janvier 2026 - Page 9 sur 9 - Journal du Niger

Kandadji : Le barrage de tous les espoirs pour le Niger

Depuis les années 1970, le Niger porte un rêve de béton et d’acier : le barrage de Kandadji. Situé à 180 km en amont de Niamey, ce complexe hydro-agricole n’est plus seulement un chantier de génie civil, mais le symbole d’une nation qui refuse la fatalité pour s’emparer de son destin énergétique et alimentaire.

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Un levier stratégique pour l’indépendance énergétique

Le Niger a fait de Kandadji son ambition majeure pour conquérir sa souveraineté. Ce complexe vise une production de 130 MW d’électricité, une puissance capable de transformer radicalement le paysage énergétique du pays. Aujourd’hui, Kandadji demeure le levier principal pour réduire la dépendance du pays vis-à-vis de ses voisins, offrant enfin au réseau national une source d’énergie stable et autonome.

 

Transformer la terre pour nourrir le peuple

Au-delà de l’électricité, le projet doit transformer l’économie nationale grâce à son volet agricole. Les infrastructures permettront d’irriguer 45 000 hectares de terres, une surface colossale destinée à garantir la sécurité alimentaire du peuple nigérien. Dans une région où le climat dicte souvent sa loi, Kandadji offre la promesse d’une agriculture maîtrisée et d’une croissance durable pour les populations rurales.

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Une relance décisive après des décennies d’attente

Le chemin vers la concrétisation n’a pas été sans embûches. Après de multiples interruptions politiques qui ont freiné son élan, le chantier a connu une relance décisive grâce au partenariat avec l’entreprise chinoise CGGC. Ce regain d’activité s’inscrit dans un calendrier rigoureux qui prévoit une montée en puissance des infrastructures clés sur la période 2025-2029.

 

Le prix du développement : 740 milliards et un défi humain

L’envergure du projet se lit également dans ses chiffres : le coût total s’élève à environ 740 milliards de francs CFA. Un investissement massif qui s’accompagne d’une responsabilité sociale de taille. En effet, le chantier fait face à un défi humain majeur avec la réinstallation de près de 50 000 personnes affectées par les travaux. La réussite de Kandadji se mesurera autant à la puissance de ses turbines qu’à la qualité de l’accompagnement offert à ces communautés.

En somme, Kandadji est bien plus qu’une digue sur le fleuve Niger. C’est l’histoire d’une patience transformée en puissance. En alliant l’énergie à l’agriculture, le Niger ne construit pas seulement un barrage, il bâtit les fondations d’un avenir où la lumière et le pain ne seront plus des incertitudes, mais des droits acquis pour chaque citoyen »

Burkina Faso : 40 tonnes de drogue incinérées à Ouagadougou

Les flammes pour sauver une génération : le Burkina Faso refuse d’être un sanctuaire pour les trafiquants. Ce mardi 6 janvier 2026, une épaisse colonne de fumée s’est élevée dans le ciel de Ouagadougou, emportant près de 40 tonnes de substances illicites saisies à travers le pays. En ordonnant cette incinération massive, l’État burkinabè signe une victoire majeure pour la santé publique et la sécurité nationale, tout en protégeant sa jeunesse d’un poison social.

Comité national de lutte contre la drogue
© Comité national de lutte contre la drogue
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Un brasier à 3,9 milliards de FCFA

Le Comité national de lutte contre la drogue (CNLD) a coordonné cette destruction massive sous l’œil vigilant des autorités judiciaires et sécuritaires. Au total, ce sont précisément 39 137,98 kilogrammes de substances interdites qui ont été livrés aux flammes.

Cette saisie, dont la valeur marchande est estimée à environ 3,9 milliards de francs CFA, témoigne de l’immensité des enjeux financiers que brassent les trafiquants dans la sous-région. Mais, en détruisant ce stock, l’État ne se contente pas de faire de la place dans ses entrepôts, il frappe directement le portefeuille des organisations criminelles.

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© Comité national de lutte contre la drogue
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Médicaments de rue et cannabis : les cibles prioritaires

Le détail des produits incinérés révèle les fléaux qui menacent la jeunesse et les populations les plus vulnérables. Les médicaments de la rue constituaient la grande majorité du stock, avec plus de 36 tonnes de ces produits contrefaits ou interdits. Le reste du brasier comprenait plus de 2,2 tonnes de cannabis ainsi que diverses substances psychotropes.

Cette opération est le fruit d’un travail de longue haleine mené sur l’ensemble du territoire par les douanes, les forces de défense et les services spécialisés. Elle met en lumière une coopération interservices de plus en plus efficace pour verrouiller les routes du trafic.

Comité national de lutte contre la drogue
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Un acte de souveraineté et de dissuasion

Marie Denise Sebgo/Drabo, représentant le ministre de la Sécurité, a rappelé que cette incinération publique dépasse le cadre symbolique. Pour le gouvernement, il s’agit d’un acte fort de souveraineté et de prévention. En agissant ainsi, les autorités rappellent que la drogue n’est pas seulement un problème de santé, mais une menace multiforme pour la stabilité sociale et la sécurité nationale.

La destruction de ces produits envoie un signal sans équivoque aux réseaux de distribution : le Burkina Faso ne sera pas une zone de libre circulation pour les stupéfiants.

Comité national de lutte contre la drogue
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Un appel à la vigilance citoyenne

Malgré ce succès, le CNLD rappelle que la victoire finale ne se gagnera pas uniquement par les saisies et les flammes. La lutte contre ce fléau nécessite une mobilisation générale impliquant les institutions, mais aussi les communautés et les familles.

L’objectif est désormais de renforcer la prévention et la vigilance citoyenne pour protéger la jeunesse burkinabè contre les dangers de la consommation de drogues. Cette incinération massive restera gravée comme le symbole d’un combat collectif pour un avenir plus sûr et plus sain.

Niger : Le Ministre des Mines en visite la SOPAMIN et MAZUMAWA

Dans une dynamique de refondation et de suivi rigoureux du secteur extractif, le Ministre des Mines, le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane, a effectué une visite de travail stratégique ce lundi 5 janvier 2026. En effet, en se rendant successivement à la SOPAMIN et chez MAZUMAWA National Gold Company, le ministre réaffirme l’ambition du Niger : transformer ses richesses souterraines en un levier de développement transparent et souverain.

Ministère des Mines
© Ministère des Mines
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SOPAMIN : le gardien du patrimoine minier sous la loupe

La première étape de cette visite a conduit le Ministre au siège de la Société du Patrimoine des Mines du Niger (SOPAMIN). Institution clé de la politique minière, la SOPAMIN assure la gestion et la valorisation des ressources du pays.

Au cours des échanges, le Commissaire-Colonel Abarchi Ousmane s’est imprégné des mécanismes actuels de gouvernance et de gestion. L’objectif affiché par les autorités est clair : faire de la SOPAMIN un véritable fer de lance de la souveraineté économique nationale. Par ailleurs, le ministre a particulièrement insisté sur la nécessité d’une transparence totale dans la gestion des ressources, condition sine qua non pour que le patrimoine minier profite réellement à l’État et aux citoyens.

Ministère des Mines
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MAZUMAWA : L’or nigérien entre rigueur et impact social

La visite s’est poursuivie dans les locaux de MAZUMAWA National Gold Company, l’un des piliers de la production aurifère au Niger. Face aux responsables et aux agents de la société, le ministre a fait le point sur l’état d’avancement des activités de production.

Loin d’une simple visite de courtoisie, le Commissaire-Colonel a aussi rappelé des exigences fermes :

  • Respect des normes : toutes les opérations doivent s’aligner sur les standards de qualité et de sécurité.
  • Sécurisation des opérations : un point crucial pour garantir la continuité de la production dans un environnement protégé.
  • Responsabilité sociale : le ministre a insisté sur l’impact positif que les exploitations minières doivent impérativement avoir sur les communautés locales.

Une refondation minière en marche

D’ailleurs, cette sortie de terrain marque une étape importante dans la volonté du gouvernement de reprendre en main le destin minier du pays. En renforçant le contrôle sur ces deux structures majeures, le Niger affiche ainsi sa détermination à valoriser ses ressources naturelles de manière responsable.

Cette démarche s’inscrit également dans la vision globale de renforcement de la souveraineté nationale. Il ne s’agit plus seulement d’extraire, mais de transformer les minerais en opportunités concrètes pour la refondation économique du Niger.

Niamey : Une formation pour renforcer la paix et la cohésion sociale

Au lendemain d’une immersion réussie avec les acteurs du numérique, la capitale nigérienne poursuit sa transformation structurelle. En effet, ce mardi 6 janvier 2026, l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey a franchi une nouvelle étape en lançant officiellement une formation stratégique destinée aux membres des Commissions Consultatives des Collectivités Territoriales.

Ville de Niamey
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La gouvernance locale au service de la stabilité

Cette session de formation ne se limite pas à un simple exercice académique. Elle s’inscrit dans une volonté profonde de consolider les piliers essentiels de la nation nigérienne : la mobilisation citoyenne, la cohésion sociale et la gouvernance locale. Pour les autorités municipales, ces éléments constituent aussi  le socle de la stabilité et de la Refondation de la République.

Par ailleurs, l’Administrateur Délégué a salué cette initiative qu’il juge stratégique pour l’avenir de la capitale. En renforçant les capacités des commissions consultatives, la ville mise également sur une approche de proximité pour garantir la paix durable.

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Le rôle central des acteurs territoriaux

Le message porté par les autorités lors de cette ouverture est clair : les collectivités territoriales occupent une place centrale dans l’architecture de l’État. Elles servent de relais indispensables pour la territorialisation des politiques publiques.

L’accent est mis sur trois missions prioritaires confiées aux membres de ces commissions :

  • Prévention des conflits : agir en amont pour désamorcer les tensions communautaires au niveau des quartiers et des arrondissements.
  • Promotion du vivre-ensemble : créer des espaces de dialogue pour renforcer les liens entre les différentes couches de la population.
  • Cohésion sociale : Transformer la diversité de Niamey en une force de développement plutôt qu’en une source de division.

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Un engagement pour la Refondation institutionnelle

À travers cette activité, la Ville de Niamey réaffirme son engagement à accompagner la mise en œuvre des réformes institutionnelles portées au plus haut niveau de l’État. Il s’agit de traduire les grandes orientations nationales en actions concrètes et visibles au niveau local.

La promotion de la paix n’est plus seulement une direction administrative, elle devient une compétence exercée par les citoyens eux-mêmes via leurs représentants consultatifs. En investissant dans la formation humaine, Niamey prépare ainsi le terrain pour une coexistence pacifique durable, condition sine qua non de tout développement économique et social.

 

Cap vers une citoyenneté active

En somme, cette formation marque le début d’un cycle où le dialogue et la médiation deviennent les outils principaux de la gestion urbaine. La municipalité affiche ainsi une vision claire : une ville moderne n’est pas seulement faite de béton et d’éclairage public, elle repose avant tout sur la solidité des rapports humains et la confiance mutuelle entre l’administration et ses administrés.

Niamey 2.0 : Journée portes ouvertes pour les influenceurs

Dans une démarche de transparence inédite, la Ville de Niamey a franchi un pas décisif vers la gouvernance ouverte le lundi 5 janvier 2026. En effet, sous l’impulsion du Colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur Délégué, la mairie a transformé ses couloirs en un espace d’immersion pour les influenceurs et ambassadeurs digitaux de la capitale.

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Briser la glace entre l’administration et le citoyen connecté

Pendant longtemps, les services municipaux ont été perçus comme des labyrinthes administratifs complexes. Pour changer cette donne, la Ville de Niamey a convié les relais d’information et les leaders d’opinion du web à une journée portes ouvertes. En effet, l’objectif est de  permettre aux acteurs du numérique de comprendre les rouages de la municipalité pour mieux les expliquer à leurs communautés respectives.

Cette initiative novatrice ne se contente pas de faire visiter des bureaux. Elle vise également à associer pleinement les forces vives du numérique au processus de développement de Niamey, tout en offrant une visibilité accrue aux procédures administratives souvent méconnues du grand public.

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© ville de Niamey
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Dans les coulisses de la machine municipale

De l’État civil à la Police municipale, aucun service n’a été laissé dans l’ombre. Les participants ont parcouru les directions clés qui rythment le quotidien des Niaméens :

  • Urbanisme et Voirie : comprendre comment l’on délivre un permis de construire ou comment l’on gère les travaux neufs.
  • Cadre de vie : découvrir les défis de l’éclairage public, de la propreté urbaine et de l’assainissement.
  • Prospective et Archives : plonger dans la Direction Générale du Développement pour entrevoir le futur de la cité.

D’ailleurs, cette immersion a permis aux influenceurs de toucher du doigt la réalité des agents qui travaillent sur le terrain, des services domaniaux aux transports urbains, créant ainsi un pont direct entre la décision administrative et la perception citoyenne.

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Naneye-Yarda : le visage de la capitale de demain

Le point d’orgue de cette journée s’est déroulé à l’Hôtel de Ville. En effet, dans une présentation directe et dynamique, le Colonel Boubacar Soumana Garanké a dévoilé les détails du projet Naneye-Yarda. Ce programme incarne l’ambition d’une ville moderne, inclusive et participative.

En expliquant lui-même les enjeux de ce projet, l’Administrateur Délégué a envoyé un signal fort : la municipalité ne se contente plus de gérer, elle communique et engage le dialogue. La Ville de Niamey réaffirme ainsi sa volonté de construire une gouvernance fondée sur la transparence et l’information citoyenne au service de l’intérêt général.

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Une nouvelle ère pour la gouvernance urbaine

Cette journée marque sans doute le début d’une nouvelle ère pour la capitale nigérienne. En transformant les influenceurs en ambassadeurs du développement urbain, Niamey s’assure que ses réformes et ses services atteignent aussi chaque foyer, smartphone en main. La transparence n’est plus un concept, elle devient une pratique quotidienne pour une ville qui se veut au rendez-vous de la modernité.