août 2020 - Page 29 sur 37 - Journal du niger

Covid-19: Dakar renforce les mesures barrières

Le ministre sénégalais de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a annoncé vendredi les nouvelles restrictions du gouvernement pour freiner la propagation inquiétante de la Covid-19, surtout dans la capitale Dakar.La population sénégalaise va devoir reprendre certaines habitudes héritées du dernier état d’urgence de quatre mois, même si elle n’y revient pas officiellement.

En conférence de presse cet après-midi au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Aly Ngouille Ndiaye a fait savoir que désormais les rassemblements au niveau des plages, des terrains de sports, des espaces publics et des salles de spectacles sont interdits.

La même mesure est prise pour toute manifestation sur la voie publique, « spécialement à Dakar », l’épicentre de la maladie. « Le principal problème c’est Dakar. Si on n’arrive à contenir Dakar, nous contiendrons les autres », a-t-il admis, répondant à une question d’un journaliste.

Le port du masque, qui était pourtant obligatoire malgré la levée du couvre-feu, est rendu de nouveau obligatoire dans les services de l’administration publique et privée, dans les commerces et les transports. Petite précision : « On peut ne pas porter un masque dans la rue ».

Enfin, le ministre Aly Ngouille Ndiaye dit tenir au « respect scrupuleux » des arrêtés de son collègue des Transports, relativement au nombre de places autorisées dans les transports en commun. En effet, des chauffeurs trouvent depuis quelques temps des astuces pour surcharger leurs bus alors que seuls les sièges à bord sont autorisés aux clients.

Ces nouvelles mesures font suite aux instructions présidentielles de mercredi en Conseil des ministres. Macky Sall avait demandé en effet à ses ministres de l’Intérieur et des Forces armées de déployer sur le terrain « un dispositif spécial de régulation et de contrôle » de l’accès aux plages et des rassemblements publics, sur l’étendue du territoire de la région de Dakar.

« Nous avons suffisamment de forces, que cela soit la gendarmerie ou la police », a-t-il noté, avant de mettre en garde les contrevenants. Ils « s’exposent à des sanctions pénales » qui peuvent être une amende ou un mandat de dépôt. Le montant sera fixé par « instruction » alors que la peine de prison peut durer « un mois » pour le récalcitrant.

Depuis qu’il a été touché par la pandémie, le Sénégal a recensé 10.887 cas dont 7186 guéris, 225 décès et 3475 patients sous traitement. Parmi ces derniers, 39 sont en réanimation ce vendredi dans les centres de traitement.

« Près de 50% des malades ont moins de 40 ans » et les plus de 60 ans comptent « 158 décès » dans leurs rangs, souligne M. Ndiaye pour qui la signification est simple : « les jeunes constituent des vecteurs de transmission du virus aux personnes âgées » qui en meurent à cause de leurs comorbidités.

« Les jeunes sont interpellés. L’heure est pour eux à la prise de conscience et de responsabilité », a-t-il fait savoir, ajoutant que « nous devons nous comporter en citoyens modèles et respecter les mesures barrières ».

Il appelle par ailleurs à taire les polémiques pour aller à « l’unisson, à la solidarité », parce que « l’ennemi est toujours debout devant et prêt à frapper ».

La clôture du contentieux sur la liste électorale provisoire ivoirienne reportée au 11 août

Initialement prévue ce vendredi, la clôture du contentieux sur la liste électorale provisoire ivoirienne de 2020 a été reportée au mardi 11 août prochain « pour tenir compte des deux jours non ouvrés dédiés à la commémoration de la fête nationale», a appris APA vendredi auprès de la commission électorale indépendante (CEI), l’organe chargé d’organiser les élections en Côte d’Ivoire.« (…) A la demande de certains partenaires, notamment les partis politiques, la fin de la période du dépôt des réclamations (sur la liste électorale) initialement prévue le 07 août est désormais fixée au mardi 11 août 2020 pour tenir compte des deux jours non ouvrés dédiés à la commémoration de la fête nationale», a annoncé l’institution électorale dans un communiqué.

« La CEI compte sur le civisme et la responsabilité de tous pour le bon déroulement du contentieux électoral, gage essentiel pour la fiabilité du listing électoral », a exhorté le communiqué.

 Le contentieux sur la liste électorale provisoire 2020 (correction, radiation ou inscription) est ouvert depuis mercredi dernier. A l’issue du recensement électoral en Côte d’Ivoire, le listing électoral provisoire de 2020 compte 7 500 035 électeurs en vue des prochaines échéances électorales dont l’élection présidentielle prévue le 31 octobre prochain.

Côte d’Ivoire: les résultats des examens de la formation professionnelle connus

Les résultats des examens scolaires de la formation professionnelle session 2020, en Côte d’Ivoire, organisés par la direction des examens et concours de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (DEXC), du 07 au 24 juillet 2020, sont connus depuis le 6 août 2020.Les résultats des examens de la formation professionnelle, dont les épreuves se sont tenues sur la période du 07 au 24 juillet 2020, dans tout le pays, ont été publiés jeudi sur le site www.formation-professionnelle.gouv.ci, suite aux phases de délibération, qui ont eu lieu du 03 au 05 août 2020.

Les taux de réussite ressortent un pourcentage de 83,47% pour la filière tertiaire du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP tertiaire), 82, 29% pour la filière industrie du CAP, un taux de 75,16% pour la filière tertiaire du Brevet de technicien (BT) et 81,41 % pour le BT industrie.

Pour la filière banque 1 du Brevet professionnel  (BP) l’on enregistre un taux de 60,92 %, contre un taux de 50, 92 %  pour le BP banque 2  et un pourcentage de 82,01 % pour la filière BP banque 3.  

Les résultats sont également consultables à la Direction des examens et concours (DEXC), sise aux 2 Plateaux, dans les directions régionales et dans les centres d’examens, indique une note qui souligne que les réclamations sont ouvertes du samedi 08 au mercredi 12 août 2020.

Les résultats définitifs, eux, seront proclamés le 14 août 2020, après la phase des réclamations. Le directeur des examens et concours (Dexc), Bertin Yao, a annoncé récemment que 10 000 places sont disponibles aux concours d’entrée dans les établissements publics de la formation professionnelle.

Les tests concernent les examens du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), du Brevet professionnel (BP), du Brevet de technicien (BT), celui d’entrée en année préparatoire du Brevet de technicien supérieur (AP/BTS) et du Brevet de technicien supérieur (BTS).

Les inscriptions ont lieu sur le site www.formation-professionnelle.gouv.ci du 03 août au 28 août 2020 ; et les épreuves écrites les 26 et 27 septembre 2020 sur toute l’étendue du territoire national. La proclamation des résultats est prévue pour le 16 octobre 2020.

Côte d’Ivoire: une cérémonie de prise d’armes marque l’an 60 de l’indépendance

La fête de l’an 60 de l’indépendance de la Côte d’Ivoire a été célébrée vendredi, officiellement, par une cérémonie symbolique de prise d’armes au palais de la présidence de la République, à Abidjan, devant le chef de l’Etat, en raison de la pandémie de la Covid-19.Cette célébration, une occasion de grande allégresse, envisagée dans un élan mémorable avec un grand défilé militaire et civil à Yamoussoukro, la capitale politique, a été limitée à une cérémonie de prise d’armes, a dit le chef de l’Etat Alassane Ouattara, dans un message à la Nation, la veille.   

En fin de matinée, M. Ouattara vêtu d’un costume sombre et arborant un cache-nez couleur treillis, a fait la revue des troupes et salué des officiels sur le parvis du palais présidentiel, où le drapeau ivoirien a été monté lors de l’exécution de l’hymne national.  

Il était prévu « un défilé de toutes les forces vives de la Nation pour illustrer les progrès réalisés par notre pays au cours de ces dernières années », avait indiqué M. Ouattara, déplorant que la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 qui a durement éprouvé le pays restreigne cette festivité. 

« Face à cette réalité, nous avons décidé de limiter la célébration de la fête de l’Indépendance 2020 à une cérémonie symbolique de prise d’armes sur l’esplanade du Palais de la Présidence de la République », a expliqué M. Ouattara. Et ce, pour freiner la propagation du virus.  

La pandémie de la Covid-19 a entraîné, en Côte d’Ivoire, le ralentissement des activités économiques, des pertes d’emplois dans le secteur privé et une baisse importante des revenus dans le secteur informel. 

Les conditions de vie des ménages vulnérables se sont en outre détériorées. Quant au taux de croissance du PIB, initialement prévu à 7% en cette année 2020, il pourrait connaître une baisse importante pour ressortir à 0,8% si la crise perdure jusqu’à la fin de l’année. 

« Nous demeurons cependant optimistes car les bases de notre économie sont solides », a assuré le chef de l’Etat ivoirien qui a annoncé par ailleurs qu’il briguera un troisième mandat présidentiel pour consolider les acquis de développement. 

« Le risque que tous les acquis, après tant d’efforts et de sacrifices consentis par toute la population, soient compromis ; le risque que notre pays recule dans bien des domaines ; tout cela m’amène à reconsidérer ma position » de ne pas briguer un troisième mandat, a soutenu M. Ouattara.  

Face au cas de force majeure survenu après le décès du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, candidat du Rhdp (pouvoir), et « par devoir citoyen, j’ai décidé de répondre favorablement à l’appel de mes concitoyens me demandant d’être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 », a-t-il déclaré.

Le 7 août est un temps mémorial pour la nation ivoirienne, marquant l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance du pays. M. Ouattara a dans son discours, la veille, rendu hommage aux grands serviteurs de l’Etat, à tous les bâtisseurs, illustres ou inconnus, encore en activité ou disparus.  

Côte d’Ivoire: l’an 60 de l’accession à l’indépendance célébré dans la sobriété par un cérémonial militaire

L’an 60 de l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance a été célébré vendredi dans la sobriété au palais présidentiel d’Abidjan par une cérémonie solennelle de prise d’armes en présence du président ivoirien Alassane Ouattara et de plusieurs personnalités. D’ordinaire festif et populaire, la célébration de l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale s’est voulue sobre cette année en raison de la crise sanitaire de la Covid-19, une maladie qui a tué à ce jour 103 personnes en Côte d’Ivoire.

 Dans un message solennel à la nation diffusé  jeudi soir sur les antennes de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI, service public) le président ivoirien Alassane Ouattara a passé en revue les grandes actions de développement réalisées par son gouvernement depuis 2011 réaffirmant sa foi en l’avenir de la Côte d’Ivoire.

La commémoration de ce soixantième anniversaire de l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance a été organisée autour du thème, «le rôle des forces de défense et de sécurité dans la consolidation de la cohésion sociale, de la paix et du développement ».

eSwatini: les enseignants s’opposent à la reprise des cours

Les enseignants d’eSwatini ont rejeté la décision du gouvernement de procéder à une réouverture progressive des écoles, malgré la pandémie de coronavirus qui a fait à ce jour, 55 morts dans le pays.L’Association nationale des enseignants du Swaziland (SNAT) a poursuivi le gouvernement eSwatini devant le tribunal du travail pour sa décision de rouvrir les écoles en juillet dernier, malgré un pic de cas de coronavirus dans ce royaume d’Afrique australe. Quelque 2.968 cas de Covid-19 ont été enregistrés à la date de ce 7 août.

Les classes d’examen sont revenues à l’école depuis le 6 juillet, malgré les protestations des enseignants et des parents d’élève.

Le ministère de l’Éducation est également catégorique sur le fait que les autres classes supérieures telles que la troisième et la septième année de fin d’études primaires devraient également retourner à l’école.

Le SNAT a poursuivi le gouvernement devant le tribunal du travail, estimant que la situation n’est pas encore propice au retour des enfants à l’école, car la plupart des écoles ne sont pas suffisamment préparées pour répondre aux exigences de la Covid-19.

Dans sa requête, l’association a fait valoir que les étudiants et les enseignants risquent de contracter la Covid-19 s’ils continuent de fréquenter l’école.

Selon la secrétaire générale de la SNAT, Sikelela Dlamini, plus de 20 cas de Covid-19 ont jusqu’à présent été signalés dans les écoles.

Ce qui inquiète le plus les enseignants, c’est que la plupart des écoles où les cas ont été signalés ont continué à fonctionner comme si de rien n’était, mettant en danger les enseignants et les élèves.

Covid-19: la Gambie impose le couvre-feu

Une vague de cas de coronavirus en Gambie a provoqué l’imposition d’un couvre-feu nocturne, le premier depuis l’entrée en vigueur des restrictions d’urgence, a appris APA vendredi.La restriction des mouvements de personnes entre 22 heures et 5 heures du matin est entrée en vigueur jeudi soir, les rues des zones urbaines semblant désertes deux heures avant son entrée en vigueur. Il durera 21 jours à compter du 6 août.

La circulation était fluide et les mouvements des piétons peu denses, car nombre d’entre eux ont répondu à l’appel de la police à rester à la maison pendant les heures de couvre-feu. Tout le trafic terrestre, maritime et aérien reste également fermé.

Le pays compte actuellement 799 cas, dont 16 décès et 115 guérisons.

La police gambienne a annoncé qu’elle lançait l’opération « Save our Souls (SoS) » conformément à l’application du règlement 2020 sur la protection de la santé publique (maladies dangereuses et infectieuses) dans le cadre d’une campagne nationale visant à freiner la propagation rapide de la Covid-19.

La police a été habilitée à veiller à ce que tous les points de vente non alimentaires sur les marchés de la Gambie restent fermés, à l’exception des banques et des institutions financières, des pharmacies, des supermarchés et des supérettes, des commerçants locaux et des commerçants de produits alimentaires essentiels.

En vertu des nouvelles restrictions, les marchés ouvriront entre 06h00 et 14h00 tous les jours, mais seront fermés le dimanche.

Les rassemblements à l’intérieur des mosquées et des églises sont interdits en vertu des nouvelles restrictions qui rendent également obligatoire le port d’un masque facial dans les lieux publics autorisés à fonctionner.

A cause du taux croissant d’infections observé en Gambie, le vice-président et trois autres ministres du Cabinet ont été testés positifs au virus, tandis que le président Adama Barrow s’est isolé avant qu’il ne soit constaté qu’il n’avait pas contracté la maladie.

Le ministre de la Santé a également été aperçu en train de se faire inscrire dans un centre de test suite à des symptômes de la maladie respiratoire, mais son cas s’est finalement avéré négatif.

Economie, sécurité, santé et social au menu des quotidiens marocains

L’injection de 120 milliards DH dans l’économie nationale, l’accident de la route survenu près d’Agadir, la prise en charge à domicile des cas de Covid-19 et la fusion des caisses de retraite, sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce vendredi.+Al Bayane+ relève que profondément impacté par les effets de la pandémie régnante, l’état sanitaire paralyse la quasi-totalité de l’économie nationale, notant qu’on ne pourrait persister à ignorer la détérioration de secteurs économiques, sous prétexte que la crise virale sévissait indéfiniment.

La relance immédiate de cette situation critique s’impose en vue d’éviter qu’elle empire davantage, soutient le quotidien, rappelant que « Sa Majesté le Roi Mohammed VI, comme à son accoutumée, eut la sage initiative de rebooster la machine, en y injectant la bagatelle de 120 milliards de dirhams (1 euro = 10,8 DH), à travers les vannes des divers contributeurs de la Nation ».

« C’est ainsi que l’argentier du Royaume tenait une conférence de presse, mardi dernier à la capitale, afin de jeter l’éclairage sur le déploiement de l’ébauche royale, étalée sur une durée de cinq années, en deux tranches », rapporte-t-il, expliquant que « conçue en progressivité, cette action de haute portée sociale aspire à soulager les contraintes dont souffrent les foyers précaires du pays ».

Revenant sur l’accident de l’autocar survenu dans la région d’Agadir et qui a provoqué la mort de douze personnes, +Aujourd’hui le Maroc+ relève qu’ « officiellement, les autocars ne doivent pas dépasser 70% de leur capacité en raison de la situation épidémiologique et des consignes sanitaires pour stopper la propagation du Coronavirus ».

Dans les faits et sur le terrain, la situation est malheureusement tout autre, fait observer le journal, qui souligne que le nombre des morts et des blessés est de 48 personnes, soit pratiquement 100% de la capacité de l’autocar.

Au vu de cette situation, il est tout à fait normal que lorsque des passagers ne sont pas victimes d’un accident de la route en raison des infractions au code de la route, ils seront probablement des victimes potentielles de la pandémie du Coronavirus, ajoute-t-il, expliquant qu’il suffit qu’un seul passager soit contaminé pour que les risques de contagion à bord du véhicule soient multipliés par 10 ou 20.

+Maroc Le Jour+ se fait l’écho du coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la Santé, Mouad Mrabet qui a souligné que la prise en charge à domicile des cas de Covid-19 est une alternative à l’hospitalisation réservée uniquement aux patients qui répondent à certains des critères médico-sanitaires bien précis et aux conditions d’isolement.

Selon lui, « le protocole de prise en charge des cas de Covid-19 concerne uniquement les cas asymptomatiques qui ne représentent aucun signe clinique et les personnes qui répondent à un nombre de conditions, telles que l’absence de facteurs de risque comme l’âge avancé, les maladies chroniques, la grossesse et l’allaitement », a-t-il expliqué.

Il a relevé que le processus de prise en charge à domicile s’applique aux personnes remplissant des conditions favorables pour s’isoler, notamment une chambre individuelle bien aérée et l’absence de personnes vulnérables vivant sous le même toit, soulignant que la décision de prise en charge doit aussi tenir compte de l’avis du patient et sa prédisposition à assumer cette alternative.

+Akhbar Al Yaoum+ fait savoir que le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, a affirmé que l’étude lancée par son département sur le projet de fusion des caisses de retraite en deux pôles public et privé, dans le cadre de la réforme globale des retraites, est fin prête.

Intervenant lors d’une conférence de presse, le ministre a fait savoir qu’il était prévu de dévoiler ladite étude dans les derniers mois, mais la survenue de la pandémie du Coronavirus a causé le report de sa présentation. S’agissant des scénarios probables de la création d’un pôle de retraite, le ministre a expliqué que la fusion de la Caisse Marocaine de Retraite (CMR) et du Régime Collectif d’Allocation de Retraité (RCAR) est une option envisageable, sans pour autant en dévoiler les modalités, ni le calendrier.

Maroc : Le taux de chômage atteint 12,3 au 2ème trimestre 2020 (HCP)

Le taux de chômage au Maroc poursuit son augmentation pour atteindre un taux de 12,3% au deuxième trimestre 2020, contre 8,1% durant la même période de l’année écoulée, selon le Haut-commissariat au Plan (HCP), une institution publique chargée de la statistique.

 Ce taux a enregistré une forte hausse aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain, passant respectivement de 3% à 7,2%et de 11,7% à 15,6%, précise le HCP dans une note d’information relative à la situation du marché du travail, faisant état d’une baisse des taux d’activité et d’emploi.

Il a également affiché une nette hausse parmi les hommes à 11,3%, les femmes à 15,6% et les jeunes âgés de 15 à 24 ans à 33,4%, ajoute la même source. En outre, le HCP fait savoir que le nombre de chômeurs s’est accru de 496.000 personnes entre le deuxième trimestre de l’année 2019 et celui de 2020, passant de 981.000 à 1.477.000 chômeurs, ce qui correspond à une augmentation de 50,6%.

Quant au taux de chômage des diplômés, il a affiché une hausse de 3,7 points à 18,2%. Cette augmentation est plus prononcée parmi les détenteurs de certificats en spécialisation professionnelle, de diplômes et certificats de l’enseignement fondamental et de diplômes en qualification professionnelle.

Af’Sud: un comité ministériel va enquêter sur la corruption liée à la Covid-19

Un comité ministériel chargé de faire la lumière sur les allégations de corruption liées à la riposte du pays face à la pandémie de coronavirus a été nommé, a annoncé hier jeudi le président Cyril Ramaphosa.La mise sur pied de ce comité fait suite à une décision du Cabinet prise lors de sa réunion, qui a également nommé le ministre de la Justice et des Services correctionnels, Ronald Lamola à la présidence du groupe, a déclaré le président.

Le comité examinera les allégations de corruption dans l’achat d’équipements de protection individuelle, de biens et de services fournis dans le but de contenir et de répondre à la pandémie de Covid-19, a poursuivi Ramaphosa.

Le président a également indiqué qu’il avait demandé à tous les ministres et Premiers ministres régionaux de fournir des informations sur les marchés publics de Covid-19, sur les noms des entreprises et les détails des appels d’offres et des contrats attribués par les ministères nationaux, les gouvernements provinciaux et les entités publiques pendant l’état actuel de la catastrophe.

Le gouvernement a été critiqué à la suite d’informations selon lesquelles des appels d’offres et des contrats d’achat de biens et de services auprès de divers clients avaient fait l’objet de malversations au cours des quatre derniers mois du virus.

En fait, les procédures d’achat habituelles strictes de l’administration pour sécuriser les biens et services de l’État ont été levées afin d’accélérer le processus de sécurisation des équipements et services d’urgence nécessaires pour arrêter la maladie.

Le comité devra rédiger un rapport complet que le président a l’intention de publier à titre d’information publique, a expliqué le président.

Outre le comité ministériel, Ramaphosa a également ordonné aux agents de sécurité d’enquêter sur les personnes soupçonnées de corruption lors de l’acquisition des biens et services pour endiguer la Covid-19.