explique par l’effet prix en baisse de 19%, précise la même source, ajoutant que les quantités importées ont également accusé un repli de 12,5%.

Quant aux importations des biens, elles ont reculé de 12,6% à 15,07 milliards de dollars (147,74 milliards DH), suite à la baisse des importations de biens d’équipement, de produits énergétiques, de produits finis de consommation, de demi produits et de produits bruts.

Paradoxalement, les achats de produits alimentaires ont affiché une hausse à près de 400 millions de dollars.

Maroc/Covid-19: Le taux de reproduction du virus se situe à 0,73 (ministère)

Le taux de reproduction de l’épidémie due au coronavirus au Maroc se situe à 0,73, a annoncé dimanche le ministère de la santé, qui assure que l’état épidémiologique dans le Royaume « s’améliore » de plus en plus.Si le taux de reproduction a baissé au niveau national à 0,73 soit bien en deçà de la limite fixée à 1, l’inégalité de ce taux est à relever selon les différentes régions du Maroc. Ainsi, le recul du taux de reproduction de manière générale est dû à la baisse substantielle observée dans certaines régions qui n’enregistrent plus aucun cas de coronavirus ou très peu de cas par jour.

Cette journée de dimanche s’est caractérisée par une baisse inédite du nombre de cas confirmés en 24 heures. Il faut remonter jusqu’au 24 mars (27 cas confirmés) pour trouver un nombre de contaminations aussi bas.

Sans aller jusqu’à conclure que la situation épidémique au Maroc est maîtrisée, il convient de reconnaître que les dépistages massifs en direction des personnes contacts et des foyers potentiels commencent à apporter leur efficacité.

Au Maroc, les cas actifs sont au nombre de 2143, soit 5,9/100.000 personnes, précise le ministère, relevant que le taux de létalité reste stable à 2,6% et celui des guérisons frôle les 70%.

Ce lundi matin, le Maroc recense 7819 cas de contamination, dont  205 décès et 5754 patients guéris entièrement de la maladie.

Santé et économie au menu des quotidiens marocains

La levée de l’état d’urgence, la croissance économique sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce lundi.+L’Opinion+ relève que la levée de l’état d’urgence sera gérée chez nous selon cette bonne vieille méthode qui consiste à retenir la tension jusqu’à l’extrême, avant de la libérer subitement.

Alors que dix jours à peine nous séparent de la date fixée de la fin de l’état d’urgence sanitaire, aucun plan ou vision ne sont venus éclairer l’opinion publique sur les modalités de gestion de cette phase délicate et porteuse de grands périls, prévient la publication. En revanche, l’impression régnante est celle d’une cacophonie générale où on ne sait plus ce qui est permis et ce qui est interdit, fait-t-il observer.

+Al Ahdath Al Maghribiya+ souligne que le ministère de la Santé se préoccupe de l’augmentation des cas infectés par le nouveau coronavirus après la levée du confinement le 10 juin prochain et ce, à cause de l’apparition probable de nouveaux foyers de contamination dans les clusters et les unités industriels. Dans un rapport, cité par le quotidien, le ministère met en garde contre une contagiosité rapide du virus et du nombre de cas asymptomatiques surtout que les citoyens ont plus ou moins respecté les mesures sanitaires pour la prévention contre le coronavirus.

Le ministère est conscient que l’allégement du confinement et la reprise de l’activité économique exposeront les citoyens au risque de contamination, indiquent des sources du journal. De ce fait, il faudrait redoubler de vigilance en intensifiant les tests de dépistage Covid-19 et en détectant les foyers de contamination le plus tôt possible.

+Aujourd’hui le Maroc+ rapporte que Tanger Med, hub portuaire mondial, s’est associé à l’initiative des plus grands ports au monde pour garantir la continuité des chaînes logistiques internationales.

Selon un communiqué de l’autorité portuaire de Tanger Med (TMPA), cité par le journaln, Tanger Med s’est associé à l’initiative du port de Singapour aux côtés des grands hubs portuaires internationaux, tels que Shanghai, Rotterdam, Anvers, Long Beach et Busan, et ce en co-signant un engagement pour garantir la continuité des chaînes logistiques mondiales.

A travers cette initiative, Tanger Med réaffirme son leadership en tant que hub portuaire africain et méditerranéen majeur, et son rôle clef pour assurer l’approvisionnement des marchés mondiaux.

+Al Ittihad Al Ichtiraki+ fait savoir que le Centre marocain de conjoncture (CMC) a révisé encore à la baisse ses prévisions de croissance pour l’année 2020. L’économie nationale connaîtrait un recul de 4,3%, estime le Centre dans sa dernière note intitulée «Stratégies de relance».

Il appelle ainsi à la mise en place de stratégies «conséquentes» pour sortir véritablement de cette crise, pour soutenir les entreprises et trouver d’autres organisations et modes de production susceptibles de faire face, à terme, à ce genre de crise et aussi pour apporter un fort appui à la demande « qui souffre d’une atonie sans pareille », met en garde le CMC, cité toujours par la publication.

Tout d’abord, il est urgent, selon le CMC, d’adopter une politique budgétaire plus agressive qu’à l’accoutumée et au-devant de l’ampleur des problèmes du moment, et ce à travers une loi de Finances rectificative «consistante» soulageant les entreprises et la consommation des ménages sur la base de plans de relance coordonnés.

Il s’agira également d’augmenter d’une manière significative le budget du ministère de la Santé et celui des secteurs sociaux, de prévoir des abattements sur les charges sociales et l’impôt sur le revenu et des moratoires sur le paiement des impôts et de permettre le rééchelonnement ou un différé de paiement des crédits bancaires, recommande CMC.