La Ville de Niamey a reçu,ce mercredi 30 septembre, un véhicule équipé pour les opérations de démoustication. Remis au Garage municipal par la Mission bilatérale de soutien au Niger (MISIN), cet équipement doit accroître la capacité des services municipaux à lutter contre les insectes vecteurs de maladies et à améliorer le cadre de vie dans la capitale.
Le véhicule mis à la disposition de la municipalité permettra aux équipes compétentes de conduire plus efficacement les opérations de traitement contre les moustiques. Son arrivée renforce un dispositif dont l’efficacité dépend largement de la mobilité, de la rapidité d’intervention et de la couverture des zones ciblées.
La démoustication participe à la lutte contre les maladies transmises par les moustiques. Elle intervient également dans l’entretien de l’environnement urbain, notamment dans les secteurs confrontés à la stagnation des eaux, à l’insalubrité ou à la prolifération d’insectes nuisibles.
La Ville de Niamey n’a pas précisé le nombre d’engins supplémentaires nécessaires ni le calendrier des prochaines campagnes. L’équipement reçu constitue néanmoins un appui opérationnel direct pour les services municipaux.
La remise du véhicule s’inscrit dans le cadre de la coopération entre l’Italie et le Niger. La MISIN, créée en 2018, constitue principalement un dispositif italien de coopération dans les domaines de la défense et de la sécurité. Le partenariat entre les deux pays couvre toutefois d’autres secteurs, dont la santé, l’éducation et l’appui aux populations
À travers ce don, la coopération bilatérale se traduit par un soutien concret à une collectivité locale. L’initiative permet ainsi de relier les engagements institutionnels aux besoins quotidiens des habitants de Niamey.
La Ville de Niamey a salué la constance du soutien italien et l’importance de cet accompagnement pour ses actions de lutte anti-vectorielle. Elle entend utiliser ce nouvel outil pour renforcer les interventions destinées à préserver la salubrité et le bien-être des populations.
Cet appui arrive alors que les grandes villes sahéliennes doivent composer avec une croissance urbaine rapide, des épisodes pluvieux parfois difficiles à maîtriser et l’accumulation de déchets ou d’eaux stagnantes dans certains quartiers. Ces facteurs compliquent la gestion de l’environnement et accroissent les besoins en interventions de proximité.
Pour produire des résultats durables, la disponibilité du matériel devra s’accompagner d’une maintenance régulière, d’une planification des campagnes et d’une coordination efficace avec les services sanitaires et les autorités locales.
La municipalité de Niamey a réaffirmé sa volonté de renforcer les partenariats susceptibles d’améliorer directement les services rendus aux habitants. Elle inscrit cette orientation dans le cadre des priorités nationales de la Refondation.
La réception de ce véhicule ouvre donc une nouvelle séquence dans la coopération italo-nigérienne. Elle rappelle que les relations entre les deux pays ne se limitent pas aux questions sécuritaires et peuvent également soutenir des actions à impact immédiat sur la vie urbaine.
L’enjeu, pour la Ville de Niamey, consiste désormais à intégrer durablement cet équipement dans son dispositif d’assainissement et de lutte contre les vecteurs, afin que l’appui reçu se traduise par des opérations régulières et visibles dans les quartiers.
Niamey, 30 septembre 2026 — La mémoire des générations qui ont contribué à façonner le Niger occupe une place importante dans la vie publique du pays. Au Centre international de conférences Mahatma Gandhi de Niamey, une cérémonie organisée ce mercredi 30 septembre rend hommage à plusieurs pionniers nigériens pour leur contribution à l’action sociale et au renforcement de la solidarité nationale.
En réunissant des personnalités engagées dans ces domaines, la cérémonie entend rappeler le rôle des initiatives individuelles et collectives dans la construction du lien social. Elle met également en avant la nécessité de transmettre cet héritage aux générations futures et de préserver la mémoire de celles et ceux qui ont contribué, parfois dans la discrétion, à l’évolution de la société nigérienne.
Par ailleurs, cet hommage pose la question de la transmission. Pendant des décennies, des hommes et des femmes visionnaires ont posé, souvent dans la discrétion et face à des défis complexes, les fondations de l’entraide communautaire au Niger. En distinguant ces pionniers, les organisateurs rappellent que les progrès sociaux ne reposent pas uniquement sur les institutions en place, mais aussi sur l’engagement de générations qui ont contribué à établir et à consolider des pratiques de soutien aux communautés.
Cette dimension intergénérationnelle met en lumière la valeur de l’expérience accumulée et rappelle que la responsabilité envers la collectivité se construit dans la durée. Elle replace également dans l’espace public le rôle de celles et ceux qui ont contribué à renforcer la solidarité communautaire, parfois sans reconnaissance particulière.
L’hommage s’inscrit ainsi dans le travail de mémoire que la Ville de Niamey mène autour de son histoire. En 2025, les autorités municipales ont notamment présenté le centenaire de la capitale comme une occasion de rendre hommage aux pionniers, aux bâtisseurs et à des figures parfois demeurées dans l’anonymat.
L’action sociale constitue l’un des domaines dans lesquels la notion de transmission prend tout son sens. Les initiatives menées au fil des années ont contribué à rapprocher les institutions des réalités vécues par les populations et à consolider les liens de solidarité au sein de la société.
L’hommage rendu ce mercredi inscrit donc la reconnaissance dans une perspective plus large : celle d’un héritage collectif qui ne se limite pas au souvenir des personnes honorées. Il souligne aussi la nécessité de préserver les valeurs qui ont accompagné leur engagement, notamment la solidarité, le sens du devoir et l’attention portée au bien-être des populations.
La participation de la Ville de Niamey traduit, dans ce contexte, son attachement aux initiatives qui associent mémoire, reconnaissance et transmission. Pour la capitale, célébrer celles et ceux qui ont œuvré au service de la collectivité revient également à rappeler que chaque génération reçoit un héritage et porte, à son tour, une part de responsabilité dans son devenir.
Cette cérémonie établit ainsi un lien entre deux temps : celui de la mémoire, qui conserve la trace des engagements passés, et celui de l’action présente, appelée à prolonger cet héritage au profit des générations futures. À travers cet hommage, la contribution des pionniers du Niger est replacée dans une continuité nationale où la solidarité ne relève pas seulement du passé. Elle demeure une valeur à transmettre, à préserver et à inscrire dans les réalités quotidiennes de la société.
En érigeant ces pionnières en modèles d’engagement et de civisme, la communauté nationale transmet à la nouvelle génération des repères pour l’avenir. Ce rendez-vous mémoriel rappelle que la construction d’une société plus équitable repose sur la continuité de l’engagement collectif et sur l’exemplarité de celles qui ont contribué, avec courage et abnégation, à faire progresser le Niger.
Dans les zones rurales où la prévention des infections constitue le premier rempart de la médecine de proximité, l’action citoyenne vient opportunément seconder l’effort public. En effet, ce mercredi 30 septembre 2026, l’Association des jeunes filles de Tirmini a franchi un pas décisif en faveur des infrastructures sanitaires locales. En fournissant une centaine de récipients de savon liquide aux centres de soins de la commune, cette organisation de jeunesse démontre que la sécurité sanitaire régionale s’appuie désormais sur une mobilisation associative structurée et proactive.
Sous la conduite de sa présidente, Saratou Oumarou Kiamiri, le regroupement féminin a pensé un plan de répartition rigoureux afin d’irriguer l’ensemble du réseau médical de la commune. La stratégie accorde une priorité absolue aux services les plus exposés aux risques infectieux. Ainsi, la maternité centrale ainsi que le Centre de santé intégré (CSI) de Tirmini reçoivent chacun une allocation directe de vingt unités.
Afin d’éviter toute centralisation excessive des ressources, les soixante unités restantes alimentent les formations sanitaires périphériques. Les centres de soins de Kalgo, Dakuma Liman, Didiyari, Barbarkiya et Tudun Agouwa bénéficient chacun d’un apport égal de dix bidons, garantissant ainsi un approvisionnement homogène sur l’ensemble du territoire communal.
Une synergie prometteuse entre autorités et société civile
La remise officielle du matériel s’est déroulée en présence de l’Adjudant-chef Ramatou Harouna, administratrice déléguée de la commune, et du responsable médical du CSI principal, le Dr Adamou Mahamadou. En réceptionnant puis en redistribuant ces intrants, l’autorité communale a souligné la valeur exemplaire de cet engagement.
L’Adjudant-chef a salué un élan civique qui dépasse le simple cadre de la bienfaisance pour toucher directement à la qualité des soins publics. Elle a en outre exhorté l’ensemble du tissu associatif régional à s’inspirer de ce modèle pour épauler les structures collectives et pallier les besoins logistiques quotidiens.
Du côté du personnel soignant, la réception de ce matériel répond à des exigences cliniques concrètes. Le Dr Adamou Mahamadou a exprimé la reconnaissance des équipes médicales et des usagers, rappelant que la disponibilité constante des produits d’hygiène conditionne la sécurité des actes médicaux et la protection des patients.
Par ce geste fort, la jeunesse féminine de Tirmini prouve qu’une initiative locale bien coordonnée peut renforcer durablement les conditions d’accueil et de traitement dans les dispensaires de région.
Les tambours traditionnels résonnaient ce mercredi matin le long des artères de Zinder, mêlant leurs échos ancestraux aux voix de la jeunesse créative. Dans la deuxième ville du Niger, les figures de la scène culturelle n’ont pas arpenté la chaussée pour revendiquer, mais pour pacifier. En clôture de deux journées de mobilisation citoyenne, musiciens, comédiens et plasticiens ont offert un spectacle saisissant : celui d’un monde artistique uni, déterminé à faire du patrimoine national un rempart contre les fractures sociales.
Cette marche populaire, tenue ce 30 septembre 2026, couronne une initiative d’envergure portée par l’Association des artistes de Zinder (ADAZ) en partenariat avec le Centre Culturel Nigérien (CCN) de la région. Face aux défis contemporains du pays, la cité de Damagaram rappelle une vérité fondamentale : la cohésion d’un peuple s’enracine d’abord dans la vitalité de sa mémoire et de ses arts.
Durant quarante-huit heures, la ville a battu au rythme d’un mot d’ordre clair : « L’art au service de la paix, de la cohésion sociale et de la culture nigérienne ». Loin des allocutions officielles feutrées, la manifestation a privilégié l’immersion directe au cœur des quartiers.
Ainsi, la présence conjointe des gardiens de la musique traditionnelle et des figures de la création contemporaine a brisé les clivages générationnels. En transformant la rue en une scène ouverte, les cortèges ont démontré que les rythmes locaux, la poésie et les arts visuels possèdent une puissance d’apaisement supérieure aux longs discours. Chaque étape du parcours a permis de diffuser un message d’unité et de responsabilité républicaine auprès d’une population nombreuse et réceptive.
Le choix de Zinder pour cette démonstration de maturité citoyenne ne doit rien au hasard. Ancienne capitale du Niger et carrefour marchand séculaire, la métropole puise dans son histoire une capacité unique à faire cohabiter les diversités.
Les organisateurs ont su convertir cet héritage historique en un levier d’action contemporain. Par ailleurs, la collaboration étroite entre les collectifs d’artistes indépendants et les institutions culturelles locales prouve la vitalité d’un secteur capable de se structurer pour répondre aux urgences nationales. En investissant l’espace public, les artistes rappellent que la culture reste le principal ciment de l’unité nationale.
Pour les artistes locaux, ce rassemblement n’est pas un aboutissement, mais le point de départ d’un projet durable. L’événement consacre le créateur dans un rôle mérité de médiateur social, capable d’amorcer le dialogue là où les tensions menacent.
En outre, en plaçant la recherche de la paix au centre du quotidien des citoyens, les artistes de Zinder dessinent un modèle de participation civique active. Leur mobilisation envoie un signal puissant à l’ensemble du territoire national : au Niger, l’harmonie collective se construira aussi par la force rassembleuse du geste artistique.
Le ministre de l’Énergie, le lieutenant-colonel Alzouma Seyni, a effectué mardi 29 septembre sa première visite de terrain sur le chantier de la centrale électrique de Goudel, à Niamey. Cette infrastructure de 30 mégawatts doit renforcer l’offre nationale d’électricité, mais son calendrier d’exécution accuse déjà un retard.
Le ministre s’est rendu sur le site pour évaluer directement le niveau d’avancement du projet et identifier les obstacles qui ralentissent sa réalisation. Il a échangé avec les responsables techniques chargés de la conduite du chantier afin d’obtenir des informations précises sur la situation.
Le déplacement avait également pour objectif de confronter les prévisions administratives à la réalité du terrain. Le ministre a notamment demandé un état détaillé des travaux déjà réalisés, des opérations encore en attente et des difficultés qui ont perturbé le calendrier initial.
Le retard enregistré sur le chantier constitue le principal point de préoccupation des autorités. Alzouma Seyni a donc exigé des responsables du projet de présenter une nouvelle échéance pour l’achèvement des travaux et la mise en service de la centrale.
Cette date est particulièrement attendue dans un contexte marqué par les difficultés d’approvisionnement en électricité. Pour les autorités, la centrale de Goudel doit contribuer à accroître rapidement les capacités de production et à améliorer la régularité de la fourniture destinée aux populations. Le ministère n’a toutefois pas communiqué, à l’issue de la visite, la nouvelle date retenue pour la mise en service de l’installation.
La construction de la centrale de 30 MW est financée sur fonds propres de l’État nigérien. La NIGELEC assure la conduite du projet, tandis que l’exécution des travaux revient à la société chinoise Jinghao. Ce montage confère aux différents acteurs une responsabilité directe dans le respect des engagements techniques et du calendrier.
Le ministre souhaite désormais obtenir une meilleure coordination entre l’entreprise chargée des travaux, la NIGELEC et les services de l’État. Les prochaines étapes devront notamment permettre de lever les contraintes identifiées sur le site, d’accélérer l’exécution des travaux restants et de sécuriser la phase de mise en service.
Avec une capacité annoncée de 30 MW, la centrale de Goudel s’inscrit dans la stratégie de renforcement de la production électrique au Niger. Sa mise en exploitation pourrait soutenir le réseau national et réduire la pression exercée par l’insuffisance de l’offre.
L’infrastructure ne constitue cependant qu’un élément de la réponse aux difficultés du secteur. Son efficacité dépendra également de la fiabilité du réseau de transport et de distribution, de la disponibilité des équipements et de la capacité de la NIGELEC à assurer une exploitation durable.
Pour les ménages et les entreprises, l’attente porte moins sur l’annonce du projet que sur ses effets concrets : une fourniture plus stable, une diminution des interruptions et une meilleure couverture des besoins en électricité.
À l’issue de son déplacement, Alzouma Seyni a annoncé la poursuite des visites de terrain à Niamey et dans les autres régions du pays. Cette démarche doit permettre au ministère de suivre directement l’évolution des infrastructures énergétiques et de mieux comprendre les contraintes rencontrées par les équipes techniques.
Le ministre entend ainsi instaurer un suivi plus régulier des projets structurants et intervenir plus rapidement en cas de blocage. Pour la centrale de Goudel, la prochaine étape consistera à transformer les explications recueillies sur le site en mesures concrètes et en calendrier vérifiable. L’enjeu est désormais clair : faire progresser le chantier jusqu’à sa mise en service et garantir que cette nouvelle capacité de production réponde effectivement aux besoins des populations.
Dosso, 30 Septembre 2026 – À Dosso, dans le sud-ouest du Niger, le sultanat engage une réforme des pratiques matrimoniales. La mesure fixe de nouveaux plafonds pour la dot, limite les contributions coutumières et supprime plusieurs dépenses traditionnellement associées aux cérémonies de mariage. L’objectif affiché consiste à réduire la pression financière qui pèse sur les familles.
La nouvelle réglementation établit une grille selon le statut de la future épouse et son lieu de résidence. À Dosso-ville, la dot d’une jeune femme jamais mariée s’élève à 500 000 francs CFA. Dans les villages, le montant est fixé à 350 000 francs CFA.
Le barème prévoit également :
200 000 francs CFA pour une femme divorcée sans enfant ;
150 000 francs CFA pour une femme divorcée ayant des enfants.
Cette différenciation entend tenir compte des réalités sociales et familiales propres à chaque situation.
Les dépenses coutumières plafonnées
Le sultanat fixe par ailleurs à 20 000 francs CFA, toutes taxes comprises, le montant des exigences liées aux traditions, désignées localement sous le terme « Al’ada ».
La décision vise à contenir les demandes additionnelles qui peuvent alourdir le budget des familles au-delà de la dot elle-même. Dans certaines cérémonies, ces contributions coutumières s’accompagnent de dépenses en nature ou de prestations imposées aux proches des futurs époux.
Le nouveau dispositif met aussi fin à certaines obligations associées aux mariages. Les familles ne devront plus prendre en charge l’uniforme, le rôti, la valise du jeune marié ou encore le « patin kaouyawa ». D’autres dépenses similaires sont également concernées par cette suppression.
À travers ces restrictions, les autorités coutumières souhaitent recentrer le mariage sur son caractère familial et social, tout en évitant que la cérémonie ne se transforme en une charge difficilement supportable pour les ménages.
Mariages à Dosso : vers la fin de la surenchère financière et des dépenses excessives
Cette réforme vise à alléger le coût des mariages et à protéger les familles contre les dépenses excessives. En plafonnant la dot, en limitant les exigences coutumières et en supprimant certaines charges traditionnelles, le sultanat de Dosso cherche à réduire la pression financière qui accompagne souvent les unions. La mesure devrait également limiter la surenchère, harmoniser les pratiques et faciliter l’accès au mariage, notamment pour les ménages les plus modestes.
Le sultanat confie le suivi de ces dispositions aux chefs de secteurs, de quartiers et de villages. Ces autorités locales devront veiller au respect des montants arrêtés et empêcher l’imposition de dépenses désormais interdites.
Des sanctions sont prévues contre les personnes qui ne respecteront pas la réglementation. Le communiqué ne précise toutefois pas la nature de ces sanctions ni les modalités de leur application.
Une réforme contre la surenchère matrimoniale
À Dosso, le coût des mariages fait depuis plusieurs années l’objet de discussions au sein des familles et des communautés. En encadrant la dot et les contributions traditionnelles, le sultanat entend limiter la surenchère et faciliter l’accès au mariage.
La portée de la réforme dépendra désormais de son application effective sur le terrain. Les responsables coutumiers devront notamment assurer une information claire des familles afin d’éviter les interprétations divergentes et les demandes non prévues par la nouvelle réglementation.
Maradi,30 septembre 2026 — Loin des grandes artères de Niamey, c’est dans une commune rurale de la région de Maradi que le gouvernement nigérien choisit de donner le coup d’envoi de son programme national de logements sociaux. Ce lundi, la première pierre posée à Djiratawa ne symbolise pas seulement la naissance de 500 maisons : elle marque un choix stratégique, celui de ne pas réserver l’accès au logement aux seules capitales régionales.
Sur le terrain, les plans prévoient trois formats de villas, conçus pour répondre à des besoins familiaux différents. Les logements de type F2, les plus nombreux avec 400 unités, offrent une chambre, un salon et une douche interne — une configuration pensée pour les foyers restreints. Les 50 villas de type F3 ajoutent une seconde chambre, une salle à manger, une cuisine et un espace de stockage, tandis que les 50 unités de type F4 déploient trois chambres et deux salles d’eau pour les familles plus nombreuses.
Cette diversité n’est pas un détail architectural : elle traduit la volonté des autorités d’éviter un urbanisme uniforme et de coller aux réalités sociales du terrain.
Le programme ne s’arrête pas à Maradi. Porté par la Société nigérienne d’urbanisme et de construction immobilière (SONUCI), il prévoit de dupliquer ce modèle dans les huit régions du pays, à raison de 500 logements chacune — soit 4 000 unités pour cette seule première phase. Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Colonel-major Abdoulkadri Amadou Daouda, revendique explicitement cette logique de dispersion territoriale : il refuse de concentrer l’effort de construction dans les grands centres urbains et affirme vouloir irriguer aussi les villes secondaires.
Pour l’administrateur délégué de la commune, Maliki Idrissa, ce choix change la donne localement. Il présente le projet non comme un simple chantier de briques, mais comme un signal tangible envoyé à une population en attente de perspectives concrètes.
Construire des maisons ne suffit pas, prévient le ministre. Chaque opération de logement s’accompagne, selon lui, d’un maillage d’infrastructures : voirie, réseau d’eau potable, électricité, systèmes d’assainissement et de drainage des eaux pluviales, équipements sociaux et espaces publics de proximité. Cette exigence prend un relief particulier dans un pays confronté à une urbanisation rapide et à des épisodes climatiques de plus en plus imprévisibles. Le ministre insiste sur la nécessité d’intégrer systématiquement la gestion des eaux pluviales et la résilience des infrastructures dans chaque nouveau quartier — une manière, dit-il, de basculer d’un urbanisme qui répare vers un urbanisme qui anticipe.
Derrière les fondations, c’est toute une chaîne de métiers qui se met en mouvement. Entreprises de construction, artisans, ouvriers, ingénieurs, architectes et fournisseurs de matériaux trouvent, avec ce chantier, un débouché direct. Le marché revient à LAMIA, une entreprise nigérienne du secteur du bâtiment et des travaux publics, qui met en avant son expérience et sa volonté de contribuer à la modernisation du pays.
Le ministre pousse la logique plus loin en encourageant le recours aux matériaux locaux et à des techniques de construction innovantes, dans l’objectif de réduire les coûts sans sacrifier la qualité ni la sécurité des ouvrages. Cette orientation vise, à terme, à structurer une véritable filière nationale de production de logements, associant l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé et les futurs occupants eux-mêmes.
Un test grandeur nature pour le reste du pays
À Djiratawa, la cérémonie réunit le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur général de Police Issoufou Mamane, le directeur général de la SONUCI Tiné Ousmane, ainsi que des responsables administratifs et sécuritaires régionaux. Au-delà du symbole, cette première étape sert désormais de référence : c’est à l’aune de sa réussite — délais tenus, infrastructures livrées, familles installées — que le gouvernement nigérien évaluera la capacité de son modèle à essaimer dans les sept autres régions du pays.
Niamey, 29 septembre 2026 — Comment détecter à temps un soumissionnaire malhonnête avant qu’un contrat public ne lui échappe ? C’est la question qui pousse cinq responsables de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) à quitter Niamey pour Lomé, du 28 septembre au 2 octobre 2026, où ils étudient de près un mécanisme togolais de signalement des fraudes que leur propre dispositif ne possède pas encore sous cette forme.
Idi Mamane Karbo, président du Conseil national de régulation de la commande publique, a pris lui-même la tête de la délégation. Ce choix n’a rien d’anodin : il signale l’importance que l’institution nigérienne accorde à ce déplacement, pensé moins comme une visite protocolaire que comme un chantier de mise à niveau technique. Ainsi, pendant cinq jours, les experts nigériens, installés aux côtés de leurs homologues togolais, décortiqueront, étape par étape, le fonctionnement d’un système déjà rodé.
Arrivée hier, la délégation nigérienne a déjà entamé ses travaux. Elle examine le parcours d’une plainte visant un candidat ou un attributaire : transmission aux autorités togolaises, enregistrement, puis instruction. Les responsables nigériens étudient également les critères qui guident l’application des sanctions selon la gravité des manquements. Les autorités togolaises ne traitent pas de la même façon un soumissionnaire négligent et un attributaire ayant fraudé délibérément.
Par ailleurs, la délégation pousse l’examen plus loin en s’intéressant aux techniques d’investigation elles-mêmes : comment rassembler des preuves solides, et surtout comment garantir le respect du contradictoire, c’est-à-dire le droit pour chaque partie mise en cause de faire valoir sa version des faits avant toute décision. Cette exigence procédurale conditionne la crédibilité de l’ensemble du dispositif, tant au Togo qu’au Niger.
Une séance distincte réunit la délégation nigérienne et la Direction nationale du contrôle de la commande publique (DNCCP). L’objectif y diffère légèrement : il ne s’agit plus de sanctionner après coup, mais de vérifier en amont la régularité des procédures de passation des marchés, avant même qu’un contrat ne soit signé. Cette approche préventive complète le volet répressif étudié la veille et offre aux experts nigériens une vision d’ensemble, du contrôle a priori jusqu’à la sanction a posteriori.
En somme, vette semaine de travail dépasse le partage de bonnes pratiques. Elle donne à l’ARCOP l’occasion de confronter ses propres méthodes à celles d’une institution voisine confrontée aux mêmes défis, et d’en tirer des pistes concrètes pour renforcer son dispositif national. Pour le Togo, la rencontre valorise en retour l’expérience accumulée par ses propres régulateurs, désormais sollicités comme référence régionale en matière de lutte contre les pratiques frauduleuses dans la commande publique.
Le président du Conseil consultatif de la Refondation (CCR), le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, s’est rendu ce mardi 29 septembre 2026 dans les locaux du nouveau campus de l’Université Swiss UMEF, implanté dans le quartier Terminus, à Niamey. Cette visite lui a permis d’évaluer les infrastructures de l’établissement et d’examiner les conditions d’enseignement, de recherche et d’accueil offertes aux étudiants ainsi qu’au personnel universitaire.
À son arrivée, les responsables de Swiss UMEF ont présenté au président du CCR les principales composantes du campus. L’établissement comprend notamment des espaces administratifs, des bureaux destinés au corps enseignant, des salles de cours et un amphithéâtre. Le parcours inclut également les salles de conférence, le restaurant universitaire, le centre informatique et de recherche, ainsi que les équipements consacrés à la vie quotidienne des étudiants et du personnel.
Selon les responsables de l’université, le campus répond à une volonté de créer un environnement fonctionnel et adapté aux exigences de l’enseignement supérieur. De ce fait, les infrastructures doivent permettre aux étudiants de suivre leur formation dans de meilleures conditions et aux enseignants de développer leurs activités pédagogiques et scientifiques.
Le centre informatique et de recherche occupe d’ailleurs une place particulière dans ce dispositif. Il doit, en effet, contribuer à renforcer l’accès aux outils numériques, à soutenir la recherche et à favoriser l’innovation au sein de la communauté universitaire.
Par ailleurs, l’organisation des différents espaces vise aussi à améliorer les conditions de travail et de vie sur le campus. Les responsables de Swiss UMEF ont ainsi détaillé les mesures prises en faveur du confort des étudiants, des enseignants et du personnel administratif et technique.
Après la visite des installations, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey s’est entretenu avec la direction de l’université, les enseignants, les étudiants et le personnel administratif et technique.
Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux liés à l’enseignement supérieur, notamment la qualité de la formation, la recherche, l’innovation et l’accompagnement de la jeunesse nigérienne. En outre, les participants ont également abordé le rôle des établissements universitaires dans le renforcement des compétences nécessaires au développement du pays.
Ces échanges ont offert aux étudiants et aux acteurs de l’université l’occasion de présenter leurs préoccupations et leurs attentes. Ils ont aussi permis au président du CCR de mieux mesurer les efforts engagés par l’établissement pour répondre aux besoins de la communauté universitaire.
La visite du président du CCR intervient alors que les questions de formation et d’employabilité des jeunes occupent une place importante dans les priorités nationales. Dans ce contexte, en présentant son nouveau campus, Swiss UMEF entend s’inscrire dans cette dynamique à travers des infrastructures modernes et des espaces dédiés à la formation et à la recherche. Pour le CCR, cette immersion a constitué une occasion de prendre connaissance des investissements réalisés dans le secteur et d’observer les conditions offertes aux étudiants et aux enseignants.
En définitive, au-delà de la visite institutionnelle, ce déplacement met en lumière l’importance accordée au développement de cadres universitaires capables d’accompagner les ambitions du Niger et de préparer sa jeunesse aux exigences du monde professionnel et scientifique.
Arlit, 29 septembre 2026 — Une plaque tournante migratoire bien connue se révèle aujourd’hui être aussi un point de passage pour la cocaïne sud-américaine en route vers l’Europe. Les autorités nigériennes ont dévoilé ce mardi les détails d’une saisie de 50,72 kilogrammes de cocaïne, opérée à quelques kilomètres d’un village isolé du nord du pays, et qui met en lumière les nouveaux itinéraires empruntés par les réseaux criminels à travers le Sahara.
Tout commence le 14 septembre, loin des regards, à une quinzaine de kilomètres du village de RTA. Un détachement de la Gendarmerie nationale, engagé dans l’opération « Akarass », intercepte un véhicule Toyota Hard-Top immatriculé dans un pays voisin. À son bord : trois ressortissants nigériens et 45 plaquettes d’une substance suspecte, soigneusement dissimulées parmi des effets vestimentaires, deux téléphones Android et une clé USB.
Le convoi ne transporte pas une cargaison anecdotique. Une fois pesée, la marchandise atteint 50,72 kilogrammes, pour une valeur marchande estimée à plus de 2,5 milliards de francs CFA — un montant qui donne la mesure des sommes en jeu dans ces circuits clandestins traversant le Sahara.
L’affaire ne s’arrête pas là. Deux jours après l’interpellation, les suspects et la drogue saisie rejoignent la Direction départementale de la Police nationale d’Arlit, où la procédure judiciaire s’enclenche. Par ailleurs , le 22 septembre, le dossier bascule vers l’Antenne régionale de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), à Agadez, pour la suite des investigations.
Sur place, les enquêteurs ne se contentent pas des premiers résultats. Ils soumettent à nouveau le produit à des tests multi-drogues, qui confirment sans équivoque la présence de cocaïne. Le commissaire de police Kabirou Idi Kantou, chef de l’Antenne régionale de l’OCRTIS, précise qu’un échantillon représentatif, prélevé sur l’ensemble des 45 plaquettes, part désormais vers la Direction de la Police technique et scientifique pour une caractérisation en laboratoire — une étape qui verrouille juridiquement le dossier avant tout procès.
La présentation officielle des résultats de l’opération réunit, ce mardi à la Direction régionale de la Police nationale d’Agadez, un aréopage révélateur de l’enjeu sécuritaire que représente ce dossier. Le gouverneur de la région, le général de division Ibra Boulama Issa, préside la cérémonie aux côtés du Sultan de l’Aïr, Oumarou Ibrahim Oumarou, ainsi que des chefs des Forces de défense et de sécurité et de représentants civils et militaires de la Commune urbaine d’Agadez.
Le gouverneur félicite les forces engagées, mais il insiste surtout sur un défi structurel : l’immensité du territoire régional rend la surveillance particulièrement ardue. Il appelle les unités à intensifier leurs patrouilles et exhorte, dans le même mouvement, la population à signaler tout mouvement suspect — un appel à la vigilance collective qui traduit les limites d’un dispositif sécuritaire confronté à des étendues désertiques quasi impossibles à quadriller en permanence.
Cette saisie s’inscrit dans un contexte plus large de mobilisation sécuritaire au nord du Niger, où l’opération « Akarass » vise précisément à endiguer les flux illicites qui transitent par les pistes sahariennes. Pour les autorités régionales, chaque interception de ce type confirme que la zone reste exposée, mais elle démontre aussi la capacité des forces de défense à intercepter des cargaisons de grande ampleur avant qu’elles n’atteignent leurs destinations finales.