juillet 2021 - Page 32 sur 42 - Journal du niger

Différend commercial : parlementaires nigérians et ghanéens échangent

Les dirigeants du Parlement nigérian et leurs homologues ghanéens ont entamé des discussions pour résoudre les tensions commerciales entre les deux pays.Le président de la Chambre des représentants du Nigeria, M. Femi Gbajabiamila, et le président du Parlement ghanéen, M. Alban Sumana Bagbin, ont déclaré au sortir d’une réunion diplomatique à huis clos à Abuja mercredi, que le différend commercial serait bientôt de l’histoire ancienne.

Un communiqué publié après la réunion, et signé par Gbajabiamila, a indiqué que son homologue ghanéen avait été reçu à la Chambre pour s’adresser aux membres dans le cadre de la « diplomatie parlementaire » de la Chambre des représentants du Nigeria.

« Nous avons reçu l’assurance des deux parties que la question du différend commercial appartiendrait bientôt au passé. Nous sommes en train de mettre en place un mécanisme pour nous assurer que ces problèmes ne se reproduisent pas à l’avenir », a poursuivi M. Bagbin.

Selon les médias locaux, cette tension commerciale est née des frais d’une taxe d’un million de dollars introduite par les autorités ghanéennes envers les étrangers. Une telle mesure a entraîné la fermeture de plus de 150 magasins appartenant à des commerçants, incapables de payer ces frais de participation.

Le président du Parlement nigérian a déclaré que la réunion à huis clos avait été un succès, puisque des questions d’intérêt commun pour les deux pays ont été discutées.

« Nous avons plus ou moins conclu la feuille de route pour parvenir à des solutions durables aux problèmes diplomatiques avec nos commerçants » a-t-il souligné.

« Le problème entre nos négociants et les autorités ghanéennes a été réglé aujourd’hui. Le Ministre du commerce et le Ministre d’Etat aux affaires étrangères étaient présents à la réunion. Un comité technique a été mis en place et il se rendra au Ghana la semaine prochaine », a-t-il ajouté.

Af’Sud : l’opposition réagit suite à l’incarcération de Zuma

Les partis politiques d’opposition sud-africains n’ont pas tardé à réagir à l’incarcération de l’ex-président, Jacob Zuma.L’Alliance démocratique (DA), le principal parti d’opposition du pays, a déclaré que l’Etat de droit avait prévalu dans le pays hier jeudi, avec la constitution en prisonnier de M. Zuma, suite à sa condamnation à 15 mois de prison par la Cour constitutionnelle pour outrage à la Justice.

Réagissant à la nouvelle selon laquelle l’ancien président s’était livré à la police, le leader de la DA, John Steenhuisen, a déclaré que l’arrestation de Zuma montre que tous les citoyens étaient égaux devant la loi.

« Si Zuma n’avait pas été arrêté, le pays aurait été dans une crise constitutionnelle », a-t-il dit.

Il a ajouté : « M. Zuma a encore un long chemin à parcourir. Je pense qu’il doit y avoir des politiciens de haut rang au sein du parti au pouvoir qui regardent les événements des dernières 48 heures avec une certaine inquiétude ».

Jacob Zuma a été condamné à 15 mois de prison pour avoir défié un ordre de la Cour constitutionnelle de témoigner devant la Commission d’Etat sur la captation d’Etat, qui enquête sur des allégations de corruption de haut niveau pendant son mandat de président entre 2008 et 2018.

L’ancien président avait refusé de se présenter devant la commission, alléguant que le chef de la Commission, le juge en chef adjoint Raymond Zondo, est partial à son égard.

Le président de la Ligue des anciens combattants du Congrès national africain (ANC), Snuki Zikalala, a estimé que l’emprisonnement de Zuma « était bon pour la démocratie et l’Etat de droit ».

Zikalala a dit être malheureux que Zuma, à un moment donné, ait décidé de désobéir à l’Etat de droit.

« Il envoie un signal très fort à l’approche des élections des gouvernements locaux. L’ANC lui-même s’est lancé dans un processus de purification. Les candidats ne devront pas avoir de casier judiciaire », a indiqué M. Zikalala.

Le leader du Mouvement démocratique uni, Bantu Holomisa, a également félicité M. Zuma, affirmant qu’il s’agissait d’une leçon pour les autres leaders qui pourraient être convoqués par la justice.

« Tant mieux pour l’ancien président Zuma. Il a fait ce qu’il fallait. Attendons lundi pour connaître la suite des événements », a conclu M. Holomisa.

Mondial beach soccer : le Sénégal fixé sur ses adversaires

Les Lions du football de plage sont logés dans le groupe D du Portugal, tenant du titre, d’Oman et de l’Uruguay.Le Sénégal, sextuple champion d’Afrique, veut marquer de son empreinte la 11e édition de la Coupe du monde de beach soccer. En huit participations à cette épreuve, les rois du sable africain ont souvent atteint le second tour sans jamais dépasser les quarts de finale.

L’autre représentant de l’Afrique, le Mozambique va découvrir cette compétition. En mai 2021, les Mambas ont créé la surprise en s’invitant, contre toute attente, à la finale de la Coupe d’Afrique des nations de beach soccer accueillie par le Sénégal.

Le tirage au sort de la Coupe du monde a été effectué, ce jeudi 8 juillet, au siège de la Fédération internationale de football association (Fifa) à Zurich, en Suisse. Le tournoi se déroulera du 19 au 29 août au Complexe olympique de Luzhniki, à Moscou (Russie).

Les autres poules :

Groupe A : Russie, Etats-Unis, Paraguay et Japon.

Groupe B : Mozambique, Espagne, Emirats arabes unis et Tahiti.

Groupe C : Biélorussie, Salvador, Suisse et Brésil.

Afrique du Sud : Jacob Zuma séjourne en prison

L’ancien président sud-africain s’est rendu à la police hier pour entamer sa sentence de quinze mois de prison pour « outrage à la justice ».Jacob Zuma, actuellement empêtré dans de grandes difficultés, s’est rendu à la police dans la nuit de mercredi à jeudi, mettant fin à un feuilleton politico-judiciaire d’une semaine qui a suivi sa condamnation à une peine de 15 mois de prison pour « outrage à magistrat ».

Dans un bref communiqué, la Fondation Jacob Zuma a déclaré que l’ancien président avait « décidé de se conformer à l’ordre d’incarcération » et s’était rendu lui-même aux autorités pénitentiaires.

« Il est en route pour se rendre dans un établissement correctionnel du KZN (KwaZulu Natal) », a déclaré la Fondation peu avant minuit mercredi.

L’ancien président poursuivi dans une autre affaire de détournement de fonds, aurait été admis au centre correctionnel d’Estcourt, dans sa province natale du KwaZulu-Natal.

Zuma qui refusait d’aller en prison, avait demandé en vain l’annulation de cette décision par la Cour constitutionnelle qui l’avait condamné à 15 mois de prison pour avoir ignoré un ordre antérieur de comparaître devant une commission d’enquête sur la corruption pendant son mandat entre 2008 et 2018.

L’ancien leader du Congrès national Africain (ANC) avait jusqu’à mercredi minuit (22h00 GMT) pour se rendre à la police.

Economie et politique se partagent la Une des quotidiens marocains

Les défis posés par les réformes engagées au Maroc, la reprise de l’économie nationale, les consultations politiques Maroc-Israël et l’Expo Dubai-2020, sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce jeudi.+Aujourd’hui le Maroc+, qui s’attarde sur les défis « juridico-législatifs » posés par les réformes engagées au Maroc, souligne l’impératif d’éliminer toutes les « anomalies juridiques » qui peuvent demain constituer des sources de « blocage » aux réformes importantes menées par le Royaume.

En plus de leur caractère structurant et de leur complexité, les nombreuses réformes « lourdes », déjà lancées ou qui seront entreprises incessamment dans des secteurs et domaines névralgiques, « posent à l’administration et à l’État de manière générale un grand défi d’ordre juridico-législatif », estime le journal.

+L’Economiste+, qui évoque la relance de l’économie nationale, relève « un air de bonne reprise » dans l’atmosphère.

Après une grosse période de réanimation, les machines refonctionnent, une hausse de 7,2% du PIB est prévue au troisième trimestre, et le nec plus ultra, la production de vaccin anti Covid bientôt lancée, note l’éditorialiste.

Cette reprise n’est pas le fruit du hasard : le Maroc a su gérer la crise épidémique de covid-19 en obtenant des résultats satisfaisants, grâce à « plusieurs décisions judicieuses » qu’il a prises, constate-t-il.

+Le Matin+ rapporte que l’ambassadeur, Directeur général des Affaires politiques au ministère des Affaires étrangères, Fouad Yazourh, a eu, mercredi à Rabat, un entretien avec le Directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, Alon Ushpiz, en visite de travail au Maroc à la tête d’une délégation de son pays.

Lors de cet entretien, les deux responsables ont procédé à un état des lieux des relations bilatérales et examiné les moyens de donner du contenu à cette coopération dans les domaines politique, économique, culturel et humain et ce, conformément à l’accord trilatéral Maroc-USA-Israël, signé en décembre 2020, fait savoir le quotidien.

+Bayane Al Yaoum, cite une déclaration de la Commissaire Générale de la Section marocaine, Nadia Fettah Alaoui, qui a affirmé que l’Expo 2020 Dubaï constitue une opportunité unique de créer un temps fort d’expression pour le Royaume sur la scène internationale et de promotion des talents marocains.

Selon elle, cette exposition sera l’un des premiers rassemblements d’envergure mondiale depuis l’apparition de la pandémie, estimant qu’il s’agit d’une raison de plus pour le Maroc pour être présent parmi les 190 pays participants, pour partager sa vision ambitieuse d’un avenir durable, et apporter sa contribution aux efforts et à la collaboration mondiale pour une relance économique post-Covid.

Enseignement et politique alimentent la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, parvenus jeudi à APA, traitent principalement des mesures prises par les autorités pour lutter contre les violences universitaires et du débat autour du nouveau Code électoral.Vox Populi se fait l’écho du « coup de gueule » de Cheikh Oumar Hann, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en raison des « actes d’indiscipline et de violence (notés) dans l’espace universitaire ».

Dans Libération, l’ancien Directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) se demande « comment peut-on permettre à un étudiant d’agresser un professeur ou de saccager un restaurant ».

Récemment, 45 étudiants ont été traduits devant le Conseil de discipline de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) pour répondre de faits de violences. Au final, sept étudiants ont été exclus pour une durée de cinq ans et 37 pour deux ans ».

S’exprimant hier mercredi, en marge d’une visite de chantiers à l’Université Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio (périphérie de Dakar), Cheikh Oumar Hann a déclaré dans Sud Quotidien que « les sanctions sont méritées » au regard de la gravité des faits.

Poursuivant dans Le Quotidien, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a affirmé que « dorénavant, ce sera ainsi. Il faut que chacun assume pleinement sa responsabilité ». En clair, aucun écart de comportement ne sera toléré dans l’espace universitaire.

En politique, WalfQuotidien considère que le nouveau Code électoral est un « nid de pièges ». A en croire ce journal, « Karim (Wade) et Khalifa (Ababacar Sall) restent hors-jeu (et) le parrainage (est) maintenu pour la Présidentielle ».

De son côté, L’Observateur rapporte que parmi « les plénipotentiaires des différents pôles de la Commission politique du Dialogue national, l’opposition et les non-alignés se désolent de l’arbitrage partisan du président Macky Sall ».

L’AS souligne que le chef de l’Etat « refuse de trancher » les désaccords entre le pouvoir et l’opposition sur le projet de loi portant Code électoral. Ils ont essentiellement trait à la mise en place d’un organe indépendant chargé de l’organisation des élections, au bulletin unique ou encore à la perte pour un citoyen des droits civiques et politiques suite à une condamnation.

Enfin, Le Soleil précise qu’après son  adoption par le Conseil des ministres du 5 juillet 2021, « le projet de loi portant Code électoral est sur la table de l’Assemblée nationale ». Le quotidien national renseigne que les députés sont convoqués « aujourd’hui à 16 heures (GMT) en session extraordinaire ».

Abidjan abrite un Sommet ivoiro-burkinabè fin juillet

Abidjan abrite du 25 au 28 juillet 2021 la 9e Conférence au Sommet du traité d’amitié et de coopération (TAC), a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement de Côte d’Ivoire, Amadou Coulibaly, à l’issue d’un Conseil des ministres.

 

« Le Conseil a adopté une communication relative à l’organisation de la 9e Conférence au Sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso », a dit M. Amadou Coulibaly à la presse.

Le porte-parole du gouvernement ivoirien a ajouté qu' »à l’invitation du président de la République (de Côte d’Ivoire), la 9e conférence au sommet du TAC, entre les deux pays, se tiendra du 25 au 28 juillet 2021 à Abidjan autour des accords de coopération ».

Cette conférence au Sommet du TAC sera « marquée par un Conseil conjoint de gouvernement co-présidé par le Premier ministre ivoirien Patrick Achi et son homologue du Burkina Faso, Joseph Marie Dabiré », a-t-il souligné. 

 La 8e Conférence au Sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) s’est tenue fin juillet 2019 à Ouagadougou. Au cours de ce Sommet, les deux chefs d’Etat ont procédé à l’évaluation de leur coopération et entériné des mesures visant à renforcer leurs relations. 

Côte d’Ivoire: visite technique « obligatoire » pour les motos

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a annoncé mercredi l’immatriculation et la visite technique « obligatoire » pour tous les véhicules motorisés y compris les deux et trois roues, après un Conseil des ministres.

L’immatriculation et la visite technique sont désormais « obligatoire pour tous les véhicules motorisés y compris les deux roues et les trois roues », a indiqué le porte-parole du gouvernement, M. Amadou Coulibaly, face aux caméras.

Le porte-parole du gouvernement, également ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, a ajouté qu’il est fait « obligation » aux conducteurs des motos et des tricycles de détenir le permis A et de disposer d’une assurance. 

Cette mesure, adoptée en Conseil des ministres, vise à renforcer la sécurité routière sur le réseau routier ivoirien face à l’accroissent des accidents de la circulation routière, a fait savoir le porte-parole du gouvernement.

Le nombre de victimes dues aux accidents de la route, dira-t-il, est estimé à « 1200 tués et plus de 21.000 blessés en moyenne par an ». De ce fait, le Conseil a adopté un plan stratégique en vue d' »améliorer de façon urgente la sécurité routière ».

Le dispositif élaboré pour la période 2021-2025 comprend au nombre des priorités, l’amélioration de la sécurité des transports en commun, des marchandises et le renforcement de la prise en charge des accidents, a-t-il souligné. 

Il prévoit de façon spécifique le renforcement de la signalisation routière sur les axes inter-urbains, du contrôle sur les camions et les véhicules de transport en commun, notamment les taxis compteurs, les mini-bus et les taxis communaux, a-t -il poursuivi. 

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a rappelé par ailleurs l’interdiction formelle de l’utilisation du gaz butane comme source d’énergie dans les véhicules, un phénomène qui a occasionné des dégâts matériels et humains.  

Côte d’Ivoire: création d’un observatoire national de l’emploi et de la formation

Pour collecter analyser et diffuser l’information sur le marché du travail, l’Etat ivoirien a crée un Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF), selon un décret adopté en Conseil des ministres, mercredi.

« Le Conseil a adopté un décret portant création, attribution, organisation et fonctionnement d’un Établissement public national à caractère administratif dénommé Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) », a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly.

Il a précisé que l’ONEF a pour mission de « collecter, d’analyser et de diffuser l’information sur le marché du travail, et de coordonner en liaison avec l’ensemble des acteurs du monde de l’emploi et de la formation, le système d’information sur le marché du travail » en Côte d’Ivoire. 

Le chef de l’Etat, a-t-il rappelé, fait de la question de l’emploi une priorité dans sa gouvernance. De ce fait, le gouvernement a entrepris de grands projets structurants depuis 2011 et amélioré le climat des Affaires qui ont favorisé des investissements privés et des emplois massifs.

Selon le porte-parole du gouvernement ivoirien, « l’ONEF vient s’ajouter à un dispositif existant afin de renforcer l’action de l’Etat dans le secteur de la création d’emplois et de l’adéquation entre la formation et l’emploi ». 

Plusieurs entités en charge de la question de l’emploi opèrent sur les questions liées à l’employabilité des jeunes dont l’Agence emploi jeune qui diffuse régulièrement des offres d’emplois en partenariat avec des structures publiques et privées.  

Côte d’Ivoire: suspension du Conseil régional du Gbêkè

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a annoncé mercredi la suspension du Conseil régional du Gbêkè (centre) à la suite de « certains blocages permanents », à l’issue d’un Conseil des ministres.

« Le Conseil a enregistré une communication du ministère de l’Intérieur et de la sécurité relative à la suspension du Conseil régional du Gbêkè », a déclaré le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, face à la presse, au palais présidentiel. 

Il a expliqué que « suite à la condamnation du président de ce Conseil régional, un président intérimaire avait été désigné, mais il se trouve que certains blocages au sein de ce Conseil font qu’aucune session de ce Conseil n’a pu se tenir ». 

Suite à « des blocages permanents qui existaient, le ministère de tutelle a dû prendre cette décision afin de permettre au Conseil régional du Gbêkè de retrouver un fonctionnement normal en attendant le renouvellement des organes de cette entité décentralisée », a-t-il ajouté.

Le président du Conseil régional du Gbêké, Jacques Mangoua, accusé dans une affaire de détention illégale de munition et d’armes blanches découvertes à son domicile, avait été mis en liberté provisoire en avril 2020. Sa place était assurée par un intérimaire.