C’est depuis la région stratégique de Tillabéri que la ministre de l’Éducation nationale, Dr Élisabeth Shérif, a lancé ce jeudi 25 juin les épreuves du brevet. Entre souverainisme affirmé et percée spectaculaire des candidates, décryptage d’un examen pas comme les autres.
Il est 7 heures 45 ce jeudi matin au Complexe d’enseignement secondaire (CES) de Tillabéri, et l’atmosphère y est singulière. Avant que le premier coup de stylo ne soit donné, les visages des officiels et des candidats se figent. Deux hymnes retentissent successivement dans la cour de l’établissement : La Nigérienne, l’hymne national, immédiatement suivi par celui de la Confédération des États du Sahel (AES). Le ton est donné. Dans un Niger en pleine mutation politique, l’école publique n’est plus seulement le lieu du savoir ; elle est devenue le miroir de la souveraineté retrouvée.
À 8 heures précises, respectant un rituel immuable, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, le Dr Élisabeth Shérif, brise le sceau de cire rouge de la première enveloppe. Sous les yeux des surveillants, la ministre dévoile l’épreuve de rédaction. Les autorités lancent ainsi officiellement la session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).
Derrière la solennité du protocole, les dynamiques démographiques de cette session interpellent les observateurs. Au niveau national, ils sont 119 865 candidats à plancher dans 383 centres. Parmi eux, une statistique majeure : 64 895 sont des filles, soit plus de 54 % des effectifs. Le constat est encore plus frappant dans la région d’accueil, à Tillabéri, où les filles représentent 6 694 des 11 546 candidats répartis dans 40 centres.
Dans cette zone en proie à des défis sécuritaires et géographiques persistants, voir une telle majorité de jeunes filles s’asseoir sur les bancs des examens constitue une victoire silencieuse mais éclatante contre l’abandon scolaire. Le ministère a également mis un point d’honneur à l’inclusion, en intégrant 42 candidats en situation de handicap à l’échelle nationale.
Pour le Dr Élisabeth Shérif, pas question de transiger avec le niveau. Lors de sa tournée, qui l’a menée du CES de Tillabéri au CES Franco-Arabe, puis dans les localités de Sansané-Haoussa et de Gothèye, le message délivré aux élèves a été d’une fermeté toute maternelle.
« Comptez sur vos propres efforts. Seul le mérite permettra de bâtir une école nigérienne digne de la refondation », a martelé la ministre devant les candidats concentrés.
Cette rhétorique du mérite et de la rigueur s’inscrit en droite ligne de la politique de rupture portée par les plus hautes autorités de la transition. La ministre a d’ailleurs profité de ses étapes pour rendre un hommage appuyé au chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ainsi qu’au Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, pour avoir sanctuarisé l’année budgétaire et logistique de l’école malgré un contexte régional complexe.
Accompagnée du gouverneur de la région, le Colonel Maïna Boukar, et d’un large aréopage de chefs coutumiers, de leaders religieux et de représentants syndicaux, la ministre a également voulu tâter le pouls du terrain. À Sansané-Haoussa comme à Gothèye, elle s’est personnellement enquise des conditions de travail des surveillants et de la sécurité des centres.
La journée s’est achevée par une visite hautement symbolique au jury de correction du Centre de formation et de perfectionnement pédagogique (CFEPD) de Gothèye. En allant à la rencontre des correcteurs, le Dr Élisabeth Shérif a voulu verrouiller la dernière étape de la chaîne : celle d’une évaluation qu’elle exige « rigoureuse, transparente et crédible ».Les autorités de Niamey considèrent que, même si les examens ne font que commencer, elles ont déjà gagné à moitié le défi de l’organisation.
Le coup d’envoi du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), session 2026, a été officiellement donné ce jeudi 25 juin dans la région d’Agadez. Depuis le CES Tégama, le Gouverneur de la région, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a procédé au lancement des épreuves en présence des autorités administratives, civiles et militaires ainsi que des acteurs du système éducatif.
Pour les milliers de candidats engagés dans cette étape décisive de leur parcours scolaire, l’heure est désormais à la concentration et à la mobilisation des connaissances acquises tout au long de l’année académique.
La cérémonie officielle s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de solennité. Aux côtés du Gouverneur, des responsables de l’éducation, des encadreurs pédagogiques et des représentants des autorités locales ont tenu à témoigner leur soutien aux candidats appelés à composer dans les différents centres de la région.
Cette année, la région d’Agadez enregistre 5 256 candidats, dont 3 300 filles, répartis dans 20 centres d’examen. Des chiffres qui traduisent les progrès enregistrés en matière de scolarisation et de maintien des élèves dans le système éducatif, notamment chez les jeunes filles.
À travers cette participation féminine particulièrement élevée, les autorités voient également les résultats des efforts consentis ces dernières années pour favoriser l’accès des filles à l’éducation et lutter contre les abandons scolaires.
Avant l’ouverture de la première enveloppe contenant l’épreuve de français, le Général de Division Ibra Boulama Issa s’est adressé aux candidats. Le Gouverneur les a exhortés à aborder les examens avec calme, confiance et discipline.
Il les a notamment invités à éviter toute précipitation afin de valoriser pleinement les connaissances acquises durant leur formation. Un message centré sur le mérite et la rigueur, dans un contexte où les examens nationaux constituent une étape déterminante pour l’orientation des élèves vers le cycle secondaire supérieur.
Par ailleurs, le Gouverneur a rendu hommage aux enseignants, aux encadreurs pédagogiques, aux parents d’élèves ainsi qu’à l’ensemble des acteurs ayant contribué à la préparation de cette session 2026.
À travers ce lancement officiel, les autorités régionales réaffirment leur engagement en faveur d’une éducation de qualité et de la réussite scolaire des jeunes. Dans une région confrontée à de nombreux défis géographiques et sécuritaires, l’école demeure un levier essentiel de développement et de cohésion sociale.
Pour les 5 256 candidats d’Agadez, les prochaines heures seront consacrées aux différentes épreuves. Tous nourrissent désormais le même objectif : décrocher le précieux BEPC et franchir une nouvelle étape de leur parcours académique. La région tout entière retient son souffle et espère voir cette session 2026 se conclure par un taux de réussite à la hauteur des efforts consentis par les élèves, les enseignants et les familles.
Dans cette oasis isolée du nord du Niger, le coup d’envoi du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a été donné ce jeudi 25 juin. Un cru 2026 marqué par un chiffre hautement symbolique : plus de 70 % des candidats sont des filles.
C’est sous un soleil déjà lourd que les portes des salles d’examen se sont ouvertes ce jeudi matin à Bilma, chef-lieu du département éponyme situé dans la région d’Agadez. Pour ces dizaines d’adolescents, l’enjeu est de taille : décrocher le précieux Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), sésame indispensable pour ouvrir les portes du lycée.
Pour marquer l’importance républicaine de l’événement dans cette enclave saharienne, c’est le préfet du département, le capitaine Lamine Ahmed, qui a personnellement procédé au lancement officiel des épreuves.
Une mobilisation institutionnelle au grand complet
Le déploiement des autorités locales traduisait à lui seul la solennité de la journée. Autour du préfet, une tribune unie pour la cause éducative : l’Administrateur délégué de la commune, l’Honorable Chef de Canton – garant de l’autorité traditionnelle –, ainsi que les inspecteurs de l’Éducation nationale et de l’Enseignement secondaire. La présence remarquée des hauts responsables des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) est, en outre, venue rappeler que, dans cette zone transfrontalière, la sécurisation des examens reste une priorité absolue pour l’État.
« Garantir le bon déroulement de cet examen, c’est affirmer la présence de l’État et l’avenir de notre jeunesse, même dans les territoires les plus reculés », confie un acteur éducatif local.
Les filles en première ligne
Au total, ils sont 205 candidats à composer cette année au sein du jury spécial de Bilma. Mais au-delà du chiffre global, c’est la sociologie de cette cohorte qui retient l’attention : 144 filles pour seulement 61 garçons.
Dans une région traditionnellement marquée par le mariage précoce et l’abandon scolaire des jeunes filles, cette écrasante majorité (près de 70 %) résonne comme une victoire pour les politiques d’accès à l’éducation en milieu rural. Elle témoigne, en effet, d’un changement progressif des mentalités au sein des communautés d’un département immense, où les candidats sont répartis sur trois centres d’examen stratégiques : Bilma, Dirkou et Fachi.
Avant la distribution des premières enveloppes scellées contenant les sujets, le capitaine Lamine Ahmed et sa délégation ont tenu à faire le tour des tables. Mots d’encouragement et conseils pour surmonter le stress : les officiels ont exhorté les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes.
Les autorités n’ont pas manqué de saluer la résilience du corps enseignant, des parents d’élèves et des personnels administratifs qui, malgré les conditions climatiques et logistiques parfois rudes du désert, ont permis au calendrier scolaire de s’accomplir.
Les candidats lèvent désormais leurs stylos. Pour les 205 prétendants au diplôme de Bilma, le compte à rebours vers les résultats commence. Une chose est sûre : le Grand Nord nigérien regarde sa jeunesse avec fierté.
Le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane a officiellement lancé les épreuves du Brevet d’études du premier cycle ce jeudi dans la cité minière. Un examen crucial pour 1 349 candidats, encadré par un dispositif organisationnel rigoureux.
C’est un rendez-vous capital pour la jeunesse du Nord-Niger. Ce jeudi 25 juin 2026, la ville d’Arlit, cœur névralgique de la région d’Agadez, a vibré au rythme du lancement officiel des épreuves écrites du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC). Pour cette session 2026, ils sont 1 349 candidats à s’installer sur les bancs des différents centres d’examen du département, porteurs des espoirs de leurs familles et de toute une communauté.
Pour marquer l’importance que les autorités de la Refondation accordent à l’éducation nationale, le préfet du département, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, a tenu à présider personnellement la cérémonie d’ouverture des enveloppes. Les figures clés de l’administration locale, notamment le secrétaire général du département, l’administrateur délégué de la commune urbaine d’Arlit ainsi que des responsables du corps enseignant, l’entouraient pour l’occasion.
Avant que les stylos ne commencent à courir sur le papier pour la première épreuve, le préfet a pris le temps de faire le tour des salles afin d’échanger directement avec les élèves. Dans un discours teinté de rigueur militaire et de bienveillance paternelle, l’officier supérieur a prodigué de précieux conseils à une assistance concentrée.
Le représentant de l’État a particulièrement insisté sur trois valeurs clés : la sérénité, la discipline et la confiance en soi. Par ailleurs, face aux risques de triche qui entachent parfois les examens nationaux, le lieutenant-colonel a lancé un appel ferme au mérite :
« Comptez sur vos propres efforts et évitez toute forme de fraude », a martelé le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, rappelant que la Refondation du pays passait d’abord par l’intégrité de ses futurs cadres.
Dans une région économiquement stratégique et historiquement sensible, la sécurisation et la logistique d’un tel examen constituent un défi de taille. Sur ce point, les autorités éducatives locales se sont voulues rassurantes auprès de la hiérarchie départementale.
Ainsi, toutes les dispositions matérielles, organisationnelles et sécuritaires ont été minutieusement planifiées en amont pour garantir le secret des sujets et le calme nécessaire autour des centres de composition. Par cette forte présence sur le terrain, l’exécutif local réaffirme sa volonté de maintenir le système éducatif au centre des priorités nationales, offrant aux enfants d’Arlit les mêmes chances de réussite que ceux du reste du pays.
Aux portes du désert nigérien, l’Université d’Agadez (UAZ) s’apprête à franchir un palier académique majeur. L’établissement vient d’officialiser l’ouverture de trois nouveaux Masters professionnels pour la rentrée universitaire 2026-2027, une décision stratégique destinée à retenir les talents locaux et à répondre aux défis écologiques et industriels de la région.
Agadez, 24 juin 2026 — C’est une annonce que les étudiants et les responsables de l’Université d’Agadez attendaient depuis longtemps. En officialisant trois arrêtés ministériels, les autorités nigériennes ont validé l’ouverture de nouveaux cursus au sein de l’établissement. Cette décision concrétise, par ailleurs, la récente promesse du recteur de l’établissement, le Dr Sama Arjika, qui plaidait pour une accélération de la modernisation pédagogique dans cette région septentrionale.
Dès la prochaine rentrée, les étudiants n’auront plus l’obligation de s’exiler vers la capitale, Niamey, ou vers l’étranger pour poursuivre leur spécialisation dans des secteurs clés.
Bio-écologie, industrie et Big Data
Par ailleurs, les trois nouveaux parcours ont été minutieusement calibrés pour répondre aux réalités économiques et géographiques du territoire sahélo-saharien :
Le Master en Bio-écologie et Agriculture en zone aride : un enjeu vital pour le Niger, confronté de plein fouet au changement climatique, à l’avancée du désert et aux défis de la sécurité alimentaire.
Le Master en Génie des procédés industriels et environnement : une filière connectée au tissu économique d’Agadez, région historique d’exploitations minières, notamment de l’uranium, qui doit aujourd’hui concilier développement industriel et préservation des écosystèmes.
Le Master en Mathématiques et Sciences des données : dispensé au sein de l’École nationale d’ingénieurs des sciences et de l’environnement (ENISE), ce cursus propulse l’université dans l’ère du numérique et du Big Data, un secteur en pleine expansion sur le continent.
L’enjeu de la recherche et du CAMES
Au-delà de l’impact direct pour les étudiants, qui bénéficient désormais d’une offre de formation supérieure de proximité, cette réforme constitue également une bouffée d’air pour les enseignants-chercheurs de l’UAZ. En ouvrant des cycles de niveau Master, l’université renforce ses capacités de recherche locale.
En outre, cette évolution représente un levier essentiel pour la carrière des enseignants. Ces nouveaux espaces de recherche leur permettront d’encadrer des travaux de pointe, une condition sine qua non pour valider leurs grades et progresser au sein du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).
À travers cette adaptation de son offre aux transitions environnementales, industrielles et numériques, la jeune Université d’Agadez démontre qu’elle ne veut plus seulement être un pôle d’enseignement supérieur de proximité, mais un véritable laboratoire scientifique ancré au cœur du Sahel.
Diffa, 23 juin 2026 — Dans la région de Diffa, à l’extrême sud-est du Niger, l’organisation des examens nationaux relève chaque année du défi d’État. C’est dans ce contexte de haute vigilance que s’est tenue, ce matin, la réunion préparatoire cruciale de la session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Autour de la table, dans la salle de réunion de la Direction régionale de l’Éducation, l’ambition affichée est limpide : garantir l’équité et la transparence, malgré les contraintes d’une région éprouvée.
Sous la présidence de Hassane Noufou Diori, directeur régional de l’Éducation, la rencontre a rassemblé la fine fleur du corps professoral et administratif local : inspecteurs de l’enseignement secondaire traditionnel et franco-arabe, ainsi que les présidents des centres d’examen.
Au cœur de l’ordre du jour, qui comptait pas moins de huit points stratégiques, la lutte contre la fraude s’est imposée comme une priorité absolue. La Direction régionale a fermement rappelé les textes réglementaires : l’interdiction stricte des téléphones portables et de tout appareil connecté dans les centres d’examen, ainsi qu’un encadrement rigoureux de l’usage des calculatrices. Dans une ère hyperconnectée, le mot d’ordre reste l’étanchéité des épreuves.
La réunion a également permis de caler les derniers détails de la chaîne de commandement académique. De la répartition des rôles pour les présidents de jurys à l’organisation des centres de correction, rien n’a été laissé au hasard. Les autorités ont insisté sur la gestion minutieuse des procès-verbaux et les procédures de proclamation des résultats afin d’éviter toute contestation post-examen.
Au-delà de la stricte rigueur pédagogique, ce sont les réalités humaines et logistiques de la région de Diffa qui ont occupé une place centrale dans les débats. L’un des points les plus critiques de l’agenda concernait la gestion des candidats déplacés par la situation sécuritaire.
Pour ces élèves, obligés de composer loin de chez eux, la Direction régionale de l’Éducation tente de mettre en place un filet de sécurité logistique :
Hébergement et hygiène : audit de la propreté des centres d’examen et des sites d’accueil.
Prise en charge globale : suivi de la qualité de l’alimentation et des conditions de vie des candidats déracinés.
Logistique matérielle : contrôle minutieux du contenu des caisses de transport et distribution des budgets de fonctionnement aux différents centres.
Alors que les caisses contenant les épreuves scellées s’apprêtent à être acheminées vers les différents centres de la région, les autorités scolaires de Diffa veulent envoyer un signal fort de résilience. Malgré le contexte régional, l’administration scolaire nigérienne entend prouver que l’école de la République maintient ses standards de rigueur, de l’élaboration des budgets jusqu’à la proclamation des résultats.
Niamey, 4 juin 2026 — Le Prytanée Militaire de Niamey (PMN) a honoré, ce jeudi 4 juin, ses élèves les plus méritants au cours d’une cérémonie de remise des prix d’excellence marquant la fin de l’année académique 2025-2026. Organisé sous le haut patronage du Chef d’État-Major des Armées, le Général de Division Salaou Barmou, l’événement a mis en lumière les performances académiques des enfants de troupe qui se sont distingués par leurs résultats tout au long de l’année scolaire.
La cérémonie a récompensé les élèves classés premiers dans chacune des classes, de la sixième à la terminale. À travers cette initiative, les responsables de l’établissement ont souhaité valoriser le mérite, l’effort et la discipline, des valeurs qui constituent le socle de la formation dispensée au sein de cette institution d’excellence.
Par ailleurs, plusieurs personnalités ont pris part à l’événement, notamment des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le vice-président du Conseil consultatif de la refondation (CCR), des représentants diplomatiques et consulaires accrédités au Niger, le gouverneur de la région de Niamey, des responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), ainsi que de nombreux parents d’élèves et invités.
Des résultats académiques remarquables
Les distinctions attribuées cette année témoignent du niveau d’exigence académique maintenu au sein du Prytanée Militaire de Niamey. En effet, les plus fortes moyennes enregistrées illustrent les performances réalisées par les élèves.
Ainsi, au premier cycle, la meilleure moyenne s’élève à 18,55 sur 20, tandis qu’au second cycle, le meilleur élève a obtenu une moyenne de 17,44 sur 20. Des résultats qui reflètent non seulement l’engagement des apprenants, mais également la qualité de l’encadrement assuré par le corps enseignant et les responsables de l’établissement.
Valoriser le mérite et préparer l’avenir
Au-delà des récompenses, cette cérémonie constitue un moment de reconnaissance pour les efforts consentis par les élèves tout au long de l’année scolaire. Elle vise également à encourager l’ensemble des enfants de troupe à poursuivre leur quête d’excellence dans les domaines académique, civique et militaire.
À travers cette célébration, le Prytanée Militaire de Niamey réaffirme ainsi sa mission de former une jeunesse disciplinée, compétente et attachée aux valeurs de service, tout en contribuant à la préparation des futures élites du Niger.
Enfin, cette remise des distinctions rappelle que l’excellence demeure l’un des piliers de la formation au sein du PMN. Pour les responsables de l’établissement, ces performances constituent à la fois une récompense pour les efforts accomplis et une source de motivation pour les générations futures appelées à poursuivre cette tradition d’exigence et de dépassement de soi.
Niamey, 1er juin 2026 — Dès les premières heures de la matinée, la cour du CEG Francophonie, dans l’arrondissement communal Niamey I, a pris des allures particulières. Alignés avec discipline sous le regard attentif de leurs enseignants, des centaines d’élèves ont participé à la traditionnelle montée des couleurs. Mais ce lundi n’était pas un jour ordinaire. L’établissement accueillait la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Dr Élisabeth Shérif, dans le cadre de l’initiative gouvernementale « Une semaine, une école ».
Au son de l’hymne national, L’Honneur de la Patrie, repris en chœur par les élèves, puis de celui de la Confédération de l’AES, l’émotion et le sentiment d’appartenance nationale étaient palpables. Dans une école où les résultats académiques figurent parmi les plus remarquables de la capitale, la visite ministérielle s’inscrivait dans une double démarche : encourager l’excellence scolaire et renforcer l’éducation citoyenne auprès des jeunes générations.
Le choix du CEG Francophonie n’a rien d’un hasard. L’établissement s’est distingué lors de la session 2025 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) en enregistrant un taux de réussite supérieur à 74 %, un résultat qui le place parmi les établissements les plus performants du pays.
Après la cérémonie des couleurs, la directrice de l’établissement a présenté les principales caractéristiques de son école, mettant en avant les performances réalisées malgré les défis quotidiens auxquels le système éducatif reste confronté.
Pour les responsables du ministère, ce type de résultat démontre qu’avec une bonne organisation, l’engagement des enseignants et la détermination des élèves, l’excellence demeure accessible.
Accompagnée de l’Administratrice déléguée de l’arrondissement communal Niamey I, des cadres centraux et déconcentrés du ministère, ainsi que des représentants des syndicats et de l’Association nationale des parents d’élèves, la ministre a voulu aller au-delà des discours officiels.
L’objectif de l’initiative « Une semaine, une école » est précisément de rapprocher les décideurs du terrain afin d’évaluer directement les conditions d’enseignement et d’apprentissage.
Prenant la parole devant les élèves et le personnel éducatif, l’Administratrice déléguée a salué cette démarche qu’elle considère comme un outil précieux pour mieux comprendre les réalités vécues dans les établissements scolaires. Elle a également rendu hommage aux efforts entrepris par le ministère pour améliorer les performances du système éducatif nigérien.
Dans son intervention, Dr Élisabeth Shérif a adressé des mots de reconnaissance aux autorités locales, aux enseignants et à l’administration du CEG Francophonie. Elle a particulièrement félicité la direction et le corps enseignant pour les résultats obtenus lors des derniers examens.
Mais au-delà des performances académiques, la ministre a insisté sur une autre mission essentielle de l’école : former des citoyens responsables.
Face aux élèves, elle a aussi rappelé l’importance du patriotisme, du civisme, de la discipline et du travail bien fait dans la construction du Niger de demain. Dans un contexte de refondation nationale, l’école apparaît plus que jamais comme le lieu où se forgent les valeurs qui guideront les futurs cadres du pays.
La visite s’est poursuivie dans plusieurs salles de classe où la ministre a échangé directement avec les apprenants. À travers conseils, encouragements et messages de motivation, elle a invité les élèves à persévérer dans leurs études et à croire en leur potentiel.
Cette immersion au cœur du quotidien scolaire s’est achevée dans une atmosphère de satisfaction générale. Pour les responsables du CEG Francophonie comme pour les élèves, cette visite constitue une reconnaissance du travail accompli et un encouragement à poursuivre sur la voie de l’excellence.
À travers l’initiative « Une semaine, une école », les autorités éducatives nigériennes cherchent ainsi à renforcer le dialogue avec les acteurs du terrain tout en réaffirmant une conviction forte : la refondation du Niger passe aussi par une école performante, citoyenne et tournée vers l’avenir.
Zinder a lancé, ce mercredi 20 mai 2026, les examens du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) dans une ambiance à la fois solennelle et confiante. Au Centre de Formation aux Métiers, 1 799 candidats, dont 983 femmes, affrontent les épreuves dans six filières professionnelles.
Le gouverneur de la région, le colonel Massalatchi Mahamane Sani, a donné le coup d’envoi officiel de cette session 2026, appelant les candidats à compter avant tout sur leur savoir-faire. Devant les participants, il a insisté sur l’importance de l’intégrité en les exhortant à éviter toute tentative de fraude.
Au-delà de l’examen, le message des autorités était clair : la formation professionnelle n’est pas seulement un passage obligé, mais également un levier stratégique pour le développement national. Dans un contexte où l’emploi des jeunes demeure un défi majeur, le CQP apparaît comme une porte d’entrée vers l’auto-emploi, l’artisanat qualifié et l’insertion socioprofessionnelle.
L’un des faits marquants de cette session reste la forte participation féminine. Avec 983 candidates contre 816 hommes, les femmes occupent cette année une place de premier plan dans les filières techniques et artisanales de la région.
Pour le gouvernorat, cette dynamique constitue un signal encourageant. Elle traduit une évolution progressive des mentalités ainsi qu’une implication croissante des femmes dans des métiers longtemps considérés comme réservés aux hommes. À Zinder, cette présence féminine donne également un visage plus inclusif à la formation professionnelle.
La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, coutumières et académiques, venues accompagner les candidats et saluer les efforts de leurs encadreurs. L’atmosphère, selon les témoins, était calme, disciplinée et marquée par une réelle détermination des candidats.
Dans les rangs, beaucoup affichaient une confiance mesurée, conscients de l’importance de l’enjeu. Pour eux, ces épreuves ne représentent pas seulement une évaluation, mais aussi une opportunité concrète de valider leurs compétences et d’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles.
Avec 1 799 candidats mobilisés, le CQP 2026 confirme le rôle central de la formation professionnelle dans la région de Zinder. Les autorités veulent y voir un outil de transformation sociale et économique, capable de répondre aux besoins du marché local tout en renforçant l’employabilité des jeunes.
Au-delà des chiffres, c’est donc toute une génération qui tente, par la compétence, de se construire un avenir plus stable. À Zinder, le CQP s’impose une fois de plus comme un rendez-vous décisif entre ambition individuelle et développement collectif.
Ce mercredi 20 mai 2026, au Centre de Formation aux Métiers (CFM) d’Agadez, le coup d’envoi des épreuves pratiques du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP, session 2026) a été donné. Entre l’espoir affiché par les autorités d’atteindre un taux de réussite de 100 % et les préoccupations liées à l’employabilité, 361 candidats — dont 116 jeunes femmes — s’affrontent dans huit filières techniques, signe d’une stratégie régionale visant à transformer les compétences en emplois durables.
Ce matin, la cour du Centre de Formation aux Métiers bourdonnait d’activité : candidats et jurys s’affairaient à transformer la théorie en savoir-faire. Le Secrétaire général adjoint de la Région d’Agadez, Monsieur Diallo Saidou Hamidou, accompagné du Directeur régional de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnelles, Issoufou Ballé Ousseini, a officiellement lancé les épreuves pratiques du CQP, session 2026.
« Nous souhaitons que la Région d’Agadez obtienne un taux de réussite de 100 % », a déclaré M. Diallo après une visite rapide de quelques ateliers. Son message, à la fois porteur d’encouragement et d’ambition politique, résonne dans une région où les autorités présentent la formation professionnelle comme un levier essentiel de lutte contre le chômage et l’exode rural.
La cérémonie a réuni plusieurs personnalités civiles et militaires — l’Administrateur délégué de la Commune urbaine d’Agadez, le représentant du Sultan de l’Aïr, ainsi que des responsables des forces de défense et de sécurité — témoignant d’une large mobilisation institutionnelle autour d’un enjeu perçu comme vital : l’intégration socio-économique des jeunes. Le Directeur régional, M. Issoufou Ballé Ousseini, a pour sa part salué l’engagement des plus hautes autorités, qui ont « mis tout à disposition des différents centres pour le bon déroulement des examens ».
Sur le terrain, cet appui se traduit concrètement par la mise à disposition de matériel pédagogique et de « matière d’œuvre », fournie afin que les travaux pratiques se déroulent « de façon concrète », ainsi que par la présence des jurys et la prise en charge des frais y afférents, selon le Directeur régional. Ces garanties logistiques visent à professionnaliser la formation et à renforcer la crédibilité des certificats délivrés.
Des chiffres qui parlent : diversité et parité en chantier
Pour cette session, la région présente 361 candidats répartis dans 12 centres, dont 116 filles, soit près d’un tiers des effectifs. Ils concourent dans huit filières techniques : mécanique rurale, mécanique réparation automobile, plomberie, agro-sylvo-pastoralisme, électricité bâtiment, menuiserie bois, construction métallique et couture. Cet éventail traduit une volonté d’adapter les compétences aux besoins locaux — agriculture, artisanat et maintenance — plutôt qu’à des métiers urbains éloignés des réalités de l’Aïr.
La présence féminine, bien que notable, demeure un point d’attention. Avec 32 % de représentation, les candidates restent principalement présentes dans des filières comme la couture ou l’agro-sylvo-pastoralisme, tandis que la mécanique et la construction demeurent majoritairement masculines. Les autorités locales ont ainsi souligné l’importance de renforcer l’accès des femmes aux filières techniques afin d’élargir leurs opportunités économiques.
Un enjeu économique et social
À Agadez, où l’économie repose sur des secteurs tels que l’élevage, l’artisanat et le petit commerce, les décideurs présentent la valorisation des métiers comme une stratégie de résilience : permettre aux jeunes de créer leur propre emploi, réduire la dépendance aux migrations risquées et ancrer les compétences localement. Les responsables régionaux considèrent ainsi la formation professionnelle comme un vecteur direct de développement socio-économique.
Mais derrière les discours officiels, plusieurs défis persistent : l’insertion effective des diplômés sur le marché du travail, l’accès au crédit pour lancer une activité et la continuité des formations adaptées aux évolutions technologiques. Les observateurs locaux appellent donc à des partenariats renforcés entre l’État, les collectivités, les entreprises et les ONG afin de transformer les certificats en emplois durables.
Encadré — Femmes en formation : des progrès réels, mais une marge de manœuvre importante
Les chiffres révèlent une réalité contrastée : 116 femmes sur 361 candidats, soit environ 32 %, participent aux épreuves, principalement dans les filières de couture et d’agro-sylvo-pastoralisme, tandis que la mécanique et la construction restent majoritairement masculines. L’enjeu consiste donc à élargir l’accès des femmes aux filières techniques non traditionnelles et à soutenir leur entrepreneuriat à travers des dispositifs tels que les microcrédits et le mentorat.
En définitive, le lancement des épreuves pratiques du CQP illustre une volonté régionale forte de faire de la formation professionnelle un moteur d’insertion et de développement. Toutefois, si l’ambition affichée — atteindre un taux de réussite idéal de 100 % — constitue un signal politique clair, la réussite dépendra surtout de la capacité des acteurs à transformer ces acquis en emplois stables et en dynamiques économiques locales.
Ce lundi 18 mai 2026, l’effervescence des grands jours régnait dans la cour de l’École Mission Canada de Niamey. Entre chants patriotiques entonnés à pleins poumons, sourires radieux des tout-petits et fierté des aînés, la ministre de l’Éducation nationale, Dr Elisabeth Shérif, s’est immergée au cœur d’un établissement modèle.
Les rires des enfants du préscolaire résonnaient encore dans les couloirs. En effet, ce lundi matin, la traditionnelle cérémonie de levée du drapeau a pris une tournure festive et mémorable à l’École primaire Mission Canada. Dans le cadre de l’initiative ministérielle « Une semaine, une école », l’établissement a eu le privilège d’accueillir Dr Elisabeth Shérif, ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues.
Accueillie dans une ambiance particulièrement chaleureuse et bon enfant par l’Administrateur délégué de l’Arrondissement communal Niamey III et l’équipe d’encadrement, la ministre a immédiatement été enveloppée par l’énergie joyeuse des élèves, impatients de briller devant leur illustre invitée.
Il est pile 8 heures. Aussitôt, le silence se fait dans la cour, laissant place à la solennité. Sous le regard attentif de la ministre, de l’Archevêque de Niamey, Monseigneur Laurent Lompo, des cadres du ministère, ainsi que des partenaires sociaux (syndicats et Association des parents d’élèves), les voix des enfants s’élèvent à l’unisson. C’est avec une ferveur patriotique touchante que les élèves ont entonné L’Honneur de la Patrie, suivi de l’hymne de la Confédération de l’AES, faisant ainsi flotter les couleurs nationales dans le ciel de Niamey.
Après ce moment d’émotion, la directrice de l’établissement a pris la parole afin de retracer l’histoire inspirante de ce temple du savoir. Fondé en 1960, l’établissement a ouvert ses portes en 1961 avec un effectif pionnier de seulement 27 filles.
Aujourd’hui, l’école est devenue un géant de l’éducation locale, abritant pas moins de 1 834 élèves, répartis comme suit :
Section préscolaire : 507 bouts de chou pleins d’énergie ;
Si la joie se lisait sur les visages, c’est aussi parce que Mission Canada est synonyme d’excellence académique. Ainsi, la directrice n’a pas caché sa fierté en présentant des bilans d’examens exceptionnels qui font la renommée de l’école :
Année scolaire 2023-2024 : un score parfait de 100 % de réussite au CFEPD ;
Année scolaire 2024-2025 : les filles maintiennent le cap avec 100 % de réussite, talonnées de très près par les garçons qui affichent un impressionnant 98,11 %.
Des résultats chaleureusement salués par Dr Elisabeth Shérif, qui a souligné que de telles performances incarnent parfaitement l’ambition de refondation du système éducatif nigérien.
Des étoiles dans les yeux : la ministre au contact des élèves
Le moment fort de la matinée a sans conteste été la visite des salles de classe. Des sections du préscolaire aux bancs du primaire, la ministre est allée à la rencontre directe des enfants. Reçue à chaque porte par des salutations enthousiastes et des sourires espiègles, elle s’est muée en conseillère bienveillante.
Installée au milieu des élèves, elle a longuement échangé avec eux sur leurs conditions d’études, testé leur niveau d’apprentissage et écouté, avec un grand sourire, leurs ambitions pour l’avenir. Dr Elisabeth Shérif les a alors encouragés à cultiver l’assiduité, le mérite et le travail acharné :
« Restez concentrés sur l’excellence, redoublez d’efforts, c’est par votre travail que vous construirez le Niger de demain », leur a-t-elle glissé, déclenchant des salves d’applaudissements joyeux.
Avant de clore cette visite de proximité, la ministre a aussi tenu à exprimer sa profonde gratitude aux enseignants, véritables artisans de ces succès éclatants. C’est donc sur cette note de satisfaction collective, et sous les acclamations d’une jeunesse rayonnante, que s’est achevée cette halte inspirante de « Une semaine, une école ».
À Maradi, 28 jeunes Nigériens ont entamé ce mardi les épreuves du prestigieux concours d’entrée à l’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU). En effet, cette compétition continentale représente un enjeu stratégique pour un Niger confronté aux défis de l’urbanisation, de l’aménagement des villes et du développement durable.
Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur général de Police Issoufou Mamane, a procédé ce mardi 12 mai 2026 au lancement officiel du concours d’entrée à l’EAMAU au CES Burja. Ainsi, pendant deux jours, 28 candidats venus de toutes les régions du Niger affrontent des épreuves écrites dans plusieurs disciplines, avec l’espoir d’intégrer l’une des écoles de référence du continent en architecture, urbanisme et gestion urbaine.
Dans les salles silencieuses du CES Burja de Maradi, l’atmosphère oscillait entre concentration et ambition. Stylos en main, regards fixés sur les feuilles d’examen, les candidats savent qu’ils jouent bien plus qu’un simple concours académique : une opportunité de participer, demain, à la transformation des villes africaines.
L’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU), basée à Lomé au Togo, forme depuis plusieurs décennies des cadres spécialisés dans l’architecture, l’urbanisme, la gestion urbaine et les métiers liés à la planification des espaces urbains. Des domaines devenus essentiels pour des pays africains confrontés à une urbanisation rapide, souvent désordonnée.
Au Niger, où les grandes villes connaissent une forte croissance démographique, la question de l’aménagement urbain est désormais au cœur des priorités. Routes, logements, drainage des eaux, infrastructures publiques, mobilité urbaine ou encore adaptation climatique : les besoins en experts qualifiés ne cessent d’augmenter.
C’est dans ce contexte que le Gouverneur de la région de Maradi, Issoufou Mamane, a tenu à marquer personnellement le lancement du concours. Ainsi, devant les candidats, il a lui-même procédé à l’ouverture du scellé contenant les sujets d’examen avant leur distribution, dans un souci de transparence et de crédibilité du processus.
Pendant deux jours, les 28 candidats nigériens composeront dans plusieurs disciplines stratégiques, notamment le français, la culture générale, les mathématiques, le dessin et la physique.
Pour les autorités, ce concours dépasse le cadre régional. Au même moment, des candidats issus d’autres pays africains composent également dans leurs centres respectifs, faisant de cette sélection une compétition à l’échelle continentale.
S’adressant directement aux candidats, le gouverneur a voulu insuffler confiance et motivation.
« Nous avons tenu à être ici parce que nous croyons en vous, et nous sommes convaincus que vous êtes capables de défendre valablement la région de Maradi et d’obtenir les meilleurs résultats », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur l’importance du mérite et de l’excellence dans le nouveau contexte nigérien.
« Depuis le 23 juillet 2023, les concours au Niger sont devenus “clean”, sans aucune suspicion. Les meilleurs réussiront », a affirmé Issoufou Mamane, appelant les candidats à traiter les sujets avec méthode, rigueur et sang-froid.
Au-delà de la réussite individuelle, l’enjeu reste collectif. Former des architectes, urbanistes et spécialistes de l’aménagement revient aujourd’hui à préparer les fondations des villes africaines de demain.
À Maradi comme dans plusieurs capitales africaines, les copies rédigées ce mardi pourraient façonner bien plus que des parcours étudiants. Elles dessinent peut-être déjà les contours des futures villes du Niger : plus modernes, mieux organisées et capables de répondre aux défis d’une urbanisation galopante.
C’est une étape cruciale, un véritable rite de passage où l’effort physique vient compléter l’exigence intellectuelle. Ce mardi 12 mai 2026, une atmosphère mêlant stress, concentration et détermination régnait sur le mythique terrain musulman de Niamey. Des milliers de lycéens nigériens y ont entamé la première phase du Baccalauréat 2026 : les épreuves physiques et sportives.
Sur la ligne de départ, les visages sont fermés, les regards concentrés. Le sifflet s’apprête à retentir. Pour les dizaines de milliers de candidats, ces quelques mètres de piste ou ces exercices physiques représentent bien plus qu’une simple évaluation : ils marquent le lancement officiel du marathon du baccalauréat.
Témoignant de l’importance accordée à cet examen national, plusieurs membres du gouvernement ont effectué le déplacement pour soutenir les candidats. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique a dirigé la cérémonie officielle aux côtés de plusieurs personnalités gouvernementales, parmi lesquelles figuraient le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, le ministre de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels, le gouverneur de la région de Niamey ainsi que la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Dr Élisabeth Shérif.
Une mobilisation nationale marquée par une forte présence féminine
Derrière la poussière soulevée par les foulées des candidats, les chiffres traduisent l’ampleur de cette session 2026 et l’évolution progressive de la scolarisation des jeunes filles au Niger.Au total, le ministère a enregistré 89 328 inscriptions au baccalauréat cette année sur l’ensemble du territoire national, dont 41 465 filles, soit près de la moitié des effectifs.
Pour les épreuves physiques et sportives lancées ce mardi, les autorités ont déclaré 73 341 candidats médicalement aptes, dont 29 640 jeunes filles. La région de Niamey concentre à elle seule une grande partie des effectifs avec 30 005 candidats engagés dans cette première phase des examens.
« Discipline, persévérance et détermination » : le message des autorités
Par ailleurs, les membres du gouvernement ont tenu à adresser un message direct aux candidats. Les autorités ont appelé les élèves à faire preuve de discipline, de persévérance et de détermination afin d’aborder les différentes étapes du baccalauréat avec confiance et sérénité.
Ainsi, l’objectif, ont rappelé les responsables éducatifs, est de permettre aux candidats de donner le meilleur d’eux-mêmes dès les épreuves sportives pour renforcer leur moral avant les examens écrits.
Les autorités ont également rendu hommage aux enseignants, encadreurs sportifs et responsables éducatifs mobilisés depuis plusieurs mois pour préparer les élèves et assurer le bon déroulement des évaluations dans des conditions sécurisées.
Sous la chaleur de Niamey, les organisateurs ont déclenché les chronomètres et enregistré les premières performances. Pour des milliers de jeunes Nigériens, le chemin vers le précieux diplôme du baccalauréat commence désormais officiellement.
La région d’Agadez a officiellement donné le coup d’envoi des épreuves physiques du baccalauréat sportif, session 2026. Au Stade régional Sidi Mohamed, autorités administratives et responsables éducatifs ont appelé les candidats à faire preuve de discipline et de détermination dans cette étape décisive de leur parcours scolaire.
Le Gouverneur de la région d’Agadez, Ibra Boulama Issa, a procédé ce mardi 12 mai 2026 au lancement officiel des épreuves physiques du baccalauréat sportif au Stade régional Sidi Mohamed. Ainsi, plus de 3 065 élèves prennent part à cette phase des examens dans les différents districts de la région, dans une organisation saluée par les autorités locales.
Le sport, pilier de la formation des élèves nigériens
Sous un soleil matinal déjà écrasant, le Stade régional Sidi Mohamed d’Agadez a retrouvé l’effervescence des grands rendez-vous scolaires. Alignés sur la piste d’athlétisme ou regroupés dans les gradins, des milliers de candidats ont entamé les épreuves sportives du baccalauréat 2026, considérées comme une étape essentielle dans l’évaluation des élèves.
En donnant le coup d’envoi officiel de cette session, le Gouverneur Ibra Boulama Issa a également tenu à adresser un message d’encouragement à l’ensemble des candidats. Il leur a souhaité plein succès tout en exprimant l’espoir de voir la région d’Agadez enregistrer d’excellents résultats au terme des examens.
Les autorités éducatives ont indiqué que le déroulement des épreuves se poursuit dans de très bonnes conditions à travers les différents districts de la région. Au total, près de 3 065 élèves sont concernés cette année par les évaluations physiques.
Les responsables ont également salué l’engagement de l’Association Caloria ainsi que celui de l’Office du Sport Académique, deux structures qui accompagnent l’organisation technique et logistique de cette importante activité scolaire.
Les candidats appelés à la discipline et à l’excellence
Par ailleurs, les autorités ont rappelé que le sport constitue un pilier fondamental dans la formation des jeunes. Discipline, endurance, esprit d’équipe et dépassement de soi figurent parmi les valeurs que ces épreuves entendent promouvoir auprès des candidats.
Dans leurs interventions, les responsables administratifs et éducatifs ont aussi invité les élèves à aborder avec sérieux l’ensemble des examens du baccalauréat, présenté comme une étape déterminante vers l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle.
À travers cette mobilisation autour du baccalauréat sportif, la région d’Agadez veut afficher sa confiance en sa jeunesse. Pour les autorités nigériennes, ces milliers de candidats incarnent une génération appelée à jouer un rôle central dans la dynamique de refondation nationale et dans le développement futur du Niger.
Le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine a lancé, le samedi 2 mai, le chantier de nouveaux collèges scientifiques à travers le pays. Entre chiffres d’excellence vertigineux et volonté de souveraineté, le gouvernement tente de transformer le système éducatif en un véritable moteur de développement.
C’est une petite truelle d’argent, mais une grande ambition politique. Sous le soleil déjà haut de Niamey, le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, a posé, samedi dernier, la première pierre de ce qui doit devenir l’un des piliers de la « refondation » du pays : les nouveaux collèges scientifiques nationaux. L’événement, entouré d’une pompe solennelle, n’était pas seulement une affaire de béton et de parpaings. En présence des hauts dignitaires du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) et de la ministre de l’Éducation, le Dr Elisabeth Shérif, il s’agissait de tracer la frontière entre le Niger d’hier et celui que le général d’armée Abdourahamane Tiani appelle de ses vœux.
Collèges scientifiques : l’obsession de la souveraineté par le savoir
Pour les autorités nigériennes, le constat est sans équivoque : un pays ne peut prétendre à une souveraineté réelle sans une maîtrise endogène des sciences et des technologies. Ce déploiement d’infrastructures à Niamey, mais aussi à Tahoua et Zinder, vise à extraire la « substantifique moelle » de la jeunesse nigérienne pour la préparer aux défis industriels et énergétiques de la sous-région.
« Nous ne construisons pas seulement des salles de classe, nous bâtissons le cadre d’émergence d’une élite capable de piloter notre progrès sans béquilles extérieures », a martelé le Premier ministre lors de son allocution.
Ce discours, qui résonne avec la ligne souverainiste de l’Alliance des États du Sahel (AES), place l’éducation au cœur de la résilience nationale.
Le « laboratoire » de Niamey : des résultats qui défient les moyennes
En effet, l’initiative ne part pas d’une page blanche. Le projet s’appuie sur les succès spectaculaires du Collège scientifique de Niamey, devenu en quelques mois le navire amiral de cette politique. Les données académiques révélées lors de la cérémonie ont de quoi faire pâlir les meilleurs établissements privés du continent.
En effet, pour l’année scolaire 2024-2025, la classe de 6e a affiché une moyenne générale de 16,77/20. Un chiffre qui ne reflète qu’en partie la densité de l’excellence : sur une promotion, 30 élèves ont dépassé la barre des 18/20 de moyenne annuelle. De plus, le premier semestre de l’année en cours (2025-2026) confirme cette trajectoire avec 40 élèves de 5ᵉ atteignant ou dépassant les 18/20.
Tableau des performances (Classe de 5e – 1er Semestre 2025-2026) :
Tranche de moyenne
Nombre d’élèves
Moyenne ≥ 19
02
18 ≤ M < 19
38
17 ≤ M < 18
48
16 ≤ M < 17
35
Moyenne < 14
01
Ces scores, que d’aucuns jugeraient inaccessibles, sont ici présentés comme le fruit d’une discipline de fer et d’une sélection rigoureuse. Au Niger, l’excellence n’est plus une option, elle devient aussi un devoir patriotique.
L’un des aspects les plus marquants de ce projet est l’insistance des autorités sur les valeurs de « transparence » et d’« intégrité ». Dans un pays où le système éducatif a longtemps souffert de disparités et de manque de moyens, le gouvernement veut faire de ces collèges des sanctuaires de la méritocratie. Ainsi, l’objectif est de démontrer que l’ascenseur social fonctionne par le talent seul, loin des réseaux d’influence traditionnels.
La ministre de l’Éducation, le Dr Elisabeth Shérif, a d’ailleurs insisté sur la modernisation des méthodes d’apprentissage. Ainsi, ces nouveaux collèges seront dotés de laboratoires équipés et de supports numériques, un luxe nécessaire pour transformer des boursiers méritants en ingénieurs, agronomes ou techniciens de haut vol.
Collèges scientifiques : les défis de l’après-chantier
Toutefois, si la pose de la première pierre suscite l’enthousiasme, les observateurs du secteur de l’éducation s’interrogent sur la pérennité de ce modèle à grande échelle. Le Niger, confronté à une démographie galopante et à des impératifs sécuritaires budgétivores, pourra-t-il maintenir ce niveau d’investissement pour l’ensemble de sa jeunesse ?
« Créer des pôles d’excellence est une excellente chose pour former les cadres », nuance un expert en politiques éducatives basé à Niamey. « Mais le défi sera de s’assurer que ces collèges ne deviennent pas des îlots isolés dans un océan de précarité scolaire. »
En définitive, le gouvernement affiche sa détermination à hisser l’éducation nationale au rang d’excellence sur le continent. En mobilisant les acteurs du secteur autour de cette dynamique, le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine engage un pari majeur pour l’avenir du pays. Car, au-delà des bâtiments, c’est la capacité du Niger à s’autosuffire intellectuellement qui est en jeu. En attendant, les futurs collèges scientifiques de Tahoua et Zinder promettent déjà d’être les nouveaux foyers d’une jeunesse nigérienne qui, calculatrice en main, entend bien redéfinir son destin.
Le gouverneur de la région d’Agadez a lancé, ce lundi 20 avril, les épreuves sportives du BEP et du CAP. Un rendez-vous scolaire qui, au-delà de la performance physique, souligne la volonté de l’État de maintenir les cadres de formation malgré un contexte régional complexe.
C’est dans l’enceinte du stade régional Sidi Mohamed, sous la chaleur déjà installée d’Agadez, que le calendrier scolaire nigérien a franchi une étape clé. Le général de division Ibra Boulama Issa, gouverneur de cette région septentrionale stratégique, a officiellement lancé ce lundi les épreuves physiques et sportives comptant pour le Brevet d’études professionnelles (BEP) et le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP).
Une jeunesse mobilisée pour l’enseignement technique
L’image se veut celle d’une administration en marche. Accompagné d’un aréopage d’autorités civiles et militaires, le général Boulama Issa a supervisé le départ de cette session qui concerne, cette année, 816 candidats à l’échelle régionale. La répartition des effectifs témoigne d’un intérêt persistant pour les filières techniques, avec 486 inscrits pour le BEP et 330 pour le CAP.
La mixité, enjeu majeur dans cette partie du Sahel, est également au rendez-vous : 341 jeunes filles s’alignent aux côtés des 475 garçons répartis dans les trois centres de composition de la région. Pour le gouverneur, la réussite de cette organisation est à mettre au crédit des services techniques et des encadreurs qui, malgré les défis logistiques propres au Grand Nord nigérien, ont assuré la tenue des échéances dans les délais.
Au-delà de l’encouragement aux athlètes d’un jour, le discours officiel a porté sur les valeurs de rigueur. Le gouverneur a exhorté les candidats à la « discipline » et à la « prudence », des termes qui résonnent avec une acuité particulière dans un pays où les autorités de transition ont fait du redressement national et de l’ordre leurs piliers.
Cette rentrée dans la phase active des examens intervient alors que le Niger continue de restructurer son système éducatif pour mieux l’arrimer aux besoins du marché de l’emploi local. Pour Agadez, carrefour commercial et minier, former des techniciens qualifiés via le CAP et le BEP reste une priorité stratégique pour réduire la vulnérabilité sociale des jeunes.
Les épreuves sportives se poursuivront tout au long de la semaine, avant que les candidats n’affrontent, dans quelques semaines, les épreuves théoriques qui sanctionneront leur parcours professionnel.
À Zinder, une affaire née dans les murs d’un établissement privé s’est transformée en crise qui dépasse le cadre scolaire. Ce mercredi matin, une assemblée générale extraordinaire s’est tenue au siège de la Confédération Nigérienne du Travail (CNT), réunissant les principaux syndicats du secteur éducatif. Objectif affiché : informer les militants, mais aussi éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur un dossier qui met à rude épreuve la confiance entre enseignants, élèves et autorités.
L’affaire tire son origine d’une simple altercation entre deux élèves du Complexe scolaire privé Baby Succès. En tentant de s’interposer, un enseignant a déclenché malgré lui une tempête judiciaire : l’une des jeunes filles l’accuse formellement d’attouchements. Dans la foulée, la plainte déposée par les parents de l’élève a conduit à l’incarcération immédiate du pédagogue. Ce dernier croupit désormais à la prison civile de Zinder sous mandat de dépôt depuis deux mois.
Cependant, loin de s’apaiser, le climat social s’est embrasé autour de l’établissement. Les syndicats de l’enseignement, entrés dans la danse, ont sommé la fondatrice de suspendre provisoire l’accusatrice afin de garantir la sérénité de l’enquête. Cette initiative a pourtant provoqué un retour de flamme brutal : la police judiciaire a procédé à une vague d’arrestations ciblant les secrétaires généraux signataires de la requête, ainsi qu’un journaliste et un blogueur, tous placés en garde à vue.
Pour les organisations syndicales, la réaction des autorités est jugée « précipitée et disproportionnée ». Elles estiment que l’enseignant paie le prix d’allégations non encore établies et dénoncent une atteinte à la présomption d’innocence. Leur revendication est claire : obtenir des mesures équilibrées qui garantissent à la fois la protection des élèves et la défense des enseignants, dans un climat marqué par la défiance.
Au-delà du cas individuel, cette affaire met en lumière les fragilités structurelles du système éducatif nigérien. Elle interroge sur la gestion des conflits disciplinaires, la place des syndicats dans la défense des enseignants, mais aussi sur la capacité des institutions à arbitrer avec équité des situations sensibles. Pour beaucoup, l’affaire illustre le manque de mécanismes clairs de médiation et de protection juridique dans le milieu scolaire.
À l’issue de l’assemblée générale, les syndicats ont annoncé la mise en place de dispositions pour tenter de trouver une issue favorable. Mais l’affaire continue de diviser, alimentant un débat national sur la responsabilité des enseignants, la protection des élèves et le rôle des autorités judiciaires. À Zinder, le monde éducatif est secoué, et cette crise pourrait bien marquer un tournant dans la manière dont sont gérés les conflits scolaires au Niger.
Le changement de paradigme éducatif au Niger ne se décrète plus seulement depuis les sommets de l’État ; il s’éprouve désormais sur les routes et dans la poussière des classes rurales. En route vers Gouré, la ministre de l’Éducation nationale, Dr. Elisabeth Shérif, a multiplié les haltes stratégiques mercredi 1ᵉʳ avril 2026. Loin du protocole figé, cette immersion dans la région de Zinder esquisse une gouvernance de proximité, où le dialogue direct avec la base devient la boussole de la réforme.
Quitter le confort de la capitale pour confronter les statistiques aux réalités du tableau noir. Tel semble être le leitmotiv de ce périple ministériel. Au Collège d’Enseignement Général (CEG) de Hamdara, première étape majeure, Elisabeth Shérif a troqué les rapports administratifs pour une observation directe. Entre les murs des salles de classe, elle a scruté les conditions d’apprentissage, consciente que la qualité de l’enseignement dépend avant tout de l’adéquation entre les moyens mobilisés et les besoins exprimés par les acteurs de terrain.
Le laboratoire de la pédagogie : au cœur des CAPED
L’un des moments forts de ce déplacement s’est joué lors d’une session de la Cellule d’Animation Pédagogique (CAPED). En effet, au cœur de ces échanges entre pairs, la ministre a pu mesurer la vitalité de l’intelligence collective des enseignants nigériens. Ces instances, véritables laboratoires pédagogiques de perfectionnement, constituent le socle de l’amélioration continue du système éducatif.
En saluant l’abnégation des instituteurs et professeurs rencontrés, le Dr Elisabeth Shérif a rappelé une chose importante : l’enseignant reste le premier vecteur de la souveraineté intellectuelle du pays. Malgré les défis logistiques et sécuritaires, c’est ce maillage humain qui maintient l’école debout, un engagement que la ministre a aussi tenu à magnifier personnellement.
Porte‑voix des plus hautes autorités jusque dans les établissements les plus reculés, la ministre a réitéré, au nom du Président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, l’engagement indéfectible du gouvernement de transition. Ce message n’est pas qu’une promesse : il se veut un pacte social visant aussi à revaloriser la fonction enseignante.
Dans le même esprit, il s’agit de transformer l’environnement de travail afin qu’il devienne un véritable levier de réussite pour chaque apprenant, quel que soit son lieu de résidence. Cette volonté de renforcer les capacités et de promouvoir une éducation inclusive s’inscrit dans la vision globale de refondation nationale, où l’école est perçue comme le premier rempart contre l’obscurantisme.
À Gouré, la ministre privilégie l’écoute comme méthode de gestion. En échangeant sans filtre avec les élèves et le personnel administratif, Elisabeth Shérif recueille une matière précieuse pour ajuster les politiques publiques. Ainsi, cette approche rompt avec l’isolement des agents de l’État en zone rurale et recrée un lien de confiance indispensable à la stabilité du système scolaire.
Si les visites ministérielles apportent un souffle de motivation immédiat, le véritable enjeu réside dans la pérennité des engagements pris. Le défi du Niger reste de transformer les promesses budgétaires en infrastructures concrètes et en matériel didactique suffisant. En s’imposant ce rythme de terrain, le Dr Elisabeth Shérif se place en première ligne du combat pour l’excellence pédagogique, dont les résultats se mesureront non pas aux kilomètres parcourus, mais à la réduction des fractures éducatives entre les villes et les campagnes nigériennes.
Tanout (Zinder), 1ᵉʳ avril 2026 –Loin des bureaux climatisés de la capitale, c’est sur les pistes poussiéreuses du département de Tanout que se joue une partie de l’avenir du système éducatif nigérien. C’est dans ce contexte que la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Shérif, a choisi de confronter les politiques éducatives aux réalités du terrain en effectuant des visites inopinées dans plusieurs écoles rurales.
Cette immersion, menée dans le département de Tanout, dans la région de Zinder, s’inscrit dans une démarche de proximité avec les acteurs du système éducatif. Ainsi, plutôt que de se limiter aux rapports administratifs, la ministre a choisi d’observer directement les conditions d’enseignement et d’apprentissage.
Entre classes en paillotes et manque d’infrastructures
Au fil des visites, la délégation ministérielle a découvert des écoles aux infrastructures parfois précaires, notamment des classes en paillotes, un manque de tables-bancs et des conditions d’apprentissage difficiles. Cependant, malgré ces difficultés, l’engagement des enseignants et du personnel éducatif a été particulièrement remarqué.
Cette immersion a permis de mettre en lumière un contraste bien connu du système éducatif nigérien : d’un côté, la volonté de moderniser l’école ; de l’autre, des réalités rurales encore marquées par le manque d’infrastructures et de moyens pédagogiques.
Par conséquent, les observations faites sur le terrain ont servi de base à une rencontre avec les acteurs éducatifs locaux, notamment les enseignants, les encadreurs pédagogiques et les autorités administratives.
Réduire les inégalités entre zones rurales et urbaines
La communauté éducative a évoqué plusieurs priorités lors des échanges. La ministre a insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité de l’enseignement, d’adapter les programmes scolaires aux réalités locales et de renforcer l’éducation civique et patriotique.
En outre, elle a mis l’accent sur la réduction des inégalités entre les zones rurales et urbaines, un défi majeur pour le système éducatif nigérien. La scolarisation des filles, l’inclusion des enfants en situation de handicap et la transparence dans l’attribution des bourses ont également été présentées comme des priorités.
Au-delà des questions d’infrastructures, la visite ministérielle a également abordé les enjeux pédagogiques et l’avenir du système éducatif. L’évaluation objective des élèves, la promotion des filières scientifiques et l’intégration du numérique dans l’enseignement font partie des axes de réforme évoqués.
De plus, la ministre a insisté sur la bonne gouvernance et l’intégrité dans la gestion du secteur éducatif, considérées comme essentielles pour restaurer la confiance dans l’école publique.
Pour les autorités éducatives, l’école ne doit pas seulement transmettre des connaissances, mais aussi former des citoyens responsables et participer au développement du pays. Ainsi, cette visite à Tanout apparaît comme une volonté de refonder l’école nigérienne à partir des réalités locales plutôt que des modèles théoriques.
En définitive, cette immersion ministérielle dans les écoles de Tanout illustre une approche de gouvernance basée sur l’écoute et l’observation directe. Elle rappelle surtout que les défis de l’éducation au Niger ne se résument pas aux programmes scolaires, mais concernent aussi les infrastructures, la formation des enseignants, l’égalité des chances et l’adaptation de l’école aux réalités sociales du pays.
Dans les zones rurales, où se joue une grande partie de l’avenir éducatif du Niger, chaque salle de classe construite, chaque enseignant formé et chaque élève maintenu à l’école représente un pas vers le développement national.
L’habit fait-il le moine ou, dans ce cas précis, l’éminent professeur ? Pour les autorités nigériennes, la réponse est désormais politique. Ce lundi 30 mars 2026, à Niamey, le ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Mamadou Saidou, a officiellement lancé un concours inédit : la création d’une toge unique pour toutes les universités publiques du pays. L’objectif est d’en finir avec des modèles hérités de l’extérieur afin d’affirmer une identité scientifique typiquement nigérienne.
Lors de l’ouverture de la première session ordinaire de la Conférence des recteurs des universités publiques du Niger (CRUPN), l’ambiance était à la solennité. Si l’ordre du jour portait sur les défis de la recherche et de la modernisation, c’est bien le projet de la « toge nationale » qui a captivé l’attention.
Pour le ministre Mamadou Saidou, le constat est sans appel : les tenues académiques actuelles ne reflètent plus les aspirations du Niger nouveau. À l’heure de la refondation et de la réaffirmation de la souveraineté, le gouvernement souhaite que les enseignants-chercheurs arborent des vêtements puisant dans le patrimoine vestimentaire local.
Le cahier des charges du concours est d’ailleurs très strict : la future toge devra être une création originale, inspirée des traditions nigériennes, tout en évitant de copier des modèles étrangers ou des marques protégées. Il s’agit de rendre au chercheur sa « majesté » tout en célébrant son ancrage dans la culture nationale.
Le professeur Moussa Baragé, président de la CRUPN et recteur de l’Université Abdou Moumouni, a rappelé que la toge n’est pas un simple uniforme. Elle constitue le symbole d’appartenance à une élite du savoir et la reconnaissance de compétences spécifiques. Cependant, cette appartenance ne doit plus se faire au prix d’une déconnexion culturelle.
En harmonisant le costume de toutes les universités publiques du Niger, la CRUPN entend renforcer la cohésion entre les institutions. Le but est de hisser l’université nigérienne au rang de pôle moderne, capable de produire une recherche scientifique alignée sur les priorités de développement du pays.
La session a été marquée par une conférence inaugurale du professeur Abarchi Habibou, figure éminente du CAMES, sur l’origine et l’importance des grades universitaires. Cette mise en perspective historique a permis de souligner que, si les grades sont universels, leur mise en scène peut et doit être locale.
Ce concours de confection n’est donc pas une simple affaire de mode, mais un acte de réappropriation symbolique. En transformant le costume de ses savants, le Niger envoie un message clair : la science est universelle, mais le génie qui la porte a une patrie.
Au-delà du textile, un enjeu de prestige national
Le lancement de cette toge unique intervient dans un climat de profonde transformation des institutions nigériennes. En demandant aux créateurs et couturiers nationaux de repenser l’apparat universitaire, le ministère stimule non seulement l’artisanat local, mais repositionne également l’université comme le miroir de la fierté nationale. Reste à savoir quelle fibre et quel motif remporteront les suffrages pour habiller les maîtres du savoir nigérien lors des prochaines rentrées solennelles.
C’est une réception aux allures de fête nationale qu’a connue la cité du Damagaram ce lundi 30 mars 2026. Sous une chaleur de plomb, mais portés par une ferveur scolaire inédite, les habitants de Zinder ont accueilli le Docteur Élisabeth Shérif. La Ministre de l’Éducation Nationale n’est pas venue pour une simple inspection de routine : elle porte un message de rupture. Son cheval de bataille est de placer les langues maternelles au cœur de la réussite des élèves.
Dès la sortie de l’avion, le ton était donné. Entre les honneurs du Gouverneur de la région et la présence solennelle du Sultan du Damagaram, l’accueil populaire a mobilisé des centaines d’écoliers le long des artères de la ville. Mais derrière le protocole, l’enjeu est profond : il s’agit de réconcilier l’enfant nigérien avec son école en utilisant les mots de son foyer.
La langue maternelle, socle de la qualité
Le prétexte de ce déplacement est la célébration de la 26ᵉ édition de la Journée internationale de la langue maternelle. Pourtant, pour le Ministre Shérif, l’objectif dépasse le cadre symbolique. En intégrant davantage les langues nationales dans les premières années d’apprentissage, le ministère espère briser le mur de l’incompréhension qui freine trop souvent l’acquisition des connaissances de base.
« On n’apprend bien que ce que l’on comprend vite », semble être le leitmotiv de cette mission. Pour les enseignants et les syndicats présents, ce discours résonne comme une volonté de redonner de la substance à l’encadrement pédagogique, tout en valorisant la diversité culturelle du pays.
Un dialogue direct avec les acteurs de terrain
Au-delà des discours officiels, le Ministre a tenu à s’imprégner des réalités locales. En échangeant directement avec les associations de parents d’élèves et les encadreurs, le Docteur Élisabeth Shérif cherche à identifier les blocages qui minent la qualité de l’enseignement dans la région de Zinder.
Le Gouverneur a d’ailleurs réitéré son soutien total à cette démarche, conscient que le développement de la région passe inévitablement par une école plus performante et plus proche des réalités sociales. La cérémonie officielle a ainsi marqué le point de départ d’une série de concertations techniques visant à ajuster les programmes scolaires aux ambitions nationales.
Vers une école de la réussite
Cette visite à Zinder pourrait bien marquer un tournant dans la politique éducative du Niger. En couplant la promotion des langues nationales à l’exigence de qualité, le gouvernement tente de bâtir un système éducatif plus inclusif.
L’heure n’est plus seulement à la scolarisation massive, mais à l’efficacité pédagogique. Si le défi est immense, l’enthousiasme manifesté par la jeunesse du Damagaram ce lundi montre que l’attente est réelle : celle d’une école où chaque enfant, quelle que soit sa langue de départ, a les mêmes chances de réussir.
L’impact social du bilinguisme scolaire
L’introduction renforcée des langues maternelles ne se limite pas à la pédagogie. Elle renforce le lien social entre l’école et la famille. Lorsque les parents constatent que leur langue est respectée et utilisée par l’institution, leur implication dans le suivi scolaire de l’enfant augmente de manière significative. C’est tout l’écosystème éducatif de Zinder qui pourrait, à terme, bénéficier de cette approche plus humaine et plus cohérente.
À l’occasion de la Journée nationale de la Refondation, les autorités nigériennes ont choisi de joindre le geste à la parole en mettant l’accent sur l’environnement et l’éducation citoyenne. À Niamey, une cérémonie de plantation d’arbres organisée à l’école Kouado 2 de Talladjé a réuni responsables administratifs, acteurs du système éducatif et élèves autour d’un même objectif : sensibiliser la jeunesse à la protection de l’environnement.
La ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Elisabeth Sherif, a personnellement pris part à cette activité symbolique, aux côtés du gouverneur de la région de Niamey et des autorités municipales de la capitale.
L’école, nouveau front de la lutte contre la désertification
Au Niger, la désertification et la dégradation des terres constituent des défis majeurs. Chaque année, l’avancée du désert, la coupe du bois et les effets du changement climatique fragilisent davantage les écosystèmes et les zones agricoles. Dans ce contexte, les autorités cherchent à impliquer davantage les écoles dans la sensibilisation environnementale.
La plantation d’arbres dans les établissements scolaires ne relève donc pas seulement d’un geste symbolique. Elle s’inscrit dans une démarche globale visant à inculquer aux élèves des réflexes écologiques dès le plus jeune âge. L’école devient ainsi un espace d’apprentissage, mais aussi un lieu de transmission des valeurs citoyennes liées à la protection de la nature.
En mettant en terre plusieurs plants au sein de l’établissement Kouado 2, les autorités ont voulu montrer que la refondation nationale passe aussi par l’éducation environnementale et la responsabilité collective.
Une mobilisation des autorités et du système éducatif
La cérémonie a rassemblé plusieurs responsables administratifs, des cadres du ministère de l’Éducation nationale, des inspecteurs de l’enseignement ainsi que de nombreux élèves. Cette mobilisation illustre la volonté des autorités de faire de l’école un acteur central des politiques publiques, notamment en matière d’environnement et de civisme.
Lors des différentes interventions, les responsables éducatifs et municipaux ont insisté sur le rôle de l’école dans la formation du citoyen. Selon eux, la protection de l’environnement doit être intégrée dans l’éducation des élèves au même titre que les matières académiques, afin de former une génération consciente des enjeux écologiques du pays.
Au Niger, la notion de refondation ne se limite pas aux réformes institutionnelles ou politiques. Elle englobe également les questions sociales, éducatives et environnementales. La plantation d’arbres organisée dans le cadre de cette journée nationale illustre cette vision élargie : construire le pays ne signifie pas seulement réformer l’État, mais aussi préserver les ressources naturelles et préparer les générations futures.
À travers cette initiative, les autorités nigériennes cherchent donc à associer la jeunesse à la construction d’un Niger plus résilient face aux défis climatiques, démographiques et économiques.
Ainsi , chaque arbre planté dans l’école Kouado 2 de Talladjé rappelle que l’avenir du pays se forge dans l’éducation et dans l’esprit écologique des générations montantes.
Niamey, 23 mars 2026 – Au Niger, les autorités éducatives poursuivent leurs visites de terrain dans le cadre de l’initiative « Une semaine, une école », un programme destiné à valoriser les établissements scolaires et à encourager la qualité de l’enseignement. Cette semaine, c’est la Medersa du camp de la gendarmerie nationale de Yantala qui a été mise à l’honneur lors de la visite de la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Dr Elisabeth Shérif.
Dès son arrivée, la ministre a été accueillie dans une ambiance solennelle marquée par la présence de la fanfare de la gendarmerie nationale. Les responsables de la gendarmerie, les autorités locales ainsi que de nombreux membres de la communauté éducative, notamment les parents d’élèves et les familles des gendarmes, étaient présents pour cette visite officielle.
La cérémonie a débuté par la montée des couleurs, un moment symbolique auquel ont assisté les responsables du ministère de l’Éducation, les syndicats de l’enseignement ainsi que l’association des parents d’élèves. Cette séquence a donné le ton d’une visite placée sous le signe du civisme, de l’éducation et de l’engagement pour l’école nigérienne.
Lors de la cérémonie, la directrice de l’établissement a présenté la Medersa, créée en 1986. L’école accueille aujourd’hui plusieurs centaines d’élèves, dont un nombre important de filles, encadrés par une équipe pédagogique composée d’enseignants et de personnel d’encadrement.
L’établissement s’est notamment distingué par ses résultats scolaires, avec un taux de réussite élevé aux examens de l’année scolaire précédente. Des performances qui, selon les responsables de l’école, sont le fruit du travail des enseignants, de l’encadrement pédagogique et de l’implication des parents d’élèves.
Prenant la parole à son tour, la ministre de l’Éducation nationale a salué les efforts du personnel éducatif, des élèves et des parents. Elle a insisté sur le fait que l’éducation constitue une responsabilité collective qui implique l’État, les enseignants, les familles et l’ensemble de la société.
Elle a également rappelé les efforts entrepris ces dernières années pour améliorer les infrastructures scolaires, notamment la construction de nouvelles salles de classe afin de réduire les effectifs pléthoriques et d’améliorer les conditions d’apprentissage dans les écoles nigériennes.
La visite s’est poursuivie par une tournée des salles de classe, au cours de laquelle la ministre a échangé directement avec les élèves. Elle leur a adressé des conseils axés sur la discipline, le travail, le respect des valeurs civiques, le patriotisme et la recherche de l’excellence scolaire.
À travers cette initiative « Une semaine, une école », les autorités éducatives nigériennes entendent non seulement suivre la situation des établissements scolaires, mais aussi encourager les écoles performantes, motiver les enseignants et sensibiliser les élèves sur l’importance de l’éducation dans le développement du pays.
Une initiative pour valoriser les écoles nigériennes
En définitive, cette visite à la Medersa du camp de la gendarmerie de Yantala s’inscrit dans une politique plus large visant à améliorer la qualité de l’éducation au Niger. L’initiative « Une semaine, une école » apparaît ainsi comme un outil de valorisation des établissements scolaires, mais aussi comme un moyen de rapprocher les autorités éducatives des réalités du terrain.
À Zinder, le sport entre dans les écoles. En effet, le jeudi 5 février 2026, le gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a réceptionné un important lot de ballons destinés à 43 écoles pilotes de la ville. Cette dotation s’inscrit dans le cadre du programme « Football for School », fruit d’un partenariat entre le ministère de l’Éducation nationale et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).
Un ballon pour apprendre et grandir
L’objectif affiché est de promouvoir la pratique du football au sein des établissements scolaires, tout en inculquant aux élèves des valeurs fondamentales comme la discipline, le respect et la citoyenneté. Ainsi, chaque école bénéficiaire reçoit un carton contenant vingt ballons, remis officiellement par le président de la ligue régionale de football de Zinder au gouverneur, avant d’être distribués aux directions des établissements.
« Ce geste permettra aux jeunes de s’entraîner correctement, d’affiner leurs talents et, à terme, de former la relève sportive de notre région », a souligné le président de la ligue régionale. Une déclaration qui traduit aussi l’ambition de transformer le football en véritable levier d’éducation et d’épanouissement pour les jeunes Nigériens.
Le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, accompagné du Directeur Régional Adjoint de l’Éducation Nationale, a exprimé sa gratitude envers la FIFA et le ministère de l’Éducation nationale pour ce soutien concret. Les autorités ont également salué l’engagement des acteurs locaux, qui mettent en place des activités sportives structurées, vecteurs de cohésion sociale et d’esprit citoyen.
Vers une jeunesse formée et citoyenne
Au-delà de la simple distribution de ballons, le programme « Football for School » vise à créer une dynamique durable. Les autorités locales espèrent que cette première vague d’équipements incitera d’autres écoles à s’investir dans le sport scolaire. À long terme, ce dispositif pourrait devenir un véritable moteur de formation, en développant non seulement les talents sportifs, mais aussi les compétences sociales et citoyennes des élèves.
Pour Zinder, et le Niger en général, ce programme ouvre la voie à une nouvelle génération de jeunes leaders, à la fois sur le terrain et dans la société. L’éducation et le sport, deux piliers indissociables pour construire un avenir prometteur.
Au Niger, la réforme du système éducatif poursuit sa trajectoire. Ce vendredi matin, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Dr Élisabeth Shérif, s’est rendue dans deux institutions clés du secteur afin de suivre de près les travaux engagés pour moderniser les programmes d’enseignement et renforcer les outils pédagogiques destinés aux élèves.
Première étape de cette tournée : l’Institut de Formation et d’Appui à l’Éducation Non Formelle (IFAENF), où se déroule une importante réflexion sur l’évolution des contenus pédagogiques. Sur place, la ministre a rencontré les experts et techniciens mobilisés au sein du comité chargé de repenser les programmes d’enseignement.
Le dispositif repose sur trois groupes de travail distincts : l’un dédié au préscolaire et au primaire, un autre au secondaire, et un troisième consacré à l’alphabétisation et à l’éducation non formelle. Chaque équipe avance selon un calendrier précis, établi à partir d’une feuille de route commune visant à adapter l’enseignement aux défis éducatifs actuels du pays.
Au fil des échanges, la ministre a tenu à saluer l’engagement des spécialistes mobilisés pour cette mission stratégique. Elle a également encouragé les différents sous-comités à maintenir le rythme afin de proposer des programmes plus cohérents avec les réalités sociales et pédagogiques du Niger.
Parmi les chantiers prioritaires évoqués lors de la visite, celui de l’éducation non formelle a retenu une attention particulière. Ce dispositif concerne notamment les enfants qui, pour diverses raisons, se retrouvent en dehors du circuit scolaire classique.
Pour Dr Élisabeth Shérif, l’enjeu est désormais d’imaginer des mécanismes plus efficaces pour permettre à ces apprenants de rejoindre plus facilement le système éducatif traditionnel. Autrement dit, renforcer les passerelles entre les structures d’apprentissage alternatives et l’école formelle.
Dans un pays confronté à des défis importants en matière de scolarisation et d’alphabétisation, cette orientation apparaît comme un levier essentiel pour élargir l’accès à l’éducation.
La seconde étape de la visite ministérielle s’est déroulée à l’Institut national de documentation, de recherche et d’animation pédagogique (INDRAP). Cette institution abrite actuellement les travaux d’un comité chargé de concevoir de nouveaux manuels de mathématiques destinés aux élèves des classes de cours d’initiation et de cours préparatoire.
Entourée de plusieurs cadres de son ministère, la ministre a assisté à une présentation détaillée de l’état d’avancement du projet. Les membres du comité ont également remis officiellement le rapport de leurs travaux, étape importante dans le processus d’élaboration de ces supports pédagogiques.
Ces futurs manuels doivent permettre d’améliorer l’apprentissage des bases mathématiques dès les premières années de scolarité, un objectif crucial pour renforcer les compétences fondamentales des élèves.
Cette série de visites s’inscrit dans la feuille de route confiée à la ministre par les autorités nigériennes. L’ambition affichée est claire : renforcer la qualité de l’éducation tout en adaptant les programmes et les méthodes d’enseignement aux besoins du pays.
À moyen et long terme, les autorités espèrent que ces réformes contribueront à améliorer les performances scolaires et à réduire les inégalités d’accès au savoir.
Dans un contexte où l’éducation est de plus en plus considérée comme un pilier du développement, la réussite de ces chantiers de réforme pourrait jouer un rôle déterminant dans la formation des générations futures et dans la transformation du système éducatif nigérien.
Au-delà d’une simple tournée administrative, la visite effectuée ce 2 mars 2026 par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Elisabeth Shérif, dans plusieurs centres passerelles et d’alphabétisation de la région de Niamey, s’inscrit dans une démarche pédagogique assumée : observer, comprendre, ajuster.
Baptisée « Une semaine, une école », l’initiative vise à confronter la politique éducative aux réalités du terrain. Autrement dit, replacer l’école au centre de l’action publique en évaluant concrètement son fonctionnement.
Première étape, le centre SSA/P (Stratégie de Scolarisation Accélérée Passerelle) de l’école Banifondou 2. La cérémonie de montée des couleurs, ponctuée par l’hymne national L’Honneur de la Patrie et celui de l’Alliance des États du Sahel (AES), a donné le ton : ici, l’éducation se conjugue avec citoyenneté.
Selon l’inspectrice en cheffe de service de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle de Niamey 2, Younoussa Fourera Alhassane, l’inspection a enregistré un taux de transfert vers le système formel de 100 % pour l’année 2024-2025. Une performance notable.
Le centre de Banifondou 2 accueille 40 apprenants, dont 19 filles. Il fait partie des dix structures intégralement financées par le budget national dans les 3ᵉ et 4ᵉ arrondissements de Niamey. Ce détail traduit la volonté de l’État de reprendre la main sur un sous-secteur longtemps dépendant des partenaires techniques et financiers.
Alphabétiser pour mieux scolariser
À travers cette tournée – qui a également conduit la ministre aux centres d’alphabétisation des écoles primaires Pays-Bas, Mederssa de Karadjué, Nordiré 1 et Gabougoura –, un message pédagogique se dessine.
En effet, la stratégie actuelle repose sur un principe simple mais structurant : renforcer l’alphabétisation des parents pour soutenir durablement la scolarisation des enfants. L’initiative « Une école, un centre d’alphabétisation », en cours de déploiement, vise précisément cet objectif.
Car l’équation est connue : un parent alphabétisé suit mieux le parcours scolaire de son enfant, valorise l’école et contribue à réduire l’abandon précoce.
Longtemps considérée comme un dispositif périphérique, l’éducation non formelle retrouve aujourd’hui une place centrale dans la politique éducative nigérienne.
La ministre a salué le travail des cadres de la direction de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, soulignant leur rôle dans le renforcement de la présence de l’État. Par ailleurs, elle a rappelé l’augmentation progressive de l’enveloppe budgétaire allouée à ce sous-secteur.
Ainsi, l’enjeu dépasse la seule gestion administrative. Il s’agit de structurer un continuum éducatif capable d’absorber les enfants déscolarisés ou jamais scolarisés et de leur offrir une seconde chance.
Une pédagogie de proximité
À chaque étape, Elisabeth Shérif a encouragé encadreurs et apprenants, insistant sur l’importance d’un accompagnement constant. Cette posture traduit une approche de proximité : écouter les acteurs, valoriser les résultats et corriger les failles.
Dans un pays où les défis éducatifs demeurent immenses – croissance démographique rapide, disparités régionales, contraintes budgétaires – la consolidation des centres passerelles apparaît comme un levier stratégique.
Un pari sur l’avenir
En définitive, cette tournée ministérielle révèle une orientation claire : faire de l’alphabétisation un socle de transformation sociale.
Car au Niger, l’école ne se limite pas à la transmission des savoirs. Elle représente un outil de cohésion nationale et de développement.
Reste désormais à mesurer l’impact réel de ces dispositifs sur les taux de scolarisation et d’alphabétisation. Mais une chose est acquise : en plaçant le terrain au cœur de sa démarche, le ministère affiche une volonté de réforme ancrée dans la réalité.
Dans le cadre de son initiative « Une semaine, une école », la ministre de l’Éducation nationale s’est rendue ce lundi 23 février 2026 au Prytanée Militaire de Niamey. Plus qu’une simple visite de routine, ce déplacement souligne l’ambition de Niamey de forger une élite intellectuelle et militaire au service de la souveraineté continentale.
Le rituel est immuable, mais l’émotion était palpable ce lundi matin. Sous le soleil de Niamey, la levée des couleurs a marqué le début d’une journée riche en symboles. Accueillie par le Colonel Mamane Mahirou Rabiou, commandant de l’institution, la ministre de l’Éducation nationale, Dr Elizabeth Shérif, n’est pas là uniquement pour constater les infrastructures. Elle est venue saluer un modèle de réussite qui fait la fierté du pays.
Pour la ministre, le Prytanée Militaire ne forme pas seulement des soldats, mais les architectes de l’Afrique de demain. S’adressant aux enfants de troupe avec une solennité remarquée, elle a insisté sur leur rôle historique :
« Vous êtes les futurs officiers qui porterez haut l’image de l’Afrique. Votre mission est d’insuffler à vos frères et sœurs l’amour de la patrie pour faire de notre continent un moteur de paix, de solidarité et de prospérité. »
Dans un contexte sahélien où la question sécuritaire est liée à l’éducation, ce message résonne comme un appel à la « dignité retrouvée », une thématique chère aux autorités de la transition.
Le « 100 % de succès » : le secret d’une rigueur sans faille
Loin d’être un simple slogan, l’excellence au Prytanée se traduit par des chiffres concrets. Le Colonel Mahirou a profité de cette tribune pour rappeler les résultats exceptionnels de l’année écoulée : 100 % de réussite à tous les examens.
Ce score parfait n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une alliance entre discipline militaire et exigence académique. « Ce n’est pas une fin en soi, mais une responsabilité supplémentaire pour des citoyens moralement solides », a martelé le commandant de l’école.
Créé en 1996, le Prytanée Militaire de Niamey confirme son statut de pôle d’excellence sous-régional. Sur les 800 élèves que compte l’établissement, 118 viennent de pays amis, avec une présence notable de cadets issus de l’ Alliance des États du Sahel (AES).
Cette mixité renforce l’idée d’une défense commune et d’une fraternité d’armes dès le plus jeune âge, faisant de Niamey le creuset d’une nouvelle génération de cadres africains unis par un destin commun.
En somme, la ministre a retracé l’histoire de l’école, dialogué avec les enseignants et salué l’institution dans le Livre d’Or. Symbole d’excellence sous double tutelle, le Prytanée Militaire demeure ainsi une référence éducative nationale, alliant rigueur militaire et performances académiques
Le Comité exécutif de l’Union des Étudiants Nigériens à l’Université de Zinder (UENUZ) vient de brandir la menace d’une paralysie du campus. En exigeant le règlement de leurs arriérés d’allocations sous quatre jours, les étudiants de la deuxième ville du pays pointent du doigt une gestion à deux vitesses de l’enseignement supérieur.
La trêve sociale est-elle en train de vaciller sur les rives de l’Université André Salifou (UAS) ? Ce lundi 16 février 2026, l’ambiance est montée d’un cran à Zinder. En effet, le syndicat étudiant local, l’UENUZ, a officiellement lancé un compte à rebours de 96 heures à l’endroit de l’Agence nationale des bourses (ANAB). Si d’ici le jeudi 19 février à minuit, les virements ne sont pas effectifs, le campus pourrait basculer dans une phase d’actions directes.
Le spectre de la « discrimination »
Au cœur du litige : le versement des bourses et aides sociales au titre de l’année académique 2023-2024. Pour les responsables syndicaux, la coupe est pleine. Alors que leurs camarades de Niamey et des autres centres universitaires du pays auraient déjà perçu leur précieux pécule, les étudiants de Zinder se disent « oubliés » par l’administration centrale.
Par ailleurs, cette situation, qualifiée de « traitement discriminatoire », alimente un sentiment d’amertume dans une région où le coût de la vie et les difficultés de logement pèsent lourdement sur le quotidien des apprenants. Pour beaucoup, la bourse n’est pas un luxe, mais un filet de sécurité vital pour poursuivre leur cursus.
Un test pour le dialogue social
D’ailleurs, en fixant ce délai de 96 heures, le bureau exécutif de l’UENUZ place le ministère de l’Enseignement supérieur face à ses responsabilités. L’appel à l’unité et à la solidarité lancé par le syndicat suggère que la mobilisation pourrait s’étendre au-delà de simples sit-in si le mutisme des autorités persiste.
« Nous ne réclamons que l’équité. Pourquoi Zinder devrait-elle attendre quand les autorités s’occupent déjà des autres ? », s’interroge un délégué syndical sous couvert d’anonymat.
Vers une paralysie du campus ?
Si les revendications estudiantines sont fréquentes au Niger, cette mobilisation intervient toutefois dans un contexte de refondation nationale, où la stabilité des institutions est scrutée de près. Dès lors, une question demeure : le gouvernement saura-t-il désamorcer la bombe sociale avant l’expiration de l’ultimatum ce jeudi ?
Pour l’heure, le comité exécutif de l’UENUZ affirme se réserver le droit d’utiliser “tous les moyens légaux” pour obtenir gain de cause. Cependant, cette formule, dans le jargon syndical nigérien, laisse présager des grèves de cours ou des manifestations de rue.
Diffa, 9 février 2026 – Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Saidou Mamadou, a entamé ce lundi une visite de travail dans la région de Diffa. Prévue pour s’étendre jusqu’au 13 février, cette mission s’inscrit dans le cadre du suivi des politiques publiques du secteur et du renforcement de l’appui de l’État aux universités régionales.
Un accueil officiel à l’aéroport de Diffa
À son arrivée à l’aéroport Tandja Mamadou, le ministre a été accueilli par le gouverneur de la région, le général de division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, entouré de plusieurs autorités administratives, coutumières et sécuritaires. Étaient notamment présents le recteur de l’Université de Diffa, Dr Moussa Mamoudou Boubacar, le secrétaire général de la région, le chef de canton de la Komadougou, ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité et des services techniques de l’État.
Cette mobilisation traduit l’importance accordée à une visite placée sous le signe de la concertation entre l’administration centrale et les acteurs locaux de l’enseignement supérieur.
Évaluer les infrastructures et les conditions académiques
Durant son séjour, le ministre Saidou Mamadou prévoit de visiter plusieurs infrastructures universitaires, achevées ou en cours de réalisation. Ces déplacements sur le terrain visent à apprécier l’état d’avancement des chantiers, mais aussi à identifier les contraintes auxquelles font face les établissements dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et logistiques.
Des rencontres avec les responsables académiques, les enseignants-chercheurs et les étudiants sont également au programme, afin d’échanger sur les conditions d’enseignement, de recherche et d’innovation à l’Université de Diffa.
Les Doctorales, temps fort de la mission ministérielle
Moment central de cette visite, le ministre procédera le 11 février à l’ouverture officielle de la quatrième édition des Doctorales de l’Université de Diffa, sur le campus universitaire. Par ailleurs, cette rencontre scientifique réunira doctorants, chercheurs et experts autour du thème de la gestion durable des écosystèmes et de la souveraineté alimentaire, une problématique majeure pour le Niger.
À travers cet événement académique, les autorités entendent valoriser la recherche scientifique comme levier de développement, en lien avec les priorités nationales et les réalités environnementales du pays.
En somme, la mission du ministre à Diffa illustre la volonté du gouvernement de rééquilibrer l’offre d’enseignement supérieur et de renforcer les capacités des universités régionales. Dans un contexte où l’éducation et la recherche sont des piliers de la résilience nationale, cette visite se veut à la fois un acte de suivi, d’écoute et de projection.
Timia, 9 février 2026 – La commune rurale de Timia a accueilli, ce lundi, une cérémonie placée sous le signe de l’éducation et de la solidarité. L’Administrateur délégué (AD) de la commune, Mohamed Atouchec, a présidé la réception d’un important lot de fournitures scolaires offert par la société d’orpaillage Timia Vert Or, destiné à trois établissements scolaires de la localité.
Composées de matériels pédagogiques essentiels, ces fournitures visent à améliorer les conditions d’apprentissage dans des établissements confrontés à des besoins structurels persistants. À travers ce don, la société Timia Vert Or affirme ainsi sa volonté de contribuer, au-delà de ses activités économiques, au développement social et éducatif de la commune.
La cérémonie s’est déroulée en présence des responsables éducatifs locaux, des autorités communales et d’une population venue nombreuse saluer cette initiative.
Une reconnaissance officielle au nom de la commune
Prenant la parole, l’Administrateur délégué a exprimé la gratitude des populations de Timia à l’endroit du donateur. À cette occasion, il a décerné un témoignage de satisfaction au président-directeur général de Timia Vert Or, en reconnaissance des services rendus à la commune.
Ce geste symbolique traduit, selon l’AD, l’importance d’un partenariat responsable entre acteurs économiques et collectivités locales, notamment dans des zones où l’accès aux ressources éducatives demeure un défi majeur.
Le message des autorités nationales transmis à la population
Au cours de la cérémonie, Mohamed Atouchec a également transmis à la population les salutations et encouragements des plus hautes autorités du pays, au premier rang desquelles le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, ainsi que celles du Gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa.
Un message destiné à rappeler l’attention portée par l’État à l’éducation et au développement local, en particulier dans les communes rurales.
Un appel à une gestion responsable des dons
En clôture, l’Administrateur délégué a exhorté les Comités de gestion des établissements scolaires (CGDES) bénéficiaires à faire preuve de rigueur et de responsabilité dans l’utilisation des fournitures reçues. Il a insisté sur la nécessité d’une gestion sereine et transparente, afin que ces équipements profitent durablement aux élèves.
À Timia, cette initiative illustre ainsi le rôle que peuvent jouer les acteurs locaux dans le soutien à l’école, dans un contexte où l’éducation reste un levier central du développement communal et national.