Face aux défis du chômage et de l’insécurité dans le Sahel, Agadez lance un programme ambitieux de formation à l’entrepreneuriat pour mille jeunes. Portée par le CIPMEN et l’OIM, cette initiative vise à transformer les vulnérabilités locales en leviers de développement durable.
Agadez, 17 novembre 2025 –Dans une région où les défis socio-économiques se conjuguent aux menaces sécuritaires, Agadez marque un pas vers l’autonomisation de sa jeunesse. En effet, un ambitieux programme de formation initiale à l’entrepreneuriat, gratuit et ciblé sur mille jeunes de la zone, a été solennellement lancé du 15 au 16 novembre. Porté par le Centre d’Incubation et de Promotion des Micro-Entreprises du Niger (CIPMEN) et financé par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM Niger), ce projet vise à renforcer la résilience des jeunes face au chômage et à l’extrémisme violent.
Engagement des autorités et partenariats stratégiques pour l’avenir des jeunes d’Agadez
Pour assurer la pleine réussite de cet objectif d’autonomisation, les plus hautes autorités locales ont marqué leur adhésion. Au cœur de cette initiative, Salissou Manzo, chef de cabinet du gouvernorat d’Agadez, a pris la parole au nom du général de division Ibra Boulama Issa, gouverneur de la région, retenu par d’autres obligations. Cette représentation symbolise l’adhésion totale des autorités locales à des efforts concrets pour contrer les vulnérabilités qui minent la jeunesse sahélienne.
« Investir dans les compétences entrepreneuriales, c’est armer notre génération contre les pièges de l’oisiveté et de la radicalisation », a-t-il déclaré lors de l’événement.
Illustrant cette synergie, la cérémonie, organisée sur deux jours intenses, a réuni un parterre de figures influentes : responsables civils et militaires, directeurs régionaux chargés de la jeunesse, du commerce et de la planification. La présence remarquée de la déléguée du bureau sous-régional de l’OIM à Agadez, ainsi que des représentants du CIPMEN, a aussi souligné la collaboration étroite entre acteurs nationaux et internationaux.
Objectifs de fond et contenu du programme formation
Cette synergie entre partenaires n’est pas fortuite ; elle est au service d’une dynamique de fond bien précise. Au-delà de la cérémonie, ce programme s’inscrit aussi dans une collaboration fructueuse entre l’OIM Niger et les instances régionales d’Agadez, axée sur la promotion de l’emploi durable et la prévention des risques extrémistes. Concrètement, en offrant des modules pratiques sur la création d’entreprises, la gestion financière et l’innovation locale, l’initiative cible directement les facteurs de fragilité chez les jeunes, souvent exposés aux trafics illicites et aux discours radicaux.
Face à ces menaces, les autorités ont salué cette contribution, qui aligne les objectifs de développement sur les impératifs sécuritaires.
« Grâce à ce soutien, nous transformons les défis en opportunités, favorisant une économie inclusive et résiliente », ont-elles souligné. De son côté, l’OIM, fidèle à sa mission, voit dans ces formations un levier essentiel pour stabiliser les communautés et réduire les flux migratoires irréguliers.
Impact sur la jeunesse et perspectives d’avenir : de l’entrepreneuriat à la stabilité sociale
Qui sont les acteurs de cette transformation ? Parmi les bénéficiaires, on retrouve de jeunes diplômés, des artisans en reconversion, mais également des primo-entrepreneurs issus des zones rurales. Tous ont été sélectionnés pour leur motivation et leur volonté de changement. Mille jeunes seront en effet formés en deux semaines intensives, avec un taux de participation record.
Pour cette population ciblée, l’enjeu va au-delà de la simple formation. Au-delà des chiffres, ce projet promet des retombées tangibles pour Agadez, fief du désert nigérien marqué par le chômage endémique. Les participants acquerront des outils concrets pour lancer des micro-entreprises viables, stimulant ainsi l’emploi local et diversifiant les revenus familiaux.
De l’avis général, les experts en développement soulignent que de telles actions holistiques, mêlant éducation et sécurité, sont cruciales dans le Sahel. Elles atténuent le chômage des jeunes tout en érodant les racines de l’extrémisme, en redonnant également espoir et perspectives à une population dynamique.
Vers un avenir d’indépendance économique : appels à la mobilisation collective pour le programme de formation
De ce fait, ce lancement n’est que le début d’une série d’initiatives prometteuses. Les organisateurs appellent à une mobilisation accrue des partenaires pour amplifier ces efforts, invitant aussi les entreprises locales et les donateurs à rejoindre le mouvement. Pour les jeunes d’Agadez, cette démarche collective ouvre une porte concrète vers l’indépendance économique, loin des ombres du désespoir.
En plein cœur de la capitale, la Garde Nationale interpelle un chef logistique d’un réseau armé. Armes, motos, drogues, médicaments : les flux illicites tombent les uns après les autres. Le Niger resserre l’étau.
Niamey, 17 novembre 2025 –Dans un contexte de menaces sécuritaires persistantes au Sahel, les forces nigériennes marquent un point décisif. La Garde Nationale du Niger (GNN) annonce l’arrestation d’un leader influent impliqué dans l’approvisionnement en matériel militaire des groupes extrémistes. Cette opération, menée à Niamey, illustre l’efficacité croissante des services de renseignement face aux flux illicites transfrontaliers.
Une opération fulgurante de la la Garde Nationale du Niger au cœur de la capitale
Le samedi 15 novembre, les agents de la Direction de la Documentation et du Renseignement de la GNN ont interpellé un suspect majeur dans le quartier Harobanda de Niamey. Cette zone urbaine, connue pour ses activités clandestines, a été le théâtre d’une intervention ciblée, fruit d’une surveillance minutieuse. L’individu, visé par un mandat international émanant de services spécialisés, dirigeait un réseau structuré comptant une cinquantaine de membres.
Les autorités, pour préserver le bon déroulement de l’enquête, n’ont pas révélé l’identité complète du capturé. Elles soulignent néanmoins son rôle central dans la logistique des opérations terroristes. Cette arrestation intervient alors que le Niger intensifie ses efforts pour neutraliser les chaînes d’approvisionnement qui alimentent l’insécurité régionale.
Trafic d’armes et de motos : un corridor sous tension
Tandis que les réseaux armés sont ciblés, les trafics annexes ne sont pas en reste. Le suspect orchestrerait le transfert d’armes, de munitions et de motocyclettes vers des cellules terroristes opérant à la jonction Bénin-Nigeria. Ces véhicules tout-terrain, prisés pour leur mobilité dans les zones désertiques, facilitent les attaques éclair et les replis rapides des assaillants.
La frontière, poreuse en raison de son étendue et de son relief accidenté, représente un corridor critique pour ces échanges illégaux. Des experts en sécurité régionale estiment que de tels réseaux financent non seulement les groupes armés, mais contribuent aussi à l’instabilité économique en détournant des ressources vitales. L’opération de la GNN porte ainsi un coup dur à ces dynamiques, en protégeant les échanges commerciaux légitimes et en sauvant potentiellement des vies.
Saisies multiples : du cannabis aux médicaments contrefaits
En parallèle, les patrouilles de la GNN multiplient les interceptions de cargaisons illicites, démontrant une approche holistique de la sécurité. Le 14 novembre, dans la région de Zinder, une poursuite effrénée a permis la confiscation de 146 boules de cannabis et de deux motos, pour une valeur marchande avoisinant les 3 millions de FCFA.
Quelques jours plus tôt, le 9 novembre près de Riria, un convoi a été stoppé net avec 55 cartons de médicaments falsifiés – soit plus de 412 500 comprimés de Prégabaline, un sédatif détourné pour un usage récréatif. Bien que le chauffeur ait pris la fuite, cette saisie met en lumière les liens entre trafics divers et financement occulte du terrorisme.
Ces actions illustrent comment les trafics de stupéfiants et de produits pharmaceutiques servent de couverture aux flux plus dangereux, comme les armes. En combinant renseignement humain et technologique, la GNN assèche ainsi les sources de revenus des criminels organisés.
La Garde Nationale du Niger : un engagement inébranlable pour la sécurité nigérienne
Face à l’escalade des menaces au Sahel, le Niger réaffirme sa souveraineté sécuritaire à travers ces victoires tactiques. Pilier des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), la Garde Nationale collabore étroitement avec les communautés locales pour anticiper les risques. Grâce aux signalements citoyens et aux hotlines dédiées, un bouclier collectif se renforce jour après jour.
Alors que les négociations régionales sur la lutte antiterroriste se poursuivent, cette série d’opérations rappelle l’urgence d’une coordination accrue entre États frontaliers. Pour les Nigériens, habitués aux défis sécuritaires, ces succès apportent un espoir tangible : la paix n’est pas un mirage, mais le fruit d’une vigilance quotidienne.
L’OCRTIS a intercepté une cargaison massive de stupéfiants à la sortie de Kollo, dans la région de Tillabéri. Les enquêteurs ont saisi plus de 162 kilos de cannabis et près de 10 000 comprimés d’opioïdes, révélant un trafic international reliant le Ghana, le Bénin, le Niger et le Mali.
Kollo, 14 novembre 2025 – Dans une opération majeure contre le crime organisé, l’antenne locale de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) a intercepté plus de 162 kilos de cannabis et près de 10 000 comprimés d’opioïdes à la frontière sud de Niamey. Cette saisie spectaculaire a permis de démanteler une filière transnationale reliant le Ghana au Mali, via le Bénin et le Niger. Deux suspects, dont un ressortissant malien, ont été arrêtés, illustrant la vigilance accrue face à des flux illicites qui menacent la sécurité sahélienne.
À Kollo : une interception spectaculaire à la barrière de Niamey
Tout commence le 2 novembre, lorsque des agents en patrouille à la sortie de Kollo, dans la région de Tillabéri, procèdent à un contrôle routier de routine. À bord d’une Toyota Yaris banalisée en taxi, les enquêteurs découvrent une cargaison dissimulée avec soin : 184 paquets de résine de cannabis, totalisant 162 kilos, et 9900 cachets de Tapentadol, un analgésique puissant surnommé « Royal » sur le marché noir. Pris de panique, le chauffeur abandonne le véhicule et disparaît, laissant derrière lui un indice précieux pour la suite des opérations.
Présentée solennellement le 13 novembre aux autorités, cette saisie souligne l’efficacité des barrages frontaliers dans un corridor réputé vulnérable. À Kollo, porte d’entrée sud de Niamey, l’OCRTIS confirme ainsi son rôle indispensable dans la lutte contre l’infiltration des stupéfiants.
Un itinéraire sinueux à travers quatre pays d’Afrique de l’Ouest
Les investigations menées par l’OCRTIS de Kollo révèlent rapidement l’ampleur du réseau. La marchandise provenait du Ghana, transitant par Malanville au Bénin, avant d’être acheminée clandestinement par voie fluviale vers le Niger. Destination finale : Gao, au Mali, hub notoire pour la redistribution vers le Sahel et au-delà. Ce circuit, qui contourne les postes douaniers officiels, témoigne en effet de la sophistication croissante des cartels, exploitant fleuves et routes secondaires pour alimenter un marché aux ramifications explosives.
Au fil des auditions et surveillances, deux complices tombent dans les filets des enquêteurs : un Malien, suspecté de liens logistiques avec Gao, et un Nigérien impliqué dans la phase de transit. Un minibus Toyota de 19 places, utilisé pour des camouflages collectifs, est également immobilisé, élargissant ainsi le spectre des saisies.
Un réseau international débusqué : quatre nations dans le viseur
Lors de la remise des preuves, le chef de l’antenne OCRTIS de Kollo ne mâche pas ses mots : cette affaire expose un syndicat multinational impliquant le Ghana comme source, le Bénin pour le franchissement initial, le Niger comme couloir de passage, et le Mali comme terminus. « Une enquête minutieuse a aussi permis de cartographier ces connexions, évitant potentiellement une inondation de substances toxiques sur nos marchés », explique-t-il, saluant la coordination interservices.
Surtout, cette révélation alerte sur les risques sécuritaires : au-delà de la santé publique, ces flux financent souvent des groupes armés et exacerbent également l’instabilité dans une région Tillabéri déjà sous pression. L’opération renforce la réputation de l’OCRTIS comme rempart indispensable contre ces menaces hybrides.
Félicitations unanimes : un élan collectif pour la sécurité locale
La cérémonie de restitution, tenue en présence de la préfète de Kollo, du président du tribunal local, du chef de canton et du directeur départemental de la police, a été l’occasion d’hommages vibrants. Chacun y est allé de son mot d’encouragement aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS), saluant ainsi leur zèle et leur professionnalisme. « Cette victoire collective protège nos communautés et honore notre engagement national », a déclaré la préfète, tandis que le chef de canton de Kouré invoquait la solidarité traditionnelle face au fléau.
Parmi les invités figuraient l’administrateur délégué intérimaire et plusieurs représentants sécuritaires, témoignant d’une mobilisation transversale. Ces éloges ne sont pas symboliques : ils galvanisent les équipes pour les opérations à venir, dans un contexte où le trafic de drogue sape la cohésion sociale.
À Kollo : renforcer la vigilance aux frontières nigériennes
En somme, cette saisie à Kollo n’est qu’un épisode d’une bataille plus vaste contre l’essor des stupéfiants en Afrique de l’Ouest. Alors que les enquêtes se poursuivent pour retrouver le fugitif et d’éventuels complices, les autorités nigériennes appellent à une coopération régionale renforcée – notamment via la CEDEAO – pour colmater les brèches frontalières.
Pour les habitants de Tillabéri, c’est un sursis bienvenu. Mais le message est clair : la lutte antidrogue exige une vigilance permanente.
En Centrafrique, le Conseil constitutionnel a validé sept candidatures pour l’élection présidentielle du 28 décembre, dont celles de Faustin-Archange Touadéra et d’Anicet Georges Dologuélé. Dans un contexte sécuritaire fragile, cette proclamation marque le début d’une campagne sous haute tension, entre promesses de stabilité et appels au changement.
Bangui, 14 novembre 2025 – À moins d’un mois et demi du scrutin présidentiel, le Conseil constitutionnel centrafricain a tranché : sept candidats sont officiellement autorisés à briguer la magistrature suprême lors de l’élection du 28 décembre. Parmi eux, le chef de l’État sortant Faustin-Archange Touadéra et son rival historique Anicet Georges Dologuélé, dans un climat politique tendu marqué par l’instabilité sécuritaire. Cette proclamation, prononcée lors d’une audience solennelle, écarte trois dossiers et balaie les tentatives d’invalidation, ouvrant ainsi la voie à une campagne électorale sous haute surveillance.
Palais de justice : une audience solennelle scelle la course à la magistrature suprême
Ce vendredi matin, sous les lambris du palais de justice de Bangui, les sages de la Haute Juridiction ont rendu leur verdict définitif. Sur dix candidatures déposées auprès de l’Autorité nationale des élections (ANE), sept ont franchi le filtre des critères légaux – âge, nationalité, casier judiciaire et parrainages requis. Cette étape cruciale, supervisée par des observateurs internationaux, vise à garantir la transparence d’un processus électoral souvent entaché d’irrégularités.
Retransmis en direct, l’événement a rassemblé élus, diplomates et représentants de la société civile, soulignant l’enjeu démocratique pour la République centrafricaine (RCA). En rejetant en bloc les recours contre plusieurs postulants, le Conseil a validé la légitimité du scrutin, malgré les soupçons d’exclusion sélective qui continuent de planer.
La liste des sept : un paysage politique entre continuité du pouvoir et soif de changement
La liste officielle, lue par le président du Conseil constitutionnel, dessine un paysage politique contrasté, dominé par des figures de poids. En tête, Faustin-Archange Touadéra, réélu en 2020 dans un contexte de violence et de contestation, brigue un troisième mandat en misant sur ses alliances stratégiques avec la Russie et ses avancées sécuritaires.
Toutefois, face à lui, Anicet Georges Dologuélé, ancien Premier ministre et leader de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), incarne une opposition modérée. Battu de justesse en 2016, il promet une refondation économique et une réconciliation nationale, séduisant ainsi les électeurs en quête d’alternative.
Au-delà de ce duel de tête, les autres challengers apportent également leur propre dynamique à cette course à plusieurs tours :
Henri-Marie Dondra, ex-Premier ministre, qui pourrait jouer les faiseurs de rois grâce à son expérience en gestion de crise.
Eddy Symphorien Kparekouti, figure montante de la société civile, centré sur la jeunesse et l’emploi.
Serge Ghislain Djori, entrepreneur influent, partisan d’une industrialisation accélérée.
Marcelin Yalimende, vétéran politique, défenseur des droits autochtones dans une RCA fragmentée.
Aristide Briand Reboas, outsider indépendant, focalisé sur la lutte contre la corruption endémique.
En somme, ces profils, issus de divers horizons, reflètent les fractures ethniques et régionales qui bouleversent le pays depuis des décennies.
Justice – Centrafrique : le rejet des recours renforce la crédibilité du processus électoral
En parallèle, les magistrats ont rejeté les pétitions contestant l’éligibilité de certains candidats, jugées infondées ou tardives. Ces requêtes, souvent portées par des coalitions d’opposants, visaient à disqualifier des rivaux jugés trop proches du pouvoir. Ce refus catégorique, fondé sur des arguments techniques, apaise temporairement les tensions mais ravive les accusations de partialité institutionnelle.
Pour les analystes, cette décision renforce la crédibilité du processus, tout en appelant à une vigilance accrue des missions d’observation, notamment celles de l’Union africaine et de l’ONU, déjà présentes sur le terrain.
Enjeux cruciaux : pauvreté, sécurité et quête de légitimité au cœur du scrutin
Par ailleurs, les enjeux de cette élection dépassent les candidatures : elle intervient dans un contexte précaire marqué par l’insécurité persistante liée aux groupes armés, la dépendance aux aides internationales, et des défis socio-économiques majeurs. Dologuélé et les autres candidats misent sur un vent de changement pour relancer un pays asphyxié par les conflits.
Avec un corps électoral estimé à 2 millions de votants, le scrutin couplé aux législatives et municipales promet une mobilisation massive, malgré les risques d’incidents dans les zones rurales. Les candidats disposent désormais de six semaines pour convaincre, entre meetings, débats télévisés et stratégies d’alliance.
La bataille pour la Renaissance : vers une campagne sous surveillance internationale en Centrafrique
Cette proclamation marque le coup d’envoi officiel de la bataille pour le Palais de la Renaissance. Alors que les affiches fleurissent déjà à Bangui, les regards se tournent vers les dynamiques d’alliances et les sondages informels. Une chose est sûre : la présidentielle 2025 en Centrafrique ne sera pas un long fleuve tranquille, mais un test décisif pour la démocratie naissante du pays.
Qui succédera à Touadéra ? Réponse le 28 décembre… ou après un second tour.
57 kilos de cannabis saisis à Konni : l’OCRTIS frappe un réseau transfrontalier de plein fouet. Une opération coup de poing menée dans la région de Tahoua a permis l’interception de stupéfiants et l’arrestation de deux présumés trafiquants liés à un cartel international.
Konni, 14 novembre 2025 – Les forces de l’ordre nigériennes ont récemment infligé un revers majeur au crime organisé, à la faveur d’une opération coup de poing menée par l’OCRTIS dans la région de Tahoua. Plus de 57 kilos de cannabis et des milliers de comprimés psychoactifs ont été interceptés, tandis que deux présumés membres d’un cartel international ont été placés en détention. Cette affaire, qui s’étend des routes poussiéreuses de Konni aux confins du Nigeria, expose les rouages d’un commerce illicite en pleine mutation et la riposte inflexible des autorités.
À Konni : L’OCRTIS frappe fort au cœur du trafic.
L’opération, déclenchée en urgence après une alerte initiale, a débuté fin octobre dans le département de Konni, bastion frontalier vulnérable aux flux illégaux. Le 30 octobre 2025, une patrouille du Service Corps Urbain local met la main sur un premier lot impressionnant : 44,225 kilos de résine de cannabis, emballés avec une précision industrielle, accompagnés de 25 000 cachets d’Exol et 3 800 doses de Tramadol à 225 mg.
Transférée à l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), cette saisie devient le déclencheur d’une traque méthodique. Grâce à un travail de renseignement affûté – surveillances discrètes, croisements d’informations et interrogatoires ciblés –, les enquêteurs réussissent rapidement à identifier un maillon clé : un ressortissant nigérien, fiché pour ses allers-retours suspects aux frontières. Son interpellation, survenue le 6 novembre 2025, livre des aveux décisifs qui orientent l’enquête vers de nouvelles cibles.
Affaire de drogue à Konni : Les arrestations qui mettent à jour la chaîne logistique du trafic
Les investigations s’intensifient dans les zones rurales adjacentes, où les trafiquants affectionnent les chemins de traverse pour esquiver les barrages. Direction Saléoua, hameau reculé de la commune de Guidan Idder à Malbaza : c’est là que les enquêteurs tendent leur piège. Ainsi, un second suspect, cette fois de nationalité nigériane, est intercepté en pleine livraison au guidon de sa motocyclette, véhicule roi des acheminements furtifs. À bord, 14 paquets de cannabis variété « amnesia » – une souche puissante prisée pour sa rapidité d’effet – totalisant 12,81 kilos.
Par ailleurs, ces deux profils, l’un local aguerri, l’autre importateur transfrontalier, incarnent la toile d’araignée du réseau : une organisation qui tire profit des porosités douanières pour inonder le Sahel de produits toxiques. Au total, les saisies cumulées dépassent les 57 kilos de cannabis, sans compter les dizaines de milliers de pilules qui alimentent aussi une addiction galopante dans les communautés vulnérables.
Trafiquants en mutation : des tactiques rusées face à une police vigilante
Cette affaire révèle l’ingéniosité des criminels, qui délaissent les axes principaux pour des sentiers secondaires, usant de motos tout-terrain et de camouflages astucieux. En plus, le recours à des variétés spécifiques comme l’ »amnesia » témoigne d’une professionnalisation croissante, avec des fournisseurs nigérians qui exploitent les failles régionales pour écouler leurs stocks.
Face à cette sophistication croissante, les autorités ne restent pas en retrait. L’OCRTIS démontre une résilience exemplaire, mobilisant ressources humaines et technologiques pour contrer ces adaptations. « Chaque interception est une victoire contre un fléau qui mine la sécurité et la santé publique », souligne un officier impliqué, sous couvert d’anonymat. Cette détermination s’inscrit également dans une stratégie nationale plus large, alignée sur les engagements internationaux du Niger en matière de lutte antidrogue.
Enjeux sécuritaires : un Sahel sous tension, une riposte collective en vue
Par-delà les saisies, ce coup de filet à Konni alerte sur les ramifications d’un trafic qui finance instabilités et extrémismes dans le Sahel. Les stupéfiants, porte d’entrée vers d’autres trafics (armes, migrants), exacerbent les fractures sociales dans une région déjà éprouvée par les conflits. Face à cette menace, les autorités nigériennes, en collaboration avec des homologues ouest-africains, appellent à une vigilance accrue pour étouffer ces filières à la source.
L’enjeu immédiat est capital : les deux suspects, actuellement en garde à vue, pourraient livrer des pistes supplémentaires permettant de neutraliser d’autres complices. Pour les habitants de Tahoua, cette opération offre un répit bienvenu. Mais dans les coulisses du Sahel, il est clair que la guerre contre les stupéfiants ne fait que commencer.
À Téra, le gouvernement nigérien a lancé les travaux de modernisation de la Route Nationale N°4 (RN4), sur le tronçon Farié-Téra. Ce chantier stratégique, financé par la Banque mondiale via le Corridor Économique Lomé-Ouagadougou-Niamey, vise à renforcer la connectivité régionale, stimuler l’économie locale et honorer les engagements présidentiels.
Téra 13 novembre 2025– À Téra, dans le sud-ouest nigérien, le coup d’envoi des travaux de modernisation de la Route Nationale N°4 (RN4) a été donné par le ministre de l’Équipement et des Infrastructures, Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou. Couvrant le tronçon Farié-Téra (112 km), ce projet, tenu en parole par le président Abdourahamane Tiani lors de sa tournée locale en octobre, s’inscrit dans une stratégie de résilience économique face aux défis géopolitiques. Entièrement financé par la Banque mondiale via le Corridor Économique Lomé-Ouagadougou-Niamey (PCE-LON), il promet une fluidité accrue des échanges et un boom des activités locales.
Téra : un démarrage symbolique pour honorer les engagements présidentiels
En effet, la cérémonie de lancement, tenue ce jeudi à Téra, traduit la détermination du gouvernement à matérialiser ses promesses. Inspiré par la visite du chef de l’État le 5 octobre dernier, le gouvernement divisera ce chantier d’envergure en deux phases – Farié-Dargol (54 km) et Dargol-Téra (58 km). Des entreprises locales comme MOREY et EGBTP assureront sa réalisation. De plus, supervisé par des bureaux d’études tels que LAMCO Ingénierie, TECHNI CONSULT et KAHBY, l’ouvrage s’étalera sur 14 mois, avec un accent mis sur des standards de qualité pour une durabilité optimale.
Financement international et expertise locale au service de la mobilité
Grâce au prêt de la Banque mondiale canalisé par l’État nigérien, ce programme renforce le PCE-LON, reliant le Niger à ses voisins pour un commerce régional fluide. Il est important de noter qu’au-delà du bitumage, les travaux incluront des aménagements pour une meilleure sécurité routière, comme des accotements renforcés et des signalisations adaptées aux zones rurales. En définitive, cette approche hybride, mêlant fonds globaux et savoir-faire national, positionne le Niger comme un acteur proactif dans les corridors ouest-africains, un rôle essentiel depuis les tensions économiques de juillet 2023.
Impacts attendus : circulation boostée et dynamisme économique local
Il est certain que la RN4, artère clé pour l’import-export, a souffert des blocages post-coup d’État, isolant des régions comme Tillabéri. Sa réhabilitation aura pour effet de réduire les temps de trajet de 40%, minimiser les accidents et de catalyser les filières agricoles et commerciales autour de Téra, Dargol et Gothèye. De plus, les autorités estiment que ce tronçon revitalisé générera des centaines d’emplois directs et indirects, stimulant ainsi les marchés locaux et l’approvisionnement en biens essentiels, une nécessité criante dans un contexte de sanctions qui ont forcé une réorientation des flux logistiques.
Appel à l’unité : populations et forces de l’ordre mobilisées pour le chantier à Téra
Pour sceller cette ambition, dans son discours, le ministre a exhorté les communautés de Téra et environs à collaborer activement avec les entreprises et les militaires chargés de la sécurisation. « Votre soutien est crucial pour un chantier serein et réussi », a-t-il insisté, invitant également à une prière collective pour la paix et la prospérité sous la houlette du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine. En définitive, ce projet, au-delà des routes, incarne un Niger résilient, où infrastructures et solidarité pavent la voie d’un développement inclusif. C’est ainsi que le Niger accélère sa reconversion économique, transformant les défis en opportunités.
En conclusion, ce chantier routier, au-delà de l’asphalte, incarne une vision : celle d’un Niger résilient, solidaire et tourné vers l’avenir. En mobilisant les communautés, les forces de l’ordre et les partenaires techniques, en effet, le pays transforme ses défis géopolitiques en leviers de développement inclusif.
Les qualifications pour la Coupe du monde touchent à leur fin. Des matchs décisifs détermineront les équipes qui décrocheront leur billet direct pour la Coupe du monde 2026 et les participants aux barrages. Le meilleur site de paris sportifs international vous propose un aperçu des rencontres les plus attendues de la semaine.
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Angleterre – Serbie, 13 novembre
L’équipe de Thomas Tuchel a réalisé un parcours sans faute en qualifications, remportant ses six matchs. La première place du groupe est déjà assurée pour les Anglais, ce qui rend la rencontre face à la Serbie sans enjeu pour les « Trois Lions ». Dans le même temps, les Serbes se battent avec acharnement pour une place en barrages – leur motivation hors du commun garantit aux supporters une passion intense et un football spectaculaire.
Lors du prochain match, Anthony Gordon et Marc Guéhi ne pourront pas sauver les Anglais, mais le capitaine et meilleur buteur de l’équipe, Harry Kane, est en pleine forme. La Serbie pourra toutefois compter sur ses attaquants vedettes, Dušan Vlahović et Aleksandar Mitrović, qui ont marqué lors du précédent match contre l’Andorre.
Cotes : V1 – 1,35, X – 5,38, V2 – 11,1
France – Ukraine, 13 novembre
En match aller, l’Ukraine a montré une belle résistance à la France, mais le talent individuel de Michael Olise et Kylian Mbappé a permis aux Bleus de prendre le dessus. Lors du prochain match, l’équipe de Didier Deschamps tentera de refaire le coup et d’assurer sa présence au principal tournoi de sélections.
Les Blues devront toujours se passer d’Ousmane Dembélé, Ballon d’Or, qui poursuit ses soins. De leur côté, les Ukrainiens seront imputés de leur attaquant Artem Dovbyk, blessé lors du dernier match de la Roma.
Cotes : V1 – 1,24, X – 6,75, V2 – 16,5
Pologne – Pays-Bas, 14 novembre
Dans la poule G, le baroud âpre pour la place de leader se poursuit. Les Néerlandais comptent trois longueurs d’avance sur les Polonais ; seule une victoire satisfera Robert Lewandowski et ses consorts. Le public du Stade national de Varsovie portera les Aigles vers l’avant, mais son adversaire a pris un peu de bouteille et est habitué à jouer sous pression. En faveur des « Oranje » jouent le niveau des joueurs bien supérieur et deux victoires de rang sur le score de 4-0 contre Malte et la Finlande.
Cotes : V1 – 5,28, X – 4,21, V2 – 1,69
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À Niamey, une session citoyenne autour du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) a réuni autorités locales et habitants pour renforcer l’adhésion populaire à la contribution volontaire. Une mobilisation exemplaire qui traduit l’engagement de la capitale dans la défense collective et la cohésion nationale.
Niamey 13 novembre 2025–À Niamey, la capitale nigérienne s’engage pleinement dans la dynamique patriotique nationale. Ce jeudi, une session interactive a réuni acteurs locaux et citoyens pour décortiquer les récentes avancées du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP). Animée par la Présidente du Fonds et soutenue par les autorités régionales, cette rencontre a cristallisé un consensus fort autour de la contribution volontaire, démontrant ainsi la ferme volonté collective de soutenir la défense de la nation.
Fonds de Solidarité : une plateforme d’échanges pour ancrer le civisme local
Ainsi, au cœur de Niamey, l’événement a favorisé des débats ouverts sur les mécanismes actualisés de dons citoyens, adaptés aux réalités urbaines. Présidée par la figure emblématique du FSSP, la séance a accueilli, notamment, le Général de Division Assoumane Harouna Abdou, Gouverneur de la Région de Niamey, et le Colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur Délégué de la Ville. Grâce à leur présence, ces échanges ont clarifié les voies d’adhésion, soulignant par ailleurs comment chaque geste financier renforce les capacités sécuritaires du pays face aux défis actuels.
L’engagement municipal : un levier pour la cohésion nationale
Poursuivant dans cette lancée, le Colonel Garanké n’a pas mâché ses mots : la municipalité de Niamey s’aligne sans réserve sur cette cause, enracinant l’effort dans les valeurs de devoir et d’unité. Il a déclaré : « C’est un pacte partagé pour protéger notre souveraineté », invitant ainsi les Niaméens à voir dans le FSSP un investissement direct pour la paix et le progrès. De ce fait, cette posture locale amplifie l’appel national, reliant l’action quotidienne à la grande stratégie de résilience.
Des contributions spontanées : le symbole d’une adhésion massive
L’événement a même culminé avec une vague de dons immédiats de la part des convives, venus de tous horizons. Ce mouvement spontané, au-delà des mots, incarne l’esprit d’une nation soudée : familles, professionnels et leaders communautaires ont concrétisé leur soutien, gonflant les réserves du fonds pour équiper les forces en première ligne. Il s’agit là d’un message clair : la sauvegarde de la patrie n’est pas l’affaire des seuls uniformes, mais de tous.
Par conséquent, cette initiative à Niamey pave la voie à une mobilisation élargie, où la générosité citoyenne devient le socle d’une défense proactive. De plus, dans un contexte de transitions sécuritaires, le FSSP émerge comme un outil inclusif, propice à des partenariats durables. C’est pourquoi les autorités encouragent les contributions via des canaux sécurisés, pour un impact mesurable sur la stabilité.
En conclusion, en plaçant le citoyen au cœur de l’effort national, cette initiative à Niamey illustre une nouvelle forme de patriotisme actif. Le FSSP s’impose ainsi comme un levier de résilience collective, où chaque contribution devient un acte de souveraineté partagée.
À Niamey, la Garde Nationale du Niger a organisé une opération de don de sang d’envergure, mobilisant plus d’une centaine de militaires et leurs familles. Cette initiative citoyenne renforce les stocks vitaux du Centre National de Transfusion Sanguine et illustre l’engagement des forces armées dans la promotion de la santé publique.
Niamey, 13 novembre 2025 –À Niamey, la Garde Nationale du Niger (GNN) a transformé un geste humanitaire en exemple d’engagement collectif. Ce jeudi, sous l’égide de son Haut Commandant, le Colonel-Major Ahmed Sidian, une centaine de militaires et leurs conjoints ont convergé vers le Centre National de Transfusion Sanguine pour une journée dédiée au don de sang. Saluée par les autorités sanitaires, cette mobilisation renforce les stocks vitaux et démontre la volonté des forces armées de sauver des vies, peu importe la manière.
Une réponse solidaire aux besoins urgents en produits sanguins
L’opération, lancée en matinée, a connu une affluence remarquable : gardes nationaux, épouses et familles se succédant aux bras des soignants. Cette mobilisation répondait à un objectif affiché et crucial : pallier les pénuries récurrentes qui menacent les interventions médicales d’urgence au Niger. Illustrant la portée de l’initiative, un participant a commenté : « Chaque don est une bouée de sauvetage pour nos hôpitaux », soulignant ainsi comment cette action dépasse les frontières de l’armée pour toucher l’ensemble de la société.
Reconnaissance officielle pour un leadership exemplaire
Face à cette généreuse initiative, le Centre National de Transfusion Sanguine n’a pas tardé à honorer cette implication. Un certificat d’appréciation a été remis au Colonel-Major Ahmed Sidian et au Commandant El Moctar Bouzou, Directeur des Services de Santé et de l’Action Sociale de la Garde. De ce fait, ce geste valorise non seulement l’effort ponctuel, mais aussi une stratégie plus large d’intégration sociale des militaires, car la générosité devient un levier essentiel de cohésion nationale.
Don de sang à Niamey : les forces armées au service de la vie
De plus, cette collecte s’inscrit dans une tradition d’initiatives civiques de la Garde Nationale, qui allie rigueur sécuritaire et actions bienfaisantes. En outre, en impliquant les épouses, l’événement a favorisé une participation familiale, sensibilisant à l’importance du don régulier. C’est pourquoi des stands d’information ont complété la journée, expliquant les bénéfices pour les receveurs et les donneurs, dans un pays où la sensibilisation reste un défi majeur.
Forts de cette réussite, les organisateurs appellent les citoyens à suivre l’exemple. Avec des besoins estimés à 50 000 poches annuelles au Niger, chaque geste compte pour booster la résilience sanitaire. La Garde Nationale entend également pérenniser ces actions, là où le patriotisme devient source de vie.
En conclusion, en conjuguant discipline militaire et solidarité nationale, la Garde Nationale du Niger démontre que le service à la patrie dépasse le champ sécuritaire. À travers cette action exemplaire, en effet, elle appelle chaque citoyen à faire du don de sang un réflexe civique, au service de la vie.
Du 8 au 12 novembre 2025, le Président Abdourahamane Tiani a entamé une tournée nationale d’envergure, parcourant Dosso, Tahoua et Agadez dans une ferveur populaire sans précédent. Entre hommages militaires, appels à l’unité et promesses de souveraineté économique, cette immersion présidentielle incarne la refondation en marche. Et la tournée se poursuit, tissant un pacte vivant entre le pouvoir et la nation.
Niamey, 13 novembre 2025 –Dans un élan de ferveur patriotique inédit, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République nigérienne, a entamé une tournée historique à travers les régions du pays. Ainsi, après Dosso, Tahoua et Agadez, le périple présidentiel se poursuit, tissant jour après jour un lien direct entre le pouvoir central et les populations locales.
En effet, du 8 au 12 novembre, des milliers de citoyens ont envahi les rues et les places publiques pour célébrer leur leader, symbole d’unité et de renaissance. Concrètement, au menu : des discours enflammés sur la sécurité, l’emploi et la souveraineté économique, des rencontres émouvantes avec les forces armées, et des appels vibrants à la cohésion sociale.
Par conséquent, cette visite, bien plus qu’un déplacement protocolaire ordinaire, incarne l’espoir d’un Niger debout face aux défis sécuritaires et développementaux. De plus, elle s’inscrit dans la dynamique de refondation prônée par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), organe de transition mis en place depuis juillet 2023 pour restaurer la souveraineté nationale et refonder les institutions.
Dosso en fête : une marée humaine pour accueillir le Président Tiani
La région de Dosso, berceau des traditions djermakoyes, a vibré au rythme d’une joie collective le samedi 8 novembre. Dès son arrivée de Tillabéri, le cortège présidentiel a été submergé par une marée humaine à Kodo et Dar Es Salam. Dans ce contexte d’accueil fervent, les habitants, venus en masse, ont exprimé leur loyauté inébranlable envers les réformes en cours, scandant des hymnes à la refondation nationale.
Quelques heures plus tard, à Margou Béné, dans la commune de Birnin N’Gaouré, les notables locaux – administrateurs, chefs coutumiers et religieux – ont rendu hommage au Chef de l’État au nom des résidents du département de Boboye. L’atmosphère, électrique, a fusionné dans des danses traditionnelles et des cris d’enthousiasme, soulignant un attachement viscéral à la vision du CNSP. Ainsi, cette halte a posé les jalons d’un séjour marqué par une proximité rare entre le pouvoir et la base.
Pour couronner ce séjour à Dosso, le lendemain, dimanche 9 novembre, l’Arène de Dosso s’est transformée en un amphithéâtre géant. Des familles entières, aux côtés de représentants militaires et civils, ont ovationné le Président lors d’un rassemblement populaire historique. S’exprimant en djerma pour toucher les cœurs, Tiani a loué la vitalité locale et réaffirmé son engagement pour une région prospère.
Sécurité et cohésion : les enjeux au cœur des échanges à Dosso
La refondation nigérienne ne saurait ignorer les réalités du terrain. C’est pourquoi le Président a rapidement tenu à s’immerger dans les priorités régionales. À cette fin, à la place d’armes de la zone de défense nᵒ 7, il a serré la main des soldats et gendarmes, écoutant leurs retours sur les menaces persistantes. En réponse, dans un discours poignant, il a exalté leur rôle de gardiens de la paix, promettant un appui inconditionnel de l’État pour doter les unités en équipements modernes.
En plus, le grand rassemblement populaire, tenu le 9 novembre, a servi de plateforme idéale pour approfondir ces thèmes. Tiani y a disséqué les défis sécuritaires, tout en vantant les avancées en matière d’emplois pour la jeunesse et de programmes d’irrigation massive pour contrer l’insécurité alimentaire. D’ailleurs, les orateurs locaux, du gouverneur au préfet, ont enchaîné les témoignages : progrès notables en infrastructures, mais vigilance accrue face aux tensions intercommunautaires.
À cet égard, un moment fut particulièrement émouvant : l’évocation de l’harmonie séculaire entre agriculteurs djerma et éleveurs peuls. « Notre force réside dans cette complémentarité ancestrale », a tonné le Chef de l’État, appelant à écarter les divisions fomentées de l’extérieur. En conclusion de cette étape, cette maxime locale – « Zancen kasa ne, Labou sanni no, Hala leydi non » – est devenue le cri de ralliement, encapsulant l’esprit d’une nation soudée.
Dosso — Tahoua : une traversée en liesse, portée par le peuple pour Tiani
La route vers Tahoua, le 9 novembre au soir, a été un véritable périple festif. En effet, à chaque village traversé – de Koré Maïroua à Dogondoutchi, en passant par Koujack et Konni –, les foules ont érigé des barrages de joie. À Tibiri, un cheval paré de ses plus beaux atours, remis par le chef de canton Boubacar Marafa Kiassa, a incarné le legs culturel et le respect profond envers Tiani.
Par la suite, à Dogondoutchi, l’Arewa s’est déchaînée en chants victorieux, tandis que le gouverneur de Tahoua, le Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, menait une escorte protocolaire à la frontière régionale. Même sous les étoiles, à Guidan Idder ou Salewa, les drapeaux nigériens flottaient haut, illuminés par des pancartes clamant « Saï Baba Tiani ! » – un surnom affectueux signifiant « Père de la Renaissance ».
C’est à Founkoye, aux portes de Tahoua, que l’émotion a culminé vers 22 heures. Tambours de l’Ader et danses ancestrales ont accueilli le cortège dans une ferveur populaire, tandis que l’administrateur délégué Sahabi Moussa ouvrait les festivités. La capitale de l’Ader, peuplée d’hommes, de femmes et d’enfants, a résonné d’un patriotisme fervent, célébrant la souveraineté reconquise.
Tahoua : hommage aux héros de la Nation et vision pour l’avenir
Dès le matin du 10 novembre, au camp militaire de la zone de défense nᵒ 4, Tiani a rendu un hommage solennel aux Forces Armées Nigériennes (FAN). Après avoir été accueilli avec tous les honneurs, il a qualifié ces sentinelles de « rempart indéfectible » contre les assauts extérieurs. En effet, « Face à l’adversité, qu’elle soit terroriste ou criminelle, le Niger ne pliera jamais », a-t-il affirmé, galvanisant les troupes par sa foi en leur résilience.
Quelques heures plus tard, l’après-midi, le stade régional de Tahoua a débordé sous le poids d’une assistance en transe. Le Président a ouvert par une prière pour les fondateurs de la grandeur nigérienne, avant de tracer la feuille de route : sécurité renforcée, opportunités pour les jeunes via l’agriculture et le commerce, et investissements en éducation et santé. Dans ce cadre, il a fustigé les velléités de fracture nationale, déclarant : « Un peuple uni est invincible. »
Pour sceller cet engagement, les chefs coutumiers de l’Ader, du groupement peulh et le gouverneur ont concrétisé cette unité par des dons symboliques – étoffes, bétail et artefacts –, témoignages d’une allégeance partagée. En définitive, cette étape a cristallisé un lien indéfectible entre le leader et son peuple, propulsant la refondation vers de nouveaux horizons.
Agadez, Terre de Résistance : un appel à la souveraineté totale
Poursuivant sa série de déplacements, la délégation s’est rendue jusqu’au 12 novembre dans le désert d’Agadez, où l’Arène Aboubacar Djibo s’est muée en forum patriotique. Comme ailleurs, dès l’aube, une marée humaine, bercée par les rythmes de l’Aïr, a acclamé Tiani. De Tamaya à la cité oasienne, l’accueil a été un feu d’artifice culturel, mêlant gratitude et appel au devoir collectif.
Faisant le lien avec l’histoire locale, et évoquant les légendes de Koacen et Tegama, résistants à la colonisation, le Président a lancé un vibrant appel : « Relevons-nous pour sauvegarder notre héritage ! » Il a ensuite répondu point par point aux aspirations locales : renforcement des FDS contre le terrorisme, bitumage des pistes, accès accru à l’eau, l’électricité, la santé et l’école.
Par ailleurs, sur le front économique, un tournant majeur a été annoncé : la nationalisation progressive des mines d’uranium et d’or, avec pour objectif que les richesses sahariennes irriguent directement les communautés. Dans cette optique de souveraineté, Tiani a exhorté les entrepreneurs locaux à miser sur l’agro-transformation et les matériaux de construction, saluant ceux qui osent déjà l’investissement patriotique. Côté alimentation, le Programme de Grande Irrigation et l’embargo sur les exportations de céréales ont stabilisé les marchés, bannissant les famines cycliques.
Finalement, la solennité a culminé avec des cadeaux royaux : des chameaux harnachés offerts par le Sultan de l’Aïr, sceaux d’une alliance éternelle. Ces événements publics clôturent la partie festive et protocolaire de l’étape d’Agadez.
Agadez : Tiani trace les lignes de défense régionale
Parallèlement, le 12 novembre, Tiani a présidé une session cruciale du Conseil régional de sécurité au gouvernorat d’Agadez. Entouré du ministre d’État à la Défense Salifou Modi, du chef d’état-major Moussa Salaou Barmou, et d’une pléiade de hauts gradés – dont le directeur de la Police Assahaba Ebankawel et le gouverneur Ibra Boulama Issa –, cette réunion visait en priorité à affiner la coordination interarmées, à booster les recrutements et à optimiser les ressources pour un bouclier impénétrable. Dans un contexte sahélien tendu, en effet, ces échanges soulignent la primauté accordée à la stabilité, pilier de toute ambition développementale.
Une tournée qui forge l’espoir : vers un Niger souverain et uni
De Dosso à Agadez, cette odyssée présidentielle a transcendé les discours pour tisser un pacte vivant entre Tiani et la nation. Elle incarne une gouvernance de terrain, ancrée dans l’écoute et l’action, où la refondation n’est plus un slogan mais un mouvement populaire. Alors que le Niger affronte vents et marées, cette ferveur collective augure d’un avenir où unité rime avec prospérité.
La marche, en effet, continue. Selon nos informations, le Président prévoit d’étendre sa tournée dans les jours à venir vers d’autres régions stratégiques, poursuivant ainsi son immersion au cœur du pays réel. À chaque étape, le message se renforce : le Niger ne se contente plus de résister – il se relève, il se redéfinit.
Le peuple a parlé, les tambours ont résonné. Désormais, c’est l’histoire qui attend ses preuves.