février 2021 - Page 24 sur 37 - Journal du Niger

Sahel : Barkhane en débat au Sénat français

Huit ans après le déclenchement de l’opération Serval pour chasser les jihadistes du Nord du Mali, les sénateurs français dressent un bilan.Au fil des années, la récurrence des attaques jihadistes a provoqué un sentiment anti-français dans une partie de l’opinion au Mali. Dans cette ancienne colonie française d’Afrique de l’Ouest, des manifestations réclamant le départ de l’opération Barkhane, qui a pris le relais en 2014 de Serval lancée en janvier 2013 pour chasser les jihadistes des villes qu’ils avaient occupées dans le Nord du pays, ont eu lieu ces derniers années.

C’est pourquoi, le président français Emmanuel Macron avait exigé, lors du Sommet de Pau, que ses homologues du G5 Sahel « clarifient » leur position au sujet de la présence militaire française. Dans le cadre d’un débat public sous le thème « L’opération Barkhane : bilan et perspectives »,  Christian Cambon, président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées au Sénat français, a soutenu, mardi 9 février, qu’ « un retrait brutal de nos armées ne serait pas conforme à nos intérêts ni à ceux de nos alliés. Nous devons consolider et non sacrifier les acquis de Barkhane ».

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Pour le sénateur Jean-Marc Todeschini, « la France ne poursuit qu’un objectif : défendre la paix pour que les peuples échappent au joug du terrorisme ».

De son côté, le sénateur Joël Guerriau en est persuadé : « Dans sa grande majorité, la population du Sahel veut le maintien de la présence armée française, contrairement à ce que laissent entendre des rumeurs malveillantes ».

M. Guerriau a toutefois relevé l’impératif de soutenabilité de l’action militaire. Pour ce faire, a-t-il indiqué, il faut notamment que « de nouveaux contingents européens prennent la relève, que les coûts soient mutualisés ».

Tout compte fait, son homologue Olivier Cigolotti a reconnu que « même s’il n’est pas envisageable de réduire massivement l’empreinte française sur le terrain, une réflexion s’impose sur un accompagnement à forte valeur ajoutée – drones, renseignements ou frappes aériennes ciblées ».

Le sénateur Pierre Laurent, après avoir jugé que « le coût de la guerre est exorbitant » (plus d’un milliard d’euros par an depuis huit ans d’après lui), a manifesté le souhait que la France crée « les conditions d’un retrait de (ses) troupes ». Pour lui, « il ne s’agit pas d’abandonner le Mali au chaos, mais de préparer un nouvel agenda pour la région, discuté avec l’Union africaine et l’Onu. Notre appui doit être recentré sur les armées locales, avec un état-major conjoint africain ».

Le nombre de soldats français déployés au Mali est passé de 3000 à 4500 puis à 5100 hommes. Avec le temps, le reste de l’Europe a pris conscience de la nécessité d’accompagner la France dans son entreprise.

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 « La sécurité du Sahel conditionne la sécurité des Européens et nos partenaires européens sont désormais au rendez-vous avec Takuba (Task force composée de soldats des forces spéciales de pays européens destinée à soutenir Barkhane), avec l’appui à la force conjointe (du G5 Sahel) avec des missions de formation, avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Sans oublier les contributions de nos alliés britanniques, américains et canadiens », a expliqué Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères.

Crise malienne : quid de l’Accord d’Alger ?

Six ans après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, sa mise en œuvre balbutie. Un débat sur le sujet a eu lieu mardi au Sénat français. Récit.En 2015, le gouvernement malien et certains groupes armés s’étaient engagés à taire les armes. Plusieurs années plus tard, le constat est tout autre. Le sang coule toujours au Mali. 

Lors d’un débat organisé  mardi 9 février au Sénat français, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a distingué « les groupes signataires et les groupes terroristes », non sans préciser que le groupe de nationalistes touaregs a l’origine en 2012 de la crise qui sévit toujours au Mali, « le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) est partie à l’accord (car) il accepte d’inscrire son action dans le cadre de l’État malien ». 

Est-il en faveur d’une révision ou d’un ajustement de ce fameux accord ? C’est ce que réclame une bonne partie des acteurs maliens mais aussi des observateurs étrangers comme le sénateur Pierre Laurent. Devant ses collègues de  la chambre haute du parlement français, l’ancien directeur du journal L’Humanité et leader du Parti communiste français, a estimé que « l’Accord d’Alger n’est pas l’unique solution politique. Il doit être profondément révisé ».

Un point de vue que ne partage pas M. Le Drian qui n’est « pas favorable à l’idée de reconsidérer l’Accord d’Alger » puisque « c’est le cadre dans lequel nous pouvons avancer politiquement. Cet accord comprend des coopérations locales, une refonte de l’armée malienne et un effort de développement du Nord ». 

Le sénateur Bruno Retailleau a, lui, appelé de ses vœux une implication accrue de l’Algérie « pour garantir une réelle application » de cet accord de paix. Au Mali, ce dernier a soutenu qu’il n’y aura pas « de reconstruction sans réconciliation », d’où son appel au renforcement du dialogue « entre le Nord et le Sud, entre peuples peul et dogon ». 

En tout cas, « le dénouement de cette crise ne sera pas militaire », d’après l’analyse de Christian Cambon, président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées au Sénat. M. Cambon a défendu l’idée selon laquelle « la solution ne peut être que politique. Or l’Accord d’Alger n’est toujours pas appliqué et le coup d’État au Mali donne une impression de retour en arrière ».

 

A l’initiative de l’Algérie, le Comité de suivi de l’Accord d’Alger doit, en principe, se réunir ce 11 février. « C’est un signe positif » pour Jean-Yves Le Drian. Enfin, le sénateur Guillaume Gontard a estimé que « l’Algérie, la France et l’Onu, signataires, doivent contribuer » à redonner « son souffle à l’accord d’Alger ».

 

Depuis la destitution d’Ibrahim Boubacar Keïta, par les militaires le 19 août dernier, le Mali est dirigé par un général à la retraite, Bah N’daw, chef de l’Etat dans le cadre d’une transition censée durer dix-huit mois. Au terme de cette période, des élections générales devraient avoir lieu pour une transition civile du pouvoir.

Antiterrorisme: Le FBI et la CIA félicitent les services de sécurité marocains

Hicham Alaoui — Les Etats-Unis rendent un vibrant hommages aux services de sécurité marocains dans la lutte contre le terrorisme.La Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) au Maroc a reçu des messages de félicitations et de gratitude du Federal Bureau of Investigation (FBI – section de New York) et de l’agence de renseignement américaine (CIA) saluant le niveau de coopération distingué et de partenariat avancé qui les lient aux services de la DGST dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et de l’extrémisme violent dans l’objectif de garantir la sécurité et la sûreté des citoyens des deux pays. Selon un communiqué de la DGST, le chef de la section new-yorkaise du FBI a exprimé sa profonde gratitude et ses vifs remerciements pour la coopération et l’important soutien apporté par la Direction générale de la surveillance du territoire, notamment les renseignements précis qui ont été fournis en temps opportun, et qui ont permis de contribuer à la neutralisation du danger terroriste.

Ces renseignements, poursuit la même source, ont également permis d’accélérer l’enquête menée par le FBI au sujet du soldat américain en lien avec l’organisation Daech et qui planifiait un acte terroriste visant à tuer des soldats américains. Le message du FBI, ajoute le communiqué, a souligné que « grâce à la coopération et au fort partenariat liant la DGST et le FBI, nous sommes en mesure ensemble de garantir la sécurité de nos pays et la sûreté de nos citoyens, et d’assurer la sécurité pour tous », notant que ce message a réitéré la reconnaissance du FBI pour le soutien continu apporté par la Direction générale de la surveillance du territoire.

Le communiqué note également que le quartier général de la CIA à Washington s’est dit, pour sa part, « reconnaissant du leadership et du haut niveau de professionnalisme de la DGST, dans le cadre de efforts sécuritaires communs, y compris ceux déployés en matière de lutte contre le terrorisme et les groupes extrémistes », faisant part de la considération de l’agence américaine quant au partenariat solide la liant aux services de la DGST.

Ces messages de remerciements et de gratitude de la part des agences de sécurité américaines interviennent suite aux renseignements précis fournis par la DGST au sujet des activités extrémistes d’un soldat américain, qui préparait des actes terroristes ciblant des intérêts et des soldats américains au Moyen-Orient, relève le communiqué. Ils soulignent, une nouvelle fois, l’engagement constant et immuable de la DGST à renforcer les mécanismes de coopération internationale de lutte contre les risques du terrorisme guettant les intérêts du Royaume et de ses partenaires régionaux et internationaux, conclut le communiqué.

Mali: les Casques bleus repoussent une attaque à Kéréna

Des soldats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) ont repoussé, mercredi matin, une attaque à Kéréna.« Ce matin vers 7h, une base temporaire de la Minusma à Kéréna, située dans les environs de Douentza, dans le Centre du Mali, a été la cible d’une attaque complexe », rapporte un communiqué de la mission onusienne au Mali.

Elle ajoute que la réponse robuste des Casques bleus a eu pour effet de repousser les assaillants, qui ont pris la fuite. Suite à l’attaque et selon un bilan provisoire, une vingtaine de Casques bleus ont été blessés.

Le Représentant spécial du Secrétaire des Nations unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif « condamne fermement cette attaque lâche contre les soldats de la paix ».

« Nous menons depuis plusieurs mois de nombreuses opérations de sécurisation dans cette partie du Mali, dont l’objectif principal est de contribuer à réduire les violences sur les populations, à ramener le calme dans les zones où les tensions communautaires sont signalées, et à réduire la menace des engins explosifs improvisés, comme c’est le cas dans la région de Douentza. Ces opérations dérangent les ennemis de la paix, mais nous restons engagés aux côtés des maliens, pour les Maliens », a-t-il déclaré.

M. Annadif a assuré que toutes les mesures seront prises pour que les blessés reçoivent rapidement les soins appropriés, auxquels il souhaite un prompt et complet rétablissement.

La CEI «prête» pour les législatives ivoiriennes (Président)

La Commission électorale indépendante ( CEI), l’institution électorale en Côte d’Ivoire est «prête » pour les élections des députés prévues le 06 mars prochain, a assuré mercredi à Abidjan, son président, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert.

Selon une note d’information transmise à APA, le président de l’organe électoral ivoirien s’exprimait à l’issue d’une rencontre avec Kouadio Konan Bertin dit KKB, le ministre ivoirien de la Réconciliation nationale. 

«La Commission électorale a pour vocation de gérer ce qui est susceptible d’affecter ou de consolider la paix, c’est-à-dire l’élection. D’où l’intérêt de notre rencontre. Je peux vous rassurer que la Commission électorale est prête pour l’élection des députés », a dit M. Coulibaly au terme de cette rencontre.

 «Il s’agit de mettre ensemble nos énergies pour faire en sorte que la paix soit consolidée et non qu’elle soit affectée», a-t-il ajouté.

Dans la foulée, M. Coulibaly a indiqué que son institution est en attente du verdict du contentieux de l’éligibilité du Conseil constitutionnel  pour élaborer les documents électoraux qui vont permettre les élections.

 «Ce jeudi, nous allons recevoir les deux nouveaux Commissaires centraux ( issus de l’opposition) à l’effet pour eux de prendre fonction comme la loi le prescrit », a également fait savoir M. Coulibaly soulignant que  « globalement, nous sommes prêts pour mener à bien notre mission ». 

«Il m’est apparu nécessaire de rendre une visite de courtoisie à la CEI, à son Président pour regarder tout ce qui est mis en œuvre pour nous envoyer à des élections apaisées, de sorte que nous tournions dos effectivement aux troubles », a affirmé pour sa part, le ministre de la Réconciliation nationale Kouadio Konan Bertin dit KKB.

Il a conclu en estimant que «nous (la CEI et lui) devons donc nous fréquenter, conjuguer nos efforts pour aller dans la même direction ».

Afrique du Sud: hausse du salaire minimum

Le salaire minimum national en Afrique du Sud a été augmenté de 1,36 à 1,43 dollars américain par heure à partir de mars, a annoncé mercredi le ministre du travail Thulas Nxesi.Cette augmentation était conforme à la législation sur le salaire minimum national qui est entrée en vigueur en janvier 2019 à un niveau de 1,33 dollars US par heure, a déclaré M. Nxesi. Selon le droit du travail régissant le salaire minimum, aucun employé ne devrait être payé en dessous du salaire minimum par principe.

Avec cette loi, « il est illégal et constitue une pratique de travail déloyale pour un employeur de modifier unilatéralement les heures de travail ou d’autres conditions d’emploi dans le cadre de la mise en œuvre du salaire minimum », a déclaré le ministre.

Cette hausse ne s’applique cependant pas aux travailleurs domestiques dont la rémunération est inférieure au taux de 1,30 dollar de l’heure – avec l’espoir que la parité salariale entrera en vigueur l’année prochaine lorsque le salaire minimum sera révisé, a déclaré M. Nxesi.

 Le droit du travail sud-africain exige la révision annuelle du minimum national.

Mise en service de cartes prépayées pour le paiement des frais de mission des ministres

La Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP) a lancé officiellement mercredi à Abidjan, l’opération dite « Cartes prépayées des missions» , un outil de paiement des frais de missions à l’étranger des ministres et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Selon Adama Coulibaly, le ministre ivoirien de l’économie et des finances qui a présidé cette cérémonie de lancement en compagnie de ses collègues Moussa Sanogo ( Budget) et Roger Adom (Modernisation de l’administration), ces cartes prépayées permettront aux fonctionnaires et agents de l’Etat appelés à faire des missions à l’étranger, la possibilité de réduire la manipulation de numéraire.

 Elles permettront également aux agents de l’Etat en mission de bénéficier de condition de sécurité et de commodité optimale pour l’exécution de leurs opérations financières.

Se félicitant auparavant de la mise en service de ces cartes prépayées de missions, M. Coulibaly a indiqué que leur opérationnalisation  s’inscrit dans l’ambition du président ivoirien Alassane Ouattara de faire de l’administration ivoirienne une référence en terme de modernisation et de qualité de service. 

« Du point de vue opérationnel, le choix du paiement des frais de mission par cartes prépayées est destiné à l’atteinte des objectifs spécifiques ci-après : réduire la manipulation du cash, sécuriser les fonds en évitant les cas d’agression liées à la détention d’espèces, apporter plus de souplesse aux agents en mission à l’étranger dans l’exécution de leurs opérations  », a expliqué de son côté Assahoré Konan Jacques, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité Publique.

Cette innovation, a  ajouté également M. Assahoré, s’inscrit dans un cadre plus vaste incluant l’émission de cartes prépayées pour les dépenses liées aux compétitions internationales et aux bourses des étudiants.

Par ailleurs, il a souligné que ce nouvel outil  est destiné aussi à imprimer plus de célérité et de fluidité à l’exécution des missions de services publics effectuées par les fonctionnaires et agents de l’état.

Les cartes prépayées de mission ont été mises en œuvre par la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique de concert avec ses partenaires techniques que sont la Banque nationale d’investissement (BNI) et la société Visa international.

Plus de 54 millions Fcfa des USA annoncés au profit des communautés rurales ivoiriennes

L’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire annonce près de 100.000 dollars (54,12 millions Fcfa) de subventions destinées à améliorer la qualité de vie et les moyens de subsistance dans les communautés rurales ivoiriennes, dans un communiqué publié mercredi.

Il s’agit de « neuf petites subventions dans le cadre du programme d’auto-assistance de l’ambassadeur et une subvention dans le cadre du Fonds Julia Taft pour les réfugiés », précise le communiqué de l’ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire.  

D’un montant total de 99 234 dollars, soit environ 54 millions F CFA, ces subventions visent à soutenir les efforts communautaires destinés à accroître le taux de fréquentation scolaire en fournissant des repas aux élèves, à améliorer l’état de santé par l’amélioration de l’accès à l’eau potable.

Ce projet, dont les organisations bénéficiaires sont situées dans les communautés rurales à travers la Côte d’Ivoire, devrait également permettre de stimuler le développement économique en facilitant la production agricole et animale.

Le Programme spécial d’auto-assistance de l’ambassadeur américain, financé par le Département d’État américain, fournit depuis 1982, plus de 3 millions de dollars (1,62 milliards Fcfa) en aide aux communautés rurales en Côte d’Ivoire.

Il appuie des projets initiés et gérés au niveau communautaire, impliquant des contributions significatives des communautés en termes de main-d’œuvre et de matériels. Et ce, en vue d’améliorer les conditions de vie des populations en zone rurale.

Également financé par le Département d’État américain, le Fonds Julia Taft pour les réfugiés octroie des subventions aux communautés de réfugiés actuels et réfugiés rapatriés en vue de créer des activités génératrices de revenus et promouvoir la cohésion sociale entre ces réfugiés et leurs hôtes.

« Les organisations communautaires locales savent mieux que quiconque comment elles surmontent leurs défis communautaires », a déclaré l’ambassadeur des États-Unis en Côte d’Ivoire, Richard Bell, ajoutant : « nous sommes fiers de soutenir les bénéficiaires de cette année ».   

Le diplomate américain a souligné que l’objectif de ces deux fonds de subvention, le Programme spécial d’auto-assistance de l’ambassadeur et le Fonds Julia Taft pour les réfugiés, est d’identifier et de financer les initiatives locales pertinentes.

Pour l’édition 2021, les bénéficiaires de la subvention sont les organisations communautaires.

L’ONG Nin Min Monh, elle, a reçu des fonds pour la réhabilitation d’une cantine scolaire et la création d’un jardin potager pour l’école primaire du village d’Angamankro, à Sakassou, dans le centre ivoirien. Elle souhaite fournir un repas quotidien à 330 élèves pour accroître le taux de fréquentation scolaire.   

Avec cette subvention, l’ONG Vie Sacrée souhaite améliorer les conditions de vie de 60 réfugiés ivoiriens récemment rapatriés dans le département de Guiglo à l’Ouest de la Côte d’Ivoire depuis le Libéria à travers la formation dans les techniques de production avicole.

L’organisation va en outre aider ces réfugiés ivoiriens rapatriés à fabriquer du savon et faire de l’élevage porcin, ainsi que l’achat de matériels pour la construction des installations de mise en œuvre de ces activités.

« Les bénéficiaires sont de retour au pays après avoir fui le pays lors de la crise politique de 2010. Ils ont tout perdu. L’assistance fournie à leur retour inclut souvent de l’argent et de la nourriture. Avec ce projet, nous allons les aider à reconstruire leurs vies de manière plus durable », a dit Alfred N’da, président de l’ONG Vie Sacrée.

Plusieurs autres Organisations non gouvernementales sélectionnées devraient recevoir une partie des subventions pour décliner des projets visant à améliorer les conditions de vie de populations dans des zones rurales du pays.

Diffa : Cérémonie officielle de réception de six classes construites dans la commune urbaine par la CNPC

Le secrétaire général du gouvernorat de Diffa, Monsieur Yahaya Godi a présidé, mardi 09 février 2021, la cérémonie officielle de réception de six classes construites dans la commune urbaine par la CNPC, la société chinoise qui exploite du pétrole dans la région.

La  cérémonie  s’est  déroulée à  la Médersa  N’GUEL  Madou Maï  dans la commune urbaine de Diffa qui a bénéficié de O4 classes et 2 autres dan l’école Kangouri de la ville, en  présence du  Maire ,  du  représentant  de  la  CNPC-NP,  du  directeur  régional  du  pétrole,  du  directeur régional  adjoint  de  l’Enseignement  primaire,  des  partenaires  du  Secteur  Educatif,  des  responsables  Communaux,  et  de  plusieurs  autres  invités.

Dans  son  discours  de  réception  de  ces  Infrastructures  Scolaires,  le  Secrétaire  Général   du  Gouvernorat   s’est  réjoui  de  ‘’ce  geste  qui  contribue  concrètement  aux  efforts  de  l’Etat  dans  sa  politique  éducative  tendant à  mettre  les  Elèves  et  les  Enseignants  dans  des  bonnes  conditions  de  travail’’ .

Monsieur Yahaya Godi a salué  la  Société  pétrolière  ‘’qui, parallèlement    à  ses  travaux,  accompagne  l’Etat  dans  la  réalisation  au  profit  des  populations  locales  d’actions  Sociétales’’.   Le   Secrétaire  général  de  rappeler,  à  l’actif  de  la  CNPC-NP,  la  construction  très  prochaine  de  la  Centrale  Electriques  pour  assurer  l’électrification  de  la  Commune  de  N’GOURTI ,  la  réalisation  en  cours  de  la  route de  l’Unité   (route du  Pétrole)  qui  relie  Diffa à-N’Guigimi  et  la  frontière Tchad’’.

A  cela,  il  faut  aussi  ajouter  une  voirie  urbaine  de  14, O3  km  dans  les  villes  de   Diffa,  Maïné et N’guigimi .

Yahaya Godi  a,  en  conclusion,  rendu  un  vibrant  hommage  à  la  CNPC-NP  au  nom  des  autorités  de  la  7ème  République  pour  ‘’l’exemplarité  des  multiples  actions  et  investissements   réalisés   au  profit  de nos  laborieuses  populations’’.

Le  représentant  de  la CNPC-NP  , Monsieur Timi Kaoura Zakari, quant à lui, a  rappelé  les  investissements  réalisés  par  son Institution  qui vont du  fonçage  de  2O Puits  Pastoraux  et  la  construction  de  14 Classes  en  2O18 ;  en  2O19, la CNPC a  foncé  17  puits  Pastoraux,  construit 1O  classes,  O2   cases  de  Santé  et  fait don  d’une  ambulance ; en  2O2O,  elle a aussi foncé 35  Puits  Pastoraux  avec  abreuvoirs ;  construit 21  classes , un  local  composé  d’un  bloc  administratif,  d’un  logement  pour  Directeur,  d’une  case  de  passage  et  de  logement  pour  gardien,  au  profit  de  la  Direction  Régionale  du  Pétrole,  le  don  de  O2  ambulances  et  l’installation  de  15  moulins  à  grain  pour  les  Coopératives  Féminines.

Monsieur  Timi Kaoura Zakari de  souligner   qu’en  plus  de  ces  réalisations,  ‘’la  CNPC-NP  a  fait des  dons  de médicaments,  de  fournitures  scolaires  et  des  dons  aux  victimes   des  attaques  terroristes’’.

Notons que le  Maire  de  la  Commune  Urbaine  de  Diffa, Monsieur Brah Malam Mamadou a auparavant pris la parole  pour souhaiter la bienvenue  aux  invités  avant  de  saluer  et  magnifier  cette  action  salvatrice  de  la  CNPC-NP.

Pour  Brah Malam Mamadou, ‘’ces  constructions  de  classes  au  niveau  des  Ecoles  Medersa  N’GUEL   MADOU  MAI  et  de  KANGOURI  viennent  renforcer  la  capacité  d’accueil  de ces écoles d’une  part  et  aussi  améliorer  les  conditions  d’apprentissage  des élèves d’autre  part.  Le  maire  a  remercié  au nom  des  bénéficiaires   ‘’la  CNPC-NP  qui  n’est  pas  à  son  premier  geste’’ .

Recevant   les  clés   de  ces  classes,  le  directeur  régional  de  l’Enseignement   Primaire, Monsieur Maï Kanti Yahaya  a  souligné  que   l’Ecole  Primaire  de N’GUEL  MADOU  MAI  qui  vient  de  bénéficier  de  O4 classes  compte  un  effectif  de  169 Elèves  dont  86  filles.

Maï Kanti Yahaya de  remercier, enfin,  très  sincèrement   le  généreux  donateur  au  nom  des  responsables  de  l’Education,  des  élèves  et  des  parents  d’Elèves  de la région.

Source : ANP

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2ème tour de l’élection présidentielle : Le candidat Mahamane Ousmane livre son message de campagne

Arrivé deuxième au premier tour de l’élection présidentiel du 27 décembre 2020 avec 16,98% de suffrages des 7,4 millions d’électeurs nigériens, le candidat Mahamane Ousmane affrontera, dans le cadre du deuxième tour, le candidat Bazoum Mohamed du PNDS, arrivé premier avec 39,30%.

Ci-dessous le message de campagne de Mahamane Ousmane

Nigériennes, Nigériens, Mes chers compatriotes, Par la grâce de Dieu, le tout puissant, le 21 février prochain, le peuple nigérien est appelé à poser, par son choix, un acte décisif, qui engagera l’avenir de notre pays, pour les 5 prochaines années. Jamais, les problèmes auxquels le Niger est confronté aujourd’hui n’ont menacé, de manière aussi grave et préoccupante, la survie même de notre nation. En effet, dix longues années durant, les Nigériennes et les Nigériens ont vécu dans leur chair, leur cœur et leur âme, les conséquences désastreuses, d’une gouvernance, peu soucieuse du bien-être collectif. Cela explique le classement de notre pays, depuis une dizaine d’années, au dernier rang des nations du monde en termes d’Indice de développement humain (IDH). C’est dire combien, le Niger, notre cher pays est malade. Le Niger est malade d’une gouvernance, qui a laissé se généraliser l’insécurité, et endeuiller de nombreuses familles, sur l’ensemble du territoire national. Le Niger est malade d’une gouvernance, qui a fortement ébranlé les relations de fraternité et de solidarité entre les Nigériens, semant la discorde à l’intérieur d’une même famille. Le Niger est malade d’une gouvernance, qui a désacralisé les biens publics en les transformant, en propriété privée d’une poignée de personnes, bénéficiant d’une impunité absolue. Le Niger est malade d’une Justice, qui a cessé d’être juste vis-à-vis de la majorité des Nigériens tout en plaçant une minorité d’entre eux au-dessus des lois et règlements de la République. Le Niger est malade d’une gouvernance, où la politique économique est très éloignée des préoccupations des Nigériens et particulièrement de la jeunesse, des femmes et du monde rural. La déliquescence avancée, dans laquelle se trouve les services sociaux de base, interpelle l’ensemble de nos compatriotes, et les engage à mettre un terme à la descente aux enfers de notre pays. Le développement de l’économie criminelle, de par les activités multiformes du narcotrafic, est aussi source de graves préoccupations, pour la stabilité de notre pays. Nigériennes, Nigériens, Mes chers compatriotes, Ensemble, nous pouvons changer cet état de fait, et c’est avec cette forte conviction, que je vous invite tous, à vous mobiliser comme un seul homme, pour SAUVER LE NIGER. Un autre Niger est possible ! Le nouveau Niger que je vous propose de bâtir ensemble, se décline, dans le programme que je compte mettre en œuvre pour les cinq prochaines années. Ce programme est centré sur sept (7) grands axes prioritaires, les sept (7) E : EAU, EDUCATION, EMPLOI, ENERGIE, ENVIRONEMENT, EQUIPEMENT, Et EQUITE. Je m’engage à faire de l’axe Équité, au sein duquel les questions sécuritaires, sanitaires, judiciaires et diplomatiques constituent des enjeux majeurs, le repère principal dans la mise en œuvre de mon programme politique. Nigériennes, Nigériens, Mes chers compatriotes, Au regard des ambitions que je nourris à l’endroit du peuple nigérien, je vous invite à m’accorder à nouveau massivement vos suffrages le 21 février prochain. Vive le Niger Vive la République Vive la démocratie.