À Niamey, les plaques de rues racontent désormais une histoire. Mardi 17 février 2026, la Ville a officiellement rebaptisé la Rue NB 62, qui porte désormais le nom de Rue Tondo Djalley. Un geste symbolique, mais lourd de sens, dans un contexte où les autorités entendent renforcer l’ancrage des valeurs culturelles et historiques dans l’espace urbain.
La cérémonie a été présidée par l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, le Colonel Boubacar Soumana Garanké, en présence de responsables administratifs et de riverains venus assister à l’événement.
Changer le nom d’une rue peut sembler anodin. Pourtant, dans une capitale en pleine mutation, ces décisions participent à la construction d’une mémoire collective. En choisissant d’honorer Tondo Djalley, la municipalité entend inscrire durablement dans le paysage urbain le souvenir d’une personnalité dont l’engagement a marqué l’histoire locale.
À travers cette démarche, la Ville de Niamey affirme sa volonté de faire de l’espace public un lieu de transmission. Les plaques deviennent ainsi des repères culturels, rappelant aux habitants les figures qui ont contribué à façonner l’identité nationale.
Ce baptême s’inscrit dans un programme plus large de dénomination des voies publiques, engagé dans le cadre de la politique de refondation prônée par les plus hautes autorités du pays. L’objectif affiché est clair : valoriser les références culturelles et historiques nationales, tout en renforçant le sentiment d’appartenance.
Pour les autorités municipales, il ne s’agit pas seulement de remplacer des codes administratifs par des noms propres. Il est question de redonner du sens aux espaces de vie quotidienne et de créer un lien entre passé et présent.
Dans de nombreuses capitales africaines, la question des noms de rues dépasse la simple signalisation. Elle interroge la mémoire, l’héritage et la place accordée aux figures locales dans l’histoire officielle.
À Niamey, la transformation de la Rue NB 62 en Rue Tondo Djalley illustre cette volonté de rééquilibrage symbolique. Elle rappelle que la ville n’est pas seulement un lieu d’habitation, mais aussi un espace de mémoire et d’expression culturelle.
En gravant un nom dans la pierre et sur les plaques métalliques, la municipalité fait le choix d’inscrire une trajectoire individuelle dans le patrimoine collectif. Un acte discret, mais porteur d’une ambition plus large : transmettre aux générations futures les repères de leur identité.
À Niamey, la photographie devient un pont entre les cultures. Depuis le 6 février et jusqu’au 31 mars, le Radisson Blu Hotel & Conference Center, Niamey accueille une exposition consacrée à la beauté du Niger, fruit du travail croisé de la photographe nigérienne Apsatou Bagaya et de l’Américaine Tracy Beattie.
Organisée avec le soutien de l’Ambassade du Royaume-Uni au Niger, cette initiative propose bien plus qu’une simple galerie d’images : elle invite à redécouvrir le pays à travers deux sensibilités différentes mais complémentaires.
Souvent résumé à ses défis sécuritaires ou climatiques, le Niger se dévoile ici sous un autre jour. Les photographies exposées mettent en avant la richesse des paysages, la force des traditions et la beauté des scènes du quotidien.
Des dunes baignées de lumière aux marchés animés, en passant par des portraits empreints de dignité, chaque cliché raconte une histoire. L’exposition montre un Niger vivant, coloré, profondément humain.
Le regard d’Apsatou Bagaya, ancré dans la réalité locale, saisit des instants intimes et familiers. Celui de Tracy Beattie apporte une perspective extérieure, attentive aux détails et aux contrastes. Ensemble, leurs œuvres composent un dialogue visuel où la lumière devient langage commun.
Au-delà de l’aspect culturel, l’événement illustre aussi la place croissante de l’art dans les relations internationales. En soutenant cette exposition, l’Ambassade du Royaume-Uni met en avant la coopération culturelle comme outil de rapprochement entre les peuples.
Le choix du Radisson Blu, espace moderne et ouvert au public, renforce la volonté d’offrir un cadre accessible et convivial. Les visiteurs, qu’ils soient Nigériens ou expatriés, peuvent ainsi découvrir une autre facette du pays dans un lieu emblématique de la capitale.
Pour beaucoup de visiteurs, cette exposition agit comme un rappel : la beauté du Niger ne se limite pas à ses paysages naturels. Elle réside aussi dans les visages, les gestes simples, les couleurs des étoffes et la lumière du Sahel.
La photographie devient alors un acte de mémoire et de valorisation. Elle permet de préserver des instants, mais aussi de transmettre une image positive du pays, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières.
À travers leurs objectifs, Apsatou Bagaya et Tracy Beattie montrent aussi que le Niger ne se raconte pas seulement par des chiffres ou des rapports. Il se vit, se regarde et se ressent.
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Galatasaray – Juventus, 17 février
Lors des quatre premières journées de la phase de ligue, Galatasaray a engrangé neuf points et s’est hissé dans le top 8, sans toutefois parvenir à consolider sa position et terminant finalement à la 20ᵉ place. Les « Lions » sont actuellement en grande forme, revigorés après trois victoires de rang en février (10-1), et souhaitent consolider leur avantage avant leur déplacement à Turin. À noter que lors de la phase de ligue, Galatasaray a battu Liverpool (1-0) et fait match nul contre l’Atlético (1-1).
En Ligue des champions, la Juventus a affronté Galatasaray à six reprises avec un seul triomphe à son compteur. Cependant, l’équipe de Luciano Spalletti possède le talent et le caractère nécessaires pour améliorer ces statistiques. Le match contre la Lazio en a été un bon exemple : les Turinois ont dominé la rencontre, ont concédé deux buts déplorables, mais ont su arracher l’égalisation dans le temps additionnel. Luciano Spalletti s’est renchéri après la partie : « C’était une top performance de notre part », et a salué la réaction et le caractère de ses joueurs. Cette saison, la « Vieille Dame » ne pourra pas prétendre au sacre en Serie A, la Ligue des champions restant la seule occasion pour elle d’affirmer ses ambitions.
V1 – 3,635, X – 3,655, V2 – 2,143.
Benfica – Real Madrid, 17 février
Pour une énième fois, le principal tournoi de clubs européen mettra aux prises Benfica et le Real Madrid. Lors du match de la 8ᵉ journée de la phase de ligue, le but d’Anatolii Trubin dans le temps additionnel a offert la victoire (4-2) à l’équipe de Lisbonne et lui a permis de tirer son épingle du jeu. Benfica a ainsi prouvé qu’elle était capable de rivaliser avec le club royal. Cependant, la formation aux 15 titres abordera le prochain match avec une concentration maximale. Álvaro Arbeloa devrait être privé de plusieurs joueurs importants : Jude Bellingham, Raúl Asensio, Rodrygo, Éder Militão et Antonio Rüdiger.
Dans cette rencontre, le duel des entraîneurs se révèle crucial. Álvaro Arbeloa a été interrogé sur ce qu’est le « Mourinhisme » et pourquoi il y est si sensible. Il a répondu : « C’est une façon particulière d’agir : toujours affronter les difficultés et ne pas avoir peur d’être soi-même. J’essaie autant que possible d’être un « mourinhiste ». » José Mourinho a également parlé très chaleureusement de l’Espagnol : « Pour moi, Arbeloa est un ami, pas seulement un footballeur. Il incarne la passion pour le métier, l’amour du club, le dévouement à l’équipe et à ses objectifs. » Il est rare d’entendre des propos aussi élogieux de la part du « Special One » à propos de quelqu’un d’autre que lui-même.
V1 – 3,8, X – 4,04, V2 – 1,981.
AS Monaco – Paris Saint-Germain, 17 février
Le Paris Saint-Germain, partenaire officiel de 1xBet, passera par un repêchage pour la deuxième saison d’affilée. La saison dernière, cela avait été perçu comme un signe de crise. Cependant, le groupe de Luis Enrique avait alors réalisé un retournement de situation spectaculaire et avait soulevé le trophée de Ligue des champions pour la première fois de son histoire. Il est symbolique que les Parisiens aient entamé leur parcours vers les barrages face à Brest, autre représentant de la Ligue 1.
Monaco navigue sur des eaux troubles : en janvier, l’équipe n’a remporté que deux de ses sept matchs et continue d’afficher des résultats mi-figue mi-raisin. Cependant, les Monégasques savent faire passer leurs rivaux à la moulinette chez eux, comme le confirment bien les statistiques. En championnat, Monaco a partagé les points avec Manchester City (2-2), Tottenham (0-0) et la Juventus (0-0), et a dominé Galatasaray sur le plus petit des scores (1-0). Par ailleurs, les hommes de Sébastien Pocognoli se sont offerts un succès étriqué 1-0 lors de leur dernier choc contre le Paris Saint-Germain.
V1 – 5,94, X – 4,62, V2 – 1,585.
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À Alger, la poignée de main était lourde d’enjeux. Lundi, au Palais de la Présidence, le chef de l’État nigérien Abdourahamane Tiani et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune ont tenu une séance de travail à huis clos, avant d’afficher une convergence de vues sur l’essentiel : sécurité, coopération économique et relance d’un projet énergétique longtemps attendu, le Gazoduc transsaharien.
Au-delà des formules diplomatiques, la rencontre marque une étape importante dans la recomposition des alliances régionales au Sahel et en Afrique du Nord.
Le gazoduc transsaharien, pièce maîtresse d’un partenariat renouvelé
Moment fort de la visite : l’annonce officielle du lancement, après le mois de Ramadan, des travaux du Gazoduc transsaharien (TSGP). Selon le président Tebboune, un accord a été conclu pour démarrer la construction de cette infrastructure stratégique qui traversera le territoire nigérien. Le projet sera piloté par la compagnie nationale algérienne Sonatrach, chargée de la pose de la conduite.
Ce gazoduc vise à relier les ressources gazières du Nigeria à l’Algérie, en passant par le Niger, pour ensuite approvisionner les marchés européens. Pour Niamey, il s’agit d’une opportunité majeure : droits de transit, emplois directs et indirects, développement d’infrastructures connexes et positionnement du pays comme carrefour énergétique régional.
Longtemps évoqué sans aboutir, le TSGP semble désormais entrer dans une phase concrète. Dans un contexte de forte demande énergétique mondiale, le projet pourrait redessiner la carte énergétique du continent.
Si l’économie a occupé le devant de la scène, la sécurité est restée au cœur des discussions. Les deux chefs d’État ont insisté sur la nécessité d’une concertation stratégique renforcée face aux menaces qui pèsent sur la région sahélienne.
Pour le Niger, confronté à des défis sécuritaires persistants, le partenariat avec l’Algérie — acteur clé en Afrique du Nord — constitue un appui diplomatique et stratégique important. Alger, de son côté, voit dans la stabilité du Sahel un enjeu direct pour sa propre sécurité nationale.
La coopération bilatérale s’inscrit ainsi dans une logique de prévention des crises et de consolidation de la paix régionale.
Au terme de cette visite officielle de travail et d’amitié, le président Abdourahamane Tiani a regagné Niamey dans la soirée du 16 février 2026. L’avion présidentiel a atterri à 21 h 35 à l’Aéroport international Diori Hamani.
À sa descente d’avion, les membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, le Premier ministre Mahamane Lamine Zeine, ainsi que plusieurs membres du gouvernement et hauts responsables administratifs l’ont accueilli.
Cet accueil protocolaire traduit l’importance accordée à cette mission diplomatique, perçue comme un tournant dans les relations entre Niamey et Alger.
Au-delà du gazoduc, les deux pays entendent aussi approfondir leurs échanges dans les domaines économique, énergétique et institutionnel. Pour le Niger, diversifier ses partenariats et renforcer ses liens régionaux apparaît comme une priorité stratégique.
Par ailleurs, la relance du TSGP pourrait devenir le symbole d’une nouvelle phase de coopération sahélo-maghrébine, fondée sur des intérêts communs et une vision partagée du développement.
Reste désormais à traduire les engagements politiques en réalisations concrètes. Car dans la région, les projets structurants ont souvent buté sur les réalités sécuritaires et financières. Cette fois, Alger et Niamey affichent leur détermination à passer à l’acte.
Le pasteur et militant américain Jesse Jackson est décédé mardi 17 février 2026 à l’âge de 84 ans, selon un communiqué de sa famille. Proche collaborateur du révérend Martin Luther King Jr., il aura incarné, durant plus d’un demi-siècle, l’une des voix les plus constantes du combat pour l’égalité raciale aux États-Unis.
Sa disparition marque la fin d’un chapitre essentiel de l’histoire contemporaine américaine, celui des luttes pour les droits civiques dont il fut à la fois un héritier et un acteur de premier plan.
Né en 1941 en Caroline du Sud, Jesse Jackson s’engage très tôt dans la défense des Afro-Américains confrontés à la ségrégation et aux discriminations systémiques. Dans les années 1960, il rejoint le cercle rapproché de Martin Luther King Jr., participant à plusieurs campagnes emblématiques pour les droits civiques.
Après l’assassinat de ce dernier en 1968, Jackson refuse de voir le mouvement s’essouffler. Il fonde l’organisation Rainbow PUSH Coalition, destinée à promouvoir la justice sociale, l’accès à l’éducation, la lutte contre la pauvreté et la représentation politique des minorités.
Sa stratégie repose sur une conviction simple : la mobilisation populaire peut infléchir les décisions politiques. Cette ligne directrice guidera toute sa carrière.
Dans les années 1980, Jesse Jackson se présente à deux reprises à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle américaine. S’il n’accède pas à la Maison-Blanche, sa candidature ouvre une brèche : jamais auparavant un Afro-Américain n’avait mobilisé une telle coalition électorale à l’échelle nationale.
Son discours, centré sur l’égalité des chances et la justice économique, dépasse alors la seule question raciale. Il s’adresse aux classes populaires, aux travailleurs précaires et aux communautés marginalisées, cherchant à fédérer au-delà des clivages identitaires.
Une influence qui dépasse les frontières américaines
L’empreinte de Jesse Jackson ne se limite pas aux États-Unis. Son engagement en faveur de la dignité humaine trouve un écho sur plusieurs continents, notamment en Afrique.
En Côte d’Ivoire, un stade situé à Yopougon porte son nom, symbole de la reconnaissance internationale de son combat. Cette distinction illustre la portée universelle de son message : l’égalité n’est pas une revendication locale, mais un principe fondamental.
Dans le communiqué annonçant son décès, sa famille souligne qu’il s’est éteint « en paix, entouré des siens ». Elle rappelle également que son engagement « en faveur de la justice, de l’égalité et des droits humains a contribué à façonner un mouvement mondial pour la liberté et la dignité ».
Ces mots résument le parcours d’un homme dont la voix, souvent ferme, parfois controversée, n’a jamais cessé d’interpeller le pouvoir.
Une mémoire vivante
À l’heure où les débats sur les discriminations raciales, les inégalités sociales et la représentation politique demeurent d’actualité, l’héritage de Jesse Jackson apparaît plus que jamais d’une brûlante pertinence.
Son parcours témoigne d’une réalité historique : les conquêtes sociales ne sont jamais acquises définitivement. Elles exigent aussi une vigilance constante et un engagement renouvelé.
Avec sa disparition, c’est une figure majeure du XXᵉ siècle qui s’éteint. Mais son combat, lui, continue de nourrir les aspirations à l’égalité à travers le monde.
Le ministre du Pétrole, Hamadou Tinni, a dévoilé ce mardi 17 février sa feuille de route stratégique. Entre transparence accrue et nationalisation des compétences, Niamey entend transformer l’or noir en un levier de développement structurel pour les années à venir.
Au Niger, l’industrie extractive ne doit plus seulement alimenter les caisses de l’État, elle doit devenir le moteur d’une transformation profonde de l’économie nationale. C’est, en substance, le message porté par Hamadou Tinni, ministre du Pétrole, lors de la présentation de sa feuille de route à ses collaborateurs, ce mardi.
S’inscrivant dans la lignée de la « Charte de la Refondation », ce nouveau cap opérationnel place la souveraineté et la bonne gouvernance au sommet des priorités ministérielles. Pour le gouvernement, l’enjeu est de taille : passer d’une économie de rente à une gestion rigoureuse et durable des ressources pétrolières.
Loin des déclarations d’intention, le ministre a insisté sur une approche pragmatique, fondée sur la « gestion axée sur les résultats ». Ainsi, la nouvelle stratégie s’accompagne d’indicateurs de performance précis et d’outils de suivi rigoureux. Par ailleurs, l’objectif affiché est de consolider les équilibres budgétaires du pays tout en optimisant l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction à la distribution.
Cette ambition se décline en six piliers stratégiques, allant de la maîtrise technique à la transparence absolue. Le ministre souhaite notamment renforcer le cadre institutionnel pour limiter les risques financiers et environnementaux, souvent pointés du doigt dans les pays producteurs.
L’un des points saillants de cette feuille de route réside dans la promotion du « contenu local ». Niamey veut accélérer la mobilisation des compétences nigériennes tout en maintenant une ouverture contrôlée à l’expertise internationale. Cette stratégie vise à ce que les retombées du pétrole ne s’arrêtent pas aux portes des sites de forage, mais profitent directement aux entreprises et à la main-d’œuvre locale.
Enfin, Hamadou Tinni a placé la « redevabilité publique » au cœur de son action. Dans un secteur traditionnellement opaque, le Niger fait le pari de la transparence pour garantir que la richesse pétrolière serve effectivement à la transformation structurelle du pays.
Sous l’impulsion du Général de Division Mohamed Toumba, le Niger a lancé ce 16 février le concours de recrutement de 60 bourses pour l’Institut Mohammed VI de Rabat. Entre diplomatie religieuse et lutte contre l’extrémisme, Niamey mise sur la formation d’une élite d’oulémas certifiés.
Le Palais des examens de Niamey a vibré, ce lundi 16 février 2026, au rythme de la théologie et de la science coranique. En effet, sous la supervision du Secrétaire Général Adjoint du ministère de l’Intérieur, les autorités ont donné le coup d’envoi d’un test de sélection très attendu. Ils sont 113 candidats, dont quatre femmes, à briguer l’un des 60 précieux sésames offerts par le Royaume chérifien pour rejoindre le prestigieux Institut Mohammed VI de formation des imams, morchidines et morchidates de Rabat.
Rabat, le nouveau pôle d’excellence pour le clergé nigérien
L’enjeu de ce concours dépasse largement le simple cadre académique. Pour le Ministre d’État, le Général Mohamed Toumba, il s’agit de structurer la pratique religieuse au Niger en s’appuyant sur le « modèle marocain », réputé pour son équilibre et son ancrage dans un islam de juste milieu.
Ainsi, pendant leur séjour à Rabat, les lauréats s’immergeront dans l’étude approfondie de l’imamat, de la psalmodie du Coran et des sciences islamiques transversales. Par ailleurs, l’objectif est limpide : former des guides capables de porter un discours de paix et de cohésion sociale à leur retour au pays.
La diplomatie du savoir : un rempart contre l’obscurantisme
Cette initiative s’inscrit également dans une coopération sécuritaire et culturelle renforcée entre Niamey et Rabat. En déléguant la formation de ses oulémas à un institut de renommée mondiale, le Niger cherche à :
Standardiser le prêche : éviter les dérives radicales en dotant les prédicateurs d’un bagage intellectuel et théologique solide.
Renforcer l’autorité de l’État : en formant des cadres religieux officiellement reconnus et certifiés.
Féminiser le conseil religieux : bien que timide, la présence de candidates (4) souligne la volonté d’intégrer les femmes dans la guidance morale et l’éducation spirituelle (morchidates).
Le Secrétaire Général Adjoint du ministère de l’Intérieur a rappelé que ces boursiers sont les ambassadeurs du Niger. « Il s’agit de choisir les meilleurs pour qu’ils puissent valablement représenter le pays et revenir servir la communauté », a-t-il précisé.
À l’heure où le Sahel fait face à des défis sécuritaires complexes, le contrôle de la formation religieuse apparaît comme un levier stratégique de stabilité. Finalement, les 60 élus de cette promotion 2026 seront les futurs architectes de la paix sociale, chargés de prêcher dans les mosquées et d’orienter les fidèles vers une pratique religieuse en phase avec les aspirations de développement du Niger.
Alger, 16 février 2026 – Dans un climat de rapprochement stratégique, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a eu un échange ce lundi avec son homologue nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, au siège de la présidence à Alger.
Cette rencontre bilatérale, qui fait suite à une visite de travail et de fraternité débutée dimanche, marque une étape significative dans la normalisation et l’approfondissement des relations entre les deux pays sahéliens.
Accueilli officiellement à l’aéroport international d’Alger par le chef de l’État algérien, le président du Niger est à la tête d’une importante délégation gouvernementale. La visite, prévue les 15 et 16 février, s’inscrit dans la relance d’un dialogue politique et diplomatique renouvelé, après plusieurs mois de tensions régionales.
Une visite sous le signe de la coopération et du bon voisinage
L’entretien en tête-à-tête entre le président Abdelmadjid Tebboune et le général Abdourahamane Tiani s’est déroulé au siège de la présidence algérienne, en présence de leurs délégations respectives. Par ailleurs, les discussions ont porté sur le renforcement des liens bilatéraux, le développement économique commun, ainsi que les principaux défis régionaux, notamment sécuritaires et politiques au Sahel.
Selon les communiqués officiels, Alger et Niamey ont affirmé une volonté partagée de consolider leur coopération dans des domaines clés — énergie, commerce, infrastructures — tout en soulignant l’importance de la stabilité régionale. Cette dynamique suit le retour des ambassadeurs des deux pays, dans un contexte marqué par la reprise du dialogue bilatéral.
Contexte stratégique : entre diplomatie et enjeux régionaux
La visite du président Tiani en Algérie revêt une dimension politico-diplomatique majeure à un moment où les pays du Sahel cherchent à renforcer leur autonomie face aux pressions internationales et aux défis sécuritaires. Les relations entre Alger et Niamey se sont intensifiées récemment, avec des discussions sur la coopération énergétique, notamment autour de projets gaziers et pétroliers transfrontaliers, et des initiatives communes pour stimuler les économies locales.
Pour l’Algérie, cette rencontre réaffirme son rôle d’acteur central dans la promotion du dialogue entre États africains, tout en consolidant une diplomatie orientée vers la paix, le développement et l’intégration régionale. Par ailleurs, pour le Niger, cela représente une occasion de diversifier ses partenariats stratégiques et d’accroître sa présence diplomatique sur la scène continentale.
Perspectives futures
Au terme de cette visite, les autorités pourraient programmer de nouvelles rencontres bilatérales autour de la coopération économique, de la sécurité transfrontalière et de projets régionaux ambitieux. L’entretien de ce lundi lance ainsi une nouvelle étape des relations algéro-nigériennes, marquée par une coopération pragmatique et mutuellement bénéfique.
Finalement, dans un contexte sahélien en pleine recomposition diplomatique, ce rendez-vous entre dirigeants symbolise une volonté de construire des ponts durables entre les États africains et de répondre aux défis communs avec une approche africaine assumée.
Ce lundi 16 février 2026, la Commune urbaine d’Agadez a reçu un soutien matériel substantiel de la part de la société Score Invest. Au-delà du don de matériel de nettoyage et de ciment, cette initiative illustre aussi une nouvelle forme de partenariat entre les autorités locales et les opérateurs économiques de la région.
Dans la cité de l’Aïr, la gestion des déchets et l’entretien des infrastructures urbaines constituent un défi quotidien. Pour y faire face, l’Administrateur délégué de la commune, le Chef de Bataillon Assarid Almoustapha, mise sur la mobilisation des acteurs économiques locaux. Un pari qui porte ses fruits : ce lundi, la société Score Invest, dirigée par l’entrepreneur Adouma Zakaria, a franchi les portes de la mairie les mains chargées.
En effet, le lot de matériel réceptionné ne se contente pas d’être symbolique. Il s’agit d’un véritable kit opérationnel pour les brigades d’assainissement de la ville :
La logistique : 20 brouettes et 40 poubelles métalliques pour renforcer la collecte.
L’outillage : un ensemble de 100 pièces comprenant râteaux, pelles, brosses et gants de protection.
Le bâti : 10 tonnes de ciment destinées aux travaux de réfection ou d’aménagement de la voirie.
Pour le représentant de Score Invest, cet appui est une réponse directe aux besoins urgents de la municipalité. En outre, il s’agit de contribuer activement à la qualité de vie des résidents d’Agadez, tout en y développant des affaires.
Par ailleurs, Le Chef de Bataillon Assarid Almoustapha a salué ce don qu’il qualifie d’« engagement patriotique ». Pour l’autorité communale, ce geste du PDG Adouma Zakaria doit servir de catalyseur. Dans un contexte de rareté des ressources publiques, le salut des collectivités locales passe aussi par cette synergie avec le secteur privé.
« Ce soutien renforce nos capacités d’action sur le terrain. Nous espérons que cet exemple incitera d’autres partenaires et bonnes volontés à emboîter le pas à Score Invest », a martelé l’Administrateur délégué lors de la réception.
Depuis la mise en place des administrations déléguées, la capacité à mobiliser des fonds et du matériel hors budget étatique est devenue un indicateur de performance. À Agadez, cette collaboration avec les sociétés régionales montre que le tissu économique local est prêt à s’investir, pour peu que la gouvernance soit transparente et les besoins clairement identifiés.
L’enjeu pour la commune est désormais de déployer ce matériel de manière efficace pour que les populations de la capitale de l’Aïr constatent, dès les prochains jours, une amélioration concrète de leur environnement immédiat.
Le Comité exécutif de l’Union des Étudiants Nigériens à l’Université de Zinder (UENUZ) vient de brandir la menace d’une paralysie du campus. En exigeant le règlement de leurs arriérés d’allocations sous quatre jours, les étudiants de la deuxième ville du pays pointent du doigt une gestion à deux vitesses de l’enseignement supérieur.
La trêve sociale est-elle en train de vaciller sur les rives de l’Université André Salifou (UAS) ? Ce lundi 16 février 2026, l’ambiance est montée d’un cran à Zinder. En effet, le syndicat étudiant local, l’UENUZ, a officiellement lancé un compte à rebours de 96 heures à l’endroit de l’Agence nationale des bourses (ANAB). Si d’ici le jeudi 19 février à minuit, les virements ne sont pas effectifs, le campus pourrait basculer dans une phase d’actions directes.
Le spectre de la « discrimination »
Au cœur du litige : le versement des bourses et aides sociales au titre de l’année académique 2023-2024. Pour les responsables syndicaux, la coupe est pleine. Alors que leurs camarades de Niamey et des autres centres universitaires du pays auraient déjà perçu leur précieux pécule, les étudiants de Zinder se disent « oubliés » par l’administration centrale.
Par ailleurs, cette situation, qualifiée de « traitement discriminatoire », alimente un sentiment d’amertume dans une région où le coût de la vie et les difficultés de logement pèsent lourdement sur le quotidien des apprenants. Pour beaucoup, la bourse n’est pas un luxe, mais un filet de sécurité vital pour poursuivre leur cursus.
Un test pour le dialogue social
D’ailleurs, en fixant ce délai de 96 heures, le bureau exécutif de l’UENUZ place le ministère de l’Enseignement supérieur face à ses responsabilités. L’appel à l’unité et à la solidarité lancé par le syndicat suggère que la mobilisation pourrait s’étendre au-delà de simples sit-in si le mutisme des autorités persiste.
« Nous ne réclamons que l’équité. Pourquoi Zinder devrait-elle attendre quand les autorités s’occupent déjà des autres ? », s’interroge un délégué syndical sous couvert d’anonymat.
Vers une paralysie du campus ?
Si les revendications estudiantines sont fréquentes au Niger, cette mobilisation intervient toutefois dans un contexte de refondation nationale, où la stabilité des institutions est scrutée de près. Dès lors, une question demeure : le gouvernement saura-t-il désamorcer la bombe sociale avant l’expiration de l’ultimatum ce jeudi ?
Pour l’heure, le comité exécutif de l’UENUZ affirme se réserver le droit d’utiliser “tous les moyens légaux” pour obtenir gain de cause. Cependant, cette formule, dans le jargon syndical nigérien, laisse présager des grèves de cours ou des manifestations de rue.