mars 2025 - Page 6 sur 10 - Journal du Niger

Un vent nouveau dans les couloirs de la diplomatie ouest-africaine

Dans le théâtre mouvant des relations internationales en Afrique de l’Ouest, un acte significatif vient de se jouer : Gildas Agonkan Habib a été officiellement investi du titre d’Ambassadeur du Bénin auprès du Burkina Faso. Une décision qui ne se contente pas de remplir une case administrative, mais qui dessine les contours d’une ambition plus vaste : tisser des liens plus étroits entre Cotonou et Ouagadougou. Validée par le Conseil des ministres burkinabè, sous la houlette du Capitaine Ibrahim Traoré, cette nomination s’accompagne d’une particularité remarquable : Agonkan, déjà en poste comme Ambassadeur au Niger depuis juin 2023, portera désormais deux casquettes diplomatiques depuis son siège à Niamey.

Une toile diplomatique en recomposition

Par ailleurs, le choix d’unir sous une même autorité les relations avec le Burkina Faso et le Niger n’est pas anodin. Ces deux nations, voisines du Bénin, partagent avec lui des frontières poreuses et des défis communs, qu’il s’agisse de sécurité ou de dynamiques économiques. Si les relations entre le Bénin et le Burkina Faso ont toujours oscillé entre pragmatisme et prudence, cette nomination semble insuffler une volonté de dépasser les simples échanges de courtoisie pour ancrer une coopération plus tangible. Dans un contexte régional où les équilibres politiques vacillent, cette décision pourrait bien être une réponse aux impératifs d’une solidarité renforcée.

Gildas Agonkan Habib : un homme taillé pour l’épreuve

Gildas Agonkan Habib n’arrive pas en novice dans cette arène. Sa désignation comme Ambassadeur au Niger, il y a un peu plus d’un an, a déjà révélé sa capacité à manœuvrer dans des eaux troubles. Fort de cette expérience, il est aujourd’hui un artisan aguerri, capable de décrypter les subtilités des contextes nationaux tout en défendant les intérêts béninois. De plus, sa nomination au Burkina Faso témoigne de la confiance que les autorités de Cotonou placent en lui pour orchestrer une partition diplomatique à deux voix, un exercice d’équilibre qui exigera autant de finesse que de fermeté.

Gildas Agonkan Habib : un double mandat, un défi singulier

Exercer simultanément ses fonctions depuis Niamey, à des centaines de kilomètres de Ouagadougou, n’est pas une mince affaire. Le Burkina Faso, sous la direction du Capitaine Traoré, traverse une période de mutations profondes, marquée par des choix politiques audacieux et une quête d’autonomie régionale. Le Niger, de son côté, évolue dans une sphère distincte, avec ses propres enjeux. Agonkan devra donc faire preuve d’une agilité rare, jonglant entre des priorités parfois divergentes tout en maintenant une cohérence dans la voix du Bénin. Cette configuration inédite pourrait toutefois se muer en atout : en centralisant ses efforts, il pourrait devenir un pivot, un point de convergence pour des initiatives trilatérales.

Vers un horizon partagé ?

Les Béninois attendent beaucoup de cet ambassadeur. On espère qu’il préservera la stabilité des relations bilatérales et ouvrira de nouvelles perspectives, comme un dialogue accumulé sur la sécurité transfrontalière ou des projets économiques communs. Cependant, de nombreux obstacles se dressent sur son chemin : les différences de tempo entre les deux nations, les pressions internes et externes et la distance physique. Mais ce défi recèle une opportunité : l’ambassadeur peut créer un modèle diplomatique audacieux, où l’optimisation des ressources décuple l’impact.

Alors que Gildas Agonkan Habib entame son périple, une interrogation se pose : cette double mission pourrait-elle, au lieu d’être une contrainte, devenir le moteur d’une diplomatie ouest-africaine renouvelée, où la coopération dépasse les frontières ?

 

Une lueur d’espoir contre le cancer sous l’égide de l’AIEA

Niamey, 13 mars 2025 – Ce jeudi, Niamey vibre d’une énergie singulière, portée par la présence de Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), en visite au Niger depuis mardi. Accompagné du ministre de la Santé, le colonel major Garba Hakimi, il s’est rendu au Centre National de Lutte contre le Cancer (CNLC), unique bastion de radiothérapie du pays. Dans une nation où plus de 10 000 âmes se voient frappées par le fléau du cancer, cet établissement incarne un rempart fragile, mais essentiel contre la maladie. L’AIEA, par son initiative Rays of Hope, y déploie un soutien d’une ampleur rare, de la genèse des infrastructures à la formation des soignants, en passant par la dotation d’équipements de pointe.

 Niamey, Rafael Mariano Grossi de l’AIEA soutient le CNLC et un futur centre de radiothérapie à Zinder, insufflant espoir et interrogations
© Niamey, Rafael Mariano Grossi de l’AIEA soutient le CNLC et un futur centre de radiothérapie à Zinder, insufflant espoir et interrogations
Rays of Hope : une ambition de transformation nationale avec le soutien l’AIEA

Le CNLC, niché au cœur de Niamey, n’est plus seulement un lieu de soin, mais un symbole d’une ambition naissante : offrir à un peuple éprouvé par l’isolement géographique et les rigueurs économiques un accès à des traitements vitaux. Avec le Niger parmi les pionniers bénéficiaires de Rays of Hope, cette collaboration s’étoffe d’un projet audacieux : l’érection d’un nouveau centre de radiothérapie à Zinder, promesse d’un maillage plus équitable des soins à travers le pays. L’expertise de l’AIEA, alliée à une volonté politique affirmée, s’attèle ainsi à briser les chaînes d’une fatalité trop longtemps acceptée, en insufflant des ressources et du savoir là où ils faisaient cruellement défaut.

Pourtant, derrière les engagements solennels et les mains serrées sous les objectifs des photographes, une vérité plus âpre se dessine. Le cancer, implacable, ne connaît ni frontières ni répit, et les 10 000 cas annuels ne sont peut-être qu’une ombre portée d’un mal plus vaste, tapi dans les statistiques lacunaires. L’AIEA, par sa présence, s’engage à accompagner le Niger dans une lutte qui dépasse les seules machines et les murs : une quête de dignité pour des patients dont les voix, trop souvent, s’éteignent dans le silence. « Nous continuerons d’œuvrer pour que les services de cancérologie s’élèvent et s’approchent de ceux qui en ont le plus besoin », a assuré Grossi, dont les paroles oscillent entre serment et défi.

 Niamey, Rafael Mariano Grossi de l’AIEA soutient le CNLC et un futur centre de radiothérapie à Zinder, insufflant espoir et interrogations
© Niamey, Rafael Mariano Grossi de l’AIEA soutient le CNLC et un futur centre de radiothérapie à Zinder, insufflant espoir et interrogations
Mais alors que les regards se tournent vers Zinder et les horizons qu’elle pourrait éclairer, une question flotte, insidieuse, dans l’air brûlant de Niamey : ce sursaut d’espoir suffira-t-il à conjurer l’immensité du combat ? Entre les rayons d’une science bienveillante et les ombres d’une réalité rugueuse, le Niger avance sur un fil ténu, laissant à l’avenir le soin de trancher – ou de surprendre.

Le Niger et l’AIEA : Une alliance scellée sous le signe de l’eau

Niamey, 13 mars 2025Ce jeudi, la capitale nigérienne, Niamey, s’est drapée d’un éclat singulier, celui d’une entente d’envergure entre le Niger et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Par la plume solennelle du Colonel Abdoulaye, ministre de l’Hydraulique, et sous les auspices d’une collaboration inédite avec la Banque mondiale, un accord a été paraphé, porteur d’ambitions aussi vastes que les dunes du Ténéré. Ce pacte, aux multiples ramifications, promet la Genèse d’un laboratoire de référence, la métamorphose de sept laboratoires régionaux et l’élévation des compétences des cadres nigériens par une formation d’excellence. Une œuvre concertée qui s’inscrit dans un dessein plus large : garantir la souveraineté de l’eau, ce bien aussi précieux que l’uranium qui sourd des entrailles d’Arlit.

Signature historique d’un accord entre le Niger et l’AIEA, avec le soutien de la Banque mondiale, pour un laboratoire de référence
© Signature historique d’un accord entre le Niger et l’AIEA, avec le soutien de la Banque mondiale, pour un laboratoire de référence
Arlit, prélude à une ambition hydraulique

La veille, le directeur général de l’AIEA avait foulé le sol ocre de la mine de SOMAÏR, à Arlit, où l’uranium, matière première de la puissance nucléaire, se mêle aux rêves d’un développement durable. Cette visite, loin d’être un simple périple protocolaire, a jeté les bases d’une synergie féconde entre la science atomique et les besoins vitaux d’une nation. Car l’accord signé ce jour ne se contente pas de poser des jalons techniques : il incarne une volonté farouche de conjuguer l’expertise nucléaire au service de la sécurité hydrique, dans un pays où l’eau, rare et capricieuse, façonne les destinées.

l’AIEA : des laboratoires pour veiller sur l’or bleu

Sous l’égide de l’AIEA, le Niger s’apprête ainsi à accueillir un laboratoire national qui deviendra une sentinelle vigilante de la qualité des ressources hydriques. Sept autres bastions scientifiques, disséminés dans les contrées régionales, verront leurs capacités hissées à des cimes nouvelles, tandis que les cadres, dépositaires du savoir, bénéficieront d’un apprentissage affûté. La Banque mondiale, par son appui financier et stratégique, insuffle à ce projet une ampleur qui transcende les frontières nigériennes, offrant un modèle où la science nucléaire s’émancipe de son carcan énergétique pour embrasser des causes humaines fondamentales.

Une alliance tripartite au service de l’humanité

Par ailleurs, cette alliance tripartite Niger, AIEA, Banque mondiale se distingue par sa hardiesse. Elle illustre une vérité trop souvent occultée : la technologie, lorsqu’elle est guidée par une vision altruiste, peut devenir une clé de voûte pour des nations en quête d’équilibre. « Ensemble, nous veillons à ce que des solutions efficaces parviennent à ceux qui en ont le plus besoin », a déclaré un représentant de l’AIEA, soulignant l’élan universaliste de cette initiative. Et le Niger, par sa position géographique et ses richesses minérales, se trouve propulsé au rang de pionnier dans cette entreprise où l’atome et l’eau tissent une trame commune.

Un horizon incertain, une promesse à tenir

Pourtant, au-delà des promesses et des édifices à venir, une question flotte dans l’air brûlant de Niamey : jusqu’où cette collaboration portera-t-elle ses fruits ? Si l’uranium a longtemps été le flambeau économique du pays, l’eau pourrait-elle, sous l’impulsion de cette entente, devenir le véritable levier d’un avenir prospère ? La réponse, comme une rivière qui serpente encore dans l’ombre, reste à écrire – un défi lancé aux générations qui, demain, fouleront ce sable gorgé d’espoir.

 

Niger : Un appui alimentaire du Qatar pour soulager les sinistrés des inondations

Dans une démarche empreinte de solidarité et de coopération internationale, le Niger a réceptionné, ce mardi, un important lot de vivres en provenance du Qatar. En effet, ce don, fruit d’un partenariat entre les autorités qataries et l’ONG Qatar Charity, vient renforcer les efforts nationaux dans l’assistance aux populations affectées par les récentes catastrophes naturelles.

Un soutien alimentaire précieux en période cruciale

Par ailleurs, c’est au sein des locaux de l’Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN) que le Premier vice-président du Comité de prévention et de gestion des inondations, le Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou, a officiellement réceptionné cette aide. Cette première livraison se compose de 40 tonnes de riz, 20 tonnes de mil, 4 tonnes de sucre et 4000 litres d’huile, une fraction d’un stock global plus conséquent estimé à 400 tonnes de riz, 200 tonnes de mil, 40 tonnes de sucre et 40 000 litres d’huile.

 

Dans un contexte où le mois sacré du Ramadan intensifie les besoins alimentaires des ménages vulnérables, cet appui représente une bouffée d’oxygène pour les populations en détresse. « Cet élan de générosité arrive à point nommé, car au-delà d’un simple don alimentaire, c’est un véritable geste de fraternité en cette période de partage et de dévotion », a souligné le Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou, exprimant sa reconnaissance envers les donateurs.

 Qatar: un partenariat humanitaire consolidé

L’initiative s’inscrit dans une collaboration de longue date entre le Niger et le Qatar, à travers l’ONG Qatar Charity, acteur clé des actions humanitaires dans la région. Souibgui Mohamed Tahar, Directeur Pays de l’organisation, a affirmé que les fonds qataris de développement financent cette opération et qu’elle cible en priorité les victimes des inondations de l’année précédente.

« Aujourd’hui marque le coup d’envoi de ce programme humanitaire, avec la livraison d’un dixième du stock total. Progressivement, les autres lots seront distribués aux bénéficiaires selon des critères définis par le comité en charge de la gestion des secours », a-t-il expliqué, ajoutant que ce programme cible pas moins de 8000 ménages.

Une gestion transparente et équitable des vivres

Conscient des défis liés à la distribution des aides alimentaires, le Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou appliquera une rigueur stricte dans l’acheminement de ces ressources vers les populations les plus nécessiteuses. Il a également réaffirmé l’ouverture des autorités nigériennes à tout soutien supplémentaire venant de partenaires internationaux désireux de contribuer au bien-être des Nigériens.

En conclusion, cette initiative illustre une fois de plus l’importance des alliances stratégiques dans la gestion des crises humanitaires. L’engagement du Qatar et du Qatar Charity aux côtés du Niger témoigne d’une coopération qui, au-delà de l’urgence actuelle, pourrait s’inscrire dans une dynamique pérenne d’assistance aux populations vulnérables.

 

Le Niger s’engage dans l’ère du numérique : un atelier pour maîtriser les rouages des transactions électroniques

Tillaberi, 11 mars 2025 – Ce mardi, la bourgade de Bangoula, nichée dans la région de Tillabéri, s’est muée en un carrefour d’apprentissage et de réflexion. Sous la houlette de M. Raliou Sidi Mohamed, ministre de la Communication, des Postes et de l’Économie Numérique, s’est ouverte une session formative d’une durée de cinq jours, dédiée à l’approfondissement des arcanes des transactions électroniques. L’événement, aussi savant que pragmatique, ambitionne d’éclairer les participants sur les méandres du commerce en ligne, des contrats dématérialisés, de la publicité numérique et de l’administration électronique, autant de piliers d’une modernité galopante.

Une révolution discrète mais puissante

Par ailleurs, dans son allocution inaugurale, le ministre a peint un tableau saisissant : l’irruption des technologies de l’information et de la communication (TIC) a bouleversé les pratiques commerciales à l’échelle planétaire. « Les échanges numériques, a-t-il souligné avec une pointe de lyrisme, ont enfanté des perspectives inédites, où la création de richesse s’entrelace aux promesses du commerce électronique. » Là où jadis le papier scellait les accords, le virtuel impose désormais ses codes, exigeant une refonte des cadres traditionnels. Le ministre a insisté : cette mutation, loin d’être anodine, appelle une vigilance accrue pour encadrer ces nouveaux usages et préserver les droits des acteurs impliqués.

Transactions électroniques : un arsenal juridique taillé sur mesure

Au cœur de cette démarche, le Niger, sous l’impulsion du général de brigade Abdourahamane Tiani, chef de l’État, s’est doté d’un édifice législatif audacieux. La loi du 30 avril 2019, couplée à son décret d’application promulgué le 15 novembre 2024, forme une charpente robuste pour sécuriser les transactions électroniques. « Ces textes, a explicité M. Raliou Sidi Mohamed, ne se contentent pas de régir ; ils tracent une voie vers la dématérialisation des démarches administratives tout en insufflant confiance dans les échanges en ligne. » Transparence, responsabilité et protection : tels sont les maîtres-mots d’une législation qui responsabilise aussi bien les hébergeurs que les fournisseurs d’accès ou les opérateurs télécoms, chacun selon son rôle dans cette mosaïque numérique.

L’Autorité de certification : un garde-fou essentiel

En outre, L’atelier ne se limite pas à un survol théorique. Il plonge les participants dans les rouages de l’Autorité de Certification Électronique (ANCE), garante de la fiabilité des signatures électroniques et des prestataires de confiance. « Comprendre son rôle, c’est saisir une clé de voûte de la sécurité numérique », a martelé le ministre, soucieux de doter les acteurs de l’e-commerce d’une boussole juridique. Pendant cinq jours, les échanges promettent également d’être denses : des subtilités des contrats électroniques aux exigences de la publicité en ligne, chaque facette sera scrutée avec soin.

Une ambition partagée

En plus, le gouverneur de Tillabéri, le lieutenant-colonel Maïna Boukar, n’a pas caché son enthousiasme. « Ce projet, porté par le ministère et l’Agence Nationale pour la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSI), avec le concours de la Banque Mondiale, est une pierre angulaire pour l’avenir de nos populations », a-t-il déclaré. Dans une région où les défis abondent, cette initiative se veut un levier de progrès, une passerelle vers une économie plus inclusive et connectée.

Un pas vers la souveraineté numérique

Au terme de cette première journée, une certitude émerge : le Niger ne se contente pas de suivre la vague numérique, il aspire à en dompter les courants. Cet atelier, plus qu’une simple formation, incarne une volonté farouche de s’approprier les outils du XXIe siècle. En posant les jalons d’un écosystème numérique sécurisé et prospère, le pays s’offre une chance de transformer les promesses du virtuel en réalités tangibles. Reste aux participants à faire de ces cinq jours un tremplin pour que Bangoula devienne une date gravée dans l’histoire de la modernité nigérienne.

 

Sécurité transfrontalière : une réunion technique à Dosso

Dosso, 11 mars 2025 – Sous l’égide d’un ciel nigérien aux teintes dorées, la ville de Dosso s’est muée en ce jour en un carrefour d’espoir et de concertation. En effet, une réunion technique d’envergure y a réuni des acteurs clés du projet transfrontalier d’appui au renforcement de la sécurité communautaire, à la gestion et à la prévention des conflits liés à la transhumance et à la gestion des ressources naturelles entre le Bénin et le Niger. Par ailleurs, orchestrée en présence du Gouverneur de la région et des services techniques des deux nations, cette rencontre a cristallisé une ambition commune : tisser des liens durables pour juguler les dissensions et préserver un équilibre fragile dans cette zone frontalière.

Une frontière, des défis partagés

En plus, la région de Dosso, jouxtant le nord du Bénin sur une frange de 115 kilomètres, est un théâtre où s’entrelacent les destinées d’agriculteurs et d’éleveurs, de communautés liées par la terre, mais parfois divisées par son usage. Cependant, L’explosion démographique, la raréfaction des pâturages, l’érosion des sols et la pression croissante sur les ressources naturelles ont attisé des rivalités ancestrales, souvent exacerbées par la transhumance transfrontalière. À cela s’ajoute une ombre plus sombre : la menace de groupes extrémistes qui, tapis dans les confins du parc W, à la croisée du Niger, du Bénin et du Burkina Faso, amplifient l’instabilité. Face à ce tableau complexe, le projet, porté par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix, se dresse comme un rempart d’espérance.

À Dosso, une réunion technique cruciale entre le Bénin et le Niger a jeté les bases d'une collaboration renforcée pour la sécurité
© À Dosso, une réunion technique cruciale entre le Bénin et le Niger a jeté les bases d'une collaboration renforcée pour la sécurité
Une assise technique pour des solutions pérennes

D’ailleurs, réunis dans une ambiance empreinte de solennité, les délégués du Bénin et du Niger, sous la houlette du Gouverneur de Dosso, ont scruté les rouages de ce projet lancé officiellement à Cotonou en mai 2023. Les discussions, d’une richesse rare, ont porté sur des axes cruciaux : renforcer la collaboration entre communautés transfrontalières, impliquer les jeunes et les femmes dans des dynamiques socio-économiques inclusives et promouvoir une gestion équitable des ressources naturelles.

En plus, les services techniques, armés de données et d’expertise, ont esquissé des pistes concrètes : améliorer les revenus des populations via des activités agro-sylvo-pastorales, réduire les heurts liés à la transhumance et ériger des mécanismes de prévention des conflits où la voix des femmes et des jeunes résonne avec force.

Le gouverneur, figure tutélaire de cette assise, a salué l’élan collectif, soulignant combien la paix dans cette région ne saurait se bâtir sans une entente entre les frontières. Les échanges technique , ponctués de propositions audacieuses, ont révélé une volonté farouche de dépasser les simples palliatifs pour s’attaquer aux racines profondes des tensions.

Un horizon de résilience et de cohésion

Ce rendez-vous de Dosso n’est pas un épiphénomène : il s’inscrit dans une trame plus vaste, celle d’une Afrique de l’Ouest résolue à transformer ses fragilités en forces. En misant sur la concertation multi-acteurs (autorités locales, leaders coutumiers, forces de sécurité et citoyens), le projet ambitionne d’impacter directement 2 250 bénéficiaires, dont 40 % de jeunes et 40 % de femmes, et d’irradier indirectement 20 000 âmes. Derrière ces chiffres, c’est une mosaïque humaine qui aspire à vivre en harmonie avec une nature parfois rétive, mais toujours généreuse lorsqu’on la respecte.

 

Sécurité et dynamique économique : la reconfiguration du marché de Koulelé

Dans un climat de vigilance exacerbée, les autorités préfectorales de N’Gourti, en étroite synergie avec les Forces de Défense et de Sécurité, ont entrepris, hier, une opération de délocalisation méthodique visant à transférer un marché informel établi en marge du site pétrolier de Koulelé vers le chef-lieu du département. Cette initiative, loin d’être une mesure coercitive, s’inscrit dans une stratégie préventive élaborée pour écarter les risques inhérents à une proximité trop étroite avec des infrastructures énergétiques d’importance capitale.

Relocalisation du marché informel de Koulelé :une décision stratégiquement justifiée

La migration de ce marché non autorisé repose sur des considérations de sécurité d’une acuité rare. Des responsables, tels que le Capitaine Issoufou Koraou, ont souligné que la présence d’activités commerciales en décalage avec les normes de sécurité exposait à des dangers multiples. En effet, l’implantation initiale, située à moins d’un kilomètre des installations pétrolières, exposait tant les commerçants que les infrastructures à des périls inédits, notamment en termes de risques d’incendie, d’explosion et d’exploitation malveillante. À cet égard, l’opération n’est qu’une réponse logique à une problématique à la fois technique et sécuritaire, réaffirmant l’impérieuse nécessité d’isoler les zones sensibles.

Réponse aux rumeurs et affirmation d’un processus concerté

Si certains réseaux sociaux avaient laissé entrevoir une expulsion brutale, l’administration locale, par la voix assurée du Préfet, a fermement réfuté ces allégations. Ce mouvement de relogement a été conduit dans un cadre rigoureusement organisé, où la coordination entre les autorités administratives et les forces de sécurité a permis une transition apaisée des commerçants vers un emplacement mieux contrôlé. Cette orchestration minutieuse démontre qu’une gestion éclairée peut à la fois préserver l’activité économique et sécuriser les sites industriels critiques.

Le champ pétrolier de Koulelé : un joyau stratégiquement protégé

Situé dans la région désertique de Diffa, le champ pétrolier de Koulelé demeure un pilier de l’économie nigérienne. Sa préservation requiert non seulement une surveillance continue, mais aussi l’élimination de toute source de dérèglement susceptible de compromettre ses opérations. En outre, la présence d’un marché illégal à proximité favorise des pratiques déviantes, telles que la circulation irrégulière de véhicules étrangers et la manipulation hasardeuse de substances inflammables, amplifiant ainsi les risques sécuritaires. La décision de délocaliser ce marché apparaît donc comme une démarche inéluctable pour garantir la pérennité et la sécurité de ce secteur stratégique.

Vers un équilibre subtil entre sécurité et développement

En somme, l’opération de relogement, menée avec une rigueur exemplaire, illustre la volonté des autorités de conjuguer développement économique et impératif sécuritaire. En éloignant les activités commerciales non réglementées des infrastructures pétrolières, les décideurs instaurent un équilibre judicieux entre progrès économique et sauvegarde des biens vitaux. Ce repositionnement, véritable leçon en matière de gestion territoriale et de prévention des risques, ouvre la voie à une stabilisation qui promet de renforcer la résilience régionale et d’optimiser l’exploitation des ressources énergétiques du Niger.

Une odyssée diplomatique au cœur du Sahel : John Dramani Mahama tisse des liens d’espérance

En ce début de mars 2025, le président ghanéen John Dramani Mahama a entrepris une pérégrination aussi audacieuse qu’inédite à travers les terres arides et vibrantes de la Confédération des États de l’Alliance du Sahel (AES). Cette visite de travail et d’amitié, amorcée le 8 mars à Bamako, capitale du Mali, et poursuivie le lendemain à Niamey au Niger, s’inscrit dans une volonté farouche de réconcilier les âmes divisées de l’Afrique de l’Ouest. Avec une dernière étape prévue à Ouagadougou, au Burkina Faso, le chef d’État ghanéen porte sur ses épaules une mission aussi délicate que lumineuse : rebâtir des ponts là où les fractures ont creusé leurs sillons.

En mars 2025, le président ghanéen John Dramani Mahama parcourt l’AES (Mali, Niger, Burkina Faso) pour tisser des liens d’amitié et réconcilier une Afrique de l’Ouest fracturée, entre diplomatie pragmatique et rêve panafricain.
© En mars 2025, le président ghanéen John Dramani Mahama parcourt l’AES (Mali, Niger, Burkina Faso) pour tisser des liens d’amitié et réconcilier une Afrique de l’Ouest fracturée, entre diplomatie pragmatique et rêve panafricain.

 John Dramani Mahama  : un périple aux accents de fraternité

Dès son arrivée à Bamako, sous un ciel où le soleil semblait saluer son audace, Mahama a été accueilli par le général Assimi Goïta, président de la transition malienne, dans une atmosphère empreinte de solennité africaine. Les échanges, tenus dans l’enceinte majestueuse du palais de Koulouba, ont dévoilé une ambition limpide : raffermir les liens bilatéraux entre le Ghana et le Mali, deux nations unies par une histoire commune et des aspirations partagées. Le président ghanéen, dans un verbe aussi posé que pénétrant, a évoqué le rôle crucial de la diaspora malienne au Ghana, ces fils et filles aux doubles racines qui irriguent les économies des deux pays. Il a également plaidé pour une relance de la commission mixte de coopération, un outil endormi depuis trop longtemps, propre à dynamiser les échanges commerciaux et culturels.

Le lendemain, à Niamey, c’est le général Abdourahamane Tiani, président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), qui a ouvert les portes de la capitale nigérienne à cet hôte de marque. Là encore, les discussions ont oscillé entre pragmatisme et vision, abordant des enjeux aussi concrets que la libre circulation des biens et des personnes, et aussi vastes que la lutte contre l’hydre terroriste qui gangrène le Sahel. Mahama, fort de son expérience passée à la tête de la CEDEAO, a martelé une idée-force : l’AES, cette entité née de la rupture avec l’organisation régionale, est une « réalité irrévocable » qu’il faut désormais apprivoiser et non rejeter.

John Dramani Mahama : une médiation au service de l’unité ouest-africaine

Au-delà des enjeux bilatéraux, cette tournée s’érige en une quête de conciliation entre l’AES – regroupant Mali, Niger et Burkina Faso – et la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Depuis le départ fracassant des trois pays de cette dernière en janvier 2024, consécutif à des coups d’État et à des divergences profondes, une brèche béante s’est ouverte dans le tissu régional. Mahama, investi d’une autorité morale reconnue et d’une légitimité renforcée par son retour au pouvoir en janvier 2025, s’est donné pour dessein de panser cette plaie. « Le manque de confiance doit être corrigé pour qu’un respect mutuel s’épanouisse », a-t-il déclaré à Bamako, insistant sur la nécessité de relations dignes entre les deux blocs.

Cette entreprise n’est pas exempte de défis. Les tensions entre la CEDEAO et l’AES, exacerbées par les menaces d’intervention militaire et les accusations d’ingérence extérieure, notamment sous l’ère de l’ex-président ghanéen Nana Akufo-Addo, ont laissé des cicatrices tenaces. Pourtant, Mahama, tel un alchimiste des relations humaines, mise sur la fraternité ouest-africaine comme levier. « Nous sommes condamnés à vivre ensemble », a-t-il rappelé, soulignant que les peuples, au-delà des querelles institutionnelles, restent liés par des chaînes invisibles d’histoire et de destin.

Une vision ancrée dans l’héritage panafricain

Cette visite n’est pas qu’un ballet diplomatique ; elle est aussi un hommage vibrant au passé commun des nations africaines. À Bamako, Mahama a marqué une pause émouvante devant la statue de Kwame Nkrumah, père de l’indépendance ghanéenne et apôtre du panafricanisme, érigée au cœur de la ville. Ce geste, simple, mais chargé de symboles, rappelle les idéaux qui unissent le Ghana et le Sahel, bien au-delà des contingences politiques actuelles. Accompagné d’une délégation de haut rang, incluant le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa et l’envoyé spécial pour le Sahel, le colonel Larry Gbevlo-Lartey, le président ghanéen incarne une continuité dans l’élan unificateur de ses prédécesseurs.

Une chute qui résonne comme un appel

Alors que les dunes du Sahel se teintent des lueurs crépusculaires, l’épopée de John Dramani Mahama dans l’AES s’achève sur une note d’espérance ténue, mais tangible. Chaque poignée de main, chaque mot prononcé dans ces palais gorgés d’histoire, est une pierre jetée dans le vaste fleuve de la réconciliation. Et si, dans le tumulte des vents sahéliens, une nouvelle aurore se dessinait pour l’Afrique de l’Ouest ? Une aurore avec laquelle les frontières s’effaceraient devant la force d’un peuple uni, où les tambours de la discorde céderaient la place à une symphonie d’avenir. Mahama, en messager infatigable, nous invite à y croire  et, peut-être, à le bâtir.

Tahoua : le consulat économique en quête d’harmonie socio-productiviste 

Tahoua, 10 mars 2025 — Sous les auspices d’un ciel sahélien immaculé, le Gouverneur Colonel-Major Oumarou Tawayé a orchestré ce lundi l’inauguration solennelle de l’assemblée générale de la circonscription consulaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Tahoua. Une synergie rare entre pouvoirs publics et acteurs économiques, cristallisée dans un amphithéâtre dans lequel se mêlaient ambitions stratégiques et pragmatisme entrepreneurial.

Tahoua 2025 : Le Gouverneur Tawayé scelle une synergie économico-institutionnelle. Budgétisation, défis socio-économiques et civisme fiscal
© Tahoua 2025 : Le Gouverneur Tawayé scelle une synergie économico-institutionnelle. Budgétisation, défis socio-économiques et civisme fiscal
Architectonique d’une assemblée consulaire : entre devoir mémoriel et prospective 

Instituée en 2016 par un arrêté statutaire, la CCI de Tahoua incarne, selon les termes du Gouverneur, un « phare institutionnel » voué à l’édification d’un écosystème économique cohésif. En effet, les travaux de cette session, qualifiés de « conclave socio-productiviste », se sont articulés autour d’un triptyque cardinal : l’autopsie comptable de l’année 2024, la projection budgétaire pour 2025 et l’exégèse collective des défis socio-économiques régionaux.

Par ailleurs, dans une allocution où se mêlaient rigueur militaire et finesse diplomatique, Oumarou Tawayé a exalté la « symbiose consulaire » des opérateurs économiques locaux. « Voir des négociants du BTP, des maîtres-caravaniers du transport et des artisans du commerce, tous unis dans un même élan délibératif, c’est là l’essence même de notre résilience collective », a-t-il déclaré, soulignant leur rôle de « colonne vertébrale » dans l’approvisionnement des ménages en denrées vitales, via le corridor logistique national.

Civisme fiscal et patriotisme économique : un serment 

D’ailleurs, le Gouverneur n’a pas occulté l’« ethos civique » des entrepreneurs locaux, dont les contributions spontanées aux appels patriotiques et le respect scrupuleux des obligations fiscales « tissent la toile d’une nation solidaire ». Une allusion transparente aux récentes mobilisations pour la défense nationale, où le secteur privé s’est érigé en bastion financier.

Bihamdi Bachir, Secrétaire général de la chambre consulaire, a quant à lui dépeint cette assemblée comme un « laboratoire de doléances structurées ». Selon lui, les 51 consulaires volontaires issus de l’arène économique œuvrent à « désenchevêtrer les nœuds gordiens » entravant les secteurs du BTP, des transports et des services. « Chaque recommandation est un sédiment juridique destiné à féconder l’action étatique », a-t-il précisé, rappelant le caractère annuel et statutaire de ces assises.

Des vœux à l’action, l’alchimie d’un dialogue continu

En prélude aux débats, Elhadj Na-Allah Abouba, président de la chambre consulaire, avait planté le décor par un discours d’ouverture teinté d’optimisme ritualisé. Ses vœux de « travaux fructifères » résonnaient comme un appel à transformer les paroles en chantiers tangibles.

 Tahoua, ou l’art de la concertation comme pilier de l’édifice national

Si les assemblées consulaires s’apparentent souvent à des rites administratifs, celle de Tahoua transcende le protocolaire pour incarner une agora moderne. Dans une région où l’aridité climatique côtoie une fertilité économique insoupçonnée, la capacité des acteurs à aligner leurs boussoles vers un horizon commun dessine une cartographie de l’espoir.

Le Gouverneur Tawayé l’a souligné avec éloquence : l’enjeu n’est pas seulement de « ravitailler les étals », mais de « cultiver un terreau dans lequel le commerce germe en symbiose avec le bien commun ». Une leçon de réalisme concerté, où chaque impôt payé, chaque cargaison acheminée et chaque doléance formulée deviennent les maillons d’une chaîne socio-économique indissoluble.

Ainsi, Tahoua écrit, par ses assises consulaires, un chapitre où l’intérêt particulier et l’ambition collective ne s’affrontent plus, mais se fondent en un alliage précieux, celui d’une nation qui commerce, mais ne se vend pas.

Le Niger à l’aube d’une métamorphose : remise du rapport des assises nationales au général Tiani

Niamey, le 10 mars 2025 – En ce jour mémorable, le palais présidentiel de la capitale nigérienne s’est paré d’une aura solennelle pour accueillir un événement d’une portée cardinale. Le général de brigade Abdourahamane Tiani, président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et chef de l’État, a reçu des mains de Dr Mamoudou Harouna, chef de canton de Sinder et président de la Commission nationale, le rapport final des assises nationales. Ce document, né d’un labeur opiniâtre et d’une vision audacieuse, marque un jalon décisif dans la quête d’un Niger renouvelé.

Le général Tiani a reçu ce lundi  à Niamey le rapport des assises nationales, porteur de résolutions audacieuses pour une refondation du Niger
© Le général Tiani a reçu ce lundi à Niamey le rapport des assises nationales, porteur de résolutions audacieuses pour une refondation du Niger
Les assises nationales, orchestrées à Niamey du 15 au 20 février 2025 sous l’égide des orientations éclairées du général Tiani, ont réuni les forces vives de la nation pour un exercice d’introspection collective. Pendant dix-huit jours consécutifs, la Commission nationale a ciselé ce rapport, véritable creuset où se mêlent les résolutions des commissions thématiques, un avant-projet de charte pour la refondation et trois décisions d’une audace rare. Ces dernières, tels des flambeaux dans l’obscurité, éclairent la voie d’une transformation profonde : l’élévation du président du CNSP au rang de général d’armée, la détermination d’un horizon minimal de cinq ans pour la refondation – extensible selon les vicissitudes sécuritaires et les ambitions de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) –, et l’abolition des partis politiques, accompagnée de la promesse d’une charte inédite pour en redessiner les cadres.

Le général Tiani a reçu ce lundi  à Niamey le rapport des assises nationales, porteur de résolutions audacieuses pour une refondation du Niger
© Le général Tiani a reçu ce lundi à Niamey le rapport des assises nationales, porteur de résolutions audacieuses pour une refondation du Niger
Rapport des assises nationales : des résolutions qui sculptent l’avenir

Ce rapport n’est pas une simple compilation de vœux pieux ; il s’érige en manifeste d’une volonté inébranlable de réinventer les assises de la gouvernance nigérienne. L’ascension du général Tiani au grade de général d’armée consacre son rôle de phare dans une période de tumulte, tandis que la durée quinquennale de la refondation, flexible comme une liane dans le vent, traduit une pragmatique adaptabilité aux défis du moment. Mais c’est la dissolution des partis politiques qui, tel un coup de ciseau dans le marbre, suscite l’étonnement et promet de remodeler le paysage politique, souvent jugé comme un théâtre d’ombres et de querelles stériles.

Ce choix, radical, mais réfléchi, s’inscrit dans une logique de purification : effacer les vestiges d’un système essoufflé pour faire germer une gouvernance plus cohérente, en phase avec les exigences d’un pays aux prises avec l’hydre de l’insécurité et les impératifs d’un développement souverain. Le rapport, dans son essence, se veut le socle d’une nouvelle ère, où la stabilité et l’unité nationale prévalent sur les ambitions fractionnées.

Une nation en quête de son souffle

La remise de ce document au général Tiani, ce lundi, ne se réduit pas à un acte protocolaire ; elle symbolise un engagement solennel envers un peuple qui aspire à se redresser. Les recommandations qu’il renferme, forgées dans le creuset des assises, dessinent un chemin ardu, mais exaltant. La refondation, avec ses cinq années initiales, s’annonce comme une odyssée où chaque étape exigera courage et clairvoyance, sous le regard vigilant de l’AES, dont les ambitions régionales résonnent en écho avec celles du Niger.

Le général Tiani a reçu ce lundi  à Niamey le rapport des assises nationales, porteur de résolutions audacieuses pour une refondation du Niger
© Le général Tiani a reçu ce lundi à Niamey le rapport des assises nationales, porteur de résolutions audacieuses pour une refondation du Niger

En somme, ce rapport, plus qu’un parchemin administratif, est une offrande à la postérité, un pacte scellé entre un peuple et son destin. Dans les mains du général Tiani, il devient une torche allumée au sommet d’une dune, un appel à gravir les cimes escarpées de l’histoire. Et si le Niger, tel un phénix aux ailes de sable, s’élançait enfin vers un ciel dégagé, porté par la foi indomptable de ceux qui osent rêver l’impossible ?