Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 7 sur 240

 Cryptomonnaies : Quidax et Lisk s’allient pour accélérer la finance numérique en Afrique

Lagos (Nigeria), 24 février 2026 – Dans un contexte où l’Afrique s’impose progressivement comme un laboratoire de la finance numérique, la plateforme d’échange Quidax annonce un partenariat stratégique avec la blockchain Lisk.

Derrière cette alliance technique se dessine une vaste ambition : faciliter l’accès aux stablecoins et aux devises locales, tout en soutenant l’essor d’une nouvelle génération d’entrepreneurs Web3 sur le continent.

 

Un pont entre régulation et innovation

L’accord revêt une portée symbolique. En effet, en 2024, Quidax est devenue la première plateforme d’échange de cryptomonnaies à obtenir une licence provisoire de la Securities and Exchange Commission du Nigéria. Ainsi, cette reconnaissance réglementaire lui confère une crédibilité particulière dans un secteur souvent critiqué pour son manque de supervision.

En s’associant à Lisk, qui a récemment migré vers une infrastructure Ethereum de couche 2 (Layer 2) pour améliorer la rapidité et réduire les coûts de transaction, Quidax relie ainsi un cadre réglementé africain à une technologie blockchain conçue pour évoluer à grande échelle.

Concrètement, les utilisateurs pourront échanger et transférer des actifs numériques tels que l’USDT, l’USDC, le token LSK ou encore l’Ether (ETH) sur le réseau Lisk.

 

Au-delà du trading : soutenir les bâtisseurs africains

Mais l’enjeu dépasse la simple spéculation. Le partenariat vise surtout les développeurs et les startups africaines qui construisent des solutions financières sur la blockchain.

Grâce à l’infrastructure de Quidax, les créateurs du réseau Lisk pourront accéder à des stablecoins et convertir plus facilement leurs actifs en monnaies locales, à des taux compétitifs. Une étape essentielle pour transformer des projets numériques en services concrets : néobanques, plateformes de paiement transfrontalier, places de marché régionales ou solutions fintech adaptées aux réalités africaines.

Pour Morris Ebieroma, responsable de l’infrastructure chez Quidax, cette collaboration permettra d’élargir l’accès aux produits numériques sur le continent. De son côté, Chidubem Emelumadu, chargé de l’écosystème africain chez Lisk, voit dans l’Afrique l’un des terrains les plus dynamiques pour l’innovation blockchain, où la demande en outils financiers fiables reste forte.

 

L’Afrique, nouveau front stratégique du Web3

Avec une population jeune, connectée et souvent sous-bancarisée, l’Afrique attire l’attention des acteurs mondiaux de la blockchain. Les stablecoins, adossés à des devises comme le dollar américain, séduisent particulièrement dans des économies marquées par la volatilité monétaire.

En combinant la liquidité locale de Quidax et la technologie évolutive de Lisk, les deux partenaires espèrent accélérer l’adoption de solutions Web 3 capables de répondre à des besoins bien réels : transferts d’argent plus rapides, paiements sécurisés, accès simplifié aux services financiers.

 

Quel impact pour le Niger ?

Au Niger, où l’écosystème fintech progresse lentement mais sûrement, ce type d’alliance pourrait ouvrir des perspectives aux jeunes développeurs et aux startups. La possibilité d’accéder à une infrastructure blockchain robuste, tout en bénéficiant d’une passerelle vers les monnaies locales, pourrait réduire certaines barrières techniques et financières.

Reste néanmoins un défi central : la sensibilisation du grand public et la mise en place de cadres réglementaires clairs pour éviter les dérives et renforcer la confiance.

À mesure que la finance numérique redessine les circuits traditionnels, des partenariats comme celui de Quidax et Lisk illustrent une tendance de fond : l’Afrique ne veut plus seulement être un marché, mais un acteur à part entière de l’innovation financière mondiale.

Niger : Dr Elizabeth Shérif au Prytanée Militaire

Dans le cadre de son initiative « Une semaine, une école », la ministre de l’Éducation nationale s’est rendue ce lundi 23 février 2026 au Prytanée Militaire de Niamey. Plus qu’une simple visite de routine, ce déplacement souligne l’ambition de Niamey de forger une élite intellectuelle et militaire au service de la souveraineté continentale.

 

Le rituel est immuable, mais l’émotion était palpable ce lundi matin. Sous le soleil de Niamey, la levée des couleurs a marqué le début d’une journée riche en symboles. Accueillie par le Colonel Mamane Mahirou Rabiou, commandant de l’institution, la ministre de l’Éducation nationale, Dr Elizabeth Shérif, n’est pas là uniquement pour constater les infrastructures. Elle est venue saluer un modèle de réussite qui fait la fierté du pays.

Ministère de l’Education Nationale
© Ministère de l’Education Nationale

Un bastion de la « dignité africaine »

Pour la ministre, le Prytanée Militaire ne forme pas seulement des soldats, mais les architectes de l’Afrique de demain. S’adressant aux enfants de troupe avec une solennité remarquée, elle a insisté sur leur rôle historique :

« Vous êtes les futurs officiers qui porterez haut l’image de l’Afrique. Votre mission est d’insuffler à vos frères et sœurs l’amour de la patrie pour faire de notre continent un moteur de paix, de solidarité et de prospérité. »

Dans un contexte sahélien où la question sécuritaire est liée à l’éducation, ce message résonne comme un appel à la « dignité retrouvée », une thématique chère aux autorités de la transition.

Le « 100 % de succès » : le secret d’une rigueur sans faille

Loin d’être un simple slogan, l’excellence au Prytanée se traduit par des chiffres concrets. Le Colonel Mahirou a profité de cette tribune pour rappeler les résultats exceptionnels de l’année écoulée : 100 % de réussite à tous les examens.

Ce score parfait n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une alliance entre discipline militaire et exigence académique. « Ce n’est pas une fin en soi, mais une responsabilité supplémentaire pour des citoyens moralement solides », a martelé le commandant de l’école.

Ministère de l’Education Nationale
© Ministère de l’Education Nationale

Un carrefour d’intégration régionale (AES)

Créé en 1996, le Prytanée Militaire de Niamey confirme son statut de pôle d’excellence sous-régional. Sur les 800 élèves que compte l’établissement, 118 viennent de pays amis, avec une présence notable de cadets issus de l’ Alliance des États du Sahel (AES).

Cette mixité renforce l’idée d’une défense commune et d’une fraternité d’armes dès le plus jeune âge, faisant de Niamey le creuset d’une nouvelle génération de cadres africains unis par un destin commun.

En somme, la ministre a retracé l’histoire de l’école, dialogué avec les enseignants et salué l’institution dans le Livre d’Or. Symbole d’excellence sous double tutelle, le Prytanée Militaire demeure ainsi une référence éducative nationale, alliant rigueur militaire et performances académiques

 

fin de cavale d’un « faux facilitateur » à Gaya

C’est un mode opératoire bien connu des voyageurs du Sahel, mais qui a fini par se heurter à la vigilance des autorités. Ce dimanche 22 février 2026, la Police Nationale a mis fin aux agissements d’un individu qui rançonnait les passagers à destination du Bénin, sous couvert de « frais de passage » imaginaires à Gaya.

 

Gaya, porte d’entrée stratégique du Niger vers le Bénin et le port de Cotonou, est souvent le théâtre d’une effervescence économique où se mêlent commerçants, transporteurs et voyageurs. Mais dans cette zone de transit, l’opportunisme criminel n’est jamais loin.

L’affaire, qui secoue la ville frontale depuis 48 heures, met en lumière un phénomène d’escroquerie qui entache la réputation des forces de l’ordre et fragilise la sérénité des usagers de la route.

Un scénario bien huilé : le racket par l’intimidation

Tout commence à bord d’un autocar de transport de voyageurs en provenance de Dosso. Parmi les passagers, un homme se distingue par son assurance et son discours alarmiste. Sa méthode consiste à convaincre les voyageurs, souvent peu informés des procédures administratives, que le passage de la frontière dépend du paiement d’une “taxe occulte” destinée à la police.

Jouant sur la peur du contrôle et l’envie de ne pas perdre de temps, l’escroc collectait ainsi des sommes d’argent en prétendant agir comme un intermédiaire indispensable. Mais ce dimanche, le château de cartes s’est effondré.

Le coup de filet de la Police de Gaya

Grâce à des signaux courageux et une coordination rapide, les agents de la Police Nationale ont procédé à l’interpellation de l’individu directement à bord du bus.

« Il utilisait le mensonge et l’intimidation pour soutenir les économies des citoyens qui ne cherchaient qu’à voyager en règle », confie une source proche du dossier.

Plusieurs victimes, soulagées de l’intervention des autorités, ont formellement identifié l’escroc et décrit un climat de pression psychologique exercé pendant le trajet.

Un signal fort pour le corridor Niger-Bénin

Cette arrestation n’est pas qu’un simple fait divers. Elle intervient dans un contexte où les autorités nigériennes cherchent à assainir les axes routiers pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens. En débusquant ce « passager de mauvaise foi », la police envoie ainsi un message clair : aucune complicité entre les forces de l’ordre et ces racketteurs de grand chemin n’est tolérée.

La Police Nationale a d’ailleurs profité de cette saisie pour rappeler une règle d’or : aucun frais de passage ne doit être versé à un civil. Tout paiement officiel fait l’objet d’une quittance dans les bureaux dédiés.

African Mining Week : le grand repositionnement du continent

À l’heure où la planète accélère sa transition énergétique et numérique, l’Afrique s’impose comme un acteur incontournable du nouvel échiquier mondial des ressources naturelles. Derrière les discours diplomatiques et les visites d’État se joue une bataille plus silencieuse : celle des métaux stratégiques.

En octobre 2026, la ville du Cap accueillera l’édition 2026 de l’African Mining Week (AMW), organisée par Energy Capital & Power. Mais bien avant ce rendez-vous continental, les ministres africains des Mines ont déjà tracé les grandes lignes d’une nouvelle ambition : transformer la richesse du sous-sol africain en moteur d’industrialisation.

Une ruée mondiale vers les minéraux stratégiques

La demande mondiale en minéraux dits « critiques » – indispensables aux batteries, aux énergies renouvelables ou encore aux technologies de pointe – pourrait être multipliée par quatre d’ici 2040. Dans ce contexte, l’Afrique détient des atouts majeurs.

Le continent concentre les plus grandes réserves mondiales de platine, de chrome et de manganèse. Il demeure également un poids lourd de l’or et du diamant. Cette abondance place plusieurs pays africains au centre des stratégies d’approvisionnement des grandes puissances économiques.

Mais un consensus émerge désormais chez les dirigeants africains : exporter des matières brutes ne suffit plus.

Cap sur la transformation locale.

De la République démocratique du Congo à l’Ouganda, en passant par le Libéria, le Soudan du Sud ou encore l’Égypte, le mot d’ordre est clair : attirer des capitaux, oui, mais pour développer des chaînes de valeur complètes.

En RDC, le ministre Louis Watum Kabamba ne cache plus ses exigences. Avec un trésor de guerre évalué à 24 000 milliards de dollars de ressources encore sous terre, Kinshasa veut transformer son fer en acier sur son propre sol. L’idée est de créer des zones économiques spéciales pour que la richesse profite d’abord à l’emploi local.

En Ouganda, Agnès Alaba, commissaire aux mines, est catégorique : Kampala ne veut plus d’exportateur de la roche brute. Le pays mise sur le graphite et les terres rares, mais exige que la transformation se fasse à domicile.

 

Sortir de l’ombre : cartographie et réformes

Pour d’autres nations, l’effort porte sur la cartographie géologique afin de mieux connaître le potentiel réel du pays et de rassurer les investisseurs.

  • Au Libéria : le gouvernement mobilise des experts en géocartographie pour connaître précisément son sous-sol et mieux négocier face aux multinationales.
  • En Centrafrique : le ministre Rufin Benam-Beltoungou mène une profonde réforme du Code minier. Avec 570 gisements répertoriés (cobalt, cuivre, lithium) mais encore largement artisanaux, la RCA veut s’industrialiser pour sortir de la précarité.
  • Au Soudan du Sud : traditionnellement dépendant du pétrole, Juba accélère ses prospections minières pour diversifier une économie trop fragile.

La carte de l’union régionale

Face à la pression des marchés mondiaux, l’heure est à la solidarité entre voisins. L’Égypte renforce ses liens régionaux pour le phosphate et l’or, tandis que le Kenya, par la voix de son ministre Hassan Ali Joho, mise sur le transfert de technologies et le partage de compétences avec ses pairs africains.

Partout, la même logique s’impose : renforcer les cadres réglementaires, moderniser les données géoscientifiques, structurer les filières et former une main-d’œuvre qualifiée.

 

Une compétition géopolitique assumée

Cette montée en puissance intervient alors que les États-Unis, la Chine et l’Union européenne multiplient les accords bilatéraux pour sécuriser leurs approvisionnements. Les pays africains veulent désormais négocier en position de force.

L’AMW 2026 ambitionne ainsi de servir de passerelle entre projets africains et investisseurs internationaux, tout en promouvant une industrialisation durable.

Et le Niger dans cette nouvelle équation ?

Pour le Niger, ces discussions continentales résonnent avec une actualité stratégique. Longtemps identifié à son uranium, le pays cherche à diversifier et à mieux valoriser l’ensemble de ses ressources minières.

Dans un contexte de recomposition des partenariats internationaux et d’affirmation de souveraineté économique, Niamey pourrait tirer profit de cette nouvelle dynamique africaine. Mais le défi reste immense : transformer les richesses du sous-sol en emplois durables, en infrastructures modernes et en recettes publiques stables.

La question dépasse donc la simple extraction. Elle touche à la formation, au transfert de technologies, à la transparence dans la gestion des revenus et à la création d’industries locales.

Vers une nouvelle ère minière africaine ?

L’enjeu pour 2026 n’est pas seulement d’attirer des investisseurs. Il s’agit surtout de redéfinir la place de l’Afrique dans l’économie mondiale : passer du statut de fournisseur de matières premières à celui d’acteur industriel stratégique.

Si les engagements politiques se traduisent en réformes concrètes et en partenariats équilibrés, le secteur minier pourrait devenir l’un des piliers de la transformation économique du continent – et une opportunité historique pour des pays comme le Niger.

En somme, l’African Mining Week 2026 se tiendra au Cap du 12 au 16 octobre, en parallèle de l’African Energy Week. Plus qu’un salon, elle s’annonce comme le théâtre d’une nouvelle diplomatie minière où l’Afrique entend imposer ses règles : investir dans l’exploration, certes, mais surtout dans les infrastructures et le capital humain.

Mines africaines : 29 500 milliards $ sous terre

Le sous-sol africain attise les convoitises. Selon le dernier rapport publié par l’Africa Finance Corporation (AFC), les richesses minières du continent sont évaluées à près de 29 500 milliards de dollars, dont environ 8 600 milliards restent encore inexploités. Un trésor stratégique à l’heure où le monde accélère sa transition énergétique et où la demande en minéraux dits « critiques » explose.

Mais au-delà des chiffres vertigineux, une question centrale se pose : ces ressources peuvent-elles réellement transformer les économies africaines et créer des millions d’emplois durables ?

Un potentiel colossal encore sous-exploité

Le continent détiendrait près de 20 % des réserves mondiales de minerais stratégiques : cuivre, cobalt, lithium, uranium, terres rares… Autant de matières premières indispensables aux batteries, aux véhicules électriques, aux infrastructures énergétiques et aux technologies numériques.

Pour l’AFC, l’enjeu n’est plus seulement d’extraire, mais de transformer localement. Développer des industries en aval – aluminium, engrais, alliages, composants de batteries – permettrait de multiplier la valeur ajoutée et les emplois qualifiés.

Namibie : diversification et montée en compétence

En Namibie, la reprise de la production d’uranium en 2025-2026 marque un nouveau souffle. Le secteur employait déjà plus de 20 800 personnes fin 2024. Le pays mise désormais sur la diversification vers le lithium, le cuivre et les terres rares.

Les autorités annoncent des programmes de formation et d’accompagnement des petits exploitants afin d’intégrer davantage de travailleurs locaux à cette dynamique.

Afrique du Sud : 2 000 milliards de rands pour consolider la chaîne de valeur

En Afrique du Sud, le gouvernement prévoit de mobiliser environ 2 000 milliards de rands sur cinq ans pour renforcer l’exploration, la transformation et la formation professionnelle.

Avec près de 468 000 emplois formels recensés en 2025 dans le secteur minier, le pays reste l’un des piliers industriels du continent. L’objectif affiché : maintenir ces emplois tout en modernisant les infrastructures et en attirant davantage d’investissements étrangers.

Zambie : le cuivre comme moteur

En Zambie, plus de 73 000 emplois dépendent déjà de l’industrie minière. L’expansion de nouveaux projets cuprifères pourrait renforcer cette tendance.

La société américaine KoBold Metals développe la mine de Mingomba avec un investissement estimé à 300 millions de dollars, susceptible de générer plus de 700 emplois. De son côté, Vedanta Resources engage 1,5 milliard de dollars dans les mines de Konkola, tandis que First Quantum Minerals investit 1,25 milliard de dollars dans le projet Kansanshi S3.

RDC : un géant minier encore à 10 % de son potentiel

La République démocratique du Congo concentre à elle seule des réserves estimées à 24 000 milliards de dollars, dont seulement 10 % seraient exploitées. Le secteur soutient déjà plus de 100 000 emplois directs.

Dans un contexte de compétition accrue entre les États-Unis, la Chine et l’Europe pour sécuriser l’accès aux minerais stratégiques, Kinshasa cherche à renforcer ses partenariats internationaux pour stimuler l’investissement et l’emploi.

Le nerf de la guerre : le financement

Malgré ce potentiel, l’accès au capital demeure un obstacle majeur, notamment pour les exploitants locaux. Sans financements adaptés, les projets stagnent et les opportunités d’emplois tardent à se concrétiser.

Lors de l’African Mining Week 2025, les responsables de l’AFC ont rappelé que leurs investissements miniers – environ 700 millions de dollars à ce jour – ont déjà permis la création de plus de 15 000 emplois, principalement dans les minéraux critiques.

La prochaine édition de l’African Mining Week, prévue en octobre 2026 au Cap, ambitionne de rapprocher investisseurs et porteurs de projets pour transformer les promesses en chantiers réels.

Une opportunité stratégique pour le Niger ?

Pour le Niger, la dynamique continentale autour des minéraux critiques représente un enjeu majeur. Pays historiquement reconnu pour ses ressources en uranium, le Niger dispose également de gisements de pétrole, d’or et d’autres minerais encore insuffisamment valorisés.

Dans un contexte de recomposition des partenariats internationaux et de volonté affirmée de souveraineté économique, Niamey pourrait tirer profit de la hausse mondiale de la demande en matières premières stratégiques. Mais au-delà de l’extraction, le véritable défi consiste à développer des unités locales de transformation afin de créer davantage d’emplois qualifiés et d’augmenter les recettes nationales.

La question centrale reste donc la suivante : comment convertir la richesse du sous-sol nigérien en prospérité tangible pour la population ? Les investissements structurants, la formation technique, l’amélioration du climat des affaires et la meilleure gouvernance seront déterminants.

Car si les milliards dorment encore sous terre, l’enjeu est désormais de les transformer en emplois durables, en infrastructures et en développement réel pour le Niger.

En somme, la richesse du sous-sol africain ne fait aucun doute. Le véritable défi consiste à transformer ce capital naturel en prospérité durable, en compétences locales et en emplois qualifiés.

Seychelles : premier laboratoire africain de reproduction corallienne opérationnel

C’est une première en Afrique et dans l’océan Indien occidental. Aux Seychelles, un laboratoire terrestre dédié à la reproduction des coraux vient de réussir sa toute première ponte contrôlée. Une avancée scientifique majeure dans la lutte contre le blanchissement et la disparition des récifs, ces écosystèmes marins essentiels à la biodiversité et aux économies côtières.

 

Une naissance scientifique sur l’île de Praslin

Implanté sur l’île de Praslin, Canon EMEA a développé le centre en collaboration avec Coral Spawning International et l’ONG environnementale Nature Seychelles.

Depuis l’ouverture du laboratoire en novembre 2025, les équipes ont déjà franchi une étape symbolique en réussissant la reproduction d’une espèce clé, Acropora tenuis. En quelques semaines, les chercheurs ont généré environ 800 000 embryons à partir de 14 colonies de coraux. Ils ont ensuite permis à plus de 65 000 jeunes coraux de se fixer sur des supports, lançant ainsi leur phase de croissance.

Pour les scientifiques impliqués dans le projet, ces résultats se révèlent particulièrement prometteurs.

Aller au-delà des méthodes classiques

Jusqu’ici, la restauration des récifs reposait surtout sur la « fragmentation » : on replante des morceaux de coraux existants. Une technique efficace à court terme, mais qui produit des clones génétiquement identiques, donc plus vulnérables aux maladies et aux hausses de température.

Le nouveau laboratoire mise au contraire sur la reproduction sexuée contrôlée, qui favorise une diversité génétique accrue. En clair : des coraux plus résistants au stress thermique et mieux armés face au changement climatique.

Le recours à des technologies d’imagerie avancées fournies par Canon permet ainsi aux scientifiques d’observer avec une précision inédite les différentes étapes de la reproduction, du frai jusqu’à la fixation des larves.

Une réponse concrète à l’urgence climatique

Les récifs coralliens sont souvent qualifiés de « forêts tropicales des océans ». Ils abritent près de 25 % de la biodiversité marine et protègent les côtes contre l’érosion. Mais ils sont en danger : la hausse des températures provoque des épisodes massifs de blanchissement.

Aux Seychelles, pays dont l’économie dépend fortement du tourisme et de la pêche, la survie des récifs est une question stratégique.

Le Dr Nirmal Shah, dirigeant de Nature Seychelles, parle d’« un tournant décisif » pour la restauration corallienne locale. L’objectif désormais est clair : passer du stade expérimental à une production à grande échelle et commencer la transplantation des jeunes coraux sur les récifs naturels.

Énergie Capital & Puissance
© Énergie Capital & Puissance

Technologie et écologie : un partenariat inédit

Pour Canon, ce projet illustre la manière dont la technologie peut soutenir la recherche scientifique et la préservation de l’environnement.

Les équipements d’imagerie permettent non seulement de documenter les pontes, mais aussi de constituer une base de données essentielle pour mieux comprendre le cycle de vie des coraux aux Seychelles.

À terme, le centre ambitionne de devenir un pôle régional de formation, ouvert aux étudiants, aux scientifiques et aux gestionnaires de récifs venus d’Afrique et d’ailleurs.

Une dynamique qui peut inspirer l’Afrique de l’Ouest

Pour les pays du golfe de Guinée, où l’érosion côtière et la pression climatique deviennent préoccupantes, l’initiative seychelloise démontre qu’innovation technologique et savoir scientifique africain peuvent se conjuguer pour répondre aux défis environnementaux.

La restauration des récifs ne relève plus de la science-fiction. Elle devient une stratégie concrète, structurée et soutenue par des partenariats public-privé.

Restaurer aujourd’hui pour protéger demain

Ce laboratoire pionnier marque le début d’un programme de long terme. D’autres pontes sont prévues dans les mois et années à venir. Les chercheurs suivront attentivement la survie des coraux transplantés en milieu naturel afin de mesurer leur résistance face aux vagues de chaleur marine.

Dans un monde confronté à une crise climatique sans précédent, cette réussite envoie un signal fort : l’Afrique peut être à l’avant-garde des solutions environnementales.

Uranium au Niger : Orano propose un dialogue après la nationalisation de la Somaïr

Le bras de fer autour de l’uranium nigérien pourrait-il laisser place à des discussions ? Plusieurs mois après d’agitation, le groupe français Orano affirme vouloir ouvrir la voie à une « solution négociée » avec les autorités militaires au pouvoir à Niamey.

Lors de la présentation de ses résultats annuels, son directeur général, Nicolas Maes, a plaidé pour un dialogue direct. Selon lui, « la meilleure issue pour le Niger, pour nous et pour les mines, c’est une solution négociée ». Une déclaration qui marque une volonté d’apaisement, même si les positions restent éloignées.

 

Un différend né dans un contexte politique tendu

Depuis l’arrivée au pouvoir du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), les relations entre le Niger et la France se sont considérablement dégradées. En juin 2024, les autorités nigériennes ont officialisé la nationalisation de la Société des mines de l’Aïr (Somaïr), dont Orano détenait la majorité des parts.

Pour les nouvelles autorités, cette décision s’inscrit dans une logique de souveraineté économique et de reprise en main des ressources stratégiques. L’uranium représente en effet un levier majeur pour les finances publiques nigériennes et un symbole fort dans le débat sur la gestion des richesses nationales.

 

Les stocks d’uranium au cœur du contentieux

Le principal point de friction concerne les volumes d’uranium extraits avant et après le changement de régime. Le général Abdourahamane Tiani a récemment indiqué que la part correspondant aux quantités produites avant le 26 juillet 2023 — estimées à environ une centaine de tonnes — pourrait être transférée à Orano.

En revanche, il a clairement affirmé que toute production réalisée après cette date « est nigérienne et restera nigérienne ». Une position qui illustre la ligne défendue par Niamey : sécuriser les ressources postérieures au coup d’État et affirmer la pleine propriété nationale sur ces stocks.

De son côté, Orano évalue à près de 300 millions d’euros la valeur des stocks concernés et a engagé plusieurs procédures d’arbitrage international afin de contester la nationalisation et préserver ses intérêts financiers.

 

Un retour en arrière peu probable

Le directeur général d’Orano reconnaît toutefois qu’un simple retour aux anciennes conditions d’exploitation paraît difficile. Les équilibres politiques et économiques ont changé. Pour le groupe français, l’enjeu n’est plus seulement de récupérer des actifs, mais de clarifier les droits sur la production passée et d’envisager l’avenir technique des sites miniers.

À Arlit, dans le nord du pays, l’activité minière structure l’économie locale depuis des décennies. Toute incertitude prolongée pourrait peser sur l’emploi, les sous-traitants et les recettes publiques.

 

Un enjeu stratégique des deux côtés

Le Niger figure parmi les producteurs importants d’uranium en Afrique. Cette ressource est essentielle pour l’économie nationale, mais aussi pour la France, dont le parc nucléaire dépend en partie de l’approvisionnement extérieur.

Au-delà du différend juridique, la question est donc éminemment stratégique. Elle touche à la souveraineté énergétique, aux relations diplomatiques et à la stabilité économique d’une région déjà fragilisée.

À ce stade, aucune annonce officielle ne confirme l’ouverture de négociations formelles. Mais la déclaration d’Orano laisse entrevoir une possible phase de discussions. Reste à savoir si Niamey acceptera de s’asseoir à la table des négociations et sous quelles conditions.

Dirkou : face à la pénurie, la commune mobilise les maraîchers avant le Ramadan

Entre pénurie et solidarité locale, les autorités misent sur les coopératives maraîchères à Dirkou.

 Dirkou (région d’Agadez), 20 février 2026 – Dans cette oasis du nord nigérien, la vie s’organise au rythme du désert et des échanges transfrontaliers. Mais depuis plusieurs semaines, les étals du marché de Dirkou se vident plus vite qu’ils ne se remplissent. En cause : la fermeture de la frontière libyenne, qui freine l’approvisionnement en produits de première nécessité. À l’approche du mois de Ramadan, la question des prix et de la disponibilité des denrées devient centrale.

C’est dans ce contexte que l’administrateur délégué de la Commune rurale de Dirkou, le lieutenant Saidou Namata, a réuni vendredi 20 février 2026 les maraîchers de la localité, désormais regroupés en coopérative. Objectif : trouver, avec les producteurs eux-mêmes, des solutions concrètes pour proposer aux habitants des produits essentiels à des tarifs accessibles.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Miser sur la production locale pour amortir le choc

La rencontre s’est tenue en présence du secrétaire général de la commune. Les échanges ont porté sur la possibilité de renforcer la mise sur le marché local de légumes et d’autres denrées cultivées sur place, afin de réduire la dépendance aux circuits d’importation actuellement perturbés.

Dans cette partie du Niger, la ville de Dirkou joue un rôle stratégique, notamment en matière de commerce avec la Libye. La fermeture de cette frontière a entraîné une baisse notable du ravitaillement. Résultat : certains produits deviennent rares, et leurs prix grimpent.

Face à cette situation, la commune veut agir en amont. L’idée n’est pas seulement de constater la hausse des prix, mais d’encourager une meilleure organisation des producteurs locaux pour stabiliser l’offre, surtout durant le Ramadan, période de forte consommation.

« Il s’agit de permettre à la population de se procurer l’essentiel sans subir une pression excessive sur le budget familial », explique-t-on au sein de l’administration locale.

 

Ramadan : un enjeu social autant qu’économique

Le mois de Ramadan représente un moment de grande solidarité, mais aussi un défi pour les ménages les plus modestes. À Dirkou, où les ressources sont limitées et les circuits d’approvisionnement fragiles, chaque variation de prix se ressent immédiatement.

En s’appuyant sur la coopérative des maraîchers, la commune espère instaurer une meilleure coordination des ventes, éviter les spéculations et garantir une certaine stabilité des tarifs. Les autorités locales souhaitent également sensibiliser les commerçants à l’importance d’un effort collectif durant cette période.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

L’éducation aussi à l’honneur

La journée du 20 février n’a pas été consacrée uniquement aux questions économiques. Le lieutenant Saidou Namata s’est également rendu au CES Adam Alzouma de Dirkou pour assister à une cérémonie de remise de bulletins scolaires.

Au terme de cette rencontre avec les élèves et le personnel éducatif, l’administrateur délégué a reçu dans son bureau deux élèves de classe de 6ᵉ qui se sont distinguées par leurs résultats remarquables, avec des moyennes de 18,57 et 18,53 sur 20. Un geste symbolique pour saluer l’excellence et encourager la persévérance scolaire dans une région où l’accès à l’éducation reste un défi.

Dans une zone souvent associée aux difficultés sécuritaires et économiques, ces performances scolaires rappellent qu’au-delà des contraintes, des dynamiques positives existent.

 

Une gestion locale sous pression

Entre tension sur les marchés et besoin de soutenir la jeunesse, les autorités communales de Dirkou avancent sur plusieurs fronts. La situation actuelle met en lumière la vulnérabilité des zones frontalières face aux décisions géopolitiques et aux fermetures de frontières.

Mais elle souligne aussi l’importance des initiatives locales. À travers le dialogue avec les maraîchers et l’encouragement des élèves méritants, la commune tente de conjuguer réponse immédiate aux urgences économiques et investissement dans l’avenir.

À Dirkou, dans la région d’Agadez, le défi est clair : transformer une période de tension en opportunité de renforcer la solidarité locale.

Tchad : les salaires de février 2026 annulés après une erreur de calcul

À N’Djamena, l’annonce a pris de court des milliers de fonctionnaires. Le versement des salaires du mois de février 2026 a été annulé à la suite d’une erreur de calcul détectée par les services financiers de l’État. Une décision inhabituelle, officialisée par la Trésorerie Paierie Générale, qui soulève des interrogations sur la fiabilité des mécanismes de gestion salariale au Tchad.

À cet effet, le Trésorier Payeur Général, Abakar Djeroua Sirinou, a signé un communiqué invitant les banques à suspendre immédiatement les virements en cours et à reverser les montants concernés sur le compte du Trésor public logé à la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC).

 

Une erreur technique aux conséquences sociales

Les autorités locales, en coordination avec la direction nationale de la BEAC, ont constaté l’anomalie après des vérifications. Elles n’ont pas précisé la nature exacte de l’erreur : mauvais paramétrage informatique, problème de fichier ou décalage comptable.

Si l’incident se veut technique, ses répercussions sont bien réelles. Dans un contexte économique marqué par la hausse du coût de la vie et une dépendance forte au salaire mensuel, tout retard de paiement pèse directement sur les ménages. D’ailleurs, L’attente prolongée d’une régularisation peut fragiliser des familles déjà exposées à des charges fixes incompressibles : loyers, scolarité, alimentation.

Les agents publics surveillent désormais leurs comptes en attendant que les autorités communiquent un nouveau calendrier de paiement.

 

Une question de gouvernance budgétaire

Au-delà de l’incident ponctuel, cette suspension met en lumière les défis persistants de modernisation de la chaîne de dépense publique. Dans de nombreux pays de la zone CEMAC, la gestion des salaires de la fonction publique représente une part importante du budget de l’État. Ainsi, la fiabilité des systèmes de traitement informatique et la coordination entre Trésor, banques commerciales et banque centrale sont essentielles.

Un dysfonctionnement de cette nature interroge donc la robustesse des dispositifs de contrôle interne et la capacité d’anticipation des autorités financières.

 

La BEAC au cœur du dispositif

La Banque des États de l’Afrique Centrale, institution commune aux pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), joue un rôle central dans la gestion des flux financiers publics. En tant que dépositaire des comptes du Trésor, elle constitue un maillon clé dans la sécurisation des paiements de l’État.

Par ailleurs, La collaboration entre la Trésorerie tchadienne et la BEAC a permis de détecter l’erreur avant que les montants concernés ne soient définitivement consommés. Un point que les autorités pourraient mettre en avant pour rassurer l’opinion.

 

Un test de confiance

Au Tchad comme ailleurs, le versement régulier des salaires publics est un indicateur de stabilité administrative. Cependant, L’incident de février 2026 intervient dans un contexte où les États de la région cherchent à renforcer la transparence budgétaire et la digitalisation des procédures financières.

La priorité, pour les autorités tchadiennes, sera désormais double : corriger rapidement l’erreur et restaurer la confiance des agents publics. En ce sens, une communication claire sur l’origine du problème et les mesures prises pour éviter sa répétition pourrait contribuer à apaiser les inquiétudes.

En attendant, les fonctionnaires restent suspendus à une nouvelle échéance, dans l’espoir que la régularisation annoncée intervienne dans les meilleurs délais.

À Tessaoua, le projet CSP-PAM à l’épreuve du terrain

 

 

 

 

Dans le département de Tessaoua, région de Maradi, l’heure n’était pas aux discours mais à l’évaluation concrète des actions. Les 15 et 16 février 2026, une mission conjointe de suivi s’est rendue sur le terrain pour mesurer l’impact du projet CSP-PAM, mis en œuvre par l’ONG GARKUA avec l’appui financier du Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Conduite par le préfet de Tessaoua, la mission a associé les autorités communales de Tessaoua, Ourafane et Maijirgui, ainsi que la coordination régionale de GARKUA à Maradi. Une démarche qui traduit une volonté d’ancrer le projet dans la réalité locale.

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Passer des chiffres aux réalités humaines

Dans les projets de développement, les bilans sont souvent chiffrés. Mais sur le terrain, l’essentiel se joue ailleurs : dans les témoignages, les contraintes quotidiennes et les ajustements nécessaires. La mission s’est donnée trois priorités claires : écouter les communautés bénéficiaires, repérer les difficultés rencontrées et proposer des pistes d’amélioration. Cette approche participative marque un tournant : elle place les populations au centre de l’évaluation.

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Un projet au service de la résilience

Le projet CSP-PAM vise à renforcer la sécurité alimentaire et à soutenir les ménages vulnérables. Dans une région comme Maradi, régulièrement confrontée aux aléas climatiques et aux pressions économiques, ces initiatives représentent un levier essentiel. Les échanges menés dans les villages ont permis de mesurer l’impact des activités sur les conditions de vie, le degré d’appropriation des actions par les bénéficiaires et les attentes pour la suite du programme. Mais l’enjeu dépasse l’assistance immédiate : il s’agit de construire la durabilité.

 

La responsabilité locale au cœur du dispositif

L’un des enseignements majeurs de cette mission réside dans l’implication des autorités locales. Préfet, maires et responsables communautaires ont participé activement aux discussions. Cette synergie entre administration, partenaires techniques et communautés vise à garantir une meilleure coordination des interventions, une transparence accrue et une responsabilisation progressive des acteurs locaux. Car un projet de développement ne peut réussir sans ancrage institutionnel ni engagement citoyen.

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Capitaliser les bonnes pratiques

La mission a également permis d’identifier des expériences positives susceptibles d’être reproduites dans d’autres communes.

Dans certains villages, l’organisation communautaire autour des activités du projet a renforcé la cohésion sociale. Ailleurs, des initiatives locales ont émergé pour optimiser l’utilisation des ressources.

Ces exemples montrent que l’impact d’un programme ne se limite pas aux aides distribuées, mais s’étend à la dynamique sociale qu’il peut générer.

 

Les défis persistants

Malgré les progrès, plusieurs défis subsistent :

  • L’accès difficile à certaines zones rurales
  • La vulnérabilité climatique
  • Les contraintes logistiques
  • La nécessité de renforcer les capacités locales.

Ces obstacles rappellent que le développement est un processus continu, qui exige adaptation et persévérance.

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Une étape vers l’appropriation communautaire

Au terme de ces deux jours de terrain, le constat est clair : le suivi régulier constitue un outil essentiel pour garantir l’efficacité des projets.

En associant les bénéficiaires aux réflexions, la mission a contribué à renforcer le sentiment d’appropriation. C’est dans cette dynamique que réside la véritable durabilité : lorsque les communautés deviennent actrices de leur propre développement.

À Tessaoua, le projet CSP-PAM ne se limite donc pas à une intervention technique. Il s’inscrit dans une démarche plus large, celle d’un partenariat entre institutions, partenaires internationaux et populations locales, au service de la résilience.