Niger-Education Archives - Journal du Niger

Maradi : 28 candidats nigériens au concours d’entrée de l’EAMAU 2026

À Maradi, 28 jeunes Nigériens ont entamé ce mardi les épreuves du prestigieux concours d’entrée à l’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU). En effet, cette compétition continentale représente un enjeu stratégique pour un Niger confronté aux défis de l’urbanisation, de l’aménagement des villes et du développement durable.

Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur général de Police Issoufou Mamane, a procédé ce mardi 12 mai 2026 au lancement officiel du concours d’entrée à l’EAMAU au CES Burja. Ainsi, pendant deux jours, 28 candidats venus de toutes les régions du Niger affrontent des épreuves écrites dans plusieurs disciplines, avec l’espoir d’intégrer l’une des écoles de référence du continent en architecture, urbanisme et gestion urbaine.

Dans les salles silencieuses du CES Burja de Maradi, l’atmosphère oscillait entre concentration et ambition. Stylos en main, regards fixés sur les feuilles d’examen, les candidats savent qu’ils jouent bien plus qu’un simple concours académique : une opportunité de participer, demain, à la transformation des villes africaines.

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Former les bâtisseurs des villes africaines

L’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU), basée à Lomé au Togo, forme depuis plusieurs décennies des cadres spécialisés dans l’architecture, l’urbanisme, la gestion urbaine et les métiers liés à la planification des espaces urbains. Des domaines devenus essentiels pour des pays africains confrontés à une urbanisation rapide, souvent désordonnée.

Au Niger, où les grandes villes connaissent une forte croissance démographique, la question de l’aménagement urbain est désormais au cœur des priorités. Routes, logements, drainage des eaux, infrastructures publiques, mobilité urbaine ou encore adaptation climatique : les besoins en experts qualifiés ne cessent d’augmenter.

C’est dans ce contexte que le Gouverneur de la région de Maradi, Issoufou Mamane, a tenu à marquer personnellement le lancement du concours. Ainsi, devant les candidats, il a lui-même procédé à l’ouverture du scellé contenant les sujets d’examen avant leur distribution, dans un souci de transparence et de crédibilité du processus.

Pendant deux jours, les 28 candidats nigériens composeront dans plusieurs disciplines stratégiques, notamment le français, la culture générale, les mathématiques, le dessin et la physique.

Pour les autorités, ce concours dépasse le cadre régional. Au même moment, des candidats issus d’autres pays africains composent également dans leurs centres respectifs, faisant de cette sélection une compétition à l’échelle continentale.

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Mérite et excellence au cœur du processus

S’adressant directement aux candidats, le gouverneur a voulu insuffler confiance et motivation.

« Nous avons tenu à être ici parce que nous croyons en vous, et nous sommes convaincus que vous êtes capables de défendre valablement la région de Maradi et d’obtenir les meilleurs résultats », a-t-il déclaré.

Il a également insisté sur l’importance du mérite et de l’excellence dans le nouveau contexte nigérien.

« Depuis le 23 juillet 2023, les concours au Niger sont devenus “clean”, sans aucune suspicion. Les meilleurs réussiront », a affirmé Issoufou Mamane, appelant les candidats à traiter les sujets avec méthode, rigueur et sang-froid.

Au-delà de la réussite individuelle, l’enjeu reste collectif. Former des architectes, urbanistes et spécialistes de l’aménagement revient aujourd’hui à préparer les fondations des villes africaines de demain.

À Maradi comme dans plusieurs capitales africaines, les copies rédigées ce mardi pourraient façonner bien plus que des parcours étudiants. Elles dessinent peut-être déjà les contours des futures villes du Niger : plus modernes, mieux organisées et capables de répondre aux défis d’une urbanisation galopante.

Baccalauréat 2026 : lancement des épreuves sportives à Niamey

C’est une étape cruciale, un véritable rite de passage où l’effort physique vient compléter l’exigence intellectuelle. Ce mardi 12 mai 2026, une atmosphère mêlant stress, concentration et détermination régnait sur le mythique terrain musulman de Niamey. Des milliers de lycéens nigériens y ont entamé la première phase du Baccalauréat 2026 : les épreuves physiques et sportives. 

Sur la ligne de départ, les visages sont fermés, les regards concentrés. Le sifflet s’apprête à retentir. Pour les dizaines de milliers de candidats, ces quelques mètres de piste ou ces exercices physiques représentent bien plus qu’une simple évaluation : ils marquent le lancement officiel du marathon du baccalauréat.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Témoignant de l’importance accordée à cet examen national, plusieurs membres du gouvernement ont effectué le déplacement pour soutenir les candidats. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique a dirigé la cérémonie officielle aux côtés de plusieurs personnalités gouvernementales, parmi lesquelles figuraient le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, le ministre de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels, le gouverneur de la région de Niamey ainsi que la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Dr Élisabeth Shérif.

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Une mobilisation nationale marquée par une forte présence féminine

Derrière la poussière soulevée par les foulées des candidats, les chiffres traduisent l’ampleur de cette session 2026 et l’évolution progressive de la scolarisation des jeunes filles au Niger.Au total, le ministère a enregistré 89 328 inscriptions au baccalauréat cette année sur l’ensemble du territoire national, dont 41 465 filles, soit près de la moitié des effectifs.

Pour les épreuves physiques et sportives lancées ce mardi, les autorités ont déclaré 73 341 candidats médicalement aptes, dont 29 640 jeunes filles. La région de Niamey concentre à elle seule une grande partie des effectifs avec 30 005 candidats engagés dans cette première phase des examens.

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« Discipline, persévérance et détermination » : le message des autorités

Par ailleurs, les membres du gouvernement ont tenu à adresser un message direct aux candidats. Les autorités ont appelé les élèves à faire preuve de discipline, de persévérance et de détermination afin d’aborder les différentes étapes du baccalauréat avec confiance et sérénité.

Ainsi, l’objectif, ont rappelé les responsables éducatifs, est de permettre aux candidats de donner le meilleur d’eux-mêmes dès les épreuves sportives pour renforcer leur moral avant les examens écrits.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
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Les autorités ont également rendu hommage aux enseignants, encadreurs sportifs et responsables éducatifs mobilisés depuis plusieurs mois pour préparer les élèves et assurer le bon déroulement des évaluations dans des conditions sécurisées.

Sous la chaleur de Niamey, les organisateurs ont déclenché les chronomètres et enregistré les premières performances. Pour des milliers de jeunes Nigériens, le chemin vers le précieux diplôme du baccalauréat commence désormais officiellement.

Baccalauréat 2026 : Agadez lance les épreuves sportives pour plus de 3 000 candidats

La région d’Agadez a officiellement donné le coup d’envoi des épreuves physiques du baccalauréat sportif, session 2026. Au Stade régional Sidi Mohamed, autorités administratives et responsables éducatifs ont appelé les candidats à faire preuve de discipline et de détermination dans cette étape décisive de leur parcours scolaire.

Le Gouverneur de la région d’Agadez, Ibra Boulama Issa, a procédé ce mardi 12 mai 2026 au lancement officiel des épreuves physiques du baccalauréat sportif au Stade régional Sidi Mohamed. Ainsi, plus de 3 065 élèves prennent part à cette phase des examens dans les différents districts de la région, dans une organisation saluée par les autorités locales.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le sport, pilier de la formation des élèves nigériens

Sous un soleil matinal déjà écrasant, le Stade régional Sidi Mohamed d’Agadez a retrouvé l’effervescence des grands rendez-vous scolaires. Alignés sur la piste d’athlétisme ou regroupés dans les gradins, des milliers de candidats ont entamé les épreuves sportives du baccalauréat 2026, considérées comme une étape essentielle dans l’évaluation des élèves.

En donnant le coup d’envoi officiel de cette session, le Gouverneur Ibra Boulama Issa a également tenu à adresser un message d’encouragement à l’ensemble des candidats. Il leur a souhaité plein succès tout en exprimant l’espoir de voir la région d’Agadez enregistrer d’excellents résultats au terme des examens.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Les autorités éducatives ont indiqué que le déroulement des épreuves se poursuit dans de très bonnes conditions à travers les différents districts de la région. Au total, près de 3 065 élèves sont concernés cette année par les évaluations physiques.

Les responsables ont également salué l’engagement de l’Association Caloria ainsi que celui de l’Office du Sport Académique, deux structures qui accompagnent l’organisation technique et logistique de cette importante activité scolaire.

Gouvernorat d'Agadez
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Les candidats appelés à la discipline et à l’excellence

Par ailleurs, les autorités ont rappelé que le sport constitue un pilier fondamental dans la formation des jeunes. Discipline, endurance, esprit d’équipe et dépassement de soi figurent parmi les valeurs que ces épreuves entendent promouvoir auprès des candidats.

Dans leurs interventions, les responsables administratifs et éducatifs ont aussi invité les élèves à aborder avec sérieux l’ensemble des examens du baccalauréat, présenté comme une étape déterminante vers l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle.

 

À travers cette mobilisation autour du baccalauréat sportif, la région d’Agadez veut afficher sa confiance en sa jeunesse. Pour les autorités nigériennes, ces milliers de candidats incarnent une génération appelée à jouer un rôle central dans la dynamique de refondation nationale et dans le développement futur du Niger.

Niger : lancement des collèges scientifiques

Le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine a lancé, le samedi 2 mai, le chantier de nouveaux collèges scientifiques à travers le pays. Entre chiffres d’excellence vertigineux et volonté de souveraineté, le gouvernement tente de transformer le système éducatif en un véritable moteur de développement.

C’est une petite truelle d’argent, mais une grande ambition politique. Sous le soleil déjà haut de Niamey, le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, a posé, samedi dernier, la première pierre de ce qui doit devenir l’un des piliers de la « refondation » du pays : les nouveaux collèges scientifiques nationaux. L’événement, entouré d’une pompe solennelle, n’était pas seulement une affaire de béton et de parpaings. En présence des hauts dignitaires du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) et de la ministre de l’Éducation, le Dr Elisabeth Shérif, il s’agissait de tracer la frontière entre le Niger d’hier et celui que le général d’armée Abdourahamane Tiani appelle de ses vœux.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
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Collèges scientifiques : l’obsession de la souveraineté par le savoir

Pour les autorités nigériennes, le constat est sans équivoque : un pays ne peut prétendre à une souveraineté réelle sans une maîtrise endogène des sciences et des technologies. Ce déploiement d’infrastructures à Niamey, mais aussi à Tahoua et Zinder, vise à extraire la « substantifique moelle » de la jeunesse nigérienne pour la préparer aux défis industriels et énergétiques de la sous-région.

« Nous ne construisons pas seulement des salles de classe, nous bâtissons le cadre d’émergence d’une élite capable de piloter notre progrès sans béquilles extérieures », a martelé le Premier ministre lors de son allocution.

Ce discours, qui résonne avec la ligne souverainiste de l’Alliance des États du Sahel (AES), place l’éducation au cœur de la résilience nationale.

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Le « laboratoire » de Niamey : des résultats qui défient les moyennes

En effet, l’initiative ne part pas d’une page blanche. Le projet s’appuie sur les succès spectaculaires du Collège scientifique de Niamey, devenu en quelques mois le navire amiral de cette politique. Les données académiques révélées lors de la cérémonie ont de quoi faire pâlir les meilleurs établissements privés du continent.

En effet, pour l’année scolaire 2024-2025, la classe de 6e a affiché une moyenne générale de 16,77/20. Un chiffre qui ne reflète qu’en partie la densité de l’excellence : sur une promotion, 30 élèves ont dépassé la barre des 18/20 de moyenne annuelle. De plus, le premier semestre de l’année en cours (2025-2026) confirme cette trajectoire avec 40 élèves de 5ᵉ atteignant ou dépassant les 18/20.

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Tableau des performances (Classe de 5e – 1er Semestre 2025-2026) :

Tranche de moyenne Nombre d’élèves
Moyenne ≥ 19 02
18 ≤ M < 19 38
17 ≤ M < 18 48
16 ≤ M < 17 35
Moyenne < 14 01

Ces scores, que d’aucuns jugeraient inaccessibles, sont ici présentés comme le fruit d’une discipline de fer et d’une sélection rigoureuse. Au Niger, l’excellence n’est plus une option, elle devient aussi un devoir patriotique.

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Transparence et méritocratie : le nouveau dogme

L’un des aspects les plus marquants de ce projet est l’insistance des autorités sur les valeurs de « transparence » et d’« intégrité ». Dans un pays où le système éducatif a longtemps souffert de disparités et de manque de moyens, le gouvernement veut faire de ces collèges des sanctuaires de la méritocratie. Ainsi, l’objectif est de démontrer que l’ascenseur social fonctionne par le talent seul, loin des réseaux d’influence traditionnels.

La ministre de l’Éducation, le Dr Elisabeth Shérif, a d’ailleurs insisté sur la modernisation des méthodes d’apprentissage. Ainsi, ces nouveaux collèges seront dotés de laboratoires équipés et de supports numériques, un luxe nécessaire pour transformer des boursiers méritants en ingénieurs, agronomes ou techniciens de haut vol.

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Collèges scientifiques : les défis de l’après-chantier

Toutefois, si la pose de la première pierre suscite l’enthousiasme, les observateurs du secteur de l’éducation s’interrogent sur la pérennité de ce modèle à grande échelle. Le Niger, confronté à une démographie galopante et à des impératifs sécuritaires budgétivores, pourra-t-il maintenir ce niveau d’investissement pour l’ensemble de sa jeunesse ?

« Créer des pôles d’excellence est une excellente chose pour former les cadres », nuance un expert en politiques éducatives basé à Niamey. « Mais le défi sera de s’assurer que ces collèges ne deviennent pas des îlots isolés dans un océan de précarité scolaire. »

En définitive, le gouvernement affiche sa détermination à hisser l’éducation nationale au rang d’excellence sur le continent. En mobilisant les acteurs du secteur autour de cette dynamique, le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine engage un pari majeur pour l’avenir du pays. Car, au-delà des bâtiments, c’est la capacité du Niger à s’autosuffire intellectuellement qui est en jeu. En attendant, les futurs collèges scientifiques de Tahoua et Zinder promettent déjà d’être les nouveaux foyers d’une jeunesse nigérienne qui, calculatrice en main, entend bien redéfinir son destin.

Agadez : le général Ibra lance les épreuves sportives du BEP et du CAP

                      Le gouverneur de la région d’Agadez a lancé, ce lundi 20 avril, les épreuves sportives du BEP et du CAP. Un rendez-vous scolaire qui, au-delà de la performance physique, souligne la volonté de l’État de maintenir les cadres de formation malgré un contexte régional complexe.

 

C’est dans l’enceinte du stade régional Sidi Mohamed, sous la chaleur déjà installée d’Agadez, que le calendrier scolaire nigérien a franchi une étape clé. Le général de division Ibra Boulama Issa, gouverneur de cette région septentrionale stratégique, a officiellement lancé ce lundi les épreuves physiques et sportives comptant pour le Brevet d’études professionnelles (BEP) et le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP).

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une jeunesse mobilisée pour l’enseignement technique

L’image se veut celle d’une administration en marche. Accompagné d’un aréopage d’autorités civiles et militaires, le général Boulama Issa a supervisé le départ de cette session qui concerne, cette année, 816 candidats à l’échelle régionale. La répartition des effectifs témoigne d’un intérêt persistant pour les filières techniques, avec 486 inscrits pour le BEP et 330 pour le CAP.

La mixité, enjeu majeur dans cette partie du Sahel, est également au rendez-vous : 341 jeunes filles s’alignent aux côtés des 475 garçons répartis dans les trois centres de composition de la région. Pour le gouverneur, la réussite de cette organisation est à mettre au crédit des services techniques et des encadreurs qui, malgré les défis logistiques propres au Grand Nord nigérien, ont assuré la tenue des échéances dans les délais.

gouvernorat d'Agadez
© gouvernorat d'Agadez

Discipline et stabilité

Au-delà de l’encouragement aux athlètes d’un jour, le discours officiel a porté sur les valeurs de rigueur. Le gouverneur a exhorté les candidats à la « discipline » et à la « prudence », des termes qui résonnent avec une acuité particulière dans un pays où les autorités de transition ont fait du redressement national et de l’ordre leurs piliers.

Cette rentrée dans la phase active des examens intervient alors que le Niger continue de restructurer son système éducatif pour mieux l’arrimer aux besoins du marché de l’emploi local. Pour Agadez, carrefour commercial et minier, former des techniciens qualifiés via le CAP et le BEP reste une priorité stratégique pour réduire la vulnérabilité sociale des jeunes.

Les épreuves sportives se poursuivront tout au long de la semaine, avant que les candidats n’affrontent, dans quelques semaines, les épreuves théoriques qui sanctionneront leur parcours professionnel.

Zinder : une affaire scolaire qui divise enseignants et autorités

À Zinder, une affaire née dans les murs d’un établissement privé s’est transformée en crise qui dépasse le cadre scolaire. Ce mercredi matin, une assemblée générale extraordinaire s’est tenue au siège de la Confédération Nigérienne du Travail (CNT), réunissant les principaux syndicats du secteur éducatif. Objectif affiché : informer les militants, mais aussi éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur un dossier qui met à rude épreuve la confiance entre enseignants, élèves et autorités.

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Une altercation devenue affaire judiciaire

L’affaire tire son origine d’une simple altercation entre deux élèves du Complexe scolaire privé Baby Succès. En tentant de s’interposer, un enseignant a déclenché malgré lui une tempête judiciaire : l’une des jeunes filles l’accuse formellement d’attouchements. Dans la foulée, la plainte déposée par les parents de l’élève a conduit à l’incarcération immédiate du pédagogue. Ce dernier croupit désormais à la prison civile de Zinder sous mandat de dépôt depuis deux mois.

Cependant, loin de s’apaiser, le climat social s’est embrasé autour de l’établissement. Les syndicats de l’enseignement, entrés dans la danse, ont sommé la fondatrice de suspendre provisoire l’accusatrice afin de garantir la sérénité de l’enquête. Cette initiative a pourtant provoqué un retour de flamme brutal : la police judiciaire a procédé à une vague d’arrestations ciblant les secrétaires généraux signataires de la requête, ainsi qu’un journaliste et un blogueur, tous placés en garde à vue.

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Les syndicats dénoncent une disproportion

Pour les organisations syndicales, la réaction des autorités est jugée « précipitée et disproportionnée ». Elles estiment que l’enseignant paie le prix d’allégations non encore établies et dénoncent une atteinte à la présomption d’innocence. Leur revendication est claire : obtenir des mesures équilibrées qui garantissent à la fois la protection des élèves et la défense des enseignants, dans un climat marqué par la défiance.

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Un révélateur des fragilités du système éducatif

Au-delà du cas individuel, cette affaire met en lumière les fragilités structurelles du système éducatif nigérien. Elle interroge sur la gestion des conflits disciplinaires, la place des syndicats dans la défense des enseignants, mais aussi sur la capacité des institutions à arbitrer avec équité des situations sensibles. Pour beaucoup, l’affaire illustre le manque de mécanismes clairs de médiation et de protection juridique dans le milieu scolaire.

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Vers une issue incertaine

À l’issue de l’assemblée générale, les syndicats ont annoncé la mise en place de dispositions pour tenter de trouver une issue favorable. Mais l’affaire continue de diviser, alimentant un débat national sur la responsabilité des enseignants, la protection des élèves et le rôle des autorités judiciaires. À Zinder, le monde éducatif est secoué, et cette crise pourrait bien marquer un tournant dans la manière dont sont gérés les conflits scolaires au Niger.

GOURÉ : la ministre Elisabeth Shérif à l’écoute de l’école rurale

Le changement de paradigme éducatif au Niger ne se décrète plus seulement depuis les sommets de l’État ; il s’éprouve désormais sur les routes et dans la poussière des classes rurales. En route vers Gouré, la ministre de l’Éducation nationale, Dr. Elisabeth Shérif, a multiplié les haltes stratégiques mercredi 1ᵉʳ avril 2026. Loin du protocole figé, cette immersion dans la région de Zinder esquisse une gouvernance de proximité, où le dialogue direct avec la base devient la boussole de la réforme.

 

Quitter le confort de la capitale pour confronter les statistiques aux réalités du tableau noir. Tel semble être le leitmotiv de ce périple ministériel. Au Collège d’Enseignement Général (CEG) de Hamdara, première étape majeure, Elisabeth Shérif a troqué les rapports administratifs pour une observation directe. Entre les murs des salles de classe, elle a scruté les conditions d’apprentissage, consciente que la qualité de l’enseignement dépend avant tout de l’adéquation entre les moyens mobilisés et les besoins exprimés par les acteurs de terrain.

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Le laboratoire de la pédagogie : au cœur des CAPED

L’un des moments forts de ce déplacement s’est joué lors d’une session de la Cellule d’Animation Pédagogique (CAPED). En effet, au cœur de ces échanges entre pairs, la ministre a pu mesurer la vitalité de l’intelligence collective des enseignants nigériens. Ces instances, véritables laboratoires pédagogiques de perfectionnement, constituent le socle de l’amélioration continue du système éducatif.

En saluant l’abnégation des instituteurs et professeurs rencontrés, le Dr Elisabeth Shérif a rappelé une chose importante : l’enseignant reste le premier vecteur de la souveraineté intellectuelle du pays. Malgré les défis logistiques et sécuritaires, c’est ce maillage humain qui maintient l’école debout, un engagement que la ministre a aussi tenu à magnifier personnellement.

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Un pacte social réaffirmé au nom de l’État

Porte‑voix des plus hautes autorités jusque dans les établissements les plus reculés, la ministre a réitéré, au nom du Président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, l’engagement indéfectible du gouvernement de transition. Ce message n’est pas qu’une promesse : il se veut un pacte social visant aussi à revaloriser la fonction enseignante.

Dans le même esprit, il s’agit de transformer l’environnement de travail afin qu’il devienne un véritable levier de réussite pour chaque apprenant, quel que soit son lieu de résidence. Cette volonté de renforcer les capacités et de promouvoir une éducation inclusive s’inscrit dans la vision globale de refondation nationale, où l’école est perçue comme le premier rempart contre l’obscurantisme.

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La proximité comme méthode de gestion

À Gouré, la ministre privilégie l’écoute comme méthode de gestion. En échangeant sans filtre avec les élèves et le personnel administratif, Elisabeth Shérif recueille une matière précieuse pour ajuster les politiques publiques. Ainsi, cette approche rompt avec l’isolement des agents de l’État en zone rurale et recrée un lien de confiance indispensable à la stabilité du système scolaire.

Si les visites ministérielles apportent un souffle de motivation immédiat, le véritable enjeu réside dans la pérennité des engagements pris. Le défi du Niger reste de transformer les promesses budgétaires en infrastructures concrètes et en matériel didactique suffisant. En s’imposant ce rythme de terrain, le Dr Elisabeth Shérif se place en première ligne du combat pour l’excellence pédagogique, dont les résultats se mesureront non pas aux kilomètres parcourus, mais à la réduction des fractures éducatives entre les villes et les campagnes nigériennes.

À Tanout, la ministre de l’Éducation découvre la réalité des écoles rurales

Tanout (Zinder), 1ᵉʳ avril 2026 – Loin des bureaux climatisés de la capitale, c’est sur les pistes poussiéreuses du département de Tanout que se joue une partie de l’avenir du système éducatif nigérien. C’est dans ce contexte que la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Shérif, a choisi de confronter les politiques éducatives aux réalités du terrain en effectuant des visites inopinées dans plusieurs écoles rurales.

Cette immersion, menée dans le département de Tanout, dans la région de Zinder, s’inscrit dans une démarche de proximité avec les acteurs du système éducatif. Ainsi, plutôt que de se limiter aux rapports administratifs, la ministre a choisi d’observer directement les conditions d’enseignement et d’apprentissage.

Ministère de l’Education Nationale
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Entre classes en paillotes et manque d’infrastructures

Au fil des visites, la délégation ministérielle a découvert des écoles aux infrastructures parfois précaires, notamment des classes en paillotes, un manque de tables-bancs et des conditions d’apprentissage difficiles. Cependant, malgré ces difficultés, l’engagement des enseignants et du personnel éducatif a été particulièrement remarqué.

Cette immersion a permis de mettre en lumière un contraste bien connu du système éducatif nigérien : d’un côté, la volonté de moderniser l’école ; de l’autre, des réalités rurales encore marquées par le manque d’infrastructures et de moyens pédagogiques.

Par conséquent, les observations faites sur le terrain ont servi de base à une rencontre avec les acteurs éducatifs locaux, notamment les enseignants, les encadreurs pédagogiques et les autorités administratives.

Ministère de l’Education Nationale
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Réduire les inégalités entre zones rurales et urbaines

La communauté éducative a évoqué plusieurs priorités lors des échanges. La ministre a insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité de l’enseignement, d’adapter les programmes scolaires aux réalités locales et de renforcer l’éducation civique et patriotique.

En outre, elle a mis l’accent sur la réduction des inégalités entre les zones rurales et urbaines, un défi majeur pour le système éducatif nigérien. La scolarisation des filles, l’inclusion des enfants en situation de handicap et la transparence dans l’attribution des bourses ont également été présentées comme des priorités.

Ministère de l’Education Nationale
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L’école comme moteur du développement

Au-delà des questions d’infrastructures, la visite ministérielle a également abordé les enjeux pédagogiques et l’avenir du système éducatif. L’évaluation objective des élèves, la promotion des filières scientifiques et l’intégration du numérique dans l’enseignement font partie des axes de réforme évoqués.

De plus, la ministre a insisté sur la bonne gouvernance et l’intégrité dans la gestion du secteur éducatif, considérées comme essentielles pour restaurer la confiance dans l’école publique.

Pour les autorités éducatives, l’école ne doit pas seulement transmettre des connaissances, mais aussi former des citoyens responsables et participer au développement du pays. Ainsi, cette visite à Tanout apparaît comme une volonté de refonder l’école nigérienne à partir des réalités locales plutôt que des modèles théoriques.

Ministère de l’Education Nationale
© Ministère de l’Education Nationale

Une école à reconstruire à partir du terrain

En définitive, cette immersion ministérielle dans les écoles de Tanout illustre une approche de gouvernance basée sur l’écoute et l’observation directe. Elle rappelle surtout que les défis de l’éducation au Niger ne se résument pas aux programmes scolaires, mais concernent aussi les infrastructures, la formation des enseignants, l’égalité des chances et l’adaptation de l’école aux réalités sociales du pays.

Dans les zones rurales, où se joue une grande partie de l’avenir éducatif du Niger, chaque salle de classe construite, chaque enseignant formé et chaque élève maintenu à l’école représente un pas vers le développement national.

Une toge pour tous : le Niger veut unifier l’image de ses universités

L’habit fait-il le moine ou, dans ce cas précis, l’éminent professeur ? Pour les autorités nigériennes, la réponse est désormais politique. Ce lundi 30 mars 2026, à Niamey, le ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Mamadou Saidou, a officiellement lancé un concours inédit : la création d’une toge unique pour toutes les universités publiques du pays. L’objectif est d’en finir avec des modèles hérités de l’extérieur afin d’affirmer une identité scientifique typiquement nigérienne.

Lors de l’ouverture de la première session ordinaire de la Conférence des recteurs des universités publiques du Niger (CRUPN), l’ambiance était à la solennité. Si l’ordre du jour portait sur les défis de la recherche et de la modernisation, c’est bien le projet de la « toge nationale » qui a captivé l’attention.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Briser les codes vestimentaires coloniaux

Pour le ministre Mamadou Saidou, le constat est sans appel : les tenues académiques actuelles ne reflètent plus les aspirations du Niger nouveau. À l’heure de la refondation et de la réaffirmation de la souveraineté, le gouvernement souhaite que les enseignants-chercheurs arborent des vêtements puisant dans le patrimoine vestimentaire local.

Le cahier des charges du concours est d’ailleurs très strict : la future toge devra être une création originale, inspirée des traditions nigériennes, tout en évitant de copier des modèles étrangers ou des marques protégées. Il s’agit de rendre au chercheur sa « majesté » tout en célébrant son ancrage dans la culture nationale.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Un symbole de communauté scientifique

Le professeur Moussa Baragé, président de la CRUPN et recteur de l’Université Abdou Moumouni, a rappelé que la toge n’est pas un simple uniforme. Elle constitue le symbole d’appartenance à une élite du savoir et la reconnaissance de compétences spécifiques. Cependant, cette appartenance ne doit plus se faire au prix d’une déconnexion culturelle.

En harmonisant le costume de toutes les universités publiques du Niger, la CRUPN entend renforcer la cohésion entre les institutions. Le but est de hisser l’université nigérienne au rang de pôle moderne, capable de produire une recherche scientifique alignée sur les priorités de développement du pays.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

La toge au scalpel de l’histoire

La session a été marquée par une conférence inaugurale du professeur Abarchi Habibou, figure éminente du CAMES, sur l’origine et l’importance des grades universitaires. Cette mise en perspective historique a permis de souligner que, si les grades sont universels, leur mise en scène peut et doit être locale.

Ce concours de confection n’est donc pas une simple affaire de mode, mais un acte de réappropriation symbolique. En transformant le costume de ses savants, le Niger envoie un message clair : la science est universelle, mais le génie qui la porte a une patrie.

 

Au-delà du textile, un enjeu de prestige national

Le lancement de cette toge unique intervient dans un climat de profonde transformation des institutions nigériennes. En demandant aux créateurs et couturiers nationaux de repenser l’apparat universitaire, le ministère stimule non seulement l’artisanat local, mais repositionne également l’université comme le miroir de la fierté nationale. Reste à savoir quelle fibre et quel motif remporteront les suffrages pour habiller les maîtres du savoir nigérien lors des prochaines rentrées solennelles.

Éducation : Zinder accueille le Ministre pour valoriser les langues maternelles

C’est une réception aux allures de fête nationale qu’a connue la cité du Damagaram ce lundi 30 mars 2026. Sous une chaleur de plomb, mais portés par une ferveur scolaire inédite, les habitants de Zinder ont accueilli le Docteur Élisabeth Shérif. La Ministre de l’Éducation Nationale n’est pas venue pour une simple inspection de routine : elle porte un message de rupture. Son cheval de bataille est de placer les langues maternelles au cœur de la réussite des élèves.

Dès la sortie de l’avion, le ton était donné. Entre les honneurs du Gouverneur de la région et la présence solennelle du Sultan du Damagaram, l’accueil populaire a mobilisé des centaines d’écoliers le long des artères de la ville. Mais derrière le protocole, l’enjeu est profond : il s’agit de réconcilier l’enfant nigérien avec son école en utilisant les mots de son foyer.

 

La langue maternelle, socle de la qualité

Le prétexte de ce déplacement est la célébration de la 26ᵉ édition de la Journée internationale de la langue maternelle. Pourtant, pour le Ministre Shérif, l’objectif dépasse le cadre symbolique. En intégrant davantage les langues nationales dans les premières années d’apprentissage, le ministère espère briser le mur de l’incompréhension qui freine trop souvent l’acquisition des connaissances de base.

« On n’apprend bien que ce que l’on comprend vite », semble être le leitmotiv de cette mission. Pour les enseignants et les syndicats présents, ce discours résonne comme une volonté de redonner de la substance à l’encadrement pédagogique, tout en valorisant la diversité culturelle du pays.

 

Un dialogue direct avec les acteurs de terrain

Au-delà des discours officiels, le Ministre a tenu à s’imprégner des réalités locales. En échangeant directement avec les associations de parents d’élèves et les encadreurs, le Docteur Élisabeth Shérif cherche à identifier les blocages qui minent la qualité de l’enseignement dans la région de Zinder.

Le Gouverneur a d’ailleurs réitéré son soutien total à cette démarche, conscient que le développement de la région passe inévitablement par une école plus performante et plus proche des réalités sociales. La cérémonie officielle a ainsi marqué le point de départ d’une série de concertations techniques visant à ajuster les programmes scolaires aux ambitions nationales.

 

Vers une école de la réussite

Cette visite à Zinder pourrait bien marquer un tournant dans la politique éducative du Niger. En couplant la promotion des langues nationales à l’exigence de qualité, le gouvernement tente de bâtir un système éducatif plus inclusif.

L’heure n’est plus seulement à la scolarisation massive, mais à l’efficacité pédagogique. Si le défi est immense, l’enthousiasme manifesté par la jeunesse du Damagaram ce lundi montre que l’attente est réelle : celle d’une école où chaque enfant, quelle que soit sa langue de départ, a les mêmes chances de réussir.

 

L’impact social du bilinguisme scolaire

L’introduction renforcée des langues maternelles ne se limite pas à la pédagogie. Elle renforce le lien social entre l’école et la famille. Lorsque les parents constatent que leur langue est respectée et utilisée par l’institution, leur implication dans le suivi scolaire de l’enfant augmente de manière significative. C’est tout l’écosystème éducatif de Zinder qui pourrait, à terme, bénéficier de cette approche plus humaine et plus cohérente.

Niamey : l’école Kouado 2, symbole d’une refondation écologique

À l’occasion de la Journée nationale de la Refondation, les autorités nigériennes ont choisi de joindre le geste à la parole en mettant l’accent sur l’environnement et l’éducation citoyenne. À Niamey, une cérémonie de plantation d’arbres organisée à l’école Kouado 2 de Talladjé a réuni responsables administratifs, acteurs du système éducatif et élèves autour d’un même objectif : sensibiliser la jeunesse à la protection de l’environnement.

La ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Elisabeth Sherif, a personnellement pris part à cette activité symbolique, aux côtés du gouverneur de la région de Niamey et des autorités municipales de la capitale.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
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L’école, nouveau front de la lutte contre la désertification

Au Niger, la désertification et la dégradation des terres constituent des défis majeurs. Chaque année, l’avancée du désert, la coupe du bois et les effets du changement climatique fragilisent davantage les écosystèmes et les zones agricoles. Dans ce contexte, les autorités cherchent à impliquer davantage les écoles dans la sensibilisation environnementale.

La plantation d’arbres dans les établissements scolaires ne relève donc pas seulement d’un geste symbolique. Elle s’inscrit dans une démarche globale visant à inculquer aux élèves des réflexes écologiques dès le plus jeune âge. L’école devient ainsi un espace d’apprentissage, mais aussi un lieu de transmission des valeurs citoyennes liées à la protection de la nature.

En mettant en terre plusieurs plants au sein de l’établissement Kouado 2, les autorités ont voulu montrer que la refondation nationale passe aussi par l’éducation environnementale et la responsabilité collective.

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Une mobilisation des autorités et du système éducatif

La cérémonie a rassemblé plusieurs responsables administratifs, des cadres du ministère de l’Éducation nationale, des inspecteurs de l’enseignement ainsi que de nombreux élèves. Cette mobilisation illustre la volonté des autorités de faire de l’école un acteur central des politiques publiques, notamment en matière d’environnement et de civisme.

Lors des différentes interventions, les responsables éducatifs et municipaux ont insisté sur le rôle de l’école dans la formation du citoyen. Selon eux, la protection de l’environnement doit être intégrée dans l’éducation des élèves au même titre que les matières académiques, afin de former une génération consciente des enjeux écologiques du pays.

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La refondation nationale au-delà de la politique

Au Niger, la notion de refondation ne se limite pas aux réformes institutionnelles ou politiques. Elle englobe également les questions sociales, éducatives et environnementales. La plantation d’arbres organisée dans le cadre de cette journée nationale illustre cette vision élargie : construire le pays ne signifie pas seulement réformer l’État, mais aussi préserver les ressources naturelles et préparer les générations futures.

À travers cette initiative, les autorités nigériennes cherchent donc à associer la jeunesse à la construction d’un Niger plus résilient face aux défis climatiques, démographiques et économiques.

Ainsi , chaque arbre planté dans l’école Kouado 2 de Talladjé rappelle que l’avenir du pays se forge dans l’éducation et dans l’esprit écologique des générations montantes.

Niger : la Medersa de Yantala au cœur de l’initiative « Une semaine, une école

Niamey, 23 mars 2026   Au Niger, les autorités éducatives poursuivent leurs visites de terrain dans le cadre de l’initiative « Une semaine, une école », un programme destiné à valoriser les établissements scolaires et à encourager la qualité de l’enseignement. Cette semaine, c’est la Medersa du camp de la gendarmerie nationale de Yantala qui a été mise à l’honneur lors de la visite de la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Dr Elisabeth Shérif.

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Un accueil officiel et symbolique

Dès son arrivée, la ministre a été accueillie dans une ambiance solennelle marquée par la présence de la fanfare de la gendarmerie nationale. Les responsables de la gendarmerie, les autorités locales ainsi que de nombreux membres de la communauté éducative, notamment les parents d’élèves et les familles des gendarmes, étaient présents pour cette visite officielle.

La cérémonie a débuté par la montée des couleurs, un moment symbolique auquel ont assisté les responsables du ministère de l’Éducation, les syndicats de l’enseignement ainsi que l’association des parents d’élèves. Cette séquence a donné le ton d’une visite placée sous le signe du civisme, de l’éducation et de l’engagement pour l’école nigérienne.

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Une école aux résultats encourageants

Lors de la cérémonie, la directrice de l’établissement a présenté la Medersa, créée en 1986. L’école accueille aujourd’hui plusieurs centaines d’élèves, dont un nombre important de filles, encadrés par une équipe pédagogique composée d’enseignants et de personnel d’encadrement.

L’établissement s’est notamment distingué par ses résultats scolaires, avec un taux de réussite élevé aux examens de l’année scolaire précédente. Des performances qui, selon les responsables de l’école, sont le fruit du travail des enseignants, de l’encadrement pédagogique et de l’implication des parents d’élèves.

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L’éducation, une priorité nationale

Prenant la parole à son tour, la ministre de l’Éducation nationale a salué les efforts du personnel éducatif, des élèves et des parents. Elle a insisté sur le fait que l’éducation constitue une responsabilité collective qui implique l’État, les enseignants, les familles et l’ensemble de la société.

Elle a également rappelé les efforts entrepris ces dernières années pour améliorer les infrastructures scolaires, notamment la construction de nouvelles salles de classe afin de réduire les effectifs pléthoriques et d’améliorer les conditions d’apprentissage dans les écoles nigériennes.

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Encourager le travail, le civisme et l’excellence

La visite s’est poursuivie par une tournée des salles de classe, au cours de laquelle la ministre a échangé directement avec les élèves. Elle leur a adressé des conseils axés sur la discipline, le travail, le respect des valeurs civiques, le patriotisme et la recherche de l’excellence scolaire.

À travers cette initiative « Une semaine, une école », les autorités éducatives nigériennes entendent non seulement suivre la situation des établissements scolaires, mais aussi encourager les écoles performantes, motiver les enseignants et sensibiliser les élèves sur l’importance de l’éducation dans le développement du pays.

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Une initiative pour valoriser les écoles nigériennes

En définitive, cette visite à la Medersa du camp de la gendarmerie de Yantala s’inscrit dans une politique plus large visant à améliorer la qualité de l’éducation au Niger. L’initiative « Une semaine, une école » apparaît ainsi comme un outil de valorisation des établissements scolaires, mais aussi comme un moyen de rapprocher les autorités éducatives des réalités du terrain.

Zinder : 43 écoles pilotes lancent le programme Football for School

À Zinder, le sport entre dans les écoles. En effet, le jeudi 5 février 2026, le gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a réceptionné un important lot de ballons destinés à 43 écoles pilotes de la ville. Cette dotation s’inscrit dans le cadre du programme « Football for School », fruit d’un partenariat entre le ministère de l’Éducation nationale et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).

 

Un ballon pour apprendre et grandir

L’objectif affiché est de promouvoir la pratique du football au sein des établissements scolaires, tout en inculquant aux élèves des valeurs fondamentales comme la discipline, le respect et la citoyenneté. Ainsi, chaque école bénéficiaire reçoit un carton contenant vingt ballons, remis officiellement par le président de la ligue régionale de football de Zinder au gouverneur, avant d’être distribués aux directions des établissements.

« Ce geste permettra aux jeunes de s’entraîner correctement, d’affiner leurs talents et, à terme, de former la relève sportive de notre région », a souligné le président de la ligue régionale. Une déclaration qui traduit aussi l’ambition de transformer le football en véritable levier d’éducation et d’épanouissement pour les jeunes Nigériens.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Une dynamique locale saluée par les autorités

Le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, accompagné du Directeur Régional Adjoint de l’Éducation Nationale, a exprimé sa gratitude envers la FIFA et le ministère de l’Éducation nationale pour ce soutien concret. Les autorités ont également salué l’engagement des acteurs locaux, qui mettent en place des activités sportives structurées, vecteurs de cohésion sociale et d’esprit citoyen.

 

Vers une jeunesse formée et citoyenne

Au-delà de la simple distribution de ballons, le programme « Football for School » vise à créer une dynamique durable. Les autorités locales espèrent que cette première vague d’équipements incitera d’autres écoles à s’investir dans le sport scolaire. À long terme, ce dispositif pourrait devenir un véritable moteur de formation, en développant non seulement les talents sportifs, mais aussi les compétences sociales et citoyennes des élèves.

Pour Zinder, et le Niger en général, ce programme ouvre la voie à une nouvelle génération de jeunes leaders, à la fois sur le terrain et dans la société. L’éducation et le sport, deux piliers indissociables pour construire un avenir prometteur.

Niger : la ministre Élisabeth Shérif accélère la réforme des programmes scolaires et des manuels de mathématiques

Au Niger, la réforme du système éducatif poursuit sa trajectoire. Ce vendredi matin, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Dr Élisabeth Shérif, s’est rendue dans deux institutions clés du secteur afin de suivre de près les travaux engagés pour moderniser les programmes d’enseignement et renforcer les outils pédagogiques destinés aux élèves.

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Une visite au cœur de la refonte des programmes

Première étape de cette tournée : l’Institut de Formation et d’Appui à l’Éducation Non Formelle (IFAENF), où se déroule une importante réflexion sur l’évolution des contenus pédagogiques. Sur place, la ministre a rencontré les experts et techniciens mobilisés au sein du comité chargé de repenser les programmes d’enseignement.

Le dispositif repose sur trois groupes de travail distincts : l’un dédié au préscolaire et au primaire, un autre au secondaire, et un troisième consacré à l’alphabétisation et à l’éducation non formelle. Chaque équipe avance selon un calendrier précis, établi à partir d’une feuille de route commune visant à adapter l’enseignement aux défis éducatifs actuels du pays.

Au fil des échanges, la ministre a tenu à saluer l’engagement des spécialistes mobilisés pour cette mission stratégique. Elle a également encouragé les différents sous-comités à maintenir le rythme afin de proposer des programmes plus cohérents avec les réalités sociales et pédagogiques du Niger.

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L’éducation non formelle, un levier stratégique

Parmi les chantiers prioritaires évoqués lors de la visite, celui de l’éducation non formelle a retenu une attention particulière. Ce dispositif concerne notamment les enfants qui, pour diverses raisons, se retrouvent en dehors du circuit scolaire classique.

Pour Dr Élisabeth Shérif, l’enjeu est désormais d’imaginer des mécanismes plus efficaces pour permettre à ces apprenants de rejoindre plus facilement le système éducatif traditionnel. Autrement dit, renforcer les passerelles entre les structures d’apprentissage alternatives et l’école formelle.

Dans un pays confronté à des défis importants en matière de scolarisation et d’alphabétisation, cette orientation apparaît comme un levier essentiel pour élargir l’accès à l’éducation.

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Cap sur l’amélioration des outils pédagogiques

La seconde étape de la visite ministérielle s’est déroulée à l’Institut national de documentation, de recherche et d’animation pédagogique (INDRAP). Cette institution abrite actuellement les travaux d’un comité chargé de concevoir de nouveaux manuels de mathématiques destinés aux élèves des classes de cours d’initiation et de cours préparatoire.

Entourée de plusieurs cadres de son ministère, la ministre a assisté à une présentation détaillée de l’état d’avancement du projet. Les membres du comité ont également remis officiellement le rapport de leurs travaux, étape importante dans le processus d’élaboration de ces supports pédagogiques.

Ces futurs manuels doivent permettre d’améliorer l’apprentissage des bases mathématiques dès les premières années de scolarité, un objectif crucial pour renforcer les compétences fondamentales des élèves.

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Une réforme inscrite dans une vision nationale

Cette série de visites s’inscrit dans la feuille de route confiée à la ministre par les autorités nigériennes. L’ambition affichée est claire : renforcer la qualité de l’éducation tout en adaptant les programmes et les méthodes d’enseignement aux besoins du pays.

À moyen et long terme, les autorités espèrent que ces réformes contribueront à améliorer les performances scolaires et à réduire les inégalités d’accès au savoir.

Dans un contexte où l’éducation est de plus en plus considérée comme un pilier du développement, la réussite de ces chantiers de réforme pourrait jouer un rôle déterminant dans la formation des générations futures et dans la transformation du système éducatif nigérien.

Niger : Elisabeth Shérif renforce l’alphabétisation pour soutenir la scolarisation

Au-delà d’une simple tournée administrative, la visite effectuée ce 2 mars 2026 par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Elisabeth Shérif, dans plusieurs centres passerelles et d’alphabétisation de la région de Niamey, s’inscrit dans une démarche pédagogique assumée : observer, comprendre, ajuster.

Baptisée « Une semaine, une école », l’initiative vise à confronter la politique éducative aux réalités du terrain. Autrement dit, replacer l’école au centre de l’action publique en évaluant concrètement son fonctionnement.

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Banifondou 2 : vitrine d’un modèle passerelle

Première étape, le centre SSA/P (Stratégie de Scolarisation Accélérée Passerelle) de l’école Banifondou 2. La cérémonie de montée des couleurs, ponctuée par l’hymne national L’Honneur de la Patrie et celui de l’Alliance des États du Sahel (AES), a donné le ton : ici, l’éducation se conjugue avec citoyenneté.

Selon l’inspectrice en cheffe de service de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle de Niamey 2, Younoussa Fourera Alhassane, l’inspection a enregistré un taux de transfert vers le système formel de 100 % pour l’année 2024-2025. Une performance notable.

Le centre de Banifondou 2 accueille 40 apprenants, dont 19 filles. Il fait partie des dix structures intégralement financées par le budget national dans les 3ᵉ et 4ᵉ arrondissements de Niamey. Ce détail traduit la volonté de l’État de reprendre la main sur un sous-secteur longtemps dépendant des partenaires techniques et financiers.

Alphabétiser pour mieux scolariser

À travers cette tournée – qui a également conduit la ministre aux centres d’alphabétisation des écoles primaires Pays-Bas, Mederssa de Karadjué, Nordiré 1 et Gabougoura –, un message pédagogique se dessine.

En effet, la stratégie actuelle repose sur un principe simple mais structurant : renforcer l’alphabétisation des parents pour soutenir durablement la scolarisation des enfants. L’initiative « Une école, un centre d’alphabétisation », en cours de déploiement, vise précisément cet objectif.

Car l’équation est connue : un parent alphabétisé suit mieux le parcours scolaire de son enfant, valorise l’école et contribue à réduire l’abandon précoce.

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Réhabiliter l’éducation non formelle

Longtemps considérée comme un dispositif périphérique, l’éducation non formelle retrouve aujourd’hui une place centrale dans la politique éducative nigérienne.

La ministre a salué le travail des cadres de la direction de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, soulignant leur rôle dans le renforcement de la présence de l’État. Par ailleurs, elle a rappelé l’augmentation progressive de l’enveloppe budgétaire allouée à ce sous-secteur.

Ainsi, l’enjeu dépasse la seule gestion administrative. Il s’agit de structurer un continuum éducatif capable d’absorber les enfants déscolarisés ou jamais scolarisés et de leur offrir une seconde chance.

Une pédagogie de proximité

À chaque étape, Elisabeth Shérif a encouragé encadreurs et apprenants, insistant sur l’importance d’un accompagnement constant. Cette posture traduit une approche de proximité : écouter les acteurs, valoriser les résultats et corriger les failles.

Dans un pays où les défis éducatifs demeurent immenses – croissance démographique rapide, disparités régionales, contraintes budgétaires – la consolidation des centres passerelles apparaît comme un levier stratégique.

Un pari sur l’avenir

En définitive, cette tournée ministérielle révèle une orientation claire : faire de l’alphabétisation un socle de transformation sociale.

Car au Niger, l’école ne se limite pas à la transmission des savoirs. Elle représente un outil de cohésion nationale et de développement.

Reste désormais à mesurer l’impact réel de ces dispositifs sur les taux de scolarisation et d’alphabétisation. Mais une chose est acquise : en plaçant le terrain au cœur de sa démarche, le ministère affiche une volonté de réforme ancrée dans la réalité.

Niger : Dr Elizabeth Shérif au Prytanée Militaire

Dans le cadre de son initiative « Une semaine, une école », la ministre de l’Éducation nationale s’est rendue ce lundi 23 février 2026 au Prytanée Militaire de Niamey. Plus qu’une simple visite de routine, ce déplacement souligne l’ambition de Niamey de forger une élite intellectuelle et militaire au service de la souveraineté continentale.

 

Le rituel est immuable, mais l’émotion était palpable ce lundi matin. Sous le soleil de Niamey, la levée des couleurs a marqué le début d’une journée riche en symboles. Accueillie par le Colonel Mamane Mahirou Rabiou, commandant de l’institution, la ministre de l’Éducation nationale, Dr Elizabeth Shérif, n’est pas là uniquement pour constater les infrastructures. Elle est venue saluer un modèle de réussite qui fait la fierté du pays.

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Un bastion de la « dignité africaine »

Pour la ministre, le Prytanée Militaire ne forme pas seulement des soldats, mais les architectes de l’Afrique de demain. S’adressant aux enfants de troupe avec une solennité remarquée, elle a insisté sur leur rôle historique :

« Vous êtes les futurs officiers qui porterez haut l’image de l’Afrique. Votre mission est d’insuffler à vos frères et sœurs l’amour de la patrie pour faire de notre continent un moteur de paix, de solidarité et de prospérité. »

Dans un contexte sahélien où la question sécuritaire est liée à l’éducation, ce message résonne comme un appel à la « dignité retrouvée », une thématique chère aux autorités de la transition.

Le « 100 % de succès » : le secret d’une rigueur sans faille

Loin d’être un simple slogan, l’excellence au Prytanée se traduit par des chiffres concrets. Le Colonel Mahirou a profité de cette tribune pour rappeler les résultats exceptionnels de l’année écoulée : 100 % de réussite à tous les examens.

Ce score parfait n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une alliance entre discipline militaire et exigence académique. « Ce n’est pas une fin en soi, mais une responsabilité supplémentaire pour des citoyens moralement solides », a martelé le commandant de l’école.

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Un carrefour d’intégration régionale (AES)

Créé en 1996, le Prytanée Militaire de Niamey confirme son statut de pôle d’excellence sous-régional. Sur les 800 élèves que compte l’établissement, 118 viennent de pays amis, avec une présence notable de cadets issus de l’ Alliance des États du Sahel (AES).

Cette mixité renforce l’idée d’une défense commune et d’une fraternité d’armes dès le plus jeune âge, faisant de Niamey le creuset d’une nouvelle génération de cadres africains unis par un destin commun.

En somme, la ministre a retracé l’histoire de l’école, dialogué avec les enseignants et salué l’institution dans le Livre d’Or. Symbole d’excellence sous double tutelle, le Prytanée Militaire demeure ainsi une référence éducative nationale, alliant rigueur militaire et performances académiques

 

Niger : Ultimatum des étudiants de Zinder pour le paiement des bourses

Le Comité exécutif de l’Union des Étudiants Nigériens à l’Université de Zinder (UENUZ) vient de brandir la menace d’une paralysie du campus. En exigeant le règlement de leurs arriérés d’allocations sous quatre jours, les étudiants de la deuxième ville du pays pointent du doigt une gestion à deux vitesses de l’enseignement supérieur.

 

La trêve sociale est-elle en train de vaciller sur les rives de l’Université André Salifou (UAS) ? Ce lundi 16 février 2026, l’ambiance est montée d’un cran à Zinder. En effet, le syndicat étudiant local, l’UENUZ, a officiellement lancé un compte à rebours de 96 heures à l’endroit de l’Agence nationale des bourses (ANAB). Si d’ici le jeudi 19 février à minuit, les virements ne sont pas effectifs, le campus pourrait basculer dans une phase d’actions directes.

 

Le spectre de la « discrimination »

Au cœur du litige : le versement des bourses et aides sociales au titre de l’année académique 2023-2024. Pour les responsables syndicaux, la coupe est pleine. Alors que leurs camarades de Niamey et des autres centres universitaires du pays auraient déjà perçu leur précieux pécule, les étudiants de Zinder se disent « oubliés » par l’administration centrale.

Par ailleurs, cette situation, qualifiée de « traitement discriminatoire », alimente un sentiment d’amertume dans une région où le coût de la vie et les difficultés de logement pèsent lourdement sur le quotidien des apprenants. Pour beaucoup, la bourse n’est pas un luxe, mais un filet de sécurité vital pour poursuivre leur cursus.

 

Un test pour le dialogue social

D’ailleurs, en fixant ce délai de 96 heures, le bureau exécutif de l’UENUZ place le ministère de l’Enseignement supérieur face à ses responsabilités. L’appel à l’unité et à la solidarité lancé par le syndicat suggère que la mobilisation pourrait s’étendre au-delà de simples sit-in si le mutisme des autorités persiste.

« Nous ne réclamons que l’équité. Pourquoi Zinder devrait-elle attendre quand les autorités s’occupent déjà des autres ? », s’interroge un délégué syndical sous couvert d’anonymat.

 

Vers une paralysie du campus ?

Si les revendications estudiantines sont fréquentes au Niger, cette mobilisation intervient toutefois dans un contexte de refondation nationale, où la stabilité des institutions est scrutée de près. Dès lors, une question demeure : le gouvernement saura-t-il désamorcer la bombe sociale avant l’expiration de l’ultimatum ce jeudi ?

Pour l’heure, le comité exécutif de l’UENUZ affirme se réserver le droit d’utiliser “tous les moyens légaux” pour obtenir gain de cause. Cependant, cette formule, dans le jargon syndical nigérien, laisse présager des grèves de cours ou des manifestations de rue.

À Diffa, le ministre de l’Enseignement supérieur en mission

Diffa, 9 février 2026 – Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Saidou Mamadou, a entamé ce lundi une visite de travail dans la région de Diffa. Prévue pour s’étendre jusqu’au 13 février, cette mission s’inscrit dans le cadre du suivi des politiques publiques du secteur et du renforcement de l’appui de l’État aux universités régionales.

 

Un accueil officiel à l’aéroport de Diffa

À son arrivée à l’aéroport Tandja Mamadou, le ministre a été accueilli par le gouverneur de la région, le général de division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, entouré de plusieurs autorités administratives, coutumières et sécuritaires. Étaient notamment présents le recteur de l’Université de Diffa, Dr Moussa Mamoudou Boubacar, le secrétaire général de la région, le chef de canton de la Komadougou, ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité et des services techniques de l’État.

Cette mobilisation traduit l’importance accordée à une visite placée sous le signe de la concertation entre l’administration centrale et les acteurs locaux de l’enseignement supérieur.

 

Évaluer les infrastructures et les conditions académiques

Durant son séjour, le ministre Saidou Mamadou prévoit de visiter plusieurs infrastructures universitaires, achevées ou en cours de réalisation. Ces déplacements sur le terrain visent à apprécier l’état d’avancement des chantiers, mais aussi à identifier les contraintes auxquelles font face les établissements dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et logistiques.

Des rencontres avec les responsables académiques, les enseignants-chercheurs et les étudiants sont également au programme, afin d’échanger sur les conditions d’enseignement, de recherche et d’innovation à l’Université de Diffa.

 

Les Doctorales, temps fort de la mission ministérielle

Moment central de cette visite, le ministre procédera le 11 février à l’ouverture officielle de la quatrième édition des Doctorales de l’Université de Diffa, sur le campus universitaire. Par ailleurs, cette rencontre scientifique réunira doctorants, chercheurs et experts autour du thème de la gestion durable des écosystèmes et de la souveraineté alimentaire, une problématique majeure pour le Niger.

À travers cet événement académique, les autorités entendent valoriser la recherche scientifique comme levier de développement, en lien avec les priorités nationales et les réalités environnementales du pays.

En somme, la mission du ministre à Diffa illustre la volonté du gouvernement de rééquilibrer l’offre d’enseignement supérieur et de renforcer les capacités des universités régionales. Dans un contexte où l’éducation et la recherche sont des piliers de la résilience nationale, cette visite se veut à la fois un acte de suivi, d’écoute et de projection.

À Timia, des fournitures scolaires offertes aux écoles

Timia, 9 février 2026 – La commune rurale de Timia a accueilli, ce lundi, une cérémonie placée sous le signe de l’éducation et de la solidarité. L’Administrateur délégué (AD) de la commune, Mohamed Atouchec, a présidé la réception d’un important lot de fournitures scolaires offert par la société d’orpaillage Timia Vert Or, destiné à trois établissements scolaires de la localité.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un appui matériel pour renforcer l’école rurale

Composées de matériels pédagogiques essentiels, ces fournitures visent à améliorer les conditions d’apprentissage dans des établissements confrontés à des besoins structurels persistants. À travers ce don, la société Timia Vert Or affirme ainsi sa volonté de contribuer, au-delà de ses activités économiques, au développement social et éducatif de la commune.

La cérémonie s’est déroulée en présence des responsables éducatifs locaux, des autorités communales et d’une population venue nombreuse saluer cette initiative.

Une reconnaissance officielle au nom de la commune

Prenant la parole, l’Administrateur délégué a exprimé la gratitude des populations de Timia à l’endroit du donateur. À cette occasion, il a décerné un témoignage de satisfaction au président-directeur général de Timia Vert Or, en reconnaissance des services rendus à la commune.

Ce geste symbolique traduit, selon l’AD, l’importance d’un partenariat responsable entre acteurs économiques et collectivités locales, notamment dans des zones où l’accès aux ressources éducatives demeure un défi majeur.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le message des autorités nationales transmis à la population

Au cours de la cérémonie, Mohamed Atouchec a également transmis à la population les salutations et encouragements des plus hautes autorités du pays, au premier rang desquelles le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, ainsi que celles du Gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa.

Un message destiné à rappeler l’attention portée par l’État à l’éducation et au développement local, en particulier dans les communes rurales.

Un appel à une gestion responsable des dons

En clôture, l’Administrateur délégué a exhorté les Comités de gestion des établissements scolaires (CGDES) bénéficiaires à faire preuve de rigueur et de responsabilité dans l’utilisation des fournitures reçues. Il a insisté sur la nécessité d’une gestion sereine et transparente, afin que ces équipements profitent durablement aux élèves.

À Timia, cette initiative illustre ainsi le rôle que peuvent jouer les acteurs locaux dans le soutien à l’école, dans un contexte où l’éducation reste un levier central du développement communal et national.

Niger : l’ENS de Niamey rend hommage à huit agents retraités

Sous la présidence du Ministre de l’Enseignement Supérieur, l’École Normale Supérieure (ENS) de Niamey a rendu un hommage appuyé à huit de ses figures emblématiques admises à la retraite. Entre émotion, transmission et discours sur la « souveraineté éducative », retour sur une journée scientifique hautement symbolique.

 

Au Niger, l’heure est à la reconnaissance des bâtisseurs du savoir. En effet, le jeudi 5 février 2026, l’amphithéâtre de l’École normale supérieure (ENS) de Niamey a servi de cadre à une cérémonie d’une rare intensité. Baptisée « Ma dernière leçon », cette journée scientifique a honoré huit agents — cinq enseignants-chercheurs et trois personnels administratifs et techniques (PAT) — arrivés au terme d’une carrière consacrée à l’excellence académique et au service de l’État.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Des « pionniers » au service de l’État

Ouvrant la série des allocutions, le directeur général de l’ENS, le professeur Amadou Saïbou, a salué l’engagement constant des récipiendaires. Il a tenu à mettre en lumière un travail accompli, selon ses mots, « souvent dans la discrétion », mais dont l’impact a durablement marqué l’institution.

Un hommage appuyé par le recteur de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, le professeur Moussa Baragé, qui a aussi rappelé le rôle structurant joué par ces agents dans la formation de plusieurs générations d’étudiants.

« Vous avez été des pionniers, des mentors et des modèles pour de nombreux étudiants et collègues », a-t-il souligné, évoquant leurs contributions majeures dans des domaines aussi variés que les sciences de l’éducation, la géologie, le numérique ou encore la gestion des bibliothèques et des laboratoires universitaires.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

L’éducation, pilier de la « souveraineté nationale »

La présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saïdou, a conféré à la cérémonie une portée institutionnelle et politique affirmée. Par ailleurs, dans un discours empreint de l’esprit de refondation qui traverse actuellement le pays, le ministre a relié le parcours de ces universitaires à l’ambition de souveraineté portée par les autorités de transition.

Pour le professeur Mamadou Saïdou, cette transmission du flambeau s’inscrit pleinement dans la vision du chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani.

« La souveraineté nationale se construit impérativement par l’édification d’un système éducatif efficace, tenant compte des valeurs authentiques de notre peuple », a-t-il affirmé, appelant les jeunes générations à s’inspirer du don de soi et du professionnalisme de leurs aînés pour bâtir le Niger de demain.

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Des cadeaux pour sceller l’héritage

En clôture de la cérémonie, l’émotion a cédé la place à la reconnaissance concrète. En effet, l’ENS a remis des témoignages de satisfaction et des présents symboliques aux huit nouveaux retraités, saluant ainsi plusieurs décennies de services rendus à l’enseignement supérieur nigérien.

Alors que le gouvernement conduit par Ali Mahamane Lamine Zeine intensifie les réformes en faveur d’une école plus efficiente et mieux ancrée dans les réalités nationales, le départ de ces experts souligne, en filigrane, le défi majeur du renouvellement des compétences au sein de l’université sahélienne.

Niger : 188 motos pour l’éducation à Dosso sur fonds propres de l’État

Le 4 février, le gouverneur de la région de Dosso a remis 188 motocyclettes aux services de l’éducation. Particularité de cette dotation : elle a été entièrement financée sur fonds propres par l’État nigérien, illustrant ainsi la volonté du CNSP de marquer sa rupture avec la dépendance aux aides extérieures.

 

Au Niger, la « Refondation » ne se joue pas seulement sur le terrain sécuritaire ou diplomatique. Elle s’invite aussi sur les pistes sablonneuses de la région de Dosso. Mercredi dernier, le Colonel-major Bana Alhassane, gouverneur de la région, a présidé une cérémonie hautement symbolique : la réception de 188 motos destinées à l’encadrement pédagogique.

Gouvernorat de Dosso
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L’autonomie financière comme crédo

Ce qui aurait pu n’être qu’un simple fait divers administratif prend une tout autre dimension sous l’ère du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Cette acquisition a été réalisée via le Fonds commun, mais surtout sur fonds propres de l’État.

Pour Niamey, il s’agit de démontrer que malgré les pressions économiques, le pays est capable de financer ses secteurs prioritaires. « L’éducation figure au sommet du programme de Refondation du général d’armée Abdourahamane Tiani », a rappelé le Directeur régional de l’éducation, M. Issa Maïdanda.

 

Renforcer l’encadrement, du primaire au secondaire

Le constat sur le terrain est souvent le même : des conseillers pédagogiques freinés dans leurs missions de suivi par le manque de mobilité. Cette dotation vient aussi combler un vide logistique crucial :

  • 131 motos pour l’enseignement primaire ;
  • 57 motos pour l’enseignement secondaire.

L’objectif est clair : améliorer la qualité de l’enseignement en permettant aux inspecteurs et conseillers d’atteindre les établissements les plus reculés de la région. Cependant, le Colonel-major Bana Alhassane a tenu à tempérer l’enthousiasme par une mise en garde ferme sur la gestion des biens publics.

« Il ne suffit pas d’acquérir un matériel neuf, il faut aussi l’entretenir. J’invite les bénéficiaires à assurer une maintenance régulière pour prolonger la vie de ces engins », a martelé le Gouverneur.

Gouvernorat de Dosso
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Un signal fort pour la rentrée

Pour la communauté éducative, représentée par M. Maïdanda, cet investissement est un motif de satisfaction. Il a tenu également à saluer l’engagement du Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine et de la ministre de l’Éducation, Dr Élisabeth Chérif, dans la modernisation du système scolaire.

En dotant les acteurs pédagogiques de moyens roulants, les autorités de transition cherchent à prouver que la souveraineté nationale passe aussi par la performance de l’administration publique et la présence de l’État sur l’ensemble du territoire.

Niger : Eau et éducation à Dabaga

Dans le département de Tchirozérine, au cœur de la région d’Agadez, l’accès à l’éducation et à l’eau potable franchit une nouvelle étape. Ce lundi 2 février 2026, les autorités locales ont réceptionné des équipements structurants dans le village d’Egharghar, marquant une avancée concrète pour les populations rurales du Nord-Niger.

 

C’est une mission de terrain aux multiples enjeux qu’a conduite le capitaine Boukari Riba, préfet du département de Tchirozérine. Accompagné de l’adjudant-chef major Abdourahamane Mohamed, administrateur délégué des communes de Tchirozérine et Dabaga, le représentant de l’État s’est rendu à Egharghar, une localité isolée située à 110 kilomètres au nord-est du chef-lieu de la commune.

Gouvernorat d'Agadez
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L’eau et l’école : deux priorités financées par le privé

Au centre de cette visite : l’inauguration d’une salle de classe entièrement équipée et d’une Mini Adduction d’Eau Potable (Mini AEP). Ce nouvel ouvrage hydraulique, alimenté par des pompes solaires, promet de transformer le quotidien des villageois en facilitant l’accès à une ressource vitale dans cette zone aride.

Par ailleurs, le financement de ces projets, dont le coût global s’élève à 42 millions de FCFA, provient intégralement du Groupe SOS. Ce geste généreux, rétrocédé effectivement à la commune, a été salué par les autorités départementales comme une contribution essentielle pour soulager la souffrance des communautés locales. La population, venue en nombre pour témoigner, a exprimé sa profonde satisfaction à l’endroit du donateur et de son président-directeur général.

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Au-delà du béton, un dialogue sur le civisme et la paix

Cependant, la cérémonie ne s’est pas limitée à une simple coupure de ruban. Profitant de l’occasion, les autorités ont profité de ce cadre pour engager un dialogue direct avec les habitants sur des thématiques sociales majeures.

Ainsi, la cohésion sociale, le patriotisme et la citoyenneté ont été au cœur des échanges. Les autorités ont mis un accent particulier sur la scolarisation des enfants, et plus spécifiquement celle de la jeune fille, ainsi que sur la responsabilité collective dans l’entretien des nouveaux équipements.

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Un élan spontané de solidarité nationale

Preuve du patriotisme ambiant évoqué lors des discussions, la rencontre a donné lieu à un acte de solidarité imprévu. En effet, les populations présentes ont initié une collecte spontanée en faveur du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP).

Au total, une somme de 34 700 FCFA a été mobilisée sur place. Un geste symbolique qui, pour les autorités, illustre l’adhésion des citoyens des zones les plus reculées aux efforts de stabilisation et de développement du pays.

Niger : Élisabeth Shérif inaugure des forages et salue l’excellence à Niamey

NIAMEY, 2 février 2026 (JDN) – La ministre nigérienne de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Dr Élisabeth Shérif, a effectué lundi une visite de terrain dans plusieurs établissements primaires de Niamey. Dans le cadre de l’initiative « Une semaine, une école », cette sortie officielle a notamment mis en lumière la réception d’infrastructures hydrauliques offertes par la société civile, illustrant une dynamique de solidarité autour de l’école publique.

 

C’est dans ce contexte que la journée a débuté à l’école primaire Kouado 2, dans le quartier Telladjé (Niamey IV), par la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs nationales et de celles de l’Alliance des États du Sahel (AES). Par ailleurs, cet établissement s’est distingué par une performance académique remarquable, affichant un taux de réussite de 100 % à la dernière session du Certificat de fin d’études du premier degré (CFEPD).

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Le retour au pays des anciens élèves

Saluant ces résultats, « c’est un score exceptionnel qui témoigne de la détermination et du don de soi de tous les acteurs », a déclaré le Dr Élisabeth Shérif, avant de réitérer l’engagement du chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, en faveur d’une « éducation de qualité et inclusive ».

Dans la continuité de cette dynamique, le temps fort de la visite a été la réception d’un forage moderne offert à l’école par l’ONG AFRIKICKS. Au-delà de l’infrastructure, le geste revêt une dimension symbolique particulière : le fondateur de l’organisation est un ancien élève de l’établissement. La ministre a ainsi salué un « geste exemplaire » d’un fils du pays envers son école d’origine, appelant les Nigériens à s’inspirer de cet engagement citoyen pour soutenir l’effort national de développement.

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Amélioration des conditions d’apprentissage

Poursuivant sa tournée, la délégation ministérielle s’est ensuite rendue dans les quartiers périphériques de la capitale, notamment à l’école Balaré 8 (quartier Aéroport) et à l’école Hamidou Garba. Au total, trois forages et un lot de cent tables-bancs ont été officiellement remis aux autorités scolaires locales.

Concrètement, ces dotations visent à améliorer les conditions sanitaires et d’apprentissage dans des zones où l’accès à l’eau potable demeure un défi majeur pour le maintien des élèves en classe. À plus long terme, pour le ministère, ces actions de proximité s’inscrivent dans une stratégie globale de stabilisation du système éducatif nigérien, fondée sur les partenariats locaux, la mobilisation citoyenne et la contribution de la diaspora.

Niger : La ministre Elisabeth Shérif visite les écoles Banizoumbou

Dans le cadre de l’initiative « Une semaine, une école », la ministre de l’éducation nationale s’est rendue, ce 26 janvier, dans deux établissements franco-arabes de Niamey. Un rendez-vous hebdomadaire où le civisme et l’appartenance à l’Alliance des États du Sahel (AES) sont érigés en priorités pédagogiques.

Huit heures précises, ce lundi, dans l’arrondissement communal Niamey 2. Sous un soleil déjà franc, les élèves des écoles primaires franco-arabes Banizoumbou 2-1 et 2-2 se tiennent au garde-à-vous. Face à eux, la ministre de l’éducation nationale, le docteur Élisabeth Shérif, observe la montée du drapeau nigérien.

L’instant n’est pas seulement protocolaire. Après « L’Honneur de la Patrie », l’hymne national, les écoliers entonnent celui de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ce double ancrage, national et régional, illustre également  la nouvelle doctrine de Niamey : utiliser l’école comme le premier laboratoire de la souveraineté retrouvée.

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L’excellence du franco-arabe

L’initiative ministérielle « Une semaine, une école » ne se contente pas de symboles. Elle permet à la ministre de se confronter aux réalités du terrain, entre salles de classe exiguës et échanges avec les enseignants. Par ailleurs, ce lundi, le choix de Banizoumbou met en lumière une réussite méconnue : celle de l’enseignement franco-arabe. Avec des taux de réussite au certificat de fin d’études primaires (CEPE/FA) frôlant l’excellence — 95 % et 98 % respectivement pour les deux établissements —, ces écoles s’imposent comme des modèles de performance dans un système souvent décrié pour ses lacunes.

Accompagnée des représentants syndicaux et des associations de parents d’élèves, Élisabeth Shérif a déambulé entre les pupitres. Son discours, axé sur la « culture du mérite », s’adresse à une jeunesse qui représente plus de la moitié de la population nigérienne et pour laquelle l’école reste aussi le seul ascenseur social, bien que fragile.

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Refonder le Niger par l’école : le pari du patriotisme éducatif

La visite s’est prolongée au Complexe scolaire privé de la Mission évangélique de Banifandou. En se rendant dans un établissement confessionnel chrétien après deux écoles franco-arabes, la ministre envoie un message de cohésion nationale.

Alors que le Niger traverse une phase de transition politique complexe, le pouvoir mise sur cette éducation civique rigoureuse pour « refonder » la société. Finalement , derrière l’initiative « Une semaine, une école » se dessine une volonté de reprendre en main un système éducatif longtemps dépendant des aides extérieures, en replaçant le patriotisme au cœur du programme scolaire.

Niger : Kornaka investit ses fonds propres pour l’éducation primaire

Dans un contexte national marqué par la recherche de souveraineté et la « refondation » des services publics, la commune de Kornaka, située dans la région de Maradi, vient d’illustrer concrètement la montée en puissance de l’investissement local. En effet, ce vendredi 23 janvier 2026, l’exécutif communal a procédé à la remise officielle de 100 table-bancs réhabilités au profit de l’enseignement primaire.

 

Le choix des « fonds propres »

La particularité de cette opération réside dans son financement : la commune a puisé dans ses propres fonds pour redonner vie à ce mobilier scolaire. En évitant d’attendre l’appui de partenaires extérieurs ou de l’État central, Kornaka affirme ainsi une volonté d’autonomie administrative et financière de plus en plus encouragée par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).

L’Administrateur Délégué de la commune, l’Adjudant-Chef Abdoulaye Na Allah, a présidé la cérémonie dans l’enceinte de la mairie. Dans son allocution, il a insisté sur la dimension civique de cet investissement. Il a également exhorté les directeurs d’écoles et les élèves à une « préservation durable » de ces équipements, rappelant que chaque franc investi provient de l’effort collectif de la collectivité.

Ville Kornaka
© Ville Kornaka

L’école, pilier de la refondation nigérienne

Par ailleurs, l’inspecteur de l’enseignement primaire, réceptionnaire du lot, a salué une initiative qui vient soulager des classes souvent surchargées ou sous-équipées. Il a aussi promis une gestion « responsable et rationnelle » du matériel, garantissant que ces table-bancs serviront exclusivement au confort et à l’apprentissage des élèves.

Au-delà de l’aspect matériel, cet acte s’inscrit dans la vision globale de Niamey : préparer l’avenir en responsabilisant les échelons locaux. Pour Kornaka, investir dans l’éducation sur fonds propres n’est pas seulement une réponse à un besoin technique, c’est un acte de solidarité politique avec la transition nigérienne.

CRUPN Niger : Nouveau Président et 7 Priorités pour Moderniser l’Enseignement Supérieur

Tahoua, 20 janvier 2026 – La capitale régionale de Tahoua a été le théâtre d’une double actualité académique : après la cérémonie de remise des diplômes à l’Université Djibo Hamani (UDH), les recteurs des universités publiques du Niger se sont réunis pour une session stratégique de la Conférence des Recteurs des Universités Publiques du Niger (CRUPN), présidée par le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique, le Professeur Mamadou Saidou.

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Un passage de témoin au sommet du monde académique

La réunion a été marquée par un changement de présidence symbolique. En effet, après un mandat salué pour sa rigueur et ses initiatives, le Professeur Hamadou Youssoufou, recteur de l’Université Djibo Hamani de Tahoua, a passé le témoin à son homologue de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, le Professeur Moussa Baragé.

Par ailleurs, ce renouvellement intervient à un moment crucial pour la coordination entre établissements, alors que le Niger cherche à consolider ses standards académiques et à renforcer l’excellence universitaire sur l’ensemble du territoire.

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Sept priorités pour moderniser l’enseignement supérieur

La conférence a réuni tous les recteurs des universités publiques ainsi que les représentants de l’Université Numérique du Niger autour de sept points stratégiques :

  1. Bilan et gouvernance : validation du bilan moral et financier de la CRUPN et élection de la nouvelle présidence.
  2. Santé académique : État des lieux de l’année universitaire 2025-2026, harmonisation des calendriers et anticipation des défis.
  3. Identité et prestige : élaboration d’un modèle type de toge pour les universités publiques et encadrement du titre honorifique de professeur émérite.
  4. Assurance qualité et accréditation : définition des exigences pour la reconnaissance internationale des diplômes nigériens.
  5. Élargissement : examen de la demande d’adhésion du Directeur Général de l’École des Mines, de l’Industrie et de la Géologie (EMIG).
  6. Innovation et transformation numérique : planification de la modernisation des outils pédagogiques et des infrastructures numériques.
  7. Divers : discussion sur les questions administratives et académiques transversales.

Ces chantiers reflètent en effet la volonté du Niger de renforcer la compétitivité et l’attractivité de ses universités à l’échelle régionale et internationale.

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Une mobilisation des acteurs et des institutions

La réunion s’est déroulée en présence du Secrétaire Général Adjoint du ministère, du Directeur Général de l’Enseignement Supérieur (DGES) et des Secrétaires Généraux des universités de Niamey et Tahoua.

Pour le ministre Mamadou Saidou, la CRUPN constitue le moteur de la modernisation et de la transformation numérique de l’enseignement supérieur. Selon lui, ces instances permettent de mutualiser les ressources, de standardiser les pratiques et de garantir l’excellence académique pour tous les étudiants nigériens.

 

Vers une université nigérienne d’excellence

À l’issue de la conférence, les recteurs ont reçu une feuille de route claire : consolider les acquis, harmoniser les programmes et mettre en œuvre les projets prioritaires pour que chaque étudiant bénéficie d’une formation de qualité.

Finalement, cette session de la CRUPN illustre la dynamique positive du système universitaire nigérien, prête à relever les défis de la recherche, de la formation et de l’innovation pour faire du Niger un acteur majeur de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest.

Tahoua : 276 nouveaux diplômés à Université Djibo Hamani

Tahoua, 20 janvier 2026 – Sous les voûtes de l’auditorium du Campus 2 de l’Université Djibo Hamani (UDH), l’émotion était palpable ce matin. Dans le cadre de sa mission dans la région de l’Ader, le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique, le Pr Mamadou Saidou, a présidé une cérémonie historique : la remise de diplômes et de médailles à 276 étudiants en fin de premier cycle.

Accompagné du Gouverneur de la région, le Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, le Ministre a célébré une jeunesse nigérienne prête à prendre son envol.

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« Le début de tout »

La cérémonie a commencé par une séquence forte : le passage des 30 majors de promotion, dont 7 « majors des majors », avant que l’ensemble des diplômés ne reçoive son précieux parchemin.

Pour le Recteur de l’UDH, le Pr Hamadou Daouda Youssoufou, ce moment solennel s’apparente au « commencement » des universités anglo-saxonnes.

« Ce n’est pas la fin, c’est le début de tout », a lancé le Recteur avec émotion.

Il a rappelé que si la première édition de cet événement était un acte de foi, cette seconde édition confirme une promesse tenue, scellant le pacte entre l’institution et ses étudiants. S’adressant aux lauréats, il a souligné que leur diplôme n’est pas une simple distinction, mais un « passeport pour l’engagement » et un « sésame vers leur destin de bâtisseurs », dans cette ère de refondation du Niger.

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Un dialogue social constructif

La cérémonie a également servi de plateforme de dialogue entre les autorités et les partenaires sociaux. Les responsables syndicaux (SNECS, SNEIGE, SYNPATUT et UENUT) ont tour à tour salué l’engagement personnel du Ministre pour résoudre les défis du secteur, tout en mettant en avant la dévotion des enseignants-chercheurs.

En réponse, le Pr Mamadou Saidou a apporté des éclaircissements sur plusieurs dossiers clés :

  • Carrières  :  il a rassuré le SNEIGE sur les perspectives d’évolution offertes par leur statut.
  • Bourses : le Ministre a précisé que leur paiement est assuré par les trésors régionaux selon les recettes disponibles.
  • Emploi : il a rappelé que le recrutement à la fonction publique relève du ministère en charge de la Fonction Publique, tout en souhaitant bonne chance aux diplômés pour leurs futures carrières.

 

L’honneur et la reconnaissance

La matinée s’est conclue par un geste de gratitude institutionnelle. L’Université de Tahoua a attribué ses médailles d’honneur à des personnalités ayant soutenu son développement : le Ministre Mamadou Saidou, le Gouverneur Souleymane Amadou ainsi que l’Administrateur Délégué de la ville de Tahoua, M. Sahabi Moussa.

Entre sages conseils et célébration de l’excellence, Tahoua a désormais une nouvelle cohorte de talents prête à servir l’administration, l’éducation et les entreprises du pays.

Université Djibo Hamani : Cérémonie de port de toges CAMES

Moment fort à l’Université Djibo Hamani de Tahoua : sept enseignants-chercheurs ont reçu leur toge du CAMES lors d’une cérémonie présidée par le ministre Mamadou Saidou, symbole de l’excellence académique au Niger.

 

Tahoua, 20 janvier 2026 –Sous les voûtes imposantes de l’amphithéâtre de 1 000 places de l’Université Djibo Hamani (UDH), le silence solennel a laissé place, hier après-midi, lundi 19 janvier, à une explosion de joie et de fierté académique. En effet, dans le cadre de sa mission de travail dans l’Ader, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saidou, a présidé la cérémonie de port de toges des enseignants-chercheurs promus aux grades supérieurs du CAMES.

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La toge : bien plus qu’un costume, un sacerdoce

Au cœur de cette cérémonie, ils étaient sept. Sept visages marqués par des années de rigueur, de nuits blanches et de quêtes intellectuelles se sont avancés pour recevoir l’attribut suprême du maître. Dans une atmosphère chargée d’émotion, ces récipiendaires ont vu leur mérite reconnu par leurs pairs et par la nation.

À cet instant solennel, le recteur de l’UDH, le professeur Hamadou Youssouf, a ouvert le bal des allocutions avec des mots empreints d’une profonde gravité :
« Le port de la toge n’est pas un simple acte symbolique. C’est le signe visible d’un mérite académique reconnu et le témoignage d’un engagement profond envers la recherche et le service à la communauté. »

Poursuivant son propos, et s’adressant directement aux nouveaux promus, il a rappelé qu’ils ne sont plus seulement des enseignants, mais désormais des phares :
« Vous devenez des modèles pour vos étudiants, des acteurs clés dans la transformation de notre société. »

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Le Niger mise sur son élite intellectuelle

Dans la continuité de ces interventions, le ministre Mamadou Saidou a pris la parole pour inviter les lauréats à la pleine mesure de leurs nouvelles responsabilités. Selon lui, ces promotions dépassent le cadre individuel pour s’inscrire dans une vision nationale.

Ainsi, pour le professeur Saidou, ces consécrations ne constituent pas une fin en soi, mais bien un levier stratégique pour le rayonnement international de l’université nigérienne.

Par ailleurs, le ministre a profité de cette tribune pour réaffirmer la « ferme détermination » des plus hautes autorités du pays à soutenir durablement le secteur de l’enseignement supérieur. À ce titre, une annonce majeure a retenu l’attention de l’assistance : l’engagement d’un processus d’harmonisation des programmes dans l’ensemble des établissements supérieurs du pays.

Cette réforme structurelle, a-t-il précisé, vise à faciliter la mobilité des étudiants et des enseignants entre les différentes universités du Niger.

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Une reconnaissance collective

Enfin, porté par la voix de leur porte-parole, le groupe des sept récipiendaires a tenu à rendre hommage à la solidarité de la communauté universitaire et au soutien constant du rectorat.

Cette cérémonie, empreinte de solennité, s’est déroulée devant un parterre prestigieux composé des recteurs des universités publiques du Niger, du gouverneur de la région de Tahoua, des forces de défense et de sécurité, ainsi que des familles et étudiants venus nombreux célébrer l’excellence.

Pour clore la journée, une série de conseils pratiques a été prodiguée aux nouveaux promus, les invitant à placer l’encadrement des étudiants et l’innovation au cœur de leurs futurs travaux. Ainsi, à Tahoua, la science a trouvé de nouveaux ambassadeurs, prêts à forger l’élite de demain.

Niger : Le Ministre Mamadou Saidou en mission à Tahoua

Tahoua, 19 janvier 2026 – Le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, Professeur Mamadou Saidou, est arrivé dimanche à Tahoua pour une mission de travail de quatre jours. Au programme : réception d’infrastructures universitaires, remise de diplômes à l’Université Djibo Hamani et tenue de la Conférence des recteurs des universités publiques du Niger. Cette visite, qui s’achèvera le 21 janvier, vise à renforcer le rayonnement de l’enseignement supérieur et à promouvoir la décentralisation académique.

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Un accueil à la hauteur des enjeux

C’est en début d’après-midi, hier, que le cortège ministériel a franchi les portes de la ville. Le Professeur Mamadou Saidou a reçu un accueil particulièrement chaleureux et solennel, témoignant de l’importance de sa visite pour la région. À la tête du comité d’accueil, le Gouverneur de Tahoua, entouré des responsables des services régionaux et des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), a tenu à saluer la délégation.

La communauté universitaire n’était pas en reste : les autorités rectorales de l’Université Djibo Hamani et les responsables du Centre régional des œuvres universitaires (CROU) étaient présents pour marquer le début de ces quatre jours d’intense activité. Pour ce déplacement stratégique, le Ministre est accompagné de ses plus proches collaborateurs, notamment le Secrétaire général adjoint, le Directeur général de l’Enseignement supérieur (DGES) et sa conseillère technique.

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Un agenda riche : entre infrastructures et excellence

Le programme de cette mission de travail est dense et touche aux piliers fondamentaux de notre système éducatif. D’abord, le Ministre procédera à la réception officielle d’infrastructures académiques et administratives de pointe. Ces nouveaux édifices sont le symbole d’une volonté politique forte : offrir aux étudiants et au personnel un cadre de travail moderne, digne des ambitions technologiques du Niger.

L’émotion sera également au rendez-vous à l’Université Djibo Hamani de Tahoua. Le Professeur Mamadou Saidou présidera une cérémonie de remise de diplômes, moment de consécration pour des centaines d’étudiants qui voient enfin leurs efforts récompensés par la plus haute autorité du secteur.

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Le sommet des recteurs : dessiner l’université de demain

Enfin, le volet politique de cette mission culminera avec la tenue de la Conférence des recteurs des universités publiques du Niger. Sous la présidence du Ministre, les dirigeants académiques du pays se réuniront pour harmoniser les visions, discuter des réformes en cours et relever les défis de l’innovation et de la recherche.

En choisissant Tahoua pour ces événements majeurs, le Ministère confirme sa volonté de décentraliser l’excellence et de faire de chaque université publique un pôle de développement régional. Durant ces trois prochains jours, tous les regards seront tournés vers l’Ader, où se dessine le futur visage de l’élite nigérienne.

 

École-Niger : lancement d’un plan d’urgence pour 100 000 enfants

Niamey, 16 janvier 2026 — Dans un pays où le cartable doit parfois braver le bruit des armes, l’espoir a repris ses droits ce matin. La ministre de l’Éducation nationale, Dr Élisabeth Shérif, a officiellement lancé le projet « Appui à la continuité éducative ». Ce programme ambitieux vise à sécuriser le parcours scolaire des enfants vivant dans les zones de conflit, en particulier dans les régions de Tillabéri et de Tahoua.

Par ailleurs, l’événement, en présence de l’Ambassadeur de Grande‑Bretagne et des représentants du fonds mondial Education Cannot Wait (ECW), illustre une alliance stratégique entre l’État nigérien et ses partenaires internationaux pour protéger l’éducation face à l’insécurité.

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Un bouclier éducatif pour 308 établissements

L’initiative déploie des moyens concrets sur le terrain. Elle couvre 16 communes particulièrement exposées et englobe un réseau de 308 établissements. Du préscolaire au secondaire, en passant par les centres d’alphabétisation (SSAP), le projet maintient les salles de classe ouvertes, même là où la menace sécuritaire se fait sentir.

Au total, 100 000 enfants bénéficient directement de ces mesures de protection. Les responsables mettent un accent particulier sur l’inclusion : 61 % des bénéficiaires sont des filles, et le programme intègre spécifiquement les enfants en situation de handicap. En plus des fournitures et des cours, le projet offre un soutien psychosocial crucial pour aider ces jeunes à surmonter les traumatismes liés aux crises.

 

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La « Refondation » par le savoir

Pour le gouvernement de transition, ce projet s’inscrit dans la vision de « refondation » portée par le Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Dans son allocution, la Ministre Dr Élisabeth Shérif a été catégorique : « L’école demeure un socle fondamental de stabilité et de reconstruction sociale. »

Cette offensive pédagogique fait suite au discours historique du Président à Tillabéri en octobre 2025, où il affirmait que le droit à l’éducation devait être effectif pour chaque petit nigérien, quel que soit son lieu de résidence. Le projet actuel est la traduction opérationnelle du « forum de Tillabéri », qui avait réuni la communauté éducative et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour créer un environnement d’apprentissage sécurisé.

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Une coalition internationale en action

Par ailleurs, la mise en œuvre technique de ce projet est confiée à l’ONG Save the Children, qui travaillera main dans la main avec des structures locales. Le Directeur pays de l’organisation et la représentante d’ECW ont réitéré leur engagement à soutenir Niamey dans ce défi logistique et humain.

Alors que l’année scolaire 2025-2026 entre dans une phase charnière, le Niger rappelle, par ce projet, que la souveraineté se construit également dans les salles de classe. En faisant de la continuité pédagogique une priorité, les autorités entendent prouver que l’éducation est l’arme la plus puissante pour bâtir un fort du Niger, résilient et tourné vers le progrès.