mai 2021 - Page 11 sur 40 - Journal du niger

Politique, santé et sécurité au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce lundi se focalisent sur nombre de sujet notamment la crise politique entre le Maroc et l’Espagne, la réception d’un nouveau lot de vaccin chinois Sinopharm et la mise en échec d’une tentative de trafic de drogue en provenance de l’Espagne.+Le Matin+ se fait l’écho de la déclaration du ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, à la chaîne de télévision française d’information, LCI, dans laquelle il a affirmé que le Maroc n’a pas de problème avec l’Union Européenne. Il a un problème avec l’Espagne sur une question qui touche à ses intérêts suprêmes et c’est à ce pays de trouver la solution.

« Pour le Maroc, l’Espagne a créé une crise par des actes. Et l’Espagne, par des actes encore doit résoudre cette crise », a-t-il assuré dimanche soir sur LCI.

« Il y a dans cette affaire beaucoup d’amalgames et beaucoup de discours fallacieux. Il s’agit d’abord d’un problème entre le Maroc et l’Espagne. Un problème politique », suite à la décision de Madrid d’accueillir le chef du « Polisario », le dénommé Brahim Ghali, a indiqué le ministre des Affaires étrangères.

« La réalité est que l’Espagne a introduit cette personne sur son territoire avec des documents falsifiés et une identité usurpée sans même informer le Maroc. La réalité est que cette personne est poursuivie en Espagne. Il y a au moins quatre plaintes contre lui pour viol d’une citoyenne espagnole, pour torture et pour terrorisme par une association canarienne des victimes du terrorisme. Donc il s’agit d’un cas d’Etat de droit, d’application de la loi d’abord espagnole et de l’intervention de la justice espagnole », a expliqué le ministre.

Selon lui, « le Maroc a été clair dès le départ : il s’agit d’un acte contre ses intérêts, d’un acte déloyal qui ne respecte même pas la dignité et les intérêts des victimes espagnoles ».

Dans le même sillage, +L’Economiste+ a souligné que le ministre des Affaires étrangères, a pointé du doigt Madrid dans la crise actuelle avec Rabat.

« L’Espagne a créé la crise avec le Maroc et l’a fait assumer à l’Europe », a affirmé Bourita invité sur d’ « Europe Soir week-end ». « L’Espagne n’a pas consulté l’Europe avant de prendre les décisions qui touchent les intérêts du Maroc. L’Espagne n’a pas consulté l’Europe avant de passer outre des normes Schengen pour accepter l’entrée de manière frauduleuse d’une personne recherchée par la justice espagnole », a-t-il ajouté.

Selon le ministre, « il faut placer la crise entre le Maroc et l’Espagne dans un contexte ». « Un contexte de crise bilatérale entre le Maroc et l’Espagne » et « une crise qui n’a rien à voir avec l’Europe, une crise qui a été créée par une décision nationale de l’Espagne sans concertation avec ses partenaires européens ».

+Aujourd’hui le Maroc+ rapporte que les livraisons du vaccin Sinopharm se poursuivent. Les deux avions Dreamliner de la RAM qui ont décollé samedi à destination de Pékin ont atterri dimanche matin à l’aéroport Mohammed V avec à leur bord 2 millions de doses du vaccin chinois. Il s’agit de la deuxième livraison cette semaine.

Sur les 10 millions de doses promises par le président de l’Assemblée nationale populaire de Chine, Li Zhanshu, le Maroc a réceptionné jusqu’à présent 7 millions. Ainsi, le Maroc a reçu au total 8,5 millions de doses du vaccin du laboratoire chinois Sinopharm sur les 40,5 millions qu’il a commandées. Ces nouvelles livraisons devraient permettre de vacciner de plus en plus de personnes afin d’accélérer la généralisation de la campagne de vaccination aux personnes âgées de 40 et 45 ans.

+Libération+ fait savoir que les services de la Sûreté nationale ont mis en échec, vendredi, en coordination avec les éléments des Douanes opérant au port Tanger-Med, une opération d’envergure de trafic de 361.672 comprimés psychotropes et procédé à la saisie d’une quantité de 4,477 kg de cocaïne, en provenance de l’Espagne.

Le principal suspect, un conducteur de 62 ans, a été interpellé lors d’une opération sécuritaire conjointe menée par les services de la Sûreté nationale et des Douanes, à son arrivée au port Tanger-Med en provenance du port espagnol d’Algésiras, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué, faisant savoir que les opérations de fouille et de contrôle aux frontières ont permis la saisie de ces quantités record de drogue dans une voiture utilitaire.

Le mis en cause a été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête confiée au service préfectoral de la police judiciaire de Tanger sous la supervision du parquet compétent.

Une Marocaine nommée vice-présidente de la Fédération internationale de volley-ball

La présidente de la Fédération royale marocaine de volley-ball (FRMVB), Bouchra Hajij a été nommée vice-présidente de la Fédération internationale de la discipline (FIVB) pour la période 2021-2024, lors de la réunion du Conseil d’administration tenue par visioconférence.Selon le statut de la Fédération internationale de volley-ball, le Comité exécutif est composé de 13 membres, dont cinq présidents des Fédérations continentales, deux membres élus par le Conseil d’administration et cinq membres proposés par le président de l’instance internationale et représentant chacun une fédération continentale.

Lors de cette réunion, Bouchra Hajij a également été désignée membre du comité d’organisation des championnats internationaux en tant que présidente de la Confédération africaine de volley-ball, un poste qu’elle occupe depuis son élection à la tête de l’instance continentale en octobre dernier.

Pour rappel, Bouchra Hajij a été désignée membre des comités de développement et de parité au sein du bureau exécutif de l’Association des comités nationaux olympiques africains.

L’Unesco s’engage à soutenir les états généraux de l’éducation en Côte d’Ivoire

La directrice générale adjointe de l’Unesco chargée de l’Education, Stefania Giannini, a assuré de l’engagement de son institution de soutenir l’Etat de Côte d’Ivoire dans sa démarche d’organiser les états généraux de l’éducation et de l’alphabétisation.

Mme Stefania Giannini a déclaré que l’Unesco est engagée à apporter l’appui et l’expertise nécessaires à la Côte d’Ivoire, lors d’une séance de travail mercredi avec la ministre ivoirienne de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné, au siège de l’organisation à Paris.  

Cette rencontre a porté essentiellement sur la tenue prochaine des états généraux de l’éducation et de l’alphabétisation en Côte d’Ivoire. Saluant cette initiative, la directrice générale adjointe a souligné tout l’intérêt qu’accorde son institution à ces assises.

La ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation, Mariatou Koné, a soutenu que ces états généraux concernent toutes les couches sociales, aussi bien les politiques que les populations, dans l’optique d’apporter des réformes au système éducatif ivoirien.  

Ces états généraux, dira-t-elle, seront marqués par « des consultations générales en ligne, en région, dans les districts, au plan national de sorte à ce que les populations s’expriment sans distinction. Plusieurs étapes sont prévues ».  

« Quelques premières consultations se tiennent avec les acteurs du système éducatif, des partenaires, des parties sociales avant le lancement à Abidjan », a fait savoir Mme Mariatou Koné.

Plusieurs activités meubleront en outre ces états généraux, entre autres, l’organisation de sessions, de diagnostic ou analyse situationnelle, de partages d’expériences, de focus thématiques sur les réformes curriculaires.

Les assises plancheront également sur le renforcement de capacités, la planification, le management. Le volet alphabétisation a également été au centre des échanges. Dans sa vision, la ministre veut « réduire considérablement le taux d’analphabètes » en Côte d’Ivoire.

Des projets devraient être mis en œuvre avec le soutien de l’Unesco pour la formation d’éducateurs pour l’alphabétisation, le passage à l’échelle supérieure des actions via les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

La Côte d’Ivoire est membre de la Coalition pour l’alphabétisation et porte flambeau dans la sous-région. Peu avant cette séance de travail, Mme Mariatou Koné a échangé avec le directeur chargé des politiques et des systèmes d’apprentissage, M. Borhene Chakroun.

Quatre généraux d’un pays maghrébin impliqués dans l’entrée frauduleuse du chef du polisario en Espagne (MAE)

L’ambassadeur directeur général des affaires politiques au ministère marocain des Affaires étrangères, Fouad Yazourh, a révélé, samedi, que l’entrée frauduleuse en Espagne du chef du polisario, Brahim Ghali, a eu lieu avec la complicité et l’ingérence de quatre généraux d’un pays maghrébin, appelant à une enquête transparente pour jeter toute la lumière sur cette affaire. « Une enquête que nous espérons transparente devrait être menée pour jeter toute la lumière sur cette affaire », a-t-il dit dans une déclaration à la presse, soulignant que cette enquête « risque de révéler de nombreuses surprises, notamment la complicité et l’ingérence de quatre généraux d’un pays maghrébin ».

« Cette information semble vous surprendre, voire même choquante pour l’opinion publique espagnole, mais ne soyez pas surpris. Comme vous le savez, les services marocains sont parmi les plus performants », a dit le responsable, soulignant que davantage d’éléments seront dévoilés en temps opportun.

Dans ce contexte, le responsable marocain a rappelé que lorsque le Maroc avait révélé dès le 19 avril que le dénommé Ghali était en Espagne, beaucoup y compris les médias et les autorités ont mis en doute cette information, avant de la confirmer 24 heures plus tard.

Par ailleurs, M. Yazourh a indiqué qu’au-delà du dommage causé au partenariat Maroc-Espagne, l’affaire du dénommé Ghali montre d’abord que l’Espagne a fait un choix entre, d’un côté, ses citoyens victimes de crimes abjectes et, de l’autre, un criminel responsable de la mort de plusieurs dizaines d’espagnols en plus de viols, de tortures et de disparitions.

Et de poursuivre : « l’Espagne doit d’abord expliquer à sa propre opinion publique avant d’expliquer au Maroc les conditions, circonstances et complicités ayant mené à l’entrée frauduleuse de cette personne sur le territoire espagnol avec des documents falsifiés et une identité usurpée ».

« Les espagnols ont le droit de savoir, d’autant plus les autorités et la classe politique espagnoles savent qu’il est poursuivi par des citoyens espagnols, auprès de juridictions espagnoles et pour des crimes en partie commis en Espagne », a-t-il insisté.

Politique, administration et social au menu des quotidiens et hebdomadaires marocains

Les relations entre le Maroc et ses partenaires, la simplification des procédures administratives et l’élection du Maroc président de la Conférence Internationale du Travail sont les principaux sujets traités par les quotidiens et hebdomadaires marocains parus ce samedi.+La Nouvelle Tribune+ écrit qu’« adopter une attitude objectivement hostile envers le Maroc se paye cher et cash ! », notant que la diplomatie madrilène, qui a fait preuve d’une duplicité avérée dans l’affaire Brahim Ghali, a commis une erreur gravissime en sous-estimant totalement la vigueur et la rapidité de la réaction marocaine.

« Le Maroc n’est pas un Etat mineur, sans moyens, ni convictions ou intérêts stratégiques et il occupe une position centrale entre l’Europe et l’Afrique », assure la publication, ajoutant que les nouveaux axes de la diplomatie marocaine sont d’autant déployés qu’ils sont compréhensibles urbi et orbi.

Pour l’hebdomadaire, la diplomatie marocaine exprime une fermeté nouvelle et exigeante envers ses voisins et Etats partenaires. « Le Royaume du Maroc entend indiquer à tous que les attitudes dilatoires, le jeu masqué contre les intérêts supérieurs du Royaume, ne seraient plus acceptés », fait-il remarquer.

« Respecter ses engagements et se faire respecter, voilà la nouvelle donne imprimée par Rabat, volens, nolens ! », conclut l’hebdomadaire.

Abordant la simplification des procédures administratives au Maroc, +La Vie Eco+ fait savoir qu’après l’Administration des douanes, il y a quelques semaines, la CNSS a annoncé une batterie de mesures de simplification en supprimant, notamment des documents que devaient transmettre, les assurés chaque année.

Vivement que d’autres administrations leur emboitent le pas et s’engagent aussi dans cette optique car, en plus de faciliter la tâche aux usagers, simplifier et alléger les procédures est une marque de confiance, souligne le journal.

La simplification des procédures est, enfin, le meilleur moyen pour l’Administration de devenir plus performante, relève-t-il, faisant savoir que les ressources humaines et matérielles ainsi libérées de la gestion de la paperasse pourront être exploitées pour rendre au citoyen des services et prestations de meilleure qualité.

+Le Matin + rapporte que le Maroc a été élu, jeudi à Genève, président de la 109e session de la Conférence Internationale du Travail (CIT).

Le Royaume a été porté à la présidence de la CIT, à l’unanimité et pour la première fois, en la personne de l’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève, Omar Zniber.

L’ambassadeur a tenu à remercier le Groupe africain, le Groupe gouvernemental, le Groupe des Employeurs et le Groupe des Travailleurs pour « la confiance qu’ils ont exprimée à l’endroit du Maroc », notant que la présidence marocaine « ne ménagera aucun effort pour que cette session soit couronnée de succès ».

La 109ème CIT, organisée sous format virtuel, sera marquée par la tenue du Sommet sur le monde du travail, qui consiste en une session de Haut niveau, à laquelle sont conviés des Chefs d’État ou de gouvernement, de hauts dirigeants d’organisations d’employeurs et de travailleurs, et d’autres personnalités publiques de premier plan.

Les travaux de la Conférence seront scindés en deux parties. La première partie se tiendra du 3 au 19 juin, tandis que la deuxième partie aura lieu du 25 novembre au 12 décembre.

La présidente de la BERD en visite au Maroc en mode virtuel les 24 et 25 mai

La présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Odile Renaud-Basso, entamera sa première visite officielle au Maroc les 24 et 25 mai en format virtuel, annonce vendredi un communiqué de la BERD.Lors de cette visite, la patronne de la BERD aura des entretiens avec plusieurs membres du gouvernement, des opérateurs du secteur privé et des acteurs de la société civile, précise la même source.

« La BERD s’est engagée à soutenir la reprise économique, l’intégration régionale et le potentiel d’économie verte du Maroc et à promouvoir l’égalité des chances, en particulier pour lutter contre le chômage des jeunes et traiter les questions de genre », a affirmé la présidente de la BERD citée dans le communiqué.

Et d’ajouter : « nous sommes impatients de continuer à renforcer notre partenariat dans le cadre d’une nouvelle stratégie, qui complétera le plan de relance économique post-Covid-19, ainsi que le nouveau modèle de développement économique sur lequel le Maroc travaille ».

En 2020, la BERD a apporté son soutien au Maroc en injectant 750 millions d’euros en termes d’investissement, rappelle la même source.

L’AIP remporte le Grand prix FAAPA 2020 du meilleur article de presse

Le Grand prix de la Fédération atlantique des agences de presse africaine (FAAPA) du meilleur article de presse a été décerné à l’Agence ivoirienne de presse (AIP, publique) pour l’édition 2020.

Le résultat a été annoncé vendredi par la directrice centrale de l’AIP, Mme Oumou Barry Sana, à l’occasion d’une cérémonie de remise de matériels audiovisuels aux chefs des bureaux régionaux de l’agence, à son siège à Abidjan.

L’AIP a remporté le Grand prix FAAPA du meilleur article de presse avec le titre « Entre allaitement et corvée, des filles mères osent le service civique pour leur réinsertion », écrit par le journaliste Benjamin Bassolé de la rédaction centrale.

Dans l’optique d’assurer la pérennité d’agents professionnels, la direction centrale a décidé d’investir dans le capital humain par la recherche de la performance, à travers des formations renforcées et de qualité afin de répondre aux mutations que connaît le secteur. 

 « Notre grand défi est d’être une agence de presse transversale (…) et interactive des différents modes de représentation de l’information, à savoir le texte, le son, les images fixes et/ou les vidéos », a indiqué Mme Oumou Barry.

M. Kouyaté Abdoulaye, conseiller technique, représentant le ministre de la Communication, des média et de la Francophonie, s’est félicité de ce qu’ «à l’ère de la révolution numérique, l’AIP se mue progressivement en une agence de presse multimédia diffusant l’actualité en texte, photo, vidéo, infographie et vidéographie accessibles sur un seul site».

La cérémonie de remise de matériels multimédia a été suivie par un atelier de formation des chefs des bureaux régionaux de l’AIP. Cette formation devrait leur permettre de produire désormais des dépêches et des vidéos pour le fil d’actualité de l’agence.

Avec l’augmentation des chaînes d’information en continu « il apparaît primordial pour l’agence de renforcer les capacités de ses journalistes à la pratique du reportage d’images et de vidéos grâce à l’acquisition de nouveaux outils dédiés », a-t-il poursuivi. L’Agence de presse ivoirienne célèbre le 2 juin 2021 son 60ème anniversaire.    

Télécoms: immersion de 30 étudiants de l’Esatic à Huawei Côte d’Ivoire

Trente étudiants de l’École supérieure africaine des TIC (ESATIC, public), un établissement à vocation régionale, basé à Abidjan, ont visité vendredi les installations de Huawei Côte d’Ivoire, s’imprégnant de l’écosystème numérique et des enjeux de l’emploi.

Tous les directeurs de département de l’entreprise, retenus pour cette visite, ont échangé avec les étudiants dans les locaux de la société à Abidjan, via un atelier visant à contribuer à construire un écosystème numérique en Côte d’Ivoire.   

M. Loise Tamalgo, vice-président chargé des relations publiques de l’Afrique subsaharienne de Huawei Northen Africa, s’est réjoui de cette immersion, un espace créé pour accompagner ces apprenants dans leur formation. 

Il a relevé qu' »une étude de la Oxford university a prouvé qu’à l’horizon 2030, 85% des emplois qui vont exister n’existent pas encore aujourd’hui, ceci signifie que beaucoup d’emplois seront détruits avec la digitalisation ». 

Mais, cela est également « une forte opportunité de créer de nouveaux types d’emplois pour la jeunesse », a-t-il dit. Par conséquent, ils devraient savoir que « les emplois vont être créés, transformés ou disparaître, mais c’est en même temps une opportunité ».  

Professeur Adama Konaté, le directeur général de l’Esatic, a dans une allocution, indiqué que le groupe chinois et son établissement sont « en partenariat en vue d’apporter un appui technique en équipement à l’établissement ».   

Cette relation a permis de mettre en place un centre de certification Huawei, crée au sein de l’école, a-t-il dit, avant d’ajouter qu' »il a déjà certifié deux ou trois de nos étudiants » et l’école s’évertue à renforcer la formation des enseignants afin de déployer ce centre.  

L’Esatic est un établissement public créé par le gouvernement ivoirien pour assurer notamment la formation et la recherche dans le secteur de l’économie numérique, des technologies de l’informatique et de la communication.   

Aujourd’hui, l’école a monté quatre licences, à savoir une licence générale et trois licences professionnelles agréés par l’Etat ivoirien et le CAMES, mécanisme africain d’accréditation des différentes formations, ainsi que quatre Masters via le système LMD.

Sur 100 étudiants, 93% passent en classe supérieure avec un taux de réussite aux examens de 99% à 100% pour les Masters, a-t-il poursuivi, mentionnant que « beaucoup d’entre eux trouvent du travail, car en mois de six mois, 87% des étudiants » sont embauchés surtout ceux du Master.

L’école a scellé des partenariats avec le secteur privé qui participe à toutes les étapes, au Conseil de gestion, à l’organisation du concours d’entrée de façon paritaire avec l’Etat. Un incubateur a d’ailleurs été mis en place pour développer un esprit entrepreneurial axé sur l’innovation.

Selon M. Konaté, l’établissement envisage de faire des formations par alternance pour permettre aux étudiants de se former pendant trois semaines en entreprises et trois semaines à l’école, de sorte qu’au bout de la formation, l’étudiant fasse un an en entreprise et valide son diplôme. 

Le directeur général de l’Emploi, M. Franck Dogoh, représentant le ministre de l’Emploi et de la protection sociale, a félicité Huawei « pour sa contribution importante au développement économique et social de la Côte d’Ivoire ». 

Il salué le Programme des talents TIC de l’entreprise qui vise à valoriser les jeunes talents et à contribuer au développement de la filière numérique locale, à promouvoir l’innovation, la créativité et à amplifier la création d’emploi.  

Depuis l’avènement de la pandémie de Covid-19, se sont accrues les solutions numériques. M. Dogoh a noté que la révolution numérique offre des emplois et d’énormes possibilités et d’insertions socio-économiques. 

« En Côte d’Ivoire, il y a autour de 400.000 jeunes qui arrivent sur le marché du travail tous les ans et neuf emplois sur dix sont des emplois informels », a-t-il mentionné. Pour lui, le secteur des TIC peut contribuer aujourd’hui à lutter contre le chômage, en particulier des jeunes.

Sur un écran présentant une salle virtuelle, où étaient plusieurs galeries, M. Armand Noudegbessi, directeur du « Chanel Business », a plongé les étudiants dans une immersion dans la salle virtuelle d’exposition dénommée Galileo (5 G) de Huawei.  

Par la suite, Dr Amed Cissé, directeur adjoint des Ressources humaines, a livré son expérience emprunte d’endurance et de persévérance avant son entrée au sein de ce géant chinois des Télécoms. Parti de son parcours personnel, il a montré comment grandir au sein de Huawei.  

Après sa licence en droit privé à l’Université de Cocody en 2010, Amed poursuit ses études en Chine. En  2019, il décroche un doctorat et tente depuis Wuhan University d’intégrer Huawei, mais c’est à Abidjan qu’il sera admis pour un stage, une opportunité qu’il transformera en un emploi.   

Le Maroc appelle à soutenir les initiatives sous-régionales de la RCA

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’est entretenu, vendredi par visioconférence avec son homologue de la République Centrafricaine (RCA), Mme Sylvie Baïpo-Temon.Lors de cet entretien, les deux ministres se sont réjouis du caractère privilégié des relations de solidarité maroco-centrafricaines ayant pour fondement les sentiments d’estime et de respect mutuel qui existent entre les dirigeants des deux pays, rapporte un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.

Abordant la situation actuelle en Centrafrique, M. Bourita a salué les efforts déployés par les autorités centrafricaines et la communauté internationale pour la promotion de la paix, de la stabilité et du développement dans ce pays frère.

A cette occasion, il a félicité le Président Touadera pour sa politique d’ouverture et l’esprit de concorde nationale et d’inclusivité avec lequel il a mené le dialogue national.

Le ministre marocain a appelé à soutenir les initiatives sous-régionales du Président centrafricain et de son gouvernement et à appuyer le plaidoyer pour la levée de l’embargo sur les armes.

Le Maroc, a affirmé M. Bourita, et tel que dans le cadre de la configuration de maintien de la paix, se tient aux côtés du peuple de la RCA dans sa détermination à reconstruire une armée professionnelle, républicaine opérationnelle.

Le ministre a également mis en exergue la priorité et l’intérêt portés par les deux pays au développement des relations de concertation politique, ayant pour fondement le respect et la défense de la souveraineté et de l’unité des Etats africains.

A cet égard, Mme Baïpo-Temon a réitéré son soutien à la marocanité du Sahara ainsi qu’aux efforts visant à trouver une solution durable à ce différend.

Dans ce sens, les deux parties ont convenu d’œuvrer ensemble pour le respect des normes et procédures afférentes à cette question au sein des organes de l’Union Africaine (UA), tout en réaffirmant la pertinence de la décision 693 du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine de juillet 2018, qui a consacré l’exclusivité de l’ONU en tant que cadre pour la recherche d’une solution au conflit régional autour du Sahara marocain.

Les deux parties ont insisté sur l’importance de renforcer leur coordination au sein des différentes plateformes multilatérales (UA, ONU, etc.), afin de rendre plus homogènes les actions diplomatiques entreprises au niveau de ces instances avec les positions officielles adoptées par les deux pays sur les différentes questions d’intérêt commun.

Dans le même esprit, ils se sont engagés à appuyer, de manière concertée et mutuelle, les candidatures marocaines et centrafricaines au niveau des organisations régionales et internationales.

Mme Baïpo-Temon a réitéré son appui et sa solidarité au Maroc, notamment concernant les différentes candidatures en cours pour le poste de Commissaire de la Commission de l’Union Africaine dans les domaines de l’éducation, de la science, la technologie et l’Innovation et pour le poste de Président de la Commission de la Fonction Publique Internationale (2023-2026).

Les deux responsables ont convenu de programmer les travaux de la 4ème session de la Commission mixte de coopération Maroc-RCA au dernier trimestre de l’année 2021, insistant sur le rôle important joué par le secteur privé dans la promotion de ces relations ainsi que dans le renforcement des échanges économiques et commerciaux entre les deux pays.

Poste: l’UPU « satisfaite » des préparatifs pour son 27e congrès à Abidjan

Le vice-directeur général de l’Union postale universelle (UPU), Pascal Clivaz, a au terme d’une mission de quatre jours à Abidjan, déclaré vendredi être « satisfait » de l’évolution des préparatifs pour la tenue du 27e congrès de l’organisation en Côte d’Ivoire. »On est après ces quatre jours tout à fait satisfait de la situation que nous avons trouvé en Côte d’Ivoire, on veut féliciter le ministre et toutes ses équipes pour le travail qui a été accompli », a dit à la presse M. Pascal Clivaz, en marge d’une réunion.

M. Pascal Clivaz a fait savoir que l’organisation est « un peu contrainte par la Covid-19 de revoir un certain nombre de paramètres » afin de rendre possible l’accès de la Côte d’Ivoire par le digital, d’où une « version hybride de ce congrès » a été montée.  

Il a ensuite encouragé l’ensemble des pays membres à venir à Abidjan, tout en faisant observer que « certains seront contraints de ne pas faire le voyage et nous allons leur fournir le même confort de travail à distance », par visio-conférence.    

Le Conseil d’administration de l’UPU se réunit le 30 juin 2021 pour se prononcer sur la décision finale à adopter. Dans cette optique, une délégation conduite par M. Clivaz, a séjourné à Abidjan, du 18 au 21 mai. Une autre mission est annoncée en juin avant que les pays membres ne donnent leur accord.   

« On ne peut être heureux et satisfait, fière du travail accompli ; la Côte d’Ivoire vient de montrer que le pays est prêt pour recevoir ce congrès de l’Union postale universelle », a affirmé le ministre ivoirien de l’Economie numérique, des Télécoms et de l’Innovation, Roger Adom.

Le gouvernement ivoirien avait, en raison de la pandémie de Covid-19, introduit une note auprès de l’UPU pour demander un report du congrès prévu l’année dernière. La date 9 au 27 août 2021 a été fixée pour qu’Abidjan abrite ces assises.

« On va tester durant les deux mois et demi à venir (…).  la connectivité informatique, être sûr que tous les congressistes reçoivent les signaux avec une bonne qualité de service », a indiqué M. Roger Adom, concernant les réglages à faire pour un congrès digital comme souhaité par l’Union.

 Le ministère « va continuer à avancer sur les préparatifs », a-t-il poursuivi. C’est la deuxième fois, après l’Egypte en 1934 et la première fois en Afrique subsaharienne que la Côte d’Ivoire va accueillir un Congrès ordinaire de l’UPU.

Le pays assurera la présidence du congrès au cours des travaux durant les trois semaines et assurera la présidence du Conseil d’administration de l’UPU les quatre années à venir après le 27e Congrès de l’organisation.

Au terme du 27e Congrès de l’UPU, prévu à Abidjan du 9 au 27 août 2021, il sera déployé pour le cycle 2021-2024 la stratégie mondiale de l’Union postale universelle qui sera appelée la stratégie postale d’Abidjan.