La région d’Agadez a officiellement ouvert l’année scolaire 2026-2027, ce jeudi 1ᵉʳ octobre. Le gouverneur, le général de division Ibra Boulama Issa, a marqué cette rentrée par une tournée dans plusieurs établissements de la capitale régionale.
Accompagné de responsables civils et militaires, ainsi que de cadres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement technique et professionnel, il a visité le CSP Akomi, le Groupe École Mixte et le Lycée professionnel d’hôtellerie et du tourisme. Le calendrier national fixait la reprise des cours au 1ᵉʳ octobre sur l’ensemble du territoire nigérien. Près de quatre millions d’élèves et environ 94 800 enseignants ont ainsi retrouvé les salles de classe dans le pays.
Agadez compte cette année environ 164 799 élèves dans l’enseignement général. Le primaire représente le principal contingent, avec 121 705 enfants inscrits.
La répartition communiquée par les services régionaux se présente comme suit :
10 542 élèves au préscolaire ;
121 705 au primaire ;
2 548 dans l’alphabétisation et l’éducation non formelle ;
23 551 au premier cycle du secondaire ;
6 453 au second cycle.
Ces chiffres donnent la mesure des besoins auxquels l’administration scolaire devra répondre au cours des prochains mois : encadrement pédagogique, disponibilité des salles de classe, fourniture de matériels et suivi des élèves.
L’enseignement technique et professionnel accueille pour sa part 3 690 élèves et apprenants. Les nouveaux inscrits sont au nombre de 1 027, contre 2 663 anciens. Ce secteur enregistre une progression d’environ 50 %, selon les données communiquées par les autorités régionales. Cette évolution traduit l’intérêt croissant pour des parcours davantage orientés vers l’acquisition de compétences pratiques et l’accès à l’emploi.
Les établissements de formation dans les domaines des arts et de la culture participent également à cette rentrée. Ils complètent l’offre éducative régionale en donnant aux jeunes la possibilité de se former dans des filières liées à la création, au patrimoine et aux métiers culturels.
Des fournitures acheminées avant la reprise
Les préparatifs de la rentrée avaient commencé plusieurs jours auparavant. Le 18 septembre, le gouverneur avait réceptionné un premier lot de fournitures scolaires destiné aux établissements d’Agadez. Sur les 71,35 tonnes prévues pour la région, près de 49 tonnes avaient alors été livrées, tandis qu’un reliquat d’environ 22 tonnes restait en cours d’acheminement.
Cette dotation doit permettre aux écoles de disposer d’une partie des ressources nécessaires dès le démarrage des cours. Les autorités régionales devront néanmoins veiller à une répartition équitable du matériel, en tenant compte des besoins des établissements urbains comme de ceux des zones plus éloignées.
Lors de sa tournée, Ibra Boulama Issa a adressé ses encouragements aux élèves et aux apprenants. Il les a invités à placer l’année sous le signe du travail, de la discipline et de la persévérance. Le gouverneur a également demandé aux enseignants et aux responsables administratifs de maintenir leurs efforts afin d’améliorer les résultats scolaires de la région. Il a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif pour garantir un suivi régulier des élèves et prévenir les abandons.
Avec une population scolaire qui dépasse 168 000 élèves et apprenants, Agadez aborde cette nouvelle année avec un défi majeur : transformer l’augmentation des effectifs en progrès réels dans les apprentissages, tout en consolidant la place de la formation professionnelle dans le parcours des jeunes.
Le président du Conseil consultatif de la Refondation (CCR), le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, s’est rendu ce mardi 29 septembre 2026 dans les locaux du nouveau campus de l’Université Swiss UMEF, implanté dans le quartier Terminus, à Niamey. Cette visite lui a permis d’évaluer les infrastructures de l’établissement et d’examiner les conditions d’enseignement, de recherche et d’accueil offertes aux étudiants ainsi qu’au personnel universitaire.
À son arrivée, les responsables de Swiss UMEF ont présenté au président du CCR les principales composantes du campus. L’établissement comprend notamment des espaces administratifs, des bureaux destinés au corps enseignant, des salles de cours et un amphithéâtre. Le parcours inclut également les salles de conférence, le restaurant universitaire, le centre informatique et de recherche, ainsi que les équipements consacrés à la vie quotidienne des étudiants et du personnel.
Selon les responsables de l’université, le campus répond à une volonté de créer un environnement fonctionnel et adapté aux exigences de l’enseignement supérieur. De ce fait, les infrastructures doivent permettre aux étudiants de suivre leur formation dans de meilleures conditions et aux enseignants de développer leurs activités pédagogiques et scientifiques.
Le centre informatique et de recherche occupe d’ailleurs une place particulière dans ce dispositif. Il doit, en effet, contribuer à renforcer l’accès aux outils numériques, à soutenir la recherche et à favoriser l’innovation au sein de la communauté universitaire.
Par ailleurs, l’organisation des différents espaces vise aussi à améliorer les conditions de travail et de vie sur le campus. Les responsables de Swiss UMEF ont ainsi détaillé les mesures prises en faveur du confort des étudiants, des enseignants et du personnel administratif et technique.
Après la visite des installations, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey s’est entretenu avec la direction de l’université, les enseignants, les étudiants et le personnel administratif et technique.
Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux liés à l’enseignement supérieur, notamment la qualité de la formation, la recherche, l’innovation et l’accompagnement de la jeunesse nigérienne. En outre, les participants ont également abordé le rôle des établissements universitaires dans le renforcement des compétences nécessaires au développement du pays.
Ces échanges ont offert aux étudiants et aux acteurs de l’université l’occasion de présenter leurs préoccupations et leurs attentes. Ils ont aussi permis au président du CCR de mieux mesurer les efforts engagés par l’établissement pour répondre aux besoins de la communauté universitaire.
La visite du président du CCR intervient alors que les questions de formation et d’employabilité des jeunes occupent une place importante dans les priorités nationales. Dans ce contexte, en présentant son nouveau campus, Swiss UMEF entend s’inscrire dans cette dynamique à travers des infrastructures modernes et des espaces dédiés à la formation et à la recherche. Pour le CCR, cette immersion a constitué une occasion de prendre connaissance des investissements réalisés dans le secteur et d’observer les conditions offertes aux étudiants et aux enseignants.
En définitive, au-delà de la visite institutionnelle, ce déplacement met en lumière l’importance accordée au développement de cadres universitaires capables d’accompagner les ambitions du Niger et de préparer sa jeunesse aux exigences du monde professionnel et scientifique.
Niamey, 25 septembre 2026 — Neuf formations universitaires viennent d’obtenir le label de qualité de l’État nigérien. Sur 42 offres évaluées en 2025 par l’Agence nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (ANAQ-SUP), seuls trois masters et six licences ont décroché une accréditation, ont annoncé les autorités lors de la deuxième Journée de communication sur l’enseignement supérieur, tenue le 24 septembre 2026 à Niamey.
En effet, l’ANAQ-SUP du Niger combine exigence normative et accompagnement : les établissements et programmes sont jugés sur des critères objectifs, mesurables et alignés sur les bonnes pratiques internationales, avec des seuils clairs (80 % / 65 %) qui déterminent la durée et le statut de la reconnaissance.
Ainsi, le bilan 2025 dessine un paysage contrasté. Sur 12 masters présentés à l’évaluation, trois ont été accrédités. Pour les licences, le taux de réussite atteint 20 % : six programmes retenus sur 30 soumis. Toutefois, les formations non accréditées ne disparaissent pas pour autant : elles entreront dans un dispositif de suivi fondé sur un plan de remédiation, avec l’obligation de corriger les écarts constatés avant une nouvelle expertise.
Pour le professeur Amadou Boureima, directeur général de l’ANAQ-SUP, ces chiffres traduisent à la fois la rigueur du processus et la marge de progression du système. « L’accréditation n’est pas une fin en soi, mais un levier d’amélioration continue », a-t-il souligné devant les recteurs, responsables d’établissements et représentants des écoles privées.
À cet effet, l’agence, placée sous la tutelle technique du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, évalue établissements et programmes selon des référentiels nationaux alignés sur les lignes directrices africaines. Le processus comprend trois étapes : l’auto-évaluation de l’offre, l’expertise externe par des pairs indépendants, puis la décision finale du Conseil scientifique de l’ANAQ-SUP.
En pratique, les critères portent sur la cohérence pédagogique, l’adéquation avec les besoins socio-économiques, la qualification des enseignants, les infrastructures, ainsi que les dispositifs d’assurance qualité interne. Une accréditation pleine dure cinq ans pour les programmes ayant obtenu 80 % ou plus ; ceux situés entre 65 % et 79 % reçoivent une accréditation de trois ans, assortie de recommandations contraignantes.
Dans son discours, le ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Mamadou Saidou, a insisté sur la nécessité d’adapter les cursus aux mutations du marché du travail. « Il s’agit d’améliorer la qualité des offres de formation, de développer des programmes qui répondent aux défis socio-économiques du Niger », a-t-il déclaré, rappelant que cette dynamique s’inscrit dans la lettre de mission que lui a confiée le chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani.
Parallèlement, l’ANAQ-SUP a déjà engagé plusieurs chantiers structurels : l’harmonisation des domaines de formation en sciences agronomiques et en sciences économiques et de gestion, la stabilisation des calendriers académiques, la mise en conformité des textes réglementaires et la systématisation des évaluations institutionnelles.
En outre, cette journée a servi à remettre les attestations d’accréditation et d’habilitation aux établissements ayant réussi leurs évaluations en 2025. Treize institutions, réparties dans six régions du pays, ont reçu leurs certificats, témoignant d’une couverture géographique élargie du dispositif.
De leur côté, par la voix de leur porte-parole, le professeur Yamba Boubacar, les récipiendaires ont salué la transparence du processus et la disponibilité des équipes de l’ANAQ-SUP. « Cette reconnaissance valorise nos efforts et renforce la crédibilité de nos diplômes », a-t-il noté.
En marge des travaux, le recteur de l’Université de Diffa a remis au ministre le Trophée 2026 de la Paix, décerné à son institution lors d’une cérémonie à Abuja (Nigeria). Ce prix distingue l’engagement de l’université en faveur du dialogue, de la cohésion sociale et de la prévention des conflits dans une zone frontalière sensible.
Dès lors, pour les observateurs du secteur, ces résultats confirment une inflexion majeure : le Niger passe d’une logique de quantité à une logique de qualité certifiée. Les prochaines étapes incluront le renforcement des capacités des équipes pédagogiques, l’appui à la mise en place de cellules internes d’assurance qualité et l’extension des évaluations à de nouvelles filières stratégiques.
Ainsi, avec un taux d’accréditation encore modeste mais un cadre désormais opérationnel, l’ANAQ-SUP place la barre haut : faire du label « accrédité » un gage de confiance pour les étudiants, les employeurs et les partenaires internationaux.
Huit jours avant la rentrée du 1er octobre, la région se déclare couverte. Le gouverneur mise désormais sur la vigilance des préfets pour que cahiers et crayons atteignent les écoles les plus éloignées.
MARADI, 23 septembre 2026— La région dispose désormais de 455 tonnes de fournitures scolaires, un volume que son gouverneur juge suffisant pour couvrir l’ensemble des besoins de l’année 2026-2027. Le Contrôleur général de police Issoufou Mamane a réceptionné officiellement, mercredi, 360 tonnes livrées par le ministère de l’Éducation nationale ; 95 tonnes conservées de l’an dernier complètent le stock.
La cérémonie s’est tenue à la Direction régionale de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues (DREN). Autour du gouverneur se tenaient le secrétaire général de la région, AbdoulKarim Mahamadou, son adjoint Maman Lawan Mamane, le directeur régional Amadou Harouna, les cadres du système scolaire et les responsables des forces de défense et de sécurité.
Les chiffres avancés par le gouverneur permettent de reconstituer le bilan. Les 360 tonnes reçues correspondent à 85 % des besoins que Maradi avait chiffrés et transmis au ministère. Le manque à combler pesait donc une soixantaine de tonnes ; la réserve de 95 tonnes le dépasse d’une trentaine.
Le calcul, pas à pas
360 t ÷ 0,85 ≈ 424 t de besoins exprimés
360 t + 95 t = 455 t disponibles, soit environ 31 t de marge.
Estimation de la rédaction, établie à partir des pourcentages et volumes donnés par le gouverneur.
Fournitures scolaires : un lot complet pour démarrer l’année
Le ministère a répondu à la demande formulée par la région. Le lot se compose surtout de cahiers, d’ensembles géométriques, de stylos à bille, de crayons et de correcteur liquide, autrement dit le nécessaire d’un élève comme d’un enseignant pour bien démarrer.
Une réserve héritée de l’an dernier
Les 95 tonnes en stock racontent l’histoire d’une première dotation qui avait dépassé la consommation. Selon le gouverneur, l’an dernier, la région avait couvert toute l’année scolaire et mis de côté cet excédent. Il rappelle que l’État nigérien accompagne le monde scolaire depuis 2023 pour alléger la charge des familles et du corps enseignant.
Le gouverneur a chargé la direction régionale d’acheminer ces fournitures conformément aux instructions des plus hautes autorités. Son message tient en une idée : chaque cahier doit arriver chez « les vrais destinataires ». Il a annoncé qu’il alerterait les préfets et les administrateurs de villes pour que chacun tienne son rôle, jusque dans les villages les plus reculés.
« Rien de ce stock ne doit se retrouver sur les étals des marchés, prévient le gouverneur. » — Issoufou Mamane, gouverneur de Maradi
La région, a-t-il promis, veillera à ce que ces fournitures, acquises à grands frais, ne fassent pas l’objet d’une revente. Il a aussi remercié le Président de la République, le Premier ministre, les membres du CNSP et le gouvernement pour l’effort consenti.
Le gouverneur a poursuivi sa journée à la Direction régionale de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels (DREFTP), où le directeur, Mahamane Manou Mahamane Rabiou, lui a présenté le dispositif mis en place. Passer de l’une à l’autre direction, a-t-il expliqué, montre que l’État n’oublie aucun de ses enfants. Il s’attend à ce que les matières d’œuvre suivent, comme l’an dernier, afin que les apprenants reçoivent une formation adaptée aux besoins du marché.
Matières d’œuvre : de quoi parle-t-on ?
Ce sont les matériaux consommés pendant les travaux pratiques des filières techniques et professionnelles. Leur arrivée conditionne les cours d’atelier.
La rentrée des classes
Les classes rouvrent le 1er octobre. D’ici là, la direction régionale doit organiser la répartition, et les préfets relayer la consigne sur le terrain. Le gouverneur a souhaité à toute la communauté scolaire une bonne année et de meilleurs résultats.
NIAMEY, 15 septembre 2026 — Les moteurs vrombissent et un vent d’enthousiasme souffle sur le Niger à l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027. En effet, une véritable vague d’optimisme déferle sur le paysage éducatif national : d’imposants convois routiers remplis de matériels pédagogiques flambant neufs ont pris le départ lundi après‑midi depuis Niamey, promettant une rentrée dynamique et joyeuse à des milliers d’écoliers.
C’est une ambiance sérieuse et calme qui a régné lors du contrôle des entrepôts de Gamkalley et du lycée Issa Korombé. Entourée de représentants syndicaux et de parents d’élèves, la ministre de l’Éducation nationale, la Dr Élisabeth Shérif, a donné le coup d’envoi officiel de cette grande expédition de matériels de savoir. Au total, plus de 2 000 tonnes de cahiers, manuels ainsi que de fournitures de qualité ont pris la direction de toutes les régions du pays, avec une priorité accordée aux établissements les plus isolés d’Agadez, Diffa, Zinder, Maradi et Tahoua.
L’inspection des stocks s’est transformée en une célébration de la synergie éducative. En parcourant les allées bordées de manuels neufs prêts à être distribués, les cadres du ministère et les partenaires sociaux ont salué la concrétisation du droit à l’éducation. Par ailleurs, pour la ministre, chaque camion qui s’ébranle incarne une victoire collective et matérialise la vision portée par le chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, déterminé à offrir les mêmes chances de réussite à chaque enfant nigérien.
Ce déploiement logistique massif lance les préparatifs d’une année académique placée sous le signe du renouveau et de l’équité. En acheminant gratuitement les outils de la réussite jusqu’aux salles de classe les plus distantes, les autorités de la Refondation s’assurent que la rentrée se fera sans obstacles matériels et avec l’esprit tourné vers l’avenir.
En définitive, l’acheminement massif de fournitures vers les zones éloignées et fragilisées par les conflits offre aux élèves un répit tangible : cahiers, manuels et matériel réduisent les obstacles matériels à la scolarisation et envoient un signal fort de l’État. Toutefois, pour que cette démarche transforme réellement le quotidien des enfants — améliore la fréquentation, la sécurité et la continuité pédagogique — elle doit s’accompagner d’un suivi logistique rigoureux, d’un renforcement des dispositifs de protection et d’un engagement durable des autorités locales ; sans ces garanties, la distribution risque de rester un geste ponctuel plutôt qu’un changement structurel.
Le Secrétaire général de la Région de Tahoua, Yacouba Soukeyradjou, a achevé au Japon une session de formation consacrée au renforcement des capacités des responsables des collectivités locales. Organisé du 2 au 16 septembre 2026 dans le cadre du programme de coopération de la JICA, ce séjour ouvre surtout la perspective d’un transfert d’expériences vers l’administration régionale nigérienne.
Pendant deux semaines, Yacouba Soukeyradjou a participé au Knowledge Co-Creation Program (KCCP), autour du thème consacré au renforcement de la résilience des territoires et des sociétés par le développement des compétences des dirigeants des collectivités locales au Sahel et dans les pays voisins.
La formation a réuni plusieurs cadres et responsables territoriaux issus de différents pays de l’espace sahélien. Les participants ont notamment confronté leurs expériences, étudié différentes approches de gouvernance et travaillé sur les moyens d’améliorer la capacité des collectivités à répondre aux défis auxquels elles sont confrontées.
Pour Tahoua, l’enjeu dépasse ainsi l’acquisition de nouvelles connaissances individuelles. Il s’agit désormais de transformer les enseignements reçus en pratiques susceptibles d’améliorer le fonctionnement de l’administration régionale.
Le défi du retour d’expérience
Le retour du Secrétaire général intervient dans un contexte où les collectivités sont appelées à renforcer leur efficacité et leur capacité d’adaptation. Les méthodes observées au Japon pourraient alimenter la réflexion locale sur la gestion territoriale, le développement des compétences et la résilience institutionnelle.
Cette expérience internationale constitue également une occasion de comparer les réalités de Tahoua avec celles d’autres territoires engagés dans des démarches similaires.Le partage d’expériences peut ainsi contribuer à identifier des solutions adaptées aux réalités de la région.
À travers cette participation, les autorités régionales affichent leur volonté d’investir davantage dans les compétences de leurs responsables. La formation s’inscrit dans une approche qui associe apprentissage, échange d’expériences et recherche de réponses concrètes aux enjeux de gouvernance locale.
Yacouba Soukeyradjou doit désormais valoriser cette expérience au sein de la Région de Tahoua. Le véritable impact de ce séjour se mesurera donc moins au prestige de la formation suivie qu’à la capacité de l’administration régionale à exploiter les connaissances et méthodes acquises au Japon.
Le Secrétaire général regagne ainsi Tahoua avec une responsabilité supplémentaire : convertir cette expérience internationale en outils utiles à la gestion et au développement du territoire.
Six cent cinq candidats de quatre régions se présentent aux tests d’entrée aux écoles normales d’instituteurs, un concours que les autorités locales décrivent comme un rempart contre la fraude et le favoritisme.
Le gouverneur de la région de Zinder, le colonel Massalatchi Mahaman Sani, a lancé ce lundi les tests d’entrée aux écoles normales d’instituteurs, présentés par les autorités régionales comme un instrument de lutte contre la triche et le favoritisme dans le recrutement des futurs enseignants du Niger. La cérémonie d’ouverture s’est tenue à l’École Normale Askia Mohamed, retenue comme centre d’examen pour quatre régions du pays.
En effet, six cent cinq candidats, venus des régions de Zinder, Diffa, Maradi et Agadez, se sont présentés ce lundi aux épreuves, parmi lesquels 123 femmes. Le concours se déroule en une seule journée et porte à la fois sur la culture générale et sur les matières de spécialité.
Les femmes portent l’essentiel des candidatures de Zinder
La région de Zinder fournit à elle seule 544 des 605 candidats inscrits, soit la grande majorité du contingent. Parmi eux, 486 sont des femmes, contre 58 hommes — un déséquilibre marqué qui traduit un engouement féminin particulièrement fort pour le métier d’instituteur dans la région.
Un an de cours, quatre stages avant la salle de classe
Par ailleurs, les candidats retenus entament une année de formation théorique, ponctuée de quatre stages pratiques. Une fois admis au CEFEN, dans l’option instituteur, ils sont ensuite affectés sur le terrain pour une année de pratique en conditions réelles, avant toute confirmation dans la fonction.
Un jury de trois membres pour valider l’entrée dans le métier
De plus, au terme de cette année de pratique, les candidats passent un examen devant un jury restreint : un inspecteur, qui le préside, et deux instituteurs chevronnés, dont un directeur d’école. Leur évaluation conditionne l’affectation définitive des candidats comme instituteurs titulaires.
Le mérite comme critère central
Enfin, les autorités régionales présentent cette réforme comme un moyen de consolider la qualité du système éducatif nigérien, en misant sur le mérite, la compétence et la transparence, tout en cherchant à réduire la triche et le favoritisme dans l’accès aux écoles normales d’instituteurs.
En somme, le Niger prépare une génération d’instituteurs capables de bâtir une école crédible et équitable, et d’offrir aux élèves les clés d’un avenir meilleur.
Le Niger veut accélérer l’accès aux savoirs de base. À la veille de la 60ᵉ Journée internationale de l’alphabétisation, prévue le 8 septembre 2026, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, met en avant une progression de 58 % du nombre d’apprenants enregistrés dans les centres d’alphabétisation et d’éducation non formelle. Le nombre de centres ouverts passe également de 1 920 en 2025 à 2 716 en 2026.
Une expansion rapide des dispositifs
Les chiffres communiqués par la ministre témoignent d’une nette montée en puissance de la campagne 2026. 96 085 apprenants sont désormais inscrits dans 2 716 centres, contre 60 702apprenants répartis dans 1 920 centres un an plus tôt.
Cette évolution représente une progression de 58 % des effectifs, selon le bilan présenté par le ministère. Pour les autorités, cette hausse traduit l’élargissement de l’offre éducative au profit de publics qui restent éloignés du système scolaire classique. L’alphabétisation apparaît ainsi comme un outil de rattrapage, mais aussi comme un moyen d’améliorer durablement l’autonomie des populations.
Plus de 22 000 adultes déclarés alphabétisés
Le programme destiné aux adultes affiche également des résultats mesurables. En 2026, 796 centres ont accueilli 40 650 inscrits. À la fin de la campagne, 36 308 apprenants ont été évalués. Parmi eux, 22 661 ont été déclarés alphabétisés, ce qui correspond à un taux de réussite de 62,41 %.
Ces résultats permettent au ministère de mesurer l’impact concret des actions engagées, tout en faisant apparaître les défis qui restent à relever pour améliorer encore les performances des dispositifs d’apprentissage.
Les enfants hors de l’école ciblés en priorité
Le gouvernement cherche également à réduire le nombre d’enfants et d’adolescents exclus du système scolaire formel. Dans ce cadre, 1 920 centres ont été ouverts, accueillant 55 435 enfants, dont 29 194 filles.
Cette composante vise particulièrement les jeunes qui, pour diverses raisons, ne fréquentent pas ou ne fréquentent plus l’école classique. Elle constitue un élément important de la politique d’éducation non formelle et de lutte contre l’exclusion scolaire.
La progression enregistrée chez les filles constitue également un indicateur significatif de la volonté d’élargir l’accès aux apprentissages à différentes catégories de la population.
Le ministère mise sur la réglementation et le numérique
Élisabeth Shérif attribue une partie de cette dynamique aux réformes engagées dans le secteur. Parmi elles figure la note de cadrage nᵒ 229 du 12 juin 2025, qui encadre l’ouverture des centres d’alphabétisation. Le ministère cherche ainsi à mieux structurer les dispositifs et à renforcer leur suivi.
La transformation numérique occupe également une place croissante dans cette politique. Les contenus pédagogiques font progressivement l’objet d’une numérisation et d’une adaptation aux caractéristiques des différents groupes bénéficiaires. Cette orientation vise à rendre les programmes plus accessibles, mais aussi à mieux répondre aux besoins spécifiques des publics concernés.
Une alphabétisation qui dépasse l’apprentissage de la lecture
Pour le gouvernement, l’alphabétisation ne doit plus se limiter à l’acquisition des compétences fondamentales en lecture et en écriture. Le thème retenu pour l’édition 2026, « L’alphabétisation pour les peuples, la planète et la prospérité », doit justement élargir cette approche.
Les programmes intègrent désormais des compétences liées à la vie quotidienne, notamment l’éducation environnementale, la citoyenneté et la santé. Cette orientation traduit une conception plus large de l’apprentissage : transmettre des connaissances, mais aussi donner aux bénéficiaires les moyens d’agir dans leur communauté et de participer davantage au développement économique et social.
150 foyers d’éducation permanente annoncés
Le ministère veut par ailleurs éviter qu’un apprenant perde les acquis obtenus après la campagne d’alphabétisation. Pour y parvenir, les autorités accélèrent la relance des foyers d’éducation permanente. Après la réactivation de 16 foyers en 2025, le gouvernement prévoit d’en dynamiser 150 supplémentaires en 2026.
Ces structures doivent permettre aux personnes déjà alphabétisées de poursuivre leur apprentissage, de renforcer leurs connaissances et de développer des activités génératrices de revenus ou d’intérêt communautaire. Elles doivent également contribuer à installer un environnement davantage lettré en langues maternelles.
L’alphabétisation intégrée à la refondation éducative
La ministre inscrit l’ensemble de ces initiatives dans le processus de refondation du système éducatif nigérien porté par les autorités nationales. Dans cette perspective, l’alphabétisation devient un enjeu qui dépasse la seule politique scolaire. Elle touche à la souveraineté culturelle, à l’inclusion sociale et au développement des capacités économiques des populations.
Le ministère entend donc poursuivre l’élargissement des centres, améliorer les contenus pédagogiques et renforcer les dispositifs permettant aux bénéficiaires de continuer à apprendre après leur passage dans les programmes d’alphabétisation.
Un défi qui reste national
À l’occasion de cette 60ᵉ Journée internationale de l’alphabétisation, Dr Élisabeth Shérif a salué le travail des encadreurs, animateurs et apprenants ainsi que l’appui des partenaires de l’éducation.
Avec près de 100 000 apprenants enregistrés en 2026, le Niger affiche une progression importante. Mais la véritable mesure de cette politique résidera dans sa capacité à transformer durablement les acquis en autonomie, en compétences professionnelles et en participation citoyenne.
Le gouvernement présente désormais l’alphabétisation comme un investissement de long terme destiné à renforcer les capacités humaines du pays et à faire de l’accès au savoir un levier de développement et de souveraineté.
Niamey donne le coup d’envoi de deux rendez‑vous majeurs consacrés à la jeunesse scolaire. La ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, a officiellement lancé ce lundi 7 septembre 2026 la 2ᵉ édition du Festival scolaire et la 18ᵉ édition du Championnat national du sport scolaire. Ces manifestations réunissent des élèves venus des huit régions du Niger et servent également de cadre aux préparatifs de la 15ᵉ édition de la Journée de l’Excellence et du Mérite.
Le lancement de ces deux événements donne une dimension nationale aux activités scolaires de cette période. Des élèves issus des huit régions du pays prennent part aux différentes initiatives, aux côtés des représentants de la communauté éducative et des partenaires de l’école nigérienne.
La cérémonie a réuni notamment le gouverneur de la région de Niamey, l’administrateur délégué de la ville, les responsables des arrondissements communaux, les cadres du ministère, l’Union des Scolaires Nigériens (USN), les organisations syndicales et l’Association des Parents d’Élèves.
La présence de ces différents acteurs traduit la volonté des autorités de faire de l’école un espace où l’instruction, la citoyenneté, la discipline et la pratique sportive évoluent de manière complémentaire.
Les autorités nigériennes présentent ces activités comme un prolongement de la politique visant à valoriser les efforts et les performances des élèves. Lors de la cérémonie, le gouverneur de la région de Niamey a insisté sur la portée de la Journée de l’Excellence et du Mérite dans la transformation du système éducatif. Il a appelé à construire une école capable de former des citoyens compétents, responsables et conscients de leurs obligations envers la nation.
De son côté, le représentant de l’USN a invité les élèves à faire du travail, de la discipline et du mérite des principes de leur parcours scolaire. Le message adressé à la jeunesse ne se limite donc pas à la recherche de résultats académiques. Les autorités veulent également encourager des comportements et des valeurs considérés comme essentiels à la réussite individuelle et au développement collectif.
Élisabeth Shérif défend les réformes engagées
En ouvrant officiellement les activités, la ministre Élisabeth Shérif a dressé le bilan des principales réformes conduites au cours des trois dernières années. Elle a notamment cité la révision des programmes d’enseignement, l’instauration de la journée continue et l’adaptation du calendrier scolaire. Parmi les mesures évoquées figure également la décision de consacrer les 19 derniers jours du mois de Ramadan aux congés scolaires.
Selon la ministre, ces changements répondent à une même ambition : rapprocher davantage l’organisation du système éducatif des réalités sociales et culturelles du Niger, tout en recherchant une amélioration de la qualité de l’enseignement.
Le choix d’associer le Festival scolaire au Championnat national du sport scolaire traduit aussi une conception plus large de la formation des élèves. Le sport scolaire offre en effet un cadre où les jeunes peuvent développer l’esprit d’équipe, la discipline, le dépassement de soi et le respect des règles. Dans cette perspective, les compétitions nationales deviennent un outil complémentaire de l’enseignement en classe.
Pour le ministère, former un élève revient ainsi à combiner connaissances, compétences, comportement citoyen et aptitude à évoluer au sein d’un collectif.
Une mobilisation autour de la refondation du système éducatif
Dans son intervention, Élisabeth Shérif a également mis en avant les efforts du gouvernement en faveur de la refondation de l’éducation nationale. Elle a salué l’engagement des enseignants, des parents, des élèves, des partenaires sociaux et de l’ensemble de la communauté éducative.
La ministre a inscrit ces actions dans les orientations portées par les autorités nationales, en citant notamment le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine et le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie. Cette mobilisation vise à accompagner les transformations du système éducatif et à renforcer son adéquation avec les priorités nationales.
Avec le Festival scolaire et le Championnat national du sport scolaire, le ministère entend donner une visibilité accrue aux talents et aux efforts des élèves tout en créant un espace de rencontre entre les différentes régions du pays. Ces activités précèdent ainsi la 15ᵉ édition de la Journée de l’Excellence et du Mérite, qui doit prochainement mettre à l’honneur les meilleurs parcours et performances scolaires.
À travers cette initiative, les autorités nigériennes instaurent une approche éducative fondée sur l’équilibre entre savoirs, compétences, discipline, citoyenneté et excellence. Le défi consiste désormais à transformer ces principes en acquis durables pour l’ensemble du système scolaire national.
Six élèves de la région de Tahoua, dont quatre jeunes filles et deux garçons, affrontent depuis ce vendredi 4 septembre les épreuves ultra-sélectives du concours d’entrée au Lycée scientifique de Niamey. Le Gouverneur de la région a officiellement lancé cette session 2026, rappelant aux candidats l’exigence de cette compétition qui conditionne l’accès à l’une des filières académiques les plus prestigieuses du pays.
L’administration déploie un protocole strict pour garantir l’intégrité de ce concours national. Les organisateurs exigent une identification formelle de chaque participant, imposant la présentation d’une carte d’identité nationale, d’un passeport valide ou d’une carte scolaire de l’année 2025-2026.
Par ailleurs, pour prévenir toute tentative de fraude, les surveillants appliquent une tolérance zéro concernant le matériel électronique : téléphones portables, montres connectées et calculatrices programmables restent catégoriquement bannis des salles d’examen.
Le format de l’évaluation soumet les candidats à une forte pression chronométrique. La première journée concentre le cœur des matières fondamentales. Les étudiants enchaînent deux heures et demie de mathématiques, suivies de deux heures de composition française, pour clôturer l’après-midi par l’épreuve de physique-chimie. Enfin, ce marathon intellectuel s’achèvera samedi matin avec une évaluation de deux heures dédiée aux Sciences de la Vie et de la Terre (SVT).
D’ailleurs, ce concours ne se limite pas à une simple admission en classe de Seconde. Il constitue une sélection nationale destinée à identifier les élèves présentant les meilleures aptitudes en matière de raisonnement et d’analyse. Le Lycée scientifique de Niamey offre un environnement de formation intensif, conçu pour forger les futurs cadres techniques et ingénieurs du pays.
La composition de la cohorte de Tahoua, majoritairement féminine, reflète également une dynamique moderne dans l’accession aux filières STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques).Pour ces six candidats, décrocher une place dans cet établissement représente une opportunité majeure de transformer leur parcours éducatif et de s’intégrer à l’élite scientifique nationale.
La région d’Agadez entend transformer sa récente suprématie académique en une présence durable au sein des élites scientifiques du Niger. Avec 18 candidats triés sur le volet pour le concours d’entrée au Lycée scientifique de Niamey au CES Maï Manga Oumara, les autorités locales affichent des ambitions maximalistes, portées par une représentation féminine sans précédent.
La composition de la cohorte d’Agadez reflète une mutation profonde du paysage éducatif régional : 15 jeunes filles constituent l’écrasante majorité de ce contingent de 18 élèves, reléguant les garçons à trois uniques représentants. Cette prédominance féminine, par conséquent, démontre l’efficacité des politiques d’orientation des jeunes filles vers les disciplines techniques et scientifiques. Issus de la sélection la plus rigoureuse du premier cycle, ces candidats portent la responsabilité de maintenir le rang de leur région face aux exigences du plus haut niveau secondaire du pays.
De plus, pour le commandement régional, ce concours dépasse l’ordinaire évaluation individuelle et s’apparente à un test de confirmation institutionnelle. Fort de sa première place nationale obtenue aux épreuves du BEPC 2026, l’exécutif local, par la voix du Secrétaire général adjoint de région Diallo Saidou Hamidou, exige désormais un taux d’admission de 100 % à ce concours d’élite.
Afin d’y parvenir, l’administration a déployé un protocole d’examen strict sous le contrôle d’une supervision nationale pour garantir l’équité des épreuves. Cette obligation de performance place Agadez face à un défi majeur : consolider son statut de pôle d’excellence éducative et garantir à sa jeunesse une place de choix dans la future élite technologique nationale.
Cette dynamique révèle une ambition collective : offrir à la jeunesse d’Agadez, portée par une parité exemplaire, les moyens de s’imposer au sommet de la sphère scientifique. La région entend ainsi convertir son leadership scolaire en un véritable moteur pour façonner durablement l’élite technologique du Niger.
DIFFA, 20 août 2026 — L’Université de Diffa a accueilli ce jeudi matin l’atelier consacré au diagnostic, à l’examen et à la validation du document de projet portant sur la construction et l’opérationnalisation de l’UNIPOD de Diffa. Cette étape vise à préparer la mise en place d’une infrastructure destinée à rapprocher la formation universitaire des besoins concrets du marché et des initiatives économiques portées par les jeunes.
Les participants ont travaillé autour du projet dans l’amphithéâtre de l’Université de Diffa, en présence de représentants du ministère de l’Économie et des Finances, du ministère du Commerce et de l’Industrie, du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Niger ainsi que de plusieurs autres acteurs.
L’UNIPOD doit créer un cadre où les étudiants, les jeunes entrepreneurs et les porteurs d’idées pourront développer leurs compétences, tester leurs solutions et structurer leurs projets. Le futur dispositif entend ainsi favoriser l’innovation et l’entrepreneuriat tout en renforçant l’accès à des formations adaptées.
Pour la population de Diffa, l’enjeu dépasse donc la construction d’un nouveau cadre universitaire. Le projet peut contribuer à créer davantage de possibilités pour les jeunes qui cherchent une formation pratique, souhaitent lancer une activité ou veulent transformer une idée en projet viable.
En associant l’Université, les services publics et les partenaires au développement, l’initiative cherche également à faire émerger des solutions répondant aux réalités du territoire. Les entreprises et les acteurs économiques pourraient, à terme, bénéficier de jeunes mieux préparés aux exigences professionnelles et de nouvelles initiatives entrepreneuriales.
Le projet pourrait aussi aider les jeunes à mieux accéder aux dispositifs d’accompagnement, aux compétences techniques et aux réseaux nécessaires au développement d’une activité. Dans une région où l’emploi et l’insertion des jeunes constituent des défis majeurs, cet aspect donne au futur UNIPOD une portée économique et sociale significative.
L’atelier constitue surtout une phase de cadrage. Les participants examinent le document de projet afin d’en vérifier la cohérence, d’identifier les ajustements nécessaires et de valider les principales orientations avant les prochaines étapes de mise en œuvre.
La démarche doit ainsi permettre de poser des bases plus solides pour l’installation de l’UNIPOD de Diffa. À terme, l’ambition est d’en faire un espace capable de relier formation, innovation, entrepreneuriat et insertion professionnelle au bénéfice de la jeunesse et du développement économique local.
AGADEZ, 19 août 2026 — À Agadez, le BTS d’État 2026 a commencé mercredi avec 84 candidats appelés à démontrer leurs compétences dans six filières de formation. Le lancement des épreuves écrites, organisé à l’EMAÏR, marque une nouvelle étape dans le parcours de ces jeunes qui cherchent à transformer leur formation professionnelle en qualification reconnue et, à terme, en insertion dans le marché du travail.
Le Secrétaire général de la région d’Agadez, Souleymane Seidou Boulhassan, a officiellement donné le coup d’envoi de la session en présence de plusieurs responsables régionaux. Sur les 84 candidats inscrits, 37 sont des filles et 47 des garçons.
La session intervient dans un contexte où le Niger doit renforcer ses ressources humaines qualifiées pour soutenir son développement économique. Le BTS représente, à ce titre, une étape importante pour des jeunes qui se destinent à des emplois techniques et intermédiaires dans différents secteurs de l’économie. Lors du lancement, le Secrétaire général a appelé les candidats à miser sur le travail et la rigueur. Il a notamment insisté sur la nécessité de former des professionnels capables de répondre aux besoins du pays.
« Dans le contexte actuel de notre pays, nous avons véritablement besoin de cadres sérieux et compétents, capables d’apporter leur contribution à la construction et au développement du Niger », a-t-il déclaré.
Cette orientation donne à l’examen une portée qui dépasse les salles de composition. Pour les autorités, chaque réussite doit contribuer à renforcer le nombre de jeunes disposant de compétences directement mobilisables dans l’administration, les entreprises et les activités productives.
Les candidats affrontent les épreuves dans six filières de formation. Cette diversité reflète la volonté de préparer des profils adaptés à plusieurs segments du marché de l’emploi. Pour beaucoup d’entre eux, l’enjeu immédiat reste toutefois de décrocher le diplôme. Au-delà du résultat académique, le BTS peut constituer un passeport vers la poursuite d’études, l’emploi ou l’entrepreneuriat, selon les secteurs concernés et les opportunités disponibles.
La présence de 37 filles parmi les candidats constitue également un indicateur de la participation féminine à ces formations professionnelles. Leur réussite pourrait contribuer à accroître la représentation des femmes dans des domaines techniques où elles restent souvent moins nombreuses.
Les autorités régionales ont également mis l’accent sur les conditions matérielles et sécuritaires de la session. L’OBECS a fourni au jury les moyens nécessaires au déroulement des examens, tandis que les services régionaux ont pris les dispositions requises pour assurer la sécurité autour du dispositif.
Le président du jury pour la région d’Agadez, le professeur Soumana Boubacar, a supervisé le démarrage des épreuves et veillé au respect des conditions prévues pour la session. Cette organisation vise surtout à garantir l’égalité entre les candidats et la crédibilité du processus d’évaluation. La valeur du diplôme dépend en effet autant des compétences démontrées que de la confiance accordée à l’examen.
Une fois les compositions terminées, l’attention se déplacera vers les résultats. Le taux de réussite permettra de mesurer, à l’échelle régionale, les performances des candidats engagés dans cette session 2026. Mais derrière les statistiques, les enjeux restent très concrets. Chaque diplôme obtenu représente pour un jeune une possibilité supplémentaire d’accéder à un emploi, de poursuivre sa formation ou de créer une activité.
Pour Agadez comme pour l’ensemble du Niger, la question centrale reste donc celle de la transformation des qualifications en compétences utiles à l’économie. Former davantage de jeunes ne suffit pas : le défi consiste aussi à créer les conditions qui leur permettront de mettre leurs savoir-faire au service du développement national.
Les 84 candidats engagés dans la session 2026 disposent désormais de leur première réponse à apporter : réussir l’examen. La seconde dépendra de leur capacité à convertir cette qualification en expérience et en contribution effective à la vie économique du pays.
NIAMEY, 19 août 2026 — Le Niger veut accélérer la formation de sa jeunesse dans les métiers liés aux hydrocarbures. Dans cette perspective, la CNPC NP SA met à la disposition de l’État nigérien dix bourses d’études supérieures destinées à de jeunes bacheliers de la session 2026. L’Agence nigérienne des allocations et des bourses (ANAB) a annoncé cette opportunité dans un communiqué publié le 12 août 2026.
Cette initiative s’inscrit dans les échanges engagés entre le ministre nigérien du Pétrole et les responsables de la compagnie chinoise. Le gouvernement cherche ainsi à faire de la formation des jeunes Nigériens un levier durable de développement du secteur pétrolier, alors que le pays entend renforcer la maîtrise nationale de ses ressources.
L’enjeu dépasse le financement de quelques parcours universitaires. Pour le Niger, ces bourses peuvent contribuer à constituer progressivement un vivier d’ingénieurs et de techniciens capables d’intervenir dans les différentes étapes de la chaîne des hydrocarbures.
Le dispositif prévoit deux parcours distincts pour l’année académique 2026-2027 : le programme « 2+2 », destiné aux étudiants déjà engagés dans des études supérieures en électricité, et le programme « 1+4 », réservé aux nouveaux bacheliers issus des séries scientifiques.
Le premier programme concerne dix étudiants qui poursuivront leur formation à la China University of Petroleum (CUP), à Qingdao, dans la province chinoise du Shandong.
Le programme « 2+2 » s’adresse à des étudiants ayant déjà validé deux années d’études supérieures en électricité. Ils effectueront deux années supplémentaires en Chine, ce qui explique l’appellation du programme.
L’Université Abdou Moumouni de Niamey (UAM) et l’École des Mines, de l’Industrie et de la Géologie (EMIG) ont chacune présenté dix candidats. Un test en ligne portant sur les mathématiques et la physique, supervisé directement par la CUP, a ensuite permis de sélectionner les dix bénéficiaires.
Les étudiants retenus suivent actuellement six semaines de formation intensive en anglais au Centre culturel américain. Leur départ pour la Chine est prévu au début du mois de septembre 2026. La CNPC NP SA prendra en charge l’ensemble des dépenses liées à leur séjour académique, notamment la scolarité, l’hébergement, la restauration, les billets d’avion et les allocations de bourse.
Le second dispositif, baptisé « 1+4 », cible directement les nouveaux bacheliers scientifiques de la session 2026. Il prévoit cinq années de formation, dont une année consacrée à l’apprentissage de la langue. Cette deuxième campagne constitue l’objet du communiqué de l’ANAB publié en août. Les candidats intéressés doivent déposer leur dossier au plus tard le 21 août 2026, conformément aux modalités fixées par l’agence.
Pour ces jeunes, l’opportunité représente surtout un accès à une formation spécialisée dans un secteur stratégique pour l’économie nigérienne. Elle peut également ouvrir la voie à une nouvelle génération de cadres formés aux standards techniques internationaux.
Pour le Niger, la portée de ces programmes se mesure moins au nombre de bénéficiaires qu’à leurs effets potentiels sur le long terme. Le pays dispose de ressources pétrolières dont l’exploitation exige des compétences dans des domaines aussi variés que l’électricité industrielle, l’ingénierie, la production, la maintenance, la transformation et la gestion des infrastructures énergétiques. Or, sans ressources humaines suffisamment qualifiées, la valorisation de ces ressources risque de rester fortement dépendante de l’expertise extérieure.
C’est précisément sur ce point que ces bourses prennent une dimension stratégique. En formant des Nigériens dans des établissements spécialisés, le dispositif peut favoriser le transfert de connaissances et de technologies vers le pays.
À leur retour, les bénéficiaires pourront intégrer les entreprises et structures publiques ou privées intervenant dans le secteur énergétique. Ils pourront également contribuer à la transmission de leurs connaissances à d’autres jeunes professionnels.
Le véritable enjeu sera donc de maintenir le lien entre ces formations à l’étranger et les besoins du marché nigérien. Pour produire un effet durable, les compétences acquises devront trouver des débouchés dans les projets pétroliers, les infrastructures énergétiques et les activités industrielles du pays.
Le programme constitue ainsi un investissement dans le capital humain. Pour les familles nigériennes, ces bourses réduisent aussi le coût d’accès à des formations internationales qui resteraient autrement hors de portée de nombreux jeunes. À terme, la réussite de cette politique dépendra de la capacité du Niger à intégrer ces diplômés dans son économie et à transformer leur expertise en compétences opérationnelles locales.
Les dix bourses annoncées pour 2026-2027 ne représentent donc qu’un nombre limité de parcours. Leur importance réside surtout dans l’objectif qu’elles poursuivent : faire émerger une expertise nigérienne capable de participer directement à la gestion, au développement et à la valorisation des ressources nationales.
NIAMEY, 17 août 2026 — Pour accélérer la formation des futurs cadres du pays, l’État nigérien resserre désormais son contrôle sur les chantiers d’infrastructures éducatives stratégiques. Ainsi, le Dr Élisabeth Shérif, ministre de l’Éducation nationale, a inspecté le site du futur Collège scientifique de Niamey afin d’imposer aux constructeurs le strict respect des calendriers et des cahiers des charges.
Ce nouveau campus constitue en effet une pièce maîtresse de la politique de refondation nationale impulsée par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. L’administration actuelle mise directement sur cet établissement pour moderniser l’enseignement des sciences et instaurer une véritable culture de l’excellence académique à travers le pays.
Sur le terrain, la ministre a confronté les chefs de chantier. Elle a fermement exigé une livraison rapide des bâtiments et a prévenu que le gouvernement ne tolérera aucun compromis sur la solidité ou la qualité des installations. L’objectif affiché consiste à doter le Niger d’un pôle d’apprentissage répondant aux standards internationaux.
Par ailleurs, preuve de l’enjeu politique de ce dossier, l’ensemble de l’appareil administratif local s’est mobilisé pour cette évaluation. Le gouverneur de la région, l’administrateur de la ville et les dirigeants des cinq arrondissements de la capitale ont escorté la ministre. Cette présence massive illustre une coordination totale entre le pouvoir central et les autorités municipales afin de sécuriser et finaliser les investissements scolaires.
Ce chantier illustre la volonté du Niger de bâtir, au‑delà des murs, un avenir fondé sur la connaissance et l’excellence.
NIAMEY, 13 août 2026 — La ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, le Dr Élisabeth Shérif, s’est rendue ce jeudi 13 août 2026 sur le chantier du futur Collège Scientifique de Niamey pour une inspection de terrain destinée à fixer le cap : zéro compromis sur la qualité architecturale et le calendrier d’exécution.
Cette visite s’inscrit dans la feuille de route du Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, qui place la promotion de l’excellence scientifique au cœur de la stratégie de refondation nationale.
Par ailleurs, ce projet d’infrastructure traduit une réorientation doctrinale majeure du système éducatif nigérien. En effet, pendant des décennies, l’enseignement secondaire dans la sous-région a souffert d’un déséquilibre au profit des filières littéraires et théoriques, laissant le pays tributaire de l’expertise étrangère pour ses grands projets industriels, miniers et d’ingénierie.
Dans un pays à la démographie galopante, le choix de construire un établissement consacré aux sciences et aux technologies répond à un impératif stratégique : former sur place les cadres, ingénieurs et techniciens de demain. Pour les autorités de la Refondation, la souveraineté politique et économique ne peut se consolider sans une maîtrise autonome des compétences scientifiques et de l’innovation.
Arrivée sur le site en matinée, le Dr Élisabeth Shérif a fait le tour des bâtiments en construction et s’est entretenue directement avec les chefs de chantier, les architectes et les techniciens chargés de la réalisation.
Face aux retards qui plombent fréquemment les chantiers publics dans le secteur éducatif, la ministre a rappelé aux prestataires l’obligation de respecter scrupuleusement les cahiers des charges ainsi que les échéances prévues. L’objectif est de livrer un complexe répondant aux normes internationales afin d’offrir aux élèves des conditions d’apprentissage modernes, notamment des laboratoires équipés et des espaces propices à la recherche.
Cette fermeté ministérielle signale un changement de méthode : désormais, l’État ne se contente plus de financer des projets, il en exige une reddition de comptes stricte et une exécution rigoureuse.
En investissant dans des infrastructures scientifiques de pointe, le Niger tente de transformer son dividende démographique en un véritable levier de croissance.
Cependant, la réussite du Collège Scientifique de Niamey ne dépendra pas uniquement de la solidité de ses murs. Le véritable défi commencera dès l’ouverture des portes : il s’agira d’assurer un recrutement rigoureux des enseignants, de garantir la maintenance durable des équipements de pointe et de nouer des partenariats avec le monde universitaire et industriel.
Si cette chaîne de valeur fonctionne, ce collège pourrait servir de prototype pour la modernisation de la carte scolaire nigérienne.
NIAMEY, 13 août 2026 — La ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, le Dr Elisabeth Shérif, a franchi une étape stratégique dans sa démarche de concertation sur l’avenir de l’école nigérienne. Lors d’une audience accordée ce jeudi à Niamey au Rassemblement Actif des Retraités de l’Éducation (RARE), la ministre s’est vu remettre un mémorandum clé intitulé « Contribution au développement du système éducatif nigérien ».
Cette démarche, qui vise à réinjecter des décennies d’expertise accumulée dans le circuit de décision publique, illustre une volonté d’articuler mémoire institutionnelle et réformes contemporaines.
Mobiliser l’expertise des anciens face à la crise de l’école
L’initiative du RARE intervient dans un contexte où les systèmes éducatifs de la sous-région font face à d’importants défis de qualité, d’encadrement et d’adéquation des programmes. En formalisant leurs propositions à travers ce mémorandum, les hauts cadres et enseignants à la retraite ne signent pas une simple démarche académique : ils proposent une assistance technique de terrain, directement opérationnelle.
Dans de nombreuses administrations éducatives, le départ à la retraite des inspecteurs, conseillers pédagogiques et enseignants chevronnés crée un déficit méthodologique immédiat. Ainsi, la démarche du RARE offre une solution à cette rupture générationnelle en convertissant le capital d’expérience de ses membres en un levier d’aide à la décision pour le ministère.
En félicitant les membres du RARE pour leur engagement patriotique, le Dr Élisabeth Shérif signale un virage dans la méthode de gestion du ministère. Historiquement, les politiques éducatives au Sahel ont souvent pâti d’approches centralisées ou d’injonctions théoriques parfois déconnectées des contraintes quotidiennes de la classe. En ouvrant les portes du ministère à ceux qui ont façonné l’école nigérienne au cours des dernières décennies, la ministre opte pour un pragmatisme ancré dans le réel.
L’expérience des retraités permet ainsi d’identifier sans filtre les goulots d’étranglement qui entravent l’apprentissage de la lecture et du calcul, tandis que leur maîtrise des dynamiques de terrain s’avère stratégique pour la promotion des langues nationales et le renforcement des programmes d’alphabétisation. En outre, le rapprochement entre la jeune garde enseignante et la sagesse des anciens instaure un véritable dialogue intergénérationnel qui contribue à consolider le corps professoral.
Si cette rencontre marque un signal fort en faveur de la cohésion de la communauté éducative, la véritable mesure du succès résidera dans la capacité du ministère à traduire ce mémorandum en mesures concrètes.
Consulter la mémoire vivante de l’éducation nationale constitue un préalable stratégique louable. Il s’agit désormais de déterminer comment ces recommandations viendront nourrir la formation initiale et continue des enseignants, l’évaluation des programmes et la gouvernance des établissements.
Si cet alliage entre vision ministérielle et expertise des vétérans concrétise ses promesses, le Niger pourrait poser les jalons d’un modèle original de refondation éducative participative en Afrique de l’Ouest.
Zinder, 6 août 2026 — Certaines écoles ne se résument pas à des salles de classe. Elles racontent une époque, portent la mémoire d’un pays et rappellent les premiers pas d’un système éducatif national. L’École primaire Birni Garçon appartient à cette catégorie d’établissements dont les murs ont vu défiler des milliers d’élèves devenus, au fil des décennies, enseignants, administrateurs, magistrats ou responsables publics.
C’est dans ce lieu chargé d’histoire que la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, s’est rendue mercredi lors de son déplacement dans la région de Zinder. Accompagnée du gouverneur de la région, des responsables du ministère ainsi que des représentants des Forces de défense et de sécurité, elle a voulu mesurer de près les besoins d’un établissement considéré comme l’un des symboles du patrimoine scolaire nigérien.
Birni Garçon : Témoin d’un siècle d’histoire de l’école nigérienne
Créée en 1910, l’École primaire Birni Garçon figure parmi les plus anciens établissements du pays. Bien avant les grandes réformes éducatives, elle accueillait déjà des élèves appelés à participer à la construction de l’administration et des institutions nationales.
Aujourd’hui, ce patrimoine historique montre les marques du temps. Les bâtiments, longtemps sollicités, nécessitent désormais des travaux afin de continuer à remplir leur mission dans des conditions compatibles avec les exigences de l’enseignement moderne. La visite ministérielle avait précisément pour objectif d’évaluer l’état des infrastructures et d’identifier les interventions prioritaires avant la prochaine rentrée scolaire.
Par ailleurs, les échanges avec les responsables de l’école et le personnel enseignant ont permis de dresser un tableau des difficultés auxquelles l’établissement reste confronté.
Ainsi, les questions relatives à la réhabilitation des bâtiments, à l’amélioration du cadre de travail et aux besoins pédagogiques ont occupé une place centrale dans les discussions. Pour les autorités, restaurer une école de cette importance revient autant à préserver un héritage national qu’à offrir aux élèves des conditions d’apprentissage adaptées aux exigences actuelles.
Face au corps enseignant, la ministre a rendu hommage à celles et ceux qui assurent quotidiennement la transmission des savoirs malgré les contraintes rencontrées sur le terrain.
Elle les a encouragés à poursuivre leur mission avec le même sens du devoir, en faisant de la rigueur, du mérite et du service de la Nation les principes directeurs de leur action. Ces valeurs, a-t-elle rappelé, demeurent essentielles pour former des citoyens capables d’accompagner les transformations du pays.
La visite de Birni Garçon dépasse le cadre d’un simple déplacement administratif. Elle traduit également une volonté de replacer les établissements historiques au cœur des politiques publiques, tout en accélérant leur adaptation aux réalités contemporaines.
Dans un contexte où le Niger cherche à renforcer son système éducatif, la sauvegarde de ces écoles emblématiques apparaît comme un enjeu à la fois culturel et stratégique. Préserver leur héritage, les réhabiliter et leur redonner les moyens de remplir pleinement leur mission, c’est assurer aussi la continuité d’une histoire tout en préparant les générations futures.
À Zinder, l’École primaire Birni Garçon demeure ainsi bien davantage qu’un établissement scolaire : elle reste un repère de la mémoire nationale et un symbole de la permanence de l’idéal éducatif nigérien.
Tahoua, 6 août 2026 — Derrière les murs encore inachevés du futur Collège scientifique de Tahoua se joue une partie importante de la politique éducative nigérienne. En se rendant sur le chantier, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, n’est pas venue pour une simple visite protocolaire. Son déplacement traduit une volonté de suivre, sur le terrain, la concrétisation d’un investissement appelé à former une nouvelle génération d’élèves dans les filières d’excellence.
Dans une région où les besoins en infrastructures scolaires demeurent importants, ce projet est présenté comme l’un des équipements éducatifs les plus structurants. Pour les autorités, il ne s’agit pas seulement d’ériger des bâtiments, mais de créer un environnement capable d’accueillir des enseignements scientifiques dans des conditions modernes.
Accompagnée des autorités régionales, la ministre a parcouru les différents espaces en construction afin d’apprécier l’évolution effective des travaux. L’objectif était double : mesurer l’état d’avancement des réalisations et vérifier que les ouvrages répondent aux exigences techniques ainsi qu’au calendrier prévu.
L’exercice a également permis de confronter les rapports administratifs à la réalité du terrain. Cette démarche de contrôle s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à assurer un suivi permanent des investissements publics consacrés au secteur de l’éducation.
Au fil de la visite, les responsables techniques ont présenté les différentes phases déjà réalisées ainsi que celles restant à exécuter. Les entreprises mobilisées ont, de leur côté, exposé les défis rencontrés dans la conduite des travaux.
Une réunion d’arbitrage avec le Gouverneur et les entreprises du BTP
La tournée sur le chantier s’est prolongée par une séance de travail réunissant la ministre, le gouverneur de la région de Tahoua et les responsables des entreprises chargées de l’exécution du projet.
Loin d’un simple échange de courtoisie, la rencontre a servi à dresser un état précis de l’opération. Les discussions ont porté sur les contraintes techniques susceptibles de ralentir le chantier, mais aussi sur les moyens d’y apporter des réponses rapides afin d’éviter tout retard dans la livraison de l’établissement.
La ministre a reconnu les progrès déjà enregistrés et salué le rythme d’exécution observé. Elle a toutefois rappelé que la qualité des ouvrages ne devait en aucun cas être sacrifiée au profit de la rapidité, tout en insistant sur le respect strict des engagements contractuels.
Le futur Collège scientifique de Tahoua occupera une place particulière dans le paysage éducatif national. Il ambitionne d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage adapté aux disciplines scientifiques et de contribuer également à la formation des compétences dont le pays aura besoin dans les années à venir.
À travers ce projet, les autorités entendent renforcer l’offre éducative spécialisée et améliorer les conditions d’enseignement dans une région en pleine évolution démographique.
À l’issue des échanges, les entreprises chargées des travaux ont assuré qu’elles poursuivraient le chantier avec la même mobilisation. Elles se sont engagées à respecter les normes de construction ainsi que les délais arrêtés, tout en poursuivant la collaboration avec les services techniques de l’État.
Cette visite ministérielle confirme que les grands projets éducatifs font désormais l’objet d’un suivi rapproché. Pour les pouvoirs publics, chaque infrastructure livrée dans les délais représente un investissement durable en faveur de la jeunesse et un jalon supplémentaire dans la modernisation du système éducatif nigérien.
NIAMEY, 31 juillet 2026 — Le baccalauréat ouvre une porte, mais ne dit pas toujours quelle direction prendre. Pour des milliers de jeunes Nigériens, l’obtention du diplôme marque ainsi le début d’une autre épreuve : choisir une formation, identifier une filière porteuse et éviter que l’orientation ne devienne un choix par défaut.
C’est dans cet espace d’incertitude que l’UNIV-EXPO 2026 entend trouver sa place. La deuxième édition du Salon international d’information et d’orientation des nouveaux bacheliers s’est ouverte vendredi 31 juillet à Niamey, sous l’impulsion de l’Agence FAIDA Consulting, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique.
Mais derrière les stands d’universités et les présentations de formations, l’enjeu dépasse largement la découverte de quelques établissements. Le Niger cherche à mieux rapprocher les aspirations de sa jeunesse des besoins de son économie.
Pour le nouveau bachelier, la question n’est désormais plus seulement de poursuivre ses études. Il faut savoir lesquelles. Droit, sciences, technologie, économie, ingénierie, formations professionnelles ou autres parcours spécialisés : l’éventail des possibilités peut rapidement transformer la liberté de choix en véritable casse-tête. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saidou, l’a placé au cœur de son intervention inaugurale.
Selon lui, l’orientation post-baccalauréat ne doit pas se réduire à une formalité administrative. Elle doit permettre au jeune de confronter ses aptitudes, ses ambitions et les perspectives offertes par le marché du travail aux priorités de développement du pays. Autrement dit, le bon choix de filière devient une question de stratégie nationale.
Une boussole pour les nouveaux étudiants
L’UNIV-EXPO veut précisément jouer ce rôle de boussole. Durant le salon, les nouveaux bacheliers peuvent découvrir les parcours proposés par différentes universités et grandes écoles, mais aussi échanger avec des acteurs susceptibles de les aider à comprendre les possibilités qui s’offrent à eux.
La directrice générale de FAIDA Consulting a invité les jeunes à suivre attentivement les présentations et à exploiter les informations disponibles. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la première édition, dont les organisateurs disent avoir tiré des résultats encourageants.
Le pari consiste désormais à transformer cette expérience en un rendez-vous capable de répondre à une demande croissante d’informations au moment où les jeunes doivent prendre des décisions qui peuvent peser sur plusieurs années de leur vie.
Présent à l’ouverture, le gouverneur de la région de Niamey, le général de division Assoumane Abdou Harouna, a, lui aussi, insisté sur la responsabilité qui accompagne cette étape. Son appel aux nouveaux bacheliers tient en une idée : choisir avec discernement.
Dans un contexte où certaines filières peuvent attirer davantage de candidats que d’autres, l’orientation doit éviter les décisions dictées uniquement par l’effet de mode, les préférences de l’entourage ou la méconnaissance des débouchés. Pour les jeunes, le salon offre donc l’occasion de comparer, questionner et surtout de comprendre avant de s’inscrire.
Former les compétences dont le Niger aura besoin
Le gouvernement entend donner à cette problématique une portée plus large. Lors du lancement, le professeur Mamadou Saidou a replacé l’orientation dans la transformation du système éducatif et dans la valorisation du capital humain.
Cette vision repose sur un principe simple : un pays ne construit pas son avenir uniquement avec des infrastructures ou des investissements ; il le construit aussi avec les compétences de sa jeunesse. Le choix des formations devient dès lors une composante de la politique de développement.
Le ministre a réaffirmé la disponibilité des autorités à soutenir les initiatives et partenariats susceptibles de contribuer à la formation des compétences appelées à participer au développement du pays. Cette orientation s’inscrit dans les priorités affichées par les autorités nigériennes, sous la conduite du président de la République, chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine.
Après la cérémonie officielle, le professeur Mamadou Saidou a parcouru les différents espaces d’exposition. Universités, grandes écoles et partenaires ont présenté leurs offres et leurs dispositifs aux visiteurs. La scène peut sembler classique. Pourtant, elle répond à une difficulté très concrète : permettre au futur étudiant de passer d’une connaissance générale des études supérieures à une décision plus construite.
Car entre obtenir le bac et réussir son entrée dans l’enseignement supérieur, il existe une étape souvent sous-estimée : savoir où aller et pourquoi. C’est cette étape que l’UNIV-EXPO veut désormais mieux encadrer.
Le véritable défi commence après le salon
La deuxième édition s’ouvre alors que le Niger cherche à renforcer son capital humain et à préparer une nouvelle génération de compétences.Pour les organisateurs comme pour les autorités, l’enjeu ne sera toutefois pas uniquement de remplir les stands ou d’informer les visiteurs pendant quelques jours.
Le véritable résultat se mesurera plus tard : dans les choix opérés par les nouveaux bacheliers, leur capacité à réussir leurs parcours et, à terme, dans leur insertion dans la vie professionnelle. L’orientation réussie ne se reconnaît pas au nombre de brochures distribuées, mais au nombre de jeunes qui trouvent leur voie.
À Niamey, l’UNIV-EXPO 2026 ouvre ainsi une réflexion qui dépasse le simple calendrier universitaire. Elle pose une question centrale pour le Niger : comment transformer chaque nouveau bachelier en une compétence utile à lui-même et au pays ?
La réponse se construira peut-être dans une salle de conférence, devant un stand universitaire ou au détour d’un échange avec un conseiller. Mais elle se vérifiera surtout plusieurs années plus tard, lorsque ces jeunes diplômés entreront à leur tour dans l’économie nigérienne.
NIAMEY, 29 juillet 2026 — Une réforme de l’école ne se mesure pas uniquement au nombre de salles de classe construites ou d’enseignants recrutés. Elle se juge aussi à la capacité d’un système éducatif à former une génération capable de répondre aux besoins d’un pays en transformation. Au Niger, cette équation s’est retrouvée au centre des échanges, mercredi 29 juillet, lors de la première session ordinaire de l’année 2026 du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR).
Face aux conseillers, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, a présenté l’état d’avancement des principales réformes engagées dans son secteur. Mais derrière cette communication institutionnelle se dessine une question plus vaste : quel système éducatif le Niger veut-il construire pour accompagner la Refondation du pays ?
L’éducation constitue l’un des secteurs où les ambitions de transformation se confrontent directement aux réalités quotidiennes. Dans les établissements, la question se pose en termes d’accès aux apprentissages, de qualité de l’enseignement, de disponibilité des enseignants et d’adaptation des programmes. À l’échelle nationale, elle touche également à l’alphabétisation, à la transmission des savoirs et à la place accordée aux langues nationales.
C’est précisément sur cette chaîne de transformation que la ministre a articulé son intervention devant les conseillers du CCR. Son exposé a porté sur plusieurs volets : réformes institutionnelles, gouvernance du système éducatif, accès à l’éducation, qualité des enseignements et des apprentissages, mais également alphabétisation et promotion des langues nationales.
Le choix de ces priorités traduit une volonté de ne pas réduire la réforme éducative à une simple question d’infrastructures. Il s’agit plutôt de revoir les mécanismes qui permettent à l’école de remplir sa mission, depuis la gouvernance jusqu’à la transmission des connaissances.
L’accès ne suffit plus
Le premier défi reste celui de l’accès. Permettre à davantage d’enfants et de jeunes d’entrer dans le système éducatif constitue une étape fondamentale. Cependant, l’élargissement de l’accès pose immédiatement une seconde exigence : garantir à ceux qui y entrent une éducation de qualité.
C’est là que la réforme change d’échelle. Une école plus accessible mais incapable d’assurer des apprentissages solides ne répondrait que partiellement aux ambitions affichées. À l’inverse, l’amélioration de la qualité sans réponse suffisante à la question de l’accès risquerait de laisser une partie de la population en dehors du système.
Le véritable défi consiste donc à faire avancer les deux fronts simultanément. La communication présentée devant le CCR a précisément permis de mettre en perspective les actions déjà engagées, les résultats obtenus et les difficultés qui subsistent.
À côté de l’enseignement scolaire classique, l’alphabétisation occupe également une place significative dans cette architecture. La question dépasse largement l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Elle renvoie à l’accès aux connaissances, à l’autonomie des populations et à leur capacité à participer pleinement à la vie économique et sociale. Dans cette perspective, la promotion des langues nationales ajoute une autre dimension à la réforme.
L’enjeu est aussi culturel : il s’agit de penser une école capable de transmettre les savoirs tout en prenant en compte les réalités linguistiques du pays. La politique éducative se retrouve ainsi à la croisée de plusieurs objectifs : instruire, transmettre, inclure et préparer les citoyens aux mutations de la société.
La présence de la ministre devant les conseillers du CCR intervient également à un moment où les politiques publiques sont appelées à être confrontées à leurs résultats. Élisabeth Shérif a présenté les actions déjà réalisées, les acquis enregistrés, mais aussi les défis auxquels le secteur reste confronté.
Cette approche donne à la session une portée particulière. Elle ne consiste pas uniquement à exposer les orientations du gouvernement. Elle permet également de mettre les réformes à l’épreuve des réalités du terrain et d’examiner les perspectives envisagées pour la suite.
Autrement dit, la question n’est plus seulement de savoir quelles réformes ont été annoncées, mais jusqu’où elles peuvent transformer concrètement le système éducatif.
Une école à la mesure des ambitions de la Refondation
La réforme éducative apparaît ainsi comme un chantier de long terme. Elle engage la gouvernance du secteur, la formation et l’accompagnement des enseignants, les conditions d’apprentissage, l’accès aux savoirs, l’alphabétisation et la valorisation des langues nationales.
Elle touche surtout à une ressource dont les effets ne se mesurent pas immédiatement : le capital humain. Un système éducatif performant ne produit pas seulement des diplômés. Il contribue à former des compétences, à renforcer la cohésion sociale et à préparer les générations futures à participer au développement du pays.
C’est pourquoi les perspectives présentées devant le CCR prennent une dimension qui dépasse le seul ministère de l’Éducation nationale.
La Refondation se joue aussi dans les salles de classe.
Car si les transformations institutionnelles peuvent être décidées rapidement, leur traduction dans les parcours scolaires demande davantage de temps, de constance et d’évaluation.
Le rendez-vous du 29 juillet aura donc permis de placer l’éducation au cœur d’une réflexion plus large sur l’avenir du Niger. Reste désormais le passage le plus exigeant : transformer les orientations en résultats durables et faire en sorte que chaque réforme annoncée puisse, à terme, se mesurer dans le quotidien des élèves, des enseignants et des familles. Au bout du compte, la réussite de la Refondation pourrait aussi se lire dans la qualité de l’école qu’elle aura réussi à construire.
Le Colonel Massalatchi Mahaman Sani lance solennellement le concours d’admission au sein de la cité pédagogique de l’ENI.
ZINDER, 29 juillet 2026 — C’est dans une atmosphère empreinte de gravité et de ferveur républicaine que les salles de classe de l’École Normale d’Instituteurs de la capitale du Damagaram se sont transformées, ce mercredi matin, en un haut lieu de sélection d’élite. En effet, les épreuves écrites d’accès à la prestigieuse académie militaire du Prytanée ont officiellement pris leur envol sous l’égide directe de l’autorité régionale.
Ainsi, sous un silence monacal, deux cent vingt-huit jeunes élèves d’exception, méticuleusement répartis à travers huit salles de composition, ont entamé cette compétition intellectuelle d’une exigence redoutable. Toutes et tous aspirent à décrocher le précieux sésame ouvrant les portes de l’institution appelée à forger le haut commandement et les cadres futurs du dispositif sécuritaire de la Patrie.
« La République exige l’excellence, la discipline irréprochable et un dévouement patriotique sans faille dès ces premières feuilles d’examen. »
Présent aux premières heures de la matinée pour superviser le descellement des enveloppes sécurisées, le Gouverneur de Zinder, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, s’est adressé aux prétendants dans un discours aux accents de haute responsabilité républicaine.
S’adressant à cette jeune garde en passe de former la pépinière de nos forces armées, le premier magistrat de la région a souligné la rigueur morale et la détermination dont chacun doit faire preuve. Riches des attentes de toute une collectivité, ces candidats portent en effet l’étendard de l’honneur régional.
En formulant des vœux ardents de réussite à l’endroit des plus méritants, l’autorité régionale a rappelé que l’édification de la souveraineté nationale repose avant tout sur l’élévation des vertus du travail et du don de soi. Toute la région de Zinder retient son souffle, convaincue que ces jeunes talents sauront se hisser à la hauteur des grands destins de la Nation.
Niamey, 27 juillet 2026 – Le gouvernement veut faire du futur Collège scientifique de Niamey un établissement de référence pour la formation des élites scientifiques du pays. Dans cette perspective, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, s’est rendue ce lundi matin sur le chantier de construction afin d’évaluer l’évolution des travaux et de s’assurer que les délais de réalisation seront respectés.
En effet, cette visite de terrain s’inscrit dans la démarche de suivi rapproché des grands investissements éducatifs engagés par les pouvoirs publics. Accompagnée des responsables techniques du projet, la ministre a ainsi inspecté les différents ouvrages en cours d’édification afin de mesurer l’état d’avancement des travaux.
Salles de cours et laboratoires : un cadre moderne pour former les élites
Concrètement, le chantier comprend plusieurs infrastructures destinées à accueillir les futurs pensionnaires de l’établissement. Les salles de cours, les laboratoires scientifiques, les bâtiments administratifs ainsi que les autres équipements pédagogiques figurent notamment parmi les installations appelées à doter le collège d’un environnement adapté aux exigences d’un enseignement scientifique moderne.
Au fil de la visite, Dr Élisabeth Shérif s’est entretenue avec les ingénieurs, les techniciens et les entreprises chargées de l’exécution des travaux. À cette occasion, elle leur a rappelé l’importance stratégique de ce projet pour le système éducatif national, tout en insistant sur deux impératifs : maintenir un niveau élevé de qualité dans les réalisations et respecter les engagements contractuels afin d’éviter tout retard dans la livraison de l’établissement.
Qualité des travaux et respect des délais : les exigences du gouvernement
D’après les autorités éducatives, ce futur collège doit contribuer à renforcer les capacités nationales dans les disciplines scientifiques et technologiques. L’ambition est ainsi de créer un cadre d’apprentissage moderne, sécurisé et doté d’équipements performants, capable d’accompagner la formation d’une nouvelle génération d’élèves orientés vers les filières d’excellence.
Par ailleurs, cette mission de contrôle illustre la volonté du ministère de suivre de près l’exécution des projets structurants du secteur éducatif. En multipliant les inspections sur le terrain, les autorités entendent en effet s’assurer que les investissements publics produisent les résultats attendus et répondent aux besoins croissants du système scolaire.
Un projet structurant au service du développement technologique du Niger
Plus largement, la construction du Collège scientifique de Niamey s’inscrit dans la politique nationale de renforcement de l’offre éducative, conduite sous l’impulsion des plus hautes autorités de l’État. À travers ce projet, le gouvernement entend offrir au Niger un établissement capable de favoriser l’émergence des compétences scientifiques dont le pays aura besoin pour accompagner son développement économique, technologique et industriel dans les années à venir.
Face au recul des financements internationaux, les acteurs de l’éducation réunis à Zinder défendent une nouvelle approche : faire des collectivités, des parents, de la diaspora et du secteur privé les premiers investisseurs de l’école nigérienne.
L’avenir de l’école nigérienne ne dépendra plus uniquement des bailleurs internationaux. À Zinder, ce message a résonné comme un appel à l’action lors du lancement de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMAE 2026). Cette année, la campagne internationale met l’accent sur une question devenue centrale : comment financer durablement l’éducation en mobilisant d’abord les ressources locales ?
Réunis dans la salle de l’ancien Conseil régional, responsables administratifs, autorités coutumières, acteurs de l’éducation, représentants des collectivités locales et organisations de la société civile ont partagé une même conviction : la pérennité du système éducatif nigérien passe désormais par une implication plus forte des communautés.
La réflexion intervient dans un contexte marqué par la multiplication des crises internationales. Les conflits armés, les effets du changement climatique, la diminution progressive de l’aide extérieure et les risques de privatisation de certains services publics fragilisent les systèmes éducatifs dans plusieurs pays.
Pour les participants, ces mutations imposent un changement de paradigme. Il devient indispensable de développer des mécanismes de financement capables de résister aux aléas de la conjoncture internationale.
Le président de la Coalition ASO-EPT Niger, Illiass Alhousseini, a rappelé que l’Objectif de développement durable n°4, qui vise une éducation inclusive et de qualité pour tous à l’horizon 2030, restera hors de portée sans une mobilisation rapide des ressources nationales et locales.
Il a également salué l’orientation des autorités nigériennes, qui privilégient désormais un financement accru de l’éducation sur les ressources propres de l’État dans le cadre de la politique de refondation.
Zinder veut transformer ses bons résultats en modèle durable
Si la conférence a insisté sur les défis financiers, elle s’est également appuyée sur des résultats jugés encourageants. Lors des derniers examens scolaires, la région de Zinder a enregistré 73,42 % de réussite au CFEPD et 56 % au BEPC. Pour les responsables éducatifs, ces performances démontrent qu’une coopération efficace entre l’État, les collectivités territoriales, les communautés et les établissements scolaires peut produire des résultats concrets. L’enjeu consiste désormais à préserver cette dynamique en consolidant les mécanismes locaux de financement.
Les communes appelées à devenir les premiers partenaires de l’école
Au cœur des échanges figuraient les Fédérations communales des Comités de gestion décentralisés des établissements scolaires (FCC-CGDES). Ces structures de proximité sont appelées à jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation des ressources destinées aux écoles.
Les participants ont notamment plaidé pour une implication accrue des communes dans les investissements éducatifs, un recours plus systématique aux budgets participatifs, ainsi qu’un accompagnement renforcé des élus locaux afin que les questions éducatives occupent une place prioritaire dans les politiques communales.
Diaspora, entreprises et parents : un nouveau pacte de financement
Au-delà des financements publics, la conférence a dessiné les contours d’un modèle plus participatif. Les organisateurs souhaitent encourager la création de partenariats entre les établissements scolaires, les entreprises locales, les associations, les ressortissants vivant à l’étranger et les communautés elles-mêmes.
Parmi les pistes évoquées figurent les contributions volontaires de la diaspora, l’appui du secteur privé, les initiatives communautaires de solidarité ainsi qu’une implication plus active des parents d’élèves dans la vie financière des écoles.
L’objectif est également de renforcer le contrôle citoyen sur la mobilisation et l’utilisation des ressources afin d’améliorer la transparence dans la gestion des budgets scolaires.
À travers cette 24ᵉ édition de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation, ASO-EPT Niger entend aller au-delà d’une simple campagne de sensibilisation.
Les participants sont appelés à maîtriser les mécanismes d’élaboration des budgets scolaires prévus par la législation nigérienne, mais surtout à devenir des relais dans leurs communes pour promouvoir un financement plus participatif de l’éducation.
Soutenue par le Partenariat mondial pour l’éducation, Oxfam et Save the Children International, l’initiative ambitionne de faire émerger une culture de responsabilité partagée autour de l’école.
À Zinder, le message est désormais clair : l’avenir de l’éducation ne se construira pas uniquement dans les ministères ou grâce aux partenaires extérieurs. Il dépendra aussi de la capacité des collectivités, des familles, des entreprises et des citoyens à faire de l’école une priorité commune.
L’École Normale de Diffa a vibré ce lundi matin au rythme du lancement officiel des examens du Certificat de Fin d’Études de l’École Normale d’Instituteurs (CFEEN/I) et du Certificat d’Aptitude Pédagogique de la Section Spéciale (CAP/S) pour la session 2026. Le Gouverneur de la région, le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, a présidé cette cérémonie solennelle qui engage l’avenir du corps enseignant local.
Dès cette première journée d’évaluation, l’ensemble des forces vives de la région s’est mobilisé. Les autorités administratives, coutumières, militaires et religieuses entourent le chef de l’exécutif régional, aux côtés des partenaires du secteur éducatif et des encadreurs pédagogiques. Cette forte mobilisation témoigne également de l’importance stratégique de cette session pour le système éducatif nigérien.
Le Directeur Régional de l’Éducation Nationale de Diffa, M. Hassane Nouhou Diori, a pris la parole pour rassurer les acteurs du système. En fait, les autorités ont déployé l’ensemble des dispositions matérielles, logistiques et sécuritaires, depuis l’échelon central jusqu’au niveau régional. Ainsi, ces mesures garantissent un déroulement des épreuves dans un calme absolu et une sérénité totale pour l’ensemble des candidats.
Le Président du jury du centre de l’École Normale, M. Oumara Fougou, a présenté les données chiffrées de cette session 2026. La région de Diffa aligne un total de 100 candidats pour ces évaluations professionnelles. La section des instituteurs (CFEEN/I) accueille 73 postulants, tandis que la Section Spéciale (CAP/S) en compte 27.
L’analyse de ces effectifs révèle une tendance majeure : les femmes dominent largement les bancs cette année avec 85 candidates, contre seulement 15 hommes. Ce taux de participation massif illustre le fort engagement des jeunes femmes de la région de Diffa envers la profession d’enseignante et l’encadrement des futures générations.
Enfin, les responsables éducatifs ont exprimé leur profonde gratitude envers le Gouverneur et l’ensemble des encadreurs pour leur mobilisation. Ces 100 candidats entament désormais leurs épreuves avec l’ambition de débuter une carrière fructueuse au service de l’école nigérienne et du rayonnement de la région de Diffa.
Le Niger engage une nouvelle étape dans la formation de ses enseignants. Ce lundi 20 juillet 2026, les épreuves du Certificat de fin d’études des écoles normales (CFEEN) et du Certificat d’aptitude pédagogique, section spéciale (CAP/SS), ont officiellement débuté. Plus de 2 100 candidats, majoritairement des femmes, sont appelés à démontrer leurs compétences avant de rejoindre ou de consolider les rangs du système éducatif national.
La formation des futurs enseignants entre dans sa phase décisive. À l’École normale Sadou Galadima de Niamey, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, a donné le coup d’envoi officiel des examens du Certificat de fin d’études des écoles normales (CFEEN) et du Certificat d’aptitude pédagogique, section spéciale (CAP/SS).
La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général du Gouvernorat de Niamey, de l’administratrice déléguée de l’arrondissement communal Niamey I, ainsi que de plusieurs responsables du ministère en charge de l’Éducation.
2 149 candidats en quête d’une qualification pédagogique
Cette session mobilise 2 149 candidats à l’échelle nationale, répartis entre les deux examens. Le CFEEN rassemble 1 404 candidats, dont 1 166 issus des écoles normales traditionnelles et 238 de la filière franco-arabe. L’une des particularités de cette promotion réside dans la forte représentation féminine : 86,68 % des candidats sont des femmes, confirmant leur place prépondérante dans les métiers de l’enseignement primaire.
Le CAP/SS enregistre, quant à lui, 745 candidats, répartis entre 655 issus des écoles traditionnelles, 47 de la filière franco-arabe et 43 du préscolaire. Dans la région de Niamey, 303 candidats participent aux épreuves, dont 174 au CFEEN et 129 au CAP/SS.
Après la cérémonie de montée des couleurs, la ministre a procédé à l’ouverture de l’enveloppe scellée contenant la première épreuve, consacrée à la physico-pédagogie, marquant ainsi le début officiel des compositions.
S’adressant aux candidats, le Dr Élisabeth Shérif les a invités à aborder les examens avec calme, discipline et confiance, rappelant que ces qualités constituent également des valeurs essentielles dans l’exercice du métier d’enseignant.
Par ailleurs, ces examens représentent une étape déterminante pour le renforcement des ressources humaines du système éducatif nigérien. Les titulaires du CFEEN et du CAP/SS viendront renforcer les établissements scolaires du pays, à un moment où les besoins en enseignants qualifiés demeurent importants pour accompagner l’amélioration de la qualité de l’éducation.
À l’issue du lancement, la ministre a salué le travail accompli par les équipes pédagogiques, les encadreurs et les services techniques mobilisés pour préparer cette session d’examens. Elle a également exprimé sa reconnaissance aux autorités nationales pour les moyens déployés afin d’assurer le bon déroulement des épreuves.
À travers cette nouvelle session, les autorités entendent ainsi poursuivre leurs efforts en faveur de la formation d’enseignants compétents, considérée comme l’un des leviers essentiels pour améliorer durablement les performances du système éducatif nigérien.
À Agadez, le baccalauréat ne se résume jamais à seulement des séries d’épreuves. Derrière les enveloppes scellées ouvertes ce mardi matin se cache une véritable opération logistique qui mobilise l’administration, les forces de sécurité, les collectivités locales et les responsables de l’éducation sur un territoire immense où les centres d’examen sont parfois séparés par des centaines de kilomètres. Ainsi, cette année, 3 764 candidats se lancent dans la course au diplôme le plus convoité du secondaire dans cette région.
À la même heure ce 14 juillet 2026, les premiers sujets de français étaient distribués dans les salles d’examen d’Agadez, d’Arlit, de Bilma, d’Ingall, d’Iférouane, de Timia, d’Akokan ou encore de Dingaré.
Certes, pour chacun des candidats, la feuille remise sur la table était identique. Pourtant, derrière cette égalité républicaine se cache une réalité bien plus complexe. Dans cette région qui couvre une immense partie du territoire nigérien, organiser le baccalauréat relève d’une véritable démonstration de coordination administrative.
De fait, acheminer les sujets, sécuriser les centres, installer les jurys, mobiliser les surveillants et garantir les mêmes conditions de composition à plusieurs centaines de kilomètres de distance exigent une organisation minutieuse où chaque détail compte.
Un pari organisationnel réussi à l’échelle de toute la région
Le coup d’envoi du Baccalauréat dans la région d’Agadez s’est mué en une véritable démonstration de force tranquille et de gouvernance territoriale. Au CES Maï Manga Oumara d’Agadez, le gouverneur, le Général de Division Ibra Boulama Issa, entouré des plus hautes autorités académiques, civiles et militaires, a symboliquement ouvert la première enveloppe des épreuves écrites. Cette impulsion donnée au chef-lieu régional a immédiatement trouvé son écho aux quatre coins d’un territoire immense.
Simultanément, les représentants de l’État ont pris le relais dans les départements pour garantir la même solennité. À Arlit, le préfet, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, a supervisé le lancement au complexe TARAT. À Bilma, le capitaine Lamine Ahmed Chegou a réuni acteurs locaux et chefs traditionnels, tandis qu’à Ingall, l’inspecteur des douanes Hamed Alkassoum Aidor veillait au bon déroulement des compositions devant les candidats.
Cette parfaite synchronisation, de la capitale régionale aux localités les plus éloignées du désert, dépasse la simple logistique administrative. Elle incarne un idéal républicain : offrir à chaque candidat, où qu’il se trouve, les mêmes conditions de sécurité, de sérénité et d’équité. À travers ce déploiement coordonné, l’école, l’administration et les forces de sécurité prouvent qu’elles avancent d’un même pas pour sceller l’avenir de la jeunesse.
Les chiffres traduisent cette réalité. La région d’Agadez compte 3 764 candidats, répartis dans dix centres d’examen couvrant les communes d’Agadez, Arlit, Bilma, Iférouane, Dingaré, Ingall, Timia et Akokan. À titre d’exemple, dans le département d’Arlit, 889 candidats composent cette année, dont 848 à Arlit et 41 à Iférouane, répartis entre plusieurs jurys.
Plus à l’est, à Bilma, au cœur du désert, 131 candidats, parmi lesquels 88 filles, affrontent les épreuves dans trois séries différentes. Plus au sud, le département d’Ingall présente 84 candidats, tous réunis dans un centre où les autorités ont également veillé à réunir les conditions nécessaires au bon déroulement des compositions. En somme, ces effectifs, dispersés sur un territoire immense, illustrent la diversité géographique de l’enseignement secondaire dans la région.
Le baccalauréat, miroir des ambitions d’une jeunesse
Partout, les messages adressés aux candidats se ressemblent. Les autorités administratives ont appelé les élèves à faire preuve de discipline, de concentration, de confiance et d’intégrité. Toutefois, au-delà des recommandations protocolaires, ces interventions rappellent que le baccalauréat demeure l’un des principaux passeports vers l’université, la formation supérieure et l’insertion professionnelle.
En effet, dans une région où les défis liés au développement restent considérables, chaque réussite représente une promesse supplémentaire de compétences pour les années à venir.
Baccalauréat : une mobilisation nationale pour l’égalité des chances
Loin des seules salles de classe, le baccalauréat mobilise toute une chaîne d’acteurs. Préfets, gouverneur, responsables de l’éducation, élus locaux, chefs traditionnels, forces de défense et de sécurité, agents administratifs et membres des jurys travaillent de concert afin que les épreuves se déroulent dans la sérénité, la transparence et le respect des règles nationales.
De fait, cette mobilisation traduit une conviction largement partagée : garantir l’égalité des chances passe d’abord par l’organisation irréprochable de l’examen.
Agadez : le Baccalauréat mobilise des milliers de candidats
Pendant plusieurs jours, les regards se détourneront des cérémonies officielles pour se concentrer sur les copies des candidats. Les statistiques de réussite seront connues dans quelques semaines. Mais en attendant, dans les dix centres d’examen de la région, des milliers de jeunes écrivent déjà une page décisive de leur parcours.
En définitive, pour Agadez, l’enjeu dépasse les taux de réussite : il s’agit de préparer une génération appelée à porter le développement d’un territoire stratégique, où l’éducation demeure l’un des investissements les plus durables.
L’agitation habituelle des ateliers de mécanique et de soudure a fait place à un silence solennel au centre professionnel de Kalmaharo, à Niamey. C’est dans ce haut lieu de l’apprentissage technique, au jury nᵒ 59, que le Gouverneur de la région, Assoumane Abdou Harouna, a officiellement ouvert la session 2026 du Baccalauréat. Alors que des dizaines de milliers de candidats affrontent ces épreuves à l’échelle nationale, le choix de ce centre pour le lancement officiel met en lumière une priorité politique majeure : la revalorisation de l’enseignement professionnel pour construire l’indépendance économique du pays.
Kalmaharo : 342 candidats au défi de l’industrie nigérienne
À Kalmaharo, dans les salles d’examen, 342 candidats s’attaquent à des épreuves qui décideront de leur intégration dans le tissu industriel nigérien. Parmi eux, 255 futurs spécialistes de la mécanique et de la réparation automobile et 87 techniciens de la construction métallique s’apprêtent à prouver la rigueur de leur formation.
Ces profils représentent le moteur de la modernisation des infrastructures du pays. En plaçant ces filières techniques sous le feu des projecteurs nationaux, les autorités rappellent ainsi que le développement du Niger passera par sa capacité à former des experts de terrain, prêts à relever les défis de la maintenance industrielle et de la construction de pointe.
Kalmaharo : le Gouverneur de Niamey prône rigueur et confiance
Le déplacement du Gouverneur de Niamey dans ce centre professionnel n’est pas qu’un simple exercice de protocole. En arpentant les allées de Kalmaharo, Assoumane Abdou Harouna a apporté un message de soutien doublé d’une exigence de rigueur. S’adressant directement aux candidats, il les a exhortés à aborder les épreuves avec sérénité, discipline et une solide confiance en leurs capacités.
Cette présence étatique est aussi un hommage aux efforts logistiques de l’État et des enseignants pour garantir le bon déroulement de la session. L’enjeu est de taille pour l’Office du Baccalauréat, des Équivalences et des Examens et Concours du Supérieur (OBEECS), qui réaffirme sa détermination à délivrer des diplômes d’une crédibilité et d’une transparence irréprochables sur l’ensemble du territoire national.
Baccalauréat 2026 : 89 158 candidats et une participation féminine historique
Au-delà de la spécificité technique de Kalmaharo, c’est tout le Niger qui vit au rythme du Baccalauréat. Avec 89 158 candidats inscrits cette année, l’examen confirme sa dimension de grand rendez-vous national.
Par ailleurs, une statistique retient particulièrement l’attention des observateurs : la présence de 41 429 filles parmi les inscrits. Cette forte participation féminine témoigne aussi d’une inclusion croissante au sein du système éducatif nigérien, brisant progressivement les barrières dans l’accès aux études secondaires et techniques. En lançant cette session historique depuis un jury professionnel, le Niger ne valide pas seulement des acquis scolaires, il arme également sa jeunesse pour les réalités économiques de demain.
Le silence a pris possession des couloirs du centre d’examen nᵒ 174 de Takiéta, ce mardi 14 juillet 2026. Derrière les tables-bancs, l’atmosphère est lourde de cette tension caractéristique des grands matins d’examen. Pour 259 candidats, les minutes s’égrènent lentement avant la distribution des premières enveloppes scellées. Mais, dans la cour de l’établissement, le coup d’envoi prend une dimension presque sacrée, réunissant autour d’une même table les figures de l’État moderne et les gardiens du pouvoir ancestral.
Pour ce premier jour d’épreuves écrites, le protocole républicain a croisé l’histoire locale. Menée par le préfet du département, accompagné de son secrétaire général et des hauts responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), la délégation officielle s’est avancée dans le centre d’examen. À leurs côtés, drapé dans sa dignité coutumière, Sa Majesté le Sarkin Garagoumsa de Takiéta incarnait la bienveillance de toute une communauté.
Cette présence conjointe exprime un message symbolique : l’éducation de cette jeunesse dépasse les simples enjeux administratifs. En effet, elle constitue le ciment sur lequel se construit l’avenir de la région, sous la vigilance de l’État et avec la bénédiction des traditions.
Répartition des effectifs du baccalauréat 2026 à Zinder
Dans les salles de classe, la répartition des effectifs raconte une autre histoire. Sur les 259 prétendants au précieux sésame, la série A4 se taille la part du lion avec 167 candidats, talonnée par la série D, qui compte 91 postulants.
Pourtant, c’est vers une solitude absolue que se tournent certains regards curieux : celle de l’unique candidat de la série A8. Seul représentant de sa spécialité dans tout le centre, ce lycéen porte sur ses seules épaules le poids d’un parcours singulier, rappelant aussi que, derrière les grands chiffres de l’examen national, se cachent toujours des destins individuels d’une rare intensité.
Avant que le bruissement des feuilles de brouillon ne remplace les voix humaines, les autorités ont tenu à adresser un ultime message aux candidats. Loin des discours désincarnés, les interventions ont pris la forme d’un appel solennel à la conscience. En effet, le préfet et les notables présents ont insisté sur trois piliers essentiels : le calme pour dompter le stress, le respect strict des consignes pour sécuriser le parcours et, surtout, l’intégrité.
Dans un monde académique en quête constante de repères moraux, ce rappel à l’honnêteté intellectuelle résonne comme un contrat de confiance entre ces futurs étudiants et la société qui les attend.Après les vœux de réussite et les prières formulées pour le bon déroulement de la session, les enveloppes ont été ouvertes. À Takiéta, les stylos sont désormais levés, et une nouvelle page de l’histoire locale commence à s’écrire.
Les salles de classe ont retrouvé leur silence studieux ce mardi 14 juillet 2026 à Zinder. En effet, des milliers de candidats ont entamé les épreuves écrites du baccalauréat 2026, un examen décisif qui ouvre les portes de l’enseignement supérieur. Au Centre n°4, le Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a officiellement donné le coup d’envoi de cette session en appelant les élèves à miser sur la sérénité, la discipline et la confiance en leurs capacités.
Après plusieurs mois de préparation, l’heure de vérité a sonné pour les candidats au baccalauréat dans la région de Zinder. Ainsi, dès les premières heures de la matinée, les centres d’examen ont accueilli des milliers d’élèves venus franchir l’une des étapes les plus importantes de leur parcours scolaire.
Entre concentration, stress et espoir, chacun sait que les prochaines heures peuvent dessiner son avenir académique. C’est d’ailleurs au Centre n°4, réservé aux candidats de la série A4, que le Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a procédé au lancement officiel des épreuves écrites.
Avant de donner le signal du début des compositions, le Gouverneur s’est adressé aux candidats. Sans céder au cérémonial, il leur a toutefois conseillé d’aborder les épreuves avec calme et méthode. Il les a également invités à lire attentivement chaque sujet, à respecter les consignes, à organiser leurs réponses et à prendre le temps de relire leurs copies avant de les remettre aux surveillants. Un message simple, destiné à rappeler que la réussite repose autant sur la préparation que sur la maîtrise de soi le jour de l’examen.
Cette année, 11 983 candidats affrontent les épreuves du baccalauréat dans la région de Zinder. Parmi eux, les filles représentent 47 % des effectifs, un chiffre qui traduit aussi leur présence croissante dans le système éducatif régional.
À l’échelle nationale, Zinder rassemble 13,44 % des candidats inscrits, confirmant ainsi son poids dans l’organisation de cet examen. Au Centre n°4, où s’est déroulée la cérémonie officielle, 549 élèves, dont 325 filles, composent en série A4.
Bien plus qu’un examen
Pour les candidats, le baccalauréat ne marque pas seulement la fin des études secondaires. En effet, il représente une étape décisive vers l’université, les grandes écoles ou les formations professionnelles. Derrière chaque copie se cachent des années d’efforts, les sacrifices des familles et les ambitions d’une jeunesse qui aspire à construire son avenir.
Conscient de cet enjeu, le Gouverneur a officiellement déclaré ouvertes les épreuves avant d’adresser ses vœux de réussite à l’ensemble des candidats. Il les a également encouragés à porter haut les couleurs de la région en obtenant des résultats à la hauteur de leurs efforts.
Dans les salles d’examen, les dernières hésitations ont rapidement laissé place au bruissement des stylos. Désormais, pendant plusieurs jours, les candidats devront mobiliser leurs connaissances, leur rigueur et leur endurance pour convaincre les correcteurs. À Zinder comme dans le reste du Niger, cette session 2026 ouvre une nouvelle page pour près de douze mille jeunes, dont les résultats détermineront, pour beaucoup, le prochain chapitre de leur parcours.