De la terre aux lieux de prière, Niamey a vécu une journée symbolique. Après la mobilisation pour l’environnement, autorités et citoyens se sont réunis aux environs de 13 heures à la Grande Mosquée. Entre plantations d’arbres et ferveur du Qunut, la capitale a donné à voir l’image d’un Niger qui cherche à se reconstruire à la fois par le travail, la foi et l’engagement collectif.
L’atmosphère était empreinte d’une solennité particulière ce vendredi à Niamey. Alors que le soleil était au zénith sur la cité des jardins, la Grande Mosquée est devenue le point de convergence d’une nation en quête de renouveau. Après avoir lancé l’ambitieux programme « Une classe, un arbre », les dignitaires et les fidèles ont troqué la pelle pour le chapelet, marquant ainsi la fin de la Journée Nationale de la Refondation par une séquence hautement spirituelle.
Le moment fort de cette rencontre a sans conteste été l’invocation de l’Al-Qunut. Dans un silence religieux, entrecoupé par les murmures de la foule, les prières se sont élevées pour demander la protection divine sur le territoire national. Pour les participants, ce n’est pas un simple rituel de clôture, mais un acte de résistance et d’espoir. Dans un contexte régional complexe, la recherche de la paix et de la prospérité devient une priorité absolue que l’on confie au Créateur.
La Refondation, une question d’âme autant que d’État
Si des actions concrètes ont marqué la journée dans les écoles, ce moment de prière souligne une dimension souvent invisible de la politique actuelle : l’ancrage dans les valeurs endogènes. Pour la Ville de Niamey, organisatrice de l’événement, la transformation du pays ne peut être durable si elle ne s’accompagne pas d’une élévation morale et d’une unité des cœurs.
« Planter un arbre est un acte pour l’avenir physique du Niger, prier ensemble est un acte pour son équilibre social et moral », explique un fidèle à la sortie de l’office.
Cette dualité entre action et foi constitue désormais le socle sur lequel les autorités entendent bâtir la solidarité nationale.
En rassemblant civils et responsables autour d’un même idéal de fraternité, cette Journée de la Refondation s’achève sur un message clair : le Niger de demain se veut harmonieux et résilient. Ainsi, en conjuguant civisme vert et ferveur religieuse, Niamey vient de semer les graines d’une société plus soudée, prête à affronter les défis de son temps avec sérénité.
Dans la ville de Dosso, surnommée la cité des Djermakoyes, l’Aïd El-Fitr n’a pas été qu’un simple rendez-vous religieux. Ce jeudi 19 mars 2026, la fête marquant la fin du Ramadan s’est imposée comme un moment stratégique où spiritualité, traditions et discours d’unité nationale se sont entremêlés.
les mosquées de la ville, Dès les premières heures de la matinée, ont vu affluer une foule dense de fidèles venus accomplir la prière collective. À la grande mosquée, cœur spirituel de la célébration, l’office dirigé par l’imam s’est déroulé en présence de figures religieuses influentes, dont Cheick Ibrahim Marafa. Dans une atmosphère empreinte de recueillement, les deux raka’ats ont été suivies du sermon, avant une invocation solennelle appelant à la paix, à la sécurité et à la prospérité du Niger.
Une fête religieuse au croisement des enjeux nationaux
Cependant, au-delà du rite, l’événement a rapidement pris une dimension plus large. La présence d’autorités administratives, coutumières et politiques — notamment le gouverneur de la région, Bana Alhassane — a transformé cette célébration en une tribune d’expression collective.
Dans son intervention, ce dernier a adressé ses vœux à la population tout en appelant à un sursaut patriotique. Il a insisté sur la nécessité pour les Nigériens de se mobiliser autour de la défense de la souveraineté nationale, invitant les leaders religieux à intensifier les prières dans un contexte marqué par des défis persistants. Une prise de parole qui illustre la place croissante des espaces religieux comme relais de messages politiques et sociaux.
Par ailleurs, l’Aïd à Dosso s’est aussi distingué par le respect des traditions locales. L’administrateur communal, Ibrahim Moussa Kouré, a publiquement formulé une demande de pardon au nom de la collectivité, un geste fort dans une société où la réconciliation sociale reste une valeur centrale.
Dans la même dynamique, le Sultan de Dosso, Amadou Sunna Djermakoye, figure emblématique de la région, a exprimé sa reconnaissance pour cette journée de communion. Saluant ainsi le rôle des oulémas dans la préservation de la paix, il a encouragé la poursuite des prières et des invocations, rappelant leur importance dans la stabilité du pays.
Après la prière, les gestes protocolaires ont prolongé cet esprit de cohésion. Les autorités se sont rendues au sultanat pour présenter leurs vœux, avant de poursuivre les échanges à la résidence du gouverneur. Ces rencontres, au-delà de leur caractère symbolique, traduisent une volonté de maintenir le dialogue entre les différentes composantes de la société.
Ainsi, à Dosso, l’Aïd El-Fitr s’est affirmé comme un espace de convergence. Un moment où les frontières entre religion, pouvoir et société civile s’estompent pour laisser place à une dynamique collective.
En définitive, cette célébration montre qu’au Niger, les grandes fêtes religieuses sont aussi des moments d’expression nationale, où le peuple exprime son désir de stabilité et d’unité.
Les gouvernants et les gouvernés échangent pour mieux se comprendre et trouver ensemble des solutions aux problèmes communs. Reste à voir si l’élan de fraternité observé dans la cité des Djermakoyes pourra également se traduire par des actions concrètes et durables.
À Agadez, la célébration de l’Aïd El-Fitr a pris, ce jeudi, des allures de grande démonstration collective. Dans cette région stratégique du nord du Niger, la fin du Ramadan a rassemblé bien au-delà des fidèles : elle a fédéré toute une communauté autour d’un message commun de paix et de stabilité.
Dès les premières heures, la place des grandes prières de la commune urbaine s’est transformée en un vaste espace de rassemblement. Hommes, femmes, enfants, jeunes et anciens ont convergé en masse pour accomplir la prière de l’Aïd, dans une atmosphère à la fois solennelle et festive. Une mobilisation impressionnante qui témoigne de l’importance de cette fête dans le tissu social local.
Une présence institutionnelle hautement symbolique
Cependant, ce qui a marqué cette célébration, c’est aussi la forte présence des autorités administratives et traditionnelles. En première ligne, le Gouverneur de la région, Ibra Boulama Issa, accompagné du Sultan de l’Aïr, Oumarou Ibrahim Oumarou, a pris part à la prière aux côtés des populations.
Cette proximité entre dirigeants et citoyens, dans un moment de spiritualité intense, traduit une volonté de cohésion dans une région souvent confrontée à des enjeux sécuritaires et géopolitiques majeurs.
À l’issue des deux raka’ats et du sermon de l’imam, les invocations ont convergé vers un même objectif : appeler à la paix, à la sécurité et à la prospérité du Niger. Des mots simples, mais lourds de sens dans un contexte où la stabilité reste un défi permanent.
Ainsi, l’Aïd El-Fitr à Agadez s’est transformé en tribune silencieuse, où la religion apparaît comme un vecteur de résilience collective, un moment où les prières individuelles rejoignent les préoccupations nationales.
Par ailleurs, après la prière, la journée s’est poursuivie dans un registre plus institutionnel. Le Gouverneur a ouvert les portes de sa résidence pour recevoir les vœux de ses collaborateurs, des responsables des forces de défense et de sécurité, ainsi que des citoyens venus lui témoigner leur respect.
Ces échanges, empreints de convivialité, illustrent une tradition bien ancrée : celle du rapprochement entre gouvernants et administrés lors des grandes fêtes religieuses. Un rituel qui, au-delà du symbole, contribue aussi à renforcer le dialogue social.
En définitive, la célébration de l’Aïd El-Fitr à Agadez dépasse largement le cadre religieux. Elle reflète les réalités d’un pays où les moments de communion deviennent des espaces d’expression collective, mêlant espoir, attentes et responsabilités.
Dans cette région charnière du Niger, l’image d’unité affichée ce jour-là soulève une interrogation essentielle : comment transformer cette ferveur ponctuelle en dynamique durable pour la paix et la stabilité ?
À Niamey, l’aube s’est levée ce jeudi sur une capitale rassemblée. Dès les premières heures du jour, des milliers de fidèles ont convergé vers la Grande Mosquée Khadafi pour célébrer l’Aïd El-Fitr, marquant la fin du mois de Ramadan. Mais au-delà de la prière, c’est une image forte d’unité nationale qui s’est dessinée dans la cour de ce lieu emblématique.
En effet, la cérémonie religieuse, conduite par le grand Imam Karanta, a pris une dimension particulière avec la présence remarquée des plus hautes autorités du pays. Le Président de la Transition, le Premier ministre, les membres du gouvernement, ainsi que plusieurs figures politiques ayant marqué l’histoire du Niger, se sont joints aux fidèles. Une convergence rare qui, dans un contexte national sensible, n’est pas passée inaperçue.
Ainsi, ce rassemblement massif n’a pas seulement traduit la ferveur religieuse des Nigériens. Il a également envoyé un message implicite : celui d’un besoin de cohésion et de stabilité. Dans une période où le pays fait face à des défis sécuritaires, économiques et institutionnels, cette communion entre dirigeants et population apparaît comme une tentative de renforcer le lien social.
De plus, les discours prononcés après la prière ont clairement orienté cette lecture. Les interventions ont mis l’accent sur des valeurs universelles — pardon, solidarité, tolérance — tout en insistant sur l’urgence de préserver la paix. Un message qui résonne particulièrement dans un pays en quête d’apaisement.
Par ailleurs, sur le terrain, l’émotion était palpable. Les fidèles, vêtus de leurs plus beaux habits, se sont salués, ont échangé des bénédictions et partagé des instants de convivialité. Cette effervescence témoigne d’une tradition profondément ancrée, où la spiritualité dépasse le cadre individuel pour devenir un moment collectif de retrouvailles.
Cependant, derrière ces scènes de joie, subsiste une attente. Celle de voir les valeurs prônées lors de cette fête se traduire concrètement dans la vie quotidienne des citoyens. Car pour beaucoup, l’Aïd ne doit pas être seulement un symbole, mais un point de départ vers un climat plus serein et inclusif.
En définitive, cette célébration de l’Aïd El-Fitr à Niamey aura été bien plus qu’un événement religieux. Elle s’impose comme un moment charnière, où la spiritualité rencontre les enjeux politiques et sociaux. Une vitrine d’unité, certes, mais aussi un rappel des responsabilités qui incombent aux dirigeants comme aux citoyens.
Dès lors, une question demeure : cette image de communion nationale pourra-t-elle se prolonger au-delà de la fête, dans les décisions et les actions à venir ?
Zinder, 18 mars 2026 – Dans une région marquée par des défis sécuritaires et sociaux persistants, la ville de Zinder a offert, ce mercredi, une image d’unité rare. En effet, à la mosquée de Garin Malam, des milliers de fidèles se sont rassemblés pour la clôture du Tafsir du Coran, un moment spirituel intense transformé en véritable appel collectif à la paix.
Une ferveur populaire qui dépasse le cadre religieux
Dès les premières heures de la journée, la foule a convergé vers ce lieu emblématique. Hommes, femmes, autorités et dignitaires se retrouvent, portés par une même conviction : la prière peut peser sur le destin d’une nation.
Sous la conduite du Sultan du Damagaram, Aboubacar Oumarou Sanda, les prières ont pris une dimension solennelle. Les invocations s’enchaînent, appelant ainsi à la paix durable, à la stabilité et à une meilleure cohésion sociale.
Une présence étatique hautement symbolique
Mais au-delà de la dimension spirituelle, un autre signal se dessine : celui d’un État présent aux côtés des autorités religieuses. En effet, le gouverneur de la région, Massalatchi Mahaman Sani, accompagné de responsables administratifs et sécuritaires, a tenu à marquer sa participation.
Cette convergence entre pouvoir administratif et autorité religieuse traduit la volonté de l’État de s’associer aux repères religieux et culturels. Entre ferveur spirituelle et message politique, Zinder affiche sa quête de stabilité durable.
À Garin Malam, la tradition ne se raconte pas, elle se vit. Depuis des générations, cette rencontre annuelle rythme la vie spirituelle de la région. Les oulémas, gardiens du savoir islamique, perpétuent un héritage fondé sur l’enseignement, la transmission et la discipline religieuse.
Moment fort de la journée : l’arrivée du sultan, dans une mise en scène spectaculaire. Entouré de sa cavalerie, il parcourt le trajet entre le palais et le site religieux, dans une procession qui mêle histoire, autorité et symbolisme.
Entre spiritualité et message national
Au fil des récitations et des prêches, un message s’impose : face aux incertitudes, la cohésion sociale reste une priorité. Les prières, adressées autant aux dirigeants qu’aux citoyens, rappellent que la stabilité du Niger repose aussi sur l’engagement collectif.
Dans cette région du sud-est nigérien, la foi apparaît ainsi comme un levier de résilience. Une manière, pour les populations, de répondre aux défis contemporains en s’appuyant sur des valeurs anciennes. À Zinder, la foi devient un instrument de cohésion et de résilience face aux défis contemporains.
Say, 18 mars 2026 – Dans la cour de la grande mosquée de Say, les voix des fidèles se sont élevées à l’unisson pour clore un mois de dévotion. Mais au-delà de la dimension spirituelle, la cérémonie de fin de lecture du Coran, appelée « Tira Zoumando », a pris cette année une dimension résolument politique.
Au premier rang, Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil Consultatif de la Refondation, a marqué de sa présence cet événement religieux majeur. À ses côtés, plusieurs figures de l’appareil d’État, dont Boubacar Garantché, ont donné à cette rencontre une portée qui dépasse le cadre cultuel.
Dès les premières heures de la cérémonie, un constat s’impose : les autorités nigériennes entendent s’inscrire au cœur des dynamiques religieuses. En effet, la participation massive de responsables civils et militaires, y compris des membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, illustre cette volonté d’ancrer l’action publique dans les valeurs spirituelles.
Parmi eux, le général Ibro Amadou Bacharou et le colonel-major Ahmed Sidien ont renforcé le caractère officiel de l’événement. Une présence remarquée qui traduit aussi la stratégie d’associer stabilité politique et cohésion religieuse.
Une mobilisation au-delà du symbole
La cérémonie, organisée dans la région de Tillabéri, a rassemblé une diversité d’acteurs : autorités administratives, leaders coutumiers et religieux, membres du gouvernement, ainsi que des centaines de fidèles. Tous ont convergé vers un objectif commun : prier pour la paix, la sécurité et l’unité nationale.
Le ministre Ali Ben Salah Hamouda et le gouverneur Maina Boukar ont également pris part à cette démonstration collective, soulignant l’importance accordée à la dimension sociale et morale dans la gouvernance actuelle.
Si les récitations coraniques et les prêches ont rythmé la journée, le message sous-jacent est clair : renforcer le vivre-ensemble à travers les fondements religieux. En participant activement à cette cérémonie, le président du CCR envoie un signal fort sur le rôle central de l’islam dans la consolidation nationale.
Dans un pays confronté à des défis sécuritaires persistants, cette convergence entre foi et pouvoir apparaît comme un levier stratégique. Elle vise aussi à fédérer les populations autour de valeurs communes, tout en légitimant l’action des autorités de transition.
À Say, la fin du Ramadan ne marque pas seulement la clôture d’un mois sacré. Elle devient une tribune où religion et État se croisent, dans une quête affichée de stabilité durable.
Niamey, 16 mars 2026 – Dans l’atmosphère solennelle de la Grande Mosquée de Niamey, les voix se sont élevées avec ferveur et précision. Dimanche 15 mars 2026, fidèles, autorités et passionnés de récitation religieuse se sont réunis pour assister à la deuxième édition du Concours du Meilleur Muezzin du Niger, un événement spirituel désormais attendu dans le paysage religieux du pays.
Organisée en marge de la célébration de Laylatoul Qadr, la Nuit du Destin dans la tradition islamique, cette compétition a rassemblé des candidats venus de toutes les régions du Niger. Au-delà de l’aspect compétitif, la rencontre s’est imposée comme un moment de communion spirituelle et de valorisation du patrimoine religieux.
La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs personnalités, dont le colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur délégué de la Ville de Niamey. Sa participation a donné une dimension institutionnelle à l’événement, soulignant ainsi l’importance que les autorités locales accordent aux initiatives visant à promouvoir les valeurs spirituelles et culturelles.
Le choix de la nuit de Laylatoul Qadr, considérée dans l’islam comme l’une des plus sacrées du calendrier religieux, n’est pas anodin. Cette période de recueillement et de prière a offert un cadre particulièrement symbolique à cette compétition consacrée à l’art de l’adhan, l’appel à la prière.
Au total, 24 candidats ont pris part à cette édition 2026 du concours. Chacun représentait sa région, avec une sélection de trois participants par région, illustrant ainsi la diversité religieuse et culturelle du Niger.
Face au jury et à un public attentif, les concurrents ont démontré leur maîtrise de cet art exigeant qui allie justesse vocale, respect des règles de récitation et profondeur spirituelle.
Dans la tradition islamique, le muezzin occupe en effet un rôle central. C’est lui qui, depuis le minaret ou la mosquée, appelle les fidèles à la prière cinq fois par jour. En fait, sa voix doit transmettre à la fois clarté, sérénité et spiritualité.
Le concours s’est déroulé en deux catégories : Senior et Junior, afin de permettre aux jeunes talents d’exprimer eux aussi leur potentiel. À l’issue des délibérations du jury, plusieurs régions se sont distinguées.
Dans la catégorie Senior, la région de Dosso s’est hissée à la première place, suivie de Maradi en deuxième position et de Tahoua en troisième.
Chez les Juniors, c’est la région de Tahoua qui a remporté la première place, devant Agadez et Niamey, respectivement deuxième et troisième.
Ces résultats témoignent de la vitalité de l’enseignement religieux et de la transmission des traditions islamiques à travers le pays.
Au-delà du palmarès, les organisateurs ont aussi insisté sur la portée symbolique de l’événement. Dans un monde où les mutations sociales sont rapides, la valorisation de l’appel à la prière représente une manière de préserver un patrimoine spirituel profondément enraciné dans la société nigérienne.
Dès lors, la Ville de Niamey a salué l’initiative, soulignant ainsi que ce type d’événement contribue à encourager la jeunesse, à transmettre les valeurs religieuses et à renforcer le lien entre les générations.
Niamey, carrefour de spiritualité
Au terme de la cérémonie, les bénédictions et les prières collectives ont prolongé l’atmosphère de recueillement qui régnait dans la mosquée.
Pour de nombreux participants, cette deuxième édition marque une étape importante dans la consolidation de ce rendez-vous religieux. À travers ce concours, Niamey confirme aussi son rôle de carrefour spirituel et culturel, où traditions religieuses et initiatives citoyennes se rencontrent pour célébrer la foi.
Et déjà, les regards se tournent vers la prochaine édition du Concours du Meilleur Muezzin, avec l’espoir de voir émerger de nouvelles voix capables de porter l’appel à la prière à travers tout le Niger.
Zinder, 16 mars 2026 –Dans l’enceinte de la station régionale de la Radiotélévision du Niger (RTN), les voix se sont élevées avec une intensité particulière. Versets récités avec précision, invocations murmurées par la foule et applaudissements nourris ont rythmé la cérémonie de remise des prix de la 19ᵉ édition de la Moussabaka SR/RTN de Zinder. Bien plus qu’une compétition religieuse, l’événement s’est imposé cette année encore comme un moment de communion spirituelle et citoyenne dans la capitale historique du Damagaram.
Placée sous la présidence du gouverneur de la région, le colonel Massalatchi Mahaman Sani, la cérémonie a rassemblé un large éventail d’autorités administratives, de dignitaires religieux et de partenaires institutionnels. Tous étaient venus assister à la consécration de jeunes talents dont la maîtrise du Noble Coran témoigne aussi de la vitalité de l’enseignement islamique dans cette partie du Niger.
Depuis près de deux décennies, la Moussabaka organisée par la station régionale de la RTN de Zinder s’est imposée comme l’un des grands rendez-vous religieux et culturels de la région. Chaque édition attire des centaines de participants issus des écoles coraniques et des centres d’apprentissage religieux.
Au fil des années, l’initiative est devenue bien plus qu’un concours de récitation. En effet, elle s’est transformée en un espace de transmission des valeurs spirituelles, mais aussi en un symbole de cohésion sociale dans une région où la foi demeure un puissant facteur d’unité.
Cette 19ᵉ édition n’a pas dérogé à la règle. Les locaux de la RTN ont accueilli une foule nombreuse venue soutenir les candidats et partager ce moment de ferveur collective.
Autorités traditionnelles et religieuses au rendez-vous
Par ailleurs, la cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités influentes de la région. Parmi elles figurait Sa Majesté le Sultan du Damagaram, El Hadj Aboubacar Sanda Oumarou, dont la présence a donné une dimension particulière à l’événement.
Étaient également présents le chef de canton de Mirriah, le directeur régional de la Banque Islamique BIN ainsi que plusieurs invités de marque.
Tous ont salué une initiative qui contribue à valoriser la culture islamique et à encourager les jeunes générations à approfondir leur connaissance du Coran.
Un message de paix dans un contexte national sensible
Dans son intervention, le gouverneur Massalatchi Mahaman Sani a transmis les salutations des autorités nationales et rappelé également l’appel à la mobilisation lancé par le président du Niger, le général Abdourahamane Tiani.
Il a notamment invité les fidèles à intensifier les prières pour la paix, la sécurité et la stabilité du pays. Un message qui a trouvé un écho particulier dans l’assistance.
Dans une région marquée par les défis sécuritaires que connaît le Sahel, les autorités voient aussi dans ce type d’événement un puissant levier de cohésion et de résilience sociale.
Des lauréats qui incarnent l’avenir
Moment le plus attendu de la cérémonie : la proclamation des résultats. Les candidats étaient répartis en plusieurs catégories, allant de la mémorisation de deux Hizibs jusqu’à celle de l’intégralité du Coran.
Ainsi, les lauréats ont été récompensés par des prix variés : motos, bicyclettes, appareils électroménagers ou encore produits alimentaires, offerts grâce au soutien de partenaires et de sponsors.
Parmi les récipiendaires figurent Roufaida Saminou, distinguée dans la catégorie des deux Hizibs, Kadija Youssouf pour cinq Hizibs, Hayrad Sallah pour dix Hizibs, Absatou Sani pour quinze Hizibs et Noura Sallah pour la mémorisation complète du Livre saint.
Le grand prix du jury est revenu à Moussa Malam Siradji, qui a impressionné les membres du jury en obtenant 270 points, une performance saluée par l’ensemble de l’assistance.
Au-delà des récompenses matérielles, les responsables religieux ont tenu à rappeler l’esprit profond de la Moussabaka.
Prenant la parole, le Sultan du Damagaram ainsi que l’administrateur délégué de la ville de Zinder ont insisté sur la dimension spirituelle de l’événement. Dans ce concours, ont-ils souligné, il n’y a ni vainqueur ni vaincu : seul Allah récompense l’effort et la sincérité des croyants.
Cette philosophie explique sans doute l’engouement croissant autour de la Moussabaka, qui attire chaque année davantage de participants et de fidèles.
Zinder, capitale spirituelle le temps d’une soirée
Au terme de la cérémonie, les bénédictions et les prières collectives ont prolongé l’atmosphère de ferveur qui a marqué l’événement.
Pour de nombreux participants, cette 19ᵉ édition restera comme un moment fort de fraternité et de spiritualité, rappelant ainsi que la transmission du savoir religieux demeure un pilier essentiel de la société nigérienne.
Dans la ville historique de Zinder, berceau de traditions et de culture islamique, la Moussabaka continue ainsi de tracer un pont entre héritage religieux, jeunesse et unité nationale.
Dans le département de Tessaoua, au sud du Niger, un geste discret mais lourd de sens vient rappeler la force de la solidarité locale. À Hawandawaki, petite localité rurale, la mosquée de vendredi – lieu central de rassemblement spirituel – vient d’être dotée de nouveaux tapis de prière, grâce à une contribution privée qui marque une étape symbolique dans la rénovation de l’édifice.
Une mobilisation communautaire qui porte ses fruits
L’histoire remonte à l’année dernière. À l’époque, le comité chargé du suivi des travaux de réhabilitation de la mosquée avait lancé un appel à la générosité des fidèles et des bienfaiteurs afin d’équiper l’édifice en tapis de prière. L’objectif était simple : offrir aux croyants un cadre digne pour accomplir la prière collective du vendredi, moment clé de la vie religieuse musulmane.
Plusieurs mois plus tard, cet appel a finalement trouvé un écho. En ce mois de Ramadan, période de spiritualité intense et de générosité accrue dans le monde musulman, un donateur a répondu présent. Le bienfaiteur, connu sous le nom d’Aghali Gaddo, alias Babanguida, a pris l’initiative de fournir les tapis nécessaires à l’équipement de la mosquée.
Un geste salué par la communauté locale, qui y voit l’aboutissement d’un effort collectif engagé depuis plusieurs mois.
Un symbole fort en plein mois de Ramadan
Le timing de cette contribution n’est pas anodin. Le mois de Ramadan est traditionnellement associé aux œuvres caritatives et aux initiatives de solidarité. Pour les habitants de Hawandawaki, l’arrivée des tapis de prière à cette période renforce la dimension spirituelle de l’événement.
Au-delà du simple équipement matériel, cette initiative témoigne aussi d’un attachement profond à la préservation des lieux de culte et à la transmission des valeurs religieuses et communautaires.
Au-delà d’un don, une dynamique locale à consolider
Dans de nombreuses localités rurales du Niger, l’entretien et la modernisation des infrastructures religieuses reposent largement sur les contributions volontaires des fidèles et de la diaspora. La situation de Hawandawaki illustre cette réalité : sans mobilisation locale, ces projets avancent rarement.
Pour les responsables communautaires, ce geste pourrait ainsi servir de déclencheur pour d’autres initiatives. L’espoir est désormais de poursuivre les efforts afin d’améliorer davantage les infrastructures du village et de renforcer la cohésion sociale autour des projets collectifs.
Une inspiration pour d’autres communautés
À Hawandawaki, l’équipement de la mosquée dépasse donc le cadre d’un simple don matériel. Il s’inscrit dans une dynamique de solidarité et de responsabilité communautaire.
À l’avenir, ce type d’initiative pourrait inspirer d’autres villages de la région de Tessaoua, où les besoins restent nombreux, tant pour les infrastructures religieuses que pour les équipements sociaux. Dans un contexte où les ressources publiques demeurent limitées, la mobilisation citoyenne apparaît de plus en plus comme un levier essentiel de développement local.
Dans un contexte régional marqué par des enjeux de sécurité persistants, les populations du nord du Niger se sont rassemblées ce mercredi 11 février 2026. D’Agadez à Arlit, autorités civiles, militaires et chefs religieux ont uni leurs voix pour une journée de dévotion nationale, à quelques semaines du début du mois de Ramadan.
Le cœur d’Agadez bat à la grande mosquée Emiskini.
Sous les minarets chargés d’histoire de la Grande Mosquée du Sultanat de l’Aïr, l’image était forte. Le Gouverneur de la région, le Général de Division Ibra Boulama Issa, et le Sultan de l’Aïr, Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou, ont pris place aux côtés des fidèles pour une séance de lecture intégrale du Saint Coran.
L’objectif affiché par les organisateurs est clair : invoquer la protection divine pour le Niger face aux « tentatives de déstabilisation ». Ce rassemblement, qui a réuni toutes les couches socio-professionnelles, se veut un rempart spirituel et un acte de cohésion derrière les autorités de la transition.
Par ailleurs, le mouvement de dévotion ne s’est pas limité à la capitale régionale. À Arlit, cité minière par excellence, le préfet, le Lieutenant-Colonel Almoustapha Ousmane, a également conduit une cérémonie similaire à la grande mosquée de la ville.
Le message porté par les autorités est celui de la gratitude. Au nom du chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, le préfet a transmis les encouragements du sommet de l’État aux Oulémas, saluant ainsi un « engagement à la fois religieux et citoyen ».
Signe que cette mobilisation irrigue les zones les plus reculées, le préfet s’est ensuite rendu à Tchintaghat, dans la commune rurale de Dannet. Dans ce village, la prière s’est doublée d’un geste patriotique : une collecte spontanée au profit du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) a permis de mobiliser la somme de 61 000 FCFA.
À l’approche du mois béni de Ramadan, les autorités administratives ont invité les Nigériens à pérenniser ces moments de recueillement. Pour les observateurs locaux, ces rassemblements massifs, où se côtoient képis et turbans, visent à réaffirmer l’unité du pays alors que les défis sécuritaires restent au cœur des préoccupations.
Au-delà de l’aspect purement religieux, cette journée de prières collectives fonctionne aussi comme un baromètre de la mobilisation populaire et du soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS), citées au cœur de toutes les invocations ce mercredi.
Agadez célèbre la Nuit du Maouloud 1447 : le Gouverneur Ibra Boulama Issa au cœur des festivités religieuses
Agadez, 5 septembre 2025 – La ville d’Agadez a vibré au rythme fervent des célébrations de la Nuit du Maouloud 1447, marquant l’anniversaire de la naissance du Prophète Mohammed (Paix et Salut sur Lui). En effet, dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 septembre 2025, le Général de Division Ibra Boulama Issa, Gouverneur de la région, a mené une délégation de haut rang, sillonnant les lieux de culte afin de communier avec les fidèles dans un élan de spiritualité et d’unité.
La visite a débuté vers 23 h 30 à la mosquée Souley Dan Larabaoua. Peu après, aux alentours de minuit, la délégation s’est rendue à la majestueuse Grande Mosquée Emiskini du Sultanat de l’Aïr. Dans chaque lieu saint, l’ambiance était empreinte de recueillement et de ferveur. En effet, des dizaines de fidèles, réunis autour de leurs guides spirituels, s’adonnaient à des prêches enflammés, à la récitation du Saint Coran, à des louanges vibrantes en l’honneur du Prophète, et à des prières ferventes pour la paix et la prospérité du Niger.
Un message d’espoir et de reconnaissance
Accompagné d’une délégation composée de figures éminentes, dont les secrétaires généraux de la région, l’Administrateur Délégué de la Commune Urbaine d’Agadez, le Sultan de l’Aïr, des responsables des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), ainsi que des directeurs régionaux et des conseillers du Conseil Consultatif Régional (CCR), le Gouverneur a tenu à saluer l’engagement des fidèles. Au nom des plus hautes autorités du pays, et en particulier du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, il a adressé ses chaleureuses félicitations aux participants pour leur dévotion et leurs invocations en faveur de la nation, de son peuple et de ses dirigeants.
Maouloud : une célébration sous le signe de la cohésion
Cette visite, empreinte de solennité et de ferveur, témoigne de l’importance accordée par les autorités régionales à cette célébration majeure du calendrier islamique. Elle reflète, par ailleurs, l’unité et la solidarité qui caractérisent la communauté d’Agadez, mobilisée dans la prière pour un avenir prospère. Les déplacements du Gouverneur, marqués par une présence attentive et respectueuse, ont renforcé le lien entre les autorités et les citoyens, dans un contexte où la spiritualité demeure un pilier central de la société nigérienne.
En somme, en cette nuit mémorable, Agadez a brillé comme un phare de foi et de cohésion, sous le regard bienveillant de ses leaders. L’ampleur des célébrations de cette année, marquée par la présence des plus hautes autorités régionales, soulève une question cruciale : comment capitaliser sur la ferveur spirituelle et la cohésion sociale pour permettre au Niger de relever ses défis structurels et sécuritaires ?
Un souffle de ferveur a enveloppé la grande mosquée de Niamey aujourd’hui, où le Général d’Armée Abdrahamane Tiani, président de la République et chef de l’État, s’est joint à la prière collective marquant l’Aïd El Fitr, point d’orgue du mois béni de Ramadan. En effet, cette célébration, empreinte d’une gravité sereine, a réuni les âmes de la capitale nigérienne dans un élan spirituel partagé, où la présence du dirigeant a conféré à l’événement une résonance autant politique que sacrée. En ce jour où l’abstinence cède la place à la gratitude, la nation s’est rassemblée pour sceller un mois de dévotion sous les voûtes d’un lieu devenu, le temps d’une matinée, le cœur battant du Niger.
Une communion dans la lumière de l’aube
Dès les premières lueurs du jour, la grande mosquée de Niamey, édifice majestueux aux minarets élancés, s’est parée d’une affluence exceptionnelle. Les fidèles, vêtus de tuniques éclatantes ou de boubous immaculés, ont convergé par milliers, leurs pas rythmés par une espérance commune. Aux côtés du président Tiani, les dignitaires du pays – parmi lesquels le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine et le ministre de la Défense nationale, le Général Salifou Mody – ont pris place, incarnant ainsi une unité de façade dans un contexte national marqué par les secousses de la transition. Cette prière, dirigée par un imam dont la voix a porté les invocations au-delà des murs, a transcendé les clivages, unissant dans un même souffle gouvernants et gouvernés dans la célébration de la rupture du jeûne.
Par ailleurs, l’Aïd El Fitr, fête de la félicité et du partage, ne se limite pas à un rituel ; il s’érige en une offrande collective où la piété s’entrelace avec la solidarité. Pour les Nigériens, ce moment consacre la fin d’un mois de renoncement, où le corps et l’esprit se sont pliés à une discipline austère pour mieux s’élever. La présence du chef de l’État a également ajouté une couche de symbolisme à cette communion, suggérant une volonté de raffermir les liens entre le pouvoir et le peuple dans une période de fragilité politique.
Aïd El Fitr 2025 : un ballet protocolaire au Palais de la Présidence
À l’issue de la prière, le Général Tiani s’est retiré au Palais de la Présidence, où s’est déroulé un rituel tout aussi empreint de tradition : la cérémonie des vœux. Entouré de ses proches collaborateurs, le président a reçu les salutations des sommités du pays dans une procession empreinte de déférence. Les anciens présidents, les membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), les figures du gouvernement, les diplomates accrédités et les gardiens des coutumes religieuses et traditionnelles ont défilé, chacun offrant des souhaits de prospérité et de paix. Ce ballet protocolaire, orchestré avec une précision quasi chorégraphique, a transformé le palais en une agora dans laquelle les voix du passé et du présent se sont entremêlées, témoignant d’une continuité dans la discontinuité d’un Niger en quête de repères.
Une nation à la croisée des chemins
Cette célébration intervient dans un contexte où le Niger, sous la houlette du Président Tiani, navigue entre ambitions de souveraineté et défis pressants. L’Aïd El Fitr 2025, par-delà son éclat spirituel, offre ainsi au Général Tiani une tribune pour incarner une autorité apaisante, une figure capable de rassembler un peuple éprouvé par l’incertitude.
Un miroir tendu à l’avenir
En somme, la grande mosquée, baignée de soleil, a été bien plus qu’un lieu de culte ; elle s’est faite le reflet d’une nation oscillant entre ferveur et fragilité. La présence d’Abdrahamane Tiani, au milieu des siens, a voulu sceller une promesse implicite : celle d’un Niger où la foi et la gouvernance s’entrelacent pour conjurer les tempêtes.
L’islam, dans sa rigueur doctrinale, réprouve avec véhémence toute acquisition frauduleuse. La sourate Al-Baqarah (2:188) trace une frontière indélébile : « Ne dévorez pas vos biens mutuels par des moyens illicites, et ne vous en servez pas pour corrompre les juges afin de vous approprier injustement une partie des biens d’autrui.» Ce verset, tranchant comme une lame, ne laisse aucune ambiguïté : l’argent mal acquis ne saurait se parer des atours de la légitimité, même au service d’œuvres censées élever l’âme.
Le Prophète Mohammed (paix et salut sur lui), dans un hadith consigné par Al-Bukhari et Muslim, précise : « Lorsqu’Allah accorde une faveur à Son serviteur, Il attend de lui qu’il en use avec droiture. » Ici, la droiture n’est pas un idéal abstrait, mais un impératif catégorique : chaque dirham doit jaillir d’une source licite (halal), sous peine de vicier les actes d’adoration les plus nobles.
Mosquées et pèlerinages : les leurres d’une piété contrefaite
Certains, aveuglés par l’ostentation, érigent des mosquées monumentales ou financent des caravanes de pèlerins avec des fonds souillés. Ces gestes, en apparence charitables, ressemblent à un verger luxuriant irrigué par une eau empoisonnée : les fruits, bien que séduisants, portent en eux la toxicité de leur origine. L’Islam, dans sa sagesse, rappelle que la valeur d’une action réside autant dans sa finalité que dans la probité de ses moyens.
La corruption : un péché sans absolution par les rites
Croire que le Hajj, acte d’effacement des péchés, pourrait blanchirdes biens mal acquis relève d’une dangereuse supercherie. Le Coran, sourate An-Nisa (4 :29), avertit : «Ô croyants ! « Ne consommez pas vos biens injustement entre vous. » Utiliser l’argent du peuple, extorqué via des détournements ou des pots-de-vin, pour se draper dans les oripeaux de la piété, c’est ajouter l’hypocrisie à la spoliation.
L’islam : le jugement d’Allah, au-delà des apparences
À ceux qui pensent échapper au regard divin en parant leurs forfaits de gestes sacrés, l’Islam oppose une vérité implacable : « Vous pouvez tromper les créatures, mais jamais le Créateur », souligne un adage coranique. Le jour du Jugement, chaque dinar détourné, chaque projet financé par la corruption sera exposé sans fard. Les millions de Nigériens ou de tout autre peuple lésés par ces malversations deviendront témoins d’une comptabilité spirituelle où nul artifice ne prévaudra.
En définitive, l’argent corrompu ne se transmute pas en grâce. Il reste, aux yeux de la loi islamique, un fardeau aggravant les péchés, jamais un passeport pour le salut. Car, comme le rappelle un autre hadith prophétique : « Allah est Bon et n’accepte que ce qui est bon. » Ainsi, le véritable acte de foi commence par la purification des gains, bien avant celle de l’âme.
Niamey, le 31 octobre 2024 – Les pèlerins nigériens désireux d’effectuer le Hajj ou la Oumra de l’année 2025 peuvent désormais s’inscrire. En effet, le Commissariat à l’Organisation du Hajj et de la Omra (COHO) a officiellement lancé, ce jeudi 31 octobre, la campagne d’inscription pour l’année 2025.
Cette année, les inscriptions se font exclusivement via le système de gestion automatisée du Hajj et de la Omra (GAHO). Les pèlerins peuvent ainsi effectuer leurs démarches en ligne. Le Commissaire du COHO, Cheick Ben Salah, a précisé que cette méthode permet de faciliter les procédures et d’optimiser la gestion des inscriptions. En plus, les candidats auront jusqu’au 31 décembre 2024 pour finaliser leur dossier en ligne.
Hajj 2025 : Un accompagnement personnalisé
Bien que l’inscription en ligne soit privilégiée, les agences de pèlerinage restent mobilisées pour accompagner les futurs pèlerins dans leurs démarches. Elles ont d’ailleurs déjà commencé à enregistrer les inscriptions depuis le 30 septembre dernier. Par ailleurs, les candidats auront jusqu’au 31 décembre 2024 pour finaliser leur dossier en ligne.
Un quota de 15 891 pèlerins fixé pour 2025
Les autorités nigérianes ont fixé un quota de 15 891 pèlerins pour l’année 2025. Le commissaire du COHO a appelé les futurs pèlerins à se manifester rapidement afin de garantir leur place.
Le Hajj est un événement religieux majeur pour les musulmans du Niger. Les autorités accordent une grande importance à son organisation et mettent tout en œuvre pour assurer le bon déroulement du pèlerinage. Le commissaire du COHO a rappelé que « les plus hautes autorités du Niger ont placé l’organisation du Hajj et sa réussite au rang des priorités nationales ».
Un Hajj réussi
Après l’inscription, les pèlerins devront procéder au paiement des frais de pèlerinage. Le montant exact pour l’année 2025 n’a pas encore été communiqué, mais il est probable qu’il soit légèrement supérieur à celui de 2024 qui était fixé à 3.250.822 FCFA.
En bref, le COHO met tout en œuvre pour assurer le bon déroulement du Hajj pour les pèlerins nigériens. La digitalisation des procédures d’inscription s’inscrit dans cette dynamique et devrait permettre une meilleure organisation et une plus grande transparence. Il organise également des séances d’information pour les futurs pèlerins afin de les préparer au mieux à ce voyage spirituel.
Niamey, Niger – Le Niger se prépare à célébrer la Tabaski, l’un des événements les plus importants du calendrier islamique, dans un esprit de foi et de solidarité. Cette année, la fête aura lieu le dimanche 16 juin 2024, marquant un moment de profonde dévotion et de communion pour la communauté musulmane du pays.
Confirmation de la date de la Tabaski 2024 et message du Conseil Islamique
En effet, le Conseil Islamique du Niger a confirmé la présence du croissant lunaire de Zul-Hijja 1445 de l’Hégire, qui marque l’approche de la fête, dans la soirée du vendredi 7 juin 2024. Dans un message adressé à la communauté musulmane, le Conseil a exprimé ses félicitations et a exhorté les fidèles à redoubler de prières et d’invocations envers Allah, implorant le salut et l’honneur pour la nation et ses habitants, en ces temps marqués par des épreuves et des menaces.
Prières pour la paix et la prospérité
En plus des prières traditionnelles liées à la Tabaski, les musulmans du Niger sont invités à s’unir pour prier pour la paix et la stabilité du pays, ainsi que pour un hivernage propice et abondant. Ces prières font écho à celles de leurs coreligionnaires du Togo, où la communauté musulmane s’est récemment rassemblée pour implorer la paix.
Soutien aux pèlerins et appel à l’unité
Le Conseil Islamique du Niger a également rédigé un message spécial aux pèlerins nigériens qui se rendent à La Mecque pour le Hajj. Il les a encouragés à prier pour la paix et la tranquillité au Niger, soulignant l’importance de la solidarité et de l’unité dans la prière pour le bien-être de la nation.
Une célébration riche en symboles
Cette année, la Tabaski ne sera pas seulement un moment de célébration religieuse, mais aussi une occasion pour la nation de se rassembler dans l’espoir et la prière pour un avenir meilleur. C’est dans cet esprit que le Niger, riche de sa diversité culturelle et de sa foi, avance vers la célébration de l’Aïd El-Kébir, avec la conviction que la paix et la prospérité sont à portée de main grâce à la force unificatrice de la prière et de la dévotion.
Niamey, le 4 mai 2024 – Dans la capitale nigérienne, un événement d’une portée spirituelle et patriotique sans précédent s’est déroulé sous la présidence de Son Excellence Monsieur Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier Ministre et Ministre de l’Économie et des Finances. La cérémonie d’ouverture de la pêche nationale, mieux connue sous le nom de “Wa’azin Kassa”, a marqué les esprits par son ampleur et sa profondeur.
“Wa’azin Kassa” : Un rassemblement sous le signe de la fraternité
Organisé par le Rassemblement des Associations Islamiques pour le Développement et l’Appel (RAIDA), le “Wa’azin Kassa” a vu la participation d’éminents oulémas de la sous-région. En effet, ces derniers ont convergé vers Niamey pour une cause commune : rappeler l’importance de l’amour de la patrie et renforcer les liens de fraternité entre les peuples.
Par ailleurs, le “Wa’azin Kassa” s’est distingué comme un moment privilégié de partage et de réflexion. Ainsi, les savants musulmans ont transmis leur sagesse et leurs enseignements, exhortant les fidèles à œuvrer pour le bien commun et à contribuer au développement harmonieux de leurs nations.
L’engagement des autorités pour la paix et le dialogue
La présence du Premier Ministre Zeine a souligné l’engagement des autorités nigériennes envers les valeurs de paix, de tolérance et de dialogue interreligieux. Cet engagement est perçu comme un pilier pour la promotion d’une citoyenneté exemplaire et le service de la patrie.
Des membres éminents du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) ont également assisté à l’événement, démontrant l’importance de la dimension spirituelle et de la cohésion sociale pour la stabilité et le progrès du Niger.
Cette prêche nationale acquiert une signification particulière dans le contexte de refondation de l’État et de consolidation de la souveraineté du Niger. Elle représente une opportunité de mobiliser les consciences autour des valeurs de patriotisme et d’unité.
Le RAIDA, à travers cette initiative, mérite des éloges pour son rôle dans le renforcement du tissu social et la promotion d’une citoyenneté responsable, contribuant ainsi au bien-être de la nation nigérienne.
En conclusion, la cérémonie du “Wa’azin Kassa” s’est imposée comme un vecteur de paix et de développement, reflétant l’esprit de résilience et d’unité indispensable à la prospérité future du Niger.
Niamey, le 9 avril 2024 – Dans une atmosphère empreinte de piété et de communion, la République du Niger a marqué la fin du mois sacré de Ramadan par la célébration de l’Aïd El-Fitr, une fête qui symbolise la joie et le partage après une période d’introspection et de jeûne.
Le Chef de l’État participe à la prière solennelle de l’Aïd
Le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, Chef de l’État et Président du Conseil National pour la sauvegarde de la Patrie, a rejoint les fidèles à la Mosquée des Grandes prières de Niamey pour accomplir les deux rakats traditionnels, signifiant la clôture du Ramadan. Dans son sermon, l’Iman de la Grande mosquée a exhorté la communauté à cultiver l’amour de la patrie et à œuvrer pour la paix, particulièrement en ces temps difficiles pour la nation.
Les fidèles ont récité une prière spéciale, la ‘Fatiha’, pour implorer la clémence et la miséricorde d’Allah sur le Niger et ses habitants. Ils ont exprimé des vœux fervents afin que la paix et la sécurité règnent sur tout le territoire.
Après la cérémonie religieuse, le Chef de l’État s’est rendu au Palais de la Présidence pour recevoir les vœux de l’Aïd de diverses personnalités, affirmant ainsi l’unité nationale. Le Général de Brigade Mohamed Toumba, ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, a appelé à la cohésion et à la vigilance, soulignant l’importance de la paix pour le développement et la prospérité du pays.
Dans un message d’unité et d’espoir, le ministre d’État a invité toutes les strates de la société, y compris les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), à collaborer étroitement avec la population afin de renforcer la sécurité nationale et de favoriser un environnement propice au développement durable.
Cette journée de l’Aïd El-Fitr restera gravée dans les mémoires comme un moment de solidarité et de dévotion, reflétant les valeurs profondes de la communauté musulmane du Niger et son engagement indéfectible envers la paix et la fraternité.
Dans une atmosphère empreinte de solennité et de recueillement, la communauté musulmane de Zinder a marqué, ce mardi 9 avril 2024, la célébration de l’Aïd El-Fitr, clôturant ainsi le mois sacré du Ramadan.
La place de la grande prière : Un rassemblement pour la paix
Dès l’aube, une marée humaine, composée d’hommes, de femmes et d’enfants vêtus de leurs plus beaux atours, a afflué vers la Place de la Grande Prière du quartier Birni. Là, sous un ciel clément, ils ont accompli aussi les deux Rakat, dirigés par l’Imam, en présence de notables et de dignitaires, parmi lesquels figuraient le Colonel Issoufou Labo, Gouverneur de la Région, et l’illustre Sultan du Damagaram, Elhadj Aboubacar Sanda Oumarou.
Le message central, porté par l’Imam et relayé par les autorités régionales, a été un appel vibrant à la paix et à la sécurité nationale. Le Premier Ministre, Mahaman Ali Lamine Zeine, ayant participé également à la prière à la mosquée Laouali Balla, s’est fait l’écho de ces aspirations en adressant ses vœux à la population de Zinder, au nom du Chef de l’État, le Général Abdourahamane Tiani. Il a exprimé le désir ardent de voir la paix, la prospérité et la stabilité régner sur le pays.
“Les Nigériens, dès l’entame de cette journée bénie, se sont dévoués à la prière et à la communion fraternelle. Puisse cette ferveur perdurer ; comme vous avez pu l’entendre, l’Imam a imploré la bénédiction divine. Nous formulons le souhait, par la grâce d’Allah, de bénéficier de pluies abondantes cette année, et aspirons à ce que notre nation jouisse d’une stabilité pérenne, que la sécurité soit pleinement rétablie, et que la prospérité, que nous entrevoyons, soit partagée par tous les Nigériens,” a souligné le Chef du Gouvernement.
En prélude à cette fête, une récitation collective du Saint Coran a résonné dans plusieurs mosquées de la ville, dans un élan de piété, pour implorer la clémence et la miséricorde du Tout-Puissant sur le Niger.
Dans plusieurs régions d’Afrique de l’Ouest, les musulmans ont pu observer le croissant lunaire marquant le début du Ramadan, annonçant le commencement du mois sacré pour l’année 1445 de l’Hégire.
Le 10 mars 2024, les Nigériens ont constaté l’apparition du croissant à Zinder, ce qui a incité les autorités à lancer l’entame du jeûne dès le 11 mars. Au Mali, les observations faites à Bougouni et Yanfolila ont également confirmé le début du ramadan pour le 11 mars.
Parallèlement, au Burkina Faso, la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a déclaré, après une session d’observation à la grande mosquée de Ouagadougou, que le jeûne débuterait le même jour.
Cette synchronisation des observations souligne l’importance de la tradition et de l’unité au sein de la communauté musulmane, qui s’apprête à observer un mois de jeûne, de dévotion et de réflexion spirituelle.
À cet effet, la rédaction du Journal du Niger souhaite à tous ses lecteurs musulmans un excellent mois de Ramadan.