DIFFA, 20 août 2026 — L’Université de Diffa a accueilli ce jeudi matin l’atelier consacré au diagnostic, à l’examen et à la validation du document de projet portant sur la construction et l’opérationnalisation de l’UNIPOD de Diffa. Cette étape vise à préparer la mise en place d’une infrastructure destinée à rapprocher la formation universitaire des besoins concrets du marché et des initiatives économiques portées par les jeunes.
Les participants ont travaillé autour du projet dans l’amphithéâtre de l’Université de Diffa, en présence de représentants du ministère de l’Économie et des Finances, du ministère du Commerce et de l’Industrie, du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Niger ainsi que de plusieurs autres acteurs.
L’UNIPOD doit créer un cadre où les étudiants, les jeunes entrepreneurs et les porteurs d’idées pourront développer leurs compétences, tester leurs solutions et structurer leurs projets. Le futur dispositif entend ainsi favoriser l’innovation et l’entrepreneuriat tout en renforçant l’accès à des formations adaptées.
Pour la population de Diffa, l’enjeu dépasse donc la construction d’un nouveau cadre universitaire. Le projet peut contribuer à créer davantage de possibilités pour les jeunes qui cherchent une formation pratique, souhaitent lancer une activité ou veulent transformer une idée en projet viable.
En associant l’Université, les services publics et les partenaires au développement, l’initiative cherche également à faire émerger des solutions répondant aux réalités du territoire. Les entreprises et les acteurs économiques pourraient, à terme, bénéficier de jeunes mieux préparés aux exigences professionnelles et de nouvelles initiatives entrepreneuriales.
Le projet pourrait aussi aider les jeunes à mieux accéder aux dispositifs d’accompagnement, aux compétences techniques et aux réseaux nécessaires au développement d’une activité. Dans une région où l’emploi et l’insertion des jeunes constituent des défis majeurs, cet aspect donne au futur UNIPOD une portée économique et sociale significative.
L’atelier constitue surtout une phase de cadrage. Les participants examinent le document de projet afin d’en vérifier la cohérence, d’identifier les ajustements nécessaires et de valider les principales orientations avant les prochaines étapes de mise en œuvre.
La démarche doit ainsi permettre de poser des bases plus solides pour l’installation de l’UNIPOD de Diffa. À terme, l’ambition est d’en faire un espace capable de relier formation, innovation, entrepreneuriat et insertion professionnelle au bénéfice de la jeunesse et du développement économique local.
AGADEZ, 19 août 2026 — À Agadez, le BTS d’État 2026 a commencé mercredi avec 84 candidats appelés à démontrer leurs compétences dans six filières de formation. Le lancement des épreuves écrites, organisé à l’EMAÏR, marque une nouvelle étape dans le parcours de ces jeunes qui cherchent à transformer leur formation professionnelle en qualification reconnue et, à terme, en insertion dans le marché du travail.
Le Secrétaire général de la région d’Agadez, Souleymane Seidou Boulhassan, a officiellement donné le coup d’envoi de la session en présence de plusieurs responsables régionaux. Sur les 84 candidats inscrits, 37 sont des filles et 47 des garçons.
La session intervient dans un contexte où le Niger doit renforcer ses ressources humaines qualifiées pour soutenir son développement économique. Le BTS représente, à ce titre, une étape importante pour des jeunes qui se destinent à des emplois techniques et intermédiaires dans différents secteurs de l’économie. Lors du lancement, le Secrétaire général a appelé les candidats à miser sur le travail et la rigueur. Il a notamment insisté sur la nécessité de former des professionnels capables de répondre aux besoins du pays.
« Dans le contexte actuel de notre pays, nous avons véritablement besoin de cadres sérieux et compétents, capables d’apporter leur contribution à la construction et au développement du Niger », a-t-il déclaré.
Cette orientation donne à l’examen une portée qui dépasse les salles de composition. Pour les autorités, chaque réussite doit contribuer à renforcer le nombre de jeunes disposant de compétences directement mobilisables dans l’administration, les entreprises et les activités productives.
Les candidats affrontent les épreuves dans six filières de formation. Cette diversité reflète la volonté de préparer des profils adaptés à plusieurs segments du marché de l’emploi. Pour beaucoup d’entre eux, l’enjeu immédiat reste toutefois de décrocher le diplôme. Au-delà du résultat académique, le BTS peut constituer un passeport vers la poursuite d’études, l’emploi ou l’entrepreneuriat, selon les secteurs concernés et les opportunités disponibles.
La présence de 37 filles parmi les candidats constitue également un indicateur de la participation féminine à ces formations professionnelles. Leur réussite pourrait contribuer à accroître la représentation des femmes dans des domaines techniques où elles restent souvent moins nombreuses.
Les autorités régionales ont également mis l’accent sur les conditions matérielles et sécuritaires de la session. L’OBECS a fourni au jury les moyens nécessaires au déroulement des examens, tandis que les services régionaux ont pris les dispositions requises pour assurer la sécurité autour du dispositif.
Le président du jury pour la région d’Agadez, le professeur Soumana Boubacar, a supervisé le démarrage des épreuves et veillé au respect des conditions prévues pour la session. Cette organisation vise surtout à garantir l’égalité entre les candidats et la crédibilité du processus d’évaluation. La valeur du diplôme dépend en effet autant des compétences démontrées que de la confiance accordée à l’examen.
Une fois les compositions terminées, l’attention se déplacera vers les résultats. Le taux de réussite permettra de mesurer, à l’échelle régionale, les performances des candidats engagés dans cette session 2026. Mais derrière les statistiques, les enjeux restent très concrets. Chaque diplôme obtenu représente pour un jeune une possibilité supplémentaire d’accéder à un emploi, de poursuivre sa formation ou de créer une activité.
Pour Agadez comme pour l’ensemble du Niger, la question centrale reste donc celle de la transformation des qualifications en compétences utiles à l’économie. Former davantage de jeunes ne suffit pas : le défi consiste aussi à créer les conditions qui leur permettront de mettre leurs savoir-faire au service du développement national.
Les 84 candidats engagés dans la session 2026 disposent désormais de leur première réponse à apporter : réussir l’examen. La seconde dépendra de leur capacité à convertir cette qualification en expérience et en contribution effective à la vie économique du pays.
NIAMEY, 19 août 2026 — Le Niger veut accélérer la formation de sa jeunesse dans les métiers liés aux hydrocarbures. Dans cette perspective, la CNPC NP SA met à la disposition de l’État nigérien dix bourses d’études supérieures destinées à de jeunes bacheliers de la session 2026. L’Agence nigérienne des allocations et des bourses (ANAB) a annoncé cette opportunité dans un communiqué publié le 12 août 2026.
Cette initiative s’inscrit dans les échanges engagés entre le ministre nigérien du Pétrole et les responsables de la compagnie chinoise. Le gouvernement cherche ainsi à faire de la formation des jeunes Nigériens un levier durable de développement du secteur pétrolier, alors que le pays entend renforcer la maîtrise nationale de ses ressources.
L’enjeu dépasse le financement de quelques parcours universitaires. Pour le Niger, ces bourses peuvent contribuer à constituer progressivement un vivier d’ingénieurs et de techniciens capables d’intervenir dans les différentes étapes de la chaîne des hydrocarbures.
Le dispositif prévoit deux parcours distincts pour l’année académique 2026-2027 : le programme « 2+2 », destiné aux étudiants déjà engagés dans des études supérieures en électricité, et le programme « 1+4 », réservé aux nouveaux bacheliers issus des séries scientifiques.
Le premier programme concerne dix étudiants qui poursuivront leur formation à la China University of Petroleum (CUP), à Qingdao, dans la province chinoise du Shandong.
Le programme « 2+2 » s’adresse à des étudiants ayant déjà validé deux années d’études supérieures en électricité. Ils effectueront deux années supplémentaires en Chine, ce qui explique l’appellation du programme.
L’Université Abdou Moumouni de Niamey (UAM) et l’École des Mines, de l’Industrie et de la Géologie (EMIG) ont chacune présenté dix candidats. Un test en ligne portant sur les mathématiques et la physique, supervisé directement par la CUP, a ensuite permis de sélectionner les dix bénéficiaires.
Les étudiants retenus suivent actuellement six semaines de formation intensive en anglais au Centre culturel américain. Leur départ pour la Chine est prévu au début du mois de septembre 2026. La CNPC NP SA prendra en charge l’ensemble des dépenses liées à leur séjour académique, notamment la scolarité, l’hébergement, la restauration, les billets d’avion et les allocations de bourse.
Le second dispositif, baptisé « 1+4 », cible directement les nouveaux bacheliers scientifiques de la session 2026. Il prévoit cinq années de formation, dont une année consacrée à l’apprentissage de la langue. Cette deuxième campagne constitue l’objet du communiqué de l’ANAB publié en août. Les candidats intéressés doivent déposer leur dossier au plus tard le 21 août 2026, conformément aux modalités fixées par l’agence.
Pour ces jeunes, l’opportunité représente surtout un accès à une formation spécialisée dans un secteur stratégique pour l’économie nigérienne. Elle peut également ouvrir la voie à une nouvelle génération de cadres formés aux standards techniques internationaux.
Pour le Niger, la portée de ces programmes se mesure moins au nombre de bénéficiaires qu’à leurs effets potentiels sur le long terme. Le pays dispose de ressources pétrolières dont l’exploitation exige des compétences dans des domaines aussi variés que l’électricité industrielle, l’ingénierie, la production, la maintenance, la transformation et la gestion des infrastructures énergétiques. Or, sans ressources humaines suffisamment qualifiées, la valorisation de ces ressources risque de rester fortement dépendante de l’expertise extérieure.
C’est précisément sur ce point que ces bourses prennent une dimension stratégique. En formant des Nigériens dans des établissements spécialisés, le dispositif peut favoriser le transfert de connaissances et de technologies vers le pays.
À leur retour, les bénéficiaires pourront intégrer les entreprises et structures publiques ou privées intervenant dans le secteur énergétique. Ils pourront également contribuer à la transmission de leurs connaissances à d’autres jeunes professionnels.
Le véritable enjeu sera donc de maintenir le lien entre ces formations à l’étranger et les besoins du marché nigérien. Pour produire un effet durable, les compétences acquises devront trouver des débouchés dans les projets pétroliers, les infrastructures énergétiques et les activités industrielles du pays.
Le programme constitue ainsi un investissement dans le capital humain. Pour les familles nigériennes, ces bourses réduisent aussi le coût d’accès à des formations internationales qui resteraient autrement hors de portée de nombreux jeunes. À terme, la réussite de cette politique dépendra de la capacité du Niger à intégrer ces diplômés dans son économie et à transformer leur expertise en compétences opérationnelles locales.
Les dix bourses annoncées pour 2026-2027 ne représentent donc qu’un nombre limité de parcours. Leur importance réside surtout dans l’objectif qu’elles poursuivent : faire émerger une expertise nigérienne capable de participer directement à la gestion, au développement et à la valorisation des ressources nationales.
NIAMEY, 17 août 2026 — Pour accélérer la formation des futurs cadres du pays, l’État nigérien resserre désormais son contrôle sur les chantiers d’infrastructures éducatives stratégiques. Ainsi, le Dr Élisabeth Shérif, ministre de l’Éducation nationale, a inspecté le site du futur Collège scientifique de Niamey afin d’imposer aux constructeurs le strict respect des calendriers et des cahiers des charges.
Ce nouveau campus constitue en effet une pièce maîtresse de la politique de refondation nationale impulsée par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. L’administration actuelle mise directement sur cet établissement pour moderniser l’enseignement des sciences et instaurer une véritable culture de l’excellence académique à travers le pays.
Sur le terrain, la ministre a confronté les chefs de chantier. Elle a fermement exigé une livraison rapide des bâtiments et a prévenu que le gouvernement ne tolérera aucun compromis sur la solidité ou la qualité des installations. L’objectif affiché consiste à doter le Niger d’un pôle d’apprentissage répondant aux standards internationaux.
Par ailleurs, preuve de l’enjeu politique de ce dossier, l’ensemble de l’appareil administratif local s’est mobilisé pour cette évaluation. Le gouverneur de la région, l’administrateur de la ville et les dirigeants des cinq arrondissements de la capitale ont escorté la ministre. Cette présence massive illustre une coordination totale entre le pouvoir central et les autorités municipales afin de sécuriser et finaliser les investissements scolaires.
Ce chantier illustre la volonté du Niger de bâtir, au‑delà des murs, un avenir fondé sur la connaissance et l’excellence.
NIAMEY, 13 août 2026 — La ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, le Dr Élisabeth Shérif, s’est rendue ce jeudi 13 août 2026 sur le chantier du futur Collège Scientifique de Niamey pour une inspection de terrain destinée à fixer le cap : zéro compromis sur la qualité architecturale et le calendrier d’exécution.
Cette visite s’inscrit dans la feuille de route du Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, qui place la promotion de l’excellence scientifique au cœur de la stratégie de refondation nationale.
Par ailleurs, ce projet d’infrastructure traduit une réorientation doctrinale majeure du système éducatif nigérien. En effet, pendant des décennies, l’enseignement secondaire dans la sous-région a souffert d’un déséquilibre au profit des filières littéraires et théoriques, laissant le pays tributaire de l’expertise étrangère pour ses grands projets industriels, miniers et d’ingénierie.
Dans un pays à la démographie galopante, le choix de construire un établissement consacré aux sciences et aux technologies répond à un impératif stratégique : former sur place les cadres, ingénieurs et techniciens de demain. Pour les autorités de la Refondation, la souveraineté politique et économique ne peut se consolider sans une maîtrise autonome des compétences scientifiques et de l’innovation.
Arrivée sur le site en matinée, le Dr Élisabeth Shérif a fait le tour des bâtiments en construction et s’est entretenue directement avec les chefs de chantier, les architectes et les techniciens chargés de la réalisation.
Face aux retards qui plombent fréquemment les chantiers publics dans le secteur éducatif, la ministre a rappelé aux prestataires l’obligation de respecter scrupuleusement les cahiers des charges ainsi que les échéances prévues. L’objectif est de livrer un complexe répondant aux normes internationales afin d’offrir aux élèves des conditions d’apprentissage modernes, notamment des laboratoires équipés et des espaces propices à la recherche.
Cette fermeté ministérielle signale un changement de méthode : désormais, l’État ne se contente plus de financer des projets, il en exige une reddition de comptes stricte et une exécution rigoureuse.
En investissant dans des infrastructures scientifiques de pointe, le Niger tente de transformer son dividende démographique en un véritable levier de croissance.
Cependant, la réussite du Collège Scientifique de Niamey ne dépendra pas uniquement de la solidité de ses murs. Le véritable défi commencera dès l’ouverture des portes : il s’agira d’assurer un recrutement rigoureux des enseignants, de garantir la maintenance durable des équipements de pointe et de nouer des partenariats avec le monde universitaire et industriel.
Si cette chaîne de valeur fonctionne, ce collège pourrait servir de prototype pour la modernisation de la carte scolaire nigérienne.
NIAMEY, 13 août 2026 — La ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, le Dr Elisabeth Shérif, a franchi une étape stratégique dans sa démarche de concertation sur l’avenir de l’école nigérienne. Lors d’une audience accordée ce jeudi à Niamey au Rassemblement Actif des Retraités de l’Éducation (RARE), la ministre s’est vu remettre un mémorandum clé intitulé « Contribution au développement du système éducatif nigérien ».
Cette démarche, qui vise à réinjecter des décennies d’expertise accumulée dans le circuit de décision publique, illustre une volonté d’articuler mémoire institutionnelle et réformes contemporaines.
Mobiliser l’expertise des anciens face à la crise de l’école
L’initiative du RARE intervient dans un contexte où les systèmes éducatifs de la sous-région font face à d’importants défis de qualité, d’encadrement et d’adéquation des programmes. En formalisant leurs propositions à travers ce mémorandum, les hauts cadres et enseignants à la retraite ne signent pas une simple démarche académique : ils proposent une assistance technique de terrain, directement opérationnelle.
Dans de nombreuses administrations éducatives, le départ à la retraite des inspecteurs, conseillers pédagogiques et enseignants chevronnés crée un déficit méthodologique immédiat. Ainsi, la démarche du RARE offre une solution à cette rupture générationnelle en convertissant le capital d’expérience de ses membres en un levier d’aide à la décision pour le ministère.
En félicitant les membres du RARE pour leur engagement patriotique, le Dr Élisabeth Shérif signale un virage dans la méthode de gestion du ministère. Historiquement, les politiques éducatives au Sahel ont souvent pâti d’approches centralisées ou d’injonctions théoriques parfois déconnectées des contraintes quotidiennes de la classe. En ouvrant les portes du ministère à ceux qui ont façonné l’école nigérienne au cours des dernières décennies, la ministre opte pour un pragmatisme ancré dans le réel.
L’expérience des retraités permet ainsi d’identifier sans filtre les goulots d’étranglement qui entravent l’apprentissage de la lecture et du calcul, tandis que leur maîtrise des dynamiques de terrain s’avère stratégique pour la promotion des langues nationales et le renforcement des programmes d’alphabétisation. En outre, le rapprochement entre la jeune garde enseignante et la sagesse des anciens instaure un véritable dialogue intergénérationnel qui contribue à consolider le corps professoral.
Si cette rencontre marque un signal fort en faveur de la cohésion de la communauté éducative, la véritable mesure du succès résidera dans la capacité du ministère à traduire ce mémorandum en mesures concrètes.
Consulter la mémoire vivante de l’éducation nationale constitue un préalable stratégique louable. Il s’agit désormais de déterminer comment ces recommandations viendront nourrir la formation initiale et continue des enseignants, l’évaluation des programmes et la gouvernance des établissements.
Si cet alliage entre vision ministérielle et expertise des vétérans concrétise ses promesses, le Niger pourrait poser les jalons d’un modèle original de refondation éducative participative en Afrique de l’Ouest.
Zinder, 6 août 2026 — Certaines écoles ne se résument pas à des salles de classe. Elles racontent une époque, portent la mémoire d’un pays et rappellent les premiers pas d’un système éducatif national. L’École primaire Birni Garçon appartient à cette catégorie d’établissements dont les murs ont vu défiler des milliers d’élèves devenus, au fil des décennies, enseignants, administrateurs, magistrats ou responsables publics.
C’est dans ce lieu chargé d’histoire que la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, s’est rendue mercredi lors de son déplacement dans la région de Zinder. Accompagnée du gouverneur de la région, des responsables du ministère ainsi que des représentants des Forces de défense et de sécurité, elle a voulu mesurer de près les besoins d’un établissement considéré comme l’un des symboles du patrimoine scolaire nigérien.
Birni Garçon : Témoin d’un siècle d’histoire de l’école nigérienne
Créée en 1910, l’École primaire Birni Garçon figure parmi les plus anciens établissements du pays. Bien avant les grandes réformes éducatives, elle accueillait déjà des élèves appelés à participer à la construction de l’administration et des institutions nationales.
Aujourd’hui, ce patrimoine historique montre les marques du temps. Les bâtiments, longtemps sollicités, nécessitent désormais des travaux afin de continuer à remplir leur mission dans des conditions compatibles avec les exigences de l’enseignement moderne. La visite ministérielle avait précisément pour objectif d’évaluer l’état des infrastructures et d’identifier les interventions prioritaires avant la prochaine rentrée scolaire.
Par ailleurs, les échanges avec les responsables de l’école et le personnel enseignant ont permis de dresser un tableau des difficultés auxquelles l’établissement reste confronté.
Ainsi, les questions relatives à la réhabilitation des bâtiments, à l’amélioration du cadre de travail et aux besoins pédagogiques ont occupé une place centrale dans les discussions. Pour les autorités, restaurer une école de cette importance revient autant à préserver un héritage national qu’à offrir aux élèves des conditions d’apprentissage adaptées aux exigences actuelles.
Face au corps enseignant, la ministre a rendu hommage à celles et ceux qui assurent quotidiennement la transmission des savoirs malgré les contraintes rencontrées sur le terrain.
Elle les a encouragés à poursuivre leur mission avec le même sens du devoir, en faisant de la rigueur, du mérite et du service de la Nation les principes directeurs de leur action. Ces valeurs, a-t-elle rappelé, demeurent essentielles pour former des citoyens capables d’accompagner les transformations du pays.
La visite de Birni Garçon dépasse le cadre d’un simple déplacement administratif. Elle traduit également une volonté de replacer les établissements historiques au cœur des politiques publiques, tout en accélérant leur adaptation aux réalités contemporaines.
Dans un contexte où le Niger cherche à renforcer son système éducatif, la sauvegarde de ces écoles emblématiques apparaît comme un enjeu à la fois culturel et stratégique. Préserver leur héritage, les réhabiliter et leur redonner les moyens de remplir pleinement leur mission, c’est assurer aussi la continuité d’une histoire tout en préparant les générations futures.
À Zinder, l’École primaire Birni Garçon demeure ainsi bien davantage qu’un établissement scolaire : elle reste un repère de la mémoire nationale et un symbole de la permanence de l’idéal éducatif nigérien.
Tahoua, 6 août 2026 — Derrière les murs encore inachevés du futur Collège scientifique de Tahoua se joue une partie importante de la politique éducative nigérienne. En se rendant sur le chantier, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, n’est pas venue pour une simple visite protocolaire. Son déplacement traduit une volonté de suivre, sur le terrain, la concrétisation d’un investissement appelé à former une nouvelle génération d’élèves dans les filières d’excellence.
Dans une région où les besoins en infrastructures scolaires demeurent importants, ce projet est présenté comme l’un des équipements éducatifs les plus structurants. Pour les autorités, il ne s’agit pas seulement d’ériger des bâtiments, mais de créer un environnement capable d’accueillir des enseignements scientifiques dans des conditions modernes.
Accompagnée des autorités régionales, la ministre a parcouru les différents espaces en construction afin d’apprécier l’évolution effective des travaux. L’objectif était double : mesurer l’état d’avancement des réalisations et vérifier que les ouvrages répondent aux exigences techniques ainsi qu’au calendrier prévu.
L’exercice a également permis de confronter les rapports administratifs à la réalité du terrain. Cette démarche de contrôle s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à assurer un suivi permanent des investissements publics consacrés au secteur de l’éducation.
Au fil de la visite, les responsables techniques ont présenté les différentes phases déjà réalisées ainsi que celles restant à exécuter. Les entreprises mobilisées ont, de leur côté, exposé les défis rencontrés dans la conduite des travaux.
Une réunion d’arbitrage avec le Gouverneur et les entreprises du BTP
La tournée sur le chantier s’est prolongée par une séance de travail réunissant la ministre, le gouverneur de la région de Tahoua et les responsables des entreprises chargées de l’exécution du projet.
Loin d’un simple échange de courtoisie, la rencontre a servi à dresser un état précis de l’opération. Les discussions ont porté sur les contraintes techniques susceptibles de ralentir le chantier, mais aussi sur les moyens d’y apporter des réponses rapides afin d’éviter tout retard dans la livraison de l’établissement.
La ministre a reconnu les progrès déjà enregistrés et salué le rythme d’exécution observé. Elle a toutefois rappelé que la qualité des ouvrages ne devait en aucun cas être sacrifiée au profit de la rapidité, tout en insistant sur le respect strict des engagements contractuels.
Le futur Collège scientifique de Tahoua occupera une place particulière dans le paysage éducatif national. Il ambitionne d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage adapté aux disciplines scientifiques et de contribuer également à la formation des compétences dont le pays aura besoin dans les années à venir.
À travers ce projet, les autorités entendent renforcer l’offre éducative spécialisée et améliorer les conditions d’enseignement dans une région en pleine évolution démographique.
À l’issue des échanges, les entreprises chargées des travaux ont assuré qu’elles poursuivraient le chantier avec la même mobilisation. Elles se sont engagées à respecter les normes de construction ainsi que les délais arrêtés, tout en poursuivant la collaboration avec les services techniques de l’État.
Cette visite ministérielle confirme que les grands projets éducatifs font désormais l’objet d’un suivi rapproché. Pour les pouvoirs publics, chaque infrastructure livrée dans les délais représente un investissement durable en faveur de la jeunesse et un jalon supplémentaire dans la modernisation du système éducatif nigérien.
NIAMEY, 31 juillet 2026 — Le baccalauréat ouvre une porte, mais ne dit pas toujours quelle direction prendre. Pour des milliers de jeunes Nigériens, l’obtention du diplôme marque ainsi le début d’une autre épreuve : choisir une formation, identifier une filière porteuse et éviter que l’orientation ne devienne un choix par défaut.
C’est dans cet espace d’incertitude que l’UNIV-EXPO 2026 entend trouver sa place. La deuxième édition du Salon international d’information et d’orientation des nouveaux bacheliers s’est ouverte vendredi 31 juillet à Niamey, sous l’impulsion de l’Agence FAIDA Consulting, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique.
Mais derrière les stands d’universités et les présentations de formations, l’enjeu dépasse largement la découverte de quelques établissements. Le Niger cherche à mieux rapprocher les aspirations de sa jeunesse des besoins de son économie.
Pour le nouveau bachelier, la question n’est désormais plus seulement de poursuivre ses études. Il faut savoir lesquelles. Droit, sciences, technologie, économie, ingénierie, formations professionnelles ou autres parcours spécialisés : l’éventail des possibilités peut rapidement transformer la liberté de choix en véritable casse-tête. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saidou, l’a placé au cœur de son intervention inaugurale.
Selon lui, l’orientation post-baccalauréat ne doit pas se réduire à une formalité administrative. Elle doit permettre au jeune de confronter ses aptitudes, ses ambitions et les perspectives offertes par le marché du travail aux priorités de développement du pays. Autrement dit, le bon choix de filière devient une question de stratégie nationale.
Une boussole pour les nouveaux étudiants
L’UNIV-EXPO veut précisément jouer ce rôle de boussole. Durant le salon, les nouveaux bacheliers peuvent découvrir les parcours proposés par différentes universités et grandes écoles, mais aussi échanger avec des acteurs susceptibles de les aider à comprendre les possibilités qui s’offrent à eux.
La directrice générale de FAIDA Consulting a invité les jeunes à suivre attentivement les présentations et à exploiter les informations disponibles. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la première édition, dont les organisateurs disent avoir tiré des résultats encourageants.
Le pari consiste désormais à transformer cette expérience en un rendez-vous capable de répondre à une demande croissante d’informations au moment où les jeunes doivent prendre des décisions qui peuvent peser sur plusieurs années de leur vie.
Présent à l’ouverture, le gouverneur de la région de Niamey, le général de division Assoumane Abdou Harouna, a, lui aussi, insisté sur la responsabilité qui accompagne cette étape. Son appel aux nouveaux bacheliers tient en une idée : choisir avec discernement.
Dans un contexte où certaines filières peuvent attirer davantage de candidats que d’autres, l’orientation doit éviter les décisions dictées uniquement par l’effet de mode, les préférences de l’entourage ou la méconnaissance des débouchés. Pour les jeunes, le salon offre donc l’occasion de comparer, questionner et surtout de comprendre avant de s’inscrire.
Former les compétences dont le Niger aura besoin
Le gouvernement entend donner à cette problématique une portée plus large. Lors du lancement, le professeur Mamadou Saidou a replacé l’orientation dans la transformation du système éducatif et dans la valorisation du capital humain.
Cette vision repose sur un principe simple : un pays ne construit pas son avenir uniquement avec des infrastructures ou des investissements ; il le construit aussi avec les compétences de sa jeunesse. Le choix des formations devient dès lors une composante de la politique de développement.
Le ministre a réaffirmé la disponibilité des autorités à soutenir les initiatives et partenariats susceptibles de contribuer à la formation des compétences appelées à participer au développement du pays. Cette orientation s’inscrit dans les priorités affichées par les autorités nigériennes, sous la conduite du président de la République, chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine.
Après la cérémonie officielle, le professeur Mamadou Saidou a parcouru les différents espaces d’exposition. Universités, grandes écoles et partenaires ont présenté leurs offres et leurs dispositifs aux visiteurs. La scène peut sembler classique. Pourtant, elle répond à une difficulté très concrète : permettre au futur étudiant de passer d’une connaissance générale des études supérieures à une décision plus construite.
Car entre obtenir le bac et réussir son entrée dans l’enseignement supérieur, il existe une étape souvent sous-estimée : savoir où aller et pourquoi. C’est cette étape que l’UNIV-EXPO veut désormais mieux encadrer.
Le véritable défi commence après le salon
La deuxième édition s’ouvre alors que le Niger cherche à renforcer son capital humain et à préparer une nouvelle génération de compétences.Pour les organisateurs comme pour les autorités, l’enjeu ne sera toutefois pas uniquement de remplir les stands ou d’informer les visiteurs pendant quelques jours.
Le véritable résultat se mesurera plus tard : dans les choix opérés par les nouveaux bacheliers, leur capacité à réussir leurs parcours et, à terme, dans leur insertion dans la vie professionnelle. L’orientation réussie ne se reconnaît pas au nombre de brochures distribuées, mais au nombre de jeunes qui trouvent leur voie.
À Niamey, l’UNIV-EXPO 2026 ouvre ainsi une réflexion qui dépasse le simple calendrier universitaire. Elle pose une question centrale pour le Niger : comment transformer chaque nouveau bachelier en une compétence utile à lui-même et au pays ?
La réponse se construira peut-être dans une salle de conférence, devant un stand universitaire ou au détour d’un échange avec un conseiller. Mais elle se vérifiera surtout plusieurs années plus tard, lorsque ces jeunes diplômés entreront à leur tour dans l’économie nigérienne.
NIAMEY, 29 juillet 2026 — Une réforme de l’école ne se mesure pas uniquement au nombre de salles de classe construites ou d’enseignants recrutés. Elle se juge aussi à la capacité d’un système éducatif à former une génération capable de répondre aux besoins d’un pays en transformation. Au Niger, cette équation s’est retrouvée au centre des échanges, mercredi 29 juillet, lors de la première session ordinaire de l’année 2026 du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR).
Face aux conseillers, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, a présenté l’état d’avancement des principales réformes engagées dans son secteur. Mais derrière cette communication institutionnelle se dessine une question plus vaste : quel système éducatif le Niger veut-il construire pour accompagner la Refondation du pays ?
L’éducation constitue l’un des secteurs où les ambitions de transformation se confrontent directement aux réalités quotidiennes. Dans les établissements, la question se pose en termes d’accès aux apprentissages, de qualité de l’enseignement, de disponibilité des enseignants et d’adaptation des programmes. À l’échelle nationale, elle touche également à l’alphabétisation, à la transmission des savoirs et à la place accordée aux langues nationales.
C’est précisément sur cette chaîne de transformation que la ministre a articulé son intervention devant les conseillers du CCR. Son exposé a porté sur plusieurs volets : réformes institutionnelles, gouvernance du système éducatif, accès à l’éducation, qualité des enseignements et des apprentissages, mais également alphabétisation et promotion des langues nationales.
Le choix de ces priorités traduit une volonté de ne pas réduire la réforme éducative à une simple question d’infrastructures. Il s’agit plutôt de revoir les mécanismes qui permettent à l’école de remplir sa mission, depuis la gouvernance jusqu’à la transmission des connaissances.
L’accès ne suffit plus
Le premier défi reste celui de l’accès. Permettre à davantage d’enfants et de jeunes d’entrer dans le système éducatif constitue une étape fondamentale. Cependant, l’élargissement de l’accès pose immédiatement une seconde exigence : garantir à ceux qui y entrent une éducation de qualité.
C’est là que la réforme change d’échelle. Une école plus accessible mais incapable d’assurer des apprentissages solides ne répondrait que partiellement aux ambitions affichées. À l’inverse, l’amélioration de la qualité sans réponse suffisante à la question de l’accès risquerait de laisser une partie de la population en dehors du système.
Le véritable défi consiste donc à faire avancer les deux fronts simultanément. La communication présentée devant le CCR a précisément permis de mettre en perspective les actions déjà engagées, les résultats obtenus et les difficultés qui subsistent.
À côté de l’enseignement scolaire classique, l’alphabétisation occupe également une place significative dans cette architecture. La question dépasse largement l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Elle renvoie à l’accès aux connaissances, à l’autonomie des populations et à leur capacité à participer pleinement à la vie économique et sociale. Dans cette perspective, la promotion des langues nationales ajoute une autre dimension à la réforme.
L’enjeu est aussi culturel : il s’agit de penser une école capable de transmettre les savoirs tout en prenant en compte les réalités linguistiques du pays. La politique éducative se retrouve ainsi à la croisée de plusieurs objectifs : instruire, transmettre, inclure et préparer les citoyens aux mutations de la société.
La présence de la ministre devant les conseillers du CCR intervient également à un moment où les politiques publiques sont appelées à être confrontées à leurs résultats. Élisabeth Shérif a présenté les actions déjà réalisées, les acquis enregistrés, mais aussi les défis auxquels le secteur reste confronté.
Cette approche donne à la session une portée particulière. Elle ne consiste pas uniquement à exposer les orientations du gouvernement. Elle permet également de mettre les réformes à l’épreuve des réalités du terrain et d’examiner les perspectives envisagées pour la suite.
Autrement dit, la question n’est plus seulement de savoir quelles réformes ont été annoncées, mais jusqu’où elles peuvent transformer concrètement le système éducatif.
Une école à la mesure des ambitions de la Refondation
La réforme éducative apparaît ainsi comme un chantier de long terme. Elle engage la gouvernance du secteur, la formation et l’accompagnement des enseignants, les conditions d’apprentissage, l’accès aux savoirs, l’alphabétisation et la valorisation des langues nationales.
Elle touche surtout à une ressource dont les effets ne se mesurent pas immédiatement : le capital humain. Un système éducatif performant ne produit pas seulement des diplômés. Il contribue à former des compétences, à renforcer la cohésion sociale et à préparer les générations futures à participer au développement du pays.
C’est pourquoi les perspectives présentées devant le CCR prennent une dimension qui dépasse le seul ministère de l’Éducation nationale.
La Refondation se joue aussi dans les salles de classe.
Car si les transformations institutionnelles peuvent être décidées rapidement, leur traduction dans les parcours scolaires demande davantage de temps, de constance et d’évaluation.
Le rendez-vous du 29 juillet aura donc permis de placer l’éducation au cœur d’une réflexion plus large sur l’avenir du Niger. Reste désormais le passage le plus exigeant : transformer les orientations en résultats durables et faire en sorte que chaque réforme annoncée puisse, à terme, se mesurer dans le quotidien des élèves, des enseignants et des familles. Au bout du compte, la réussite de la Refondation pourrait aussi se lire dans la qualité de l’école qu’elle aura réussi à construire.
Le Colonel Massalatchi Mahaman Sani lance solennellement le concours d’admission au sein de la cité pédagogique de l’ENI.
ZINDER, 29 juillet 2026 — C’est dans une atmosphère empreinte de gravité et de ferveur républicaine que les salles de classe de l’École Normale d’Instituteurs de la capitale du Damagaram se sont transformées, ce mercredi matin, en un haut lieu de sélection d’élite. En effet, les épreuves écrites d’accès à la prestigieuse académie militaire du Prytanée ont officiellement pris leur envol sous l’égide directe de l’autorité régionale.
Ainsi, sous un silence monacal, deux cent vingt-huit jeunes élèves d’exception, méticuleusement répartis à travers huit salles de composition, ont entamé cette compétition intellectuelle d’une exigence redoutable. Toutes et tous aspirent à décrocher le précieux sésame ouvrant les portes de l’institution appelée à forger le haut commandement et les cadres futurs du dispositif sécuritaire de la Patrie.
« La République exige l’excellence, la discipline irréprochable et un dévouement patriotique sans faille dès ces premières feuilles d’examen. »
Présent aux premières heures de la matinée pour superviser le descellement des enveloppes sécurisées, le Gouverneur de Zinder, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, s’est adressé aux prétendants dans un discours aux accents de haute responsabilité républicaine.
S’adressant à cette jeune garde en passe de former la pépinière de nos forces armées, le premier magistrat de la région a souligné la rigueur morale et la détermination dont chacun doit faire preuve. Riches des attentes de toute une collectivité, ces candidats portent en effet l’étendard de l’honneur régional.
En formulant des vœux ardents de réussite à l’endroit des plus méritants, l’autorité régionale a rappelé que l’édification de la souveraineté nationale repose avant tout sur l’élévation des vertus du travail et du don de soi. Toute la région de Zinder retient son souffle, convaincue que ces jeunes talents sauront se hisser à la hauteur des grands destins de la Nation.
Niamey, 27 juillet 2026 – Le gouvernement veut faire du futur Collège scientifique de Niamey un établissement de référence pour la formation des élites scientifiques du pays. Dans cette perspective, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, s’est rendue ce lundi matin sur le chantier de construction afin d’évaluer l’évolution des travaux et de s’assurer que les délais de réalisation seront respectés.
En effet, cette visite de terrain s’inscrit dans la démarche de suivi rapproché des grands investissements éducatifs engagés par les pouvoirs publics. Accompagnée des responsables techniques du projet, la ministre a ainsi inspecté les différents ouvrages en cours d’édification afin de mesurer l’état d’avancement des travaux.
Salles de cours et laboratoires : un cadre moderne pour former les élites
Concrètement, le chantier comprend plusieurs infrastructures destinées à accueillir les futurs pensionnaires de l’établissement. Les salles de cours, les laboratoires scientifiques, les bâtiments administratifs ainsi que les autres équipements pédagogiques figurent notamment parmi les installations appelées à doter le collège d’un environnement adapté aux exigences d’un enseignement scientifique moderne.
Au fil de la visite, Dr Élisabeth Shérif s’est entretenue avec les ingénieurs, les techniciens et les entreprises chargées de l’exécution des travaux. À cette occasion, elle leur a rappelé l’importance stratégique de ce projet pour le système éducatif national, tout en insistant sur deux impératifs : maintenir un niveau élevé de qualité dans les réalisations et respecter les engagements contractuels afin d’éviter tout retard dans la livraison de l’établissement.
Qualité des travaux et respect des délais : les exigences du gouvernement
D’après les autorités éducatives, ce futur collège doit contribuer à renforcer les capacités nationales dans les disciplines scientifiques et technologiques. L’ambition est ainsi de créer un cadre d’apprentissage moderne, sécurisé et doté d’équipements performants, capable d’accompagner la formation d’une nouvelle génération d’élèves orientés vers les filières d’excellence.
Par ailleurs, cette mission de contrôle illustre la volonté du ministère de suivre de près l’exécution des projets structurants du secteur éducatif. En multipliant les inspections sur le terrain, les autorités entendent en effet s’assurer que les investissements publics produisent les résultats attendus et répondent aux besoins croissants du système scolaire.
Un projet structurant au service du développement technologique du Niger
Plus largement, la construction du Collège scientifique de Niamey s’inscrit dans la politique nationale de renforcement de l’offre éducative, conduite sous l’impulsion des plus hautes autorités de l’État. À travers ce projet, le gouvernement entend offrir au Niger un établissement capable de favoriser l’émergence des compétences scientifiques dont le pays aura besoin pour accompagner son développement économique, technologique et industriel dans les années à venir.
Face au recul des financements internationaux, les acteurs de l’éducation réunis à Zinder défendent une nouvelle approche : faire des collectivités, des parents, de la diaspora et du secteur privé les premiers investisseurs de l’école nigérienne.
L’avenir de l’école nigérienne ne dépendra plus uniquement des bailleurs internationaux. À Zinder, ce message a résonné comme un appel à l’action lors du lancement de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMAE 2026). Cette année, la campagne internationale met l’accent sur une question devenue centrale : comment financer durablement l’éducation en mobilisant d’abord les ressources locales ?
Réunis dans la salle de l’ancien Conseil régional, responsables administratifs, autorités coutumières, acteurs de l’éducation, représentants des collectivités locales et organisations de la société civile ont partagé une même conviction : la pérennité du système éducatif nigérien passe désormais par une implication plus forte des communautés.
La réflexion intervient dans un contexte marqué par la multiplication des crises internationales. Les conflits armés, les effets du changement climatique, la diminution progressive de l’aide extérieure et les risques de privatisation de certains services publics fragilisent les systèmes éducatifs dans plusieurs pays.
Pour les participants, ces mutations imposent un changement de paradigme. Il devient indispensable de développer des mécanismes de financement capables de résister aux aléas de la conjoncture internationale.
Le président de la Coalition ASO-EPT Niger, Illiass Alhousseini, a rappelé que l’Objectif de développement durable n°4, qui vise une éducation inclusive et de qualité pour tous à l’horizon 2030, restera hors de portée sans une mobilisation rapide des ressources nationales et locales.
Il a également salué l’orientation des autorités nigériennes, qui privilégient désormais un financement accru de l’éducation sur les ressources propres de l’État dans le cadre de la politique de refondation.
Zinder veut transformer ses bons résultats en modèle durable
Si la conférence a insisté sur les défis financiers, elle s’est également appuyée sur des résultats jugés encourageants. Lors des derniers examens scolaires, la région de Zinder a enregistré 73,42 % de réussite au CFEPD et 56 % au BEPC. Pour les responsables éducatifs, ces performances démontrent qu’une coopération efficace entre l’État, les collectivités territoriales, les communautés et les établissements scolaires peut produire des résultats concrets. L’enjeu consiste désormais à préserver cette dynamique en consolidant les mécanismes locaux de financement.
Les communes appelées à devenir les premiers partenaires de l’école
Au cœur des échanges figuraient les Fédérations communales des Comités de gestion décentralisés des établissements scolaires (FCC-CGDES). Ces structures de proximité sont appelées à jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation des ressources destinées aux écoles.
Les participants ont notamment plaidé pour une implication accrue des communes dans les investissements éducatifs, un recours plus systématique aux budgets participatifs, ainsi qu’un accompagnement renforcé des élus locaux afin que les questions éducatives occupent une place prioritaire dans les politiques communales.
Diaspora, entreprises et parents : un nouveau pacte de financement
Au-delà des financements publics, la conférence a dessiné les contours d’un modèle plus participatif. Les organisateurs souhaitent encourager la création de partenariats entre les établissements scolaires, les entreprises locales, les associations, les ressortissants vivant à l’étranger et les communautés elles-mêmes.
Parmi les pistes évoquées figurent les contributions volontaires de la diaspora, l’appui du secteur privé, les initiatives communautaires de solidarité ainsi qu’une implication plus active des parents d’élèves dans la vie financière des écoles.
L’objectif est également de renforcer le contrôle citoyen sur la mobilisation et l’utilisation des ressources afin d’améliorer la transparence dans la gestion des budgets scolaires.
À travers cette 24ᵉ édition de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation, ASO-EPT Niger entend aller au-delà d’une simple campagne de sensibilisation.
Les participants sont appelés à maîtriser les mécanismes d’élaboration des budgets scolaires prévus par la législation nigérienne, mais surtout à devenir des relais dans leurs communes pour promouvoir un financement plus participatif de l’éducation.
Soutenue par le Partenariat mondial pour l’éducation, Oxfam et Save the Children International, l’initiative ambitionne de faire émerger une culture de responsabilité partagée autour de l’école.
À Zinder, le message est désormais clair : l’avenir de l’éducation ne se construira pas uniquement dans les ministères ou grâce aux partenaires extérieurs. Il dépendra aussi de la capacité des collectivités, des familles, des entreprises et des citoyens à faire de l’école une priorité commune.
L’École Normale de Diffa a vibré ce lundi matin au rythme du lancement officiel des examens du Certificat de Fin d’Études de l’École Normale d’Instituteurs (CFEEN/I) et du Certificat d’Aptitude Pédagogique de la Section Spéciale (CAP/S) pour la session 2026. Le Gouverneur de la région, le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, a présidé cette cérémonie solennelle qui engage l’avenir du corps enseignant local.
Dès cette première journée d’évaluation, l’ensemble des forces vives de la région s’est mobilisé. Les autorités administratives, coutumières, militaires et religieuses entourent le chef de l’exécutif régional, aux côtés des partenaires du secteur éducatif et des encadreurs pédagogiques. Cette forte mobilisation témoigne également de l’importance stratégique de cette session pour le système éducatif nigérien.
Le Directeur Régional de l’Éducation Nationale de Diffa, M. Hassane Nouhou Diori, a pris la parole pour rassurer les acteurs du système. En fait, les autorités ont déployé l’ensemble des dispositions matérielles, logistiques et sécuritaires, depuis l’échelon central jusqu’au niveau régional. Ainsi, ces mesures garantissent un déroulement des épreuves dans un calme absolu et une sérénité totale pour l’ensemble des candidats.
Le Président du jury du centre de l’École Normale, M. Oumara Fougou, a présenté les données chiffrées de cette session 2026. La région de Diffa aligne un total de 100 candidats pour ces évaluations professionnelles. La section des instituteurs (CFEEN/I) accueille 73 postulants, tandis que la Section Spéciale (CAP/S) en compte 27.
L’analyse de ces effectifs révèle une tendance majeure : les femmes dominent largement les bancs cette année avec 85 candidates, contre seulement 15 hommes. Ce taux de participation massif illustre le fort engagement des jeunes femmes de la région de Diffa envers la profession d’enseignante et l’encadrement des futures générations.
Enfin, les responsables éducatifs ont exprimé leur profonde gratitude envers le Gouverneur et l’ensemble des encadreurs pour leur mobilisation. Ces 100 candidats entament désormais leurs épreuves avec l’ambition de débuter une carrière fructueuse au service de l’école nigérienne et du rayonnement de la région de Diffa.
Le Niger engage une nouvelle étape dans la formation de ses enseignants. Ce lundi 20 juillet 2026, les épreuves du Certificat de fin d’études des écoles normales (CFEEN) et du Certificat d’aptitude pédagogique, section spéciale (CAP/SS), ont officiellement débuté. Plus de 2 100 candidats, majoritairement des femmes, sont appelés à démontrer leurs compétences avant de rejoindre ou de consolider les rangs du système éducatif national.
La formation des futurs enseignants entre dans sa phase décisive. À l’École normale Sadou Galadima de Niamey, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, a donné le coup d’envoi officiel des examens du Certificat de fin d’études des écoles normales (CFEEN) et du Certificat d’aptitude pédagogique, section spéciale (CAP/SS).
La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général du Gouvernorat de Niamey, de l’administratrice déléguée de l’arrondissement communal Niamey I, ainsi que de plusieurs responsables du ministère en charge de l’Éducation.
2 149 candidats en quête d’une qualification pédagogique
Cette session mobilise 2 149 candidats à l’échelle nationale, répartis entre les deux examens. Le CFEEN rassemble 1 404 candidats, dont 1 166 issus des écoles normales traditionnelles et 238 de la filière franco-arabe. L’une des particularités de cette promotion réside dans la forte représentation féminine : 86,68 % des candidats sont des femmes, confirmant leur place prépondérante dans les métiers de l’enseignement primaire.
Le CAP/SS enregistre, quant à lui, 745 candidats, répartis entre 655 issus des écoles traditionnelles, 47 de la filière franco-arabe et 43 du préscolaire. Dans la région de Niamey, 303 candidats participent aux épreuves, dont 174 au CFEEN et 129 au CAP/SS.
Après la cérémonie de montée des couleurs, la ministre a procédé à l’ouverture de l’enveloppe scellée contenant la première épreuve, consacrée à la physico-pédagogie, marquant ainsi le début officiel des compositions.
S’adressant aux candidats, le Dr Élisabeth Shérif les a invités à aborder les examens avec calme, discipline et confiance, rappelant que ces qualités constituent également des valeurs essentielles dans l’exercice du métier d’enseignant.
Par ailleurs, ces examens représentent une étape déterminante pour le renforcement des ressources humaines du système éducatif nigérien. Les titulaires du CFEEN et du CAP/SS viendront renforcer les établissements scolaires du pays, à un moment où les besoins en enseignants qualifiés demeurent importants pour accompagner l’amélioration de la qualité de l’éducation.
À l’issue du lancement, la ministre a salué le travail accompli par les équipes pédagogiques, les encadreurs et les services techniques mobilisés pour préparer cette session d’examens. Elle a également exprimé sa reconnaissance aux autorités nationales pour les moyens déployés afin d’assurer le bon déroulement des épreuves.
À travers cette nouvelle session, les autorités entendent ainsi poursuivre leurs efforts en faveur de la formation d’enseignants compétents, considérée comme l’un des leviers essentiels pour améliorer durablement les performances du système éducatif nigérien.
À Agadez, le baccalauréat ne se résume jamais à seulement des séries d’épreuves. Derrière les enveloppes scellées ouvertes ce mardi matin se cache une véritable opération logistique qui mobilise l’administration, les forces de sécurité, les collectivités locales et les responsables de l’éducation sur un territoire immense où les centres d’examen sont parfois séparés par des centaines de kilomètres. Ainsi, cette année, 3 764 candidats se lancent dans la course au diplôme le plus convoité du secondaire dans cette région.
À la même heure ce 14 juillet 2026, les premiers sujets de français étaient distribués dans les salles d’examen d’Agadez, d’Arlit, de Bilma, d’Ingall, d’Iférouane, de Timia, d’Akokan ou encore de Dingaré.
Certes, pour chacun des candidats, la feuille remise sur la table était identique. Pourtant, derrière cette égalité républicaine se cache une réalité bien plus complexe. Dans cette région qui couvre une immense partie du territoire nigérien, organiser le baccalauréat relève d’une véritable démonstration de coordination administrative.
De fait, acheminer les sujets, sécuriser les centres, installer les jurys, mobiliser les surveillants et garantir les mêmes conditions de composition à plusieurs centaines de kilomètres de distance exigent une organisation minutieuse où chaque détail compte.
Un pari organisationnel réussi à l’échelle de toute la région
Le coup d’envoi du Baccalauréat dans la région d’Agadez s’est mué en une véritable démonstration de force tranquille et de gouvernance territoriale. Au CES Maï Manga Oumara d’Agadez, le gouverneur, le Général de Division Ibra Boulama Issa, entouré des plus hautes autorités académiques, civiles et militaires, a symboliquement ouvert la première enveloppe des épreuves écrites. Cette impulsion donnée au chef-lieu régional a immédiatement trouvé son écho aux quatre coins d’un territoire immense.
Simultanément, les représentants de l’État ont pris le relais dans les départements pour garantir la même solennité. À Arlit, le préfet, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, a supervisé le lancement au complexe TARAT. À Bilma, le capitaine Lamine Ahmed Chegou a réuni acteurs locaux et chefs traditionnels, tandis qu’à Ingall, l’inspecteur des douanes Hamed Alkassoum Aidor veillait au bon déroulement des compositions devant les candidats.
Cette parfaite synchronisation, de la capitale régionale aux localités les plus éloignées du désert, dépasse la simple logistique administrative. Elle incarne un idéal républicain : offrir à chaque candidat, où qu’il se trouve, les mêmes conditions de sécurité, de sérénité et d’équité. À travers ce déploiement coordonné, l’école, l’administration et les forces de sécurité prouvent qu’elles avancent d’un même pas pour sceller l’avenir de la jeunesse.
Les chiffres traduisent cette réalité. La région d’Agadez compte 3 764 candidats, répartis dans dix centres d’examen couvrant les communes d’Agadez, Arlit, Bilma, Iférouane, Dingaré, Ingall, Timia et Akokan. À titre d’exemple, dans le département d’Arlit, 889 candidats composent cette année, dont 848 à Arlit et 41 à Iférouane, répartis entre plusieurs jurys.
Plus à l’est, à Bilma, au cœur du désert, 131 candidats, parmi lesquels 88 filles, affrontent les épreuves dans trois séries différentes. Plus au sud, le département d’Ingall présente 84 candidats, tous réunis dans un centre où les autorités ont également veillé à réunir les conditions nécessaires au bon déroulement des compositions. En somme, ces effectifs, dispersés sur un territoire immense, illustrent la diversité géographique de l’enseignement secondaire dans la région.
Le baccalauréat, miroir des ambitions d’une jeunesse
Partout, les messages adressés aux candidats se ressemblent. Les autorités administratives ont appelé les élèves à faire preuve de discipline, de concentration, de confiance et d’intégrité. Toutefois, au-delà des recommandations protocolaires, ces interventions rappellent que le baccalauréat demeure l’un des principaux passeports vers l’université, la formation supérieure et l’insertion professionnelle.
En effet, dans une région où les défis liés au développement restent considérables, chaque réussite représente une promesse supplémentaire de compétences pour les années à venir.
Baccalauréat : une mobilisation nationale pour l’égalité des chances
Loin des seules salles de classe, le baccalauréat mobilise toute une chaîne d’acteurs. Préfets, gouverneur, responsables de l’éducation, élus locaux, chefs traditionnels, forces de défense et de sécurité, agents administratifs et membres des jurys travaillent de concert afin que les épreuves se déroulent dans la sérénité, la transparence et le respect des règles nationales.
De fait, cette mobilisation traduit une conviction largement partagée : garantir l’égalité des chances passe d’abord par l’organisation irréprochable de l’examen.
Agadez : le Baccalauréat mobilise des milliers de candidats
Pendant plusieurs jours, les regards se détourneront des cérémonies officielles pour se concentrer sur les copies des candidats. Les statistiques de réussite seront connues dans quelques semaines. Mais en attendant, dans les dix centres d’examen de la région, des milliers de jeunes écrivent déjà une page décisive de leur parcours.
En définitive, pour Agadez, l’enjeu dépasse les taux de réussite : il s’agit de préparer une génération appelée à porter le développement d’un territoire stratégique, où l’éducation demeure l’un des investissements les plus durables.
L’agitation habituelle des ateliers de mécanique et de soudure a fait place à un silence solennel au centre professionnel de Kalmaharo, à Niamey. C’est dans ce haut lieu de l’apprentissage technique, au jury nᵒ 59, que le Gouverneur de la région, Assoumane Abdou Harouna, a officiellement ouvert la session 2026 du Baccalauréat. Alors que des dizaines de milliers de candidats affrontent ces épreuves à l’échelle nationale, le choix de ce centre pour le lancement officiel met en lumière une priorité politique majeure : la revalorisation de l’enseignement professionnel pour construire l’indépendance économique du pays.
Kalmaharo : 342 candidats au défi de l’industrie nigérienne
À Kalmaharo, dans les salles d’examen, 342 candidats s’attaquent à des épreuves qui décideront de leur intégration dans le tissu industriel nigérien. Parmi eux, 255 futurs spécialistes de la mécanique et de la réparation automobile et 87 techniciens de la construction métallique s’apprêtent à prouver la rigueur de leur formation.
Ces profils représentent le moteur de la modernisation des infrastructures du pays. En plaçant ces filières techniques sous le feu des projecteurs nationaux, les autorités rappellent ainsi que le développement du Niger passera par sa capacité à former des experts de terrain, prêts à relever les défis de la maintenance industrielle et de la construction de pointe.
Kalmaharo : le Gouverneur de Niamey prône rigueur et confiance
Le déplacement du Gouverneur de Niamey dans ce centre professionnel n’est pas qu’un simple exercice de protocole. En arpentant les allées de Kalmaharo, Assoumane Abdou Harouna a apporté un message de soutien doublé d’une exigence de rigueur. S’adressant directement aux candidats, il les a exhortés à aborder les épreuves avec sérénité, discipline et une solide confiance en leurs capacités.
Cette présence étatique est aussi un hommage aux efforts logistiques de l’État et des enseignants pour garantir le bon déroulement de la session. L’enjeu est de taille pour l’Office du Baccalauréat, des Équivalences et des Examens et Concours du Supérieur (OBEECS), qui réaffirme sa détermination à délivrer des diplômes d’une crédibilité et d’une transparence irréprochables sur l’ensemble du territoire national.
Baccalauréat 2026 : 89 158 candidats et une participation féminine historique
Au-delà de la spécificité technique de Kalmaharo, c’est tout le Niger qui vit au rythme du Baccalauréat. Avec 89 158 candidats inscrits cette année, l’examen confirme sa dimension de grand rendez-vous national.
Par ailleurs, une statistique retient particulièrement l’attention des observateurs : la présence de 41 429 filles parmi les inscrits. Cette forte participation féminine témoigne aussi d’une inclusion croissante au sein du système éducatif nigérien, brisant progressivement les barrières dans l’accès aux études secondaires et techniques. En lançant cette session historique depuis un jury professionnel, le Niger ne valide pas seulement des acquis scolaires, il arme également sa jeunesse pour les réalités économiques de demain.
Le silence a pris possession des couloirs du centre d’examen nᵒ 174 de Takiéta, ce mardi 14 juillet 2026. Derrière les tables-bancs, l’atmosphère est lourde de cette tension caractéristique des grands matins d’examen. Pour 259 candidats, les minutes s’égrènent lentement avant la distribution des premières enveloppes scellées. Mais, dans la cour de l’établissement, le coup d’envoi prend une dimension presque sacrée, réunissant autour d’une même table les figures de l’État moderne et les gardiens du pouvoir ancestral.
Pour ce premier jour d’épreuves écrites, le protocole républicain a croisé l’histoire locale. Menée par le préfet du département, accompagné de son secrétaire général et des hauts responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), la délégation officielle s’est avancée dans le centre d’examen. À leurs côtés, drapé dans sa dignité coutumière, Sa Majesté le Sarkin Garagoumsa de Takiéta incarnait la bienveillance de toute une communauté.
Cette présence conjointe exprime un message symbolique : l’éducation de cette jeunesse dépasse les simples enjeux administratifs. En effet, elle constitue le ciment sur lequel se construit l’avenir de la région, sous la vigilance de l’État et avec la bénédiction des traditions.
Répartition des effectifs du baccalauréat 2026 à Zinder
Dans les salles de classe, la répartition des effectifs raconte une autre histoire. Sur les 259 prétendants au précieux sésame, la série A4 se taille la part du lion avec 167 candidats, talonnée par la série D, qui compte 91 postulants.
Pourtant, c’est vers une solitude absolue que se tournent certains regards curieux : celle de l’unique candidat de la série A8. Seul représentant de sa spécialité dans tout le centre, ce lycéen porte sur ses seules épaules le poids d’un parcours singulier, rappelant aussi que, derrière les grands chiffres de l’examen national, se cachent toujours des destins individuels d’une rare intensité.
Avant que le bruissement des feuilles de brouillon ne remplace les voix humaines, les autorités ont tenu à adresser un ultime message aux candidats. Loin des discours désincarnés, les interventions ont pris la forme d’un appel solennel à la conscience. En effet, le préfet et les notables présents ont insisté sur trois piliers essentiels : le calme pour dompter le stress, le respect strict des consignes pour sécuriser le parcours et, surtout, l’intégrité.
Dans un monde académique en quête constante de repères moraux, ce rappel à l’honnêteté intellectuelle résonne comme un contrat de confiance entre ces futurs étudiants et la société qui les attend.Après les vœux de réussite et les prières formulées pour le bon déroulement de la session, les enveloppes ont été ouvertes. À Takiéta, les stylos sont désormais levés, et une nouvelle page de l’histoire locale commence à s’écrire.
Les salles de classe ont retrouvé leur silence studieux ce mardi 14 juillet 2026 à Zinder. En effet, des milliers de candidats ont entamé les épreuves écrites du baccalauréat 2026, un examen décisif qui ouvre les portes de l’enseignement supérieur. Au Centre n°4, le Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a officiellement donné le coup d’envoi de cette session en appelant les élèves à miser sur la sérénité, la discipline et la confiance en leurs capacités.
Après plusieurs mois de préparation, l’heure de vérité a sonné pour les candidats au baccalauréat dans la région de Zinder. Ainsi, dès les premières heures de la matinée, les centres d’examen ont accueilli des milliers d’élèves venus franchir l’une des étapes les plus importantes de leur parcours scolaire.
Entre concentration, stress et espoir, chacun sait que les prochaines heures peuvent dessiner son avenir académique. C’est d’ailleurs au Centre n°4, réservé aux candidats de la série A4, que le Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a procédé au lancement officiel des épreuves écrites.
Avant de donner le signal du début des compositions, le Gouverneur s’est adressé aux candidats. Sans céder au cérémonial, il leur a toutefois conseillé d’aborder les épreuves avec calme et méthode. Il les a également invités à lire attentivement chaque sujet, à respecter les consignes, à organiser leurs réponses et à prendre le temps de relire leurs copies avant de les remettre aux surveillants. Un message simple, destiné à rappeler que la réussite repose autant sur la préparation que sur la maîtrise de soi le jour de l’examen.
Cette année, 11 983 candidats affrontent les épreuves du baccalauréat dans la région de Zinder. Parmi eux, les filles représentent 47 % des effectifs, un chiffre qui traduit aussi leur présence croissante dans le système éducatif régional.
À l’échelle nationale, Zinder rassemble 13,44 % des candidats inscrits, confirmant ainsi son poids dans l’organisation de cet examen. Au Centre n°4, où s’est déroulée la cérémonie officielle, 549 élèves, dont 325 filles, composent en série A4.
Bien plus qu’un examen
Pour les candidats, le baccalauréat ne marque pas seulement la fin des études secondaires. En effet, il représente une étape décisive vers l’université, les grandes écoles ou les formations professionnelles. Derrière chaque copie se cachent des années d’efforts, les sacrifices des familles et les ambitions d’une jeunesse qui aspire à construire son avenir.
Conscient de cet enjeu, le Gouverneur a officiellement déclaré ouvertes les épreuves avant d’adresser ses vœux de réussite à l’ensemble des candidats. Il les a également encouragés à porter haut les couleurs de la région en obtenant des résultats à la hauteur de leurs efforts.
Dans les salles d’examen, les dernières hésitations ont rapidement laissé place au bruissement des stylos. Désormais, pendant plusieurs jours, les candidats devront mobiliser leurs connaissances, leur rigueur et leur endurance pour convaincre les correcteurs. À Zinder comme dans le reste du Niger, cette session 2026 ouvre une nouvelle page pour près de douze mille jeunes, dont les résultats détermineront, pour beaucoup, le prochain chapitre de leur parcours.
C’est un tournant décisif pour l’avenir de la formation professionnelle dans la région de Maradi. Ce matin, les centres d’examen ont ouvert leurs portes pour lancer officiellement les épreuves du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) et de l’Examen unique du niveau moyen. Au total, plus de 2 200 candidats se lancent à la conquête de ces précieux diplômes, sous le sceau de la rigueur et de la transparence.
Lycée Technique Dan Kassawa : le CAP lancé avec une forte participation féminine
À l’instar des autres régions du pays, Maradi s’est mise à l’heure des évaluations professionnelles. C’est dans l’enceinte du Lycée Technique Dan Kassawa que s’est déroulé le lancement officiel des épreuves du CAP, en présence des plus hautes autorités régionales.
Pour cette session, 2 160 apprenants, toutes filières confondues, sont sur la ligne de départ. Par ailleurs, un chiffre particulièrement remarquable ressort des statistiques : la forte représentativité des jeunes filles. Elles sont 985 candidates cette année, confirmant ainsi l’intérêt croissant et l’implication des femmes dans les filières techniques et les métiers d’avenir.
CSP Fogasso : coup d’envoi de l’Examen unique du niveau moyen
Dans le prolongement de cette cérémonie, la délégation officielle s’est également rendue au CSP Fogasso pour donner le coup d’envoi de l’Examen unique du niveau moyen.
Cette année, 101 candidats composent dans ce centre. Ces futurs techniciens sont évalués dans des spécialités stratégiques pour l’encadrement social, sportif et entrepreneurial :
Éducation physique et sportive (EPS) ;
Jeunesse-Animation / Action culturelle ;
Économie familiale.
Les autorités régionales placent l’éthique et la rigueur au cœur des examens
En ouvrant les premières enveloppes des épreuves, le secrétaire général de la région de Maradi, Abdoul Karim Mamadou, a tenu à encourager les candidats tout en rappelant le strict respect des règles. À cette occasion, l’autorité régionale a également insisté sur la valeur du diplôme, qui ne doit souffrir d’aucune contestation.
« J’encourage l’ensemble des candidats à faire preuve de sérénité, de discipline et d’honnêteté. »
En outre, le secrétaire général a fermement rappelé l’importance du mérite personnel et de la transparence tout au long du processus. Pour la région, l’objectif est de mettre sur le marché de l’emploi des techniciens qualifiés, intègres et prêts à relever les défis du développement du pays. Désormais, les épreuves sont lancées et la quête de l’excellence professionnelle est bel et bien engagée à Maradi.
À Niamey, la traque d’un jeune universitaire de 21 ans, suspecté d’être le cerveau d’un réseau de vente d’épreuves corrigées du BEPC 2026, met en lumière la professionnalisation de la fraude aux examens nationaux.
NIAMEY, 29 juin 2026 – L’affaire secoue le milieu éducatif et sécuritaire de la capitale nigérienne en cette période d’examens à haute tension. La Direction de la Sécurité publique a diffusé un avis de recherche officiel afin de neutraliser ce que les enquêteurs qualifient de « réseau organisé » de fraude à la session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).
Au centre des investigations figure un jeune homme de 21 ans, Bachir Lawali Maïga, plus connu sous le pseudonyme de « Cech ». Son profil, mêlant compétences académiques et accès à des outils de transaction financière, illustre la mutation progressive des méthodes de fraude scolaire et documentaire au Sahel.
Le profil du suspect : entre précarité étudiante et opportunisme
Originaire de Niamey, le suspect présente un profil qui interpelle les sociologues comme les forces de l’ordre. Célibataire, de niveau universitaire et résidant dans le quartier populaire de Lazaret, Bachir Lawali Maïga cumulait deux activités stratégiques : agent au sein de l’agence Amana Transfert d’Argent de Banizoumbou II et enseignant dispensant des cours particuliers à domicile.
Selon les premiers éléments de l’enquête, cette double activité aurait facilité la mise en place de son entreprise illicite. D’un côté, sa proximité avec les élèves, grâce aux cours de soutien, lui permettait d’identifier une clientèle potentielle ; de l’autre, son poste au sein d’une agence de transfert d’argent lui offrait un canal propice pour monnayer discrètement ses services.
Un système présumé de vente d’épreuves corrigées
La police accuse le jeune homme d’avoir orchestré un véritable commerce parallèle. Selon les enquêteurs, le mode opératoire présumé consistait à obtenir les épreuves du BEPC, à en élaborer rapidement les corrigés, puis à les vendre aux candidats avant ou pendant les épreuves.
Ainsi, loin de la triche artisanale d’autrefois, les autorités dénoncent une organisation structurée visant à monétiser le stress des familles et des élèves. Toutefois, après la découverte présumée du réseau par la Direction de la Sécurité publique, le suspect aurait pris la fuite. Les enquêteurs redoutent désormais qu’il tente de quitter la région de Niamey, voire le territoire national.
Alerte générale et mobilisation des forces de sécurité
Face à la gravité de la situation, notamment pour la crédibilité des diplômes nationaux, le dispositif de recherche mobilise l’ensemble des forces de sécurité intérieure. La Police nationale, la Gendarmerie nationale et la Garde nationale ont reçu des consignes strictes afin de renforcer la surveillance des points de sortie de la capitale ainsi que des principaux axes routiers.
Par ailleurs, les autorités appellent à la vigilance citoyenne. Toute personne disposant d’informations susceptibles de permettre la localisation de Bachir Lawali Maïga est invitée à contacter sans délai le commissariat de Boukoki ou à joindre les services de sécurité au numéro communiqué par la police (89 26 25 27).
Au final, ce dossier relance la question de la sécurisation des examens officiels au Niger à l’ère des réseaux sociaux et des messageries chiffrées, où la diffusion d’un document confidentiel peut compromettre l’intégrité d’un examen et l’avenir de milliers de candidats en quelques clics.
C’est depuis la région stratégique de Tillabéri que la ministre de l’Éducation nationale, Dr Élisabeth Shérif, a lancé ce jeudi 25 juin les épreuves du brevet. Entre souverainisme affirmé et percée spectaculaire des candidates, décryptage d’un examen pas comme les autres.
Il est 7 heures 45 ce jeudi matin au Complexe d’enseignement secondaire (CES) de Tillabéri, et l’atmosphère y est singulière. Avant que le premier coup de stylo ne soit donné, les visages des officiels et des candidats se figent. Deux hymnes retentissent successivement dans la cour de l’établissement : La Nigérienne, l’hymne national, immédiatement suivi par celui de la Confédération des États du Sahel (AES). Le ton est donné. Dans un Niger en pleine mutation politique, l’école publique n’est plus seulement le lieu du savoir ; elle est devenue le miroir de la souveraineté retrouvée.
À 8 heures précises, respectant un rituel immuable, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, le Dr Élisabeth Shérif, brise le sceau de cire rouge de la première enveloppe. Sous les yeux des surveillants, la ministre dévoile l’épreuve de rédaction. Les autorités lancent ainsi officiellement la session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).
Derrière la solennité du protocole, les dynamiques démographiques de cette session interpellent les observateurs. Au niveau national, ils sont 119 865 candidats à plancher dans 383 centres. Parmi eux, une statistique majeure : 64 895 sont des filles, soit plus de 54 % des effectifs. Le constat est encore plus frappant dans la région d’accueil, à Tillabéri, où les filles représentent 6 694 des 11 546 candidats répartis dans 40 centres.
Dans cette zone en proie à des défis sécuritaires et géographiques persistants, voir une telle majorité de jeunes filles s’asseoir sur les bancs des examens constitue une victoire silencieuse mais éclatante contre l’abandon scolaire. Le ministère a également mis un point d’honneur à l’inclusion, en intégrant 42 candidats en situation de handicap à l’échelle nationale.
Pour le Dr Élisabeth Shérif, pas question de transiger avec le niveau. Lors de sa tournée, qui l’a menée du CES de Tillabéri au CES Franco-Arabe, puis dans les localités de Sansané-Haoussa et de Gothèye, le message délivré aux élèves a été d’une fermeté toute maternelle.
« Comptez sur vos propres efforts. Seul le mérite permettra de bâtir une école nigérienne digne de la refondation », a martelé la ministre devant les candidats concentrés.
Cette rhétorique du mérite et de la rigueur s’inscrit en droite ligne de la politique de rupture portée par les plus hautes autorités de la transition. La ministre a d’ailleurs profité de ses étapes pour rendre un hommage appuyé au chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ainsi qu’au Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, pour avoir sanctuarisé l’année budgétaire et logistique de l’école malgré un contexte régional complexe.
Accompagnée du gouverneur de la région, le Colonel Maïna Boukar, et d’un large aréopage de chefs coutumiers, de leaders religieux et de représentants syndicaux, la ministre a également voulu tâter le pouls du terrain. À Sansané-Haoussa comme à Gothèye, elle s’est personnellement enquise des conditions de travail des surveillants et de la sécurité des centres.
La journée s’est achevée par une visite hautement symbolique au jury de correction du Centre de formation et de perfectionnement pédagogique (CFEPD) de Gothèye. En allant à la rencontre des correcteurs, le Dr Élisabeth Shérif a voulu verrouiller la dernière étape de la chaîne : celle d’une évaluation qu’elle exige « rigoureuse, transparente et crédible ».Les autorités de Niamey considèrent que, même si les examens ne font que commencer, elles ont déjà gagné à moitié le défi de l’organisation.
Le coup d’envoi du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), session 2026, a été officiellement donné ce jeudi 25 juin dans la région d’Agadez. Depuis le CES Tégama, le Gouverneur de la région, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a procédé au lancement des épreuves en présence des autorités administratives, civiles et militaires ainsi que des acteurs du système éducatif.
Pour les milliers de candidats engagés dans cette étape décisive de leur parcours scolaire, l’heure est désormais à la concentration et à la mobilisation des connaissances acquises tout au long de l’année académique.
La cérémonie officielle s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de solennité. Aux côtés du Gouverneur, des responsables de l’éducation, des encadreurs pédagogiques et des représentants des autorités locales ont tenu à témoigner leur soutien aux candidats appelés à composer dans les différents centres de la région.
Cette année, la région d’Agadez enregistre 5 256 candidats, dont 3 300 filles, répartis dans 20 centres d’examen. Des chiffres qui traduisent les progrès enregistrés en matière de scolarisation et de maintien des élèves dans le système éducatif, notamment chez les jeunes filles.
À travers cette participation féminine particulièrement élevée, les autorités voient également les résultats des efforts consentis ces dernières années pour favoriser l’accès des filles à l’éducation et lutter contre les abandons scolaires.
Avant l’ouverture de la première enveloppe contenant l’épreuve de français, le Général de Division Ibra Boulama Issa s’est adressé aux candidats. Le Gouverneur les a exhortés à aborder les examens avec calme, confiance et discipline.
Il les a notamment invités à éviter toute précipitation afin de valoriser pleinement les connaissances acquises durant leur formation. Un message centré sur le mérite et la rigueur, dans un contexte où les examens nationaux constituent une étape déterminante pour l’orientation des élèves vers le cycle secondaire supérieur.
Par ailleurs, le Gouverneur a rendu hommage aux enseignants, aux encadreurs pédagogiques, aux parents d’élèves ainsi qu’à l’ensemble des acteurs ayant contribué à la préparation de cette session 2026.
À travers ce lancement officiel, les autorités régionales réaffirment leur engagement en faveur d’une éducation de qualité et de la réussite scolaire des jeunes. Dans une région confrontée à de nombreux défis géographiques et sécuritaires, l’école demeure un levier essentiel de développement et de cohésion sociale.
Pour les 5 256 candidats d’Agadez, les prochaines heures seront consacrées aux différentes épreuves. Tous nourrissent désormais le même objectif : décrocher le précieux BEPC et franchir une nouvelle étape de leur parcours académique. La région tout entière retient son souffle et espère voir cette session 2026 se conclure par un taux de réussite à la hauteur des efforts consentis par les élèves, les enseignants et les familles.
Dans cette oasis isolée du nord du Niger, le coup d’envoi du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a été donné ce jeudi 25 juin. Un cru 2026 marqué par un chiffre hautement symbolique : plus de 70 % des candidats sont des filles.
C’est sous un soleil déjà lourd que les portes des salles d’examen se sont ouvertes ce jeudi matin à Bilma, chef-lieu du département éponyme situé dans la région d’Agadez. Pour ces dizaines d’adolescents, l’enjeu est de taille : décrocher le précieux Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), sésame indispensable pour ouvrir les portes du lycée.
Pour marquer l’importance républicaine de l’événement dans cette enclave saharienne, c’est le préfet du département, le capitaine Lamine Ahmed, qui a personnellement procédé au lancement officiel des épreuves.
Une mobilisation institutionnelle au grand complet
Le déploiement des autorités locales traduisait à lui seul la solennité de la journée. Autour du préfet, une tribune unie pour la cause éducative : l’Administrateur délégué de la commune, l’Honorable Chef de Canton – garant de l’autorité traditionnelle –, ainsi que les inspecteurs de l’Éducation nationale et de l’Enseignement secondaire. La présence remarquée des hauts responsables des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) est, en outre, venue rappeler que, dans cette zone transfrontalière, la sécurisation des examens reste une priorité absolue pour l’État.
« Garantir le bon déroulement de cet examen, c’est affirmer la présence de l’État et l’avenir de notre jeunesse, même dans les territoires les plus reculés », confie un acteur éducatif local.
Les filles en première ligne
Au total, ils sont 205 candidats à composer cette année au sein du jury spécial de Bilma. Mais au-delà du chiffre global, c’est la sociologie de cette cohorte qui retient l’attention : 144 filles pour seulement 61 garçons.
Dans une région traditionnellement marquée par le mariage précoce et l’abandon scolaire des jeunes filles, cette écrasante majorité (près de 70 %) résonne comme une victoire pour les politiques d’accès à l’éducation en milieu rural. Elle témoigne, en effet, d’un changement progressif des mentalités au sein des communautés d’un département immense, où les candidats sont répartis sur trois centres d’examen stratégiques : Bilma, Dirkou et Fachi.
Avant la distribution des premières enveloppes scellées contenant les sujets, le capitaine Lamine Ahmed et sa délégation ont tenu à faire le tour des tables. Mots d’encouragement et conseils pour surmonter le stress : les officiels ont exhorté les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes.
Les autorités n’ont pas manqué de saluer la résilience du corps enseignant, des parents d’élèves et des personnels administratifs qui, malgré les conditions climatiques et logistiques parfois rudes du désert, ont permis au calendrier scolaire de s’accomplir.
Les candidats lèvent désormais leurs stylos. Pour les 205 prétendants au diplôme de Bilma, le compte à rebours vers les résultats commence. Une chose est sûre : le Grand Nord nigérien regarde sa jeunesse avec fierté.
Le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane a officiellement lancé les épreuves du Brevet d’études du premier cycle ce jeudi dans la cité minière. Un examen crucial pour 1 349 candidats, encadré par un dispositif organisationnel rigoureux.
C’est un rendez-vous capital pour la jeunesse du Nord-Niger. Ce jeudi 25 juin 2026, la ville d’Arlit, cœur névralgique de la région d’Agadez, a vibré au rythme du lancement officiel des épreuves écrites du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC). Pour cette session 2026, ils sont 1 349 candidats à s’installer sur les bancs des différents centres d’examen du département, porteurs des espoirs de leurs familles et de toute une communauté.
Pour marquer l’importance que les autorités de la Refondation accordent à l’éducation nationale, le préfet du département, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, a tenu à présider personnellement la cérémonie d’ouverture des enveloppes. Les figures clés de l’administration locale, notamment le secrétaire général du département, l’administrateur délégué de la commune urbaine d’Arlit ainsi que des responsables du corps enseignant, l’entouraient pour l’occasion.
Avant que les stylos ne commencent à courir sur le papier pour la première épreuve, le préfet a pris le temps de faire le tour des salles afin d’échanger directement avec les élèves. Dans un discours teinté de rigueur militaire et de bienveillance paternelle, l’officier supérieur a prodigué de précieux conseils à une assistance concentrée.
Le représentant de l’État a particulièrement insisté sur trois valeurs clés : la sérénité, la discipline et la confiance en soi. Par ailleurs, face aux risques de triche qui entachent parfois les examens nationaux, le lieutenant-colonel a lancé un appel ferme au mérite :
« Comptez sur vos propres efforts et évitez toute forme de fraude », a martelé le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, rappelant que la Refondation du pays passait d’abord par l’intégrité de ses futurs cadres.
Dans une région économiquement stratégique et historiquement sensible, la sécurisation et la logistique d’un tel examen constituent un défi de taille. Sur ce point, les autorités éducatives locales se sont voulues rassurantes auprès de la hiérarchie départementale.
Ainsi, toutes les dispositions matérielles, organisationnelles et sécuritaires ont été minutieusement planifiées en amont pour garantir le secret des sujets et le calme nécessaire autour des centres de composition. Par cette forte présence sur le terrain, l’exécutif local réaffirme sa volonté de maintenir le système éducatif au centre des priorités nationales, offrant aux enfants d’Arlit les mêmes chances de réussite que ceux du reste du pays.
Aux portes du désert nigérien, l’Université d’Agadez (UAZ) s’apprête à franchir un palier académique majeur. L’établissement vient d’officialiser l’ouverture de trois nouveaux Masters professionnels pour la rentrée universitaire 2026-2027, une décision stratégique destinée à retenir les talents locaux et à répondre aux défis écologiques et industriels de la région.
Agadez, 24 juin 2026 — C’est une annonce que les étudiants et les responsables de l’Université d’Agadez attendaient depuis longtemps. En officialisant trois arrêtés ministériels, les autorités nigériennes ont validé l’ouverture de nouveaux cursus au sein de l’établissement. Cette décision concrétise, par ailleurs, la récente promesse du recteur de l’établissement, le Dr Sama Arjika, qui plaidait pour une accélération de la modernisation pédagogique dans cette région septentrionale.
Dès la prochaine rentrée, les étudiants n’auront plus l’obligation de s’exiler vers la capitale, Niamey, ou vers l’étranger pour poursuivre leur spécialisation dans des secteurs clés.
Bio-écologie, industrie et Big Data
Par ailleurs, les trois nouveaux parcours ont été minutieusement calibrés pour répondre aux réalités économiques et géographiques du territoire sahélo-saharien :
Le Master en Bio-écologie et Agriculture en zone aride : un enjeu vital pour le Niger, confronté de plein fouet au changement climatique, à l’avancée du désert et aux défis de la sécurité alimentaire.
Le Master en Génie des procédés industriels et environnement : une filière connectée au tissu économique d’Agadez, région historique d’exploitations minières, notamment de l’uranium, qui doit aujourd’hui concilier développement industriel et préservation des écosystèmes.
Le Master en Mathématiques et Sciences des données : dispensé au sein de l’École nationale d’ingénieurs des sciences et de l’environnement (ENISE), ce cursus propulse l’université dans l’ère du numérique et du Big Data, un secteur en pleine expansion sur le continent.
L’enjeu de la recherche et du CAMES
Au-delà de l’impact direct pour les étudiants, qui bénéficient désormais d’une offre de formation supérieure de proximité, cette réforme constitue également une bouffée d’air pour les enseignants-chercheurs de l’UAZ. En ouvrant des cycles de niveau Master, l’université renforce ses capacités de recherche locale.
En outre, cette évolution représente un levier essentiel pour la carrière des enseignants. Ces nouveaux espaces de recherche leur permettront d’encadrer des travaux de pointe, une condition sine qua non pour valider leurs grades et progresser au sein du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).
À travers cette adaptation de son offre aux transitions environnementales, industrielles et numériques, la jeune Université d’Agadez démontre qu’elle ne veut plus seulement être un pôle d’enseignement supérieur de proximité, mais un véritable laboratoire scientifique ancré au cœur du Sahel.
Diffa, 23 juin 2026 — Dans la région de Diffa, à l’extrême sud-est du Niger, l’organisation des examens nationaux relève chaque année du défi d’État. C’est dans ce contexte de haute vigilance que s’est tenue, ce matin, la réunion préparatoire cruciale de la session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Autour de la table, dans la salle de réunion de la Direction régionale de l’Éducation, l’ambition affichée est limpide : garantir l’équité et la transparence, malgré les contraintes d’une région éprouvée.
Sous la présidence de Hassane Noufou Diori, directeur régional de l’Éducation, la rencontre a rassemblé la fine fleur du corps professoral et administratif local : inspecteurs de l’enseignement secondaire traditionnel et franco-arabe, ainsi que les présidents des centres d’examen.
Au cœur de l’ordre du jour, qui comptait pas moins de huit points stratégiques, la lutte contre la fraude s’est imposée comme une priorité absolue. La Direction régionale a fermement rappelé les textes réglementaires : l’interdiction stricte des téléphones portables et de tout appareil connecté dans les centres d’examen, ainsi qu’un encadrement rigoureux de l’usage des calculatrices. Dans une ère hyperconnectée, le mot d’ordre reste l’étanchéité des épreuves.
La réunion a également permis de caler les derniers détails de la chaîne de commandement académique. De la répartition des rôles pour les présidents de jurys à l’organisation des centres de correction, rien n’a été laissé au hasard. Les autorités ont insisté sur la gestion minutieuse des procès-verbaux et les procédures de proclamation des résultats afin d’éviter toute contestation post-examen.
Au-delà de la stricte rigueur pédagogique, ce sont les réalités humaines et logistiques de la région de Diffa qui ont occupé une place centrale dans les débats. L’un des points les plus critiques de l’agenda concernait la gestion des candidats déplacés par la situation sécuritaire.
Pour ces élèves, obligés de composer loin de chez eux, la Direction régionale de l’Éducation tente de mettre en place un filet de sécurité logistique :
Hébergement et hygiène : audit de la propreté des centres d’examen et des sites d’accueil.
Prise en charge globale : suivi de la qualité de l’alimentation et des conditions de vie des candidats déracinés.
Logistique matérielle : contrôle minutieux du contenu des caisses de transport et distribution des budgets de fonctionnement aux différents centres.
Alors que les caisses contenant les épreuves scellées s’apprêtent à être acheminées vers les différents centres de la région, les autorités scolaires de Diffa veulent envoyer un signal fort de résilience. Malgré le contexte régional, l’administration scolaire nigérienne entend prouver que l’école de la République maintient ses standards de rigueur, de l’élaboration des budgets jusqu’à la proclamation des résultats.
Niamey, 4 juin 2026 — Le Prytanée Militaire de Niamey (PMN) a honoré, ce jeudi 4 juin, ses élèves les plus méritants au cours d’une cérémonie de remise des prix d’excellence marquant la fin de l’année académique 2025-2026. Organisé sous le haut patronage du Chef d’État-Major des Armées, le Général de Division Salaou Barmou, l’événement a mis en lumière les performances académiques des enfants de troupe qui se sont distingués par leurs résultats tout au long de l’année scolaire.
La cérémonie a récompensé les élèves classés premiers dans chacune des classes, de la sixième à la terminale. À travers cette initiative, les responsables de l’établissement ont souhaité valoriser le mérite, l’effort et la discipline, des valeurs qui constituent le socle de la formation dispensée au sein de cette institution d’excellence.
Par ailleurs, plusieurs personnalités ont pris part à l’événement, notamment des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le vice-président du Conseil consultatif de la refondation (CCR), des représentants diplomatiques et consulaires accrédités au Niger, le gouverneur de la région de Niamey, des responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), ainsi que de nombreux parents d’élèves et invités.
Des résultats académiques remarquables
Les distinctions attribuées cette année témoignent du niveau d’exigence académique maintenu au sein du Prytanée Militaire de Niamey. En effet, les plus fortes moyennes enregistrées illustrent les performances réalisées par les élèves.
Ainsi, au premier cycle, la meilleure moyenne s’élève à 18,55 sur 20, tandis qu’au second cycle, le meilleur élève a obtenu une moyenne de 17,44 sur 20. Des résultats qui reflètent non seulement l’engagement des apprenants, mais également la qualité de l’encadrement assuré par le corps enseignant et les responsables de l’établissement.
Valoriser le mérite et préparer l’avenir
Au-delà des récompenses, cette cérémonie constitue un moment de reconnaissance pour les efforts consentis par les élèves tout au long de l’année scolaire. Elle vise également à encourager l’ensemble des enfants de troupe à poursuivre leur quête d’excellence dans les domaines académique, civique et militaire.
À travers cette célébration, le Prytanée Militaire de Niamey réaffirme ainsi sa mission de former une jeunesse disciplinée, compétente et attachée aux valeurs de service, tout en contribuant à la préparation des futures élites du Niger.
Enfin, cette remise des distinctions rappelle que l’excellence demeure l’un des piliers de la formation au sein du PMN. Pour les responsables de l’établissement, ces performances constituent à la fois une récompense pour les efforts accomplis et une source de motivation pour les générations futures appelées à poursuivre cette tradition d’exigence et de dépassement de soi.
Niamey, 1er juin 2026 — Dès les premières heures de la matinée, la cour du CEG Francophonie, dans l’arrondissement communal Niamey I, a pris des allures particulières. Alignés avec discipline sous le regard attentif de leurs enseignants, des centaines d’élèves ont participé à la traditionnelle montée des couleurs. Mais ce lundi n’était pas un jour ordinaire. L’établissement accueillait la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Dr Élisabeth Shérif, dans le cadre de l’initiative gouvernementale « Une semaine, une école ».
Au son de l’hymne national, L’Honneur de la Patrie, repris en chœur par les élèves, puis de celui de la Confédération de l’AES, l’émotion et le sentiment d’appartenance nationale étaient palpables. Dans une école où les résultats académiques figurent parmi les plus remarquables de la capitale, la visite ministérielle s’inscrivait dans une double démarche : encourager l’excellence scolaire et renforcer l’éducation citoyenne auprès des jeunes générations.
Le choix du CEG Francophonie n’a rien d’un hasard. L’établissement s’est distingué lors de la session 2025 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) en enregistrant un taux de réussite supérieur à 74 %, un résultat qui le place parmi les établissements les plus performants du pays.
Après la cérémonie des couleurs, la directrice de l’établissement a présenté les principales caractéristiques de son école, mettant en avant les performances réalisées malgré les défis quotidiens auxquels le système éducatif reste confronté.
Pour les responsables du ministère, ce type de résultat démontre qu’avec une bonne organisation, l’engagement des enseignants et la détermination des élèves, l’excellence demeure accessible.
Accompagnée de l’Administratrice déléguée de l’arrondissement communal Niamey I, des cadres centraux et déconcentrés du ministère, ainsi que des représentants des syndicats et de l’Association nationale des parents d’élèves, la ministre a voulu aller au-delà des discours officiels.
L’objectif de l’initiative « Une semaine, une école » est précisément de rapprocher les décideurs du terrain afin d’évaluer directement les conditions d’enseignement et d’apprentissage.
Prenant la parole devant les élèves et le personnel éducatif, l’Administratrice déléguée a salué cette démarche qu’elle considère comme un outil précieux pour mieux comprendre les réalités vécues dans les établissements scolaires. Elle a également rendu hommage aux efforts entrepris par le ministère pour améliorer les performances du système éducatif nigérien.
Dans son intervention, Dr Élisabeth Shérif a adressé des mots de reconnaissance aux autorités locales, aux enseignants et à l’administration du CEG Francophonie. Elle a particulièrement félicité la direction et le corps enseignant pour les résultats obtenus lors des derniers examens.
Mais au-delà des performances académiques, la ministre a insisté sur une autre mission essentielle de l’école : former des citoyens responsables.
Face aux élèves, elle a aussi rappelé l’importance du patriotisme, du civisme, de la discipline et du travail bien fait dans la construction du Niger de demain. Dans un contexte de refondation nationale, l’école apparaît plus que jamais comme le lieu où se forgent les valeurs qui guideront les futurs cadres du pays.
La visite s’est poursuivie dans plusieurs salles de classe où la ministre a échangé directement avec les apprenants. À travers conseils, encouragements et messages de motivation, elle a invité les élèves à persévérer dans leurs études et à croire en leur potentiel.
Cette immersion au cœur du quotidien scolaire s’est achevée dans une atmosphère de satisfaction générale. Pour les responsables du CEG Francophonie comme pour les élèves, cette visite constitue une reconnaissance du travail accompli et un encouragement à poursuivre sur la voie de l’excellence.
À travers l’initiative « Une semaine, une école », les autorités éducatives nigériennes cherchent ainsi à renforcer le dialogue avec les acteurs du terrain tout en réaffirmant une conviction forte : la refondation du Niger passe aussi par une école performante, citoyenne et tournée vers l’avenir.
Zinder a lancé, ce mercredi 20 mai 2026, les examens du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) dans une ambiance à la fois solennelle et confiante. Au Centre de Formation aux Métiers, 1 799 candidats, dont 983 femmes, affrontent les épreuves dans six filières professionnelles.
Le gouverneur de la région, le colonel Massalatchi Mahamane Sani, a donné le coup d’envoi officiel de cette session 2026, appelant les candidats à compter avant tout sur leur savoir-faire. Devant les participants, il a insisté sur l’importance de l’intégrité en les exhortant à éviter toute tentative de fraude.
Au-delà de l’examen, le message des autorités était clair : la formation professionnelle n’est pas seulement un passage obligé, mais également un levier stratégique pour le développement national. Dans un contexte où l’emploi des jeunes demeure un défi majeur, le CQP apparaît comme une porte d’entrée vers l’auto-emploi, l’artisanat qualifié et l’insertion socioprofessionnelle.
L’un des faits marquants de cette session reste la forte participation féminine. Avec 983 candidates contre 816 hommes, les femmes occupent cette année une place de premier plan dans les filières techniques et artisanales de la région.
Pour le gouvernorat, cette dynamique constitue un signal encourageant. Elle traduit une évolution progressive des mentalités ainsi qu’une implication croissante des femmes dans des métiers longtemps considérés comme réservés aux hommes. À Zinder, cette présence féminine donne également un visage plus inclusif à la formation professionnelle.
La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, coutumières et académiques, venues accompagner les candidats et saluer les efforts de leurs encadreurs. L’atmosphère, selon les témoins, était calme, disciplinée et marquée par une réelle détermination des candidats.
Dans les rangs, beaucoup affichaient une confiance mesurée, conscients de l’importance de l’enjeu. Pour eux, ces épreuves ne représentent pas seulement une évaluation, mais aussi une opportunité concrète de valider leurs compétences et d’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles.
Avec 1 799 candidats mobilisés, le CQP 2026 confirme le rôle central de la formation professionnelle dans la région de Zinder. Les autorités veulent y voir un outil de transformation sociale et économique, capable de répondre aux besoins du marché local tout en renforçant l’employabilité des jeunes.
Au-delà des chiffres, c’est donc toute une génération qui tente, par la compétence, de se construire un avenir plus stable. À Zinder, le CQP s’impose une fois de plus comme un rendez-vous décisif entre ambition individuelle et développement collectif.