mars 2025 - Page 9 sur 10 - Journal du Niger

 L’escalade tarifaire transcontinentale : des taxes douanières américaines bouleversent le commerce mondial

Minuit sonne à Washington DC, et avec lui débute un virage radical dans la politique commerciale américaine : des droits de douane de 25 % frappent les importations en provenance du Canada et du Mexique, tandis qu’une taxe de 10 % s’abat sur les produits chinois. Loin d’être un simple ajustement fiscal, cette salve tarifaire marque une montée en puissance des tensions économiques, où chaque protagoniste affûte ses propres contre-mesures.

Un conflit tarifaire à l’échelle planétaire

Le Canada, partenaire commercial historiquement lié aux États-Unis, ne se laisse pas surprendre. En représailles immédiates, Ottawa met en œuvre des droits de douane de 25 % sur 30 milliards de dollars de biens américains, avec une extension prévue à 125 milliards supplémentaires en moins d’un mois. De son côté, le Mexique temporise, mais l’annonce de sa riposte ne saurait tarder. Quant à la Chine, Pékin promet de mener bataille « jusqu’au bout » et applique une surtaxe allant jusqu’à 15 % sur un éventail de produits agricoles américains, intensifiant ainsi l’antagonisme économique sino-américain.

Taxes douanières américaines  : un effet domino sur l’économie mondiale

Les sanctions commerciales américaines interviennent à un moment particulièrement délicat pour la Chine, dont l’économie vacille sous le poids d’une crise immobilière persistante, d’une consommation intérieure atone et d’un chômage des jeunes inquiétant. Si les exportations ont jusqu’ici constitué une bouée de sauvetage, elles risquent désormais d’être lourdement impactées. Les experts prédisent une contraction des exportations chinoises vers les États-Unis pouvant atteindre un tiers, précipitant ainsi un ralentissement économique plus sévère.

Les effets néfastes de cette politique protectionniste ne se limitent pas aux frontières chinoises. Aux États-Unis, les consommateurs américains subiront des hausses de prix sur des biens allant du whisky au sirop d’érable, tandis que l’industrie automobile, pilier régional, pourrait voir ses coûts de production exploser.  Un mécanisme inéluctable, car les entreprises importatrices répercuteront ces coûts supplémentaires sur les clients finaux.

Les grandes multinationales américaines ne sont pas épargnées non plus. La Chine, en guise de représailles, inscrit plusieurs entreprises stratégiques sur sa liste des « entités non fiables », leur interdisant tout commerce et investissement sur son sol. Parmi elles figurent des piliers de la défense et de la technologie comme Huntington Ingalls Industries et Shield AI, spécialisés respectivement dans la construction navale militaire et l’intelligence artificielle appliquée aux drones. Bien que l’impact économique exact reste à quantifier, l’exclusion de ces firmes du marché chinois n’est pas anodine.

Des alliances commerciales américaines mises à mal 

Le maillage économique entre les États-Unis, le Canada et le Mexique est d’une complexité extrême. Chaque jour, pas moins de 2 milliards de dollars de marchandises traversent les frontières de ces trois nations. Or, l’introduction des nouveaux tarifs douaniers risque de compromettre cette dynamique.

L’énergie, pilier des échanges nord-américains, pourrait bien devenir une arme politique. Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, n’a pas hésité à menacer de restreindre l’approvisionnement en électricité vers les États-Unis en guise de rétorsion. Un geste lourd de conséquences, sachant que le Canada exporte annuellement pour 3,2 milliards de dollars d’électricité vers son voisin du sud, générant un excédent commercial de 2 milliards. Si ce levier venait à être actionné, il mettrait en péril l’alimentation de millions de foyers américains.

Par ailleurs, les taxes américaines frappent des produits canadiens stratégiques comme le bois d’œuvre et le carburant, des matériaux essentiels pour l’industrie et le secteur de la construction aux États-Unis. Le Canada, en retour, cible des produits à forte valeur symbolique et commerciale : cosmétiques, électroménager, boissons alcoolisées, et même les véhicules de tourisme. Une guerre des nerfs qui promet de s’intensifier.

Les leçons de l’histoire : entre protectionnisme et réalité économique

Les tarifs douaniers sont souvent présentés comme une stratégie de protection économique nationale. Pourtant, l’expérience passée démontre qu’ils peuvent s’avérer contre-productifs. L’exemple des droits de douane sur les machines à laver imposés en 2018 est éloquent : bien que la mesure ait conduit à la création de 2 000 emplois manufacturiers aux États-Unis, elle a simultanément engendré une augmentation des prix de plus de 30 % pour les consommateurs. En d’autres termes, chaque poste créé a coûté en moyenne 800 000 dollars à l’économie américaine.

De même, les tarifs sur les produits agricoles américains risquent d’affaiblir l’un des principaux secteurs d’exportation des États-Unis. La Chine, qui représente à elle seule 33,7 milliards de dollars d’achats de denrées américaines, impose désormais des restrictions sur le blé, le maïs, le soja et le bœuf. Une décision qui menace directement les agriculteurs américains et fragilise un marché déjà volatil.

Un avenir incertain : vers une guerre commerciale permanente ?

Les perspectives d’avenir sont troublantes. L’administration Trump ne compte pas s’arrêter là : dès le 12 mars, des taxes de 25 % sur l’aluminium et l’acier entreront en vigueur à l’échelle mondiale. Le 2 avril, le gouvernement taxera lourdement les importations agricoles et les véhicules étrangers. Pire encore, des enquêtes sont en cours pour envisager des droits de douane sur le cuivre et le bois d’œuvre, des secteurs vitaux pour le commerce international.

À mesure que les tensions se cristallisent, un constat s’impose : loin de renforcer l’économie américaine, cette politique protectionniste pourrait bien se retourner contre ses propres instigateurs. L’effet domino de ces mesures entraîne un renchérissement généralisé des prix, une volatilité accrue des marchés et une incertitude pesant sur les investissements.

Le commerce mondial, autrefois fondé sur des alliances et des accords mutuellement bénéfiques, semble désormais plongé dans une ère de confrontation. Une chose est certaine : dans ce bras de fer économique, les gagnants ne seront pas nécessairement ceux qui ont initié le conflit.

 

Une bataille foncière au sommet de l’État : la chute d’un titan aux pieds d’argile

Abidjan, 4 mars 2025 – Dans les arcanes du pouvoir ivoirien, où les ambitions s’entrelacent aux intrigues, une saga judiciaire d’une rare intensité vient de livrer son verdict, ébranlant les fondations d’une rivalité aussi ancienne que symbolique. La Société Nationale d’Édition de Documents Administratifs et d’Identification (SNEDAI), fleuron entrepreneurial d’Adama Bictogo, président de l’Assemblée nationale, s’est vue infliger une sentence implacable par le Tribunal de Commerce : une condamnation à verser six milliards de francs CFA à Martine Coffi-Studer, figure tutélaire d’Africa Global Logistics, anciennement Bolloré Africa Logistics. Ce dénouement, fruit d’un bras de fer qui couvait depuis des lustres, résonne comme un coup de tonnerre dans le ciel d’Abidjan, révélant les fissures d’un édifice bâti sur des sables mouvants.

Une querelle ancrée dans la terre de Treichville

Au cœur de cette tempête judiciaire se trouve un lopin de terre de 5000 mètres carrés, niché dans le quartier vibrant de Treichville, devenu l’épicentre d’une lutte acharnée. Propriétaire légitime de ce terrain, attestée par un acte de concession définitive (ACD), Martine Coffi-Studer a vu son bien exproprié et transformé en gare de transport lagunaire par la Société de Transport Lagunaire (STL), une branche tentaculaire de SNEDAI. Ce qui aurait pu passer pour une simple opération d’utilité publique s’est mué en une affaire retentissante, dévoilant un enchevêtrement de manœuvres et de faux-semblants.

Adama Bictogo, fort de son influence et de son aura politique, s’était prévalu d’un décret présidentiel de déclassement, censé légitimer cette appropriation. Mais les douze juges du Tribunal de Commerce, dans une unanimité aussi rare que significative, ont balayé ses prétentions d’un revers cinglant. Leur verdict, d’une clarté cristalline, a mis en lumière une vérité troublante : ce décret, censé porter la caution d’Alassane Ouattara, reposait sur un échafaudage de duperies, un arrêté ministériel fondé sur un relevé topographique frauduleux.

Le fantôme d’un passé réinventé

L’histoire prend une tournure presque irréelle lorsqu’on plonge dans les méandres de cette supercherie. En 2016, sous l’égide du ministère des Transports alors dirigé par Gaoussou Touré, SNEDAI avait soumis des documents censés appuyer sa requête de déclassement. Parmi eux, un relevé topographique, pièce maîtresse de l’argumentaire, portait une signature qui, à l’examen, s’est révélée être un spectre surgi d’outre-tombe. Le signataire, supposé garant de l’authenticité, était décédé depuis des années au moment où le document aurait été paraphé. Un « vrai-faux », comme l’ont qualifié les juges, qui a précipité la déroute de Bictogo, transformant son audace en un piège fatal.

Ce subterfuge, aussi audacieux qu’imprudent, a non seulement induit en erreur le président Ouattara, mais a également exposé les fragilités d’un système avec lequel le pouvoir et les affaires dansent une valse parfois trop intime. Martine Coffi-Studer, armée de son bon droit et d’une ténacité forgée dans les hautes sphères du monde entrepreneurial, a su déjouer cette machination, faisant plier un adversaire dont l’assurance semblait jusqu’alors inébranlable.

Un verdict aux échos profonds pour SNEDAI

La condamnation de SNEDAI à verser six milliards de francs CFA n’est pas qu’une simple sanction pécuniaire ; elle est une onde de choc qui traverse les couloirs du pouvoir et les cercles d’influence. Pour Adama Bictogo, cet échec judiciaire ternit l’éclat d’un parcours jalonné de succès, de la création de SNEDAI à son ascension au perchoir de l’Assemblée nationale. Proche d’Alassane Ouattara depuis des décennies, il voit aujourd’hui son prestige entamé par une affaire qui mêle ambition démesurée et fragilité documentaire.

Pour Martine Coffi-Studer, cette victoire est une consécration, celle d’une femme d’affaires dont la stature n’a cessé de grandir, de la fondation d’Océan Ogilvy à la présidence d’Africa Global Logistics. Elle incarne une résistance face aux tentatives d’empiétement, un rempart contre les appétits voraces qui parfois gangrènent les sphères influentes.

SNEDAI : une chute aux accents de poésie

Et tandis que le crépuscule enveloppe Treichville, théâtre de cette bataille épique, une leçon se dessine dans les reflets de la lagune. Les empires, qu’ils soient de pierre ou de pouvoir, ne tiennent que par la solidité de leurs fondations. Adama Bictogo, juché sur un colosse aux pieds d’argile, a cru pouvoir défier l’ordre des choses, mais la vérité, tel un courant impétueux, a fini par emporter ses illusions. Dans cette danse des titans, c’est Martine Coffi-Studer qui, d’un pas léger, mais ferme, s’éloigne victorieuse, laissant derrière elle un écho : même au sommet, la justice sait parfois murmurer plus fort que les ambitions.

Gwoza : un Chef de Boko Haram éliminé

Dans l’aube du samedi 1ᵉʳ mars, empreintes de la grâce céleste, les valeureuses cohortes de l’armée nigériane, portées par une foi inébranlable et une résolution d’acier, ont écrit une page glorieuse dans le grand livre de la justice terrestre. Sous la bannière de la 21ᵉ brigade blindée, unies aux âmes intrépides des forces spéciales 199 et de la Force civile opérationnelle conjointe, ces sentinelles de la paix ont abattu un glaive rédempteur sur les forces ténébreuses de Boko Haram. En effet, à Gwoza et Garin Fallujah, dans l’État de Borno, sanctuaires profanés par la barbarie, un souffle de délivrance a balayé les ombres, éteignant la flamme maudite d’Abba Alai, connu sous le titre impie d’Amirul Khahid d’Alafa, et précipitant ses acolytes dans le néant.

Une croisade guidée par la lumière de la providence

Ce triomphe, loin d’être le fruit du hasard, s’est nourri d’une révélation quasi sacrée, un renseignement d’une pureté cristalline qui a conduit les troupes vers une forteresse impie nichée dans les entrailles de la perdition. À cet égard, là, les suppléants du chaos tramaient leurs desseins noirs, prêts à déverser leur champ sur des innocents. Toutefois, la main de la justice, tel un éclair défendant les précieux, s’est abattue avec une fureur sanctifiée. Par conséquent, les assauts, menés avec une précision qui évoque les chorégraphies des anges guerriers, ont transformé les champs de bataille en théâtre d’une lutte rédemptrice. De surcroît, les insurgés, écrasés par une puissance évoquant la colère des cieux, ont vu leurs rangs fauchés comme le blé sous la fosse divine.

Par ailleurs, au cœur de cette tempête purificatrice, Abba Alai, héraut de la désolation, a trouvé son trépas. Ainsi, les soldats ont arraché ce chef maudit, dont les mains souillées de sang ont semé la terreur dans les contrées bénies du Borno, à sa mission de destruction. En outre, ils ont saisi avec lui une moisson d’armes impies : un fusil AK-47, tel un sceptre de mort brisé, un chargeur et des munitions de 7,62 mm, un canon de mitrailleuse lourde DSHK, une motocyclette, stigmate de leurs cavalcades infernales, et des remèdes profanés par leur usage sacrilège.

Une seconde épiphanie à Gwoza : la rédemption au bout du glaive

Ensuite, dans une autre enclave, celle de Gwoza, les troupes, tels des remparts vivants dressés contre les ténèbres, ont barré la route aux fuyards cherchant refuge dans la forêt maudite de Sambisa. De plus, à Gobara, un village devenu champ de martyre, une lutte titanesque à l’opposé des gardiens de l’ordre, contre les égarés de la foi pervertie. Subséquemment, le fracas des armes a résonné comme un hymne à la délivrance, forçant les impies à une débandade pitoyable. Par la suite, de leurs mains vaincues, les soldats ont recueilli un arsenal profane : 57 cartouches de 12,7 mm, 30 autres de 7,62 mm, des chargeurs d’AK-47, un pistolet artisanal et des simulacres d’armes, vestiges d’un entraînement voué à l’abîme.

Cependant, dans ce tumulte, une lueur d’espérance a jailli, aussi pure qu’une source dans le désert. Effectivement, une femme âgée, captive des griffes impitoyables de ces apostats depuis une décennie, a été arrachée aux chaînes de l’oppression. Par conséquent, sa libération, tel un miracle tissé dans le filigrane de cette victoire, témoigne de la miséricorde qui guide les justes, même au cœur de la tourmente.

L'armée nigériane inflige une défaite majeure à Boko Haram à Gwoza et Garin Fallujah, éliminant un chef terroriste et libérant une otage.
© L'armée nigériane inflige une défaite majeure à Boko Haram à Gwoza et Garin Fallujah, éliminant un chef terroriste et libérant une otage.
Gwoza : une voix d’autorité et un serment éternel

Dès lors, le lieutenant-général Olufemi Oluyede, chef d’état-major et héraut de cette croisade, a élevé sa voix en un cantique de louange pour saluer l’ardeur inflexible des troupes. À cet égard, dans ses paroles résonne la promesse solennelle d’un Nigeria libéré des chaînes de l’insurrection, un vœu porté par la foi en un avenir où la paix régnera en souveraine incontestée. En d’autres termes, cette victoire, bien plus qu’un fait d’armes, est une offrande à la concorde, un pas vers la rédemption d’une terre sanctifiée par le courage de ses fils.

Un horizon de grâce et de renouveau

En conclusion, ainsi, par la bravoure des soldats nigériens, un voile de lumière s’est déployé sur les terres martyrisées du Borno. Ainsi, l’élimination d’Abba Alai et la déroute de ses légions marquent une étape cardinale dans cette quête sacrée pour la paix. Pour l’avenir, que cette prouesse, gravée dans les annales de la lutte contre le mal, inspire les cœurs et fortifie les âmes. En effet, dans chaque coup porté contre l’injustice, dans chaque vie arrachée à la servitude, se dessine la promesse d’un demain où la clameur des armes cèdera la place au chant des louanges et où la terre, enfin apaisée, portera les fruits d’une harmonie retrouvée.

 

Riyad : le HCNE nigérien érige son premier bastion

Riyad, 3 mars 2025 – Dans l’enceinte vibrante de la capitale saoudienne, un événement inédit a marqué les annales de la diaspora nigériane : l’installation du tout premier bureau du Conseil Suprême des Nigériens Résidant à l’Étranger (HCNE) à Riyad. En effet, ce jalon, célébré avec ferveur, s’est dessiné en deux temps forts : des élections historiques le 27 février, suivies d’une inauguration solennelle le lendemain, sous les regards attentifs d’une communauté assoiffée d’unité et d’un avenir partagé.

HCNE : Élections et nouveaux dirigeants

C’est dans une effervescence palpable que les Nigériens de Riyad, loin des rives du fleuve Niger, ont convergé vers les urnes ce 27 février. Leur vote, porté par un souffle collectif, a donné naissance à un bureau de quatorze membres, un éventail de talents et de vocations. À sa tête, M. Lamino Idris, élu président, flanqué de M. Bashir Muhammad en tant que vice-président et de M. Nasser Saleh, désigné secrétaire général. Ces figures, désormais piliers de cette nouvelle instance, incarnent l’élan d’une diaspora résolue à tisser des liens plus étroits, malgré les kilomètres qui la séparent de la terre natale.

Cérémonie d’inauguration solennelle

En plus, le lendemain, le 28 février, une cérémonie empreinte de gravité et d’espoir a scellé cette avancée. Sous les lustres d’une salle parée pour l’occasion, le Chargé d’Affaires a.i. de l’ambassade du Niger à Riyad, M.Seradji Addahi, a présidé les festivités, entouré du Premier Conseiller, de l’Enquêteur et d’une délégation de conseillers et de membres de la Commission des élections. Par ailleurs, dans son allocution, M. Addahi n’a pas mâché ses mots : ce bureau, a-t-il martelé, est une ancre pour les citoyens nigérians, un levier pour surmonter les écueils de l’expatriation et amplifier leur voix au cœur du Royaume. Un message clair, relayé par l’écho distant du ministre des Affaires étrangères, M. Bakari Sangré, dont l’ombre bienveillante plane sur cette initiative, témoignage de l’attention portée par Abuja aux siens, où qu’ils soient.

HCNE : Perspectives et défis pour la diaspora nigériane

Ce premier bureau ne se veut pas une fin en soi, mais un prélude. Déjà, des murmures annoncent l’éclosion prochaine d’autres antennes à travers l’Arabie saoudite, de Djeddah à Dammam, pour enserrer dans un même filet les aspirations des Nigériens éparpillés sous le ciel du désert. Car les défis ne manquent pas : démarches administratives labyrinthiques, quête d’emploi dans un marché exigeant, ou encore préservation d’une identité culturelle face aux vents de l’assimilation. À ces épreuves, le HCNE entend répondre par une écoute affûtée et une action concertée avec l’ambassade, transformant les obstacles en tremplins.

L’élection de ce bureau n’est pas qu’un acte administratif ; elle est une promesse cousue dans le tissu d’une communauté. À Riyad, ville de tours altières et d’ambitions démesurées, les Nigériens ont planté un drapeau vert et blanc, symbole d’une appartenance qui transcende les frontières. Et tandis que le sable du désert murmure sous les pas des expatriés, une certitude se dessine : ce conseil, né dans l’effort et l’espérance, est le premier chapitre d’une épopée plus vaste. Car là où les racines s’entrelacent, même loin du sol natal, elles finissent toujours par percer la pierre pour atteindre la lumière.

Une convergence stratégique pour l’avenir du Niger : la HACP et le SNU à l’œuvre

Niamey, 3 mars 2025 – Dans une atmosphère empreinte de détermination, une réunion d’envergure s’est tenue ce jour sous la double égide du Président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), le Général de Brigade Mahamadou Abou Tarka, et de la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies (SNU) au Niger, Mme Mama Keita. Ce tête-à-tête, loin d’être une simple formalité, a cristallisé les ambitions d’un pays résolu à tracer sa voie vers la stabilité et la prospérité, avec le soutien indéfectible de ses partenaires internationaux.

Allocation de l’UNPeacebuilding et nouveaux projets

Au cœur de cette assise stratégique, deux axes majeurs ont animé les échanges. D’abord, l’allocation 2024 du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (UNPeacebuilding), une manne financière scrutée avec soin pour s’assurer qu’elle épouse parfaitement les priorités nationales du Niger. Ensuite, l’annonce vibrante du lancement de deux nouveaux projets, dont les contours, encore voilés, promettent d’insuffler une nouvelle énergie dans les efforts de paix et de développement. Ces initiatives, fruits d’une collaboration méticuleuse entre la HACP et le SNU, témoignent d’une volonté partagée de transcender les défis par des solutions audacieuses et ancrées dans le réel.

Réunion stratégique à Niamey : HACP et SNU unissent leurs forces pour aligner l’allocation 2024 de l’UNPeacebuilding aux priorités du Niger
© Réunion stratégique à Niamey : HACP et SNU unissent leurs forces pour aligner l’allocation 2024 de l’UNPeacebuilding aux priorités du Niger
Vision partagée pour la paix

Le Général Abou Tarka, figure emblématique de la consolidation de la paix au Niger, a présidé cette rencontre avec une autorité teintée de pragmatisme. Face à lui, Mme Mama Keita, forte de son expérience dans l’économie du développement et fraîchement installée dans son rôle depuis août 2024, a apporté une vision éclairée, nourrie par plus de deux décennies d’engagement au service des nations africaines. Ensemble, ils ont esquissé les grandes lignes d’un partenariat qui ne se contente pas de réagir aux crises, mais ambitionne de les devancer, de les désamorcer avant qu’elles n’éclosent.

Par ailleurs, les participants ont minutieusement examiné comment ces ressources pourraient irriguer les secteurs clés identifiés par le gouvernement nigérien : la sécurité, la cohésion sociale et le développement durable. Dans un pays où les tensions communautaires et les menaces sécuritaires persistent, cet argent n’est pas qu’une aide ; c’est une promesse, celle d’un avenir où chaque citoyen pourrait vivre sans l’ombre de la peur.

Quant aux deux nouveaux projets, ils se dressent comme des phares dans la brume des incertitudes. Bien que leurs spécificités demeurent pour l’heure un mystère bien gardé, les murmures laissent entrevoir des initiatives tournées vers les communautés vulnérables, peut-être dans les régions fragiles de Tillabéry ou de Diffa, où la HACP a déjà fait ses preuves par le passé. Ces projets, portés par une synergie entre l’expertise locale et l’appui onusien, pourraient bien redéfinir les contours de la résilience nigérienne.

 
Réunion stratégique à Niamey : HACP et SNU unissent leurs forces pour aligner l’allocation 2024 de l’UNPeacebuilding aux priorités du Niger
© Réunion stratégique à Niamey : HACP et SNU unissent leurs forces pour aligner l’allocation 2024 de l’UNPeacebuilding aux priorités du Niger
la HACP et le SNU: Optimisme et résilience pour l’avenir

Cette réunion ne fut pas qu’un exercice technocratique. Elle a vibré d’une énergie palpable, celle d’une nation qui, malgré les vents contraires, refuse de ployer. Les discussions, menées dans un esprit de concertation, ont reflété un Niger en quête d’autonomie, mais conscient que les ponts tendus vers l’international sont autant de cordes à son arc. Le Général Abou Tarka, avec son verbe posé, et Mme Keita, avec sa clairvoyance économique, ont incarné cette alliance entre la force de l’expérience nationale et la puissance d’une vision globale.

En somme, la réunion s’est achevée sur une note d’optimisme mesuré. Les décisions prises aujourd’hui ne porteront peut-être pas leurs fruits demain, mais elles plantent des graines dans un sol fertile, celui d’un peuple prêt à se relever. Et si l’histoire du Niger nous enseigne une chose, c’est que la paix, comme l’arbre du désert, ne s’épanouit qu’avec patience, sous des mains résolues à la faire croître. Dans ce ballet stratégique entre la HACP et le SNU, une vérité s’impose : l’avenir ne se subit pas, il se bâtit, pierre après pierre, jusqu’à ce qu’un jour, enfin, l’horizon s’éclaire.

 

Collège Scientifique : une cérémonie éducative sous le signe de l’excellence et de la gratitude

Niamey, 3 mars 2025 – Le Collège Scientifique de Niamey a vibré au rythme d’une cérémonie empreinte de solennité et de reconnaissance, présidée par la Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Professionnel et de la Promotion des Langues Nationales, Dr Elisabeth Shérif ce lundi. Cet événement, dédié à la remise des bulletins du premier trimestre de l’année académique 2024-2025, a été l’occasion de célébrer non seulement les résultats scolaires, mais aussi les valeurs d’excellence, de discipline et de persévérance qui animent cette institution.

Par ailleurs, dans un discours éloquent, la Ministre a exprimé sa profonde gratitude envers le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’État, pour son écoute attentive et son engagement indéfectible en faveur de l’éducation. « Le plaidoyer que je lui avais soumis et qu’il a pris à cœur d’examiner a trouvé en lui un allié inébranlable », a-t-elle déclaré, soulignant la constance et la détermination du Chef de l’État à soutenir les réformes éducatives.

Dr Shérif a également rendu hommage aux membres du CNSP pour leurs précieux conseils, ainsi qu’à la directrice du collège, Mme Zakaria Ouma, dont le dévouement et la vision ont permis à l’établissement de briller. « Nous célébrons aujourd’hui des résultats qui sont le fruit d’un travail collectif, porté par des enseignants passionnés, des surveillants vigilants, des agents de sécurité dévoués, une infirmière attentionnée et des cuisinières qui nourrissent nos enfants avec amour. » « Que Dieu vous récompense abondamment pour vos efforts », a-t-elle ajouté, dans une allocution teintée de spiritualité et de reconnaissance.

La cérémonie de remise des bulletins au Collège Scientifique de Niamey, présidée par Dr Elisabeth Shérif, célèbre l'excellence académique
© La cérémonie de remise des bulletins au Collège Scientifique de Niamey, présidée par Dr Elisabeth Shérif, célèbre l'excellence académique
Collège Scientifique : des résultats qui honorent une nation 

Mme Zakaria Ouma, directrice du Collège Scientifique, a présenté avec fierté les performances académiques de ses élèves. « Je n’ai pas de derniers dans cet établissement, seulement des premiers », a-t-elle affirmé, révélant des moyennes impressionnantes oscillant entre 14 et 18,71 sur 20. Parmi les 150 élèves, 23 ont atteint une moyenne de 18, tandis que 44 ont dépassé la barre des 15. « Ces jeunes sont des perles rares, des futurs responsables sur lesquels notre pays peut compter », a-t-elle insisté, soulignant leur discipline, leur respect et leur intelligence.

Le gouverneur de Niamey, le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna, a quant à lui rappelé l’origine de cette initiative éducative d’envergure. « C’est le Chef de l’État, le Général Abdourahamane Tiani, qui a imposé la création de ce collège scientifique. » « Aujourd’hui, nous récoltons les fruits de cette vision audacieuse », a-t-il déclaré, tout en transmettant la gratitude du peuple nigérien envers son leader.

Un hymne à l’espérance et à la persévérance

La cérémonie s’est achevée sur une note d’espoir et d’encouragement, avec les élèves entonnant un chant intitulé « Construire ensemble un monde de progrès, de paix ». La Ministre a salué cette initiative, rappelant que « l’éducation est le socle sur lequel se bâtit l’avenir d’une nation ». Elle a exhorté les élèves à persévérer dans leurs efforts, leur rappelant que « chaque pas vers l’excellence est un pas vers la grandeur de notre pays ».

En conclusion, cette cérémonie a été bien plus qu’une simple remise de bulletins. Elle a été un vibrant hommage à l’engagement collectif, à la vision éclairée des dirigeants et au potentiel illimité de la jeunesse nigérienne. Dans un monde en quête de repères, le Collège Scientifique de Niamey se dresse comme un phare, illuminant le chemin vers un avenir radieux, où l’éducation et les valeurs humaines restent les pierres angulaires du progrès.

Ainsi, sous le regard bienveillant de Dieu et la guidance des autorités, cette institution incarne l’espoir d’une nation unie, déterminée à sortir de l’ornière pour briller sur la scène continentale et mondiale.

Niger : L’étendard de l’AES s’élève, un souffle d’espérance dans le ciel de Niamey

Niamey s’est drapée d’une aura singulière ce lundi. Sous un ciel limpide, le drapeau de l’Alliance des États du Sahel (AES) a pris son envol au sommet du palais présidentiel, hissé avec une majesté silencieuse devant les membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et les figures du gouvernement. En effet, ce n’est pas un simple tissu qui s’est élevé ce matin-là, mais un emblème chargé d’aspirations, un miroir tendu vers un avenir où l’espoir, la prospérité et le renouveau se conjuguent au présent pour le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Le 3 mars 2025, le drapeau de l’Alliance des États du Sahel s’élève à Niamey, symbole d’espoir et de renouveau pour le Niger,
© Le 3 mars 2025, le drapeau de l’Alliance des États du Sahel s’élève à Niamey, symbole d’espoir et de renouveau pour le Niger,
Une Genèse à Bamako, une consécration à Niamey

En premier lieu, l’histoire de ce drapeau a pris racine onze jours plus tôt, le 22 février, dans l’effervescence de Bamako. À cet égard, réunis en conclave, les ministres de l’AES ont donné vie à cet étendard, un symbole adopté sous le regard vigilant du général Assimi Goïta, maître d’œuvre de cette union sahélienne. Par ailleurs, vert comme les promesses d’une terre féconde, orné du sceau de l’Alliance, il incarne une ambition collective : celle de trois nations décidées à tracer leur voie, loin des ombres du passé colonial et des tumultes régionales.

De surcroît, à Niamey, ce 3 mars, le général Abdourahamane Tiani, président du CNSP, a présidé la cérémonie avec une dignité qui semblait défier le temps. Autour de lui, une assistance grave et attentive : militaires en tenue d’apparat, officiels aux visages tendus par l’émotion, et une foule discrète, venue saluer ce moment où l’histoire pivote.

Le 3 mars 2025, le drapeau de l’Alliance des États du Sahel s’élève à Niamey, symbole d’espoir et de renouveau pour le Niger,
© Le 3 mars 2025, le drapeau de l’Alliance des États du Sahel s’élève à Niamey, symbole d’espoir et de renouveau pour le Niger,
Un geste qui transcende les frontières

Dans le même temps, cette levée des couleurs n’était pas un acte isolé. Simultanément, Ouagadougou et Bamako ont vibré d’un même élan, leurs drapeaux confédéraux s’élèvent dans une harmonie quasi sacrée. Ainsi, cette synchronie, minutieusement orchestrée, dit plus que des mots : elle proclame l’unité d’un trio soudé par les épreuves, prêt à défier les vents contraires qui balaient le Sahel depuis trop longtemps. À Niamey, un ministre nigérien a confié, le regard fixé sur l’étendard : « Ce drapeau est notre boussole, il nous guide vers une lumière que nous seuls pouvons allumer. »

En conclusion, sous le ciel de ce lundi, un nouveau chapitre s’ouvre pour le Sahel. Ce drapeau, plus qu’un symbole, est une promesse : celle d’un avenir dans lequel le Niger, le Mali et le Burkina Faso, unis par un destin commun, traceront leur propre voie.

 

L’Alliance des États du Sahel fait flotter son étendard

 AES, 3 mars 2025 — Ce matin, un vent de renouveau a balayé les capitales du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Dans une synchronie aussi précise qu’émouvante, Ouagadougou, Bamako et Niamey ont vu s’élever, au même instant, le nouveau drapeau confédéral de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ce n’est pas une simple étoffe hissée au mât, mais un symbole vibrant, un cri d’âme porté par trois nations unies dans une quête ardente de souveraineté et de destinée commune.

La levée synchronisée du drapeau de la confédération de l’Alliance des États du Sahel au Burkina Faso, Mali et Niger, un symbole d’unité
© La levée synchronisée du drapeau de la confédération de l’Alliance des États du Sahel au Burkina Faso, Mali et Niger, un symbole d’unité
Une chorégraphie symbolique sous le ciel du  sahel

À l’aube, alors que les premières lueurs caressaient les terres ocre du Sahel, les palais présidentiels de Koulouba à Bamako et Ouagadougou, ainsi que la capitale nigérienne, se sont parés de solennité. Sous les regards attentifs des dignitaires, des militaires et d’une foule silencieuse, mais vibrante d’émotion, le drapeau vert, orné en son cœur du logo de l’AES, s’est déployé avec une grâce presque mystique. La couleur émeraude, choisie pour incarner l’espoir, la renaissance et les richesses insondables de cette région, semblait danser sous les rayons du soleil levant, comme une promesse murmurée aux générations futures.

À Bamako, le général Assimi Goïta, président de la Transition et figure tutélaire de cette confédération naissante, a présidé la cérémonie avec une gravité empreinte de fierté. Ensuite, à Ouagadougou, le capitaine Ibrahim Traoré, dans une allocution ciselée, a évoqué « un horizon radieux où les chaînes du passé s’effritent ». À Niamey, le général Abdourahamane Tiani, arborant l’écusson de l’AES sur son uniforme, a donné à cette levée des couleurs une allure de défi lancé aux vents contraires de l’histoire.

La levée synchronisée du drapeau de la confédération de l’Alliance des États du Sahel au Burkina Faso, Mali et Niger, un symbole d’unité
© La levée synchronisée du drapeau de la confédération de l’Alliance des États du Sahel au Burkina Faso, Mali et Niger, un symbole d’unité
Sahel: un acte de foi dans une union forgée par l’adversité

L’Alliance des États du Sahel, née le 16 septembre 2023 dans le tumulte des coups d’État et des tensions avec la CEDEAO, ne cesse de tisser sa toile. Ce 3 mars, la synchronisation de cette levée des couleurs n’est pas un hasard : elle scelle une fraternité forgée dans les épreuves, un pacte indéfectible face aux tempêtes sécuritaires et aux pressions extérieures. Le drapeau, dévoilé pour la première fois le 22 février à Bamako, n’est que la partie émergée d’un projet plus vaste : une confédération qui ambitionne de redessiner les contours d’un Sahel maître de son destin.

Depuis leur retrait officiel de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest le 29 janvier 2025, ces trois nations ont multiplié les gestes forts. Passeport commun, fin des frais d’itinérance téléphonique, force militaire conjointe de 5 000 hommes : autant de jalons posés sur le chemin d’une intégration qui refuse les sentiers battus. « Ce drapeau n’est pas un ornement, c’est un flambeau », a déclaré un ministre malien, la voix chargée d’une conviction rare.

La levée synchronisée du drapeau de la confédération de l’Alliance des États du Sahel au Burkina Faso, Mali et Niger, un symbole d’unité
© La levée synchronisée du drapeau de la confédération de l’Alliance des États du Sahel au Burkina Faso, Mali et Niger, un symbole d’unité
Une résonance au-delà des frontières

Cet événement n’a pas manqué d’éveiller des échos. Dans les ruelles animées de Ouagadougou, des jeunes ont brandi des pancartes aux slogans audacieux : « L’AES, c’est nous ! » À Niamey, les drapeaux du Mali, du Burkina Faso et de la Russie, alliée de plus en plus visible, flottaient déjà sur les ronds-points, comme pour rappeler que ce trio sahélien ne marche plus au pas des anciennes tutelles. À Bamako, des anciens murmuraient des prières, voyant dans cette union une lueur dans la nuit des crises.

Pourtant, des voix dissonantes se font entendre. Certains observateurs doutent de la viabilité de cette confédération, pointant du doigt les défis économiques et la menace jihadiste qui continue de ronger le Liptako-Gourma. Mais ce lundi, ces murmures ont été étouffés par le souffle de l’histoire en marche.

Une chute qui élève les regards

Alors que le drapeau de la confédération flottait haut dans le ciel, un aigle solitaire a survolé Koulouba, comme attiré par cet instant suspendu. Hasard ou présage ? Peu importe. Car, au-delà des discours et des uniformes, ce qui s’est joué ce matin-là, c’est une aspiration plus vaste : celle d’un Sahel qui, loin des tumultes, ose enfin se rêver en grand. Et si ce drapeau n’était qu’un prélude, le premier vers d’un poème que ces peuples écrivent à l’encre de leur courage ? Sous ce ciel immense, l’AES ne fait pas que hisser une bannière ; elle plante les graines d’un demain dont les fruits, peut-être, surprendront le monde.

L’Afrique à l’heure de la Journée mondiale de l’audition

Ce 3 mars, une vague de conscience déferle sur le globe à l’occasion de la Journée mondiale de l’audition, orchestrée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Sous la bannière du thème « Changer les mentalités : autonomisez-vous pour rendre les soins de l’oreille et de l’audition accessibles à tous », cet événement invite à une révolution essentielle : celle de briser les chaînes de la surdité et de faire résonner le droit à entendre pour chacun. En Afrique, où les sons de la vie tissent les fils de cultures ancestrales, cette journée dévoile un défi majeur : offrir à des millions de personnes un accès équitable aux soins auditifs. Entre urgence et espoir, plongeons dans cette quête où chaque décibel compte.

La Journée mondiale de l’audition : un continent bercé de sons, entravé par le silence

L’Afrique vibre d’une symphonie unique : le chant des griots, le grondement des marchés, le souffle des savanes. Pourtant, sous cette trame sonore, un mal discret prospère. Plus de 60 millions d’Africains vivent avec une perte auditive invalidante, selon l’OMS, un chiffre qui menace de s’amplifier avec l’essor démographique et les assauts du bruit moderne. Mais là où le besoin hurle, les solutions peinent à répondre. Les spécialistes de l’audition (audiologistes et médecins ORL) sont une denrée rare, souvent cantonnés aux grandes villes, laissant les campagnes dans une solitude acoustique. Les aides auditives sont un rêve hors de portée pour des familles aux budgets déjà étouffés.

Ce silence imposé n’est pas qu’une statistique : il est un écho de disparités criantes. Dans un continent où l’oralité est reine, ne pas entendre, c’est risquer de s’effacer du récit collectif.

Les bourreaux invisibles de l’ouïe

D’où vient cette ombre qui vole les sons ? Les coupables sont nombreux et familiers. Les infections de l’oreille, laissées à l’abandon faute de soins accessibles, creusent des sillons de surdité. Dans des régions où l’eau claire est un luxe, ces maux banals deviennent des voleurs d’avenir. Le vacarme des mégalopoles africaines, avec leurs concerts de klaxons et leurs machines rugissantes, joue aussi sa partition destructrice. Et puis, il y a les maladies (méningite, paludisme) qui, mal domptées, laissent derrière elles des cicatrices auditives.

Les conséquences se propagent comme une onde sourde. Un enfant privé d’ouïe voit l’école lui fermer ses portes, tandis qu’un adulte se heurte à des murs d’exclusion, dans le travail comme dans les liens sociaux. La perte auditive n’est pas un simple handicap : elle est une fissure dans le tissu même des communautés.

Faire vibrer l’espoir : des solutions à portée d’oreille

Mais l’Afrique refuse de baisser le volume. Des initiatives ingénieuses commencent à percer le mur du silence. Les technologies mobiles, par exemple, tendent une perche aux oubliés : grâce à des applications ou à la télémédecine, un diagnostic peut désormais voyager là où les routes s’arrêtent. Des prothèses auditives à bas coût, parfois façonnées sur place, esquissent un futur où l’audition ne serait plus un privilège.

Au-delà des outils, c’est une vague de savoir qu’il faut libérer. Sensibiliser les populations aux dangers du bruit, aux vertus des dépistages précoces, aux signaux d’alerte : voilà une mélodie à enseigner dès l’enfance. Former des cohortes de professionnels de l’audition, c’est aussi poser les fondations d’un système qui ne laisse personne sur le bord du chemin.

La Journée mondiale de l’audition  : un défi à chanter haut et fort

En ce 3 mars, la Journée mondiale de l’audition nous tend un micro. À nous de le saisir. Protégeons nos oreilles des agressions sonores, offrons-nous le soin d’un bilan auditif, soutenons les projets qui font tomber les barrières. Aux décideurs, un refrain clair : investir dans la santé auditive, c’est semer pour l’éducation, l’emploi, la dignité. La Journée Mondiale Audition ne doit pas être un slogan éphémère, mais un cri de ralliement.

Un horizon dans lequel chaque voix trouve son écho

Sur une terre sur laquelle les murmures des anciens portent la mémoire des peuples, le silence de la surdité est une note discordante qu’il nous faut corriger. Changer les mentalités, c’est oser regarder ce mal en face, lui ôter son voile de honte et tendre la main à ceux qu’il isole. En Afrique, chaque son sauvé est une victoire, chaque oreille rendue au monde une promesse d’unité. Que ce 3 mars soit le premier battement d’une nouvelle cadence : celle d’un continent qui, enfin, s’entend pour mieux s’élever.

 

Agadez : une embuscade meurtrière revendiquée par le JNIM fauche 11 soldats nigériens

Vendredi dernier, une patrouille du Bataillon Spécial d’Intervention (BSI) de la Zone de Défense 2, basée à Agadez, a été cruellement prise au piège dans une embuscade tendue par des assaillants armés. L’attaque, survenue à Ekadey Malane, un lieu reculé près de la position militaire d’Inanbagarett, non loin de la frontière algérienne, a laissé un bilan tragique : 11 soldats nigériens ont perdu la vie, tandis que deux autres ont été grièvement atteints. Le groupe jihadiste JNIM, affilié à Al-Qaïda, a promptement revendiqué cette offensive, affirmant avoir terrassé 15 soldats, capturé plusieurs otages et s’être emparé d’un arsenal impressionnant d’armes et de munitions.

Un assaut fulgurant dans un désert hostile

L’incident s’est déroulé dans l’immense étendue aride d’Ekadey Malane, une zone isolée à l’extrême nord-ouest du Niger, rarement théâtre d’opérations d’une telle ampleur. Des combattants déterminés ont subitement assailli les soldats engagés dans une mission de surveillance routinière. Malgré une résistance acharnée, la patrouille n’a pu repousser l’assaut, succombant sous le poids d’une violence implacable. Ce samedi, les corps des héros tombés ont été portés en terre au cimetière musulman d’Agadez, dans une cérémonie empreinte de douleur et de recueillement.

Le JNIM affiche sa puissance.

Dans un communiqué audacieux, le JNIM a proclamé sa victoire, avançant un bilan de 15 soldats éliminés et la prise de plusieurs otages. Des images diffusées par le groupe montrent un butin de guerre conséquent, composé d’armes et de munitions arrachées aux forces nigériennes. Si les autorités officielles confirment la mort de 11 militaires, les allégations du JNIM, notamment sur le nombre de victimes et les otages, restent à confirmer dans un contexte où la vérité se perd souvent dans les sables mouvants de la guerre.

Une région sous la menace constante 

Le Sahel, et le Niger en particulier, ploie sous le joug d’une insurrection islamiste qui sévit depuis plus d’une décennie. Le JNIM, aux côtés d’autres factions comme l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), prospère dans ces espaces vastes et mal contrôlés, transformant le désert en terrain de prédilection pour des attaques éclair. Longtemps fer de lance des efforts antiterroristes régionaux, le Niger a bénéficié du soutien de partenaires internationaux, mais le récent retrait des forces occidentales, notamment françaises et américaines, semble fragiliser cet édifice sécuritaire.

Une embuscade meurtrière près de la frontière algérienne fait 11 morts parmi les soldats nigériens, dans un assaut revendiqué par le JNIM,
© Une embuscade meurtrière près de la frontière algérienne fait 11 morts parmi les soldats nigériens, dans un assaut revendiqué par le JNIM,
JNIM : Un coup porté à la stabilité régionale

Cette embuscade, par son audace et ses conséquences, révèle la persistance d’une menace jihadiste qui ne faiblit pas. La saisie d’armements par le JNIM pourrait galvaniser ses combattants et amplifier leurs capacités destructrices. En parallèle, le Niger, uni à ses voisins Mali et Burkina Faso dans une alliance militaire conjointe, fait face à un défi colossal alors que le départ des alliés étrangers risque de laisser des brèches béantes, exploitables par ces groupes insaisissables.

Une chute dans l’ombre du courage

L’attaque d’Ekadey Malane résonne comme un cri strident dans le silence du désert, un rappel brutal que la paix demeure un mirage dans cette région tourmentée. Tandis que les familles pleurent leurs fils fauchés et que la nation honore ses défenseurs, une question lancinante flotte dans l’air brûlant : combien de tombes faudra-t-il encore creuser avant que l’aube ne dissipe les ténèbres de l’extrémisme ? Face à ce fléau, le Niger appelle à une réponse unie, un sursaut qui transcende les frontières et les stratégies usées, pour que le sacrifice de ces 11 soldats ne soit pas un écho perdu dans l’immensité du Sahel, mais le ferment d’un renouveau salvateur.