Election présidentielle Archives - Journal du niger

Présidentielle au Niger : Mahamane Ousmane dépose un recours devant la Cour Constitutionnelle

Le candidat de l’opposition arrivé deuxième au second tour de l’élection présidentielle, l’ancien Président Mahamane Ousmane a annoncé, hier, lundi 8 mars 2021 dans l’après-midi lors d’un point de presse à Niamey, avoir déposé un recours devant la Cour Constitutionnelle afin qu’elle dise le droit et respecte le choix du peuple nigérien.

Le candidat du RDR Tchanji, note-t-on, réclame la victoire du scrutin avec 50,3 % des voix alors que les résultats globaux provisoires proclamés le 23 février 2021 par la CENI le donnaient perdant de la présidentielle face au candidat du pouvoir, M. Mohamed Bazoum, arrivé en tête avec 55,75% des suffrages exprimés valables.

Mais M. Mahamane Ousmane avance des nombreux manquements et défaillances qui ont émaillé le scrutin citant, entre autres, des braquages et bourrages d’urnes, des menaces par armes à feu, des renvois des délégués et membres des bureaux de vote, des procès-verbaux préfabriqués, des intimidations, etc.

Aussi, a-t-il fait savoir, « ni mon parti, ni la coalition qui me soutient et moi-même n’accepterons ce nième hold-up électoral en préparation ».

 

Présidentielle 2éme tour : l’OPELE dévoile son rapport

Dans un rapport rendu public le 03 mars 2021, l’Observatoire du processus électoral (OPELE) dévoile son rapport du deuxième tour des élections présidentielles du 21 février dernier.

Ci-dessous le rapport :

Le second tour de l’élection présidentielle a connu une mobilisation exceptionnelle des citoyens nigériens. Il a été globalement apaisé mais caractérisé par des campagnes illégales, des achats de conscience, des cas de corruption électorale, des discours de haine proférés dans le camp du candidat du parti au pouvoir comme celui de l’opposition, un manque de personnel et de matériel par emplacement, une très faible application des mesures barrières contre le COVID, des cas flagrants de méconnaissance des procédures de vote par les agents électoraux, des détournements des urnes et des cartes d’électeurs, une très faible sécurisation du processus électoral notamment dans les régions de Tillabéry et de Diffa. Des attaques à Tillabéry et Diffa ont été examinées 8 victimes, le jour du scrutin.

Mais la mobilisation en apparence très forte avec des taux de participations anormalement très élevés dans certaines régions notamment dans les régions de Tahoua et d’Agadez, jettent un sérieux doute sur la crédibilité des résultats compilés, hâtivement annoncés par la CENI et dénoncés par le candidat de l’opposition comme une tentative de hold-up électoral.

Par exemple, dans la région d’Agadez, le taux de participation général est de 67,66%. En revanche, dans certaines communes de la région où vivent des populations nomades et où on devrait logiquement s’attendre à avoir une participation moindre, affichent des taux de participation record. À titre d’exemple, la commune de Djado, une autre zone nomade de la région a connu un taux de participation de 42,52%. Par contre :

La commune de Timia a affiché un taux de 103,07%;

La commune de Gougaram a affiché un taux de participation de 85,65%;

La commune d’Aberbissinat où les représentants de l’opposition ont été renvoyés le matin, a affiché un taux de participation de 85,87%.

Le taux de participation moyen au Niger au premier tour était de 69,67%, au deuxième tour il a été de 62,91%. Des chiffres encourageants qui ont augmenté l’intérêt des citoyens pour la chose publique mais qui cache dans certaines communes des chiffres non crédibles.

– La commune de Dabaga où des faux bulletins et des bulletins préremplis ont été diffusés, a affiché un taux de participation de 88,01%.

Dans la région de Tahoua, des zones nomades ont également enregistré des records de participation:

La commune d’Azeye a affiché un taux de participation de 99,76%;

La commune d’Ankoubounou a affiché un taux de participation de 98,63%;

La commune de Tillia a affiché un taux de participation de 98,18%;

La commune de Tamaya a affiché un taux de participation de 95,13%;

La commune d’Abalak a affiché un taux de participation de 92,61%;

La commune de Tabalak a affiché un taux de participation de 92,28%;

La commune de Kao a affiché un taux de participation de 90,34%;

La commune de Tassara a affiché un taux de participation de 95,78%;

La commune de Tchintabaraden a affiché un taux de participation de 95,16%.

Il est à noter que dans ces deux dernières communes, les délégués de l’opposition ont été chassés par des hommes armés le matin du scrutin.

Les autres départements de la région affichent une moyenne de taux de participation de 78%, soit le taux de participation le plus élevé du pays.

Dans 12 communes parmi celles qui précitées, les représentants du RDR-Tchandji ont refusé de signer les procès-verbaux en raison des irrégularités graves constatées. Il s’agit des communes d’Abalak, Akoubounou, Azeye, Bambeye, Bouza, Kao, Tabalak, Tassara, Tamaya, Tebaram, Tchintabaraden et Tillia. La synthèse régionale elle-même n’a pas été signée par le représentant du RDR-Tchangi à la CENI régionale de Tahoua.

Conséquences: l’annonce des résultats globaux provisoires a provoqué des scènes de violence sans précédent dans la capitale Niamey et dans les communes de plusieurs autres régions. Le ministre de l’intérieur, dans un point de presse a incriminé les leaders de l’opposition, en particulier le chef de file de l’opposition (qui a soutenu le candidat Mahamane Ousmane au deuxième tour) comme responsable des manifestations violentes. Plusieurs leaders de l’opposition, dont le chef de file de l’opposition et l’ancien Chef d’État-Major Général des Armées après leur garde à vue à la Police Judiciaire ont étés poursuivis et déférés dans différentes prisons à l’intérieur du pays. Et au total près de 450 interpellations ont suivi ces manifestations.

Conclusion et recommandations

Conclusion

Le scrutin du deuxième tour des élections présidentielles s’est déroulé dans le calme. La participation, qui a atteint 62,91%, est inférieure à celle du premier tour, cela semble s’expliquer par la déception des électeurs suite aux irrégularités commises en décembre. Moins d’irrégularités nous ont été remontées, les différents camps et la CENI ayant tiré des leçons du premier tour. Les nombreux observateurs nationaux et internationaux également diffusés sur le terrain ont aidé à dissuader les auteurs de fraudes de les commettre. En revanche, les irrégularités et les violences constatées sont plus graves lors de la première tournée.

Un retard généralisé à l’ouverture des bureaux de vote visités par nos observateurs, principalement dû au retard d’acheminement du matériel électoral et des membres des bureaux de vote a, dans certains cas, réduit la durée légale des opérations de vote. Ce dernier a parfois été compensé par un retard à la fermeture.

Bien qu’ils ne soient pas généralisés, de graves violences ont marqué la journée. 8 membres de la CENI ont perdu la vie et plusieurs autres ont été bénis dans l’attaque de leurs véhicules dans les régions de Diffa et Tillabéri. Dans cette dernière région, plusieurs bureaux de votes ont également été attaqués par des individus armés et forcés de fermer leurs portes, privant les électeurs de participer au choix de l’avenir du pays. Le manque de communication sur les possibilités de vote a également créé des frustrations et des tensions entre des électeurs à qui le vote a été refusé et les membres de bureaux de vote. Pire, dans certains quartiers de Niamey et Zinder, nos observateurs ont assisté à des empêchements de vote par la non délivrance des documents nécessaires.

Des achats de conscience, en quantité moindre par rapport au premier tour, ont également été constatés dans plusieurs localités du pays où certains électeurs ont échangé leur vote ou leurs cartes d’électeurs contre des savons ou une somme d’argent.

Dans certaines communes des régions d’Agadez et de Tahoua, les délégués de l’opposition ont été menacés et chassés, parfois avec violence et armes à feu, en violation du principe de représentation des partis politiques au sein des bureaux de vote. Dans ces mêmes régions, les communes affichent le taux de participation hors norme allant jusqu’à 103,07% dans la commune de Timia.

Recommandations

Au vu des graves irrégularités constatées, l’OPELE émet un doute sérieux quant à la véracité des résultats et du respect du choix des citoyens nigériens.

Afin que ces élections historiques soient décrites comme des élections démocratiques, l’Observatoire intimé la Cour constitutionnelle à jouer son rôle en toute impartialité dans le processus de validation des résultats en se penchant notamment sur le cas des zones où la représentation de partis politiques n ‘ étaient pas assurés dans les bureaux de vote suite à des menaces et celles dans les taux de participation sont anormalement élevés.

L’Observatoire demande à la CENI examinée et traduite devant les juridictions vérifiant les présumés auteurs de violations de la loi électorale. De plus, pour les prochaines élections, l’OPELE conseille à la CENI de différencier les votes blancs des votes nuls afin que les observateurs puissent faire la différence entre le choix des citoyens de voter blanc et les erreurs occasionnant des votes nuls. Enfin, l’OPELE invite la CENI à mieux informer les citoyens sur les modalités de vote, notamment pour les personnes en déplacement.

L’OPELE recommande aux différents partis du processus électoral de réfléchir aux moyens d’afficher la loi pour endiguer les achats de conscience et les autres violations lors des prochaines élections.

Enfin, l’Observatoire demande un audit du processus électoral fait par des experts internationaux indépendants.

Niamey, le 03 mars 2021

Observatoire du Processus Electoral (OPELE)

La coalition TLP appelle à la libération des détenus politiques

A travers un communiqué daté du 02 mars 2021, la coalition tournons la page se dit inquiète de la situation née de la proclamation des résultats globaux provisoires du deuxième tour de l’élection présidentielle et appelle les autorités à libérer tous les détenus politiques.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué :

Le 21 février 2021, le peuple nigérien s’est exprimé à travers les urnes, afin de départager les deux candidats qualifiés pour le deuxième tour de l’élection présidentielle. Cette élection, devrait conduire à la première transition par les urnes de l’histoire du Niger et a donc attiré l’attention de tous les citoyens et de la communauté internationale.

Après le Forum organisé par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) à l’entre deux tours, plusieurs recommandations ont été faites pour améliorer le déroulé du deuxième tour des élections présidentielles et corriger les imperfections qui ont caractérisé le premier tour. Outre les recommandations issues du forum de la CENI, les partis politiques de l’opposition et la société civile à travers le rapport de l’OPELE, ont également demandé la sécurisation de certaines zones où la tenue d’un vote équitable semble presque impossible : des urnes braquées, des électeurs agissant comme des « grands électeurs », des chefs traditionnels et religieux qui agissent au nom et pour le compte de tout le monde, des urnes bourrées et des remplacements de procès-verbaux à la sortie des bureaux de vote. Ces agissements gravissimes auraient dû attirer l’attention des hautes autorités de la république afin de sécuriser le scrutin du 21 février 2021. Pire, à ces agissements s’ajoutent des appels à la haine provenant des deux camps et d’autres violations graves du Code électoral et de la Constitution.

Si les discours dits haineux ont été condamnés par le bureau du ministère public, qui n’a pas tardé à rappeler les dispositions du code pénal sanctionnant ces actes, rien n’a été fait en revanche pour lutter contre les autres formes de distorsion du processus électoral. L’application sélective de la Loi est un facteur important de violence électorale, surtout dans le contexte politique déjà polarisé et tendu du Niger.

Bien que la CENI ait annoncé avoir travaillé à l’éradication des irrégularités, de graves manquements et violences ont caractérisé le scrutin du second tour. Ces dernières ont donné lieu à des manifestations spontanées, suite à la proclamation des résultats globaux provisoires par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) déclarant provisoirement Mohamed Bazoum vainqueur avec 55 ,75% des voix. L’opposition rejette en bloc les résultats et revendique la victoire de Mahamane Ousmane avec un score de 50,30%. Le pouvoir en place a procédé  alors à de nombreuses arrestations et à la restriction des libertés individuelles par la coupure de réseau internet depuis le mardi 23 février à minuit.

Face à cette situation inédite dans l’histoire du Niger, TLP-Niger :

  1. Rejette toute forme de violence, d’où qu’elle vienne, tendant à détruire les biens publics et privés ;
  2. Présente ses condoléances aux familles endeuillées suite aux pertes en vies humaines subies pendant le scrutin et lors des événements ayant suivi la proclamation des résultats ;
  3. Apporte son soutien à tous ceux qui ont vu leurs biens détruits ou vandalisés lors desdites manifestations ;
  4. Demande au ministre de l’intérieur de cesser immédiatement les arrestations et la persécution des militants et des leaders politiques afin de faire redescendre rapidement la tension ;
  5. Encourage la Cour Constitutionnelle à jouer son rôle primordial en matière électoral de manière totalement indépendante, afin que la volonté populaire soit respectée ;
  6. Informe l’opinion nationale et internationale de son intention de s’associer aux organisations de la société civile pour porter plainte contre l’État et les compagnies de téléphonies ayant coupé sans préavis, la connexion internet ;
  7. Fustige le deux-poids deux-mesures du ministère public en concernant la poursuite des actes frauduleux en lien avec le processus électoral ;
  8. Exige la libération de tous les détenus politiques.

Fait à Niamey le 2 mars 2021

Le coordinateur national

Maikoul Zodi

 

Biographie de M. Mohamed Bazoum : le vainqueur de la présidentielle

M. Mohamed Bazoum, vainqueur de l’élection présidentielle du 21 février 2021 au Niger selon les résultats rendus publics le 23 février par la CENI, est  né en 1960 à Bilabrine dans le département de N’Gourti (Diffa), à l’Est du Niger, selon sa biographie officielle.

Il commença ses études primaires à l’école de Tesker en 1966, avant de fréquenter le Lycée Amadou Kouran Daga de Zinder de 1976 à 1979, d’où il sortit avec son BAC A4. Il poursuivit ses études universitaires de 1979 à 1984 à l’Université de Dakar (Sénégal) à la Faculté des Lettres et sciences Humaines au Département de Philosophie.

Détenteur d’une Maitrise en Philosophie Politique et Morale, puis d’un Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA), Option Logique et Epistémologie, Mohamed Bazoum est un orateur qui inspire l’admiration depuis la prestigieuse université Cheikh Anta Diop de Dakar. Son talent en rhétorique et sa rigueur dans les principes lui ont ouvert grandement la voie d’une carrière politique intéressante. Il a marqué, en tant que professeur de philosophie au lycée, toute une génération d’étudiants des années 90.

Après la vie estudiantine, il s’investit en syndicalisme dans le SNEN (Syndicat National des Enseignants du Niger), avant de s’engager à l’USTN (Union Syndicale des Travailleurs du Niger), un des mouvements de proue de revendication démocratique en début 1990.

En Décembre 1990, avec Issoufou Mahamadou et d’autres camarades, ils fondent le Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS Tarayya). Il occupe le poste du Président du Comité Exécutif National (CEN) de ce parti depuis l’accession du Président Issoufou Mahamadou à la magistrature suprême du Niger en 2011.

Cinq (5) fois élu député de la circonscription spéciale de Tesker (Zinder), Mohamed Bazoum fut également deux fois chef de la diplomatie nigérienne. Il fut également, à partir d’avril 2016, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses jusqu’en 2020.

Fidèle au monde rural qui a marqué son enfance, il est passionné de l’élevage des camelins et bovins. Musulman sunnite, il parle l’arabe, le hausa, le toubou, le kanuri, le français et moyennement l’anglais.

Socialiste convaincu, témoin des contradictions fondamentales du monde à travers l’histoire et des abus des régimes d’exception en Afrique, influencé par des grands révolutionnaires du monde, Mohamed Bazoum syndicaliste comme homme politique est proche du peuple et engagé pour les bonnes causes au plan national et international.

La qualité de son leadership a été mise en évidence tant dans sa vie syndicale, professionnelle et politique. Dans la longue marche vers la Conférence nationale inaugurant résolument le processus démocratique du Niger, il a joué, avec ses camarades, un rôle d’avant-garde. L’on se souvient encore de sa très brillante intervention à ce rendez-vous historique du peuple nigérien lorsque des militaires avaient voulu remettre en cause ce forum.

Il avait énergiquement combattu au sein de son parti et dans le cadre des coalitions politiques dont son parti a été membre face aux différentes tentatives du retour à l’ancien ordre ou l’interruption de l’état de droit. Il en est ainsi après l’élection présidentielle du 8 juillet 1998 et du Tazarce du Président Tandja Mamadou sous la 5ème République.

Il fait partie du groupe des 14 députés qui avaient déposé la motion de censure qui a balayé le gouvernement de Hama Amadou en 2007.

Président du PNDS Tarayya après le Président Issoufou Mahamadou, il doit cette consécration à la confiance méritée de ses camarades dont le Président Issoufou et à sa fidélité à la ligne politique de ce parti. C’était avec une détermination inébranlable qu’il a sillonné le Niger en quittant son prestigieux poste de Ministre des Affaires étrangères pour assurer la réélection du Président Issoufou.

En lui confiant le poste de Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, un poste régalien, le président Issoufou Mahamadou confirme, s’il en est besoin, toute la confiance qu’il place en Mohamed Bazoum.

Auteur : ANP

Election présidentielle 2éme tour : déclaré vainqueur, Bazoum Mohamed tend la main à Mahamane Ousmane

Déclaré vainqueur de la présidentielle du 21 février dernier avec 55,75%, Mohamed Bazoum a célébré l’évènement au siège de son parti en compagnie des membres du comité exécutif du PNDS, des présidents des partis alliés ainsi que des militants et sympathisants en liesse. Dans l’allocution qu’il a prononcée à cette occasion, le candidat du PNDS Tarrayya a rendu un hommage mérité au président Issoufou Mahamadou avant de féliciter le candidat de l’opposition, Mahamane Ousmane, à qui il tend la main. « Je voudrais enfin féliciter mon challenger, le président Mahamane Ousmane pour le score remarquable qu’il a réalisé. Connaissant sa sagesse je voudrais compter sur lui pour créer un nouveau climat entre le pouvoir et l’opposition, mettre fin aux tensions inutiles et nous donner la main sur l’essentiel par ces temps de grands défis terroristes », a déclaré Bazoum Mohamed.

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration du Président Bazoum Mohamed

Mes chers compatriotes,

Je voudrais en cet instant si singulier rendre grâce à Dieu le Tout puissant pour sa décision de me confier la charge la plus lourde dont il peut gratifier un homme. Nous venons, en effet, de terminer ce long cycle électoral par l’organisation le dimanche 21février 2021 du second tour de l’élection présidentielle. Les résultats provisoires publiés par la commission électorale nationale indépendante me créditent de 55,75% des suffrages exprimés et font ainsi de moi le Président de la République élu. C’est avec beaucoup d’émotion que je prends acte de cet état de fait. C’est aussi avec autant d’humilité que je rends hommage au peuple nigérien. Le calme remarquable qui a caractérisé la double campagne électorale de décembre 2020 et de février 2021 malgré les enjeux combinés de scrutins multiples est la preuve de l’adhésion totale de notre peuple au principe de la dévolution du pouvoir à travers ce mécanisme des élections. C’est aussi la preuve de sa confiance en la CENI qui aura travaillé comme d’habitude de façon totalement transparente et inclusive. Notre loi électorale en impliquant les partis politiques d’un bout à l’autre dans l’organisation des élections a créé les conditions de cette confiance que les Nigériens témoignent au travail accompli par la CENI. En effet, les partis politiques en complétion électorale en plus d’être représentés à la CENI au niveau national ont leurs représentants dans tous les démembrements de celle-ci au niveau local, départemental et régional. Qui plus est, chaque candidat du second tour de l’élection présidentielle désigne, à travers ses représentants locaux le président ou le secrétaire de chaque bureau de vote. En outre chaque candidat désigne un délégué dans chaque bureau de vote. Cette double représentation paritaire des candidats dans tous les bureaux de vote est un gage de transparence et un moyen efficace de lutte contre toute forme de fraude.

Mes chers compatriotes,

Si les élections se sont bien passées dans leur organisation et leur transparence, elles n’en ont pas moins été entachées par des actes terroristes qui ont profondément endeuillé notre pays. J’ai à cet égard une pensée pieuse pour les 7 agents électoraux décédés dans le département de Gothèye suite à l’exposition d’une mine posée par des terroristes. Je m’incline aussi devant la mémoire de l’agent électoral fauché par une roquette de BokoHaram dans le département de Diffa. Je pense également aux rescapés de ces deux actes odieux à qui je souhaite un prompt rétablissement. Je présente mes condoléances attristées aux parents des victimes.

Ces événements nous rappellent l’urgence et l’énormité du défi que constitue le combat contre le terrorisme. Ce combat je le mènerai avec méthode et détermination parce que pour avoir assidûment fréquenté durant ces 8 derniers mois les populations, je sais que partout où prévaut l’insécurité c’est le premier besoin qu’elles expriment et qu’elles nous demandent de régler. Aussi, dans la hiérarchie de mes actions futures la sécurité aura-t-elle une place prépondérante.

Une fois investi Président de la République, après le jugement de la cour constitutionnelle je m’appuierai sur ma majorité parlementaire forte de 129 députés pour former un gouvernement que je mettrai au travail de façon immédiate. Je consoliderai ainsi que le dit mon slogan de campagne le travail accompli pendant 10ans sous l’autorité du président Issoufou Mahamadou et j’avancerai dans le sens des objectifs que j’ai soumis au peuple dans le cadre de mon programme électoral.

La gouvernance que je mettrai en œuvre sera riche de l’expérience de nos succès mais aussi des leçons que j’ai tirées de nos échecs. Je connais parfaitement mon pays, j’ai une grande connaissance de l’Etat. Je me sens en état d’assumer cette fonction que le peuple a décidé de me confier. Je l’assumerai avec patriotisme, loyauté et probité. Je serai le Président de tous les Nigériens, sans distinction aucune.

Mes chers compatriotes,

Je voudrais pour terminer remercier le Président Issoufou pour le travail qu’il a accompli pour notre pays et surtout pour sa loyauté à son égard. Il vient de nous permettre de réaliser quelque chose d’inédit. Le Niger lui devra cela pour l’éternité. Il est définitivement rentré dans l’histoire et je suis fier des hommages que lui rend le monde entier.

Je voudrais saluer les leaders des partis qui m’ont apporté leur précieux soutien et qui ont facilité ma victoire. Je leur serai loyal et ce sera dans la loyauté commune vis-à-vis de notre pays que nous travaillerons ensemble pour assurer son progrès ainsi que la prospérité des populations.

Cela passe avant tout, ai-je besoin de le rappeler, de la promotion d’une gouvernance toute d’éthique en vue notamment de lutter contre la pauvreté, de réhabiliter notre système éducatif, de former les jeunes et de lutter contre le chômage.

Je voudrais enfin féliciter mon challenger, le président Mahamane Ousmane pour le score remarquable qu’il a réalisé. Connaissant sa sagesse je voudrais compter sur lui pour créer un nouveau climat entre le pouvoir et l’opposition, mettre fin aux tensions inutiles et nous donner la main sur l’essentiel par ces temps de grands défis terroristes.

Bazoum Mohamed reprend la tête du scrutin présidentiel après la proclamation des résultats provisoires de 210 communes

le candidat du parti au pouvoir, le Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS Tarayya) est toujours en tête du scrutin présidentiel deuxième tour du dimanche 21 février 2021, selon les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) tard dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 février 2021.

En effet, en début de cette 3ème journée de proclamation des résultats et selon une synthèse des résultats provisoires de 210 communes sur les 266 que compte le Niger, c’est M. Bazoum Mohamed qui est largement en tête avec 2.020.590 voix contre 1.476.257 voix pour le candidat Mahamane Ousmane.

Il reprend ainsi la tête de ce scrutin après que le candidat de l’opposition l’a légèrement devancé en fin de la 2ème journée grâce notamment aux résultats de la région de Niamey, fief de l’opposant Hama Amadou qui le soutient depuis le 1er tour.

Ces consultations électorales, opposant les candidats Bazoum Mohamed du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS Tarayya, au pouvoir) à l’ancien Président Mahamane Ousmane du Renouveau Démocratique et Républicain (RDR Tchanji, Opposition), ont été organisées le dimanche 21 février dernier. Elles devraient permettre le premier passage démocratique du pouvoir entre un Président démocratiquement élu et un autre.

Selon plusieurs observateurs, la tenue de ces élections dans des bonnes conditions fait du Niger un modèle pour les pays de la sous-région dans l’organisation des élections démocratiques, libres et apaisées.

Quelque 7,4 millions d’électeurs nigériens étaient appelés aux urnes pour choisir entre les deux candidats.

Source : ANP

Election présidentielle : Les Etats-Unis félicitent le peuple nigériens pour la tenue pacifique du second tour

A travers un communiqué, L’Ambassade des États-Unis à Niamey félicitent le peuple nigériens pour la tenue pacifique du second tour de la présidentielle du dimanche 21 février 2021.

Ci-dessous le communiqué

L’Ambassade des États-Unis a noté un taux de participation encourageant, et les observateurs électoraux de l’Ambassade ont constaté des conditions de vote calmes et pacifiques dans l’ensemble. Le matériel électoral requis est manifestement disponible dans les bureaux de vote qui, la plupart, ont ouvert à temps, ce qui constitue une amélioration par rapport aux dernières élections du 27 décembre.

Nous présentons nos condoléances aux membres des familles des victimes et des personnes impliquées dans l’incident où sept personnes ont été tuées par un engin explosif à Dargol. Nous condamnons toutes les attaques et tentatives visant à perturber le processus démocratique légitime du Niger. De telles attaques lâches n’ont pas leur place dans une société démocratique.

Nous encourageons tous les acteurs, quelle que soit leur identité politique, à travailler ensemble dans l’intérêt commun du peuple nigérien et à faire en sorte que le Niger réalise en avril son tout premier transfert démocratique et pacifique de pouvoir.

Nous exhortons tous les leaders politiques à utiliser les procédures judiciaires en place pour le règlement des différends électoraux et à faire en sorte que leurs partisans demeurent patients et calmes tout au long du processus de certification électorale, en exprimant leurs objections par des moyens pacifiques et légaux.

Les États-Unis sont déterminés à promouvoir et à renforcer les démocraties et les sociétés civiles. Nous encourageons le Niger à continuer de soutenir les processus démocratiques et les Droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.

Présidentielle 2éme tour : Les missions d’observation font le point au Président de la République

Les différentes missions d’observation électorale, déployées dans le cadre du second tour de la présidentielle nigérienne, organisé le dimanche 21 février 2021, ont fait, ce lundi 22 février 2021, le point de leurs constats au Président de la République Issoufou Mahamadou.

Ces missions d’observation sont au nombre de sept (7). Il s’agit notamment des missions de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), du Conseil de l’Entente (CE), de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), de l’Union Africaine (UA) et de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à travers le Représentant spécial de son Secrétaire Général pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, M. Mohamed Ibn Chambas.

C’est le Chef de la mission de la CEDEAO, l’ancien Vice-Président du Nigeria Mohammad Namadi Sambo qui a, au nom de toutes les missions d’observation, fait une déclaration à la presse.

« Nous sommes venus rendre compte au Président de la République de nos activités d’observation. Nous lui avons expliqué que nous avons déployé des équipes d’observateurs partout dans le pays et nous recevons régulièrement des rapports qui nous satisfont », a indiqué l’émissaire de la CEDEAO.

« Nous avons aussi remercié le Président de la République pour avoir pris la décision de faire de l’alternance démocratique une réalité au Niger. Nous sommes très contents. Ceci est une leçon pour tous les leaders africains, qui doivent aussi comprendre qu’un leader doit aussi penser à l’alternance », a-t-il poursuivi.

« Nous saisissons aussi cette opportunité pour présenter nos condoléances à tout le peuple du Niger suite à l’accident survenu hier (dimanche 21 février, une équipe de la CENI est tombé sur une mine dans la région de Tillabéry) et ayant causé la mort des agents électoraux. Nous prions aussi pour le repos de leurs âmes », a conclu l’observateur en chef de la CEDEAO.

Source : ANP

Niger : sept agents de la CENI tués dans une explosion sur une mine

Le dimanche 21 février 2021, sept agents de la CENI au Niger ont été tués dans une explosion causée par une mine dans la région de Tillabéri.

Cet évènement s’est produit dans la matinée après le dépouillement des votes du dimanche pour le second tour de l’élection présidentielle. En effet, sept membres locaux de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ont été tués dans l’explosion de leur véhicule. L’engin de ces derniers a roulé sur une mine qui venait d’être posée dans la région de Tillabéri (ouest) proche du Mali.

Selon Tidjani Ibrahim Katiella, gouverneur de la région de Tillabéri, l’accident aurait causé trois blessés graves. Quant au président de la République sortant Issoufou Mahamadou, qui a adressé ses sincères condoléances aux familles des différentes victimes.

Rappelons cependant, que les électeurs sont allés hier dimanche aux urnes afin de choisir entre Mohamed Bazoum candidat du pouvoir, et l’opposant Mahamane Ousmane.

Cette présidentielle serait la première transition pacifique dans ce pays marqué par les coups d’Etat depuis son indépendance en 1960.

Campagne électorale : le procureur de la république met en garde les leaders politiques contre certains propos

Certains propos tenus depuis le début de la campagne électorale par certains leaders politiques ne seront plus tolérés. C’est ce qu’a indiqué le procureur de la République près le Tribunal hors classe de Niamey, Maman Sayabou Issa dans un communiqué rendu public le lundi 15 février 2021. le procureur de la république a mis en garde les acteurs politiques, de la société civile et l’ensemble des citoyens contre certains propos et déclarations réprimés par le Code pénal.

Ci-dessous le communiqué :

Communique procureur Niamey 15 02 2021

Présidentielle 2éme tour : le CADDRH appelle à des élections libres, transparentes et apaisées

Réuni le 14 février 2021, en session extraordinaire à l’effet d’apprécier la situation socio-politique nationale consécutive au lancement de la campagne du deuxième tour des Présidentielles du 21 février 2021, le Comité Exécutif National du Cadre d’Actions pour la Démocratie et les Droits Humains (CADDRH) rend publique la déclaration ci-après :

Le 31 janvier 2021 a été donné le coup d’envoi de la campagne pour le deuxième tour des élections présidentielles dans notre pays. Un deuxième tour qui fait suite à l’organisation et la tenue d’élections législatives couplées aux présidentielles du premier tour qui ont été d’une exemplarité particulière : une exemplarité fondée sur la sérénité, la transparence, et une large participation populaire.

La crédibilité de cette échéance est confirmée par la publication de différents rapports d’observation tant nationaux qu’internationaux : le Niger y a été chaleureusement félicité et cité en exemple.

Ce deuxième tour, qui se tiendra le 21 février 2021 opposera Mr Bazoum Mohamed qui a recueilli 39,30% du suffrage à Mr Mahamane Ousmane qui a été crédité de 16,98%.

Mais force est de constater qu’à l’issue d’une semaine de campagne électorale, des propos et évènements d’une particulière gravité polluent l’atmosphère politique jusque-là sereine et interpellent tout nigérien soucieux de la stabilité et de la prospérité de notre chère patrie.

En effet, le CADDRH constate :

– Une permanente volonté de discréditer la Cour Constitutionnelle et les arrêts qu’elle a rendus de la part des partis et personnalités soutenant le candidat Mahamane Ousmane.

Le débat sur l’article 47 étant définitivement clos, les jérémiades et autres critiques relèvent du jet de discrédit sur la Cour Constitutionnelle et sont passibles de poursuites judiciaires.

Faut-il le rappeler, les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours comme le stipule l’article 134 de notre Constitution ;

– Une tentative effrénée de décrédibiliser la CENI et le processus électoral alors même que les représentants de cette opposition siègent désormais en son sein.

Certainement que cette posture procède d’une sournoise volonté d’ouvrir la voie à des contestations électorales et autres dérives violentes dont les signes annonciateurs sont déjà manifestes ;

– L’émergence d’un discours de haine et de promotion de la violence savamment distillé au sein de l’opinion au cours des rencontres publiques et souvent clandestines ;

– Des velléités désormais manifestes visant à diviser les nigériens sur la base de discriminations ethnique et raciale en témoignent les propos grossiers antinationaux tenus par les alliés du candidat Mahamane Ousmane ;

– La pratique de violence par des jeunes activistes de l’opposition qui s’attaquent aux matériels de campagne, caillassant des véhicules, s’en prenant aux effigies et autres panneaux publicitaires de la partie adverse ;

– Et la recrudescence des messages haineux, des mensonges et attaques personnelles d’une rare virulence sur les réseaux sociaux contraires à la pratique démocratique et à la culture nigérienne.

Eu égard à tout ci- dessus mentionné, le Cadre d’Actions pour la Démocratie et les Droits Humains :

1- Appelle les différents acteurs politiques à œuvrer, dans le cadre de ce scrutin, au respect strict de la légalité et à s’écarter de toute dynamique susceptible d’impacter négativement sur la paix, la cohésion sociale et la démocratie si chèrement acquise ;

2- Demande aux deux candidats en lice de privilégier la présentation de leurs programmes aux populations afin de les y convaincre et se faire élire ;

3- Fustige les attitudes et comportements de certains alliés particulièrement ceux du candidat Mahamane Ousmane qui se spécialisent dans la désinvolture, l’acrimonie, l’outrage, l’antinationalisme et l’illégalité ;

4- Demande au candidat Mahamane Ousmane de se démarquer officiellement de ces alliés qui professent la haine et le racisme, à moins qu’il les cautionne ;

5- Demande au sieur Hama Amadou de présenter des excuses publiques aux communautés nationales qu’il a stigmatisées en particulier et aux nigériens en général ;

6- Rappelle que seules les urnes détermineront le successeur du Président

Mahamadou Issoufou qui a le mérite, il faut le rappeler, d’être le maître d’œuvre d’une première au Niger à savoir le passage démocratique et pacifique du pouvoir d’Etat ;

7- Appelle la justice à prendre toutes ses responsabilités par rapport à des agissements attentant à l’ordre public et nuisant à la quiétude sociale ;

8- Enfin, appelle tous les nigériens sincères à inscrire leurs actions et leur activisme dans le strict respect de la légalité, de nos institutions républicaines et de la préservation de la paix.

En tout état de cause, le Comité Exécutif du CADDRH fidèle à son engagement républicain assurera la veille citoyenne et combattra avec toutes ses forces toute tentative ou opération visant à déstabiliser le processus électoral en cours et par conséquent notre chère patrie le Niger.

Vive le Niger !

En avant pour des élections libres, transparentes et apaisées !

Fait à Niamey, le 14 février 2021

Pour le CEN du CADDRH

le Président Ousmane Abdoul-Moumouni

Présidentielle 2éme tour : le MoNDe Kourcia appelle à des élections apaisées

Le Mouvement Nigérien pour la Démocratie MoNDe Kourcia, une association autonome nigérienne qui prône la consolidation de la paix, la quiétude sociale et le vivre ensemble a dans une déclaration rendue publique le 6 février dernier, renouvelé son appel à l’endroit des citoyens et de toutes les parties prenantes au processus électoral en cours afin d’observer les mêmes comportements à l’occasion du 1er tour, le 21 février prochain.

Cette déclaration a été lue au siège de 2MINVEST par Dr Hassane Aboubacar Secrétaire à l’organisation, en présence de  la Présidente du mouvement Mme Reki Djermakoye, des membres, sympathisants et de plusieurs autres invités.

Pour Dr Hassane Aboubacar, Secrétaire à l’organisation dudit mouvement, s’ils ont relancé leur appel, c’est parce qu’ils sont aminés par un sentiment de satisfaction.  Les échos favorables leur sont parvenus des différents coins et recoins du Niger à l’issue du scrutin présidentiel 1er tour couplées aux législatives quant à la cohésion sociale et surtout l’esprit de responsabilité qu’on fait preuve les citoyennes et citoyens, électeurs, candidats, militants des partis politiques et tous les acteurs qui ont conduit jusque-là le processus électoral.

Comme dit l’adage : on ne change pas une équipe qui gagne, alors le Mouvement Monde Kourcia ne change pas aussi son message à l’endroit de sa cible principale qui est constituée des : artistes, journalistes, hommes, femmes, jeunes et personnes handicapées qui ont suivi à la lettre l’appel du Mouvement Nigérien pour la Démocratie, à l’occasion de la campagne électorale pour les scrutins du 13 et 27 décembres 2020, qui ont abouti respectivement à l’élection des conseillers municipaux et régionaux et des députés ainsi que les deux candidats qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle.

« Nous sommes en devoir de remercier tous les Nigériens pour leur comportement responsable durant la campagne précédente et en cette période de campagne, nous sommes en devoir de renouveler notre appel à travers ce message à l’endroit de tous les citoyens épris de paix et de cohésion sociale pour un comportement plus responsable », a lancé Dr Hassane Aboubacar.

Certes, les élections constituent une période pendant laquelle, chaque nigérienne et chaque nigérien a le droit d’exprimer ses opinions, de faire sa campagne et de soutenir le candidat de son choix. Certes les élections déchainent les passions, mais c’est aussi un moment pendant lequel, les citoyens doivent mettre en avant l’intérêt général au détriment de l’intérêt particulier. Le Niger doit être la priorité de chacun de ses filles et fils, car c’est notre seul bien commun, a précisé le secrétaire à l’organisation du Mouvement Nigérien pour la Démocratie (Monde Kourcia), dans ce cas, il faut le préserver à tout prix.

« Durant cette campagne de 2ème tour et plus qu’à toute occasion, chaque nigérienne et chaque nigérien a le devoir de respecter rigoureusement les lois de la République, de soutenir le renforcement de la cohésion sociale et d’assumer pleinement sa responsabilité citoyenne », a laissé entendre le Secrétaire à l’organisation du Monde-Kourcia.

« A tous les acteurs intervenants dans la gestion du processus électoral, chacun doit accomplir son devoir dans un esprit de responsabilité citoyenne car le Niger est au-dessus de toutes les opinions, de toutes les tendances politiques. C’est notre bien commun, celui qui demeure pour toujours et que nous nous devons de préserver. Les campagnes électorales passent, le Niger demeure », a poursuivi Dr Hassane Aboubacar.

Fidèle à ses objectifs et à sa mission de promouvoir la paix, la quiétude sociale, le Mouvement Nigérien pour la Démocratie (Monde Kourcia) appelle une fois de plus, toutes les Nigériennes et tous les Nigériens à exprimer leur opinion et à accomplir leur devoir citoyen dans le respect de nos traditions qui sont celles de la coexistence pacifique, de la fraternité dans le respect des lois de la République.

Le MND (Monde Kourcia) de réitérer le même appel qu’il a lancé à l’occasion du 1er tour, à l’endroit des personnes handicapées, des femmes, des jeunes qui sont les personnes clés des actions du mouvement qui demande à ses derniers de partager ces valeurs de culture citoyenne avec leur entourage.

 

2ème tour de l’élection présidentielle : Le candidat Mahamane Ousmane livre son message de campagne

Arrivé deuxième au premier tour de l’élection présidentiel du 27 décembre 2020 avec 16,98% de suffrages des 7,4 millions d’électeurs nigériens, le candidat Mahamane Ousmane affrontera, dans le cadre du deuxième tour, le candidat Bazoum Mohamed du PNDS, arrivé premier avec 39,30%.

Ci-dessous le message de campagne de Mahamane Ousmane

Nigériennes, Nigériens, Mes chers compatriotes, Par la grâce de Dieu, le tout puissant, le 21 février prochain, le peuple nigérien est appelé à poser, par son choix, un acte décisif, qui engagera l’avenir de notre pays, pour les 5 prochaines années. Jamais, les problèmes auxquels le Niger est confronté aujourd’hui n’ont menacé, de manière aussi grave et préoccupante, la survie même de notre nation. En effet, dix longues années durant, les Nigériennes et les Nigériens ont vécu dans leur chair, leur cœur et leur âme, les conséquences désastreuses, d’une gouvernance, peu soucieuse du bien-être collectif. Cela explique le classement de notre pays, depuis une dizaine d’années, au dernier rang des nations du monde en termes d’Indice de développement humain (IDH). C’est dire combien, le Niger, notre cher pays est malade. Le Niger est malade d’une gouvernance, qui a laissé se généraliser l’insécurité, et endeuiller de nombreuses familles, sur l’ensemble du territoire national. Le Niger est malade d’une gouvernance, qui a fortement ébranlé les relations de fraternité et de solidarité entre les Nigériens, semant la discorde à l’intérieur d’une même famille. Le Niger est malade d’une gouvernance, qui a désacralisé les biens publics en les transformant, en propriété privée d’une poignée de personnes, bénéficiant d’une impunité absolue. Le Niger est malade d’une Justice, qui a cessé d’être juste vis-à-vis de la majorité des Nigériens tout en plaçant une minorité d’entre eux au-dessus des lois et règlements de la République. Le Niger est malade d’une gouvernance, où la politique économique est très éloignée des préoccupations des Nigériens et particulièrement de la jeunesse, des femmes et du monde rural. La déliquescence avancée, dans laquelle se trouve les services sociaux de base, interpelle l’ensemble de nos compatriotes, et les engage à mettre un terme à la descente aux enfers de notre pays. Le développement de l’économie criminelle, de par les activités multiformes du narcotrafic, est aussi source de graves préoccupations, pour la stabilité de notre pays. Nigériennes, Nigériens, Mes chers compatriotes, Ensemble, nous pouvons changer cet état de fait, et c’est avec cette forte conviction, que je vous invite tous, à vous mobiliser comme un seul homme, pour SAUVER LE NIGER. Un autre Niger est possible ! Le nouveau Niger que je vous propose de bâtir ensemble, se décline, dans le programme que je compte mettre en œuvre pour les cinq prochaines années. Ce programme est centré sur sept (7) grands axes prioritaires, les sept (7) E : EAU, EDUCATION, EMPLOI, ENERGIE, ENVIRONEMENT, EQUIPEMENT, Et EQUITE. Je m’engage à faire de l’axe Équité, au sein duquel les questions sécuritaires, sanitaires, judiciaires et diplomatiques constituent des enjeux majeurs, le repère principal dans la mise en œuvre de mon programme politique. Nigériennes, Nigériens, Mes chers compatriotes, Au regard des ambitions que je nourris à l’endroit du peuple nigérien, je vous invite à m’accorder à nouveau massivement vos suffrages le 21 février prochain. Vive le Niger Vive la République Vive la démocratie.

Le Médiateur de la république lance une campagne de sensibilisation pour des élections apaisées

Le Médiateur de la République, Me Ali Sirfi Maïga a tenu le dimanche 07 février 2021 dans l’après-midi à Zinder, une séance de travail avec les différentes couches socioprofessionnelles dans le cadre de la caravane  de sensibilisation pour des élections apaisées au Niger.

Assistaient à cette rencontre les chefs traditionnels et de quartiers, les représentants des partis politiques, les organisations de la société civile et les organisations des jeunes et des femmes.

Cette mission de sensibilisation qu’a entreprise le Médiateur de la République dans les régions de Zinder, Maradi, Tahoua, Dosso ,Tillabéry et Niamey avec l’appui financier du PNUD et de  World Vision s’inscrit dans le cadre de donner plus de souffle de vie à la paix, la quiétude sociale et la coexistence pacifique  particulièrement dans le contexte du processus électoral en cours au Niger.

La campagne inclusive et interactive de sensibilisation est placée sous le thème ’’Médiation institutionnelle et cohésion, quel rôle pour le Médiateur de la République ?

Pour le Médiateur de la République, Me Ali Sirfi Maîga ,cette mission a pour objectifs  essentiels ‘’d’instaurer le dialogue intercommunautaire en vue d’assister aux élections apaisées au Niger, identifier des pistes de promotion de la paix, de la quiétude sociale  et de symbiose, de préparer les esprits à accepter pour vrais les résultats sortis des urnes et de promouvoir les comportements exemplaires de tous, avant ,pendant et après les opérations de vote et appeler à la tolérance, au pardon et à la coexistence pacifique’’.

La situation actuelle du Niger, a-t-il dit, se caractérise par trois grandes épreuves qui ont pour noms ‘’l’insécurité du fait des attaques terroristes à l’Est et à l’Ouest, les conflits communautaires qui sont signalés un peu partout et les conflits politiques qui sont emblématiques des périodes électorales’’.

C’est pourquoi, a-t-il fait remarquer, il faut ‘’prévenir à la veille de ce scrutin du 21 février, tous les malentendus  qui pourraient venir déstabiliser la légendaire harmonie sociale qui caractérise le Niger’’.

Il a exhorté les participants à la rencontre de ‘’s’investir pour participer à la consolidation de l’unité nationale et de la cohésion sociale, par un comportement exemplaire et ce, jusqu’à la fin du processus’’.

A l’endroit de la jeunesse, le Médiateur de la République a demandé d’éviter de ‘’se comporter en soldats des hommes politiques, de rester soldats de la nation et promouvoir la paix’’.

Me Ali Sirfi Maîga a abordé la question de la Covid 19 où il a recommandé à la population de respecter scrupuleusement les mesures barrières édictées dans le cadre de la lutte contre cette pandémie.

Lors du débat qui s’est instauré à l’issue de cette rencontre, les différents représentants des couches socioprofessionnelles ont pris l’engagement de sensibiliser les uns et les autres pour faire prévaloir les grandes valeurs de paix, de sentiment national et patriotique à l’occasion du 2è tour de l’élection présidentielle du 21 février 2021.

Rappelons que 7,4 millions de nigériens sont appelés aux urnes le 21 février prochain, dans le cadre du 2ème tour de la présidentielle, pour élire celui qui présidera aux destinées du pays.

Source : ANP

 

Election présidentielle 2éme tour : Mahamane Ousmane lance sa campagne électorale à Tillabéri

Le candidat du RDR Tchandji Mahamane Ousmane a lancé, dimanche 07 février, sa campagne pour le 2ème tour de l’élection présidentielle du 21 février prochain à l’arène de lutte traditionnelle de Tillabéri.

Arrivé 2ème au premier tour, Mahamane Ousmane bénéficie du soutien d’une trentaine de partis politiques dont le MODEN-FA Lumana, le MPN Kiishin kassa, le PJP Génération Doubara, AMEN- AMIN, etc.

les différents leaders des partis politiques CAP 20-21 et alliés ont salué et félicité leurs militantes, militants et sympathisants pour la forte mobilisation, preuve, selon eux, de « l’attachement de ces derniers aux idéaux de leurs partis, mais aussi de leur engagement à accompagner la CAP 20-21 jusqu’à la victoire ».

La question sécuritaire dans la région de Tillabéri  a été largement développée par tous les intervenants qui, pour terminer,  ont invité les militantes et militants à « sortir massivement le jour du scrutin, à savoir,  le dimanche 21 février 2021, pour exercer leur devoir civique en faveur de leur candidat M. Mahamane Ousmane ».

Dans son discours pour la circonstance, le candidat Mahamane Ousmane a indiqué que « le choix de Tillabéri pour lancer la campagne pour la présidentielle, 2eme tour, est d’abord, de remercier les militantes et militants pour la marque de confiance dont ils ont fait montre lors des élections précédentes, mais aussi pour faire part, tout comme à la population de Diffa, de Tahoua, notre ferme volonté de juguler l’insécurité et le terrorisme, sous toutes ses formes, car  il y va de l’intérêt de notre nation ».

Ainsi, le candidat Mahamane Ousmane a demandé aux militantes et militants de ‘’se mobiliser encore davantage pour les conditions de la mise en œuvre du programme qu’il propose au peuple nigérien et qui vise l’avènement d’un Niger de paix, d’unité, de développement partagé et de progrès pour tous’’.

Il a par ailleurs rappelé que « ce programme est centré sur 7 grands axes prioritaires a rappelé Mahamane Ousmane. Il s’agit de l’eau, de l’éducation dans tous ses volets depuis le préscolaire, le primaire, le secondaire, le supérieur et l’innovation, la recherche, de l’emploi qui est la question phare, de l’énergie, de l’environnement, de l’équipement et l’équité. Les questions sécuritaires, sanitaires, judiciaires et diplomatiques contenues dans le volet équité de son programme seront les principaux repères dans la mise en œuvre de sa vision pour le Niger. «La présence massive des militants au meeting de lancement de la campagne traduit la ferme volonté des uns et des autres de sauver le Niger», a conclu le candidat Mahamane Ousmane.

Rappelons que, le candidat Mahamane Ousmane affrontera, dans le cadre du deuxième tour, le candidat Bazoum Mohamed du PNDS, arrivé premier avec 39,30%.

 

Election présidentielle 2éme tour : Bazoum Mohamed lance sa campagne électorale

Le candidat du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS Tarayya), Bazoum Mohamed, a lancé, hier, dimanche 7 février 2021 au Centre international de conférence Mahatma Ghandi de Niamey,  sa campagne électorale pour le second tour de la présidentielle du 21 février prochain.

Arrivé en tête avec 39,30% des suffrages lors du 1er tour de l’élection présidentielle qui s’est tenue le 27 décembre dernier, Bazoum Mohamed bénéficie, pour ce 2ème tour, du soutien d’une coalition de partis dont le MNSD Nassara (8,95%), le MPR Jamhuriya (7,07%); le RPP-Farilla (2,41%) ; l’ANDP Zaman Lahiya (2,40%) et d’autres formations politiques qui l’ont déjà soutenu au 1er tour.

Bazoum Mohamed a exprimé sa gratitude aux leaders des partis qui soutiennent sa candidature. «En me soutenant en vue de me porter à la tête de notre pays, vous me témoignez ainsi la plus grande des confiances qu’on puisse faire à une personne. Ma reconnaissance vous sera éternelle quelle que soit l’issue de cette élection», a-t-il déclaré.

Il a ensuite invité les leaders des différents partis et les militants de leur coalition à s’organiser pour gagner l’élection du 21 février. «A priori, nous avons un rapport de force très favorable. En effet avec une majorité de 129 députés sur les 166 que comptera la future Assemblée nationale et des partis nombreux dont certains d’envergure nationale, nous sommes légitimement fondés à croire que l’élection ne sera qu’une simple formalité», a-t-il estimé. Cependant, ajoute-t-il, un tel état d’esprit sera totalement erroné. «Nous aurions tort de croire que tout est joué à l’avance. Cette élection comme toutes les autres sera difficile et commande que nous soyons mobilisés, bien organisés, intelligents, vigilants et très engagés», a-t-il précisé.

Il a appelé l’ensemble des militants des partis de la coalition à la cohésion. «Le maitre mot sera, pour nous, l’harmonie. Le défi, c’est de nous mettre ensemble et de travailler dans une synergie très forte», a-t-il souligné,

Intervenant à son tour, au nom des candidats au premier tour de la présidentielle et soutenant Bazoum Mohamed pour le prochain scrutin M. Seini Oumarou a rendu publique une déclaration dans laquelle, ils ont décidé, «de façon souveraine et en accord avec les instances dirigeantes de leurs partis respectifs», d’apporter leur soutien ferme et indéfectible à M. Bazoum Mohamed.  «La présente cérémonie marque, de façon solennelle, notre engagement résolu d’accompagner M. Bazoum Mohamed pour le porter, Incha Allah, à la présidence de la République du Niger», a déclaré M. Seini Oumarou.

Rappelons que, pour ce second tour de la présidentielle, le candidat du PNDS Tarayya affrontera celui du RDR Tchanji, l’ancien Chef de l’Etat Mahamane Ousmane, arrivé 2ème au premier tour avec 16,99% de vote, soutenu, lui aussi, par une vingtaine de formations politiques.

L’Alliance des Candidats pour le Changement soutient Mahamane Ousmane au second tour de la présidentielle

L’Alliance des Candidats pour le Changement (ACC), créée le 11 janvier dernier par dix (10) candidats à la présidentielle nigérienne du 27 décembre, a décidé, dans un communiqué en date du 03 février dans la soirée et signé de son porte-parole, M. Adolphe Sagbo, d’apporter son soutien au candidat du RDR Tchanji, l’ancien Président Mahamane Ousmane, lors du second tour de la présidentielle nigérienne prévu le 21 février prochain.

Dans son communiqué, l’ACC, après avoir rappelé qu’elle a pour objectif de proposer sa vision de la gouvernance politique à tout candidat qui serait intéressé par sa contribution dans l’optique de conquérir et exercer conjointement le pouvoir au profit du peuple nigérien, a informé l’opinion que des échanges y relatifs ont permis de définir la tendance du groupe.

Et c’est donc « attachés au respect des droits de l’homme et à la promotion des valeurs démocratiques et républicaines, soucieux de redonner au peuple nigérien la fierté de présider lui-même à sa propre destinée, déterminés à lutter contre l’arbitraire et la mauvaise gouvernance, résolument engagés à travailler pour la prospérité de la nation » que les membres de cette coalition ont décidé de soutenir la candidature de Mahamane Ousmane au 2ème tour.

Selon ces candidats, ce choix est fondé sur la qualité du programme de gouvernance dudit candidat, mais aussi sur « sa riche expérience d’homme d’Etat et de leader rassembleur et patriote ». Ils ont également tablé sur leur responsabilité de contribuer à donner un nouveau souffle à la jeune démocratie nigérienne.

Cette Alliance, note-t-on, a été créée par Djibo Salou, Garba Souleymane, Ousmane Idi Ango, Nassirou Nayoussa, Mamadou Abdou Hamidou, Kané Kadaouré Habibou, Abdourahamane Oumarou, Adolphe Sagbo, Souleymane Abdallah et Oumarou Idé Ismael.

De ces dix (10) candidats recalés du 1er tour et qui ont tous obtenu 8,97% des suffrages exprimés valables, deux (2) ont fait des déclarations séparées, l’un (l’ancien Chef d’Etat Djibo Salou) pour apporter son soutien à Mahamane Ousmane et l’autre (Nassirou Nayoussa) à Mohamed Bazoum, l’autre candidat du second tour.

Source : ANP

Election présidentielle 2éme tour : Le CSC détermine l’ordre d’enregistrement et de passage des candidats sur les media publics

Le président du conseil supérieur de la communication (CSC), Dr Kabir Sani a présidé, Mardi 02 Février 2021, la cérémonie de tirage au sort pour déterminer l’ordre d’enregistrement et de passage sur les media publics des messages des candidats du deuxième tour de l’élection présidentielle du 21 février prochain.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Me Amadou Tanimoue, huissier de justice, et les représentants des deux candidats.

A la suite du dit tirage le représentant de Bazoum Mohamed a tiré le numéro 1 et celui de Mahamane Ousmane  a pris le numéro 2. Ainsi les messages de Bazoum Mohamed passeront toujours en premier sur les média d’Etat suivis de ceux de Mahamane Ousmane, et ce, durant toute la période de la campagne électorale.

Au terme de ce tirage, Mr kabir  a donné des sages conseils  aux acteurs politiques des deux bords en compétition, et rassuré aussi que « l’égalité sera respectée ».

Il a saisi l’occasion pour remercier les partis politiques et leur notifier que « le CSC reste à leur disposition pour tout éclaircissement ».

Rappelons que Bazoum Mohamed du PNDS Tarraya, parti au pouvoir, avec 39,30% et Mahamane Ousmane du RDR Tchangi 16,98% sont les deux candidats qualifiés, après le premier tour de l’élection présidentielle, à s’affronter dans les urnes dans le cadre du deuxième tour de la présidentielle.

Source : ANP

Election présidentielle 2ème tour : les soutiens s’enchaînent pour Mahamane Ousmane

Dans le cadre de l’élection présidentielle 2ème tour du 21 février 2021, les partis politiques continuent à se prononcer dans le cadre du jeu d’alliance.

Après l’UDFP SAWABA et le FRC qui se sont prononcés le dimanche 31 janvier 2021 en faveur du candidat du RDR TCHANDJI Mahamane Ousmane, les soutiens se multiplient au profit de ce dernier.

Le dernier ralliement en faveur du candidat dit du changement par ses partisans est venu de la coalition des partis alliés du PJP génération DUBARA du général Salou Djibo à savoir : ADD ZAKARA, RDFD Dalili, PUSD LOKATCHI et RSV NI’IMA.

Arrivé en 6ème position avec 142.747 voix, soit 2,98% des suffrages pour sa première participation à une élection présidentielle, le général Salou Djibo et ses militants ont décidé de porter leur choix sur la personne de Mahamane Ousmane pour le deuxième tour de l’élection présidentielle.

Les raisons du choix du PJP génération DUBARA et ses amis politiques ont été guidées par le souci de sauvegarder et préserver la dignité et la souveraineté du pays, a laissé entendre la déclaration lue par le secrétaire général du parti M.Hamid Hamed.

Hamid Hamed d’indiquer que le choix de Mahamane Ousmane est conforme aux idéaux du parti et à l’engagement solennel de son excellence le général Salou Djibo de faire la politique autrement et dans le seul intérêt du Niger.

Le soutien  du candidat du RDR TCHANDJI s’inscrit également dans la suite logique de la déclaration faite par le parti politique le 15 décembre 2020 à l’hôtel Bravia a souligné le secrétaire général du PJP génération DUBARA.

Pour rappel à l’occasion de cette déclaration, le général Salou Djibo s’est prononcé sur la question de la nationalité d’origine du candidat du PNDS-Tarraya, Bazoum Mohamed.

En soutenant Mahamane Ousmane, le général est resté constant et droit dans ses bottes depuis sa  sortie médiatique du 15 décembre 2020.

A seulement deux jours de la proclamation des résultats globaux définitifs de l’élection présidentielle 1er tour, et au lendemain de l’ouverture de la campagne pour le 2ème tour, les déclarations des partis politiques s’enchaînent pour soutenir l’un ou l’autre candidat.

Source : actuniger

Election présidentielle : l’ANDP Zaman Lafiya apporte son soutien à Mohamed Bazoum pour le second tour

Le Bureau Politique National de l’ANDP Zaman Lahiya, réuni ce jour 31 janvier 2021, après examen de la situation politique, soucieux de préserver la stabilité et la paix dans notre pays, réaffirme sa volonté et sa solidarité à œuvrer dans alliance au coté du PNDS TARRAYA et décide d’apporter son soutien au candidat BAZOUM MOHAMED pour le second tour des élections présidentielles du 21 février 2021.

Par ailleurs, le Bureau Politique National de l’ANDP Zaman Lahiya, se félicite de la mobilisation et de la participation des militants et militantes, en particulier les femmes et les jeunes aux élections municipales, législatives et présidentielles.

Aussi, le Bureau Politique National de l’ANDP Zamann Lahiya, invite les militants, les militantes et les sympathisants à se mobiliser davantage pour assurer la victoire éclatante au candidat BAZOUM MOHAMED en vue de pérenniser, consolider et faire avancer dans la continuité les actions salvatrices entreprises par Son Excellence ISSOUFOU MAHAMADOU, President de la République, Chef de l’Etat dans le cadre du Programme de Renaissance acte I et II.

Fait à Niamey, le 31 janvier 2021

Election présidentielle deuxième tour : MNSD-NASSARA informe « qu’aucune alliance n’a été conclue à ce jour »

Depuis la proclamation par la CENI des résultats provisoires du premier tour des élections présidentielles, le MNSD-NASSARA est l’objet de rumeurs persistantes faisant état de son ralliement à tel ou tel candidat arrivé aux deux premières places. Cette persistance de diffuser sur les réseaux sociaux des allégations les unes plus mensongères que les autres est l’œuvre de personnes malveillantes dont l’objectif est de déstabiliser nos militants.

Le Bureau Politique National du MNSD-NASSARA rappelle que la Cour Constitutionnelle n’a pas encore proclamé les résultats définitifs desdites élections ouvrant la voie aux éventuelles alliances du second tour.

Le MNSD-NASSARA est un parti responsable dont les décisions sont toujours prises dans le strict respect de ses textes fondamentaux. Aussi, le Bureau Politique National informe l’opinion nationale et internationale qu’aucune alliance n’a été conclue à ce jour.

Le Bureau Politique National rassure les militantes, militants et sympathisants du Parti que sa décision d’alliance sera prise en fonction de l’intérêt supérieur de notre pays et des objectifs de notre Parti. Cette décision sera rendue publique au moment opportun.

Niamey, le 24 janvier 2021

Le Secrétaire Général

Maitre Mai Salé DJIBRILLOU

Le Chef de l’Etat a signé deux (2) décrets portant nomination de membres de la CENI

Le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou a signé, hier, deux (2) décrets, portant nomination de membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Aux termes du premier décret, les personnalités dont les noms suivent sont nommées membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), au titre de représentants des partis politiques de l’opposition.

Il s’agit de :

1. Monsieur Modi Alzouma ;

2. Monsieur Diallo Hamidou Saidou ;

3. Monsieur Mamoudou Seyni ;

4. Monsieur Maman Assako ;

5. Monsieur Ali Boubacar.

Aux termes du second décret, les personnalités dont les noms suivent sont nommées membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), au titre de représentants des candidats aux élections présidentielles 2020-2021.

Il s’agit de :

1. Monsieur Almounaire Seyni, représentant de M. Abdoul Kadri Oumarou Alfa, candidat du Groupement GAYYA ZABBE ;

2. Monsieur Seydou Zataou Ali, représentant de M. Albadé Abouba, candidat du Mouvement Patriotique pour la République (MPR-JAMHURIYA) ;

3. Monsieur Adamou Assoumane, représentant de M. Amadou Ousmane, candidat du parti ADEN Karkara ;

4. Monsieur Habibi Touré Boubacar, représentant de M. Djibril Baré Maïnassara, candidat de l’Union des Forces Populaires pour la Démocratie et le Progrès (UDFP SAWABA) ;

5. Monsieur Sanounou Ibrahim, représentant de M. Mamadou Doulla Talata, candidat de RSP A’ADILI ;

6. Monsieur Abdoulaye Soumana, représentant de M. Hassane Barazé Moussa, candidat de l’Alliance Nigérienne pour la Démocratie et le Progrès (ANDP-ZAMAN LAHIYA) ;

7. Monsieur Salissou Boubacar, représentant de Elhadji Kadri Mouctari, candidat de la CDS RAHAMA ;

8. Monsieur Abdouramane Seyni, représentant de M. Idi Ango Ousmane, candidat de l’Alliance pour la Démocratie et la République (ADR-MAHITA) ;

9. Monsieur Nouhou Abdoul Karim dit Ladan, représentant de M. Inthinicar Alhassane, candidat du Parti Nigérien pour la Paix et le Développement (PNPD AKAL KASSA) ;

10. Monsieur Ibrahim Oumarou Idé, représentant de M. Ismael Oumarou Idé, candidat du FANN-Niger KAMA KANKA ;

11. Monsieur Kodo Sounna Boubacar, représentant de M. Kané Kadaouré Habibou, candidat de la Synergie des Démocrates pour la République (SDR-SABUWA) ;

12. Monsieur Abdoulaye Anabéri, représentant de M. Mahaman Hamissou Moumouni, candidat du Parti pour la Justice et le Développement (PJD-HAKIKA);

13. Monsieur Boubacar Seyni Gagara, représentant de M. Bazoum Mohamed, candidat du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS TARAYYA);

14. Monsieur Moussa Abdou, représentant de M. Mounkaila Issa, candidat du Rassemblement Nigérien pour la Démocratie et la Paix (RNDP-ANEIMA BANI ZOUMBOU);

15. Monsieur Souleymane Alkali, représentant de M. Moustapha Mamadou Moustapha, candidat du Parti pour la Révolution Politique au Niger (PRPN HASKIN GARI) ;

16. Monsieur Amadou Hassane Bonkoukou, représentant de M. Nayoussa Nassirou, candidat de la Convention pour la Démocratie et le Progrès Social (CDPS CIGABAN KASSA);

17. Monsieur Sabiou Amadou, représentant de M. Sagbo Adolphe, candidat du Parti Socialiste (PS IMANI);

18. Monsieur Abdoulaye Doumari, représentant de M. Ibrahim Gado, candidat du Conseil Républicain pour le Progrès et la Démocratie (CRPD-SULHU) ;

19. Monsieur Illa Rabo, représentant de M. Oumarou Malam Alma, candidat du Rassemblement pour la Paix et le Progrès (RPP-FARILLA) ;

20. Dr Adam Kadé Malam Gadjimi, représentant de M. Seini Oumarou, candidat du Mouvement National pour la Société de Développement (MNSD-NASSARA) ;

21. Monsieur Anou Mamane Abdoul-Nasser, représentant de M. Souleymane Garba, candidat du Parti Nigérien pour le Changement (PNC–MU-LURA) ;

22. Dr. Sagbo Moussa Epiphane, représentant de M. Omar Hamidou Tchiana, candidat du Parti Alliance des Mouvements pour l’Emergence du Niger (AMEN-AMIN).

Fait à Niamey, le 11 janvier 2021

Le Secrétaire Général du Gouvernement

ABDOU DANGALADIMA

Election présidentielle : Création d’un nouveau regroupement politique dénommé « Alliance des Candidats pour le Changement »

Dix (10) candidats à la présidentielle nigérienne du 27 décembre dernier ont décidé, lundi 11 janvier 2021, de la création d’un nouveau regroupement politique dénommé « Alliance des Candidats pour le Changement » (ACC).

Cette nouvelle coalition politique, née après la proclamation des résultats globaux provisoires du 1er Tour de l’élection présidentielle par la CENI, a pour objectif de « mettre en relief nos résultats électoraux qui représentent 8,97% et proposer notre vision de la gouvernance politique à tout candidat qui serait intéressé par notre contribution dans l’optique de conquérir et exercer conjointement le pouvoir au profit du peuple nigérien », ont expliqué les signataires dans le document de sa création.

Ils ajoutent, en outre, que « la création de ce cadre a été motivée par les réalités que nous signataires partageons », notamment « celles d’être des candidats issus des formations politiques, sans passé chargé, et qui aspirent à contribuer à la vraie alternance pour un Niger nouveau ».

Mettant en avant leurs résultats (8,97%), ces dix candidats à la présidentielle nigérienne disent vouloir incarner l’espoir pour une meilleure gouvernance du pays.

Pour le 2ème Tour de l’élection présidentielle prévu le 21 février prochain, l’Alliance des Candidats pour le Changement se propose d’apporter son soutien à un des deux candidats en tenant compte de la « qualité » de son programme de gouvernance, mais aussi sur « la garantie » qu’il peut engager une réforme profonde du cadre électoral nigérien et la « promesse ferme d’une gouvernance partagée respectueuse de tous »

Cette Alliance, note-t-on, a été créée par Djibo Salou, Garba Souleymane, Ousmane Idi Ango, Nassirou Nayoussa, Mamadou Abdou Hamidou, Kané Kadaouré Habibou, Abdourahamane Oumarou, Adolphe Sagbo, Souleymane Abdallah et Oumarou Ide Ismael.

Source : ANP

La coalition « Bazoum 2021 » appelle au soutien de tous les partis de la mouvance présidentielle au 2ème tour de la présidentielle

Les partis membres de la Coalition « Bazoum 2021 », regroupement de partis politiques ayant soutenu la candidature de Mohamed Bazoum du PNDS Tarayya dès le 1er Tour de la présidentielle nigérienne du 27 décembre 2020, ont appelé,  lundi 04 janvier 2021 dans une déclaration, les autres partis de la Mouvance présidentielle à soutenir leur candidat lors du 2ème Tour prévu le 21 février prochain.

Dans cette déclaration lue par M. Alkassoum Saley, le président du parti PPN/RDA, ladite Coalition, après avoir rendu un vibrant hommage au peuple nigérien, à la CENI et au Président de la République Issoufou Mahamadou pour l’organisation réussie des scrutins des 13 et 27 décembre 2020, a remercié ses militants et tous les Nigériens qui ont accordés leurs voix à son candidat BAZOUM MOHAMED qui arrive largement en tête avec un taux de 39,33%, selon les résultats globaux provisoires proclamés par la CENI le samedi 02 janvier dernier.

C’est après avoir rappelé que le 21 février 2021 le peuple nigérien retournera aux urnes pour élire le Président de la République que les partis membres de la Coalition « Bazoum 2021″ ont voulu lancer un appel à tous les membres de la Mouvance présidentielle (MRN) à se joindre à eux « pour une victoire éclatante du camarade Bazoum Mohamed afin de poursuivre les œuvres salvatrices de son excellence, le Président de la République, Chef de l’Etat Issoufou Mahamadou ».

Selon M. Alkassoum Saley, « la Coalition « Bazoum 2021″ reste ouverte à tous les Nigériens épris de paix, de solidarité et de progrès pour se joindre à elle dans l’intérêt de notre pays ».

Enfin et tenant compte de l’actualité, la Coalition a condamné avec fermeté l’attaque terroriste survenue dans le département de Ouallam le 02 janvier 2021 et qui a fait une centaine de civils tués, tout en se disant convaincue que le Niger viendra à bout de tous ces actes grâce à la détermination et au professionnalisme de ses forces de défense et de sécurité.

Notons que le deuxième tour de la présidentielle du 21 février 2021 mettra face à face le candidat du parti au pouvoir, M. Mohamed Bazoum, à celui de la Coalition pour l’Alternance Politique (CAP 2021, Opposition), l’ancien Président Mahamane Ousmane.

Lors du 1er tour, plusieurs candidats issus de la Mouvance présidentielle sont arrivés parmi les plus qui ont engrangé des voix, notamment le candidat du MNSD Nassara Seyni Oumarou (3ème avec 8,95% des suffrages), le candidat du MPR Jamhuriya Albadé Abouba (4ème avec 7,07% des suffrages), ou encore le candidat du RPP Farilla Malam Alma Oumarou (6ème avec 2,47% des suffrages).

Source : ANP

Election présidentielle : Hama Amadou « Un second tour aura lieu, où il s’agira pour nous, au-delà de l’élection d’un homme à la présidence de la République, de sauver une Nation »

Dans un message qu’il a posté sur les réseaux sociaux quelques heures après la proclamation par la CENI des résultats globaux provisoires du premier tour de  l’élection présidentielle, l’opposant Hama Amadou a rendu hommage au peuple nigérien qui s’est selon lui mobilisé pour empêcher, malgré tout, « le chaos annoncé ». Pour Hama Amadou, cela démontre que le peuple nigérien est « avide de changement » et « déterminé pour l’avènement d’une gouvernance nouvelle ». Selon l’opposant dont le parti a apporté son soutien à Mahamane Ousmane après l’invalidation de sa candidature, au second tour, il s’agira, « au-delà de l’élection d’un homme à la présidence de la République, de sauver une Nation ».

Hama Amadou a aussi tenu à féliciter les militants et responsables des Coalitions CAP 20-21 et « Sauvons le Niger », pour  «n’avoir  pas céder à la peur et à la démagogie ». Il a également tenu à remercier les responsables et militants de son propre parti, le MODEN/FA Lumana, « qui ont livré  avec bravoure  un combat héroïque », avant d’appeler à la mobilisation pour le second tour de l’élection présidentielle. « Un second tour aura lieu, où il s’agira pour nous, au-delà de l’élection d’un homme à la présidence de la République, de sauver une Nation », a estimé Hama Amadou dont le parti a appelé à voter pour Mahamane Ousmane, le candidat de l’opposition qui est arrivé, grâce à ce soutien,  au second tour face à Bazoum Mohamed du PNDS Tarayya, le parti au pouvoir.

 « Le 27 décembre 2020, le chaos annoncé n’a pas eu lieu, MALGRÉ TOUT !  Il n’a pas eu lieu grâce à la volonté d’Allah le tout puissant, grâce aussi à la maturité et la vigilance du vaillant peuple nigérien, jaloux de sa liberté, soucieux de paix et de justice.  Le chaos n’a pas eu lieu parce que le peuple nigérien est avide de changement, déterminé et engagé pour l’avènement d’une gouvernance nouvelle, une gouvernance juste dans un Niger paisible et prospère, où le vouloir-vivre ensemble est chaque jour consolidé.  C’est l’occasion pour moi de rendre un vibrant hommage à tous mes compatriotes qui ont si rudement résisté, et que beaucoup connaissent encore si peu, d’où leur surprise.  Parce qu’ils n’ont pas cédé à la peur et à la démagogie, qu’ils soient vivement remerciés.  Les mains nues, dans des conditions difficiles, ils viennent de réaliser un formidable exploit.  Mes vifs remerciements aux responsables et militants des coalitions CAP 20-21 et « Sauvons le Niger », ainsi qu’aux milliers de nigériens épris de paix et de justice, démocrates sincères qui ont rendu cet exploit effectif.  Responsables, militants, militantes et sympathisants du Mouvement démocratique pour une fédération africaine (MODEN/FA LUMANA AFRICA), je vous respecte et vous salue pour le combat héroïque que vous venez de livrer avec bravoure, et que vous livrerez encore plus hardiment, j’en suis sûr.  Un second tour aura lieu, où il s’agira pour nous, au-delà de l’élection d’un homme à la présidence de la République, de sauver une Nation. Je sais pouvoir compter sur vous, au moment venu, comme d’habitude. Que Dieu bénisse le Niger et son peuple ». Message de Hama Amadou.

Rappelons que le second tour est prévu pour le 20 février prochain.

Elections générales : la Coalition pour une Alternance Politique et ses Alliés se félicitent de la mobilisation citoyenne

Au lendemain du double scrutins législatif et présidentiel 1., tour du 27 décembre 2020 venant juste quelques jours après la tenue des élections locales, la Coalition pour une Alternance Politique CAP 20-21 et ses Alliés se félicitent de la mobilisation citoyenne exceptionnelle dont les électeurs nigériens ont fait montre.

Ils félicitent singulièrement le peuple nigérien pour sa maturité, son sens élevé du devoir qui, en dépit des obstacles de toute nature : fraudes, manipulations. Intimidations, vols des urnes et des cartes, achat massif de conscience, dressées par les tenants du pouvoir, a tenu à s’acquitter de son devoir civique en allant voter massivement, malgré l’insécurité généralisée et dont les résultats sont largement en faveur des candidats de l’Opposition.

CAP20-21 et alliés sont cependant profondément préoccupés par l’étendue de l’arsenal sordide de fraude déployé par le PNDS Tarraya dans le but de confisquer le pouvoir. C’est pourquoi la Coalition pour une Alternance Politique CAP20-21 et alliés :

  1. Dénoncent les pratiques frauduleuses et corruptives y compris le braquage des urnes massivement utilisées par le PNDS TARRAYA et ses alliés pour s’arroger la victoire :
  2. Mettent en garde Issoufou Mahamadou, son parti et son gouvernement quant aux risques qu’ils font courir à la quiétude sociale et à la stabilité de notre pays à travers les tentatives de passage en force et de manipulation des résultats des scrutins ;
  3. Interpellent Monsieur Issaka Sounna, Président de la CENI, quant à sa responsabilité personnelle dans la préservation et la protection de l’intégrité des scrutins dans les étapes cruciales de compilation, de centralisation et de proclamation des résultats ;
  4. Rejettent toute mesure qui serait prise, sans consensus préalable entre les acteurs politiques et sociaux, par le ministre de la santé dans le dessein inavoué d’entraver, de perturber et d’avoir une incidence frauduleuse sur le déroulement des opérations électorales restantes et ce, jusqu’à la proclamation des résultats définitif desdits scrutins.

C’est pourquoi CAP 20.21 et alliés demandent à leurs militants de s’en tenir strictement aux seules mesures barrières : lavage des mains et/ ou utilisation de gel hydro-alcoolique, désinfection régulière des lieux, le port de la bavette antérieurement acceptées de tous.  Toute autre mesure visant à bâillonner le peuple et/ou restreindre les libertés et droits fondamentaux dans ce contexte électoral sera farouchement combattue par CAP20-21 et ses alliés.

CAP 20-21 et alliés réaffirment leur détermination à n’accepter que les seuls résultats sortis des urnes, c’est-à-dire, conformes à l’expression de la volonté souveraine du peuple nigérien.

Ils dénoncent., en outre les prises de position partisanes de certains médias internationaux notamment français constituant en soit une ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain.

Enfin, la Coalition pour une Alternance Politique CAP20.21 et ses alliés appellent en conséquence leurs militantes et militants et tous les citoyens nigériens soucieux de la préservation de la démocratie, de la paix sociale et de l’État de droit à se mobiliser pour imposer, par tous les moyens de droit, le respect des résultats des suffrages tels que sortis des urnes.

Fait à Niamey le 29 décembre 2020

Le Président
Elhadji Amadou Djibo Ali

Election présidentielle : le président Issoufou Mahamadou « quelque soit le vainqueur, la victoire appartiendra au peuple nigérien »

Le Président de la République,  SEM Issoufou Mahamadou, a voté dimanche matin, 27 décembre 2020 dans le cadre des élections législatives et présidentielle au Niger.

Répondant à la presse, après avoir accompli son devoir citoyen, SEM Issoufou Mahamadou a rappelé qu’il y a deux semaines, « nous organisions les élections locales et régionales, aujourd’hui nous organisons l’élection présidentielle couplée aux élections législatives».

 « Cette élection présidentielle est la première depuis trente ans à laquelle je ne suis pas candidat. C’est donc aujourd’hui un jour spécial pour moi, c’est aussi et surtout un jour spécial pour le Niger qui va connaître pour la première fois de son histoire une alternance démocratique », a affirmé le Chef de l’Etat.

SEM Issoufou Mahamadou souhaite pour son pays, à partir de cette alternance démocratique, « d’autres alternances afin de consolider notre processus démocratique. »

« Cette première alternance, je l’espère, va permettre au Niger de consolider son statut de modèle de démocratie en Afrique et dans le monde », a-t-il souligné.

« Ces élections seront naturellement des élections libres, transparentes. Et La CENI a pris toutes les dispositions pour cela. Je salue sa détermination, je salue aussi le professionnalisme et l’engagement des Forces de Défense et de Sécurité qui assurent la sécurité du scrutin dans un contexte sécuritaire difficile », a déclaré le Chef de l’Etat.

« Le Niger est un modèle de démocratie parce qu’aussi nous sommes portés d’une ambition, l’ambition de moderniser la politique, l’ambition de détribaliser la politique, l’ambition de faire la politique autour des valeurs et non pas sur des bases identitaires. C’est une révolution que nous sommes en train d’opérer dans les mœurs politiques non seulement nigériennes mais africaines. Et cette révolution a un acteur central, le peuple nigérien dont je salue le civisme, la sagesse et la maturité politique ».

« Le sentiment qui m’anime, est un sentiment de fierté. J’espère qu’à la fin du processus, il y aura un vainqueur et quelque soit le vainqueur, la victoire appartiendra au peuple nigérien », a conclu SEM Issoufou Mahamadou.

Affaire Bazoum Mohamed : 3 candidats ont déposé une nouvelle requête à la cour constitutionnelle aux fins d’invalider la candidature de Bazoum Mohamed

Seyni Oumarou (MNSD Nassara), Ousmane Idi Ango (ADR Mahita) et Salou Djibo (PJP Doubara), candidats à l’élection présidentielle dont le premier tour est prévu pour le dimanche prochain, ont déposé mardi 22 décembre 2020, une nouvelle requête à la Cour constitutionnelle aux fins d’invalidation de la candidature de Bazoum Mohamed, le candidat du PNDS Tareyya au pouvoir.  La Cour qui a déjà statué à plusieurs reprises sur cette affaire à 48h pour statuer de nouveau même si le verdict est prévisible pour beaucoup d’observateurs qui s’appuient sur la position déjà connue de la Cour sur cette affaire de « nationalité d’origine » de Bazoum.

L’ancien chef de l’Etat, Salou Djibo l’avait déjà annoncé la semaine dernière et Seyni Oumarou avait également demandé à la Cour constitutionnelle de clarifier sa position et aux juges de « dire le droit » conformément à leur serment et aux lois de la République. Ils ont tous estimé que le candidat Bazoum Mohamed du parti au pouvoir n’a pas véritablement prouvé sa « nationalité d’origine » et que dans les différents arrêts que la Cour a rendu sur les requêtes de plusieurs autres candidats, les juges constitutionnels n’ont pas « véritablement dit le droit ». Ce qui a poussé la Cour constitutionnelle de monter au créneau pour mettre en garde tous les acteurs politiques qui « remettent en cause ses décisions ».

Avec cette nouvelle requête, d’autres candidats à la présidentielle, et pas des moindres, reviennent à la charge à 5 jours du scrutin. Cependant, pour beaucoup d’observateurs, cette nouvelle requête risque de subir le même sort que les précédentes déposées par d’autres candidats à cette présidentielle de tous les défis et de tous les enjeux. Dans son dernier arrêt, la Cour a, en effet, déjà statué sur « l’irrecevabilité » de toute requête tendant « à remettre en cause la nationalité du candidat Bazoum Mohamed ». La Cour a estimé qu’elle a déjà statué sur la question, d’autant que le candidat du PNDS Tareyya a été déclaré éligible, et « ses arrêts ne sont susceptibles d’aucun recours ». Verdict dans 48h conformément aux textes en la matière.

Election présidentielle : la Cour Constitutionnelle déclare « irrecevable » la requête des 7 candidats aux fins de l’inéligibilité de la candidature de Bazoum Mohamed

Dans un arrêt qu’elle a rendu le jeudi 17 décembre 2020, la Cour Constitutionnelle a déclaré « irrecevable » la nouvelle requête introduite par 7 candidats à la présidentielle aux fins de constater l’inéligibilité de la candidature de Bazoum Mohamed, le candidat du PNDS Tareyya, parti au pouvoir. Dans son arrêt, « les sages » ont estimé que la Cour a déjà statué par arrêt sur la demande des  requérants qui a pour finalité  de remettre en cause la nationalité d’origine de Bazoum Mohamed et conformément aux dispositions de la Constitution, les décisions de la Cour ne sont susceptibles d’aucun recours.

Pour rappel, cette nouvelle requête  qui a été adressée à la Cour Constitutionnelle le mardi 15 décembre 2020 a été signée par sept (7) candidats à la présidentielle : Amadou Boubacar Cissé(UDR Tabbat), Ibrahim Yacouba (MPN Kishin Kassa, Omar Hamidou Tchiana (AMEN Amen), Hamissou Mahaman Moumouni (PJP Hakika), Mamadou Moustapha Mamadou (PRPN Hasken Gari), Aboulkadri Alpha Oumarou (Gayya Zabé) et  Djibrilla Baré (UDSP Sawaba).

Un autre candidat, l’ancien chef de l’Etat Salou Djibo, du PJP Doubara, a lui aussi annoncé son intention de saisir la Cour pour qu’elle se prononce sur le même dossier. qui fait couler beaucoup d’encre au pays, en pleine campagne électorale pour le premier tour de la présidentielle prévu pour le 27 décembre prochain.

Dans un communiqué publié  jeudi 17 décembre, la Cour a mis en garde contre ceux qui « remettent en cause » ses décisions.

Rappelons que, les candidats à la présidentielle du 27 décembre sont en pleine campagne électorale pour le premier tour de la présidentielle prévu pour le 27 décembre prochain.

Affaire Bazoum Mohamed : 7 candidats à la présidentielle saisissent à nouveau la cour Constitutionnelle

Sept (7) candidats à l’élection présidentielle dont le premier tour est prévu pour le 27 décembre prochain, viennent de saisir à nouveau la Cour constitutionnelle aux fins d’invalidation de la candidature de Bazoum Mohamed, candidat du PNDS Tareyya, le parti au pouvoir. En cause, la question polémique de sa nationalité d’origine sur laquelle la Cour a déjà tranché à travers plusieurs arrêts. Sauf que l’opposition soutenue par plusieurs nouveaux alliés, n’entend pas s’arrêter là.

La nouvelle requête qui a été adressée à la Cour Constitutionnelle déposée le mardi 15 décembre 2020 a été signée par sept (7) candidats à la présidentielle : Amadou Boubacar Cissé(UDR Tabbat), Ibrahim Yacouba (MPN Kishin Kassa), Omar Hamidou Tchiana (AMEN Amen), Hamissou Mahaman Moumouni (PJP Hakika), Mamadou Moustapha Mamadou (PRPN Haskin Gari), Aboulkadri Alpha Oumarou (Gayya Zabé) et  Djibrilla Baré (UDSP Sawaba).

La nouvelle requête a pour objet, l’invalidation de la candidature de Bazoum Mohamed, candidat du PNDS Tareyya au pouvoir et dauphin du président Issoufou, par rapport au sujet polémique de la légalité de ses actes d’état civil qui prouvent sa nationalité d’origine. Une requête sur laquelle la Cour a déjà tranché à plusieurs reprises et a aussi validé la candidature de Bazoum Mohamed, qui est actuellement en pleine campagne électorale.

Il convient de noter que le même jour du dépôt de cette requête, deux autres candidats ont rejoint cette quête de certains candidats à la présidentielle d’invalider la candidature de Bazoum Mohamed, qui part comme l’un des grands favoris du scrutin du 27 décembre prochain. Il s’agit de l’Alliance pour la République (APR), qui dans un communiqué publié mardi 15 décembre et signé par son président et candidat du MNSD Nassara, Seyni Oumarou, s’est enfin prononcée sur le cas de l’inéligibilité d’un candidat à la magistrature suprême.  L’alliance a ainsi remis sur le tapis, les réserves de l’opposition sur l’éligibilité de Mohamed Bazoum, candidat du PNDS Tareyya, même s’il n’a pas été nommément cité dans le communiqué. Pour l’APR, la Cour constitutionnelle doit dire le droit conformément aux lois de la République, et elle a interpellé le Président de la République en ce sens.