Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 218 sur 283

Niger : Un nouveau souffle pour la formation professionnelle

Niamey, le 2 septembre 2024 – La formation professionnelle au Niger franchit une nouvelle étape. La ministre de l’Éducation nationale, Dr Elisabeth Shérif, a donné le coup d’envoi ce lundi d’une formation destinée aux enseignants des lycées professionnels Issa Beri et Kalmaharo de Niamey. L’objectif  est d’initier les enseignants  à l’utilisation de nouveaux équipements de pointe acquis dans le cadre du projet PADEV restés inactif .

Des équipements de dernière génération enfin opérationnels dans le cadre de la formation

Ces équipements, financés par la Banque africaine de développement, étaient stockés depuis plusieurs années en raison d’un manque d’éducation des enseignants. Grâce à l’initiative du ministre, les formateurs vont désormais pouvoir se familiariser avec ces outils modernes et les mettre à disposition des apprenants dans les domaines de la soudure, de l’électricité, de l’auto-technique et de la mécanique générale .

Cette formation, qui durera plusieurs jours, portera sur différents domaines tels que la mécanique générale, l’électrotechnique, l’automatisme et le froid-climatisation. Les spécialistes nigériens sont responsables de cette prestation, mettant ainsi en avant la diversité des compétences locales.

De plus, 40 individus prendront part à cette session, y compris des formateurs provenant des 4 centres, tels que Issa Beri, Kalmaharo, CFPP et CFPT koira tegui. 15 formateurs sont des Nigériens, spécialistes du domaine, dont certains est originaire de l’école polytechnique de Maradi.

Un investissement pour l’avenir

Selon Almoustapha Amadou, proviseur du lycée Kalmaharo, cette formation est une véritable bouffée d’oxygène pour les établissements. « Ces équipements vont nous permettre d’améliorer la qualité de l’enseignement et de former des jeunes plus qualifiés, capables de répondre aux besoins du marché du travail », a-t-il déclaré.

« Ce projet est le fruit d’une longue lutte », a souligné Elhadj Idi Abdou, secrétaire général adjoint du ministère de la formation professionnelle. « Malgré les inscriptions budgétaires régulières, cette formation n’avait jamais pu voir le jour. Grâce à la détermination du Ministre et au soutien du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, nous sommes enfin parvenus à concrétiser ce projet. »

« Grâce à cette formation, nous allons pouvoir adapter notre offre de formation aux évolutions technologiques et ainsi mieux préparer les jeunes à s’insérer dans le monde professionnel « . a-t-il renchéri

Un enjeu de souveraineté

En formant des enseignants nigériens sur ces équipements de pointe, le Niger renforce également son autonomie en matière de formation professionnelle. « Tous les formateurs sont des experts nigériens », a rappelé le proviseur du lycée Kalmaharo.

Les prochaines étapes

À l’issue de cette formation, les élèves des lycées professionnels Issa Beri et Kalmaharo bénéficieront d’un enseignement pratique de qualité, leur permettant d’acquérir les compétences nécessaires pour exercer un métier.

Cette initiative est une excellente nouvelle pour l’éducation professionnelle au Niger. Elle témoigne de la volonté du gouvernement de doter le pays des compétences nécessaires pour faire face aux défis de l’avenir.

Les journalistes africains gravissent la Grande Muraille : Une expérience inoubliable

Pékin, le 02 septembre 2024 – Les journalistes africains participants au Forum Chine-Afrique 2024 ont vécu une expérience inoubliable en escaladant la Grande Muraille de Chine les 28 et 29 août en prélude au forum prévu du 4 au 6 septembre . En effet, Cette excursion leur a permis de découvrir l’un des monuments les plus emblématiques de l’histoire de l’humanité et de mieux comprendre la culture chinoise.

Grande Muraille  : Une randonnée mémorable

Les hommes et les femmes de médias ont arpenté les 22 tours de garde de la section Mutianyu, située à 70 kilomètres au nord de Pékin. Après une montée exigeante, ils ont atteint le sommet et ont été récompensés par un panorama à couper le souffle. Les journalistes ont également profité de cette occasion pour découvrir l’écosystème économique qui s’est développé autour de ce site historique, avec ses boutiques de souvenirs, ses restaurants et ses zones de loisirs.

Un voyage dans le temps

Construite sur plus de 2 000 ans, la Grande Muraille est bien plus qu’une simple fortification. C’est un témoignage de l’ingéniosité et de la détermination des Chinois. Les journalistes ont appris que ce mur géant, initialement construit pour protéger les frontières du pays, est aujourd’hui un symbole de l’unité nationale et de la culture chinoise.

Un défi relevé

En escaladant la Grande Muraille, les journalistes africains ont relevé le défi lancé par Mao Zedong, qui affirmait que « celui qui n’a pas escaladé la Grande Muraille chinoise n’est pas un homme véritable ». Cette expérience leur a également  permis de mieux appréhender l’histoire et la culture chinoises et de renforcer les liens entre l’Afrique et la Chine.

Un patrimoine mondial

Par ailleurs, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, la Grande Muraille attire chaque année des millions de visiteurs du monde entier. Ce monument historique, qui figure parmi les sept merveilles du monde, est un témoignage de l’héritage culturel de la Chine.

En conclusion, cette excursion a été une expérience enrichissante pour les journalistes africains, qui ont pu découvrir un pan important de l’histoire et de la culture chinoise. Cette visite a également renforcé les liens entre les médias africains et chinois.

Est-il envisageable que Poutine soit arrêté en Mongolie?

Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, l’Ukraine a lancé un appel audacieux à la Mongolie pour l’arrestation du président russe Vladimir Poutine, en amont de sa visite prévue la semaine prochaine.

Cette visite marquerait la première apparition de Poutine dans un État membre de la Cour pénale internationale (CPI) depuis l’émission d’un mandat d’arrêt à son encontre.  En effet, La CPI accuse le président russe de ne pas avoir empêché la déportation illégale d’enfants ukrainiens vers la Russie, actes qualifiés de crimes de guerre.

Visite de Poutine en Mongolie: Un défi juridique et diplomatique pour la CPI

Par ailleurs, le porte-parole de la CPI a souligné l’obligation des responsables mongols de se conformer aux règlements de la Cour, tout en précisant que cela ne nécessite pas forcément une arrestation. Pendant ce temps, le Kremlin affiche une confiance sereine, sans inquiétude apparente concernant la visite. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a réitéré l’excellence des relations entre la Russie et la Mongolie, assurant que tous les aspects de la visite ont été méticuleusement préparés.

En plus, le Dr Fadi el-Abdallah, porte-parole de la CPI, a rappelé vendredi dernier que les États associés, y compris la Mongolie, doivent coopérer selon le chapitre IX du Statut de Rome, l’accord fondateur de la Cour. Cet accord prévoit des exemptions à l’obligation d’arrestation dans certaines situations, notamment en cas de violation d’une obligation conventionnelle avec un autre État ou d’immunité diplomatique. En cas de non-coopération, la CPI peut prendre des mesures et en informer l’Assemblée des États membres , qui a alors la responsabilité de décider des actions appropriées.

Émission d’un mandat d’arrêt international par la CPI contre le gouvernement russe  pour crimes de guerre

Précédemment, la Cour Pénale Internationale a formellement accusé le président russe de crimes de guerre, citant spécifiquement la déportation illégale d’enfants ukrainiens vers la Russie. La CPI a aussi émis un mandat d’arrêt contre Maria Lvova-Belova, la commissaire russe aux droits de l’enfant, en raison de son implication présumée dans ces crimes. Ces accusations font suite à des enquêtes sur des actes commis depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février 2022.

En réponse, les autorités russes ont rejeté ces accusations, les qualifiant de « scandaleuses ». La CPI, qui ne détient pas le pouvoir d’arrêter des suspects, dépend de la coopération de ses États membres pour exercer sa juridiction. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a exprimé l’espoir que la Mongolie reconnaisse Vladimir Poutine comme un criminel de guerre et a exhorté à son arrestation et à son extradition vers La Haye.

En bref, cette situation met en lumière les complexités du droit international et les défis associés à l’exécution des mandats de la CPI, particulièrement dans des circonstances où les relations diplomatiques et les obligations conventionnelles entrent en jeu. La réponse de la Mongolie à cet appel de l’Ukraine pourrait avoir des répercussions significatives sur les relations internationales et la primauté du droit à l’échelle mondiale.

Le Niger au cœur du Sommet Chine-Afrique à Pékin

Niamey/Pékin, le 2 septembre 2024 –  Le Niger participe au Sommet Chine-Afrique à Beijing. son Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a rallié Pékin dans l’après-midi du 1er septembre, à la tête d’une importante délégation pour participer au Sommet Chine-Afrique. Ce rendez-vous continental, qui se tient du 1er au 8 septembre, réunit les dirigeants de nombreux pays africains autour de la thématique de la coopération et du développement mutuel.

Aux côtés du Premier ministre, figurent plusieurs personnalités clés du gouvernement nigérien, notamment le ministre de la Défense nationale, le ministre des Affaires étrangères et le directeur de cabinet du président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie. Cette forte représentation témoigne de l’importance accordée par Niamey à ce sommet.

Sommet Chine-Afrique : Un événement majeur pour la coopération sino-africaine

Organisé sous le thème « Joindre les mains pour faire progresser la modernisation et construire une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de haut niveau », ce sommet s’annonce comme un événement majeur dans les relations entre la Chine et l’Afrique. Il permettra aux dirigeants des deux continents de discuter de questions clés telles que la gouvernance, l’industrialisation, la sécurité et la coopération dans le cadre de l’initiative « Ceinture et Route ».

Selon Chen Xiaodong, vice-ministre chinois des Affaires étrangères, ce sommet est « le plus grand événement diplomatique organisé par la Chine ces dernières années ». Il permettra notamment au président chinois d’émettre de nouvelles propositions pour renforcer la coopération sino-africaine.

Au cœur des discussions : gouvernance, industrialisation, paix et sécurité

Les travaux du sommet seront articulés autour de quatre axes principaux : la gouvernance de l’État, l’industrialisation et la modernisation agricole, la paix et la sécurité, ainsi que la coopération de haute qualité dans le cadre de l’initiative « Ceinture et Itinéraire ». Le président chinois, Xi Jinping, devrait saisir cette occasion pour présenter de nouvelles initiatives visant à soutenir le développement du continent.

Des enjeux majeurs pour le Niger

La participation du Niger à ce sommet revêt une importance stratégique. Elle offre au pays l’opportunité de renforcer ses relations avec la Chine, un partenaire économique de premier plan, et de bénéficier des investissements chinois dans divers secteurs. De plus, le Niger pourra ainsi s’inscrire pleinement dans les dynamiques de développement impulsées par l’initiative « Ceinture et Route ».

Les discussions qui se tiendront à Pékin permettront également au Niger de faire entendre sa voix sur la scène internationale et de défendre ses intérêts. Les enjeux sont nombreux, notamment en matière de sécurité, de développement économique et de coopération régionale.

Un partenariat stratégique

La Chine est devenue l’un des principaux partenaires économiques du Niger. Les deux pays entretiennent des relations de coopération fructueuses dans de nombreux domaines. Ce sommet est une nouvelle étape dans le renforcement de ce partenariat stratégique.

En résumé, le Sommet Chine-Afrique qui se tient à Pékin est un événement majeur pour les relations entre la Chine et l’Afrique. La participation du Niger à ce sommet témoigne de l’importance accordée par Niamey à cette coopération. Les discussions qui se tiendront permettront aussi de renforcer les liens entre les deux pays et d’ouvrir de nouvelles perspectives de développement pour le Niger.

Agadez : Le gouvernement réagit face à la catastrophe

Agadez, le 02 septembre 2024. Les récentes pluies torrentielles qui ont frappé la région d’Agadez ont provoqué d’importants dégâts sur les infrastructures routières, isolant plusieurs localités. Face à cette situation d’urgence, le gouvernement nigérien a dépêché sur place le ministre des Transports et de l’Équipement, le colonel-major Salissou Mahaman Salissou du 28 au 30 août 2024.

Les pluies torrentielles ont provoqué d'importants dégâts à Agadez. Le gouvernement nigérien a déployé des moyens importants
© Les pluies torrentielles ont provoqué d'importants dégâts à Agadez. Le gouvernement nigérien a déployé des moyens importants
Des routes coupées, des populations isolées

Au cours d’une mission de trois jours, le ministre a effectué une tournée d’inspection sur les axes routiers les plus endommagés, notamment la route Agadez-Tahoua et la route Agadez-Zinder. Les fortes précipitations  ont creusé des ravins, emporté des portions de chaussée et provoqué des glissements de terrain, rendant impraticables ces voies de communication vitales pour l’économie de la région.

Agadez : des travaux d’urgence pour rétablir la circulation

Pour remédier à cette situation, le gouvernement a lancé des travaux d’urgence afin de rétablir la circulation sur les axes routiers sinistrés. Des équipes de techniciens et d’ouvriers sont mobilisées sur le terrain pour effectuer des travaux de réparation et de stabilisation. Le ministre a assuré que tous les moyens seraient mis en œuvre pour rétablir la connectivité entre les différentes localités dans les meilleurs délais.

Les pluies torrentielles ont provoqué d'importants dégâts à Agadez. Le gouvernement nigérien a déployé des moyens importants
© Les pluies torrentielles ont provoqué d'importants dégâts à Agadez. Le gouvernement nigérien a déployé des moyens importants
Un comité national pour gérer la crise

Face à l’ampleur des dégâts causés par les inondations, le gouvernement a mis en place un comité national chargé de coordonner les actions de secours et de reconstruction. Ce comité, présidé par le Premier ministre, aura pour mission d’évaluer les besoins des populations sinistrées, de définir les priorités d’intervention et de mobiliser les ressources nécessaires.

Un appel à la solidarité nationale

Le ministre des Transports a appelé la population à faire preuve de solidarité envers les sinistrés et à se mobiliser pour participer aux efforts de reconstruction. Il a également souligné l’importance de la prévention des risques naturels et a appelé à renforcer les systèmes d’alerte précoce pour mieux faire face aux catastrophes naturelles à l’avenir.

En somme, les récentes inondations qui ont frappé la région d’Agadez ont mis à rude épreuve les infrastructures et les populations. Face à cette situation d’urgence, le gouvernement a réagi rapidement en déployant des moyens conséquents pour venir en aide aux sinistrés et rétablir les voies de communication. Il est désormais essentiel que tous les acteurs, autorités, société civile et population, unissent leurs efforts pour reconstruire et renforcer la résilience du pays face aux aléas climatiques. durable pour tous les Nigériens .

Maradi sous les eaux : Le gouvernement apporte son soutien

Maradi,02 septembre 2024 – La ville de Maradi est en deuil. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région dans la nuit du 30 août ont provoqué d’importants dégâts, faisant au moins 15 morts et une vingtaine de blessés. Pour apporter son soutien aux populations sinistrées, une délégation gouvernementale s’est rendue sur place ce vendredi.

Conduite par le ministre des Transports et de l’Équipement, le colonel-major Salissou Mahamane Salissou, cette mission a permis d’évaluer l’ampleur des dégâts et de mettre en place les premières mesures d’urgence. Accompagné de la ministre de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes, Aichatou Wandarama, et d’autres hautes personnalités, le ministre a visité les quartiers les plus touchés, les hôpitaux et les sites d’hébergement.

Des pluies diluviennes ont provoqué d'importants dégâts à Maradi, faisant plusieurs morts et déplaçant des centaines de familles.
© Des pluies diluviennes ont provoqué d'importants dégâts à Maradi, faisant plusieurs morts et déplaçant des centaines de familles.
Un bilan lourd à Maradi

Les inondations ont détruit de nombreuses maisons, emporté des biens et coupé des routes. Les quartiers de Bagalam et de Soura Aladey sont parmi les plus touchés. Au centre hospitalier de Maradi, les blessés reçoivent les soins nécessaires.

Une solidarité nationale

Face à cette catastrophe, le gouvernement a décidé d’agir rapidement. Une aide d’urgence comprenant des vivres, des tentes et des couvertures est en cours de distribution aux sinistres. Par ailleurs, le gouverneur de la région a reçu une somme de 50 millions  pour soutenir les actions de secours.

« Nous sommes profondément attristés par ce drame. Le gouvernement est aux côtés des populations de Maradi en cette période difficile », a déclaré le ministre Salissou Mahamane Salissou.

Un appel à la solidarité

Les besoins sont immenses et l’aide de tous est nécessaire. Le gouvernement appelle la population à faire preuve de solidarité envers les sinistres. À travers tout le pays, il y a des collectes de dons pour aider les populations sinistrées.

En bref, les inondations de Maradi sont un rappel douloureux de la nécessité d’investir dans la prévention des catastrophes naturelles. Il est urgent de renforcer les systèmes d’alerte précoce, de mettre en place des plans d’évacuation efficaces et de sensibiliser les populations aux risques. En agissant dès maintenant, nous pouvons limiter les conséquences des futurs événements climatiques extrêmes et protéger les populations les plus vulnérables .

Badou Zaki dévoile la liste pour les éliminatoires de la CAN 2025

Niamey, le 30 août 2024 – Le sélectionneur du Niger, Badou Zaki, a dévoilé le jeudi la liste des 26 joueurs retenus pour affronter le Soudan et le Ghana lors de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025.

La liste des 26 joueurs retenus pour les prochains matchs

Cette liste, qui mêle expérience et jeunesse, présente un mélange intéressant de joueurs évoluant dans des championnats nationaux et étrangers. Parmi les gardiens, on retrouve les expérimentés Mamadou Tanja et Younoussa Hainikoye Abiboulaye, tandis que la défense sera notamment assurée par 10 défenseurs dont Abdoulaye Katkoré, Bankano Abdoul Rahim, Oumar Sako, Hassane Abdou Alhabib, Abu Yakub Najeeb (ALTALAB SC/Irak), Abdoul Nasser Garba (AS GNN), Kassali Abdoul Kader (AS GNN), Laouali Boueye Philippe (FC PRISTINA/ Kosovo), Koubenou Jules Théodore (AS GNN), et Hainikoye Soumana Boubacar (USGN).

Au milieu de terrain, le technicien marocain a fait aussi appel à des joueurs comme Youssouf Oumarou, Darenkoum Moumouni , Yusif Moussa Daouda, Chaibou Abdoul Nasser (USGN), Ousmane Diabaté (Sadaqa SC/Libye) et Kassa Moudou Moussa (USGN) qui apporteront leur expérience et leur technique. En attaque, Zakari Adebayor et Boubacar Djibril Goumey , Danial Sosah, Issa Ibrahim, Hainikoye Soumana (TP MAZEMBE/RDC), Boubacar Marou Ibrahim (USGN) et Yacouba Issa Moubarak (AS GNN) seront également les atouts offensifs du Mena.

Interrogé sur ses objectifs pour ces deux matchs, Badou Zaki s’est montré ambitieux : « Je suis très content d’être ici aujourd’hui pour parler de la préparation de notre équipe. Nous avons un groupe de qualité et nous allons tout faire pour atteindre notre objectif, à savoir la qualification pour la CAN 2025. »

Le calendrier des matchs :

  • 4 septembre 2024 : Niger vs Soudan à Juba Stadium (Soudan du Sud)
  • 9 septembre 2024 : Niger vs Ghana au stade municipal de Berkane (Maroc)

En bref, le Mena du Niger, déterminé à créer la surprise dans ce groupe, entamera sa campagne avec l’ambition de décrocher une place en phase finale de la CAN 2025.

Yaoundé : L’OCI face aux défis du monde musulman

Yaoundé, Cameroun – La 50ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) s’est ouverte jeudi dans la capitale camerounaise, avec un accent particulier sur le développement des infrastructures et la crise actuelle en Palestine.

Organisée par le Cameroun sous le patronage du président Paul Biya, la conférence a réuni les ministres des Affaires étrangères de tout le monde islamique pour discuter des questions urgentes qui touchent la communauté musulmane mondiale. Le thème du sommet, « Développer les infrastructures de transport et de communication au sein de l’Organisation de la coopération islamique : un outil essentiel dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité », a souligné l’engagement de l’OCI en faveur du développement économique et de la stabilité.

Les dirigeants de l'OCI se réunissent à Yaoundé pour discuter des infrastructures, de la Palestine et d'autres enjeux clés du monde musulman.
© Les dirigeants de l'OCI se réunissent à Yaoundé pour discuter des infrastructures, de la Palestine et d'autres enjeux clés du monde musulman.
L’OCI: la Palestine au centre de la scène

Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a souligné le soutien indéfectible du Cameroun à l’OCI, tandis que le ministre des Affaires étrangères Lugen Mbila Mbila a souhaité la bienvenue aux délégués et a souligné l’importance du thème du sommet.

La question palestinienne a dominé les discussions, les dirigeants réitérant la nécessité d’une solution à deux États et condamnant l’agression israélienne. Le Secrétaire général de l’OCI, Hussein Ibrahim Taha, a exprimé sa profonde préoccupation face au conflit en cours, appelant à un cessez-le-feu immédiat à Gaza et exhortant la communauté internationale à mettre en œuvre les résolutions de l’ONU.

« La cause de la Palestine et d’Al-Qods Al-Sharif est un défi sérieux auquel la communauté internationale est confrontée « , a déclaré Taha, soulignant les efforts de l’organisation pour fournir une aide humanitaire aux Palestiniens et soutenir leur droit à l’autodétermination.

Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Walid ben Abdelkarim Al-Khadi, a réaffirmé l’engagement de son pays envers la cause palestinienne et condamné les actions israéliennes. Il a également annoncé le projet de l’Arabie saoudite d’accueillir une conférence des donateurs pour soutenir les personnes déplacées dans la région du Sahel et du lac Tchad.

Infrastructures et développement au cœur de l’OCI

Si la Palestine demeure un point central, l’OCI a également abordé le besoin urgent de développement des infrastructures dans ses États membres. L’organisation vise à améliorer les réseaux de transport et de communication dans les pays à majorité musulmane afin de stimuler la croissance économique et de réduire la pauvreté.

Le Premier ministre camerounais, Joseph Deol Ngoti,  réaffirmé le soutien de son pays à l’OCI. « Le développement des infrastructures est crucial pour la prospérité de nos nations », a-t-il déclaré.

Des sujets tous aussi pertinents 

Outre la Palestine et les infrastructures, le sommet de l’OCI a également abordé une série d’autres questions, notamment :

  • Afghanistan : L’organisation a exprimé son inquiétude face à la crise humanitaire actuelle en Afghanistan et a appelé au rétablissement des droits des femmes.
  • Crise des Rohingyas : Le sort des musulmans Rohingyas au Myanmar a également été évoqué, l’OCI s’engageant à poursuivre ses efforts pour trouver une solution durable.
  • Islamophobie : Le sommet a condamné la montée de l’islamophobie dans le monde et a appelé à un plus grand dialogue interreligieux.

Le sommet a également vu la nomination de nouveaux secrétaires généraux adjoints de l’OCI, qui joueront un rôle clé pour relever les divers défis de l’organisation. À l’issue du sommet, les délégués ont aussi  réaffirmé leur engagement en faveur de l’unité et de la coopération au sein du monde islamique, soulignant l’importance de relever les défis communs et de promouvoir la paix et le développement.

En entrant dans sa sixième décennie, l’Organisation de la coopération islamique relève activement les défis qui se présentent, depuis le conflit persistant en Palestine jusqu’à la lutte contre l’extrémisme et les répercussions du changement climatique. Le sommet de Yaoundé a souligné l’impératif d’une unité renforcée et d’une coopération accrue entre les nations à majorité musulmane pour surmonter ces épreuves. Ainsi, l’OCI se mobilise, affirmant sa résilience et sa détermination à avancer ensemble.

L’Allemagne met fin à sa présence militaire au Niger

Niamey, 30 août 2024 – Un nouveau chapitre s’est ouvert dans les relations entre l’Allemagne et le Niger. Après huit années de présence militaire, la Bundeswehr a obligatoirement mis fin à son déploiement dans le pays. En effet, un avion militaire transportant les derniers soldats allemands a décollé de la base aérienne de Niamey pour rejoindre l’Allemagne hier .

L'Allemagne met fin à son engagement militaire au Niger, marquant un tournant dans ses relations avec l'Afrique de l'Ouest
© L'Allemagne met fin à son engagement militaire au Niger, marquant un tournant dans ses relations avec l'Afrique de l'Ouest
Une page se tourne pour l’Allemagne

La base de Niamey, qui a abrité jusqu’à 120 soldats allemands, un service de pivot logistique pour les opérations de maintien de la paix de l’ONU au Mali. Avec le retrait de la MINUSMA fin 2023, la raison d’être de cette présence militaire s’est amoindrie. Malgré les efforts diplomatiques, l’Allemagne n’a pas réussi à obtenir du nouveau gouvernement nigérien les garanties nécessaires pour poursuivre ses activités sur place.

Un contexte géopolitique en évolution

Le Niger, autrefois considéré comme un allié clé dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, a connu un profond changement de cap avec la prise de pouvoir par l’armée. Le rapprochement du pays avec la Russie, notamment avec la présence de formateurs militaires russes sur une base à Niamey, rend les relations avec les anciens partenaires occidentaux considérablement compliquées.

Des ambitions contraires

L’Allemagne avait envisagé de maintenir une présence militaire au Niger, même après la fin de la mission au Mali. Cette base devait servir de plateforme pour des opérations d’évacuation, d’urgence ou de soutien à la région. Cependant, l’évolution de la situation politique au Niger a contraint Berlin à revoir ses plans.

L'Allemagne met fin à son engagement militaire au Niger, marquant un tournant dans ses relations avec l'Afrique de l'Ouest
© L'Allemagne met fin à son engagement militaire au Niger, marquant un tournant dans ses relations avec l'Afrique de l'Ouest
Et maintenant ?

Le retrait de la Bundeswehr marque la fin d’une ère. L’Allemagne se retrouve confrontée à un nouveau paysage sécuritaire en Afrique de l’Ouest, où les enjeux sont de plus en plus complexes. Les discussions sont en cours avec le Sénégal pour maintenir une présence logistique dans la région, mais sans engagement militaire direct.

En résumé, le départ de la Bundeswehr du Niger est le résultat d’une conjonction de facteurs :

  • La fin de la mission au Mali : La raison d’être de la base de Niamey s’est amenuisée.
  • Le changement de régime au Niger : Le nouveau gouvernement n’a pas souhaité poursuivre la coopération avec l’Allemagne.
  • Le rapprochement du Niger avec la Russie : Un contexte géopolitique qui a rendu la présence allemande plus difficile.

Bref, le retrait de la Bundeswehr du Niger marque un tournant majeur dans l’engagement de l’Allemagne en Afrique. Face à l’évolution rapide du contexte sécuritaire, il est urgent de repenser les stratégies européennes en matière de défense et de coopération. Le Le défi est de taille, mais l’enjeu est crucial pour la stabilité de la région et la sécurité du continent .

Typhon Shanshan : Le Japon sous les eaux, des milliers évacués

Kyushu, Japon( le 30 août 2024) – Le typhon Shanshan a frappé  jeudi de plein fouet le sud du Japon, provoquant des inondations dévastatrices, des glissements de terrain meurtriers et des coupures d’électricité à grande échelle. En effet, près de 4 millions d’habitants ont été contraints d’évacuer leurs foyers alors que la tempête, l’une des plus violentes à frapper l’archipel depuis des décennies, s’abattait sur l’île de Kyushu avec des vents de force ouragan et des pluies diluviennes.

Typhon Shanshan : Une alerte rouge inédite

En plus, l’Agence météorologique japonaise n’y est pas allée de main morte en émettant une alerte d’urgence, une première pour une tempête de cette ampleur. Les prévisions annoncent des records de précipitation, susceptibles de déclencher des inondations et des glissements de terrain catastrophiques sur l’ensemble de Kyushu. Les autorités ont également mis en garde contre une « situation mettant en danger la vie des habitants » et ont exhorté des dizaines de milliers de personnes à se mettre en sécurité.

Le typhon Shanshan s'abat sur le Japon, provoquant des inondations dévastatrices, des glissements de terrain meurtriers et des millions d'évacués.
© Le typhon Shanshan s'abat sur le Japon, provoquant des inondations dévastatrices, des glissements de terrain meurtriers et des millions d'évacués.
Un bilan humain lourd

La tempête sur l’île jeudi matin a entraîné la disparition d’au moins une personne et blessé des dizaines d’autres, tandis que trois personnes ont perdu la vie en raison de cet événement. Les images diffusées en direct montrent l’ampleur des dégâts : pylônes électriques arrachés, routes inondées, maisons ensevelies sous les déclins. Pareillement,  les importantes précipitations du typhon ont impacté même les régions du Japon éloignées de son centre, ne les épargnant pas.

Précédemment mardi au cœur de la préfecture d’Aichi, un tragique glissement de terrain a emporté la demeure d’une famille de cinq membres, d’après les informations fournies par les services de gestion des crises de Gamagori. L’accident a coûté la vie à trois individus : un couple dans la soixantaine et un homme de trente ans. Deux quadragénaires ont aussi été secourues des ruines, dont une sérieusement blessée.

Typhon Shanshan : Un impact économique considérable

Le typhon Shanshan a également paralysé l’économie japonaise. Des compagnies aériennes ont annulé des centaines de vols, des services ferroviaires ont interrompu leurs opérations et de nombreuses usines, y compris celles des géants de l’automobile comme Toyota, Honda et Nissan, ont suspendu leurs activités. Les coupures d’électricité ont touché des centaines de milliers de foyers, paralysant certaines régions.

Le typhon Shanshan s'abat sur le Japon, provoquant des inondations dévastatrices, des glissements de terrain meurtriers et des millions d'évacués.
© Le typhon Shanshan s'abat sur le Japon, provoquant des inondations dévastatrices, des glissements de terrain meurtriers et des millions d'évacués.
Des pluies diluviennes et des vents violents

Le typhon, qui s’est affaibli en se déplaçant vers le nord, a déversé d’énormes quantités d’eau sur l’archipel. Les dépassements ont dépassé 50 centimètres dans de nombreuses régions et ont atteint près d’un mètre dans certaines zones montagneuses. « Des prélèvements record sont attendus », a prévenu Yoshimasa Hayashi, le secrétaire général du gouvernement japonais.

Par ailleurs, les tempêtes qui avancent lentement causent souvent des destructions plus importantes. Elles infligent des dommages étendus en raison de vents violents et d’orages persistants qui frappent une zone pendant de longues périodes. La lenteur de leur déplacement intensifie l’impact et les conséquences de leur passage.   Le plateau d’Ebino, situé sur l’île de Kyushu, va voir s’abattre près de 0,9 mètre de pluie en l’espace de trois jours, jusqu’à vendredi.

Les conséquences à long terme

Les autorités japonaises s’attendent à ce que les conséquences du typhon Shanshan se sentent pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Les opérations de secours sont en cours, mais l’ampleur des dégâts pourrait nécessiter des mois de reconstruction. Car , même éloignées de l’épicentre du typhon, certaines régions du Japon n’ont pas été épargnées par les conséquences de ses pluies torrentielles persistantes. 

Pourquoi le Japon est-il si vulnérable aux typhons ?

L’archipel du Japon, situé dans l’océan Pacifique, se trouve géographiquement sur le trajet des typhons, ce qui le rend vulnérable à leur formation. Plusieurs facteurs expliquent cette vulnérabilité :

  • Position géographique : Le Japon se situe sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique et volcanique, où se forment de nombreux typhons.
  • Monsoon asiatique : La mousson asiatique, un système de vents saisonniers, favorise la formation et le déplacement des typhons vers le Japon.
  • Topographie montagneuse : Le relief montagneux du Japon amplifie les effets des pluies torrentielles, favorisant les glissements de terrain et les inondations.
  • Densité de population :La population japonaise se concentre le long des côtes, qui sont les zones les plus vulnérables aux risques des typhons.

Comment mieux se préparer aux typhons ?

Face à cette menace récurrente, le Japon a mis en place un système de prévention et de gestion des catastrophes parmi les plus performants au monde. Cependant, il reste encore des marges de progression :

  • Amélioration des systèmes d’alerte précoce : Le développement de modèles de prévision plus précis et la diffusion rapide des alertes auprès de la population sont essentiels.
  • Renforcement des infrastructures : La construction de digues, de canaux et d’ouvrages de protection contre les inondations doit être poursuivie.
  • Éducation et sensibilisation : Il est crucial de former la population aux comportements à adopter en cas de typhon et de l’inciter à participer aux exercices d’évacuation.
  • Planification urbaine : L’aménagement du territoire doit prendre en compte les risques liés aux typhons, en inévitablement de construire dans les zones à risque.
  • Recherche et développement : Le soutien à la recherche sur les typhons et le développement de nouvelles technologies pour atténuer leurs impacts sont indispensables.

Le défi du changement climatique

Le changement climatique pourrait intensifier les phénomènes météorologiques extrêmes comme les typhons, rendant encore plus complexe la tâche de protection des populations et des infrastructures. Il est donc urgent d’intégrer la dimension climatique dans les stratégies de prévention et de gestion des risques.

En conclusion, le Japon est confronté à un défi de taille face aux typhons. Si le pays dispose d’un système de protection performant, il doit continuer à investir dans la prévention, la préparation et l’adaptation au changement climatique pour faire face à une menace qui ne cesse de s’intensifier.