décembre 2025 - Page 4 sur 7 - Journal du Niger

L’Université (UAM) de Niamey lance son 10ème Séminaire Doctoral

Niamey, 17 décembre 2025 – L’Université Abdou Moumouni (UAM) de Niamey a ouvert ce mercredi la dixième édition de son séminaire doctoral, un rendez-vous devenu incontournable dans le paysage académique nigérien. Placée sous le thème « La recherche scientifique pour une souveraineté nationale », cette édition a été lancée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saidou, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux prévus jusqu’au 19 décembre.

UAM : Un espace de réflexion scientifique à dimension régionale

 

Le séminaire réunit doctorants, enseignants-chercheurs et experts autour d’un objectif central : évaluer l’avancement des thèses, encourager les échanges interdisciplinaires et stimuler la cocréation de connaissances.
Le recteur de l’UAM, le professeur Moussa Baragé, a rappelé que l’événement dépasse largement le cadre académique traditionnel. « Ce séminaire est un véritable laboratoire d’idées et un espace de réflexion collective », a-t-il souligné, saluant la participation de chercheurs venus du Niger, mais aussi du Mali, du Burkina Faso et de Madagascar, preuve de l’ancrage régional de l’initiative.

Quatre axes pour structurer la recherche

 

Durant ces trois jours, les communications s’articuleront autour de quatre axes thématiques prioritaires, pensés pour répondre aux réalités du continent. Le premier axe porte sur l’agriculture durable, la sécurité alimentaire et la nutrition ; le deuxième sur la santé humaine et animale ; le troisième se concentre sur l’environnement, les ressources naturelles, les énergies renouvelables et le changement climatique ; enfin, le quatrième volet traite de la gouvernance, de la société et de l’éducation.

Des auditoires spécialisés examineront chaque présentation, offrant ainsi aux doctorants l’occasion d’affiner leurs méthodologies et de renforcer la qualité scientifique de leurs travaux

Par ailleurs, le coordonnateur des écoles doctorales, le professeur Bakasso Yacouba, et le président du comité scientifique, le professeur Soumana Boubacar, ont mis en avant la synergie entre les différents acteurs de l’UAM, qui a permis une organisation fluide et rigoureuse de cette dixième édition.

Le ministre Mamadou Saidou ouvre le forum doctoral à l'UAM : la recherche scientifique devient un levier stratégique pour la souveraineté du Niger et de l'AES.
© Le ministre Mamadou Saidou ouvre le forum doctoral à l'UAM : la recherche scientifique devient un levier stratégique pour la souveraineté du Niger et de l'AES.

Une vision alignée sur les priorités nationales

 

Dans son discours d’ouverture, le ministre Mamadou Saidou a inscrit le thème du séminaire dans la vision portée par le chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, et mise en œuvre par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine.
Il a aussi réaffirmé l’engagement des autorités à relever les défis de l’enseignement supérieur et de la recherche, en étroite collaboration avec les acteurs du secteur.

« La science, la technologie et l’innovation sont les leviers essentiels d’une croissance durable et le remède le plus efficace contre la pauvreté », a-t-il insisté, soulignant leur rôle stratégique dans la quête de souveraineté nationale.

 

UAM : la recherche comme pilier du développement

 

En définitive, cette dixième édition du séminaire doctoral illustre l’ambition de l’UAM de faire de la recherche un moteur de développement autonome pour le Niger. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et économiques, l’événement renforce les liens académiques transfrontaliers et prépare une nouvelle génération de chercheurs capables d’apporter des solutions adaptées aux réalités locales. Les conclusions attendues pourraient nourrir les futures orientations nationales en matière d’innovation, de formation avancée et de gouvernance scientifique.

Les 5 moments les plus mémorables de l’histoire de la CAN

La 35ᵉ Coupe d’Afrique des nations débute au Maroc le 21 décembre. 1xBet, site de paris sportifs international et partenaire officiel de la CAF, revient sur les moments les plus marquants de l’histoire de la plus prestigieuse compétition de football du continent.

La première Coupe d’Afrique des nations et le triomphe de l’Égypte

Le tournoi s’est tenu pour la première fois à Khartoum, capitale du Soudan, en 1957. Seules trois équipes y participaient alors : l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie. L’Afrique du Sud figurait initialement parmi les participants, mais a dû abandonner suite à sa disqualification. Ce tournoi, bien que modeste, a posé les fondements de la culture footballistique africaine et a joué un rôle déterminant dans la construction de l’identité du continent.

L’Égypte, qui disposait déjà d’un système de jeu performant, a remporté l’or avec brio. En demi-finale, les « Pharaons » ont battu le Soudan 2-1, et en finale, ils ont humilié l’Éthiopie 4-0 avec un quadruplé signé Ad-Diba.

Le titre historique de l’Afrique du Sud

Le pays a fait son retour sur la scène internationale du football en 1992 et, quatre ans plus tard seulement, a accueilli la Coupe d’Afrique des nations. Les Bafana Bafana ont soulevé la coupe, qui est devenue un symbole de renaissance nationale. En finale, les hôtes ont dominé la Tunisie 2-0 devant 80 000 spectateurs. Ce titre a confirmé le statut de l’Afrique du Sud comme nouvelle puissance du continent.

Il est à noter que la Coupe d’Afrique des nations 1996 est également entrée dans l’histoire en passant à 16 équipes. Cependant, 15 équipes ont effectivement participé au tournoi, le Nigeria s’étant retiré à la dernière minute.

Zambie, 2012 : une victoire née de la tragédie

La 28ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations, au Gabon et en Guinée équatoriale, a offert un véritable conte de fées footballistique. La Zambie ne figurait pas parmi les favoris, mais elle a réalisé un parcours impeccable et est devenue championne pour la première fois, en battant une Côte d’Ivoire constellée de vedettes au terme d’une longue séance de tirs au but en finale.

La tragédie de 1993 confère une dimension symbolique à ce succès. Ce jour-là, l’avion transportant la sélection zambienne s’écrase au large des côtes gabonaises, emportant avec lui 18 joueurs. Les hommes d’Hervé Renard se sont battus non seulement pour la gloire sportive, mais aussi pour la mémoire de ceux qui resteront à jamais gravés dans l’histoire du football ivoirien.

Deux chocs décisifs entre la Côte d’Ivoire et le Ghana (1992 et 2015)

Le football a cette capacité à entretenir la tension pendant des décennies. En 1992, la Côte d’Ivoire et le Ghana s’affrontaient en finale de la CAN, un match entré dans les annales comme l’un des plus dramatiques. Le temps réglementaire n’ayant pas déterminé de vainqueur, il a fallu 22 tirs au but pour départager les troupes. Les Ivoiriens se sont révélés plus forts et ont remporté la CAN pour la première fois de leur histoire.

En 2015, le scénario s’est répété : les deux équipes n’ont pas réussi à trouver le chemin des filets, et le sort du titre s’est joué aux tirs au but. Les « Éléphants » ont débuté par deux frappes ratées, suivies par une série de sans-faute. Après le but décisif de leur gardien, Boubacar Barry, les joueurs ivoiriens ont couru vers leurs supporters, tandis que les Ghanéens se sont écroulés au sol, en plein désespoir.

Le Sénégal brise le signe indien 

Pendant de nombreuses années, le Sénégal a été considéré comme l’une des meilleures équipes africaines, sans jamais accrocher de trophée. Il a fallu attendre 2021 pour que les « Lions de la Téranga » empochent enfin le titre tant attendu : en finale, l’équipe d’Aliou Cissé est venue à bout de l’Égypte aux tirs au but.

Sadio Mané aurait offert la victoire à ses consorts dans le temps réglementaire, s’il n’avait pas loupé son penalty. Le capitaine sénégalais a alors pris les choses en main et a transformé le penalty lors de la séance de tirs au but. Après le coup de sifflet final, les Sénégalais ont déferlé dans les rues pour célébrer un triomphe qu’ils attendaient depuis plus de 50 ans.

La CAN 2025 réunira les stars du football mondial, promettant des matchs époustouflants, des rebondissements inattendus et un véritable spectacle footballistique. Suivez le tournoi et pariez avec les meilleures cotes sur 1xBet, le meilleur site de paris sportifs international !

Sécurité intérieure : Le Niger s’équipe en mode autonome

Niamey, 17 décembre 2025 – Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a organisé, mardi 16 décembre, une cérémonie officielle pour remettre un lot substantiel de matériels aux unités de la Garde nationale et de la Police nationale. Entièrement financée par le budget de l’État, cette acquisition vise à augmenter les moyens opérationnels des forces chargées de la sécurité intérieure.

Sécurité intérieure : un équipement ciblé pour une meilleure efficacité

 

Le paquet  comprend une grande quantité de pneumatiques adaptés à différents types de véhicules, des pistolets automatiques complets avec leurs accessoires, ainsi que divers outils et équipements essentiels pour les missions quotidiennes. Ces ressources permettent ainsi une meilleure mobilité et une efficacité accrue dans la protection des citoyens et de leurs biens, surtout dans un contexte où les défis sécuritaires restent prégnants au Niger.
Amélioration de la mobilité et de l'efficacité au Niger : le ministère de l'Intérieur dote les forces de sécurité intérieure de nouveaux véhicules et armements.
© Amélioration de la mobilité et de l'efficacité au Niger : le ministère de l'Intérieur dote les forces de sécurité intérieure de nouveaux véhicules et armements.

Reconnaissance et engagement des bénéficiaires

 

Au nom des bénéficiaires, le directeur général des ressources des deux institutions a exprimé une profonde reconnaissance envers le chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, et le Premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine, également ministre de l’Économie et des Finances. Ils ont salué l’attention soutenue portée au renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité, une priorité affirmée depuis la prise de pouvoir par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie.

Amélioration de la mobilité et de l'efficacité au Niger : le ministère de l'Intérieur dote les forces de sécurité intérieure de nouveaux véhicules et armements.
© Amélioration de la mobilité et de l'efficacité au Niger : le ministère de l'Intérieur dote les forces de sécurité intérieure de nouveaux véhicules et armements.

Le choix de l’autonomie et de la souveraineté

Cette nouvelle dotation s’inscrit d’ailleurs dans une série d’initiatives visant à doter les unités d’équipements modernes et adaptés, financées sans recours à l’aide extérieure. En effet, elle illustre la volonté des autorités de consolider la souveraineté en matière de sécurité, en équipant les forces pour une réponse plus robuste aux menaces intérieures et régionales.

En conclusion, dans une période où le Niger réaffirme son indépendance stratégique, ces investissements dans les moyens matériels des forces de l’ordre renforcent la confiance des populations. Les responsables de la Garde et de la Police nationale ont dès lors assuré que ces nouveaux outils seront déployés efficacement sur le terrain pour remplir leurs missions avec plus d’efficacité.

Faso : Traoré lance les travaux de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso

Ouagadougou, 16 décembre 2025 – Le capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition burkinabè, a marqué les esprits ce mardi en lançant personnellement les travaux de la future autoroute reliant la capitale à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays. Accompagné de plusieurs ministres, il s’est rendu à Yimdi, à la sortie ouest de Ouagadougou, pour actionner lui-même un bulldozer et donner le premier coup de pelle symbolique.

L’autoroute Ouagadougou-Bobo : une infrastructure moderne aux dimensions ambitieuses

Ce projet d’envergure prévoit une infrastructure de près de 332 kilomètres, avec une emprise de 100 mètres et deux chaussées séparées de quatre voies chacune. Concrètement, le tracé partira du contournement ouest de Ouagadougou, frôlera le sud de Koudougou et le nord de Boromo, pour atteindre finalement le sud de Bobo-Dioulasso.

En plus de la chaussée, le projet intègre des ouvrages d’art pour franchiser les reliefs et cours d’eau, des zones de repos, ainsi que des passages sécurisés dédiés aux piétons et au bétail.

 

Le pari de l’autofinancement et de la souveraineté

Il est important de souligner que l’État finance entièrement ce chantier grâce à ses ressources propres, dans le cadre de l’initiative présidentielle « Faso Mêbo ». Les autorités démontrent ainsi leur ferme détermination à développer les infrastructures routières sans recourir à l’endettement extérieur. D’ailleurs, elles ont déjà mobilisé plusieurs engins lourds sur le site, ce qui symbolise le démarrage immédiat et effectif des opérations.

Le président Ibrahim Traoré a lancé les travaux de l'autoroute Ouagadougou-Bobo (332 km). Un projet stratégique financé par les ressources propres du Burkina Faso pour booster l'économie nationale.
© Le président Ibrahim Traoré a lancé les travaux de l'autoroute Ouagadougou-Bobo (332 km). Un projet stratégique financé par les ressources propres du Burkina Faso pour booster l'économie nationale.

L’autoroute Ouagadougou-Bobo : un levier stratégique pour l’économie nationale

Cette autoroute, attendue depuis longtemps, promet de fluidifier les échanges économiques entre les deux pôles majeurs du pays. Non seulement elle permettra de réduire les temps de trajet, mais elle contribuera également à améliorer la sécurité routière sur cet axe vital. De manière plus large, elle s’inscrit dans une série d’initiatives visant à accélérer le développement endogène et à connecter plus efficacement les régions du Burkina Faso.

En conclusion, ce lancement marque une étape concrète vers la modernisation des transports, dans un contexte de reconquête de la souveraineté économique. Les travaux, désormais en marche, sont suivis avec une grande attention de la part des populations locales.

 

Tahoua se prépare fièrement pour le Sabre National Kokowa 2025

Tahoua, 16 décembre 2025 – À quelques jours du coup d’envoi du championnat national de lutte traditionnelle, prévu du 19 au 28 décembre, la région de Tahoua accélère les préparatifs. Ce mardi, le gouverneur, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, a mené une série d’inspections approfondies sur les lieux d’hébergement prévus pour les délégations des huit régions du Niger et les invités de marque.

 

Sabre National : une revue de détail des infrastructures d’accueil

 

Accompagné des responsables du comité régional d’organisation, le gouverneur a passé en revue une quinzaine de sites stratégiques. Parmi ceux-ci, au compte des centres de santé (CSP), des lycées, des villas privées ainsi que le siège régional de la fédération de football. Plus précisément, la délégation s’est rendue au CSP Koulmané, au lycée Agabba, à l’hôtel Amitié ou encore aux villas de l’université.

L’objectif principal de cette tournée était de vérifier personnellement les normes d’hygiène et de salubrité. Dortoirs, sanitaires, espaces communs – rien n’a échappé à l’examen minutieux des autorités, qui ont insisté sur la propreté pour garantir un séjour agréable aux participants.

À Tahoua, le gouverneur inspecte les sites d'hébergement et l'abattoir régional pour le Sabre National 2025. Hygiène, confort et hospitalité sont au rendez-vous pour accueillir les délégations du Niger dès le 19 décembre.
© À Tahoua, le gouverneur inspecte les sites d'hébergement et l'abattoir régional pour le Sabre National 2025. Hygiène, confort et hospitalité sont au rendez-vous pour accueillir les délégations du Niger dès le 19 décembre.

Un satisfecit général pour la « Cité de l’Ader »

 

À l’issue de ces contrôles, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa s’est déclaré pleinement satisfait. En effet, dans une déclaration à la presse, il a affirmé que tous les sites répondent aux exigences nécessaires. « Nous avons constaté avec joie que les conditions sont optimales partout », a-t-il confié, avant de lancer un message de bienvenue chaleureux : « La Cité de l’Ader vous attend les bras ouverts. »

Par ailleurs, cette inspection fait suite à une visite effectuée la veille à l’abattoir frigorifique régional. Le gouverneur a évalué les normes sanitaires de la viande destinée aux repas. À cette occasion, il a pu admirer les veaux généreusement offerts par les chefs coutumiers, un geste symbolisant l’engagement profond de la région pour cette fête sportive.

 

Le retour d’une institution nationale

 

Le Sabre national Kokowa, véritable institution au Niger, rassemble chaque année des milliers de spectateurs autour de combats spectaculaires et de rituels ancestraux. Alors que l’événement a sillonné d’autres régions ces dernières années, son retour à Tahoua promet une édition mémorable.

En somme, ces préparatifs méticuleux illustrent la mobilisation totale des autorités locales. Grâce à cette organisation rigoureuse, tant sur le plan logistique que sanitaire, les délégations peuvent s’attendre à un séjour de qualité dans une ville impatiente de vibrer au rythme des arènes.

Niamey : L’Armée de l’Air nigérienne inaugure son École de Techniciens

Niamey, 16 décembre 2025 – L’Armée de l’Air nigérienne franchit une étape décisive dans son développement avec l’ouverture officielle de l’École des Techniciens de l’Armée de l’Air (ETAA). Ce mardi, la cérémonie solennelle marquant l’entrée en formation de la toute première promotion s’est déroulée sous le haut patronage du ministre de la Défense nationale, le général d’armée.

L'Armée de l'Air nigérienne inaugure l'École des Techniciens de l'Armée de l'Air (ETAA) à Niamey. Une étape clé pour la souveraineté et l'autonomie technique du Niger.
© L'Armée de l'Air nigérienne inaugure l'École des Techniciens de l'Armée de l'Air (ETAA) à Niamey. Une étape clé pour la souveraineté et l'autonomie technique du Niger.

Un enjeu de souveraineté : former pour l’autonomie technique

Cette nouvelle institution vise à former des spécialistes hautement qualifiés capables d’assurer la maintenance, la réparation et l’exploitation des équipements aériens. En effet, dans un contexte où le Niger affirme sa souveraineté en matière de défense, l’ETAA répond à un besoin crucial : il s’agit de réduire la dépendance extérieure pour les compétences techniques et, par conséquent, de renforcer les capacités opérationnelles de l’aviation militaire.

 

L »École des Techniciens de l’Armée de l’Air : symbole de progrès et d’engagement collectif

 

Au cours de la cérémonie, le commandant en second, Soumana Adamou Abdelaziz, a pris la parole pour saluer les efforts collectifs qui ont permis la concrétisation de ce projet. À cet égard, il a exprimé des remerciements chaleureux aux autorités supérieures, aux instructeurs et à l’ensemble du personnel impliqué.

Ainsi, il a présenté cette école comme un symbole fort de progrès national, allant au-delà d’une simple structure de formation : car elle porte l’espoir d’une défense aérienne plus robuste et autonome, au service de la sécurité du pays et de la région.

L'Armée de l'Air nigérienne inaugure l'École des Techniciens de l'Armée de l'Air (ETAA) à Niamey. Une étape clé pour la souveraineté et l'autonomie technique du Niger.
© L'Armée de l'Air nigérienne inaugure l'École des Techniciens de l'Armée de l'Air (ETAA) à Niamey. Une étape clé pour la souveraineté et l'autonomie technique du Niger.

Le pilier d’une Armée de l’Air résiliente

 

L’ETAA incarne donc la vision des plus hautes instances militaires : doter l’Armée de l’Air de professionnels imprégnés de discipline rigoureuse, de sens du devoir et de maîtrise technique. Cette première promotion ouvre la voie à une génération de techniciens qui contribueront directement à la résilience et à l’efficacité des forces aériennes nigériennes.

En conclusion, dans une période marquée par des défis sécuritaires régionaux, cette initiative renforce l’engagement du Niger à bâtir une défense souveraine et performante. De ce fait, l’école promet de devenir un pilier essentiel pour l’avenir de l’aviation militaire nationale, favorisant l’innovation et l’autosuffisance en matière de maintenance aéronautique.

Niger : lancement de la Première Foire Commerciale de l’AES

Niamey, 16 décembre 2025 –Le Palais du 29 Juillet a vibré ce mardi au rythme d’un événement historique pour la Confédération des États du Sahel (AES). Le ministre nigérien du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a donné le coup d’envoi à la première édition de la Foire commerciale de l’AES, en marge de la troisième réunion ministérielle dédiée au commerce, à l’industrie et au secteur privé.

 

Le « Consommer Local » au cœur de la stratégie

 

Placée sous le thème « Produire, transformer et consommer local pour une souveraineté économique dans l’espace AES », cette manifestation ambitionne de promouvoir une économie endogène. À cet effet, elle a mis l’accent sur le soutien aux producteurs agricoles, artisans, petites entreprises et industries émergentes. L’objectif est double : favoriser la création de valeur ajoutée pour diminuer la dépendance aux importations et ouvrir des perspectives d’emploi concrètes pour la jeunesse sahélienne.

 

Foire commerciale AES : une vision politique pour une croissance intégrée

 

Dans son discours inaugural, Abdoulaye Seydou a souligné que ce thème incarne la vision des chefs d’État de l’AES : un Sahel qui mise sur ses propres ressources pour un développement maîtrisé. Par ailleurs, il a rappelé que la Confédération répond à une aspiration commune à reprendre le contrôle du destin économique, en intégrant sécurité, diplomatie et croissance inclusive.

En s’appuyant sur cette dynamique, le ministre a mis en avant les atouts majeurs de l’espace AES — vaste potentiel agricole, ressources minières et main-d’œuvre dynamique. Dès lors, il a présenté cette foire comme un acte symbolique et concret pour édifier un bloc économique intégré, capable de valoriser pleinement le génie local.

 

Un appel à l’action pour le secteur privé

 

Toutefois, cette ambition ne peut se réaliser sans l’implication des acteurs économiques. C’est pourquoi Abdoulaye Seydou a lancé un appel dynamique au secteur privé pour qu’il s’engage massivement dans la production et la transformation locale, qualifiant cela de contribution essentielle à la résilience nationale. En contrepartie, il a assuré que l’État agira comme facilitateur en offrant un environnement stable et attractif pour les investissements.

Cette volonté d’ailleurs partagée par ses homologues burkinabè et malien. Serge Gnaniodem Poda (Burkina Faso) a apprécié une plateforme célébrant les savoir-faire endogènes, tandis que Moussa Alassane Diallo (Mali) a insisté sur la nécessité de projeter le potentiel économique de l’AES sur la scène internationale.

 

Vers un marché régional élargi et prospère

 

Sur le plan institutionnel, le gouverneur de Niamey et le président de la Chambre de Commerce du Niger ont réitéré leur soutien à la création de partenariats public-privé innovants. Enfin, il est à noter que l’événement dépasse les frontières de la Confédération.

En effet, au-delà des trois pays membres, cette foire accueille cinq invités de marque : le Maroc, le Ghana, le Sénégal, le Togo et le Tchad. Prévue jusqu’au 20 décembre, cette exposition diversifiée marque un tournant décisif vers une intégration économique souveraine et solidaire au Sahel.

 

Foire commerciale AES : le Sahel prend son envol économique

 

En définitive, cette première Foire commerciale de l’AES ne se résume pas à une simple exposition de produits ; elle marque l’acte de naissance d’un front économique uni. En mettant en œuvre la transformation locale et la solidarité régionale, le Burkina Faso, le Mali et le Niger présentent les jalons d’une croissance qui ne dépend plus de l’extérieur, mais de la force de leur propre terroir. Le rendez-vous de Niamey prouve que, derrière la coopération militaire et diplomatique, c’est une véritable révolution industrielle et commerciale qui est désormais en marche pour le bien des populations sahéliennes.

Niger : Le CCR ouvre sa 2e session à Niamey

Niamey, 16 décembre 2025 – L’hémicycle de l’Assemblée nationale a accueilli ce mardi matin l’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire du Conseil consultatif de la Refondation (CCR) pour l’année 2025. Cette instance, pilier de la transition politique actuelle, oriente les choix stratégiques du pays.

 2ᵉ session ordinaire : un dialogue entre État et collectivités

 

Le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, président du CCR, a présidé la cérémonie en présence du colonel Boubacar Soumana Garanké. En sa qualité d’administrateur délégué de la ville de Niamey et de président de l’Association des municipalités du Niger (AMN), ce dernier incarne également le lien entre les autorités locales et les réflexions nationales sur la refondation de l’État.

D’ici le 30 décembre, cette session poursuivra la dynamique de consolidation institutionnelle initiée dès la création du CCR. Par ailleurs, les membres engageront des débats approfondis sur une gouvernance renouvelée, axés sur la souveraineté, le développement durable et le renforcement des structures étatiques.

Ouverture à Niamey de la 2e session du CCR. Du 16 au 30 décembre, les membres débattent de la souveraineté et de la refondation de l'État sous l'égide du Dr Djingarey et des autorités municipales.
© Ouverture à Niamey de la 2e session du CCR. Du 16 au 30 décembre, les membres débattent de la souveraineté et de la refondation de l'État sous l'égide du Dr Djingarey et des autorités municipales.

Les enjeux : souveraineté et cohésion

 

Dans un contexte où le Niger affirme son indépendance au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), cette session enrichit le processus de refondation par des contributions diversifiées. En plus, les échanges portent sur des thématiques cruciales : la décentralisation, la sécurité, l’économie et la cohésion nationale.

La présence du colonel Garanké souligne l’importance de l’ancrage territorial de ces réformes. Elle témoigne aussi de la volonté d’associer tous les niveaux de gouvernance pour bâtir un Niger plus résilient et uni.

À l’issue de ces deux semaines de travaux, les participants formuleront des recommandations concrètes pour influencer les prochaines étapes de la transition et les politiques publiques. Cette session renforce ainsi le cadre de concertation nationale. Elle accompagne, de manière décisive, les aspirations du peuple nigérien vers un avenir souverain et prospère.

Drame à Diffa : le Grand Marché dévoré par les flammes

Diffa, 16 décembre 2025 – La ville de Diffa, chef-lieu de la région éponyme dans l’extrême est du Niger, a été réveillée en pleine nuit par un sinistre d’une intensité rare. Dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre, vers minuit, un incendie majeur s’est déclaré au cœur du Grand Marché central, véritable poumon économique de la localité.

Un incendie dévastateur a ravagé le Grand Marché de Diffa cette nuit. Malgré l'absence de victimes, les pertes matérielles sont colossales. Un drame qui relance le débat sur la sécurité des infrastructures commerciales au Niger.
© Un incendie dévastateur a ravagé le Grand Marché de Diffa cette nuit. Malgré l'absence de victimes, les pertes matérielles sont colossales. Un drame qui relance le débat sur la sécurité des infrastructures commerciales au Niger.

 Grand Marché de Diffa : un embrasement fulgurant

 

Propagé rapidement par les vents forts de l’Harmattan, caractéristiques de la saison sèche au Sahel, le feu a pris une ampleur considérable. En peu de temps, les flammes ont dévoré une large section de l’aile est du marché. en effet, le feu a réduit en cendres des dizaines de boutiques, entraînant des pertes matérielles dramatiques pour les commerçants locaux.

Malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, soutenus par les forces de défense et de sécurité (FDS) et une forte mobilisation citoyenne, les secours n’ont maîtrisé les flammes qu’après plusieurs heures d’efforts acharnés. Si aucun bilan humain n’est à déplorer, les dégâts matériels sont, eux, immenses.

Un triste air de déjà-vu

 

Les causes de l’incendie restent pour l’instant inconnues. Une enquête est en cours pour déterminer si un court-circuit, une négligence ou un autre facteur est à l’origine du drame. Les autorités locales, en coordination avec les propriétaires des commerces touchés, sont déjà sur le terrain pour procéder à une évaluation précise des pertes et envisager des mesures d’urgence.

Cependant, ce nouveau coup dur n’est pas sans rappeler un épisode similaire survenu en novembre 2023, où un incendie avait déjà touché le même marché, détruisant une vingtaine de boutiques, principalement dans le secteur des vendeurs de téléphones portables. À l’époque, les flammes avaient été maîtrisées plus rapidement, mais les commerçants avaient dénoncé les difficultés d’accès pour les secours, un problème qui semble persister.

 

L’urgence d’une meilleure prévention

Dans une région déjà éprouvée par les défis sécuritaires du bassin du lac Tchad, cet incendie vient alourdir le fardeau des populations. Le Grand Marché de Diffa, véritable artère commerciale reliant le Niger aux pays voisins, joue un rôle crucial dans l’approvisionnement en biens de première nécessité et dans les échanges transfrontaliers. C’est pourquoi des voix s’élèvent déjà pour exiger des réformes concrètes :

  • Installation de points d’eau et de bouches d’incendie dédiées ;
  • Élargissement des voies d’accès pour les véhicules d’intervention ;
  • Sensibilisation aux risques électriques et aux matériaux inflammables.

Alors que les autorités procèdent à l’évaluation des pertes, la solidarité communautaire s’organise déjà pour soutenir les sinistrés. Mais au-delà de l’aide d’urgence, c’est une véritable fonte de la sécurité des marchés sahéliens qui s’impose. Car sans infrastructures résilientes, c’est toute la survie économique de ces zones frontalières qui reste à la merci d’une simple étincelle.

Niamey accueille la troisième réunion ministérielle de l’AES

Niamey, 16 décembre 2025 – La capitale nigérienne a été le théâtre, lundi, d’un événement majeur pour l’intégration régionale sahélienne : l’ouverture de la troisième réunion des ministres chargés du Commerce, de l’Industrie et du secteur privé de la Confédération des États du Sahel (AES). Sous la présidence du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, cette rencontre réunit le Burkina Faso, le Mali et le Niger pour dessiner l’avenir économique de l’espace confédéral.

À Niamey, l'AES lance sa 3e réunion ministérielle et sa 1ère foire commerciale. Objectif : booster le « Made in AES » et consolider la souveraineté économique du Burkina, du Mali et du Niger.
© À Niamey, l'AES lance sa 3e réunion ministérielle et sa 1ère foire commerciale. Objectif : booster le « Made in AES » et consolider la souveraineté économique du Burkina, du Mali et du Niger.

De la stratégie à l’action : les chantiers de 2026 de l’AES

 

Cette troisième session, qui fait suite aux sommets de Bamako et Ouagadougou, vise à définir un programme d’actions prioritaires pour 2026. À cet effet, les travaux d’experts menés en amont ont balisé le terrain sur des sujets cruciaux : l’harmonisation des politiques industrielles, le développement de chaînes de valeur complémentaires et la lutte contre la fraude.

Dans son discours inaugural, le Premier ministre Zeine a plaidé pour un véritable changement de mentalités. En effet, selon lui, la résilience de l’AES repose sur le slogan « Consommons Made in AES ». Cet appel a trouvé un écho favorable auprès des ministres Moussa Alassane Diallo (Mali) et Serge Gnaniodem Poda (Burkina Faso), qui voient aussi  dans cette dynamique le moteur d’une souveraineté retrouvée.

À Niamey, l'AES lance sa 3e réunion ministérielle et sa 1ère foire commerciale. Objectif : booster le « Made in AES » et consolider la souveraineté économique du Burkina, du Mali et du Niger.
© À Niamey, l'AES lance sa 3e réunion ministérielle et sa 1ère foire commerciale. Objectif : booster le « Made in AES » et consolider la souveraineté économique du Burkina, du Mali et du Niger.

Un arsenal financier et commercial pour la souveraineté

 

Cette réunion s’inscrit dans un contexte de consolidation globale. D’une part, elle intervient peu après le lancement à Bamako de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), bras financier de l’alliance. D’autre part, elle coïncide avec la toute première Foire commerciale de l’AES, prévue du 16 au 20 décembre au Palais du 29 Juillet.

Placée sous le thème de la production et de la transformation locale, cette foire accueillera plus de 500 stands. Ainsi, Niamey ne se contente pas de discuter de politiques ; elle offre une vitrine concrète aux potentiels industriels, agricoles et artisanaux des trois pays.

En articulant diplomatie ministérielle, outils financiers souverains et promotion commerciale directe, l’AES franchit une étape décisive. Il ne s’agit plus seulement de sécuriser des frontières, mais de bâtir un marché intérieur capable de nourrir et d’enrichir plus de 80 millions de citoyens. Si le défi de la mise en œuvre reste immense, la volonté affichée à Niamey suggère que le Sahel réécrit les règles de sa propre intégration, loin des schémas hérités du passé.