Addis-Abeba, le 28 novembre 2024 – Une nouvelle étape a été franchie dans la coopération entre l’Éthiopie et l’Agence de Développement de l’Union Africaine – Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (AUDA-NEPAD). Lors d’une visite officielle à Addis-Abeba, le Président éthiopien, SE Taye Atseke Selassie, a rencontré Nardos Bekele-Thomas, Directrice Générale de l’AUDA-NEPAD.
Tout d’abord, cette entrevue a été l’occasion de discuter des moyens de renforcer la collaboration entre l’Éthiopie et l’AUDA-NEPAD, notamment dans le cadre de la mise en œuvre des projets phares identifiés lors de la Semaine PIDA Week, un événement marquant pour le développement des infrastructures en Afrique. Les deux personnalités ont insisté sur l’importance d’aligner les plans nationaux avec les stratégies de mobilisation des ressources. Cette approche, selon les deux parties, est essentielle pour catalyser les initiatives de transformation, en particulier dans le secteur de l’énergie, un secteur vital pour la croissance économique du continent.
Simultanément, à cette rencontre de haut niveau, l’AUDA-NEPAD et le ministère éthiopien de la Santé ont signé une déclaration d’intention visant à renforcer la coopération dans le domaine de la santé.
Ensuite, ce partenariat stratégique entre Nardos Bekele-Thomas, Directrice Générale de l’AUDA-NEPAD et la Ministre de la Santé Mekdes Daba vise à promouvoir les priorités sanitaires de l’Éthiopie, avec une insistance particulière sur la santé sexuelle et reproductive, l’excellence réglementaire, la lutte contre le paludisme, le renforcement des capacités de la main-d’œuvre et l’expansion du secteur pharmaceutique.
Ces efforts conjoints reflètent un engagement profond envers l’amélioration de la santé publique et le renforcement des systèmes de santé sur le continent africain.
Une formation ciblée pour des décisions éclairées
Par ailleurs, l’AUDA-NEPAD, consciente de l’importance de renforcer les compétences des décideurs africains, propose des programmes de formation adaptés aux besoins spécifiques des différents pays. Ces formations visent à outiller les décideurs pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées et naviguer dans le paysage complexe du développement.
Un engagement fort pour l’Afrique
En somme, ces initiatives conjointes entre l’Éthiopie et l’AUDA-NEPAD témoignent de la volonté des deux parties de contribuer à un développement durable et inclusif en Afrique. En alignant leurs stratégies et en renforçant leurs partenariats, l’Éthiopie et l’AUDA-NEPAD ouvrent la voie à un avenir prometteur pour le continent.
Niamey, 27 novembre 2024 – La jeunesse nigérienne a montré tout son talent et son enthousiasme pour la langue anglaise lors de la deuxième édition du concours EnglishOpens, qui s’est tenu à Niamey. Coorganisé par les ambassades du Royaume-Uni et des États-Unis, cet événement a rassemblé près de 500 jeunes, transformant la capitale nigérienne en un véritable creuset de cultures et de langues.
Le succès d’EnglishOpens est le fruit d’une collaboration étroite entre les organisateurs, les partenaires et les participants. Les ambassades du Royaume-Uni et des États-Unis ont joué un rôle clé dans la conception et la mise en œuvre de cet événement, démontrant ainsi leur engagement envers le développement de l’éducation au Niger. Le soutien de prestigieux sponsors locaux, tels que Radisson Blu, SGI Niger, A.D.U.LEADS, Safia Aminami Niger et MDM Crew a également été déterminant.
Un avenir prometteur pour la jeunesse nigérienne
En offrant aux jeunes Nigériens l’opportunité de pratiquer l’anglais dans un cadre ludique et stimulant, EnglishOpens les encourage à développer leurs compétences linguistiques et à élargir leurs horizons. La maîtrise de l’anglais est, en effet, un atout majeur dans un monde de plus en plus interconnecté, ouvrant les portes à de nombreuses opportunités d’études, de carrière et d’échanges culturels.
Agadez, 27 novembre 2024 – L’air de la paix a soufflé sur Agadez ce mercredi, balayant les nuages de la rébellion. En effet, dans une cérémonie empreinte de solennité, d’anciens combattants du Front Patriotique de Libération (FPL) et du Mouvement des jeunes pour la renaissance du Niger (MJRN) ont officiellement déposé les armes, marquant ainsi un tournant décisif dans l’histoire de la région.
Sous le regard attentif du gouverneur de la région, le général de brigade Ibra Boulama Issa, et entourés de la société civile, les ex-rebelles ont symboliquement remis leurs armes. Parmi eux, des figures emblématiques telles qu’Adam Tchake du MJRN et Taher du FPL, réputé proche du président Bazoum, ont scellé cet acte de paix.
Cette reddition est le fruit de longs mois de négociations et d’un processus de dialogue patient mené par les autorités nigériennes. Ainsi, elle s’inscrit dans le cadre d’un accord de paix plus large visant à rétablir la sécurité et la stabilité dans la région. Les ex-combattants bénéficieront désormais de programmes de réintégration économique et sociale, leur offrant ainsi de nouvelles perspectives.
Les discours prononcés lors de la cérémonie ont souligné l’importance de ce moment historique. Les représentants gouvernementaux ont salué le courage des ex-combattants d’avoir choisi la voie de la paix, tout en réaffirmant l’engagement de l’État à œuvrer pour une réconciliation nationale durable.
Pour les populations locales, cette reddition représente un souffle d’espoir. Fatiguées par des années de conflits, elles aspirent dorénavant à une vie paisible et à un développement économique. En plus, la présence d’organisations internationales et de la société civile témoigne de la mobilisation collective en faveur de la paix et de la reconstruction.
Des défis restent à relever.
Si cette journée marque une étape importante, les défis restent nombreux. La mise en œuvre effective des accords de paix, l’intégration des ex-combattants dans la société civile et la consolidation de la confiance entre les communautés nécessiteront un engagement soutenu de tous les acteurs.
Les observateurs locaux appellent à la vigilance et à la poursuite des efforts de médiation. Ils soulignent également l’importance d’adresser les causes profondes des conflits, telles que les inégalités et les frustrations, afin de prévenir toute nouvelle recrudescence de la violence.
En dépit des difficultés, l’avenir s’annonce plus prometteur pour la région d’Agadez. La reddition des rebelles FPL et MJRN ouvre ainsi la voie à une nouvelle ère, marquée par la réconciliation, le développement et la prospérité partagée.
Niamey, 27 novembre 2024 – Les échanges entre le Niger et les États-Unis connaissent un essor sans précédent. C’est ce qu’atteste un communiqué publié aujourd’hui par l’ambassade américaine à Niamey. En effet, la section consulaire de l’ambassade a annoncé avoir délivré plus de 1000 visas à des citoyens nigériens en 2024, soit le double par rapport à l’année précédente.
Cette augmentation significative des visas témoigne d’un renforcement des relations bilatérales entre les deux pays et d’une mobilité accrue des citoyens nigériens désireux de se rendre aux États-Unis, que ce soit pour des études, des voyages d’affaires ou des séjours touristiques.
Le communiqué souligne également que la section consulaire a joué un rôle essentiel dans ces échanges. En effet, elle a assuré le traitement des demandes de visa en examinant minutieusement chaque dossier et en facilitant les procédures administratives. De plus, elle a apporté une assistance aux citoyens américains en difficulté au Niger, leur offrant un soutien crucial. Par ailleurs, la section consulaire soutient activement les programmes d’échanges en facilitant la participation des Nigériens à divers programmes éducatifs et culturels.
« Notre travail consulaire renforce les liens interpersonnels et interculturels qui sont fondamentaux dans la relation entre les États-Unis et le Niger », souligne le communiqué.
Cette hausse des visas américains délivrés est perçue comme un signal positif pour les relations bilatérales et témoigne de l’attractivité des États-Unis pour les Nigériens. Elle ouvre également de nouvelles perspectives pour les échanges économiques, culturels et académiques entre les deux pays.
Niamey, 27 novembre 2024 – Tandis que les journalistes de l’Alliance des États du Sahel (AES) se réunissent à Niamey pour discuter des moyens de contribuer à la réalisation des objectifs de la Confédération, une actualité brûlante vient rappeler les défis auxquels sont confrontés les médias en Afrique : la suspension de la chaîne de télévision malienne JolibaTV.
Le symposium de Niamey, qui a débuté hier, offre une plateforme d’échange unique aux professionnels des médias de la région. Les participants débattent des meilleures pratiques pour une couverture médiatique responsable et constructive au sein de L’AES, tout en soulignant l’importance de la liberté de la presse dans un contexte de défis sécuritaires et politiques complexes.
Au Mali, la liberté de la presse mise à l’épreuve
Parallèlement, un développement préoccupant a émergé au Mali. En effet, après une plainte déposée par les autorités du Burkina Faso suite à la diffusion d’une émission d’opinion jugée inappropriée, la Haute Autorité de la Communication du Mali a décidé de suspendre JolibaTV.
Cette suspension met en lumière les tensions persistantes entre la liberté d’expression et la régulation des contenus médiatiques. Cette affaire soulève de nombreuses questions sur l’équilibre à trouver entre le droit à l’information et la protection de l’ordre public.
La suspension de JolibaTV survient au moment où les journalistes maliens et régionaux se réunissent à Niamey pour explorer des stratégies visant à consolider leur influence dans la société. Cette coïncidence est une aubaine, car elle permettra aux journalistes de débattre de ce sujet d’actualité et de trouver des solutions durables.
Les cas du Mali et des autres pays montrent que les médias africains font face à des défis similaires :
La pression politique : des pressions politiques soumettent souvent les médias, limitant ainsi leur liberté d’expression.
Les défis économiques : les médias africains doivent faire face à des contraintes financières importantes, ce qui peut porter atteinte à leur indépendance.
La désinformation : la propagation de fausses informations et de discours de haine représente une menace croissante pour la crédibilité des médias.
Un enjeu pour la démocratie
La liberté de la presse est un pilier essentiel de toute démocratie. Elle permet aux citoyens d’obtenir des informations, de participer au débat public et de contrôler les actions des pouvoirs publics. Les décisions prises à la rencontre de JolibaTV rappellent l’importance de protéger cet espace de liberté.
Le colloque de Niamey invite les participants à élaborer des solutions afin de renforcer la résistance des médias africains face à ces défis. Il s’agit notamment de :
Promouvoir l’autorégulation : les médias doivent développer des mécanismes d’autorégulation pour garantir la qualité de leurs contenus.
Renforcer la formation des journalistes : une formation continue est essentielle pour permettre aux journalistes de faire face aux défis de leur métier.
Soutenir la pluralité des médias : il est important de favoriser l’émergence de médias indépendants et diversifiés.
Tahoua, 26 novembre 2024 – Un nouveau chapitre s’écrit pour l’industrie nigérienne. Hier, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Seydou Asman, a inauguré une usine de fabrication de fer à béton, un projet ambitieux porté par la société Niger Steel Group Company Ltd. Située au cœur de la cimenterie du Département d’Illéla, dans la Région de Tahoua (600 km au nord-est du Niger), cette unité de production marque en effet un tournant décisif dans la stratégie de développement économique du Niger.
Un investissement porteur d’espoir
D’un coût de 2 milliards de francs CFA, cette usine, d’une capacité de production de 20 000 tonnes par an, est une véritable bouée de sauvetage pour l’économie locale. En créant 120 emplois, elle contribue également à réduire le chômage et à améliorer le niveau de vie des populations.
En outre, pour le Ministre Seydou Asman, cette inauguration est un symbole fort de la volonté du gouvernement de promouvoir l’industrialisation du pays. « Cette réalisation s’inscrit pleinement dans les orientations stratégiques définies par le général de Brigade Abdourahamane Tiani, Président du CNSP et le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine qui ont toujours soutenu l’idée d’un Niger résilient, compétitif et autosuffisant », a-t-il déclaré.
Un écosystème industriel en plein essor
La nouvelle usine de fer à béton s’intègre parfaitement dans un écosystème industriel en plein développement. Elle bénéficie de la proximité de la cimenterie de Badaguichiri, une unité de production de 3000 tonnes de ciment par jour, inaugurée en 2023. Ainsi, cette synergie permet d’optimiser les coûts de production et de garantir une supply chain efficace.
Un enjeu de souveraineté
Par ailleurs, lors de l’inauguration, le Ministre chargé de l’État a déclaré qu’en dehors des avantages accordés à la société Niger Steel Group par le code des investissements, l’État a pris un arrêté en date du 21 novembre 2024 interdisant l’exportation de la ferraille.
En interdisant l’exportation de la ferraille, le gouvernement a voulu sécuriser l’approvisionnement de cette matière première essentielle pour l’usine. Cette décision témoigne aussi de la volonté politique de soutenir les industries locales et de réduire la dépendance aux importations.
Les bénéfices de l’industrie pour l’économie nationale
Les retombées de cette nouvelle usine sont multiples :
Réduction des coûts de construction : la production locale de fer à béton permettra de réduire les coûts des projets de construction, tant pour les particuliers que pour les entreprises.
Développement des infrastructures : l’accès à des matériaux de construction de qualité à des prix compétitifs favorisera le développement des infrastructures routières, scolaires, sanitaires, etc.
Création d’emplois directs et indirects : l’usine et ses fournisseurs génèrent de nombreux emplois, stimulant ainsi l’activité économique locale.
Renforcement de la balance commerciale : la réduction des importations de fer à béton contribuera à améliorer la balance commerciale du Niger.
Un modèle à suivre
Le succès de ce projet est appelé à inspirer d’autres initiatives similaires. Le gouvernement nigérien entend poursuivre sa politique de soutien à l’industrialisation, en mettant l’accent sur les ressources locales et en créant un environnement favorable à l’investissement.
En conclusion, l’inauguration de l’usine de fabrication de fer à béton de Badaguichiri marque une étape importante dans le processus de transformation économique du Niger. Elle témoigne de la volonté du gouvernement de diversifier l’économie, de créer des emplois et de réduire la dépendance aux importations. Ce projet est en plus un modèle à suivre pour d’autres pays africains qui souhaitent se développer de manière durable et inclusive.
Diffa, 26 novembre 2024 – Dans la chaleureuse salle de conférence (MJC) de l’Université de Diffa, une énergie particulière régnait. Des regards se croisaient, des idées jaillissaient, et un sentiment d’unité se dégageait ce matin lors du lancement de l’atelier déterminé à tracer un nouveau chemin pour les populations déplacées de la région.
Sous l’égide du gouverneur Ibrahim Bagadoma, intellectuels, humanitaires et acteurs de la société civile se sont réunis pour un atelier stratégique visant à promouvoir l’autonomie et l’inclusion socio-économique des déplacés.
Au-delà de l’aide humanitaire
Fini le temps de la simple assistance. Désormais, les participants à cet atelier souhaitent passer à une nouvelle étape : celle de l’autonomisation. En effet, l’objectif est clair : doter les déplacés des moyens de subvenir à leurs besoins et de s’intégrer durablement dans leur communauté. Les discussions portent sur des sujets aussi variés que la création d’activités génératrices de revenus, l’accès à l’éducation et aux soins de santé, ou encore la lutte contre les discriminations.
Un élan porté par la communauté
Le gouverneur Bagadoma a souligné l’importance de cette initiative en rappelant que les défis auxquels la région est confrontée nécessitent une réponse collective. « Nous devons agir ensemble pour construire un meilleur avenir pour tous », a-t-il déclaré. En plus, les témoignages poignants des déplacés, qui ont partagé leurs expériences et leurs aspirations, ont renforcé la détermination des participants à trouver des solutions concrètes.
L’Université de Diffa, un moteur de changement
En organisant cet atelier, l’Université de Diffa confirme son engagement en faveur du développement durable de la région. Ainsi, l’établissement universitaire joue ainsi un rôle de catalyseur en favorisant le dialogue entre les différents acteurs et en soutenant la mise en œuvre de projets innovants.
Des perspectives prometteuses
Les premiers échanges ont été riches en idées et en propositions. Les participants ont formé des groupes de travail pour approfondir certaines thématiques et élaborer des plans d’action concrets. Les résultats de cet atelier, qui se clôturera le 28 novembre, seront aussi scrutés avec attention par les communautés et par l’ensemble des acteurs humanitaires et de développement.
En somme, cet événement marque un tournant dans la réponse à la crise des déplacés à Diffa au Niger . En mettant l’accent sur l’autonomisation et l’inclusion, les participants espèrent construire une société plus juste et plus durable pour tous.
Intalewane(Tahoua), 26 novembre 2024 – Sous un soleil éclatant, le village d’Intalewane vibre d’une nouvelle joie. Aujourd’hui, l’impossible est devenu réalité : un jet d’eau pur et frais jaillit d’un forage de 700 mètres de profondeur, mettant fin à des années de quête pour cette ressource vitale.
Pendant des décennies, les habitants d’Intalewane, en particulier les femmes, ont enduré la corvée de l’eau. Parcourir jusqu’à 25 kilomètres à pied, souvent sous un soleil de plomb, pour remplir leurs bidons était une tâche quotidienne, épuisante et dangereuse. Mais grâce à un partenariat entre le PNUD, le GEF et l’UNDP Afrique, ce calvaire appartient désormais au passé.
Une révolution silencieuse à Intalewane
Ce nouveau forage, fruit d’un investissement considérable, est bien plus qu’un simple puits. C’est un symbole d’espoir, un catalyseur de changement. Il va transformer radicalement le quotidien de 3 200 personnes, leur offrant un accès durable à l’eau potable.
Santé : les maladies liées à l’eau insalubre, qui minaient la population, vont reculer. Les enfants pourront grandir en bonne santé et les femmes seront soulagées de cette tâche pénible qui les expose à de nombreux risques.
Éducation : libérées de la corvée de l’eau, les filles pourront passer plus de temps à étudier, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives.
Économie : L’accès à l’eau va stimuler l’agriculture et l’élevage, deux piliers de l’économie locale. Les femmes pourront également se lancer dans de nouvelles activités génératrices de revenus.
Lors de la cérémonie d’inauguration, les représentants du PNUD ont souligné l’importance de ce projet dans le cadre des Objectifs de développement durable. En offrant un accès équitable à l’eau, on contribue ainsi à réduire les inégalités, à améliorer la santé et à renforcer la résilience des communautés face aux changements climatiques.
Pour Aïchatou, une habitante du village, ce nouveau forage est une véritable révolution : « Avant, je passais une partie de ma journée à aller chercher de l’eau ». « Maintenant, je peux enfin m’occuper de mon jardin et apprendre à lire. » « C’est un rêve qui devient réalité. »
En somme, avec ce forage, c’est tout un village qui se transforme. Les femmes, libérées de la corvée de l’eau, pourront s’épanouir et contribuer au développement de leur communauté. Les enfants pourront grandir en bonne santé et aller à l’école. Intalewane est un exemple qui montre que l’accès à l’eau n’est pas seulement un besoin fondamental, mais un levier pour un développement durable.
Niamey, le 22 novembre 2024 – Dans une ambiance empreinte de reconnaissance et d’amitié, la Ville de Niamey a rendu un vibrant hommage à l’ambassadeur de la République islamique du Pakistan, Dr Ahmed Ali Sirohey, en fin de mission. Cette rencontre, qui s’est tenue ce vendredi, a été l’occasion de célébrer les succès d’un partenariat bilatéral dynamique et de tracer les contours d’une nouvelle postérité.
Le colonel Boubacar Soumana Garanke, administrateur délégué de la ville de Niamey, a accueilli chaleureusement l’ambassadeur sortant, saluant son engagement sans faille au service des relations entre le Niger et le Pakistan. Durant ces dernières années, sous l’impulsion du Dr Sirohey, les liens entre les deux nations se sont considérablement renforcés dans de nombreux domaines économiques, culturels et des projets de développement d’envergure ont vu le jour. Ce partenariat fructueux témoigne de la volonté commune des deux pays de renforcer leur coopération.
Départ de l’ambassadeur de la République islamique du Pakistan : un bilan positif et des perspectives prometteuses
Au cours de cette rencontre, les deux personnalités ont passé en revue les réalisations accomplies et ont évoqué les perspectives. Le colonel Garanke a souligné l’importance de poursuivre sur cette lancée et de consolider les acquis. L’ambassadeur Sirohey, quant à lui, a exprimé sa satisfaction de voir les fruits de ses efforts et s’est dit convaincu du potentiel de cette coopération.
Les discussions ont également porté sur les défis mondiaux actuels, tels que le changement climatique et la sécurité régionale. Le Niger et le Pakistan ont convenu de renforcer leur collaboration pour faire face à ces enjeux communs et œuvrer pour un avenir plus durable.
Un héritage durable
En somme, le départ de l’ambassadeur Sirohey marque la fin d’une page importante dans les relations entre le Niger et le Pakistan. Son engagement et son dévouement ont laissé une empreinte indélébile. Les deux pays sont désormais liés par des liens d’amitié et de coopération solides, qui continueront de se développer avec le nouvel ambassadeur.
Niamey, le 22 novembre 2024 – Une avancée majeure vient d’être réalisée dans le secteur agricole nigérien. Grâce à l’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA), l’Université Abdoul Moumini s’est dotée d’un « centre de production d’engrais » ultramoderne. Ce pôle, placé au sein de l’Institut des Radio-Isotopes de la Faculté d’agriculture, a pour objectif de révolutionner les pratiques agricoles dans le pays.
Face aux défis liés à la production agricole, notamment l’accès limité aux engrais et la dépendance aux méthodes traditionnelles, le Niger a trouvé en la TIKA un partenaire stratégique. Le nouveau centre, fruit d’une collaboration étroite, répond à une nécessité vitale : améliorer la productivité agricole et garantir la sécurité alimentaire d’une population en croissance. Ce projet ambitieux vise à réduire les coûts de production et à promouvoir une agriculture durable.
Équipé d’installations de pointe, telles qu’une machine à pyrolyse, un biodigesteur, des systèmes d’irrigation californiens, des bassins de compost, un système de production de biogaz, des systèmes d’énergie solaire, des compartiments d’essai, des fournitures de laboratoire, une machine de broyage/tri, le centre est conçu pour produire des bioengrais de haute qualité. La TIKA a également offert des motos à 3 roues équipées de pulvérisateur, un kit d’arrosage et des équipements agricoles complémentaires.
Par ailleurs, ce centre permettra aux chercheurs et aux étudiants de mener des expériences et de développer de nouvelles formules d’engrais adaptées aux conditions locales. Il servira également à former les futurs agriculteurs en réalisant des études de recherche et développement pour les étudiants de master et de doctorat qui travaillent sur les bioengrais et à diffuser des formules d’engrais locaux.
Construit sur une superficie d’environ deux hectares, le centre est sous la supervision du Dr Moustapha Maman Mounirou, diplômé de Turquie après des études sur les bioengrais. En plus, ce centre permettra aux chercheurs et aux étudiants de mener des expériences et de développer de nouvelles formules d’engrais adaptées aux conditions locales.
Les principaux objectifs du Centre
Ce centre a pour vocation de :
Réduire les coûts de production : en produisant des engrais localement, le Niger pourra réduire sa dépendance aux importations et offrir aux agriculteurs des solutions plus économiques.
Améliorer les rendements agricoles : les bioengrais produits au centre permettront d’enrichir les sols et d’augmenter les rendements des cultures, contribuant ainsi à renforcer la sécurité alimentaire.
Promouvoir les pratiques agricoles durables : en privilégiant les solutions naturelles, le centre s’inscrit dans une démarche de développement durable et contribue à la préservation de l’environnement.
Former les futurs acteurs du secteur agricole : en offrant un cadre d’apprentissage unique, le Centre permettra de former de nouveaux talents et de renforcer les capacités des acteurs locaux.
Un impact attendu sur l’ensemble du territoire
Par ailleurs, les bio-engrais produits au centre seront testés dans les jardins pédagogiques créés par la TIKA à travers le pays avant d’être diffusés plus largement. À terme, l’objectif est de couvrir l’ensemble du territoire nigérien et de permettre à tous les agriculteurs d’accéder à ces produits innovants.
En somme, la création de ce centre de production d’engrais témoigne de l’engagement de la Turquie à soutenir le développement du Niger. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une coopération bilatérale fructueuse qui porte sur de nombreux domaines tels que l’agriculture, l’éducation et la santé.