février 2026 - Page 2 sur 2 - Journal du Niger

Niger : Abdoulaye Seydou en visite au marché Dolé et chez Adelco

À Niamey, le gouvernement nigérien multiplie les inspections de terrain. Dimanche 1ᵉʳ février, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a sillonné les marchés, les rizeries et les boulangeries de la capitale. Une sortie dominicale pour rassurer les consommateurs et mettre en garde contre la spéculation, alors que le mois de ramadan approche à grands pas.

 

C’est ce qu’on appelle une « descente de terrain » musclée. À Niamey, le dimanche n’a pas été de tout repos pour Abdoulaye Seydou. En effet, le ministre du Commerce et de l’Industrie, accompagné du président régional de la Chambre consulaire, a entamé sa tournée au cœur du marché Dolé, le poumon alimentaire de la ville.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Entre les étals de légumes, les quartiers de viande et les poissonneries, l’objectif est d’aller au contact direct des grossistes et des détaillants. Le message est simple mais ferme : la disponibilité des produits ne doit pas servir de prétexte à une flambée des prix, un phénomène trop souvent observé à l’approche de la rupture du jeûne.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Cap sur la souveraineté alimentaire

Mais l’offensive ministérielle ne s’arrête pas aux prix. Elle touche aussi à la souveraineté alimentaire, un pilier de la politique actuelle au Niger. En visitant les unités de la société Adelco, spécialisée dans la transformation du riz local, le ministre a voulu marquer des points sur le terrain du « consommer nigérien ».

Décorticage, empaquetage, stockage… Abdoulaye Seydou a inspecté chaque étape de la chaîne. Pour le gouvernement, l’enjeu est de prouver que la résilience économique du pays passe par les rizières nationales, capables de répondre à la demande croissante des ménages pendant le mois béni sans dépendre exclusivement des importations.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Hygiène et santé : « Ce n’est pas négociable »

Enfin, la tournée a pris une tournure plus inattendue avec des visites inopinées dans plusieurs boulangeries de Niamey. Là, le ton s’est fait plus sévère. Propreté des installations, qualité de la farine et même tenues de travail des ouvriers ont été passées au crible.

Le ministre a été catégorique : « Le pain est omniprésent dans le quotidien des Nigériens, sa production ne peut se faire au mépris des règles d’hygiène. La santé des Nigériens n’est pas négociable », a-t-il déclaré.

À travers cette série de contrôles, Niamey envoie un signal clair : l’État entend jouer son rôle de gendarme, tant sur le front du portefeuille que sur celui de l’assiette. Une manière de promettre aux citoyens un ramadan 2026 sous haute surveillance.

Niger : Le ministre du Commerce inspecte les stocks avant le Ramadan

Le ministre du Commerce, Abdoulaye Seydou, a inspecté les stocks des grands distributeurs le 31 janvier. Une opération de communication et de contrôle qui vise à garantir la stabilité des prix alors que la pression inflationniste inquiète les ménages.

 

À quelques semaines du début du ramadan, période de forte consommation et de tensions traditionnelles sur les marchés, le gouvernement nigérien tente de reprendre la main sur le calendrier des prix. C’est dans ce contexte précis que, samedi 31 janvier, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a mené une « visite de terrain » aux allures d’inspection générale dans les entrepôts et les grandes surfaces de la capitale.

Accompagné d’une délégation de cadres de son cabinet, le ministre a parcouru les zones stratégiques de stockage de la zone industrielle. Ainsi, de la société Champion, fleuron local de la production de sucre et de condiments, aux hangars des géants de l’importation comme Oriba ou Oudou Younoussa, l’objectif était double : vérifier physiquement l’existence des stocks et envoyer un message de fermeté aux intermédiaires.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

L’obsession du « ramadan zéro stress »

Riz, huile, sucre, lait, pâtes alimentaires : la liste des produits inspectés correspond au panier de base des foyers nigériens. Pour les autorités, l’enjeu est autant social que politique. En effet, dans un pays où le pouvoir d’achat reste fragile, l’envolée des prix lors du mois sacré est chaque année un sujet de mécontentement majeur.

« L’objectif est de s’assurer de la disponibilité des produits et de veiller à la stabilité des prix », a martelé le ministre. Sur les sites visités, le constat se veut rassurant. Les opérateurs économiques semblent avoir anticipé la demande en multipliant les commandes massives. Un « sens du patriotisme » salué par Abdoulaye Seydou, qui a toutefois assorti ses félicitations d’une exhortation à la solidarité, demandant explicitement aux commerçants de baisser leurs marges en cette période de spiritualité.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Un dialogue sous surveillance

Cette tournée n’est que la première étape d’une stratégie de surveillance plus large. Au-delà des visites de courtoisie dans les entrepôts rutilants, le ministère du Commerce entend instaurer un « dialogue sincère et constructif » avec les acteurs de la grande distribution. En d’autres termes, c’est une manière diplomatique de rappeler que l’État garde un œil sur les rayons pour protéger le panier de la ménagère.

Mais au-delà de la volonté affichée d’un ramadan « zéro stress », le défi reste entier. Si les stocks sont présents, la fluidité de la distribution et la lutte contre la spéculation sauvage dans les marchés de quartier restent les véritables juges de paix de l’action gouvernementale. C’est pourquoi le gouvernement fait le pari que la proximité affichée aujourd’hui suffit à discipliner un marché souvent imprévisible.