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Niger : le gouvernement veut renforcer le contenu local dans le secteur pétrolier

À Niamey, la stratégie économique autour du pétrole prend un nouveau tournant. Mardi 10 mars 2026, le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, a rencontré les opérateurs économiques nigériens à la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat du Niger. Au cœur des discussions : la politique de contenu local et la création prochaine d’une plateforme nationale destinée aux entreprises du pays.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de dialogue entre l’État et le secteur privé afin de mieux intégrer les acteurs nationaux dans l’exploitation des ressources pétrolières du Niger.

 

Faire du pétrole un levier de croissance nationale

Devant les représentants du monde économique, le ministre a rappelé la vision des autorités nigériennes : les richesses issues du pétrole doivent contribuer directement à la transformation de l’économie nationale. Autrement dit, l’exploitation de l’or noir doit générer des retombées concrètes pour les entreprises locales et l’emploi.

Dans cette perspective, la politique de contenu local vise à garantir une participation accrue des sociétés nigériennes dans les activités liées au secteur pétrolier, qu’il s’agisse de prestations de services, de sous-traitance ou d’approvisionnement.

 

Une plateforme pour connecter entreprises et marchés

Pour concrétiser cette ambition, les autorités envisagent la création d’une plateforme nationale des acteurs et des marchés du contenu local. Cet outil numérique devrait permettre d’identifier et de référencer les entreprises nigériennes capables d’intervenir dans la chaîne de valeur pétrolière.

Concrètement, la plateforme servira de registre officiel des sociétés nationales qualifiées, facilitera leur visibilité auprès des compagnies pétrolières et favorisera les mises en relation avec les donneurs d’ordre et les sous-traitants internationaux.

Dans un secteur très concurrentiel, la question de la visibilité des entreprises devient cruciale. L’inscription sur cette plateforme permettra ainsi aux acteurs locaux d’être identifiés et de mieux accéder aux opportunités économiques générées par l’industrie pétrolière.

 

L’État en garant de l’équité

Lors de cet échange, le ministre du Pétrole a également insisté sur le rôle que l’État entend jouer dans ce processus. Les autorités promettent un cadre réglementaire clair, une meilleure transparence dans l’attribution des marchés et un dialogue renforcé entre les compagnies internationales et les entreprises nationales.

Ainsi, l’État veut renforcer les compétences du secteur privé nigérien et s’assurer que la politique de contenu local repose sur un partenariat équilibré avec les opérateurs économiques.

À terme, cette démarche pourrait contribuer à transformer le secteur pétrolier en véritable moteur de développement pour l’économie nigérienne, en permettant aussi aux entreprises locales de prendre une place plus importante dans les projets énergétiques du pays.

Niger : Audit majeur du pipeline d’exportation pour plus de transparence

Dans une volonté assurée de reprendre en main la gestion de ses richesses naturelles, les autorités nigériennes engagent un audit sans précédent du pipeline d’exportation Niger-Bénin. Entre quête de souveraineté et exigence de redevabilité, Niamey veut désormais que chaque baril de brut raconte une histoire limpide aux citoyens.

 

Changement de cap pour l’or noir nigérien. Alors que l’exploitation pétrolière, amorcée dans les années 70, a pris une dimension stratégique avec la mise en service du gigantesque oléoduc dépendant des champs d’Agadem au terminal de Sèmè au Bénin, l’État du Niger a décidé de passer à la vitesse supérieure en matière de contrôle.

Dans l’édition du quotidien national Le Sahel de ce jeudi 26 février, le ministère du Pétrole a lancé un avis à manifestation d’intérêt pour le recrutement d’un cabinet indépendant de renommée internationale.

 

Une expertise multidisciplinaire pour un projet colossal

L’objectif de cette mission est clair : réaliser un audit complet — technique, économique, juridique et environnemental — de l’infrastructure de transport Niger-Bénin. Par cette initiative, le gouvernement nigérien souhaite disposer d’une évaluation exhaustive et documentée d’un projet dont la complexité et l’importance stratégique ne sont plus à démontrer.

Ainsi, les cabinets intéressés ont jusqu’au 25 mars 2026 pour soumettre leurs dossiers. Il est à noter que, dans un souci de promotion de l’expertise locale, les firmes étrangères sont invitées à se constituer en groupements avec des entreprises nigériennes.

 

La transparence comme boussole

Cette démarche n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une feuille de route ambitieuse portée par le ministre du Pétrole. Pour ce dernier, la gestion des ressources ne peut plus se faire dans l’ombre : elle exige aussi un haut niveau de responsabilité vis-à-vis des institutions et des populations.

De fait, le ministère prévoit plusieurs axes de réforme :

  • Une communication régulière sur les chiffres clés de la production et des recettes pétrolières.
  • Le renforcement du reporting pour assurer une traçabilité sans faille des flux financiers.
  • Un accès facilité pour le grand public aux informations sectorielles, afin de briser le secret qui entoure souvent ce domaine.

 

Horizon 2030 : vers un système intégré

À terme, d’ici trois à cinq ans, l’ambition est d’instaurer un système de gestion numérique et intégré. Ce dispositif devrait également permettre de suivre en temps réel les mouvements financiers et de consolider la confiance entre l’État et les citoyens.

En définitif, avec cet audit du pipeline Niger-Bénin financé par la société WAPCO NIGER, Niamey pose un acte fort. Il ne s’agit plus seulement de produire du pétrole, mais de garantir que cette ressource sert réellement de levier de développement national, sous l’œil vigilant d’un contrôle rigoureux.

Uranium au Niger : Orano propose un dialogue après la nationalisation de la Somaïr

Le bras de fer autour de l’uranium nigérien pourrait-il laisser place à des discussions ? Plusieurs mois après d’agitation, le groupe français Orano affirme vouloir ouvrir la voie à une « solution négociée » avec les autorités militaires au pouvoir à Niamey.

Lors de la présentation de ses résultats annuels, son directeur général, Nicolas Maes, a plaidé pour un dialogue direct. Selon lui, « la meilleure issue pour le Niger, pour nous et pour les mines, c’est une solution négociée ». Une déclaration qui marque une volonté d’apaisement, même si les positions restent éloignées.

 

Un différend né dans un contexte politique tendu

Depuis l’arrivée au pouvoir du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), les relations entre le Niger et la France se sont considérablement dégradées. En juin 2024, les autorités nigériennes ont officialisé la nationalisation de la Société des mines de l’Aïr (Somaïr), dont Orano détenait la majorité des parts.

Pour les nouvelles autorités, cette décision s’inscrit dans une logique de souveraineté économique et de reprise en main des ressources stratégiques. L’uranium représente en effet un levier majeur pour les finances publiques nigériennes et un symbole fort dans le débat sur la gestion des richesses nationales.

 

Les stocks d’uranium au cœur du contentieux

Le principal point de friction concerne les volumes d’uranium extraits avant et après le changement de régime. Le général Abdourahamane Tiani a récemment indiqué que la part correspondant aux quantités produites avant le 26 juillet 2023 — estimées à environ une centaine de tonnes — pourrait être transférée à Orano.

En revanche, il a clairement affirmé que toute production réalisée après cette date « est nigérienne et restera nigérienne ». Une position qui illustre la ligne défendue par Niamey : sécuriser les ressources postérieures au coup d’État et affirmer la pleine propriété nationale sur ces stocks.

De son côté, Orano évalue à près de 300 millions d’euros la valeur des stocks concernés et a engagé plusieurs procédures d’arbitrage international afin de contester la nationalisation et préserver ses intérêts financiers.

 

Un retour en arrière peu probable

Le directeur général d’Orano reconnaît toutefois qu’un simple retour aux anciennes conditions d’exploitation paraît difficile. Les équilibres politiques et économiques ont changé. Pour le groupe français, l’enjeu n’est plus seulement de récupérer des actifs, mais de clarifier les droits sur la production passée et d’envisager l’avenir technique des sites miniers.

À Arlit, dans le nord du pays, l’activité minière structure l’économie locale depuis des décennies. Toute incertitude prolongée pourrait peser sur l’emploi, les sous-traitants et les recettes publiques.

 

Un enjeu stratégique des deux côtés

Le Niger figure parmi les producteurs importants d’uranium en Afrique. Cette ressource est essentielle pour l’économie nationale, mais aussi pour la France, dont le parc nucléaire dépend en partie de l’approvisionnement extérieur.

Au-delà du différend juridique, la question est donc éminemment stratégique. Elle touche à la souveraineté énergétique, aux relations diplomatiques et à la stabilité économique d’une région déjà fragilisée.

À ce stade, aucune annonce officielle ne confirme l’ouverture de négociations formelles. Mais la déclaration d’Orano laisse entrevoir une possible phase de discussions. Reste à savoir si Niamey acceptera de s’asseoir à la table des négociations et sous quelles conditions.

Le Niger trace une nouvelle stratégie pour valoriser son sous-sol

 

 

 

 

Le Niger veut changer d’échelle dans la gestion de son pétrole. Derrière les discours officiels, une orientation claire se dessine : mieux organiser l’exploration, attirer davantage d’investisseurs et accroître les réserves prouvées du pays.

Selon le ministre en charge du secteur, Hamadou Tini, la feuille de route gouvernementale est désormais opérationnelle. Les administrations concernées ainsi que les acteurs pétroliers disposent d’une vision précise des priorités fixées par l’État. L’enjeu est double : sécuriser les acquis et ouvrir un nouveau cycle d’expansion.

 

Une stratégie structurée autour de sept axes

La réforme annoncée repose sur sept axes stratégiques. Mais au cœur du dispositif, un principe domine : investir d’abord dans l’exploration.

Pourquoi ce choix ? Parce que sans nouvelles découvertes, il n’y a ni croissance durable ni diversification des partenaires. Le Niger, dont le potentiel géologique est reconnu dans la région sahélienne, souhaite transformer ses promesses en réserves certifiées.

L’objectif affiché est clair :

  • Augmenter les réserves prouvées.
  • Élargir le cercle des compagnies opérant sur le territoire.
  • Renforcer la crédibilité du pays sur le marché international.

 

Moderniser le Centre des données pétrolières, une priorité

Pour atteindre ces ambitions, le gouvernement entend moderniser le Centre des Données Pétrolières (CDP).

Ce centre joue un rôle clé : il regroupe les données techniques issues des forages, des études géologiques et des relevés sismiques. En facilitant l’accès à ces informations, l’État espère rassurer et séduire de nouveaux investisseurs.

Dans l’industrie pétrolière, la transparence et la qualité des données sont déterminantes. Un opérateur hésite moins à investir lorsqu’il dispose d’informations fiables sur le potentiel d’un bloc.

La mise à niveau du CDP devrait donc permettre :

  • Une meilleure organisation des données de puits
  • Une valorisation des études sismiques existantes
  • Une réduction des incertitudes pour les investisseurs.

Rendre l’exploration plus attractive

Au-delà des aspects techniques, le Niger veut également soigner son image sur la scène énergétique internationale.

Le ministère prévoit des actions ciblées de promotion :

  • Élaboration de documents techniques attractifs
  • Participation à des forums et conférences spécialisés.
  • Démarchage d’opérateurs pétroliers internationaux

L’idée est simple : positionner le Niger comme une destination compétitive pour l’exploration pétrolière en Afrique de l’Ouest.

Des appels d’offres devraient également être lancés pour des blocs présentant un potentiel confirmé. Une démarche qui vise à élargir la base des partenaires et à dynamiser la concurrence.

Un contexte stratégique particulier

Cette nouvelle impulsion intervient dans un environnement régional en mutation. Les ressources naturelles constituent un levier essentiel pour financer les infrastructures, soutenir les dépenses sociales et renforcer la souveraineté économique.

Le pétrole représente déjà une part importante des recettes nationales. Mais le gouvernement semble vouloir aller plus loin : structurer le secteur, sécuriser les investissements et garantir une meilleure gouvernance.

Les défis à relever

Si la stratégie paraît cohérente, plusieurs défis persistent :

  • La stabilité réglementaire
  • La confiance des investisseurs
  • Les infrastructures de transport et de stockage
  • La formation des compétences locales

L’exploration pétrolière est un secteur à haut risque et à forte intensité capitalistique. Elle exige une vision de long terme et une constance dans les politiques publiques.

Vers une nouvelle phase du secteur pétrolier nigérien ?

En plaçant l’exploration au centre de sa feuille de route, le Niger envoie un signal fort : celui d’un pays déterminé à mieux valoriser ses ressources naturelles.

Reste à savoir si cette stratégie permettra d’attirer de nouveaux acteurs et d’augmenter significativement les réserves prouvées dans les prochaines années.

Une chose est sûre : le secteur pétrolier nigérien entre dans une phase décisive, où la qualité de la gouvernance sera aussi importante que la richesse du sous-sol.

Niger : Le ministre Hamadou Tinni dévoile la feuille de route pétrole 2026

Le ministre du Pétrole, Hamadou Tinni, a dévoilé ce mardi 17 février sa feuille de route stratégique. Entre transparence accrue et nationalisation des compétences, Niamey entend transformer l’or noir en un levier de développement structurel pour les années à venir.

Au Niger, l’industrie extractive ne doit plus seulement alimenter les caisses de l’État, elle doit devenir le moteur d’une transformation profonde de l’économie nationale. C’est, en substance, le message porté par Hamadou Tinni, ministre du Pétrole, lors de la présentation de sa feuille de route à ses collaborateurs, ce mardi.

S’inscrivant dans la lignée de la « Charte de la Refondation », ce nouveau cap opérationnel place la souveraineté et la bonne gouvernance au sommet des priorités ministérielles. Pour le gouvernement, l’enjeu est de taille : passer d’une économie de rente à une gestion rigoureuse et durable des ressources pétrolières.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole

Un contrat de performance pour le secteur

Loin des déclarations d’intention, le ministre a insisté sur une approche pragmatique, fondée sur la « gestion axée sur les résultats ». Ainsi, la nouvelle stratégie s’accompagne d’indicateurs de performance précis et d’outils de suivi rigoureux. Par ailleurs, l’objectif affiché est de consolider les équilibres budgétaires du pays tout en optimisant l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction à la distribution.

Cette ambition se décline en six piliers stratégiques, allant de la maîtrise technique à la transparence absolue. Le ministre souhaite notamment renforcer le cadre institutionnel pour limiter les risques financiers et environnementaux, souvent pointés du doigt dans les pays producteurs.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole

Le pari du « contenu local »

L’un des points saillants de cette feuille de route réside dans la promotion du « contenu local ». Niamey veut accélérer la mobilisation des compétences nigériennes tout en maintenant une ouverture contrôlée à l’expertise internationale. Cette stratégie vise à ce que les retombées du pétrole ne s’arrêtent pas aux portes des sites de forage, mais profitent directement aux entreprises et à la main-d’œuvre locale.

Enfin, Hamadou Tinni a placé la « redevabilité publique » au cœur de son action. Dans un secteur traditionnellement opaque, le Niger fait le pari de la transparence pour garantir que la richesse pétrolière serve effectivement à la transformation structurelle du pays.

Pétrole : Le Niger et l’Indonésie vers une coopération (Pertamina)

À Niamey, l’Ambassadeur de la République d’Indonésie, Bambang Suharto, a tracé les contours d’une alliance stratégique avec le ministère du Pétrole. Objectif : une collaboration en « joint-venture » pour doper l’exploration et atteindre l’ambitieux cap des 400 000 barils par jour à l’horizon 2030.

 

Le Niger, nouveau carrefour des ambitions pétrolières en Afrique de l’Ouest, continue de diversifier son portefeuille de partenaires. Après les géants chinois et les intérêts régionaux, c’est au tour de l’Asie du Sud-Est de manifester son appétit pour le brut nigérien. À l’occasion de la présentation de ses lettres de créance, l’Ambassadeur indonésien Bambang Suharto a multiplié les signaux d’intérêt lors d’une séance de travail cruciale avec les cadres du ministère du Pétrole.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole

L’ombre du géant Pertamina

Au cœur de cette offensive diplomatique se trouve un acteur de poids : Pertamina. La société d’État indonésienne, qui opère déjà sur des marchés complexes comme l’Irak, l’Algérie ou le Nigeria, souhaite désormais s’implanter à Niamey. D’ailleurs, l’Indonésie ne vient pas en novice. L’ambassadeur a rappelé la puissance de frappe de son pays, citant également l’inauguration récente d’une méga-raffinerie d’une capacité de 330 000 barils par jour.

Pour Jakarta, l’offre est claire : une coopération sous forme de joint-venture axée sur deux piliers :

  1. Le transfert de technologie pour monter en compétence les cadres locaux.
  2. L’intensification de l’exploration pour libérer le potentiel encore enfoui du sous-sol nigérien.

 

Un potentiel sous-exploité : le chiffre qui interpelle

Face aux hôtes indonésiens, le Secrétaire général du ministère nigérien du Pétrole, Abdoul Karim Mohamed Ali, a dressé un état des lieux sans fard. Cependant, si le Niger est officiellement entré dans le club des exportateurs significatifs, le chemin reste long.

Le pays dispose de 45 blocs pétroliers, mais seulement neuf sont en exploration et un seul en production. Le chiffre clé avancé par le Secrétaire général est frappant : 70 % de la surface du Niger repose sur un bassin sédimentaire, mais seulement 6 % de cette zone ont été explorés à ce jour. Plus révélateur encore, la production actuelle de 110 000 barils par jour ne représente que 11 % du potentiel identifié sur cette infime portion explorée.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole

Cap sur les 400 000 barils en 2030.

L’ambition de Niamey est désormais chiffrée. Grâce au pipeline export le plus long d’Afrique, le Niger exporte déjà 90 000 barils par jour sur le marché international, tout en sécurisant 20 000 barils pour sa consommation domestique via sa raffinerie locale.

Mais pour atteindre l’objectif de 400 000 barils/jour d’ici 2030, le Niger sait qu’il doit briser ses monopoles de fait et attirer de nouveaux capitaux. Ainsi, l’arrivée de l’Indonésie dans le jeu pétrolier nigérien pourrait bien être le catalyseur nécessaire pour transformer ce « potentiel dormant » en une réalité économique sonnante et trébuchante.

Arlit : Niamey durcit le ton contre Orano

Après le retrait du permis d’exploitation de la mine d’Imouraren, Niamey passe à l’offensive. Ce mercredi 4 février 2026, le gouvernement a franchi une nouvelle étape dans son bras de fer avec le géant français du nucléaire Orano en installant un comité d’experts chargé de documenter les « préjudices » subis par l’État nigérien. Une stratégie de « nationalisation » qui s’accompagne désormais d’une bataille judiciaire mondiale.

Au Niger, le divorce avec Orano (ex-Areva) ne se fera pas à l’amiable. Dans les salons feutrés de Niamey, le ton est dorénavant au bellicisme juridique. Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Alio Daouda, a officiellement installé ce mercredi un comité d’experts dont la mission est de constituer un dossier d’accusation « massif » contre le groupe français.

Une « quête de souveraineté » contre « l’hostilité » française

Pour les autorités, ce comité est la réponse directe à ce qu’elles qualifient de « belligérance » de la France et de certains voisins de la CEDEAO. D’ailleurs, le ministre Alio Daouda n’a pas mâché ses mots lors de la cérémonie d’installation, dénonçant une « ingénierie diplomatique et militaire » visant à faire plier Niamey.

Au cœur du grief : la volonté du Niger de reprendre le contrôle total de ses ressources minières. Selon le garde des Sceaux, la décision de nationaliser l’exploitation de l’uranium a poussé Orano à assigner le Niger devant le Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Une démarche que Niamey juge illégale, invoquant la résolution 1803 de l’ONU sur la souveraineté permanente des peuples sur leurs richesses.

Santé, environnement et fiscalité : l’arsenal juridique de Niamey

Mais Niamey ne compte pas seulement se défendre devant le CIRDI ; le pays veut attaquer. Le nouveau comité d’experts a reçu pour instruction de ratisser large. Il devra documenter :

  • Le passif environnemental : le ministre a évoqué des « terres souillées par des déchets toxiques » déversés à l’air libre, mettant ainsi en péril la santé des populations de la région d’Arlit.
  • Le manque à gagner financier : les experts devront quantifier les préjudices économiques et les éventuels manquements fiscaux d’Orano durant ses décennies de présence au Niger.
  • Le volet sanitaire : le recueil de données chiffrées sur la santé humaine et animale dans les zones d’exploitation sera une pièce maîtresse du dossier.

« Si victime il y a, c’est bien le Niger et son peuple, soumis à une exploitation éhontée et à une mort programmée », a martelé le ministre de la Justice.

Vers des procès à Paris et à l’international ?

L’ambition du CNSP est globale. En effet, le comité ne se contentera pas de fournir des rapports de bureau : il doit construire des argumentaires capables de tenir devant n’importe quelle instance arbitrale, régionale ou internationale. Le ministre Daouda a même évoqué la possibilité d’attaquer Orano devant les juridictions françaises.

Le choix des membres de ce comité n’est, selon Niamey, pas le fruit du hasard. Il s’agit d’établir des faits appuyés par des données « incontestables » pour contrer la puissance de frappe juridique du groupe français.

Un tournant irréversible

Cette mise en place marque un point de non-retour dans les relations entre le Niger et son partenaire historique. En transformant ce contentieux commercial en une bataille pour la dignité nationale, le général Tiani mise sur la fibre patriotique.

Pour Orano, le défi est de taille. Le groupe, qui a toujours défendu la transparence de ses activités et son engagement environnemental au Niger, se retrouve face à un État décidé à utiliser tous les leviers du droit — national comme international — pour solder quarante ans d’histoire commune. La bataille d’Arlit se jouera désormais dans les tribunaux.

Niger : Le conflit Orano-Niamey s’envenime autour du stock d’uranium

Orano-Niamey, le bras de fer de l’uranium, entre totem de souveraineté et impasse logistique

C’est une cargaison fantôme qui pèse un millier de tonnes. À l’aéroport de Niamey, sous une surveillance militaire étroite, un stock massif de concentré d’uranium cristallise désormais toutes les tensions géopolitiques du Sahel. Extraite à Arlit et immobilisée depuis fin novembre, cette « yellow cake » est devenue l’objet d’un conflit frontal entre la junte nigérienne et le géant français Orano.

 

Orano sort les griffes juridiques.

Après des mois de silence relatif, le groupe français a choisi la contre-attaque. Devant les parlementaires à Paris le mercredi 21 janvier, Claude Imauven, président du conseil d’administration d’Orano, a annoncé le lancement de poursuites judiciaires. La cible est l’État nigérien, pour la nationalisation jugée « illégale » de la Somaïr en juin dernier, mais aussi « quiconque » — État tiers ou acheteur privé — tenterait de s’approprier ce stock.

En France, le parquet a déjà ouvert une enquête pour « vol en bande organisée au profit d’une puissance étrangère ». Une arme juridique destinée à transformer ce stock en « uranium radioactif » pour tout intermédiaire diplomatique.

 

Niamey : la souveraineté au prix de l’enclavement

Pour les autorités nigériennes, cet uranium n’est plus une simple ressource minière, c’est un « marqueur de souveraineté ». En défiant Orano, le gouvernement entend solder des décennies de relations jugées asymétriques avec l’ancienne puissance coloniale.

Toutefois, la géographie est une ennemie tenace. Pays enclavé, le Niger se heurte à une réalité logistique implacable :

  • Corridor béninois : bloqué par des tensions diplomatiques persistantes avec Porto-Novo.
  • Axe nigérian : inutilisable en raison de l’hostilité d’Abuja envers les régimes militaires de la région.
  • Option togolaise : fragilisée par l’insécurité au Burkina Faso et la crainte de Lomé d’être entraînée dans un imbroglio juridique international.

L’ombre de Moscou et le risque aérien

Faute de ports, reste la voie des airs. Cependant, le passage suspect de deux Iliouchine Il-76 russes sur la base aérienne de Niamey entre le 9 et le 13 janvier a alimenté toutes les spéculations. Si Rosatom a bien signé un mémorandum avec Niamey, la Russie avance prudemment. Moscou, tout en cherchant à évincer l’influence française, hésite à s’exposer directement aux arbitrages internationaux déjà remportés par Orano, qui interdisent formellement à l’État nigérien de disposer de ces stocks.

 

Une partie d’échecs à haut risque

Comme le soulignent les observateurs internationaux, le Niger joue une partition risquée. En transformant l’uranium en symbole politique, le Niger s’offre un succès d’estime national mais s’enferme dans une impasse économique. Sans accès aux marchés sécurisés et sous la menace de saisies internationales, l’atout stratégique pourrait bien se transformer en un fardeau encombrant, dormant indéfiniment sous le soleil de Niamey.

FMF 2026 : Le ministre nigérien des Mines, Ousmane Abarchi, à Riyad

Riyad (Arabie Saoudite), 14 janvier 2026 —Les grandes puissances se bousculent pour sécuriser les ressources du futur, et le Niger entend affirmer sa place sur l’échiquier minier mondial. Pour ce faire, le Commissaire‑Colonel Ousmane Abarchi, ministre des Mines, représente la République du Niger aux travaux de la 5ᵉ Réunion ministérielle internationale organisée en marge du prestigieux Future Minerals Forum (FMF 2026).

Dans le cadre somptueux du Centre international de conférences Roi Abdulaziz, cette rencontre de haut niveau réunit des décideurs de premier plan autour d’un défi majeur : comment exploiter les richesses du sous‑sol dans un monde en pleine mutation ?

 

Les minéraux critiques au cœur des débats

L’avenir du secteur minier mondial ne se joue plus seulement sur les volumes d’extraction, mais sur la résilience des chaînes d’approvisionnement. Les discussions ont mis en avant l’urgence de bâtir des partenariats stratégiques autour des minéraux critiques, ressources dont le Niger dispose en abondance. Ces matériaux sont aussi essentiels à la transition énergétique mondiale, qu’il s’agisse des batteries, des technologies bas‑carbone ou de l’électronique.

Pour le Commissaire‑Colonel Ousmane Abarchi, l’enjeu est double : contribuer à la stabilité de l’offre mondiale tout en veillant à ce que l’exploitation serve en priorité le développement national.

 

Infrastructures et valeur ajoutée : un nouveau paradigme

Les échanges ont également porté sur la transformation du modèle minier en Afrique et en Asie centrale. Trois axes majeurs ont été mis en avant :

  • Le développement des infrastructures : routes, énergie et logistique pour désenclaver les sites miniers ;
  • La valeur ajoutée locale : transformer sur place plutôt que d’exporter uniquement du minerai brut ;
  • L’attractivité des investissements : instaurer un climat sécurisé et transparent pour attirer les capitaux tout en protégeant les intérêts souverains.

 

Une diplomatie minière souveraine et ambitieuse

La présence du Niger à ce forum ne relève pas d’une simple formalité protocolaire. Elle traduit également  une volonté affirmée de siéger à la table où se dessinent les règles du commerce mondial des ressources naturelles.

En partageant ses perspectives avec ses partenaires, le Niger réaffirme son engagement pour une exploitation optimale et souveraine. Il ne s’agit plus de subir les fluctuations du marché, mais de devenir un acteur stratégique capable de répondre aux enjeux de durabilité tout en générant une richesse concrète pour ses citoyens.

À Riyad, le Niger a envoyé un message clair : l’avenir des minéraux mondiaux passera par des partenariats respectueux de la souveraineté africaine.

Niger : Abarchi Ousmane en visite aux sociétés minières SOMAÏR et TNUC

Dans une démarche inédite de dialogue rapproché, le Ministre des Mines, Commissaire‑Colonel Abarchi Ousmane, a effectué une série de visites de travail auprès de deux acteurs majeurs du secteur minier national : la Société des Mines de l’Aïr (SOMAÏR) et la TIMERSOI National Uranium Company (TNUC).

Ministère des Mines
© Ministère des Mines

Des échanges stratégiques pour l’avenir du secteur

Au cœur des discussions, plusieurs enjeux essentiels : la gouvernance des entreprises, le bilan de l’année 2025, les perspectives pour 2026 et les plans de développement à moyen terme. Le Ministre a salué l’engagement et la résilience des équipes, rappelant que les choix stratégiques opérés par l’État, notamment la nationalisation de la SOMAÏR, visent à préserver les entreprises, à sécuriser les emplois et à consolider la souveraineté nationale.

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© Ministère des Mines

Les attentes des populations au centre des priorités

Au‑delà des considérations économiques, le Commissaire‑Colonel Abarchi Ousmane a insisté sur les attentes fortes des populations. Les retombées sociales et économiques doivent être tangibles : création d’emplois, amélioration des conditions de vie et développement des infrastructures locales. Le Ministre a appelé à une gestion rigoureuse des ressources publiques, à l’accélération des projets structurants et à la valorisation des compétences nationales, afin que le secteur minier profite directement aux citoyens.

Ministère des Mines
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Un engagement politique réaffirmé

Le Ministre a également réaffirmé l’appui constant des plus hautes autorités à la SOMAÏR et à la TNUC. Selon lui, la réussite du secteur minier constitue un véritable sursaut national et un levier essentiel pour bâtir un Niger fort, souverain et tourné vers l’avenir.

Cette tournée ministérielle envoie un signal clair aux partenaires et investisseurs : le Niger entend consolider son secteur minier et en faire un pilier de son développement. Dans un contexte international marqué par une forte demande en uranium, le pays veut s’imposer comme un acteur incontournable, tout en garantissant que les bénéfices de cette richesse naturelle soient partagés avec sa population.

Niger : Le Ministre des Mines en visite la SOPAMIN et MAZUMAWA

Dans une dynamique de refondation et de suivi rigoureux du secteur extractif, le Ministre des Mines, le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane, a effectué une visite de travail stratégique ce lundi 5 janvier 2026. En effet, en se rendant successivement à la SOPAMIN et chez MAZUMAWA National Gold Company, le ministre réaffirme l’ambition du Niger : transformer ses richesses souterraines en un levier de développement transparent et souverain.

Ministère des Mines
© Ministère des Mines
Ministère des Mines
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SOPAMIN : le gardien du patrimoine minier sous la loupe

La première étape de cette visite a conduit le Ministre au siège de la Société du Patrimoine des Mines du Niger (SOPAMIN). Institution clé de la politique minière, la SOPAMIN assure la gestion et la valorisation des ressources du pays.

Au cours des échanges, le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane s’est imprégné des mécanismes actuels de gouvernance et de gestion. L’objectif affiché par les autorités est clair : faire de la SOPAMIN un véritable fer de lance de la souveraineté économique nationale. Par ailleurs, le ministre a particulièrement insisté sur la nécessité d’une transparence totale dans la gestion des ressources, condition sine qua non pour que le patrimoine minier profite réellement à l’État et aux citoyens.

Ministère des Mines
© Ministère des Mines
Ministère des Mines
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MAZUMAWA : L’or nigérien entre rigueur et impact social

La visite s’est poursuivie dans les locaux de MAZUMAWA National Gold Company, l’un des piliers de la production aurifère au Niger. Face aux responsables et aux agents de la société, le ministre a fait le point sur l’état d’avancement des activités de production.

Loin d’une simple visite de courtoisie, le Commissaire-Colonel a aussi rappelé des exigences fermes :

  • Respect des normes : toutes les opérations doivent s’aligner sur les standards de qualité et de sécurité.
  • Sécurisation des opérations : un point crucial pour garantir la continuité de la production dans un environnement protégé.
  • Responsabilité sociale : le ministre a insisté sur l’impact positif que les exploitations minières doivent impérativement avoir sur les communautés locales.

Une refondation minière en marche

D’ailleurs, cette sortie de terrain marque une étape importante dans la volonté du gouvernement de reprendre en main le destin minier du pays. En renforçant le contrôle sur ces deux structures majeures, le Niger affiche ainsi sa détermination à valoriser ses ressources naturelles de manière responsable.

Cette démarche s’inscrit également dans la vision globale de renforcement de la souveraineté nationale. Il ne s’agit plus seulement d’extraire, mais de transformer les minerais en opportunités concrètes pour la refondation économique du Niger.

Uranium : le Niger et Global Atomic font le point sur l’avancement du projet DASA

Niamey, 26 novembre 2025 – Le ministre des Mines du Niger, le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane, a reçu le mardi 25 novembre une délégation de haut niveau de la société canadienne Global Atomic Corporation, conduite par son président-directeur général, Stephen George Roman. Cette audience, tenue au ministère à Niamey, a permis de faire le point sur le projet stratégique d’uranium de Dasa, l’un des plus importants en cours de développement au Niger, sixième producteur mondial d’uranium.

 

Le projet DASA franchit une nouvelle étape clé

 

Situé dans la région d’Agadez, le gisement de Dasa est porté par la Société des Mines de Dasa (SOMIDA), filiale locale détenue à 80 % par Global Atomic et à 20 % par l’État nigérien.

Lors des échanges, M. Roman et le directeur général de SOMIDA, Moussa Souley, ont présenté au ministre un état des lieux détaillé des travaux en cours, incluant notamment l’avancement des études de faisabilité définitive, le recrutement local, la construction des infrastructures de surface et la préparation du démarrage effectif de la production, prévu pour le premier semestre 2027.

« Nous avons réaffirmé notre engagement total à respecter les délais, les normes environnementales les plus strictes et à maximiser les retombées locales », a déclaré M. Roman à l’issue de l’audience. De plus, le PDG a insisté sur les efforts déployés pour le recrutement et la formation de main-d’œuvre nigérienne, ainsi que sur le programme de développement communautaire déjà lancé autour du site.

Projet Dasa : un partenariat sous haute surveillance

 

Depuis la prise de pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) en juillet 2023, le Niger a durci le ton sur la gouvernance de son secteur minier et exigé une meilleure redistribution de la rente vers les populations.

C’est pourquoi, le gouvernement scrute particulièrement le projet Dasa, car ses réserves prouvées et probables dépassent 70 millions de livres d’U₃O₈ (Yellowcake) à très haute teneur. Par conséquent, il doit devenir l’une des mines d’uranium les plus rentables au monde tout en répondant aux nouvelles exigences de souveraineté et de transparence du gouvernement.

Le ministre Abarchi Ousmane, connu pour son franc-parler et sa volonté de « nigériser » davantage les bénéfices du sous-sol, a salué la qualité du dialogue avec Global Atomic. « Le Niger veut des partenaires sérieux qui respectent leurs engagements et qui comprennent que l’exploitation de nos ressources doit d’abord profiter à nos enfants », a-t-il rappelé, selon des sources proches du ministère.

Vers une production de 3 000 tonnes d’uranium par an

 

Une fois en pleine production, Dasa devrait produire environ 3 000 tonnes d’uranium par an pendant au moins 20 ans. Ainsi, le projet placera le Niger parmi les tout premiers fournisseurs mondiaux à l’heure où la demande explose avec le renouveau du nucléaire civil et les besoins des petits réacteurs modulaires (SMR).

En outre, le projet représente un investissement de plus de 400 millions de dollars et la création de plusieurs centaines d’emplois directs, majoritairement locaux. Cette rencontre intervient quelques semaines après la signature, en octobre 2025, d’un nouveau protocole d’accord renforçant les obligations sociales et environnementales de SOMIDA.

En recevant personnellement la délégation de Global Atomic, le ministre Abarchi Ousmane envoie un signal clair : le Niger reste ouvert aux investisseurs sérieux, mais uniquement sous condition d’un partenariat gagnant-gagnant, transparent et respectueux des intérêts nationaux. Le compte à rebours est lancé pour Dasa, futur fleuron de l’uranium nigérien.

Carburant : Le Niger et le Tchad renouvellent leur accord

Le Niger et le Tchad ont renouvelé lundi leur convention stratégique sur la fourniture de carburant. Une coopération énergétique renforcée, dans un contexte régional marqué par les défis logistiques.

 

Niamey, 18 novembre 2025 – Dans un contexte de tensions régionales et de besoins croissants en produits pétroliers raffinés, le Niger et le Tchad viennent de prolonger leur accord historique d’approvisionnement en carburant. La signature officielle est intervenue le 17novembre 2025 dans la capitale nigérienne, confirmant ainsi que le Niger restera le principal fournisseur de gasoil et d’essence pour son voisin tchadien.

Niger-Tchad : L’accord d’approvisionnement en carburant est renouvelé. Cette coopération renforce la sécurité énergétique du Sahel et prépare le futur pipeline Niger-Cameroun.
© Niger-Tchad : L’accord d’approvisionnement en carburant est renouvelé. Cette coopération renforce la sécurité énergétique du Sahel et prépare le futur pipeline Niger-Cameroun.

Carburant : une signature tripartite pour sécuriser les livraisons

 

Pour concrétiser cet accord stratégique, la cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre tchadienne du Pétrole, des Mines et de la Géologie, Mme Ndolenodji Alixe Naïmbaye, en visite officielle à Niamey, et de son homologue nigérien, M. Sahabi Oumarou. Trois signataires ont paraphé l’accord :

  • Hassan Adoum Younousmi, Directeur général de l’Autorité de régulation du secteur pétrolier aval du Tchad (ARSAT)
  • Ali Seidou Hassan, Directeur général de la Société nigérienne d’exploitation du pétrole (SONIDEP).
  • Yassir Saleh Mallo, Directeur général adjoint de la BSIC Tchad, représentant l’institution financière partenaire.

D’ailleurs, l’ARSAT aura la charge de superviser l’ensemble des importations et de veiller à leur bonne exécution au bénéfice des opérateurs des deux pays.

Niger-Tchad : L’accord d’approvisionnement en carburant est renouvelé. Cette coopération renforce la sécurité énergétique du Sahel et prépare le futur pipeline Niger-Cameroun.
© Niger-Tchad : L’accord d’approvisionnement en carburant est renouvelé. Cette coopération renforce la sécurité énergétique du Sahel et prépare le futur pipeline Niger-Cameroun.

Un accord né des négociations de la Commission mixte

 

Il convient de souligner que ce renouvellement s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de la Commission mixte Tchad–Niger, tenue à N’Djamena le 28 octobre dernier. Il fait suite à plusieurs mois de négociations techniques ayant permis de surmonter les obstacles opérationnels rencontrés ces derniers mois.

« Cet accord est le fruit d’un travail acharné et d’une volonté commune de consolider nos liens économiques », ont souligné les deux délégations à l’issue de la cérémonie.

 

Carburant : le Niger, fournisseur régional de gasoil

 

Par ailleurs, cet accord s’inscrit dans un rôle régional bien établi. Producteurs de pétrole et dotés de raffineries, le Niger et le Tchad partagent également des infrastructures d’exportation, dont des pipelines transfrontaliers. Mais face à des difficultés persistantes pour couvrir ses besoins en gasoil, le Tchad s’appuie depuis plusieurs années sur l’approvisionnement nigérien.

De fait, le Niger fournit ainsi du carburant non seulement au Tchad, mais aussi au Burkina Faso et au Mali, dans le cadre d’un protocole d’accord signé en février 2024.

Niger-Tchad : L’accord d’approvisionnement en carburant est renouvelé. Cette coopération renforce la sécurité énergétique du Sahel et prépare le futur pipeline Niger-Cameroun.
© Niger-Tchad : L’accord d’approvisionnement en carburant est renouvelé. Cette coopération renforce la sécurité énergétique du Sahel et prépare le futur pipeline Niger-Cameroun.

Vers un grand pipeline Niger-Tchad-Cameroun

 

Au-delà de l’approvisionnement immédiat, cette visite ministérielle tchadienne a également permis d’avancer sur un projet structurant : le futur pipeline d’exportation de pétrole brut Niger-Tchad-Cameroun. Discutée dès juillet 2025 lors d’une précédente mission à Niamey, cette infrastructure permettra au Niger d’acheminer son brut vers le terminal camerounais de Kribi, en passant par le territoire tchadien. Outre la diversification des routes d’exportation, le projet promet également :

  • Une stimulation significative des économies locales.
  • La création de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects.
  • Un renforcement de l’intégration énergétique en Afrique centrale et au Sahel.

Les études de faisabilité avancent et les deux gouvernements affichent leur détermination à concrétiser ce chantier dans les prochaines années.

 

Une coopération énergétique exemplaire dans une région sous tension

 

En conclusion, dans un Sahel marqué par l’instabilité politique et les sanctions économiques, le tandem Niger-Tchad démontre qu’une coopération pragmatique reste possible. L’accord signé ce 17 novembre garantit non seulement la sécurité carburant du Tchad à court terme, mais pose aussi les bases d’une interconnexion énergétique durable entre les deux nations.

Hydrocarbures : le Niger et le Venezuela explore des pistes de coopération

Le chef de l’État  Abdourahamane Tiani a reçu le vice-ministre vénézuélien des Hydrocarbures pour une audience stratégique. Objectif : poser les bases d’une coopération Sud-Sud dans le secteur pétrolier, entre expertise vénézuélienne et ambition nigérienne de souveraineté énergétique.

 

Niamey, 30 octobre 2025 – Ce jeudi, au palais présidentiel de Niamey, le général d’armée Abdourahamane Tiani, chef de l’État, a reçu en audience Martinez Navarro Jovanny José, vice-ministre vénézuélien du Pouvoir Populaire pour les Hydrocarbures et le Pétrole. Accompagné d’une délégation officielle, le représentant de Caracas a échangé avec le président en présence d’un aréopage gouvernemental, dans une atmosphère cordiale mais résolument stratégique.

 

À Niamey, le président Tiani reçoit le vice-ministre vénézuélien des Hydrocarbures pour renforcer les liens énergétiques
© À Niamey, le président Tiani reçoit le vice-ministre vénézuélien des Hydrocarbures pour renforcer les liens énergétiques

Hydrocarbures : une rencontre au cœur des enjeux pétroliers

 

Au menu des discussions : les opportunités de coopération dans le secteur des ressources fossiles. Le Niger, riche en potentiel hydrocarboné mais encore en phase d’exploration, voit dans le Venezuela — géant mondial du pétrole fort de décennies d’expertise — un partenaire technique et financier capable d’accélérer ses ambitions extractives et de raffinage.

« Ces discussions ouvrent la voie à des échanges concrets, tant sur le plan technologique que sur le plan des investissements », confie le vice-ministre vénézuélien, soulignant ainsi l’intérêt mutuel pour une souveraineté énergétique renforcée face aux incertitudes du marché mondial.

 Une délégation de haut niveau autour du chef de l’État

 

Autour du président Tiani, plusieurs figures clés du gouvernement ont pris part aux pourparlers : Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier Ministre chargé de l’Économie et des Finances ; Bakary Yaou Sangaré, Ministre des Affaires étrangères ; le Dr Soumana Boubacar, directeur de cabinet et porte-parole du gouvernement ; Salim Mahamadou Gado, son adjoint ; Illo Adani, conseiller diplomatique ; et AbdoulKarim Mohamed Ali, secrétaire général du ministère du Pétrole.

Cette configuration témoigne de l’importance stratégique accordée à ces tractations, qui pourraient déboucher sur des accords de formation, de transfert de technologies, ou encore sur des projets conjoints dans le domaine de l’exploration et du raffinage.

À Niamey, le président Tiani reçoit le vice-ministre vénézuélien des Hydrocarbures pour renforcer les liens énergétiques
© À Niamey, le président Tiani reçoit le vice-ministre vénézuélien des Hydrocarbures pour renforcer les liens énergétiques

Vers une alliance Sud-Sud pour l’or noir

 

Dans un contexte de refondation marqué par une redéfinition des alliances, le Niger opère un pivot diplomatique vers des partenariats alternatifs. Cette visite vénézuélienne s’inscrit dans une logique de coopération Sud-Sud, fondée sur la complémentarité des ressources et des expertises.

Le Venezuela, malgré ses défis internes, dispose d’un savoir-faire reconnu en matière d’exploration offshore et de gestion de gisements complexes — des compétences potentiellement transposables aux bassins nigériens du sud et de l’est.

Les deux parties ont évoqué des pistes concrètes : assistance technique pour les forages, partage d’expériences en raffinage, et même des échanges sur la transition énergétique, avec le gaz naturel comme levier stratégique. « C’est un signal fort de solidarité entre nations productrices », analyse un expert local, estimant que ces liens pourraient réduire la dépendance aux circuits dominés par les majors occidentales.

 

Hydrocarbures : un horizon énergétique partagé

 

À l’issue de l’audience, les délégations ont exprimé leur optimisme quant à une concrétisation rapide des échanges. Dans un monde énergétique en pleine recomposition, entre tensions géopolitiques et impératifs climatiques, cette rencontre pourrait bien poser les fondations d’une alliance inattendue — où le sable du Sahel dialogue avec les marais du lac Maracaibo.

Il reste à transformer les intentions en accords : les observateurs attendent désormais des annonces formelles dans les semaines à venir, pour que cette poignée de main devienne un pipeline de prospérité partagée.

 

Mining in Motion 2025 : Le Niger révolutionne l’exploitation pour un avenir prospère !

Un élan africain pour une exploitation minière vertueuse : le Niger à l’honneur au sommet Mining in Motion 2025

Accra, la vibrante capitale ghanéenne, s’est muée en un carrefour bouillonnant d’idées et d’ambitions du 2 au 4 juin 2025. En effet, elle a eu l’honneur d’accueillir le sommet « Mining in Motion 2025 ». Ce rendez-vous d’envergure, placé sous l’égide du roi Ashanti Otumfuo Osei Tutu II, a rassemblé des décideurs, des experts et des visionnaires autour d’un dessein commun : réinventer l’exploitation minière pour qu’elle devienne un levier de prospérité durable pour tous. Au cœur de cette effervescence, le Niger, représenté par son ministre des Mines, le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane, a marqué les esprits en dévoilant une initiative audacieuse : la création d’un fonds national de développement économique, destiné à métamorphoser les richesses du sous-sol en un moteur de progrès social et économique.

Richesse minière : le Niger ose l’équité face à la malédiction des ressources !

Dans un continent dans lequel l’exploitation minière est souvent synonyme d’opulence pour quelques-uns et de dévastation pour d’autres, suscitant autant d’espoirs que de controverses, l’annonce du ministre nigérien résonne comme une promesse d’équité. Ainsi, ce fonds, conçu pour réinjecter les revenus miniers dans des secteurs clés comme l’agriculture, les infrastructures ou encore l’éducation, ambitionne de briser le cycle infernal de l’exploitation illégale, tristement connue sous le nom de « galamsey » au Ghana. « Les minerais ne doivent pas être une malédiction, mais une bénédiction partagée », a martelé le ministre Ousmane, dont les paroles ont trouvé un écho fervent parmi les délégués. De plus, en purifiant les cours d’eau pollués par des pratiques minières anarchiques et en impliquant les communautés locales dans les processus décisionnels, le Niger entend poser les jalons d’un modèle économique résilient.

Le sommet Mining in Motion 2025 à Accra a vu le Niger dévoiler un fonds national révolutionnaire pour transformer ses ressources minières
© Le sommet Mining in Motion 2025 à Accra a vu le Niger dévoiler un fonds national révolutionnaire pour transformer ses ressources minières
Gouvernance éclairée : l’appel à la collaboration pour un secteur minier durable

Ce sommet, véritable creuset d’idées novatrices, a mis en lumière l’urgence d’une gouvernance éclairée. Sous le thème « Exploitation minière durable et croissance locale », les discussions ont transcendé les frontières, prônant une collaboration transfrontalière pour juguler les défis communs. Par conséquent, le Niger, riche en uranium et autres ressources, s’inscrit dans cette dynamique en proposant une approche intégrée, où la richesse extraite du sol ne se contente pas d’alimenter les marchés mondiaux, mais irrigue également les aspirations des populations locales. « Nous ne pouvons plus nous permettre de voir nos ressources s’évanouir sans bénéfice tangible pour nos citoyens », a insisté le ministre, plaidant pour une redistribution équitable des fruits de l’exploitation.

L’initiative nigérienne, modèle panafricain pour l’avenir minier de l’Afrique ?

L’initiative nigérienne s’aligne sur une vision panafricaine plus large, portée par des institutions comme l’Union africaine et la Banque mondiale, partenaires de l’événement. Ces acteurs appellent à une transformation structurelle, où les minerais stratégiques – lithium, cobalt, or – deviennent les piliers d’une économie diversifiée. Dans ce contexte, le fonds proposé par le Niger pourrait devenir un modèle, non seulement pour l’Afrique de l’Ouest, mais pour l’ensemble du continent, où l’exploitation minière artisanale, souvent précaire et destructrice, appelle des solutions innovantes.

Mining in Motion 2025 : Les graines d’un avenir minier plus juste plantées à Accra

À Accra, sous le ciel éclatant de juin, le sommet « Mining in Motion 2025 » a ainsi planté les graines d’un avenir dans lequel l’exploitation minière ne serait plus une course effrénée vers l’or, mais un pacte harmonieux entre la terre, ses ressources et ses habitants. Le Niger, par la voix de son ministre, a su incarner cet espoir, rappelant que l’avenir de l’Afrique réside dans sa capacité à transformer ses richesses brutes en un héritage durable pour les générations futures.

Souveraineté aurifère : Niamey signe un accord clé pour valoriser son or

Une alliance audacieuse pour métamorphoser l’industrie aurifère nigérienne

Ce mercredi 23 avril, dans l’enceinte solennelle de la Maison de l’Uranium à Niamey, le gouvernement de la République du Niger a paraphé un accord de joint-venture d’une portée considérable avec la société Suvarna Royal Gold Trading LLC. De cette union naîtra la Royal Gold Niger SA, une entité appelée à insuffler une dynamique novatrice dans l’exploitation des ressources minières du pays.

En effet, l’ambition affichée est d’ériger une raffinerie d’or, d’établir une unité de confection de bijoux et d’édifier un atelier dédié à la taille et au polissage des pierres précieuses. Ainsi, ce projet, dont les contours ont été scellés par le ministre des Mines, le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane, son homologue du Budget, M. Mamane Sidi, et le PDG de Suvarna, M. Pattni Kamlesh Mansukhal Damji, s’annonce comme une étape cardinale dans la quête d’une souveraineté économique affirmée.

Le Niger s'associe à Suvarna Royal Gold Trading LLC pour révolutionner son industrie aurifère avec des installations de raffinage
© Le Niger s'associe à Suvarna Royal Gold Trading LLC pour révolutionner son industrie aurifère avec des installations de raffinage
Un dessein structurant pour l’économie nationale

Bien loin de se limiter à une simple extraction brute, cette initiative aspire à transfigurer l’or nigérien en un levier de prospérité tangible. « Désormais, l’or puisé dans nos terres ne quittera plus nos frontières sous sa forme primaire ; il sera sublimé ici même, au bénéfice exclusif de notre peuple  », a proclamé le ministre des Mines avec une gravité empreinte d’espoir. Cette mutation s’inscrit dans une vision plus vaste, portée depuis 2023 par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

À cet égard, ce dernier, fer de lance d’une refondation nationale, entend tisser une stratégie dans laquelle chaque segment de la chaîne de valeur minière, de l’extraction à la transformation, puis à la mise sur le marché, soit maîtrisé avec une rigueur méthodique. Ainsi, le Niger ambitionne de s’affranchir d’un modèle économique où ses richesses, jadis exportées sans valorisation, profitaient davantage à des entités étrangères qu’à ses propres citoyens.

Une réponse pragmatique aux défis de l’orpaillage artisanal

Par ailleurs, depuis les années 1950, l’orpaillage artisanal demeure une ancre vitale pour des milliers de foyers nigériens. Pourtant, ce secteur, livré à une informalité chronique, souffre d’une vulnérabilité aux réseaux clandestins et d’une gestion souvent désordonnée. Face à ce constat, le ministre Abarchi Ousmane a martelé la nécessité d’ordonner cette filière séculaire. « Nous devons la structurer avec soin, la préserver des emprises illégales et l’ériger en source pérenne de revenus fiscaux, d’emplois stables et de savoir-faire locaux », a-t-il énoncé. En conséquence, la Royal Gold Niger SA se veut ainsi le creuset d’une formalisation raisonnée, où la traçabilité des ressources et leur exploitation réfléchie garantiront un essor durable, loin des dérives du passé.

La souveraineté aurifère comme horizon indéfectible

En outre, ce partenariat transcende la sphère économique pour s’ériger en acte politique d’une rare densité. En s’associant à cette joint-venture, l’État nigérien revendique une emprise résolue sur ses trésors naturels. « Nous affirmons notre détermination à ce que les fruits de nos sols irriguent d’abord notre nation, pour les générations d’aujourd’hui comme celles de demain », a insisté le ministre. Cette posture rompt avec une histoire dans laquelle les bénéfices de l’exploitation minière s’évanouissaient trop souvent au-delà des frontières. Désormais, le Niger se dote d’un instrument pour façonner son destin, en puisant dans ses ressources une force de dignité et d’autonomie.

Une synergie féconde avec Suvarna Royal Gold Trading LLC

Le choix de Suvarna Royal Gold Trading LLC comme partenaire n’a rien d’une coïncidence. Cette entreprise, reconnue pour son expertise dans le négoce de l’or physique et la gestion de la ferraille, apporte un savoir-faire précieux à cette entreprise colossale. Son dirigeant, M. Pattni Kamlesh Mansukhal Damji, n’a pas manqué de louer les termes de cette collaboration, qu’il juge en parfaite harmonie avec les aspirations des autorités nigériennes. Ensemble, les deux parties entendent conjuguer compétences locales et internationales pour bâtir une industrie aurifère intégrée, capable de rivaliser sur les scènes régionales et mondiales.

Un élan vers une prospérité inclusive

Au cœur de ce projet réside une promesse  : celle d’une économie nationale où chaque parcelle d’or transformée engendre une richesse palpable pour le peuple. « Nous posons les fondations d’un modèle intégré, où la valeur ajoutée profite à nos concitoyens, tout en cultivant des aptitudes nouvelles et des emplois qualifiés », a détaillé le ministre. Si le parcours s’annonce exigeant, les premiers pas sont franchis avec une assurance manifeste. «  Par cet accord, nous ne nous contentons pas de parapher un document ; nous gravons une empreinte dans le marbre de notre histoire  », a-t-il conclu, le regard tourné vers un avenir qu’il espère radieux.

Un jalon vers une nouvelle ère aurifère

En somme, cette alliance marque un tournant décisif dans la trajectoire du Niger. Elle incarne une volonté inébranlable de transmuer les richesses du sous-sol en vecteurs d’un développement équitable et pérenne. Par ce geste, le pays s’équipe pour façonner son avenir économique tout en s’ouvrant à des coopérations internationales respectueuses de son indépendance. Si l’horizon reste à conquérir, le Niger, par cette démarche résolue, s’est indéniablement engagé sur la voie d’une renaissance aurifère ambitieuse.

Niger : révolte fiscale dans les mines

Pénétrez au cœur de Niamey, où une nouvelle énergie pulse sous le ciel africain ! Hier, la capitale nigérienne a vibré d’une détermination palpable : celle de prendre enfin les rênes de son trésor minier, véritable pilier de son économie. Tel un chef d’orchestre, le Commissaire Colonel Abarchi Ousmane, Ministre des Mines, a dirigé un atelier de formation inédit, spécialement conçu pour les gardiens de la fiscalité minière et les artisans du recouvrement des fonds publics. Cet événement crucial, où l’intensité des débats n’avait d’égale que la soif d’innovation, marque un tournant décisif dans la quête du Niger pour une gestion plus transparente et efficace de son secteur minier.

À Niamey, un atelier ministériel crucial marque la volonté du Niger de renforcer la gestion et la fiscalité de ses ressources minières,
© À Niamey, un atelier ministériel crucial marque la volonté du Niger de renforcer la gestion et la fiscalité de ses ressources minières,
« Nos mines, notre avenir» : le cri du Ministre qui lance la croisade anti-gaspillage

Dès l’ouverture des travaux, le Ministre a insufflé une atmosphère à la fois solennelle et pleine d’espoir. Face à un auditoire composé de régisseurs, d’experts pointus et de hauts fonctionnaires, il a martelé l’impératif de cette initiative : transformer les richesses minières du Niger, loin d’être une manne éphémère, en un moteur durable de progrès pour la nation. Or, le Niger, quatrième producteur mondial d’uranium et possesseur de gisements significatifs d’or, de phosphate et de pétrole, se trouve à un carrefour. Longtemps freinée par des pratiques obscures et des pertes fiscales conséquentes, la gestion de ces ressources naturelles exige une refonte en profondeur, et cet atelier en constitue une étape fondamentale.

Chasse aux milliards perdus : les régisseurs nigériens affûtent leurs armes fiscales dans les mines

Les discussions, menées avec une rigueur chirurgicale, se sont concentrées sur des thématiques aussi complexes qu’essentielles. Ainsi, l’optimisation des mécanismes de taxation minière, l’harmonisation des procédures de recouvrement des titres de perception et la traque implacable des créances en souffrance ont été au cœur des échanges. De ce fait, les régisseurs, acteurs clés de cette chaîne de valeur, ont été formés à des outils novateurs, combinant technologies de pointe pour le suivi et approches juridiques pointues. L’objectif ultime est d’assurer que chaque franc dû au Trésor public soit recouvré avec une efficacité redoutable, tout en instaurant une culture de responsabilité sans faille.

Souveraineté des mines : le Niger reprend les rênes, tournée par tournée

Cet atelier s’inscrit logiquement dans une ambition plus vaste : celle d’une souveraineté retrouvée sur les richesses naturelles du pays. Effectivement, depuis son entrée en fonction en février 2024, le ministre Abarchi Ousmane n’a cessé de réaffirmer cette priorité cruciale. En outre, ses récentes visites dans les régions minières d’Agadez, où l’uranium et l’or sculptent l’économie locale, témoignent de sa détermination à ancrer les politiques nationales dans les réalités du terrain. Par conséquent, ces tournées, enrichies par des dialogues directs avec les communautés et les opérateurs, ont mis en lumière des défis persistants : infrastructures vieillissantes, impacts environnementaux sous-évalués et redistribution des bénéfices insuffisante. Autant de constats qui ont alimenté les débats de cet atelier, où la volonté de réforme s’est conjuguée à une forte exigence de justice.

Idées neuves sous le soleil de Niamey : l’innovation au service de la transparence minière

De surcroît, un vent d’innovation a dynamisé les discussions. Par exemple, des propositions audacieuses ont émergé, telles que l’intégration de plateformes numériques sophistiquées pour suivre les flux financiers ou encore la création d’un observatoire indépendant chargé d’évaluer l’impact socio-économique des activités extractives. Bien que ces idées soient encore à leurs prémices, elles témoignent d’une aspiration collective à dépasser les modèles du passé. Ainsi, les participants, galvanisés par les perspectives tracées, ont quitté la salle avec un sentiment d’urgence : celui de construire un modèle où la richesse minière profite à l’ensemble de la nation, des villages les plus reculés aux institutions étatiques.

Ombres au tableau : les défis persistants d’une indépendance minérale fragile

Cependant, malgré les avancées esquissées, des défis importants subsistent. Notamment, la dépendance aux partenaires étrangers, la volatilité des cours mondiaux et les tensions géopolitiques continuent de peser lourdement sur le secteur. Par conséquent, le Niger, à la croisée des chemins, devra naviguer avec une grande prudence pour convertir ses ambitions en réalisations concrètes. Certes, cet atelier a semé une graine prometteuse, mais sa pleine croissance dépendra de la persévérance des acteurs et de l’engagement de toute une nation.

Dans les rues animées de Niamey, où la poussière ocre tourbillonne, une interrogation demeure, flottant comme une attente : ce sursaut de volonté actuel parviendra-t-il à façonner un avenir prospère pour le Niger grâce à ses richesses minières ?

Niger expulse des responsables chinois pour non-respect des lois locales

Niamey, 13 mars 2025 Dans une injonction aussi péremptoire qu’inattendue, le gouvernement nigérien a enjoint aux dirigeants chinois de trois fleurons du secteur pétrolier (SORAZ, CNPC et WAPCO) de plier bagage et de quitter le sol national dans un délai exigu de 48 heures, effectif dès le 12 mars 2025. Ce décret, d’une rare fermeté, trouve son origine dans une présumée infraction à l’Ordonnance sur le contenu local, pierre angulaire de la régulation des secteurs minier et hydrocarboné au Niger. Les trois figures de proue (le directeur général de la raffinerie de Zinder (SORAZ), celui de la China National Petroleum Corporation (CNPC), titan du pétrole nigérien, et celui de la West African Petroleum Company (WAPCO)) ont promptement obtempéré, trouvant refuge ce jeudi 13 mars à Lomé, capitale togolaise.

Expulsion des responsables chinois: une admonestation aux accents souverainistes

L’édit gouvernemental, loin d’être un simple soubresaut administratif, résonne comme un coup de semonce dans l’échiquier des relations sino-nigériennes. Depuis plus d’une décennie, la Chine s’est imposée comme un protagoniste incontournable dans l’exploitation des ressources naturelles du Niger. La CNPC, architecte de l’extraction pétrolière dans la région d’Agadem et maître d’œuvre de la raffinerie de Zinder, incarne cette présence tentaculaire. WAPCO, son prolongement opérationnel, orchestre quant à elle la logistique du pipeline reliant les champs nigériens aux côtes béninoises, un ouvrage pharaonique destiné à irriguer les marchés mondiaux.

Au cœur de cette querelle se dresse l’Ordonnance sur le contenu local, un texte législatif conçu pour rééquilibrer les fruits de l’opulence minérale et pétrolière en faveur des fils du terroir. Cette charte exige des opérateurs étrangers un engagement sans équivoque : privilégier l’embauche de Nigériens, confier des marchés aux entreprises autochtones et transmettre un savoir-faire tangible. Les autorités de Niamey reprochent à SORAZ, CNPC et WAPCO d’avoir dérogé à ces préceptes, optant pour une autarcie opérationnelle au profit de leurs compatriotes chinois, en reléguant les acteurs locaux à une périphérie désolante.

Une audace aux retombées incertaines

Cette expulsion, véritable manifeste d’émancipation, traduit une volonté farouche de reprendre les rênes d’une économie longtemps tributaire des appétits étrangers. Le Niger, malgré un sous-sol gorgé d’uranium et de pétrole, ploie sous le joug d’une indigence chronique, fruit d’accords jugés trop complaisants avec les puissances extérieures. En chassant ces dignitaires chinois, Niamey esquisse une promesse : celle d’une souveraineté retrouvée, où les richesses du sol irrigueraient enfin les veines d’une nation exsangue.

Pourtant, l’audace de cette mesure n’échappe pas à une périlleuse ambivalence. La Chine, par sa mainmise sur les infrastructures pétrolières, est une artère vitale pour l’économie nigérienne. Une rupture, même partielle, risque d’ébranler la production d’or noir, de tarir les rentrées fiscales et de compromettre l’approvisionnement énergétique. Sur le plan diplomatique, ce camouflet pourrait assombrir les liens avec Pékin, dont les largesses ont jusqu’ici soutenu les ambitions de développement du Niger.

Un mutisme éloquent et un horizon nébuleux

À ce jour, ni la CNPC ni le gouvernement chinois n’ont daigné rompre le silence qui enveloppe cette affaire. À Niamey, les explications officielles se réduisent à une déclaration laconique, laissant dans l’ombre les griefs précis pesant sur les entreprises incriminées. Cette discrétion, loin d’apaiser les esprits, attise les conjectures : ce bannissement est-il une sanction circonscrite ou le prélude à une refonte audacieuse des partenariats étrangers ? Le Niger, en quête d’un nouvel équilibre, osera-t-il défier davantage l’hégémonie chinoise, ou cette bravade ne serait-elle qu’un éclat fugace dans une dépendance trop enracinée ?

Tandis que les trois exilés méditent leur sort sous le ciel de Lomé, l’avenir du Niger oscille entre hardiesse et incertitude. Ce sursaut d’autorité, s’il témoigne d’une aspiration légitime à la maîtrise de son destin, soulève une interrogation lancinante : peut-on défier un colosse sans s’exposer à des lendemains qui vacillent ? L’épilogue de cette saga, suspendu aux caprices de la géopolitique, reste une énigme que le temps seul saura démêler.

 

Niamey lance la 70ᵉ session CBLT : un sursaut pour le lac Tchad

La capitale nigérienne, Niamey, s’est parée d’une aura particulière, accueillant la cérémonie d’ouverture de la 70ᵉ session ordinaire du Conseil des Ministres de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT). Dans une salle où les drapeaux des nations membres dansaient au gré d’une brise symbolique, le ministre des Mines du Niger, le Commissaire Colonel Abarchi Ousmane, a marqué de sa présence cet événement, point d’orgue d’une volonté collective de préserver un trésor vital : le lac Tchad. Face aux défis climatiques et sécuritaires qui étreignent la région, cette rencontre s’annonce comme une charnière pour l’avenir de millions d’âmes liées à ce bassin.

Un rendez-vous au cœur des enjeux vitaux

La CBLT, née en 1964 sous l’impulsion du Niger, du Tchad, du Cameroun et du Nigeria, rejoints plus tard par la République centrafricaine et la Libye comme observateurs, porte depuis six décennies la mission de veiller sur les ressources du lac Tchad, une étendue d’eau qui irrigue la vie de près de 40 millions de personnes. Ce jeudi, les ministres des pays membres, flanqués de leurs délégations, se sont rassemblés sous les plafonds du Palais des Congrès de Niamey pour débattre des stratégies capables de juguler la récession du lac, les tensions transfrontalières et les pressions démographiques qui pèsent sur cet écosystème fragile.

Par ailleurs, le Colonel Abarchi Ousmane, figure emblématique de la gouvernance nigérienne, n’a pas manqué de souligner l’importance de cette session. « Le lac Tchad n’est pas qu’une étendue d’eau : c’est le sang qui coule dans les veines de nos peuples », a-t-il déclaré lors de son discours d’ouverture, sa voix résonnant comme un appel à l’unité. Sa participation, au-delà d’un rôle protocolaire, reflète l’engagement du Niger à peser dans les décisions qui façonneront la gestion durable de cette ressource partagée.

Niamey résonne d’un élan régional : la 70ᵉ session du Conseil des Ministres de la CBLT s’ouvre sous l’égide du Colonel Abarchi Ousmane
© Niamey résonne d’un élan régional : la 70ᵉ session du Conseil des Ministres de la CBLT s’ouvre sous l’égide du Colonel Abarchi Ousmane
Une mosaïque de défis à démêler la 70ᵉ session du CBLT

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis les années 1960, le lac a perdu près de 90 % de sa superficie, passant de 25 000 km² à moins de 2 500 km² aujourd’hui, victime d’une pluviométrie capricieuse et d’une exploitation humaine galopante. À cela s’ajoutent les secousses sécuritaires, avec des groupes armés comme Boko Haram qui prospèrent dans les zones lacustres, rendant l’accès à l’eau et aux terres encore plus périlleux. La 70ᵉ session, qui s’étend sur deux jours, ambitionne de poser des jalons concrets : renforcer la coopération régionale, financer des projets de résilience climatique et harmoniser les politiques nationales pour une gestion équitable des ressources.

Les débats, qui ont débuté sous le regard attentif des experts de la CBLT, portent notamment sur le projet de transfert d’eau depuis le bassin du fleuve Congo-Oubangui, une idée audacieuse, mais coûteuse, évaluée à plusieurs milliards de dollars. Si elle voyait le jour, cette initiative pourrait redonner vie au lac, mais les ministres devront trancher entre utopie et pragmatisme, dans un contexte dans lequel les bailleurs internationaux, comme la Banque mondiale ou l’Union africaine, scrutent chaque pas.

Le Niger, une voix qui monte

Pour le Colonel Abarchi Ousmane, cette session est aussi une tribune. Ministre des Mines depuis la transition militaire, il s’est illustré ces derniers mois par une politique audacieuse, notamment dans la gestion des ressources uranifères du pays, pivotant vers des partenariats avec la Russie et d’autres acteurs non traditionnels. Sa présence à cette cérémonie dépasse son portefeuille minier : elle incarne la volonté du Niger de s’affirmer comme un acteur régional, un pont entre les nations du Sahel et du bassin tchadien. « Nous ne pouvons prospérer seuls quand nos voisins suffoquent », a-t-il glissé, esquissant un sourire qui trahissait une détermination froide.

Le choix de Niamey comme hôte n’est pas anodin. Le Niger, qui abrite le siège de la CBLT depuis sa création, reste un pilier historique de l’organisation. Cette 70ᵉ session intervient dans un climat de renouveau pour le pays, qui, après des mois de turbulences politiques, cherche à rallumer la flamme de sa crédibilité internationale. L’accueil de cet événement, marqué par une organisation minutieuse des drapeaux impeccablement alignés aux mesures de sécurité discrètes, mais efficaces, traduit cette ambition.

Niamey résonne d’un élan régional : la 70ᵉ session du Conseil des Ministres de la CBLT s’ouvre sous l’égide du Colonel Abarchi Ousmane
© Niamey résonne d’un élan régional : la 70ᵉ session du Conseil des Ministres de la CBLT s’ouvre sous l’égide du Colonel Abarchi Ousmane

La 70ᵉ session du CBLT: Vers un souffle commun ?

Alors que le soleil disparaissait derrière les dunes de Niamey, les premiers échanges révélaient une détermination à passer rapidement à l’action. Les ministres, ayant déjà participé à des sessions précédentes, étaient conscients de l’importance du temps. Les communautés du lac (pêcheurs, éleveurs, agriculteurs) attendent des actes, pas des promesses soufflées dans le vent.

La 70ᵉ session du Conseil des Ministres de la CBLT, sous l’impulsion du Colonel Abarchi Ousmane et de ses pairs, pourrait bien marquer un tournant. Pas de déclarations grandiloquentes pour l’instant, mais une tension palpable : celle d’un continent qui, autour d’un lac en sursis, cherche à réinventer son destin. À Niamey, l’histoire ne s’est pas encore écrite, mais elle a pris un élan qui, demain, pourrait changer la donne.

Niger : Signature d’un mémorandum d’entente entre le Ministère des Mines et ZARUBEZHGEOLOGIA

Niamey, 25 février 2025 — Ce matin, un événement marquant a eu lieu dans le domaine de la coopération internationale en matière de recherche géologique et minière. Le Ministère des Mines a signé un mémorandum d’entente avec la société anonyme ZARUBEZHGEOLOGIA, une filiale prestigieuse du service géologique d’État russe. Cet accord, paraphé dans une atmosphère empreinte d’optimisme, ouvre la voie à une collaboration durable visant à renforcer les capacités d’exploration et d’exploitation des ressources minérales, tout en mettant l’accent sur l’innovation et le partage d’expertise.

Signature d’un mémorandum d’entente entre le Ministère des Mines et ZARUBEZHGEOLOGIA pour une coopération durable en recherche géologique
© Signature d’un mémorandum d’entente entre le Ministère des Mines et ZARUBEZHGEOLOGIA pour une coopération durable en recherche géologique

Mémorandum d’entente : une coopération aux ambitions élevées

Le mémorandum d’entente signé aujourd’hui témoigne d’une volonté commune de tirer parti des compétences respectives des deux parties. D’un côté, le Ministère des Mines, représentant un pays riche en potentiel minier, mais souvent sous-exploré, cherche à moderniser ses approches et à maximiser la valorisation de ses ressources naturelles. De l’autre, ZARUBEZHGEOLOGIA, forte de décennies d’expérience au service de la géologie russe et de projets internationaux, apporte un savoir-faire reconnu en matière de cartographie, d’analyse géophysique et d’évaluation des gisements.

L’objectif principal de cet accord est de promouvoir une coopération durable dans le domaine de la recherche géologique et minière. Cela inclut l’échange de données scientifiques, la mise en place de programmes conjoints d’exploration ainsi que la formation de spécialistes locaux par des experts russes. À une époque où la demande mondiale en minerais stratégiques ne cesse de croître, notamment pour les technologies vertes et les énergies renouvelables, cette alliance pourrait positionner les deux partenaires comme des acteurs clés sur la scène internationale.

Des retombées concrètes attendues de ce mémorandum

Au-delà des déclarations d’intention, ce partenariat promet des avancées tangibles. Parmi les priorités définies, on note le développement d’une base de données géologiques actualisée, essentielle pour identifier de nouveaux gisements et optimiser l’exploitation des ressources existantes. Les experts de ZARUBEZHGEOLOGIA, réputés pour leur maîtrise des technologies de pointe, devraient également contribuer à l’introduction de méthodes d’analyse sophistiquées, comme la télédétection et les études sismiques avancées.

Pour le pays hôte du Ministère des Mines, cette collaboration représente une opportunité de dynamiser son secteur minier, souvent freiné par un manque de moyens techniques et humains. En s’appuyant sur l’expertise russe, il sera possible d’accélérer les campagnes de prospection et de réduire les incertitudes liées à l’évaluation des réserves. En outre, l’accord prévoit un volet de transfert de connaissances, avec des formations destinées aux géologues et aux ingénieurs locaux, renforçant ainsi les compétences nationales à long terme.

Un contexte géopolitique favorable

La signature de ce mémorandum intervient dans un contexte où les partenariats bilatéraux dans le secteur des ressources naturelles prennent une importance croissante. La Russie, via ses institutions comme ZARUBEZHGEOLOGIA, cherche à élargir son influence dans les régions riches en minerais, tout en partageant son expertise avec des nations partenaires. Pour le Ministère des Mines, cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des collaborations internationales, visant à ne pas dépendre d’un seul acteur économique ou politique.

Ce rapprochement pourrait également avoir des implications économiques significatives. En attirant des investissements étrangers dans le cadre de projets conjoints, le pays pourrait stimuler sa croissance tout en répondant aux normes de durabilité environnementale, un enjeu que les deux parties ont promis d’intégrer dans leurs travaux futurs.

Perspectives et défis à venir

Si l’enthousiasme est de mise, des défis subsistent. La mise en œuvre effective de cet accord nécessitera une coordination étroite entre les administrations et les équipes techniques des deux entités. Les différences culturelles, juridiques et opérationnelles pourraient également compliquer les premières étapes de cette collaboration. Cependant, les responsables présents ce matin ont affiché leur détermination à surmonter ces obstacles, soulignant que cet accord n’est que le prélude à une série d’initiatives concrètes.

En conclusion, la signature de ce mémorandum d’entente entre le Ministère des Mines et ZARUBEZHGEOLOGIA marque une étape prometteuse pour l’avenir de la recherche géologique et minière. En unissant leurs forces, les deux parties posent les bases d’un partenariat qui pourrait non seulement transformer l’exploitation des ressources naturelles, mais aussi inspirer d’autres nations à suivre cette voie collaborative. Les regards sont désormais tournés vers les premiers résultats de cette alliance, attendus avec impatience par les acteurs du secteur et les populations locales espérant en tirer des bénéfices durables.

 

Le Niger intensifie la lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières

Niamey, le 5 février 2025Face à la prolifération des activités minières illégales, le gouvernement nigérien a décidé de renforcer ses actions de contrôle et de répression. Le ministre des Mines, le commissaire colonel Abarchi Ousmane, a annoncé lors d’une conférence de presse faisant le bilan de l’application de sa lettre de mission que son département a mis en œuvre une stratégie globale visant à régulariser le secteur et à protéger les ressources naturelles du pays.

Une sensibilisation accrue des acteurs locaux dans la lutte contre l’exploitation illégale 

L’une des priorités du ministère est de sensibiliser les populations locales aux enjeux de l’exploitation minière légale et aux risques liés à l’activité clandestine. « De nombreux citoyens, notamment dans le secteur de l’or, ignorent les réglementations en vigueur », a souligné le ministre. Pour remédier à cette situation, le ministère a lancé une vaste campagne d’information et de sensibilisation à destination des exploitants artisanaux. L’objectif est de les inciter à se formaliser et à bénéficier ainsi d’un cadre légal leur permettant d’exercer leurs activités dans des conditions de sécurité optimales.

Une fermeture des activités illégales

En parallèle de ces actions de sensibilisation, le gouvernement a renforcé les dispositifs de contrôle et de répression. En plus, des opérations de contrôle sont régulièrement menées sur les sites d’exploitation et les autorités compétentes n’hésitent pas à prendre des sanctions à l’encontre des contrevenants. « Nous ne tolérons aucune activité minière illégale », a affirmé le ministre des Mines.

Un cas emblématique dans la région d’Agadez

Récemment, les autorités ont procédé à l’arrestation de plusieurs ressortissants étrangers qui exploitaient illégalement des ressources minières dans la région d’Agadez. Cette opération a permis de saisir du matériel d’exploitation et de mettre fin à des activités destructrices pour l’environnement. « Ces arrestations démontrent notre détermination à faire respecter la loi et à protéger notre patrimoine minier », a déclaré le ministre.

Les enjeux d’une gestion durable des ressources minières

La lutte contre l’exploitation minière illégale est un enjeu majeur pour le Niger. En effet, cette pratique a de nombreuses conséquences négatives :

  • Dégradation de l’environnement : les activités minières illégales entraînent souvent une pollution des sols et des eaux, ainsi qu’une déforestation massive.
  • Perte de recettes fiscales : L’État est privé de revenus importants qui pourraient être investis dans le développement du pays.
  • Insécurité : les zones d’exploitation illégales sont souvent le théâtre de conflits et de violences.

En somme, en luttant contre l’exploitation minière illégale, le Niger vise à assurer une exploitation durable de ses ressources minières, tout en contribuant au développement économique et social du pays.

 

Niger : ultimatum des travailleurs du pipeline Niger-Bénin à Wanda Group

La bombe à retardement sociale vient de tic-tacquer un cran plus fort. Ce mercredi, les opérateurs et techniciens des stations de pompage du pipeline Niger-Bénin, artère vitale pour l’exportation du pétrole, ont brandi un préavis de grève éclair face au géant Wanda Group. Leur mot d’ordre ? « Plus un litre de patience. »

Après des mois de salaires en roue libre et de droits sociaux escamotés, ils exigent, sous 48 heures, le règlement immédiat des arriérés et la régularisation de leurs cotisations CNSS. Un coup de pression sans précédent pour cette entreprise clé, accusée de jouer avec le feu social.

Des salaires en eaux troubles

Dans les coulisses de ce mégaprojet stratégique, censé booster l’économie régionale, c’est la harga financière qui mine les travailleurs. « On trime sous 45°C pour des salaires qui arrivent en mode stop-and-go », lâche un technicien sous couvert d’anonymat. Les retards de paiement, récurrents depuis six mois, plongent des familles dans un déjà-vu de dettes et de rationnement. Pire : les cotisations sociales (CNSS), censées être une bouée de secours, semblent avoir coulé à pic. « Nos droits sont en offline total. » « Si on a un accident, qui paiera ? », interroge un opérateur, la voix nouée.

 Des conditions de travail « inhumaines »

Leur quotidien est un mélange explosif de burn-out et de négligence. Entre les équipements vétustes, le manque de matériel de sécurité et les quarts de travail interminables, les travailleurs dénoncent des conditions « à la limite de l’esclavage moderne ». « Ici, c’est la zone grise des normes. » « Wanda Group traite le pipeline comme un tuyau à cash, pas comme un projet humain », accuse un syndicaliste, sous le radar. Certains évoquent même des maladies non prises en charge, des permis de travail expirés… Une accumulation de griefs qui a transformé la colère en ras-le-bol organisé.

 Wanda Group sous pression : silence radio ou stratégie de l’autruche ?

Face à la grogne, le groupe chinois reste muet comme un puits de pétrole asséché. Malgré des relances répétées — courriers, meetings, interpellations —, aucune réponse concrète. « Ils jouent au poker menteur avec nos vies », tonne un gréviste. Si le compte à rebours arrive à zéro, les stations de pompage pourraient se mettre en mode veille, paralysant un projet déjà fragile. Un risque énorme pour Wanda, dont l’image en Afrique de l’Ouest est en jeu.

Une bombe à retardement économique 

Le pipeline Niger-Bénin, long de 2 000 km, est le projet phare censé doper les exportations de brut nigérien. Mais aujourd’hui, c’est aussi un symbole de contradictions : comment vanter un essor économique si ceux qui font tourner la machine crèvent à la tâche ? Une grève plongerait le projet dans le chaos, avec des pertes estimées à des millions de dollars par jour. Les gouvernements des deux pays, déjà sur le fil entre investisseurs et populations locales, pourraient bien faire les frais de ce bras de fer.

La rue, dernier recours pour les employés du Wanda Group

« On n’a plus le choix. » « La grève, c’est notre mégaphone », résume un opérateur déterminé. Derrière les revendications salariales, c’est une quête de dignité qui s’exprime. Et le mouvement pourrait faire des émules : d’autres secteurs, des transporteurs aux sous-traitants, observent la situation avec une solidarité grandissante.

Dans moins de 48 heures, Wanda Group devra choisir entre apaiser la tempête ou affronter un arrêt historique qui secouera le secteur énergétique ouest-africain. Une chose est sûre, c’est que les hommes du pipeline ont décidé de ne plus être les invisibles de l’or noir. À l’ère où les réseaux sociaux amplifient chaque étincelle, cette grève pourrait bien allumer un feu bien plus grand…

Coopération renforcée entre le Niger et les Émirats Arabes Unis

Niamey, le 11 décembre 2024 – Le Niger et les Émirats Arabes Unis continuent de renforcer leurs liens de coopération. C’est ce qui ressort de l’audience que le ministre des Mines, le Commissaire Colonel Abarchi Ousmane, a accordée ce mercredi matin à Rachid Saeed Al Shamsi, ambassadeur des Émirats Arabes Unis au Niger.

Les échanges entre les deux personnalités ont porté principalement sur les opportunités de renforcer la coopération bilatérale, notamment dans le domaine des mines. Il est à noter que les Émirats Arabes Unis sont un acteur majeur dans le secteur minier mondial et disposent d’une expertise reconnue dans ce domaine.

Le Niger et les Émirats Arabes Unis : de nouvelles perspectives pour le secteur minier

En plus, les Émirats Arabes Unis, avec leur expertise reconnue dans le secteur minier et leurs importantes ressources financières, peuvent apporter un soutien précieux au développement de l’industrie minière nigérienne. Cette coopération pourrait se traduire par :

  • Des investissements directs 
  • Le transfert de technologies
  • Le développement des infrastructures

La coopération entre les deux pays va favoriser la formation des compétences locales dans le secteur minier, permettant ainsi de renforcer les capacités nationales et de réduire la dépendance à l’expertise étrangère.

Malgré les opportunités, il est important de renforcer la gouvernance minière, de protéger l’environnement et de garantir une répartition équitable des bénéfices.

Au cours de leur entrevue, les deux responsables ont réaffirmé leur engagement à renforcer la coopération bilatérale. Ils ont convenu de mettre en œuvre des projets communs visant à stimuler le développement économique et social de leurs pays respectifs et à améliorer les conditions de vie des Nigériens, en ligne avec la vision du président Tiana pour un Niger prospère et uni.

En outre , la rencontre s’inscrit dans la volonté du Niger de diversifier ses sources de revenus et de réduire sa dépendance à l’aide internationale. Le secteur minier, riche en potentialités, est un levier important pour le développement économique du pays.

En somme, cette rencontre intervient dans un contexte dans lequel les deux États souhaitent élargir leurs horizons économiques et approfondir leur collaboration dans des secteurs clés comme l’énergie, les infrastructures et le développement durable.

 

Le Niger s’empare de la mine de Somair à Arlit

Agadez, le 4 décembre 2024 Un nouveau chapitre s’écrit dans les relations entre le Niger et les entreprises étrangères. La compagnie française Orano, géant mondial de l’uranium, vient d’annoncer que les autorités nigériennes ont pris le contrôle de sa mine de Somair. Cette décision intervient dans un contexte de tensions accumulées entre le gouvernement et les investisseurs étrangers.

Orano, qui détient une part majoritaire dans Somair, a indiqué que les décisions prises par le conseil d’administration de l’entreprise n’étaient plus respectées. C’est ainsi que le groupe français a constaté la prise de contrôle effective de ses opérations au Niger.

La nationalisation de la mine de Somair au Niger : un enjeu de souveraineté économique et de relations internationales.
© La nationalisation de la mine de Somair au Niger : un enjeu de souveraineté économique et de relations internationales.
Un climat des affaires incertain

La résolution du gouvernement, dirigée par le Président Tinia, d’utiliser les ressources nationales pour le progrès de la population a considérablement changé le paysage des affaires au Niger. Cette nouvelle politique a introduit un élément d’incertitude pour les investisseurs étrangers, en particulier dans l’industrie minière, qui sont maintenant face à des risques politiques croissants.

L’uranium, ressource stratégique pour l’énergie nucléaire, représente une part importante de l’économie nigérienne. La décision des autorités de prendre le contrôle de la mine de Somair pourrait avoir des répercussions significatives sur le secteur minier du pays et sur les relations entre le Niger et ses partenaires internationaux.

La nationalisation de la mine de Somair au Niger : un enjeu de souveraineté économique et de relations internationales.
© La nationalisation de la mine de Somair au Niger : un enjeu de souveraineté économique et de relations internationales.
Orano entend défendre ses droits.

Face à cette situation, Orano a indiqué qu’il allait « défendre ses droits devant les instances compétentes ». Le groupe français estime que la prise de contrôle de Somair est illégale et qu’elle porte atteinte à ses intérêts.

Cette nouvelle crise s’ajoute à une série de tensions entre Orano et les autorités nigériennes. En juin dernier, le Niger avait déjà retiré un autre permis d’exploitation minière à une filiale du groupe français.

Les avantages d’une naturalisation de la mine de Somair

La nationalisation de la mine de Somair permettrait au Niger de percevoir des revenus importants issus de l’exploitation de ses ressources naturelles, facilitant le financement de projets de développement et l’amélioration du niveau de vie de la population. Elle pourrait également favoriser une répartition plus équitable des richesses, notamment par l’investissement dans les régions productrices. Enfin, le contrôle direct des ressources naturelles renforcerait l’autonomie économique du Niger et réduirait sa dépendance vis-à-vis des entreprises étrangères.

Les bénéfices de l’exploitation de la mine pourraient servir à l’amélioration des infrastructures telles que les routes, les écoles et les hôpitaux, en particulier dans les régions productives. La gestion nationale de la mine va aussi faciliter la création d’emplois pour la population locale, particulièrement dans les domaines de l’exploitation minière et de la transformation.

La nationalisation de la mine de Somair au Niger : un enjeu de souveraineté économique et de relations internationales.
© La nationalisation de la mine de Somair au Niger : un enjeu de souveraineté économique et de relations internationales.
Précautions et défis

Cependant, la réussite de la nationalisation dépendra de plusieurs facteurs :

  • La capacité du gouvernement à gérer efficacement l’entreprise. 
  • La transparence et la lutte contre la corruption 

Par ailleurs, la nationalisation peut entraîner des tensions avec les partenaires commerciaux du Niger et avoir des répercussions sur les investissements étrangers dans le pays.

En conclusion, la nationalisation de la mine d’uranium de Somair représente un tournant majeur pour le Niger. Si elle est retenue avec prudence et efficacité, elle apportera d’importants bénéfices au pays. Cependant, elle comporte également des risques qu’il convient de ne pas sous-estimer.

 

Agadez : Lancement de l’évaluation environnementale du projet pétrolier de Kafra

Agadez, le 2 décembre 2024 – Un atelier d’évaluation crucial s’est ouvert ce lundi à Agadez, marquant une étape importante dans le projet d’exploitation du bloc pétrolier de Kafra, situé à la frontière nigéro-algérienne. Présidé par M. Souleymane Seidou Boulhassen, secrétaire général du gouvernorat de la région, cet atelier vise à analyser en profondeur les impacts potentiels de ce projet sur l’environnement et les populations locales.

En effet, si l’exploitation pétrolière de Kafra promet des retombées économiques positives pour la région, elle soulève également des questions légitimes quant à ses conséquences sur le milieu naturel et les communautés. C’est pourquoi une étude d’impact environnemental et social (EIES) a été réalisée et est actuellement soumise à évaluation.

« Le Niger, signataire de nombreux accords internationaux sur l’environnement, a le devoir de protéger son patrimoine naturel et ses populations », a souligné M. Boulhassen. Il a rappelé que tout projet d’une telle envergure doit obligatoirement faire l’objet d’une évaluation environnementale rigoureuse, afin d’anticiper les éventuels impacts négatifs et de mettre en place des mesures d’atténuation appropriées.

Les techniciens de l’environnement et du domaine minier réunis à Agadez ont pour mission d’examiner de manière approfondie le rapport provisoire de l’EIES. Leur compétence sera essentielle pour garantir une évaluation adéquate de tous les aspects environnementaux et sociaux du projet.

Les enjeux de l’évaluation du projet pétrolier de Kafra

Cette évaluation revêt une importance capitale pour plusieurs raisons :

  • Protection de l’environnement : il s’agit de s’assurer que l’exploitation pétrolière ne compromet pas la qualité de l’air, de l’eau et des sols, ni ne perturbe la biodiversité de la région.
  • Protection des populations : l’étude doit également évaluer les impacts potentiels sur la santé des populations, les ressources en eau, les activités économiques traditionnelles et le mode de vie des communautés locales.
  • Respect des engagements internationaux : le Niger, en tant que signataire de nombreux accords internationaux, a l’obligation de respecter les normes environnementales les plus élevées.

Les résultats de cette évaluation serviront de base à la prise de décision concernant la poursuite du projet et à la mise en place de mesures de mitigation pour minimiser les impacts négatifs.

En somme, l’exploitation du bloc pétrolier de Kafra pourrait apporter des revenus importants à la région d’Agadez, mais il est essentiel de s’assurer que ces bénéfices soient durables et équitablement répartis. Cette évaluation environnementale est donc un élément clé pour garantir que le développement économique de la région se fasse en harmonie avec la protection de l’environnement et le bien-être des populations.

 

Agadez : Les orpailleurs nigériens renforcent leurs connaissances fiscales

Agadez, le 2 décembre 2024 Le secteur de l’orpaillage au Niger, notamment dans la région d’Agadez, est en pleine mutation. Afin de mieux encadrer cette activité et d’optimiser les recettes fiscales, le Groupement des Sociétés Nigériennes d’Exploitation Semi-Mécanisée d’Or (GS-NESMO) a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’intention de ses membres.

En effet, cet événement, qui se tient à Agadez, a rassemblé les principaux acteurs de l’orpaillage nigérien, dont Elhadji Assalih Ibrahim Ari, président du GS-NESMO, et des personnalités administratives et coutumières. L’objectif est de sensibiliser les orpailleurs à leurs obligations fiscales et de les aider à mieux comprendre les réglementations en vigueur.

Le secrétaire général de la région d’Agadez, Seydou Boulhassane, a souligné l’importance de l’orpaillage dans le développement économique de la région, tout en rappelant les défis liés à cette activité, notamment les conflits fonciers et les impacts environnementaux.

Selon lui, pour faire face aux problèmes, le Niger a introduit des réformes, telles que l’exploitation semi-mécanisée et un cadre juridique. « Les réformes entreprises par le gouvernement visent à transformer l’orpaillage artisanal en un outil de développement économique tout en limitant les impacts négatifs », a-t-il déclaré.

Pour Elhadj Moussa Baba, premier vice-président du GS-NESMO, cet atelier est une étape cruciale pour renforcer la relation de confiance entre les orpailleurs et l’administration fiscale. « En améliorant la connaissance des réglementations fiscales, nous contribuons à un meilleur civisme fiscal et à une augmentation des recettes de l’État », a-t-il affirmé.

Les enjeux de l’orpaillage au Niger

Dans les régions d’Agadez et de Tillabéri, l’orpaillage occupe une place économique importante, où les aléas climatiques restreignent souvent les activités agricoles et pastorales. Toutefois, cette industrie fait face à de multiples obstacles :

  • Les conflits fonciers 
  • Les impacts environnementaux 
  • La sécurité
  • La santé des travailleurs 

Vers une meilleure régulation du secteur

En somme, cet atelier s’inscrit dans une dynamique de professionnalisation du secteur de l’orpaillage au Niger. En renforçant les capacités des acteurs et en améliorant la gouvernance, les autorités espèrent transformer l’orpaillage en un moteur de développement durable pour les régions concernées.

Bons à savoir : En 2014, la découverte de gisements d’or dans la région, en particulier à Djado et Tchibarakaten, a créé une opportunité économique importante pour le pays.

 

Le ministre fait le point sur les conditions de travail dans le secteur minier

Niamey, le 2 novembre 2024 Dans le cadre de sa mission de supervision des activités minières au Niger, le Ministre des Mines s’est rendu le 30 octobre dernier à la Direction Régionale des Mines et au Centre de Recherche Géologique et Minière (CRGM). L’objectif de cette visite était de se rendre compte de visu des conditions de travail des agents et du fonctionnement de ces établissements clés pour le développement du secteur minier nigérien.

Accompagné de son staff, le commissaire colonel Abarchi Ousmane a pu échanger avec les agents sur leurs préoccupations et les défis auxquels ils sont confrontés au quotidien. En outre, les questions de la modernisation des équipements, de la formation continue du personnel et de l’amélioration des conditions de travail ont été au cœur des discussions.

« J’ai profité de cette visite pour réitérer à ces agents l’engagement du gouvernement à leur assurer les conditions de travail les plus adéquates », a déclaré le ministre. « Nous sommes conscients de l’importance de leur travail pour le développement de notre pays et nous ne ménagerons aucun effort pour les soutenir ».

Au CRGM, le ministre s’est intéressé aux dernières recherches menées sur l’exploration et l’exploitation des ressources minières du Niger. Il a souligné l’importance de renforcer la recherche scientifique pour mieux connaître le potentiel minier du pays et optimiser son exploitation.

Cette visite du ministre des Mines intervient dans un contexte marqué par la volonté du gouvernement de développer le secteur minier, considéré comme un moteur de croissance économique. En s’assurant que les structures chargées de ce secteur disposent des moyens nécessaires pour remplir leurs missions, le gouvernement démontre ainsi sa détermination à faire du Niger un acteur majeur dans le domaine minier en Afrique.

Zimar, une nouvelle ère s’ouvre pour le Niger : l’or noir enfin valorisé

Niamey, le 25 octobre 2024 – Le Niger franchit une étape majeure dans son développement industriel. Le gouvernement nigérien, représenté par le ministre d’État à la défense, le général Salifou Mody, et le groupe pétrolier canadien Zimar, représenté par Dr. Richard J. Moerman, ont signé jeudi un mémorandum d’entente pour la construction d’une raffinerie de pétrole et d’un complexe pétrochimique à Dosso.

Ce projet ambitieux, d’une capacité de 100 000 barils par jour, vise à transformer les ressources naturelles du Niger et à réduire sa dépendance aux importations de produits pétroliers raffinés. Selon les autorités nigérianes, cette initiative devrait créer de nombreux emplois, stimuler l’économie locale et améliorer la qualité de vie des populations.

« L’établissement d’une raffinerie et d’un complexe pétrochimique à Dosso marque un projet de grande envergure et une chance inouïe pour la nation. » La collaboration avec Zimar est une étape clé de notre stratégie pour une industrialisation pérenne qui stimulera l’emploi et créera des perspectives pour la population, a souligné le général Salifou Mody suite à la ratification de l’accord.

Zimar: Un choix stratégique

Le choix stratégique de collaborer avec Zimar, le groupe canadien spécialisé dans le raffinage, est un pas significatif pour le Niger. Cette décision témoigne de la volonté du gouvernement nigérien de bénéficier d’un transfert de compétences et d’assurer une réalisation efficace du projet.

L’objectif est de doter le pays d’une infrastructure industrielle de pointe et de renforcer son indépendance énergétique. Le Général Mody a souligné que ce partenariat reflète une vision partagée pour l’avenir du Niger, avec l’espoir que cela stimulera le développement économique national.

Des enjeux environnementaux et sociaux

Le projet ambitieux annoncé par le gouvernement nigérien vise à accroître l’autonomie énergétique du pays et à dynamiser son économie par le traitement local des ressources énergétiques. Il promet de transformer les ressources naturelles du Niger, réduisant ainsi la dépendance aux importations énergétiques et favorisant la croissance économique locale. Les autorités se sont engagées à respecter les normes environnementales et sociales, en prenant des mesures pour minimiser l’impact écologique de la raffinerie et en assurant des conditions de travail équitables pour tous les employés.

Les enjeux de ce projet

En outre, le projet a pour but de diminuer la dépendance du Niger aux importations de produits pétroliers raffinés et de consolider sa sécurité énergétique. La construction de la raffinerie et du complexe pétrochimique est prévue pour générer de l’emploi et stimuler l’économie dans la région de Dosso, s’inscrivant dans une stratégie plus large d’industrialisation et de diversification économique du pays.

Le ministre de la Défense a souligné l’importance de cette collaboration interministérielle pour stimuler l’emploi, renforcer les infrastructures et améliorer le niveau de vie des citoyens nigériens. De son côté, le représentant de Zimar a exprimé son optimisme quant à ce partenariat avec l’État, anticipant des résultats prometteurs pour l’avenir. Ce projet représente donc une opportunité considérable pour le développement économique et social du Niger.

En bref, la signature de ce mémorandum d’entente marque une étape importante dans la diversification économique du Niger. Ce projet ambitieux, qui s’inscrit dans le cadre de la Vision 2035, devrait permettre au pays de renforcer son autonomie énergétique et de créer de nouvelles opportunités pour sa jeunesse. Cependant, sa réussite dépendra de la capacité des autorités nigériennes à mettre en œuvre une politique industrielle ambitieuse et à garantir un environnement des affaires favorable aux investissements.

Le pétrole nigérien continue de couler à flot vers l’Asie via le Bénin

Niamey, le 22 octobre 2024 – Le flux de pétrole nigérien vers les marchés internationaux se poursuit sans interruption. Un nouveau pétrolier, le « Pertamina Halmahera », battant pavillon libérien, a accosté dimanche dernier à la station terminale de Sèmè-Podji au Bénin pour y charger 130 000 tonnes de brut nigérien. En effet, ce géant des mers, d’une longueur de 275 mètres, quittera ce mardi la gare terminale de Sèmè-Podji chargé du pétrole brut nigérien à destination de la Malaisie.

Le pétrole nigérien: un flux ininterrompu

Par ailleurs, ce cinquième chargement depuis l’inauguration du pipeline en mai dernier témoigne de la fluidité des opérations et de l’importance stratégique de ce projet pour les deux pays. De plus, ce nouveau chargement s’inscrit dans le cadre du projet de pipeline Niger-Bénin, un projet d’infrastructure majeur qui vise à faciliter l’exportation du pétrole nigérien vers les marchés mondiaux.

Le Niger, riche en ressources pétrolières, trouve ainsi un nouveau débouché pour son or noir, tandis que le Bénin, grâce à cette infrastructure, renforce son positionnement en tant que hub énergétique régional.

Un projet porteur d’espoir pour les économies nigérienne et béninoise

Ce projet, fruit d’une coopération entre le Niger, la Chine et le Bénin, est porteur de nombreux espoirs pour les deux pays. Il génère déjà des retombées économiques considérables pour les deux pays. Il crée de l’emploi, développe les infrastructures et contribue aussi à renforcer les relations bilatérales.

Pour le Niger, il s’agit d’une source de revenus supplémentaire qui permet de financer des projets de développement. Pour le Bénin, c’est l’opportunité de diversifier son économie et de renforcer son attractivité pour les investisseurs.

Les défis à relever

Le succès à long terme du projet Niger-Bénin dépendra de plusieurs facteurs, notamment de la stabilité politique dans la région, de la fluctuation des cours du pétrole et de la capacité des deux pays à gérer les revenus générés par les exportations.

En conclusion, avec chaque nouveau chargement, le projet d’oléoduc Niger-Bénin confirme son succès. Il ouvre de nouvelles perspectives pour les deux pays et contribue à renforcer la coopération régionale. Les autorités nigériennes et béninoises peuvent se féliciter pour cette réussite et envisager l’avenir avec optimisme.

 

Le Niger et SUN Multinational DMCC renforcent leur coopération dans le secteur minier

Niamey, le 8 octobre 2024 – Le ministre des Mines, le commissaire colonel Abarchi Ousmane, a reçu hier une délégation de SUN Multinational DMCC. Cette rencontre, qui s’est tenue à son cabinet, a été l’occasion d’évoquer les perspectives de coopération entre le Niger et cette entreprise dans le domaine minier.

Les échanges ont porté principalement sur les moyens de renforcer le partenariat entre les deux parties, afin de développer davantage le secteur minier nigérien. Les discussions ont également abordé les opportunités d’investissement et les projets en cours.

Le Niger et SUN Multinational DMCC unissent leurs forces pour développer le secteur minier et créer de la richesse.
© Le Niger et SUN Multinational DMCC unissent leurs forces pour développer le secteur minier et créer de la richesse.
Les enjeux d’une coopération avec SUN Multinational DMCC pour le Niger

Cette coopération avec SUN Multinational DMCC s’inscrit dans une stratégie plus large de développement du secteur minier nigérien. Le gouvernement nigérien souhaite faire de ce secteur un moteur de croissance économique et de création d’emplois. En s’associant avec des entreprises comme SUN Multinational DMCC, le Niger vise à :

  • Attirer de nouveaux investissements : le pays dispose d’importantes ressources minières, mais leur exploitation reste encore limitée. En améliorant le climat des affaires et en offrant des garanties aux investisseurs, le Niger souhaite attirer plus de capitaux étrangers.
  • Diversifier l’économie : le secteur minier peut contribuer à diversifier les sources de revenus du pays et à réduire sa dépendance à l’aide internationale.
  • Développer les infrastructures : les investissements miniers peuvent générer des retombées positives pour les infrastructures routières, énergétiques et de communication.

Les défis à relever

Si les perspectives sont prometteuses, il reste encore des défis à relever pour tirer pleinement partie du potentiel du secteur minier. D’abord, une gouvernance minière renforcée s’impose, avec un cadre réglementaire clair et robuste, essentiel pour séduire les investisseurs et assurer une juste répartition des richesses. Par ailleurs, il est impératif que l’exploitation minière respecte la nature et les populations avoisinantes. Enfin, Il est nécessaire de former une main-d’œuvre qualifiée pour répondre aux besoins du secteur minier.

Cette rencontre entre le ministre des Mines et la délégation de SUN Multinational DMCC marque une nouvelle étape dans le développement de la coopération entre le Niger et les entreprises étrangères dans le secteur minier. Les discussions ont permis de poser les bases d’un partenariat fructueux, qui devrait contribuer à la valorisation des ressources minières du Niger et à son développement économique.