Niger-Transformation Numérique Archives - Journal du Niger

Niamey : lancement officiel de la connectivité haut débit des mairies

La capitale nigérienne a accueilli ce mercredi 8 mai 2026 une cérémonie qui marque une étape décisive dans la modernisation de l’administration publique. En effet , l’Administrateur délégué de la ville de Niamey, le colonel Boubacar Soumana Garanké, président de l’Association des municipalités du Niger, a pris part au lancement officiel de la connectivité haut débit des mairies.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Une avancée stratégique pour la gouvernance locale

Ce projet s’inscrit dans une dynamique de transformation numérique des collectivités territoriales. En dotant les mairies d’un accès à Internet haut débit, l’État nigérien entend renforcer l’efficacité administrative, améliorer la transparence et rapprocher l’administration des citoyens. Ainsi, pour le colonel Garanké, la digitalisation constitue un levier essentiel de la gouvernance municipale : elle permet non seulement de fluidifier les services publics, mais aussi de mobiliser davantage de ressources locales.

 

Le projet « Naneye Yarda » comme catalyseur

Au cœur de cette initiative se trouve le projet « Naneye Yarda », déjà mis en œuvre à Niamey. Ce programme a démontré sa capacité à simplifier l’accès des populations aux services municipaux, à réduire les lourdeurs bureaucratiques et à instaurer une relation plus directe entre les citoyens et leurs élus. En consolidant cette expérience, le gouvernement ambitionne également de faire de Niamey une capitale moderne, connectée et innovante, en phase avec la vision de la refondation.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Un impact attendu sur les citoyens

Par ailleurs, la connectivité des mairies ne se limite pas à une amélioration technique : elle ouvre la voie à une administration plus inclusive. Les habitants pourront ainsi accéder plus facilement aux informations, aux démarches administratives et aux services essentiels. Dans un contexte où la fracture numérique reste un défi majeur, cette initiative est un pas important vers l’équité territoriale et la modernisation des infrastructures locales.

 

Vers une capitale tournée vers l’avenir

En somme, la cérémonie de lancement a été saluée comme un signal fort de l’engagement des autorités à inscrire la gouvernance locale dans l’ère numérique. En reliant les mairies au haut débit, Niamey et l’ensemble des communes du Niger se dotent d’outils indispensables pour répondre aux attentes croissantes des citoyens et accompagner le développement urbain.

Niger : à Alger, le pays mise sur le numérique et les télécommunications

Alger, 31 mars 2026 – À mesure que la transformation numérique redessine les équilibres économiques mondiaux, les pays africains s’organisent pour ne pas rester en marge de cette révolution. À Alger, le forum Global Africa Tech s’impose comme une plateforme stratégique où se discutent les contours d’une souveraineté numérique africaine. Parmi les participants, le Niger affiche ses ambitions : renforcer ses infrastructures et accélérer son intégration dans l’économie digitale du continent.

Conduite par le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’information, Adji Ali Salatou, la délégation nigérienne prend part à cet événement continental placé sous le patronage du président Abdelmadjid Tebboune. Ainsi, cette participation traduit une volonté politique d’inscrire le Niger dans les dynamiques numériques africaines en pleine mutation.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Une Afrique en quête de souveraineté numérique

Organisé par les autorités algériennes, ce rendez-vous rassemble décideurs publics, entreprises technologiques et startups autour d’un enjeu central : construire une vision commune de la connectivité et des infrastructures numériques en Afrique.

Dans ce contexte, la question de la souveraineté numérique s’impose comme un axe majeur. Les États africains cherchent à mieux contrôler leurs données, développer leurs propres infrastructures et réduire leur dépendance vis-à-vis des technologies étrangères.

Pour le Niger, encore confronté à des défis d’accès à Internet et de couverture des réseaux, ces discussions offrent une opportunité d’anticiper les transformations à venir et de s’aligner sur les standards régionaux.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Le Niger en quête de partenariats stratégiques

Au-delà de sa participation aux panels, la délégation nigérienne mise sur les rencontres bilatérales pour accélérer ses projets. En effet, le séjour à Alger permet au ministre et à ses équipes de poursuivre les échanges engagés lors de la commission mixte nigéro-algérienne tenue récemment à Niamey.

Par ailleurs, des discussions ont été engagées avec plusieurs acteurs du secteur numérique afin d’explorer des pistes de coopération, notamment dans le développement des infrastructures télécoms, la formation des compétences locales et l’innovation technologique.

Cette stratégie s’inscrit dans une logique pragmatique : attirer des investissements, renforcer les capacités nationales et favoriser l’émergence d’un écosystème numérique dynamique.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Les startups, nouveaux acteurs de la transformation digitale

La présence de startups au sein de la délégation nigérienne illustre également une évolution importante. Désormais, les politiques publiques ne se limitent plus aux grandes infrastructures ; elles intègrent aussi les acteurs de l’innovation, considérés comme des moteurs de croissance et de création d’emplois.

En participant à ce type de forum, ces jeunes entreprises peuvent nouer des partenariats, accéder à de nouveaux marchés et s’inspirer des expériences d’autres pays africains.

 

Une course contre le temps

Cependant, le défi reste de taille. La transformation numérique exige des investissements importants, une régulation adaptée et une formation continue des ressources humaines. Pour le Niger, l’enjeu est donc double : rattraper son retard tout en se positionnant sur les opportunités offertes par l’économie numérique.

En définitive, la participation du Niger au Global Africa Tech témoigne d’une prise de conscience : dans un monde de plus en plus connecté, la souveraineté ne se joue plus seulement sur le plan politique ou économique, mais aussi sur le terrain technologique.

Niger : Niamey valide sa stratégie numérique 2026-2035

À l’heure où les économies africaines cherchent à diversifier leurs moteurs de croissance, le Niger veut faire du numérique un pilier de sa transformation structurelle. À Niamey, les autorités ont franchi une nouvelle étape dans cette ambition en lançant l’atelier national de validation de la Politique nationale de développement du numérique (PNDN) 2026-2035, accompagné de son plan d’action sectoriel pour la période 2026-2030.

La rencontre, présidée par le ministre de la Communication, des Postes et de l’Économie numérique Adji Ali Salatou, marque une phase décisive dans la définition de la stratégie digitale du pays pour la prochaine décennie.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Le numérique, nouveau levier de croissance pour le Niger

Dans un contexte où la transformation numérique redéfinit les équilibres économiques mondiaux, Niamey entend se positionner plus activement dans cette dynamique. La stratégie actuellement en cours de validation vise ainsi à rendre les technologies numériques accessibles à l’ensemble de la population et à en faire un moteur de développement économique et social à l’horizon 2035.

Pour le gouvernement nigérien, l’enjeu est double : stimuler la création d’emplois tout en renforçant la souveraineté économique du pays. Dans son intervention, le ministre Adji Ali Salatou a souligné que la digitalisation constitue désormais un facteur essentiel de modernisation des États et de compétitivité économique.

Cette orientation s’inscrit également dans la vision politique portée par le président Abdourahamane Tiani, à travers le Programme de la Refondation de la République, qui ambitionne de restructurer en profondeur l’économie nationale.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Trois axes stratégiques pour transformer l’écosystème numérique

La future politique numérique du Niger repose sur trois piliers majeurs destinés à structurer durablement le secteur.

Le premier concerne la gouvernance et la sécurité numérique. Les autorités souhaitent renforcer les cadres réglementaires afin d’encadrer le développement des technologies tout en protégeant les données et les systèmes d’information.

Le deuxième axe porte sur le développement des infrastructures et des services numériques. L’objectif est d’élargir l’accès à Internet, d’améliorer la connectivité sur l’ensemble du territoire et de favoriser l’émergence de nouveaux services numériques.

Enfin, la stratégie prévoit un investissement important dans les compétences et l’innovation. La formation des jeunes aux métiers du numérique et la promotion de l’entrepreneuriat technologique figurent parmi les priorités afin de bâtir un écosystème capable de soutenir l’économie de demain.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Des institutions clés mobilisées autour de la stratégie

La cérémonie d’ouverture a également réuni plusieurs acteurs institutionnels du secteur. Parmi eux figuraient Iro Adamou, président de la Haute Autorité de protection des données à caractère personnel, et Moussa Zeinabou Seyni, directrice générale de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste.

Leur participation souligne l’importance accordée à la régulation, à la protection des données et à la gouvernance du numérique dans la future politique nationale.

Car au-delà des infrastructures, les autorités entendent créer un environnement numérique sécurisé et crédible, capable d’attirer les investissements et de stimuler l’innovation locale.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Une transformation numérique encore semée de défis

Si les ambitions sont élevées, la mise en œuvre de cette politique devra relever plusieurs défis structurels. L’accès à Internet demeure encore limité dans certaines zones rurales, tandis que les infrastructures technologiques nécessitent des investissements conséquents.

À cela s’ajoute la question de la formation et de l’accompagnement des jeunes talents, indispensables pour faire émerger un véritable tissu d’entreprises numériques.

Néanmoins, pour les autorités nigériennes, le pari du numérique représente une opportunité stratégique. En misant sur l’innovation, le pays espère renforcer sa résilience économique et ouvrir de nouvelles perspectives de croissance.

Niger : l’ARCEP lance sa plateforme de contrôle en temps réel des télécoms

Sous l’impulsion du général d’armée Abdourahamane Tiani, le Niger franchit une étape décisive dans sa quête de souveraineté économique. Ce mercredi 28 janvier, Niamey a inauguré sa plateforme nationale de contrôle des réseaux mobiles. Un outil technologique de rupture qui permet désormais à l’État de surveiller, en temps réel et sans intermédiaire, les revenus et la qualité de service des opérateurs.

En effet, c’est une révolution qui s’est jouée ce matin au siège de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP). En coupant le ruban inaugural au nom du Premier ministre, la ministre de la Fonction publique, Mme Aïssatou Abdoulaye Tondi, a envoyé un signal clair aux acteurs du secteur : l’ère de l’asymétrie d’information est révolue.

ARCEP Niger
© ARCEP Niger

Le nouveau système de contrôle intelligent des télécommunications

Déployée par le prestataire tunisien Infocom International (déjà actif au Mali et au Togo), cette plateforme est un concentré de technologie « non intrusive ». Connectée directement au cœur des réseaux des opérateurs (2G, 3G, 4G et bientôt 5G), elle aspire également les données de trafic et les flux financiers sans intervention humaine.

Pour Niamey, l’enjeu est triple :

  1. Fiscalité : S’assurer que chaque franc généré par les appels et la data est déclaré et taxé à sa juste valeur. Un mémorandum d’entente a d’ailleurs été signé dans la foulée entre l’ARCEP et la Direction Générale des Impôts (DGI) pour un partage automatique des données.
  2. Qualité : Mesurer objectivement le taux de réussite des appels et la couverture réelle, souvent critiqués par les usagers.
  3. Lutte contre la fraude : Détecter instantanément les pratiques illicites (bypass, sous-déclaration de trafic) qui grèvent les recettes publiques.

ARCEP Niger,
© ARCEP Niger,

L’arme de la « Refondation »

« La régulation ne peut plus reposer sur des mécanismes déclaratifs ou des outils partiels », a martelé la ministre Aïssatou Tondi. Pour le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), ce dispositif est un pilier de la « refondation nationale ». En reprenant le contrôle des données techniques et économiques, le Niger s’affranchit aussi de la dépendance aux rapports fournis par les opérateurs privés (Moov Africa, Airtel, Niger Telecoms).

ARCEP Niger
© ARCEP Niger

Un projet de dix ans qui aboutit

Le Directeur général de l’ARCEP, le Colonel-major Idrissa Chaïbou, n’a pas caché sa satisfaction. Ce projet, en gestation depuis plus d’une décennie, consacre l’aboutissement d’un effort de souveraineté technologique. Avec une architecture modulaire et sécurisée, le Niger dispose désormais d’un tableau de bord dynamique pour piloter son économie numérique.

En se dotant d’un instrument déjà éprouvé chez ses voisins de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Niger harmonise ainsi sa puissance de régulation. Reste désormais à voir comment les opérateurs accueilleront cette supervision « en temps réel », dans un secteur qui constitue l’un des principaux pourvoyeurs de recettes fiscales du pays.