juillet 2021 - Page 41 sur 42 - Journal du Niger

Le Sénégal se dote d’un Comité de suivi du contenu local

Cet organisme de régulation du secteur des hydrocarbures est composé de quinze membres dont sept sont issus de l’Administration publique.Cinq représentants du secteur privé national et des entreprises du secteur des Hydrocarbures, un de la Société civile et deux représentants des syndicats constituent les huit autres membres du CNSCL, officiellement installés ce jeudi 01 juillet 2021.

Selon le Secrétaire Permanent du Comité d’orientation stratégie du pétrole et du gaz (COS PETROGAZ) et Président dudit Comité, Ousmane Ndiaye, plus de 80% des moyens utilisés dans l’exploration, le développement et la production des hydrocarbures en Afrique proviennent de l’étranger.

« Ainsi, notre stratégie de création de valeurs vise à réduire les importations en optimisant la production locale », a fait savoir M. Ndiaye qui présidait la cérémonie solennelle d’installation des membres du CNSCL.

La création du Comité national de suivi du contenu local a pour objectif de permettre au Sénégal de tirer le meilleur profit des richesses qu’apportent le pétrole et le gaz. Cela en veillant sur les importations du matériel destiné à l’exploitation de ces ressources, à la production, mais aussi à la main d’œuvre qui sera utilisée sur les différents sites.

Les quinze membres du CNSCL ont donc pour  mission de définir, dans un cadre proposé par le secrétariat technique, les méthodes de fonctionnement qui régiront ces différents aspects.

A travers ce comité,  le secteur privé local bénéficiera également d’un accompagnement devant lui permettre de tirer le maximum de profit des partenariats mis en place avec les majors pétroliers.

Le Comité national de suivi du contenu local est l’organe de pilotage et pilier essentiel dans le dispositif de la politique du contenu local. Il a pour rôle principal de s’assurer d’une mise en œuvre efficace et effective de la politique du contenu local élaborée par l’Etat du Sénégal.

Le Sénégal se fixe comme objectif d’atteindre 50% de contenu local à l’horizon 2030. Autrement dit, il s’agit de permettre aux entreprises sénégalaises de capter 50 % des activités pétrolières et gazières.

« Le contenu local dans le secteur des hydrocarbures renvoie à l’ensemble des initiatives prises en vue de promouvoir l’utilisation des biens et des services nationaux ainsi que le développement de la participation de la main-d’œuvre, de la technologie et du capital nationaux dans toute la chaîne de valeur de l’industrie pétrolière et gazière », selon la Loi sur le contenu local.

Niger : La FAO lance le projet d’amélioration de la nutrition, de la sécurité alimentaire et de la résilience dans les régions de Maradi et Tillabéry

Le Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation (FAO)  a lancé, ce jeudi 1er juillet 2021 à Maradi, les activités du  projet ‘’Améliorer la nutrition, la sécurité alimentaire et la résilience des personnes touchées par la COVID-19, les inondations et les conflits à Maradi et Tillabéry’’.

Financé par le Canada pour un montant de 1,529 millions de dollars US, soit 822.554.000 FCFA, ce projet  a une durée de 18 mois et touchera les populations des 14 villages des départements de Gothèye dans la région de Tillabéry et de Guidan Roumdji dans la région de Maradi, tout en mettant un accent particulier sur les femmes et les jeunes.

Le Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation (FAO) entend, à travers ce projet, soutenir le Gouvernement  du Niger dans ses efforts de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle en renforçant la résilience des communautés affectées par  les inondations, la COVID19 et les conflits.

Ce projet poursuit trois principaux résultats dont le premier porte sur le redressement et le renforcement rapide des moyens de subsistance des ménages les plus vulnérables et des personnes déplacées, principalement les ménages dirigés par des femmes et l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à des interventions d’urgence  et à une diversification des moyens de subsistance adaptés aux changements climatiques.

Le second résultat attendu est l’accroissement de la résilience aux chocs climatiques (sécheresse et inondations), l’amélioration de la productivité agricole en ‘’reconstruisant de meilleures infrastructures agricoles, en augmentant la gestion adaptative des ressources naturelles au changement climatique et en impliquant les populations dans la réhabilitation et la protection des terres.

Le troisième, enfin, renforcera les capacités des institutions locales et communales de Maradi et Tillabéry pour la réduction et la prévention des risques de catastrophes et conflits.

Dans son intervention, le chef sous bureau FAO Maradi, M. Adamou Mahamane a renouvelé ses sincères remerciements au gouvernement du Niger avec lequel son institution travaille sans relâche pour l’instauration d’une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable.

Pour le secrétaire général du gouvernorat de Maradi, M. Soumana karimou, qui présidait la cérémonie, ‘’ce projet prend place au moment du démarrage de la campagne agro-sylvo-pastorale et halieutique, période favorable pour la mise en œuvre de la majorité des activités prévues’’.

‘’Dans cette optique, nous sommes déjà engagés dans une dynamique régionale visant à créer les conditions d’une résilience des populations touchées par la COVID-19, les inondations et conflits’’ a-t-il fait savoir.

Il a reconnu que ce projet permettra de soulager des ‘’milliers d’individus qui peinent à satisfaire leurs besoins vitaux’’.

Soumana Karimou s’est réjoui de constater que ‘’les interventions de la FAO correspondent parfaitement aux besoins réels de nos populations’’.

Il a, enfin, saisi l’opportunité pour remercier, au nom de SE Mohamed BAZOUM, Président de la République,  et du Gouvernement,  tous les partenaires de ce projet,  ‘’la FAO pour son appui constant en faveur des populations nigériennes et le  gouvernement Canadien pour avoir accepté de financer ce projet’’.

La FAO est un partenaire stratégique du Niger dans la lutte contre la famine et dans la mise en œuvre de ses politiques publiques en matière de recherche pour l’autosuffisance alimentaire, rappelle-t-on.

ANP

Soudan-Éthiopie : Washington craint la régionalisation du conflit

Le différend frontalier entre le Soudan et l’Ethiopie présente un risque de propagation dans la région de la Corne de l’Afrique, a averti un haut diplomate américain.Lors d’une audition devant la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants sur le conflit dans la région du Tigré en Éthiopie, Robert Godec, Secrétaire d’État adjoint par intérim au Bureau des affaires africaines, a déclaré que « le différend frontalier d’Al-Fashaga pose un risque de conflit dans la région ».

« Il s’agit d’un différend profond et d’une préoccupation considérable pour les États-Unis », a déclaré M. Godec aux membres du Congrès.

Il a ajouté que son administration a discuté de la question avec les responsables soudanais et éthiopiens et les a exhortés à trouver une solution négociée.

En mai dernier, l’Envoyé spécial des États-Unis pour la Corne de l’Afrique, Jeffrey Feltman, s’était rendu à Khartoum pour discuter du conflit frontalier et de la crise provoquée par le Grand barrage de la renaissance éthiopienne.

S’exprimant sur le conflit en cours dans le nord de l’Éthiopie, le département d’État américain a évalué les violations des droits de l’homme commises dans la région. Il a également souligné la présence continue de troupes érythréennes aux côtés de l’armée éthiopienne dans la région du Tigré.

Afrique : l’Unesco s’inquiète de la déperdition scolaire des filles

En Afrique, beaucoup de filles n’achèvent pas leur scolarité, alerte l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).Dans un rapport publié ce jeudi, la structure onusienne souligne que même plus de jeunes filles en Afrique subsaharienne terminent l’école primaire, certains pays du continent sont à la traîne, avec toujours des taux d’achèvement des études très bas. 

Selon le Rapport mondial de suivi de l’éducation de l’UNESCO, au cours des vingt-cinq dernières années, le taux d’achèvement des études pour les filles en Afrique est passé de 41% à 66%. Mais cela n’a pas changé le tableau général du nombre de filles qui terminent leur scolarité. 

Le rapport, intitulé : « Une promesse non tenue : 12 ans d’éducation pour chaque fille », étudie les progrès réalisés au cours des deux dernières décennies depuis les engagements historiques de la Déclaration et de la plateforme d’action de Pékin en matière d’égalité des sexes. 

De 1995 à 2019, constate le rapport, 68 millions de filles supplémentaires se sont inscrites dans l’enseignement primaire et secondaire en Afrique subsaharienne.  

L’Éthiopie a réalisé les progrès les plus rapides de la région, avec plus de filles que jamais qui terminent leurs études primaires et secondaires. En 1995, pour 100 garçons terminant leur scolarité dans le pays, seules 60 filles vont au bout ; vingt-cinq ans plus tard, le taux d’achèvement des filles a dépassé celui des garçons. 

Cependant, le rapport affirme qu’un désavantage extrême persiste, en particulier pour les filles. 

Dans de nombreux pays, moins de 50% des filles terminent l’école primaire et moins de 12% terminent le premier cycle de l’enseignement secondaire. 

 Pour le cas du Soudan du Sud, la pauvreté, les conflits et les déplacements ont fait que seulement 18% des filles terminent l’école primaire et 9% le secondaire. 

Le rapport indique qu’en Guinée-Bissau par exemple, où il y a maintenant une parité entre les sexes, le taux d’achèvement estimé pour les garçons et les filles est encore très faible, soit 23% pour l’école primaire et 12% pour le secondaire inférieur (contre 8% et 4% respectivement). 

Des taux d’achèvement de l’école primaire tout aussi faibles sont observés en République centrafricaine (30%), au Niger (30%), au Liberia (30%) et au Burkina Faso (35%). 

Le rapport constate qu’en République de Guinée, les taux d’achèvement ont augmenté pour les filles comme pour les garçons (de 14% en 1995 à environ 52% en 2017), mais les filles restent désavantagées par rapport aux garçons et la parité entre les sexes dans l’achèvement de l’enseignement primaire est encore loin d’être atteinte. 

Les obstacles à l’éducation des adolescentes sont dus à la pauvreté, aux tâches domestiques, à la violence sexiste, aux mariages des enfants, aux grossesses précoces et à la gestion inadéquate de l’hygiène menstruelle, indique le rapport. 

Selon le document, beaucoup de ces obstacles se sont multipliés pendant la pandémie de Covid-19, alors que moins d’un pays sur cinq dans le monde revoit ses politiques en matière d’accès des filles à l’éducation. 

Le rapport a été publié pour coïncider avec le Forum de Paris sur l’égalité entre les générations qui s’est tenu le 30 juin, exhortant les parties prenantes à prendre des engagements financiers en faveur d’une éducation de qualité pour les filles et les garçons. Il recommande des efforts de planification, de budgétisation, de mise en œuvre et de suivi pour soutenir le processus de réalisation de l’égalité des sexes par l’éducation.

Présidentielle nigérienne : Mahamane Ousmane saisit la Cedeao

Débouté par les juridictions locales, Mahamane Ousmane se rabat vers la cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).L’opposant continue de contester la victoire de l’actuel président Mohamed Bazoum déclaré vainqueur au second tour de la présidentielle le 21 février 2021. Le candidat du pouvoir avait récolté 55,66% des voix contre 44,34% pour le candidat du RDR Tchanji selon les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle.

Mahamane Ousmane revendiquant toujours la victoire, avait saisi d’une requête la cour constitutionnelle, mais la plus haute juridiction avait rejeté son recours confirmant la victoire de Bazoum. Défait au plan local, Ousmane saisi la juridiction de la Cedeao.

« Nous reprochons un certain nombre de violations de droits de l’homme et de discriminations » a soutenu d’emblé un de ses avocats maître Abdourahamane Lirwana. La robe noire rembobine: « la Commission électorale nationale indépendante chargée d’organiser les élections, et la Cour constitutionnelle, l’institution de l’Etat chargée du contrôle de la régularité et de la transparence des élections, n’ont pas joué leurs rôles, n’ont pas contrôlé le matériel électoral et les membres des bureaux de vote. La Cour constitutionnelle n’a pas accédé au recours du candidat Mahamane Ousmane, qui a fait l’objet d’un déni de justice. Voilà l’ensemble des reproches que nous avons constitués contre l’Etat du Niger. Et nous attendons une condamnation.»

Mahamane Ousmane a-t-il- été motivé par la récente condamnation de cette même cour à l’endroit de l’Etat nigérien à verser 50 millions Fcfa à un activiste dont la détention a été jugée illégale ? Lui qui a dirigé entre novembre 2006 et août 2011 le Parlement de la Cedeao espère obtenir gain de cause dans ce recours de la dernière chance.

L’organisation intergouvernementale et l’Organisation des nations unies (Onu) avaient condamné les violences survenues au Niger à la suite de l’annonce des résultats du second tour de l’élection présidentielle sans pour autant remettre en cause la fiabilité des résultats.

Mahamane Ousmane (71 ans) figure historique de la vie politique nigérienne est le premier président démocratiquement élu au Niger en 1993. Il a dirigé le pays pendant trois ans avant d’être renversé en 1996 par un coup d’Etat dirigé par le colonel Ibrahim Baré Maïnassara, assassiné à son tour le 9 avril 1999 lors d’un second coup d’Etat par des éléments de sa garde personnelle.

Burkina : le chef de l’Etat prend contact avec le nouveau gouvernement

Roch Marc Christian Kaboré a réuni, ce 1er juillet, le nouvel attelage gouvernemental censé lui permettre de « donner un nouveau souffle » à ses engagements.Le jihadisme fait vivre au Burkina des heures sombres. Début juin, le pays des hommes intègres a subi l’attaque la plus meurtrière de son histoire. A Solhan, une localité de 3000 habitants située au Nord-Est, des hommes armés ont tué en une nuit plus de 150 personnes.  

Dans son discours à la nation, prononcé le 27 juin, Roch Marc Christian Kaboré s’était engagé à prendre des mesures fortes pour contrer les groupes jihadistes. C’est dans cet esprit qu’il a notamment limogé Chérif Sy, ministre de la Défense et Ousséni Compaoré, ministre de la Sécurité. Ce dernier est remplacé par Maxime Koné.

Comme il l’avait fait en 2015, le président burkinabè a dorénavant pris le portefeuille de la Défense et des anciens combattants. Pour le seconder, il a nommé le colonel-major Barthelemy Simporé.

La formation du nouveau gouvernement est intervenue dans un contexte de contestation. En effet, la semaine dernière, des manifestations contre l’insécurité ont été organisées dans le pays. Les partis de l’opposition envisagent aussi de battre le pavé pour dénoncer « l’incapacité du gouvernement » face à la menace jihadiste.

Sénégal : Politique, économie et société à la Une

Les quotidiens sénégalais, parvenus jeudi à APA, traitent d’une diversité de sujets dominés par la politique, l’économie et les faits de société.En politique, Walf Quotidien parle du « pari risqué » de Macky Sall avec la pléthore de partis politiques dans Benno Bokk Yakaar, la coalition présidentielle. Le journal renseigne qu’en voulant satisfaire tout le monde, Macky Sall court inexorablement à sa perte.

Sud Quotidien dissèque les réformes majeures du président Macky Sall entre « forcing » et « imprécisions ». Le journal cite quelques exemples avec l’adoption récemment de la loi modifiant le code pénal et le code de procédure pénale et auparavant l’adoption de la loi sur la réforme des collectivités locales avec l’Acte 3 de la décentralisation.

En économie, beaucoup de journaux se font l’écho de la hausse du budget du Sénégal pour 2021-2022 qui va dépasser la barre historique des 5000 milliards Fcfa informe L’Observateur. Le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo a dégagé devant les députés les « axes prioritaires du budget 2022 » contenus dans le Document de programme budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep).

Débat d’orientation budgétaire, Abdoulaye Daouda Diallo « adoubé » par les députés informe L’AS. L’argentier de l’Etat annonce un budget de 5000 milliards et accuse l’opposition de fabriquer des chiffres sur la hausse supposée des prix des denrées.

Dans Libération, il est question des « performances engrangées par le Sénégal depuis 2012 » dans les secteurs tels que l’agriculture, les mines, l’énergie, les infrastructures, l’hydraulique, l’éducation, la santé. Requinqué, ADD a soutenu devant les députés que « le budget initial a été multiplié par deux » sans manquer de rappeler qu’il n’y pas « d’arriérés de paiement auprès des entreprises prestataires de l’Etat ».

Le Quotidien parle de « recettes miracles » dans la gestion budgétaire de juin 2021. Le journal souligne que les objectifs ont été dépassés de plus de 17 milliards.

Pour revenir aux faits de société, Libération parle d’une histoire de pédophilie à Yeumbeul Bène Baraque, un quartier de la banlieue dakaroise. La « la chute d’un prédateur » récidiviste informe la parution qui indique Naby Mané, un vendeur de fruits guinéen âgé de 31ans appâtait avec des fruits des jeunes filles pour les « violer ». Le journal renseigne que A.K, une gamine de 12 ans victime des assauts du « pédophile », traîne une grossesse de plus de trois mois.

L’AS évoque la révolte des habitants de Guédiawaye contre le « tong tong (partage) » des fonctionnaires sur le foncier dans la bande des filaos. Les jeunes de la localité accusent la Direction générale des impôts de domaines (DGID) de faire main basse sur 4 hectares.

En sport, Stades relance le débat sur la course au ballon d’or 2021 avec les éliminations de Benzema, Mbappé, Ronaldo et Lewandoswski à l’Euro. Le journal se demande si ces quatre prétendants ne sont pas « largués » dans l’attribution de la prestigieuse distinction.

Record de son côté se demande si le foot va-t-il enfin « rentrer » à la maison ? 25 ans après le fameux tube « Football is coming home » du groupe The Lightening Seeds sorti lors de l’Euro 96, l’Euro qui se refuse toujours à l’Angleterre va-t-elle enfin sourire aux Three Lions?

Mozambique : l’UE va envoyer une mission militaire

Les responsables de l’Union européenne ont accepté de mettre en place une mission militaire au Mozambique pour aider ce pays d’Afrique australe à former ses forces de sécurité à la lutte contre les insurgés liés à l’Etat islamique dans la province de Cabo Delgado.Selon des sources diplomatiques, le Portugal, la France, l’Italie et l’Espagne font partie des pays européens ayant accepté de fournir des instructeurs militaires pour la mission au Mozambique.

Le Portugal assure déjà la formation des troupes mozambicaines et les instructeurs militaires de Lisbonne sur le terrain constitueront environ la moitié de la nouvelle mission de l’UE. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE doivent officiellement approuver la mission lors d’une réunion prévue le 12 juillet.

La mission proposée par l’UE intervient quelques semaines après que la Communauté de développement de l’Afrique australe  (SADC) a décidé, fin juin, de déployer une force d’intervention au Mozambique, où une insurrection meurtrière des militants liés à Daech a ravagé la province riche en gaz de Cabo Delgado, depuis fin 2017, faisant quelque 3.000 morts et 800.000 déplacés.

Gabon : les auteurs du coup d’État manqué de 2019 édifiés sur leur sort

Dans son verdict rendu ce jeudi 1er juillet, la Cour militaire spéciale a condamné le lieutenant Ondo Obiang Kelly et deux membres de la Garde républicaine à 15 ans de réclusion criminelle.Le couperet est tombé. Si la Cour militaire spéciale avait suivi le réquisitoire du Procureur de la République, les accusés auraient fini leurs jours en prison. En effet, le représentant du ministère public avait requis contre eux « la réclusion criminelle à perpétuité et 100 millions F CFA d’amende » pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État, association de malfaiteurs et vol.

La juridiction militaire a minoré la peine des trois officiers, non sans prononcer leur « radiation de l’armée » et leur infliger une amende de 31 millions F CFA. Au sortir de l’audience,  les avocats des prévenus ont annoncé des pourvois en cassation.

Un autre élément de la garde républicaine, dont l’implication à la tentative de putsch n’a pu être prouvée, a été acquitté. La Cour militaire spéciale a également abandonné les poursuites contre cinq gendarmes qui, le 7 janvier 2019, sécurisaient les locaux de la radio-télévision nationale.

Ce jour-là, le lieutenant Ondo Obiang Kelly s’était adressé à ses compatriotes pour expliquer la nécessité de renverser le régime d’Ali Bongo afin de « restaurer la démocratie ». Au moment des faits, le président gabonais était en convalescence au Maroc suite à un Accident Vasculaire Cérébral (AVC).

Finalement, la tentative de coup d’Etat s’est soldée par un échec avec notamment la mort de deux putschistes. Au Gabon, petit pays de l’Afrique centrale riche en pétrole, une famille règne sans partage depuis plus de 50 ans. El Hadj Omar Bongo Ondimba est resté au pouvoir jusqu’à sa mort survenu le 8 juin 2009. Son fils, Ali Bongo, lui a succédé après une période transitoire de quatre mois.

Environnement, économie, santé et sport au menu des quotidiens marocains

La décarbonation au Maroc, les enjeux de la création du Fonds souverain pour l’investissement, la campagne de vaccination anti-Covid et les JO de Tokyo sont les principaux sujets traités par quotidiens marocains parus ce jeudi.+Aujourd’hui le Maroc+, qui aborde la décarbonation au Maroc, écrit que le Maroc sera confronté dans les années et décennies qui viennent à une nouvelle forme d’obligations internationales essentiellement liées aux aspects environnementaux, précisant que les entreprises et les décideurs marocains doivent relever des défis du type décarbonation.

Aujourd’hui, les nouvelles énergies, les productions alternatives, l’économie verte et les solutions écologiques peuvent être synonymes d’investissements lourds, mais « ne pas les faire, c’est mettre sérieusement en péril la pérennité de notre économie », prévient le quotidien.

Il estime que la transition énergétique peut, à elle seule, faire gagner à l’économie marocaine des points de croissance et des millions d’emplois.

+L’Opinion+, qui revient sur les enjeux de la création du Fonds souverain pour l’Investissement, écrit que cette initiative se présente comme une « locomotive » pour la croissance, garantissant l’excellence et l’efficience du tissu économique, dont les limites sont devenues “claires” durant les deux dernières décennies.

Ce Fond pourrait évoluer, à terme, vers une Banque Publique d’Investissement, à l’image des Fonds souverains norvégiens, qataris, turque ou chinois qui constituent une force de frappe considérable, comme une garantie, pour ces États de diversifier leurs leviers de croissance, estime la publication.

En opérant selon un schéma institutionnel souple et efficace, ce dispositif permettra également d’attirer les investisseurs étrangers désireux de profiter de l’écosystème d’investissement qu’offre le Royaume, ajoute-t-il.

+Assabah+ rapporte que seulement 9% de la population refuse de se vacciner, mettant ainsi fin à un débat byzantin sur ce sujet très animé, surtout sur les réseaux sociaux.

Une enquête a montré que 8 personnes sur 10 approuvent la vaccination, tandis que 4% d’entre elles recommandent qu’elle soit obligatoire. C’est la catégorie d’âge comprise entre 45 et 54 ans qui est la plus désireuse de se faire vacciner (93%) suivie des personnes dont l’âge varie entre 55 et 64 ans (90%). Quant aux jeunes de 18 à 34 ans, ils sont 74% à vouloir se faire vacciner, sachant que le taux d’acceptation des femmes et des hommes frise l’égalité, presque parfaite, avec respectivement 84% et 83%.

Selon cette étude, les trois-quarts de la population urbaine souhaitent être vaccinée contre 86% dans le milieu rural. Selon les catégories sociales, les professionnels de la première et deuxième classe sont les moins enclins à se faire vacciner (70%) contre 84% pour la troisième classe et 87% chez les professionnels de la quatrième et cinquième classe.

+Le Matin+ fait savoir que la golfeuse marocaine Maha Haddioui est qualifiée au Jeux Olympiques de Tokyo. La marocaine a profité de l’abandon de la golfeuse Sud-africaine Lee-Anne Pace (209e) pour faire partie des 60 golfeuses qui disputeront les JO de Tokyo.

Auteure d’une excellente prestation le week-end dernier au Tipsport Czech ladies open, Maha Haddioui continue de porter haut les couleurs de golf marocain chez les professionnels. Cerise sur le gâteau, la golfeuse d’Agadir a profité de l’abandon de golfeuse Sud-africaine Lee-Anne Pace pour prendre le wagon de la délégation marocaine qui participera aux JO de Tokyo, souligne la publication.

C’est la deuxième fois que Maha Haddioui participera aux Jeux olympiques après sa première participation aux JO de Rio en 2016. Ashleigh Buhai est l’autre représentante de l’Afrique à Tokyo. Soixante joueuses vont prendre part à l’épreuve de golf, prévue de 5 au 8 août au Kasumigaseki Golf, où la Marocaine tentera de faire mieux que sa prestation à Rio de Janiero, rappelle le journal.