février 2026 - Page 4 sur 10 - Journal du Niger

À Tessaoua, le projet CSP-PAM à l’épreuve du terrain

 

 

 

 

Dans le département de Tessaoua, région de Maradi, l’heure n’était pas aux discours mais à l’évaluation concrète des actions. Les 15 et 16 février 2026, une mission conjointe de suivi s’est rendue sur le terrain pour mesurer l’impact du projet CSP-PAM, mis en œuvre par l’ONG GARKUA avec l’appui financier du Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Conduite par le préfet de Tessaoua, la mission a associé les autorités communales de Tessaoua, Ourafane et Maijirgui, ainsi que la coordination régionale de GARKUA à Maradi. Une démarche qui traduit une volonté d’ancrer le projet dans la réalité locale.

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Passer des chiffres aux réalités humaines

Dans les projets de développement, les bilans sont souvent chiffrés. Mais sur le terrain, l’essentiel se joue ailleurs : dans les témoignages, les contraintes quotidiennes et les ajustements nécessaires. La mission s’est donnée trois priorités claires : écouter les communautés bénéficiaires, repérer les difficultés rencontrées et proposer des pistes d’amélioration. Cette approche participative marque un tournant : elle place les populations au centre de l’évaluation.

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Un projet au service de la résilience

Le projet CSP-PAM vise à renforcer la sécurité alimentaire et à soutenir les ménages vulnérables. Dans une région comme Maradi, régulièrement confrontée aux aléas climatiques et aux pressions économiques, ces initiatives représentent un levier essentiel. Les échanges menés dans les villages ont permis de mesurer l’impact des activités sur les conditions de vie, le degré d’appropriation des actions par les bénéficiaires et les attentes pour la suite du programme. Mais l’enjeu dépasse l’assistance immédiate : il s’agit de construire la durabilité.

 

La responsabilité locale au cœur du dispositif

L’un des enseignements majeurs de cette mission réside dans l’implication des autorités locales. Préfet, maires et responsables communautaires ont participé activement aux discussions. Cette synergie entre administration, partenaires techniques et communautés vise à garantir une meilleure coordination des interventions, une transparence accrue et une responsabilisation progressive des acteurs locaux. Car un projet de développement ne peut réussir sans ancrage institutionnel ni engagement citoyen.

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Capitaliser les bonnes pratiques

La mission a également permis d’identifier des expériences positives susceptibles d’être reproduites dans d’autres communes.

Dans certains villages, l’organisation communautaire autour des activités du projet a renforcé la cohésion sociale. Ailleurs, des initiatives locales ont émergé pour optimiser l’utilisation des ressources.

Ces exemples montrent que l’impact d’un programme ne se limite pas aux aides distribuées, mais s’étend à la dynamique sociale qu’il peut générer.

 

Les défis persistants

Malgré les progrès, plusieurs défis subsistent :

  • L’accès difficile à certaines zones rurales
  • La vulnérabilité climatique
  • Les contraintes logistiques
  • La nécessité de renforcer les capacités locales.

Ces obstacles rappellent que le développement est un processus continu, qui exige adaptation et persévérance.

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Une étape vers l’appropriation communautaire

Au terme de ces deux jours de terrain, le constat est clair : le suivi régulier constitue un outil essentiel pour garantir l’efficacité des projets.

En associant les bénéficiaires aux réflexions, la mission a contribué à renforcer le sentiment d’appropriation. C’est dans cette dynamique que réside la véritable durabilité : lorsque les communautés deviennent actrices de leur propre développement.

À Tessaoua, le projet CSP-PAM ne se limite donc pas à une intervention technique. Il s’inscrit dans une démarche plus large, celle d’un partenariat entre institutions, partenaires internationaux et populations locales, au service de la résilience.

Niger : : l’État consolide son dialogue avec la Croix-Rouge

Ce 19 février 2026, le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général Mohamed Toumba, a reçu à son cabinet une délégation de la Croix-Rouge nigérienne et de ses partenaires internationaux.

Autour de la table figuraient notamment des représentants de la Croix-Rouge espagnole, danoise et belge, ainsi que du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge au Niger. Une rencontre protocolaire en apparence, mais qui s’inscrit dans un contexte national où la coordination entre autorités publiques et acteurs humanitaires demeure essentielle.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Un dialogue entre sécurité et action humanitaire

Dans un pays confronté à des défis sécuritaires et humanitaires persistants, la coopération entre l’État et les organisations de secours n’est pas un simple exercice diplomatique. Elle constitue aussi un pilier de la gestion des crises.

La délégation est venue présenter ses civilités au ministre d’État, saluant son leadership et sa vision stratégique. Mais au-delà des formules d’usage, les échanges ont également permis de rappeler un principe fondamental : l’aide humanitaire nécessite un cadre institutionnel stable et un dialogue permanent avec les autorités.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Une nouvelle dynamique à la Croix-Rouge Nigérienne

La rencontre a mis en avant l’engagement de la nouvelle présidente, Bako Hassana Sako. Son arrivée intervient dans une période exigeante, marquée par des besoins croissants en matière de sécurité alimentaire, de déplacements de populations et de catastrophes naturelles. Les partenaires internationaux ont exprimé leur volonté de poursuivre et d’intensifier leur collaboration, en appui aux actions menées sur le terrain.

 

Un réseau international mobilisé

Cette dynamique interne trouve un écho dans la présence des Croix-Rouges espagnole, danoise et belge, qui témoignent de l’ancrage international du soutien humanitaire au Niger. En effet, ces partenaires interviennent dans le renforcement des capacités locales, la formation des volontaires, l’assistance aux populations vulnérables et la gestion des urgences sanitaires et alimentaires. Leur engagement renouvelé confirme la place centrale du Niger dans les priorités humanitaires régionales.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Coopération et souveraineté

La réception de cette délégation par le ministre de l’Intérieur revêt également une dimension stratégique. Elle montre que l’action humanitaire s’inscrit dans le respect de la souveraineté nationale et sous l’autorité des institutions de la République.

Dans un contexte où les crises sécuritaires peuvent affecter l’accès aux populations, la coordination entre forces de sécurité et organisations humanitaires devient déterminante.

 

Une continuité dans l’engagement

Cette approche souveraine trouve un prolongement dans l’engagement renouvelé des partenaires, qui ont réaffirmé leur disponibilité à œuvrer aux côtés de la Croix-Rouge nigérienne pour apporter secours et assistance aux personnes vulnérables. La rencontre confirme aussi une volonté partagée de renforcer la coopération pour mieux répondre aux urgences.

Dans un pays où les défis humanitaires restent nombreux, cette convergence entre institutions publiques et acteurs de solidarité internationale apparaît comme un signal fort de continuité et de coordination.

Agadez : plus de 6 millions CFA collectés pour le FSSP

Dans la cour de la gouvernance d’Agadez, les dons se sont accumulés jeudi 19 février 2026 : enveloppes, sacs de riz, tonnes de sucre et de pâtes alimentaires. Au total, 6 373 550 francs CFA, en espèces et en nature, ont été remis au profit du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP).

La réception officielle a été assurée par le Secrétaire général de la région, Souleymane Seidou Boulhassan, en présence de plusieurs autorités civiles et militaires, dont le Sultan de l’Aïr, Oumarou Ibrahim Oumarou, président du comité régional d’information et de mobilisation pour le FSSP. Au-delà des chiffres, c’est une dynamique collective qui se dessine dans le nord du pays.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une mobilisation aux multiples visages

La liste des contributeurs reflète la diversité du tissu social d’Agadez.

Des entreprises, des associations, des transporteurs, des établissements scolaires et même des villages entiers ont pris part à l’effort. Les montants varient : de 10 000 francs pour une contribution familiale à plus de 2 millions pour certaines structures organisées.

Parmi les dons enregistrés :

  • Additif GS-NESMO : 2 300 000 F CFA
  • Ichirfane Ba-Assalam: 1 000 000 F CFA
  • Chauffeurs gros porteurs axe Agadez–Assamaka : 335 000 F CFA
  • Personnel de la société laitière Madara Rahama : 200 000 F CFA
  • Personnel et élèves de l’EMAIR : 133 000 F CFA
  • Plusieurs villages (Tiguidit, Zargaw, Bourgoutane, Echkar, Inébizguine) ayant contribué à l’occasion d’événements communautaires

À cela s’ajoute un don important en vivres, estimé à 3 560 000 F CFA, composé de 2,5 tonnes de sucre, 2,5 tonnes de riz et une tonne de pâtes alimentaires, offert par le PDG d’une société de concassage.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le FSSP, symbole d’un engagement national

Le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie a été mis en place pour soutenir les efforts nationaux dans un contexte sécuritaire et économique exigeant. Il repose en grande partie sur la participation volontaire des citoyens, des entreprises et des collectivités.

À Agadez, région stratégique et carrefour sahélien, la mobilisation revêt une dimension particulière. Frontalière de zones sensibles, la région incarne à la fois les défis et la résilience du Niger.

La présence du Sultan de l’Aïr à la cérémonie illustre cette convergence entre autorité traditionnelle et administration moderne. Elle témoigne d’une volonté d’inscrire l’effort dans la continuité des valeurs communautaires.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une solidarité qui dépasse les montants

Si le total de plus de six millions de francs CFA retient l’attention, l’essentiel se trouve ailleurs : dans la participation collective.

Des scolaires du village d’Inwajir aux transporteurs de l’axe Agadez–Assamaka, en passant par des cotisations internes d’entreprises, la contribution traduit un sentiment d’appartenance et de responsabilité partagée.

Cette diversité des donateurs montre que l’engagement ne relève pas uniquement des grandes structures économiques, mais aussi de la base sociale.

Gouvernorat d'Agadez
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Agadez, laboratoire d’une mobilisation élargie ?

La cérémonie de ce  19 février pourrait servir d’exemple pour d’autres régions. Elle montre qu’une mobilisation coordonnée entre autorités administratives, leaders traditionnels et acteurs économiques est possible.

Reste à savoir si cet élan s’inscrira dans la durée. À Agadez, en tout cas, le message est clair : face aux défis, la réponse passe par la solidarité.

Le Niger trace une nouvelle stratégie pour valoriser son sous-sol

 

 

 

 

Le Niger veut changer d’échelle dans la gestion de son pétrole. Derrière les discours officiels, une orientation claire se dessine : mieux organiser l’exploration, attirer davantage d’investisseurs et accroître les réserves prouvées du pays.

Selon le ministre en charge du secteur, Hamadou Tini, la feuille de route gouvernementale est désormais opérationnelle. Les administrations concernées ainsi que les acteurs pétroliers disposent d’une vision précise des priorités fixées par l’État. L’enjeu est double : sécuriser les acquis et ouvrir un nouveau cycle d’expansion.

 

Une stratégie structurée autour de sept axes

La réforme annoncée repose sur sept axes stratégiques. Mais au cœur du dispositif, un principe domine : investir d’abord dans l’exploration.

Pourquoi ce choix ? Parce que sans nouvelles découvertes, il n’y a ni croissance durable ni diversification des partenaires. Le Niger, dont le potentiel géologique est reconnu dans la région sahélienne, souhaite transformer ses promesses en réserves certifiées.

L’objectif affiché est clair :

  • Augmenter les réserves prouvées.
  • Élargir le cercle des compagnies opérant sur le territoire.
  • Renforcer la crédibilité du pays sur le marché international.

 

Moderniser le Centre des données pétrolières, une priorité

Pour atteindre ces ambitions, le gouvernement entend moderniser le Centre des Données Pétrolières (CDP).

Ce centre joue un rôle clé : il regroupe les données techniques issues des forages, des études géologiques et des relevés sismiques. En facilitant l’accès à ces informations, l’État espère rassurer et séduire de nouveaux investisseurs.

Dans l’industrie pétrolière, la transparence et la qualité des données sont déterminantes. Un opérateur hésite moins à investir lorsqu’il dispose d’informations fiables sur le potentiel d’un bloc.

La mise à niveau du CDP devrait donc permettre :

  • Une meilleure organisation des données de puits
  • Une valorisation des études sismiques existantes
  • Une réduction des incertitudes pour les investisseurs.

Rendre l’exploration plus attractive

Au-delà des aspects techniques, le Niger veut également soigner son image sur la scène énergétique internationale.

Le ministère prévoit des actions ciblées de promotion :

  • Élaboration de documents techniques attractifs
  • Participation à des forums et conférences spécialisés.
  • Démarchage d’opérateurs pétroliers internationaux

L’idée est simple : positionner le Niger comme une destination compétitive pour l’exploration pétrolière en Afrique de l’Ouest.

Des appels d’offres devraient également être lancés pour des blocs présentant un potentiel confirmé. Une démarche qui vise à élargir la base des partenaires et à dynamiser la concurrence.

Un contexte stratégique particulier

Cette nouvelle impulsion intervient dans un environnement régional en mutation. Les ressources naturelles constituent un levier essentiel pour financer les infrastructures, soutenir les dépenses sociales et renforcer la souveraineté économique.

Le pétrole représente déjà une part importante des recettes nationales. Mais le gouvernement semble vouloir aller plus loin : structurer le secteur, sécuriser les investissements et garantir une meilleure gouvernance.

Les défis à relever

Si la stratégie paraît cohérente, plusieurs défis persistent :

  • La stabilité réglementaire
  • La confiance des investisseurs
  • Les infrastructures de transport et de stockage
  • La formation des compétences locales

L’exploration pétrolière est un secteur à haut risque et à forte intensité capitalistique. Elle exige une vision de long terme et une constance dans les politiques publiques.

Vers une nouvelle phase du secteur pétrolier nigérien ?

En plaçant l’exploration au centre de sa feuille de route, le Niger envoie un signal fort : celui d’un pays déterminé à mieux valoriser ses ressources naturelles.

Reste à savoir si cette stratégie permettra d’attirer de nouveaux acteurs et d’augmenter significativement les réserves prouvées dans les prochaines années.

Une chose est sûre : le secteur pétrolier nigérien entre dans une phase décisive, où la qualité de la gouvernance sera aussi importante que la richesse du sous-sol.

Niger : le ministère de l’Intérieur inaugure le siège de l’IGSS à Niamey

À Niamey, le ministère de l’Intérieur poursuit la modernisation de ses structures. Ce mercredi 18 février 2026, le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le commissaire général de police Ayouba Abdourahamane, a présidé la réception officielle du nouveau siège de l’Inspection générale des services de sécurité (IGSS).

Par ailleurs, l’événement marque une étape dans la consolidation du dispositif de contrôle interne des forces de sécurité.

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Une institution clé dans l’architecture sécuritaire

Créée en 2011, l’Inspection générale des services de sécurité a pour mission de superviser le fonctionnement des services de sécurité intérieure. Son champ d’action couvre les contrôles administratifs, disciplinaires, financiers et judiciaires.

Dans un contexte où la confiance du public envers les institutions repose aussi sur la transparence et la rigueur, l’IGSS joue un rôle stratégique : veiller au respect des règles et sanctionner les éventuels manquements.

L’installation de cette structure dans un bâtiment moderne traduit aussi la volonté des autorités d’offrir un cadre adapté à cette mission sensible.

Un bâtiment financé sur fonds propres

Le nouvel édifice, construit en R+2, représente un investissement de 900 millions de francs CFA, entièrement financé sur ressources nationales. Il comprend 30 bureaux, deux salles de réunion, une salle d’accueil, un hall d’attente, une cuisine, deux magasins et une armurerie.

Ce niveau d’équipement vise à garantir des conditions de travail conformes aux exigences d’un service chargé d’auditer et de contrôler d’autres structures de sécurité.

Une dynamique de modernisation plus large

Lors de la cérémonie, le commissaire général Ayouba Abdourahamane a rappelé plusieurs réalisations enregistrées fin 2025 : construction de casernes pour l’escadron de la Garde nationale, édification de commissariats de proximité à Niamey et dans d’autres localités, ainsi que dotation en équipements logistiques et moyens d’intervention.

Ces initiatives s’inscrivent dans la feuille de route définie par le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, le Général de Division Mohamed Toumba. L’objectif affiché est clair : renforcer les capacités opérationnelles des forces de sécurité intérieure, notamment à travers le recrutement, la formation, l’acquisition de matériel et l’amélioration du renseignement intérieur.

Le nouveau siège de l’IGSS apparaît ainsi comme une pièce supplémentaire dans un dispositif plus vaste de réforme et de professionnalisation.

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Le défi de la responsabilité

Si l’infrastructure symbolise un progrès matériel, le véritable enjeu demeure la qualité du contrôle exercé. Une inspection générale efficace contribue à prévenir les dérives, à améliorer les pratiques professionnelles et à renforcer la crédibilité des institutions.

En appelant les responsables de l’IGSS à entretenir rigoureusement ce nouvel édifice, le secrétaire général du ministère a insisté sur la notion de responsabilité. L’outil est désormais disponible ; reste à en faire un levier d’exemplarité.

Dans un environnement sécuritaire exigeant, la modernisation des moyens doit s’accompagner d’une exigence accrue en matière de gouvernance. C’est à cette condition que l’investissement consenti produira ses effets sur le long terme.

À Dosso, la mairie encadre les prix pour préserver le pouvoir d’achat durant le Ramadan

À Dosso, le mois de Ramadan rime cette année avec surveillance des étals. Ce mercredi 18 février 2026, l’administrateur délégué de la commune urbaine, Ibrahim Moussa Kouré, a parcouru le marché central pour évaluer l’évolution des prix des produits de première nécessité.

Dans une période marquée par une hausse de la demande et des tensions récurrentes sur certains produits alimentaires, la municipalité a décidé d’agir. Objectif affiché : éviter les flambées spéculatives et protéger les ménages les plus fragiles.

Mairie de Dosso
© Mairie de Dosso

Une tournée pour mesurer la réalité des prix

Au fil des allées du marché, l’administrateur a échangé avec commerçants et consommateurs. Les discussions ont porté sur l’approvisionnement, les coûts de transport et les marges appliquées.

Dans ce contexte, la mairie a annoncé la mise en place de prix plafonds applicables pendant toute la durée du Ramadan. Une mesure présentée comme temporaire mais nécessaire pour éviter les excès.

Les tarifs fixés sont les suivants :

  • Oignon : 1 000 F la mesure
  • Sucre : 600 F le kilo ou petit paquet ; 1 200 F le grand paquet.
  • Pomme de terre : 600 F
  • Viande avec os : 2 500 F
  • Viande sans os : 3 000 F
  • Casier d’œufs : 2 750 F

Ces plafonds visent à maintenir un équilibre entre la rémunération des commerçants et la capacité d’achat des familles.

Mairie de Dosso
© Mairie de Dosso

Le cas particulier du moringa

Produit très consommé durant le Ramadan, le moringa – appelé localement « kopto » – fait l’objet d’un dispositif spécifique. Sa vente a été temporairement déplacée vers la mairie, où elle est encadrée par les agents municipaux.

Le prix a été fixé à 500 F afin d’éviter toute spéculation sur ce produit prisé pour ses qualités nutritionnelles.

Cette centralisation inhabituelle illustre la volonté des autorités locales de contrôler étroitement certains produits jugés sensibles pendant la période de jeûne.

Mairie de Dosso
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Entre régulation et responsabilisation

Au-delà de l’annonce des prix, le message adressé aux commerçants est clair : faire preuve de modération. L’administrateur délégué a appelé les vendeurs à éviter toute hausse abusive et à participer à l’effort collectif.

Dans un contexte national où le pouvoir d’achat demeure une préoccupation majeure, ces mesures locales traduisent une tentative de régulation à l’échelle municipale.

Reste la question du suivi. La réussite de ces plafonds dépendra de leur application effective et du contrôle exercé par les services municipaux.

Mairie de Dosso
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Une vigilance accrue pendant le mois sacré

Le Ramadan modifie les habitudes de consommation. Les achats augmentent, notamment en produits alimentaires de base. Cette pression peut favoriser des tensions sur les prix.

À Dosso, la municipalité mise sur la proximité et le dialogue pour prévenir les dérives. La tournée de l’administrateur au marché, au-delà de son aspect symbolique, vise à rappeler que l’autorité locale reste attentive aux réalités quotidiennes des habitants.

En toile de fond, c’est une question d’équilibre social : permettre aux familles de vivre ce mois sacré dans la dignité, sans que les contraintes économiques ne viennent en ternir l’esprit.

À Agadez, la sécurité au cœur des priorités du gouverneur

Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants, les autorités d’Agadez ont choisi d’anticiper. En effet, ce mercredi 18 février 2026, le gouverneur de la région, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a présidé la réunion ordinaire du Conseil régional de sécurité (CRS) au siège du Gouvernorat.

Outre le caractère formel de cette rencontre, l’enjeu est clair : garantir un climat de sérénité pendant le mois de Ramadan, période de forte mobilisation sociale et religieuse.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un tour d’horizon sécuritaire élargi

Autour de la table figuraient le procureur de la République près le tribunal de grande instance d’Agadez, le secrétaire général de la région, les responsables des Forces de défense et de sécurité ainsi que la trésorière régionale.

La diversité des profils présents traduit la volonté d’adopter une approche coordonnée. En fait, La sécurité ne se limite pas aux opérations de terrain : elle implique également la justice, l’administration territoriale et la gestion des ressources.

À l’ouverture des travaux, le gouverneur a adressé ses vœux aux membres du Conseil à l’occasion du mois béni de Ramadan. Un geste symbolique qui rappelle que l’action sécuritaire s’inscrit aussi dans un contexte social et spirituel particulier.

 

Ramadan : un moment sensible

À Agadez, carrefour historique du Sahara et zone stratégique du nord nigérien, le mois de Ramadan modifie les rythmes de vie. Les marchés s’animent davantage en fin de journée, les mosquées accueillent de nombreux fidèles et les déplacements nocturnes augmentent.

Face à cette situation, le Conseil régional de sécurité a examiné en détail la situation sécuritaire actuelle. L’objectif affiché est de mettre en place des dispositifs adaptés afin que les populations puissent observer le jeûne dans la tranquillité.

Les échanges ont porté sur l’analyse des risques, l’évaluation des menaces potentielles et la coordination entre les différents services concernés. La prévention reste le maître mot : anticiper plutôt que réagir.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une région sous vigilance constante

Agadez occupe une position géographique sensible, à la croisée des routes sahéliennes. Les défis y sont multiples : circulation transfrontalière, lutte contre les trafics illicites, prévention des incursions armées.

En conséquence, les réunions périodiques du Conseil régional de sécurité constituent un outil essentiel de pilotage. Elles permettent d’ajuster les stratégies, de partager les informations et de renforcer la collaboration entre institutions.

Le gouverneur a insisté sur la nécessité de maintenir un haut niveau de vigilance, tout en veillant au respect des droits des citoyens et à la préservation du climat social.

 

Préserver la cohésion sociale

Au-delà de l’aspect strictement sécuritaire, la période du Ramadan est aussi un moment de solidarité et de rassemblement. Les autorités régionales semblent conscientes que la stabilité repose autant sur la confiance que sur la présence des forces de sécurité.

Garantir la paix civile pendant ce mois sacré, c’est envoyer un signal fort : celui d’un État attentif aux attentes spirituelles et quotidiennes de ses citoyens.

À l’issue de la réunion, aucune mesure exceptionnelle n’a été annoncée publiquement. Mais le message est clair : la région d’Agadez entend aborder le Ramadan dans un esprit de préparation, de coordination et de responsabilité partagée.

Niger : Salim Transport et NITA scellent une alliance stratégique

Au Niger, le secteur du transport de voyageurs amorce un virage numérique. En effet, ce 18 février 2026, Salim Transport et NITA Transfert d’argent ont officialisé un accord de partenariat destiné à simplifier l’achat de billets et à rapprocher les services financiers des usagers du transport interurbain.

Derrière cette signature, une ambition claire : réduire les files d’attente, limiter les déplacements inutiles et offrir aux voyageurs des solutions plus rapides.

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Une réponse aux réalités du terrain

Au Niger, acheter un billet de car implique souvent un déplacement physique en gare ou en agence. Dans certaines villes, l’affluence aux guichets, notamment à l’approche des périodes de fête ou de forte mobilité, rallonge les délais.

Avec ce nouvel accord, les billets de Salim Transport pourront désormais être achetés via la plateforme MyNita ainsi que dans l’ensemble des agences NITA Transfert. Une évolution qui combine transport et services financiers dans un même écosystème.

Par ailleurs, L’objectif est double : fluidifier l’accès aux titres de voyage et élargir les points de vente à travers le réseau déjà implanté de NITA.

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Vers un transport plus moderne

 

Dans un contexte où le paiement mobile et les transferts d’argent connaissent une croissance soutenue en Afrique de l’Ouest, ce partenariat illustre aussi la convergence progressive entre mobilité et services numériques.

Pour les voyageurs, cela signifie moins de contraintes logistiques : possibilité de réserver plus facilement, d’éviter certaines files d’attente et de sécuriser son déplacement à distance.

Pour les entreprises, l’enjeu est stratégique : capter une clientèle de plus en plus connectée et répondre à des attentes nouvelles en matière de rapidité et de proximité.

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Un modèle appelé à s’étendre ?

Cette initiative pourrait ouvrir la voie à d’autres collaborations entre transporteurs et opérateurs financiers. Dans un pays où la mobilité interurbaine reste essentielle pour les échanges commerciaux et familiaux, l’intégration de solutions numériques représente un levier de modernisation.

En rapprochant billetterie et transfert d’argent, Salim Transport et NITA cherchent à simplifier l’expérience client. Reste à mesurer, dans les mois à venir, l’adoption effective de ce service par les usagers.

Un signal pour l’économie locale

Au-delà du transport, ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation digitale de l’économie nigérienne. En facilitant les transactions et en multipliant les points d’accès, il participe à l’inclusion financière et à la modernisation des services.

Dans un environnement où la concurrence s’intensifie, la capacité à innover devient un facteur clé. L’accord signé ce 18 février pourrait bien marquer une étape dans la redéfinition des standards du transport de voyageurs au Niger.

Niamey : deux artères rebaptisées au nom de figures nationales

À l’heure de son centenaire, Niamey redessine sa carte pour mieux raconter son histoire. La capitale nigérienne a procédé au rebaptême de deux axes majeurs : le Rond-point Sony devient désormais Rond-point Djibo Soko (ACN3), tandis que la Rue KM 42 est officiellement élevée au rang de Boulevard Askia Nouhou – Koiramé (ACN2).

Derrière ces changements d’appellation se dessine une volonté politique assumée : inscrire dans l’espace urbain les figures qui ont marqué l’histoire nationale et renforcer le lien entre mémoire collective et quotidien des habitants.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Du repère commercial au repère historique

Longtemps identifié sous le nom de Rond-point Sony, en référence à une enseigne bien connue, le carrefour stratégique d’ACN3 porte désormais le nom de Djibo Soko. Ce choix marque un tournant symbolique : remplacer une référence commerciale par une figure nationale.

En rebaptisant ce rond-point, la Ville de Niamey affirme que l’espace public doit refléter les valeurs et les personnalités qui ont contribué à bâtir la cité. Le nom de Djibo Soko rejoint ainsi la géographie quotidienne des Niameyens, visible sur les panneaux et prononcé dans les indications routières.

Ville de Niamey
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Une avenue à la hauteur d’un héritage

Autre décision forte : la Rue KM 42 devient Boulevard Askia Nouhou-Koiramé, dans la zone ACN2. En donnant à cette voie le titre de boulevard, la municipalité ne se contente pas de changer une plaque ; elle élève symboliquement l’artère au rang des grands axes porteurs de mémoire.

À travers cette nouvelle appellation, la ville rend hommage à une personnalité ayant marqué l’histoire politique, sociale ou culturelle du Niger. Le choix du nom Askia Nouhou souligne la volonté d’ancrer dans l’espace urbain les figures qui ont façonné l’identité nationale.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Le centenaire comme moment de réappropriation

Ces baptêmes s’inscrivent dans le cadre plus large des célébrations du centenaire de Niamey. Cet anniversaire offre aussi l’occasion de revisiter le passé et de repenser les symboles qui structurent la capitale.

La politique de refondation engagée par les autorités nationales met l’accent sur la transmission des valeurs culturelles et historiques. Pour la municipalité, cela passe par un travail concret : transformer les codes administratifs ou les références neutres en noms porteurs de sens.

Les rues, les carrefours et les boulevards deviennent ainsi des outils pédagogiques à ciel ouvert. Chaque plaque rappelle une trajectoire, un engagement, une contribution à la construction du pays.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Une mémoire inscrite dans le quotidien

Dans une ville en pleine croissance, où les quartiers s’étendent et les infrastructures se multiplient, la question des noms n’est pas secondaire. Elle participe ainsi à la construction d’une identité urbaine forte.

En rebaptisant le Rond-point Sony et la Rue KM 42, Niamey choisit de faire de son espace public un miroir de son histoire. Un choix qui vise aussi à renforcer l’unité, la reconnaissance et le sentiment d’appartenance.

Car au-delà des panneaux et des cérémonies officielles, ces décisions rappellent une réalité simple : une ville ne se résume pas à ses routes et à ses bâtiments. Elle vit aussi à travers les noms qu’elle choisit d’honorer.

Niger : Tahoua lance 3 projets humanitaires pour la résilience

Le Gouverneur de la région, le Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, a donné le coup d’envoi de trois initiatives majeures ce mardi. Entre santé de la reproduction, protection de l’enfance et résilience pastorale, ce programme soutenu par la Belgique se veut un modèle de coopération respectueux de la souveraineté nationale.

 

Dans les salons de l’Hôtel de Ville de Tahoua, l’heure n’était plus aux simples discours de circonstance, mais à la réponse concrète face aux crises multidimensionnelles qui secouent le Sahel. En effet, ce mardi 17 février 2026, les autorités régionales ont scellé un partenariat stratégique avec un consortium d’organisations internationales pour déployer un triptyque de projets humanitaires.

Devant un parterre d’administrateurs venus des zones d’intervention de Tahoua et de Tillabéri, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa a officiellement lancé ces activités destinées à fortifier les communautés locales.

Ville de Tahoua
© Ville de Tahoua

Un socle de trois piliers pour la résilience

L’originalité de cette intervention réside dans sa transversalité. Plutôt qu’une action isolée, ce sont trois leviers qui sont actionnés simultanément pour répondre aux urgences sociales et sanitaires :

  • L’urgence sanitaire : Médecins du Monde prend en charge le volet « Protection et accès à la santé de la reproduction », une priorité absolue dans des zones où les défis structurels freinent l’accès aux soins essentiels.
  • Le futur de la jeunesse : Plan International Niger déploie un programme dédié à la protection des adolescents et des enfants, premières victimes de l’instabilité humanitaire.
  • La protection au Sahel : enfin, Vétérinaires Sans Frontières Belgique porte un programme de protection étendu aux zones pastorales, maillon essentiel de la stabilité économique régionale.

 

La souveraineté au cœur du partenariat

Le Gouverneur de Tahoua a tenu à souligner une nuance de taille dans la conduite de ces projets : le respect des orientations nationales. En saluant l’engagement du Royaume de Belgique, le Colonel-Major Souleymane a aussi insisté sur une collaboration qui « respecte et renforce la souveraineté nationale ».

Pour les autorités de la transition, l’aide internationale ne doit plus être subie mais co-construite. Le représentant du consortium d’ONG et l’Administrateur délégué de la Ville de Tahoua, M. Sahabi Moussa, ont d’ailleurs rappelé que la réussite de ces initiatives reposera sur une implication sans faille des acteurs locaux.

Dans une région de l’Ader où les pressions sécuritaires et climatiques mettent à rude épreuve les populations, ce lancement conjoint apparaît comme une bouffée d’oxygène. Il s’agit désormais de transformer ces engagements en résultats tangibles sur le terrain, pour que la résilience ne soit plus un concept, mais une réalité quotidienne pour les citoyens de Tahoua.