Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 8 sur 282

Bac 2026 au Niger : Lancement officiel au centre Kalmaharo

L’agitation habituelle des ateliers de mécanique et de soudure a fait place à un silence solennel au centre professionnel de Kalmaharo, à Niamey. C’est dans ce haut lieu de l’apprentissage technique, au jury nᵒ 59, que le Gouverneur de la région, Assoumane Abdou Harouna, a officiellement ouvert la session 2026 du Baccalauréat. Alors que des dizaines de milliers de candidats affrontent ces épreuves à l’échelle nationale, le choix de ce centre pour le lancement officiel met en lumière une priorité politique majeure : la revalorisation de l’enseignement professionnel pour construire l’indépendance économique du pays.

Kalmaharo : 342 candidats au défi de l’industrie nigérienne

À Kalmaharo, dans les salles d’examen, 342 candidats s’attaquent à des épreuves qui décideront de leur intégration dans le tissu industriel nigérien. Parmi eux, 255 futurs spécialistes de la mécanique et de la réparation automobile et 87 techniciens de la construction métallique s’apprêtent à prouver la rigueur de leur formation.

Ces profils représentent le moteur de la modernisation des infrastructures du pays. En plaçant ces filières techniques sous le feu des projecteurs nationaux, les autorités rappellent ainsi que le développement du Niger passera par sa capacité à former des experts de terrain, prêts à relever les défis de la maintenance industrielle et de la construction de pointe.

Kalmaharo : le Gouverneur de Niamey prône rigueur et confiance

Le déplacement du Gouverneur de Niamey dans ce centre professionnel n’est pas qu’un simple exercice de protocole. En arpentant les allées de Kalmaharo, Assoumane Abdou Harouna a apporté un message de soutien doublé d’une exigence de rigueur. S’adressant directement aux candidats, il les a exhortés à aborder les épreuves avec sérénité, discipline et une solide confiance en leurs capacités.

Cette présence étatique est aussi un hommage aux efforts logistiques de l’État et des enseignants pour garantir le bon déroulement de la session. L’enjeu est de taille pour l’Office du Baccalauréat, des Équivalences et des Examens et Concours du Supérieur (OBEECS), qui réaffirme sa détermination à délivrer des diplômes d’une crédibilité et d’une transparence irréprochables sur l’ensemble du territoire national.

Baccalauréat 2026 : 89 158 candidats et une participation féminine historique

Au-delà de la spécificité technique de Kalmaharo, c’est tout le Niger qui vit au rythme du Baccalauréat. Avec 89 158 candidats inscrits cette année, l’examen confirme sa dimension de grand rendez-vous national.

Par ailleurs, une statistique retient particulièrement l’attention des observateurs : la présence de 41 429 filles parmi les inscrits. Cette forte participation féminine témoigne aussi d’une inclusion croissante au sein du système éducatif nigérien, brisant progressivement les barrières dans l’accès aux études secondaires et techniques. En lançant cette session historique depuis un jury professionnel, le Niger ne valide pas seulement des acquis scolaires, il arme également sa jeunesse pour les réalités économiques de demain.

Agadez : NITA récompense ses employés

Dans un secteur où la confiance demeure le principal capital, les performances ne se mesurent pas uniquement en volumes de transactions. À Agadez, NITA Transfert d’Argent a choisi de mettre en lumière celles et ceux qui font vivre son réseau au quotidien. Employés, partenaires et clients ont été distingués lors d’une cérémonie, une reconnaissance qui galvanise les récipiendaires et les pousse à se dépasser pour renforcer encore la vitalité de l’entreprise.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Agadez : le mérite célébré au cœur de NITA Transfert d’Argent

Les trophées remis ce mardi 14 juillet à Agadez récompensent des performances individuelles et traduisent également la volonté des responsables de bâtir une entreprise où la reconnaissance devient un levier de motivation et de fidélisation.

Réunis au siège régional de NITA Transfert d’Argent, près du RondPoint Concorde, collaborateurs, partenaires institutionnels, autorités administratives, représentants de la société civile et clients ont assisté à une cérémonie consacrée à la valorisation de celles et ceux qui participent au développement de l’entreprise.

En présidant cette rencontre, le gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a salué une initiative qui, selon lui, place le mérite et l’engagement au cœur de la culture d’entreprise.

Gouvernorat d'Agadez
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NITA, de la proximité financière à l’ambition bancaire

Si NITA est historiquement reconnue pour ses services de transfert de fonds, son rôle dépasse aujourd’hui les seuls flux de liquidités. Au fil de son ancrage sur le territoire nigérien, l’entreprise s’est imposée comme un véritable acteur de proximité, facilitant les transactions financières quotidiennes des ménages, des commerçants et des petites entreprises.

Pour les autorités régionales, cette présence s’avère stratégique : elle contribue à renforcer l’inclusion financière, à dynamiser les échanges économiques locaux et à générer des emplois, notamment au profit des jeunes. Cette grille de lecture économique a d’ailleurs largement dominé les allocutions prononcées durant la cérémonie.

Ce rendez-vous a également permis d’esquisser les perspectives d’avenir de l’entreprise. Le gouverneur a ainsi encouragé les dirigeants de NITA à maintenir leurs efforts en matière de qualité de service, d’innovation et de relation client.

En les invitant à poursuivre cette trajectoire de croissance, l’autorité régionale a formulé une ambition forte : voir cette structure locale franchir un nouveau cap pour se transformer, à terme, en une institution bancaire d’envergure nationale. Cette perspective souveraine illustre parfaitement les attentes placées en ces champions nationaux pour consolider l’indépendance économique du Niger.

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Agadez : NITA célèbre l’excellence et l’engagement

Moment le plus attendu de la cérémonie, la remise des distinctions a récompensé plusieurs employés, partenaires et clients pour leur engagement exemplaire.

Cette reconnaissance marque un tournant dans un secteur où la concurrence s’intensifie : la fidélité des équipes, la qualité du service et la confiance des clients deviennent des atouts aussi précieux que les performances financières.

En valorisant ces parcours, NITA entend installer durablement une culture de l’excellence au sein de son réseau, transformant chaque distinction en moteur de motivation et de dépassement.

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L’excellence comme stratégie d’entreprise

À Agadez, cette cérémonie a célébré bien plus que des récompenses individuelles. Elle a affirmé la volonté d’une entreprise nigérienne de renforcer son identité, de consolider son ancrage territorial et d’investir dans son capital humain pour accompagner sa croissance.

À travers cette politique de reconnaissance, NITA affirme aussi que derrière chaque opération financière réussie se trouvent des femmes et des hommes dont le professionnalisme constitue le socle de la confiance et la clé de l’avenir du secteur financier.

Bac 2026 à Takiéta : Lancement des épreuves au centre 174

Le silence a pris possession des couloirs du centre d’examen nᵒ 174 de Takiéta, ce mardi 14 juillet 2026. Derrière les tables-bancs, l’atmosphère est lourde de cette tension caractéristique des grands matins d’examen. Pour 259 candidats, les minutes s’égrènent lentement avant la distribution des premières enveloppes scellées. Mais, dans la cour de l’établissement, le coup d’envoi prend une dimension presque sacrée, réunissant autour d’une même table les figures de l’État moderne et les gardiens du pouvoir ancestral.

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État et tradition autour de l’éducation

Pour ce premier jour d’épreuves écrites, le protocole républicain a croisé l’histoire locale. Menée par le préfet du département, accompagné de son secrétaire général et des hauts responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), la délégation officielle s’est avancée dans le centre d’examen. À leurs côtés, drapé dans sa dignité coutumière, Sa Majesté le Sarkin Garagoumsa de Takiéta incarnait la bienveillance de toute une communauté.

Cette présence conjointe exprime un message symbolique : l’éducation de cette jeunesse dépasse les simples enjeux administratifs. En effet, elle constitue le ciment sur lequel se construit l’avenir de la région, sous la vigilance de l’État et avec la bénédiction des traditions.

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Répartition des effectifs du baccalauréat 2026 à Zinder

Dans les salles de classe, la répartition des effectifs raconte une autre histoire. Sur les 259 prétendants au précieux sésame, la série A4 se taille la part du lion avec 167 candidats, talonnée par la série D, qui compte 91 postulants.

Pourtant, c’est vers une solitude absolue que se tournent certains regards curieux : celle de l’unique candidat de la série A8. Seul représentant de sa spécialité dans tout le centre, ce lycéen porte sur ses seules épaules le poids d’un parcours singulier, rappelant aussi que, derrière les grands chiffres de l’examen national, se cachent toujours des destins individuels d’une rare intensité.

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Le sermon de l’intégrité

Avant que le bruissement des feuilles de brouillon ne remplace les voix humaines, les autorités ont tenu à adresser un ultime message aux candidats. Loin des discours désincarnés, les interventions ont pris la forme d’un appel solennel à la conscience. En effet, le préfet et les notables présents ont insisté sur trois piliers essentiels : le calme pour dompter le stress, le respect strict des consignes pour sécuriser le parcours et, surtout, l’intégrité.

Dans un monde académique en quête constante de repères moraux, ce rappel à l’honnêteté intellectuelle résonne comme un contrat de confiance entre ces futurs étudiants et la société qui les attend. Après les vœux de réussite et les prières formulées pour le bon déroulement de la session, les enveloppes ont été ouvertes. À Takiéta, les stylos sont désormais levés, et une nouvelle page de l’histoire locale commence à s’écrire.

Sabalibougou (Bamako) : une femme soupçonnée d’avoir tué son mari

Le quartier de Sabalibougou Courani, à Bamako, peine encore à comprendre le drame qui s’y est joué le dimanche matin. Un ouvrier d’une quarantaine d’années a été retrouvé mort dans son domicile. D’abord présentée comme une découverte tragique, l’affaire a rapidement pris une tournure criminelle. Les soupçons des enquêteurs se sont portés sur l’épouse de la victime, qui a finalement reconnu les faits lors de son audition, selon les premiers éléments de l’enquête.

Une matinée qui vire au drame

Dimanche 12 juillet 2026, un terrible drame a brutalement interrompu le calme habituel de Sabalibougou Courani. De 9 h à 10 h, l’épouse et des proches d’Issa Koné, un homme d’une quarantaine d’années, ont découvert son corps sans vie dans sa chambre. Son corps portait de multiples blessures, laissant peu de place au doute sur la nature violente de son décès.

Alertés par la famille, les policiers et les équipes de la Protection civile se sont immédiatement rendus sur les lieux. Les secours n’ont pu que constater le décès avant de transférer le corps à la morgue pour les besoins de l’enquête.

Une attitude qui intrigue les enquêteurs

Dès les premières constatations, certains éléments ont retenu l’attention des enquêteurs. Selon les informations recueillies, le comportement de l’épouse de la victime, Bintou Fomba, surnommée « Batoma », a suscité des interrogations. Les policiers ont alors décidé de l’entendre afin d’éclaircir les circonstances exactes du décès.

Après avoir rejeté toute implication, elle aurait finalement reconnu les faits lors de son interrogatoire, selon les déclarations rapportées par plusieurs sources proches du dossier. Elle aurait expliqué avoir agi dans un contexte de profond conflit conjugal, évoquant les absences répétées de son mari, des difficultés financières au sein du foyer ainsi que le projet de celui-ci de contracter un second mariage.

Dans son témoignage, la suspecte aurait décrit un passage à l’acte d’une grande violence : elle aurait d’abord porté un premier coup à l’aide d’un pilon avant de frapper son mari à plusieurs reprises avec une machette.

Une enquête qui s’intéresse à un précédent épisode violent

Les investigations ne se limitent pas aux circonstances immédiates du meurtre. Les enquêteurs cherchent également à établir un éventuel lien avec une agression survenue quelques jours auparavant. D’après des témoignages recueillis dans le voisinage, Issa Koné aurait été violemment attaqué le 4 juillet alors qu’il accompagnait cette même épouse sur les berges du fleuve Niger. Des individus l’auraient laissé grièvement blessé avant de repartir avec sa moto, sans s’en prendre à la femme qui l’accompagnait.

Les autorités vérifient désormais si cette agression relevait d’un simple acte de banditisme ou si elle pourrait s’inscrire dans une préparation plus ancienne du crime. Quoi qu’il en soit, les enquêteurs devront maintenant confronter ces déclarations aux résultats des expertises médico-légales ainsi qu’aux autres éléments matériels recueillis au cours de l’enquête.

Une affaire qui bouleverse le quartier

À Sabalibougou Courani, la nouvelle continue de provoquer stupeur et incompréhension. Plusieurs habitants affirment n’avoir jamais remarqué de tensions apparentes au sein du couple, ce qui rend ce drame encore plus difficile à comprendre pour le voisinage.

L’enquête judiciaire se poursuit afin de préciser les circonstances exactes des faits, de vérifier l’ensemble des déclarations de la suspecte et de déterminer si d’autres personnes ont pu jouer un rôle dans cette affaire.

En attendant les suites de la procédure, ce dossier rappelle la complexité des violences intrafamiliales, qui peuvent parfois évoluer dans le silence avant de basculer dans l’irréparable. Au-delà du fait divers, cette tragédie soulève également d’importantes interrogations sur la part d’ombre qui peut exister au sein de l’intimité conjugale et sur la difficulté à détecter les signaux d’alerte.

BAC 2026 : le Gouverneur de Zinder lance officiellement les épreuves écrites

Les salles de classe ont retrouvé leur silence studieux ce mardi 14 juillet 2026 à Zinder. En effet, des milliers de candidats ont entamé les épreuves écrites du baccalauréat 2026, un examen décisif qui ouvre les portes de l’enseignement supérieur. Au Centre n°4, le Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a officiellement donné le coup d’envoi de cette session en appelant les élèves à miser sur la sérénité, la discipline et la confiance en leurs capacités.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Le temps des révisions laisse place au verdict.

Après plusieurs mois de préparation, l’heure de vérité a sonné pour les candidats au baccalauréat dans la région de Zinder. Ainsi, dès les premières heures de la matinée, les centres d’examen ont accueilli des milliers d’élèves venus franchir l’une des étapes les plus importantes de leur parcours scolaire.

Entre concentration, stress et espoir, chacun sait que les prochaines heures peuvent dessiner son avenir académique. C’est d’ailleurs au Centre n°4, réservé aux candidats de la série A4, que le Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a procédé au lancement officiel des épreuves écrites.

Avant de donner le signal du début des compositions, le Gouverneur s’est adressé aux candidats. Sans céder au cérémonial, il leur a toutefois conseillé d’aborder les épreuves avec calme et méthode. Il les a également invités à lire attentivement chaque sujet, à respecter les consignes, à organiser leurs réponses et à prendre le temps de relire leurs copies avant de les remettre aux surveillants. Un message simple, destiné à rappeler que la réussite repose autant sur la préparation que sur la maîtrise de soi le jour de l’examen.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Une forte mobilisation dans la région

Cette année, 11 983 candidats affrontent les épreuves du baccalauréat dans la région de Zinder. Parmi eux, les filles représentent 47 % des effectifs, un chiffre qui traduit aussi leur présence croissante dans le système éducatif régional.

À l’échelle nationale, Zinder rassemble 13,44 % des candidats inscrits, confirmant ainsi son poids dans l’organisation de cet examen. Au Centre n°4, où s’est déroulée la cérémonie officielle, 549 élèves, dont 325 filles, composent en série A4.

Bien plus qu’un examen

Pour les candidats, le baccalauréat ne marque pas seulement la fin des études secondaires. En effet, il représente une étape décisive vers l’université, les grandes écoles ou les formations professionnelles. Derrière chaque copie se cachent des années d’efforts, les sacrifices des familles et les ambitions d’une jeunesse qui aspire à construire son avenir.

Conscient de cet enjeu, le Gouverneur a officiellement déclaré ouvertes les épreuves avant d’adresser ses vœux de réussite à l’ensemble des candidats. Il les a également encouragés à porter haut les couleurs de la région en obtenant des résultats à la hauteur de leurs efforts.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

L’avenir s’écrit maintenant.

Dans les salles d’examen, les dernières hésitations ont rapidement laissé place au bruissement des stylos. Désormais, pendant plusieurs jours, les candidats devront mobiliser leurs connaissances, leur rigueur et leur endurance pour convaincre les correcteurs. À Zinder comme dans le reste du Niger, cette session 2026 ouvre une nouvelle page pour près de douze mille jeunes, dont les résultats détermineront, pour beaucoup, le prochain chapitre de leur parcours.

Zinder : des jeunes formés à lutter contre la désinformation pour renforcer la paix

À l’heure où les rumeurs se propagent en quelques secondes sur les réseaux sociaux, des dizaines de jeunes de Zinder ont choisi de s’armer… de l’esprit critique. Réunis dans le cadre d’une campagne de sensibilisation, ils ont appris à reconnaître la désinformation, à vérifier les informations avant de les partager et à faire du numérique un outil de cohésion sociale plutôt qu’un facteur de division.

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Former des citoyens avant des internautes

Une publication partagée sans vérification peut parfois produire des conséquences bien réelles. Conscients de cet enjeu, plusieurs jeunes, filles et garçons, de la région de Zinder ont participé aujourd’hui 13 juillet 2026 à une session consacrée à la lutte contre la désinformation. L’initiative, portée par le Lac Lac Network dans le cadre du projet LYPA, entend renforcer la résilience des communautés face aux manipulations de l’information.

Dans un contexte où les défis sécuritaires restent importants, les organisateurs misent sur la jeunesse pour faire reculer les discours trompeurs susceptibles d’alimenter les tensions.

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Développer les réflexes de vérification

Au cours de la rencontre, des professionnels des médias ont partagé leur expérience avec les participants. À travers des échanges interactifs et des exercices pratiques, ils ont expliqué comment identifier une source crédible, recouper une information, détecter les contenus manipulés et éviter de relayer des rumeurs sur les réseaux sociaux. L’objectif est de faire émerger une génération d’utilisateurs capables de distinguer les faits des intox, dans un environnement numérique où les contenus circulent à une vitesse inédite.

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Quand la lutte contre les fausses informations devient un enjeu de paix

Pour les intervenants, la désinformation ne constitue pas seulement un problème médiatique. Dans les zones confrontées à des tensions sécuritaires, une simple rumeur peut provoquer la méfiance, alimenter les divisions ou exacerber des conflits communautaires.

C’est pourquoi les facilitateurs ont insisté sur la responsabilité individuelle de chaque internaute. Avant de partager une publication, chacun doit désormais se poser une question essentielle : l’information est-elle vérifiée ?

Par ailleurs, l’objectif de la formation est plus vaste faire des jeunes des agents de paix. À l’issue des ateliers, les participants sont invités à diffuser les bonnes pratiques apprises auprès de leurs proches, dans leurs quartiers, leurs établissements scolaires et sur leurs plateformes numériques. Ils deviennent ainsi des relais capables de promouvoir une information fiable et de contribuer à préserver le vivre-ensemble.

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Une initiative inscrite dans un engagement plus large

Cette activité s’inscrit dans la dynamique de « Connexion pour la Paix », soutenue par le GPPAC Niger, qui encourage les initiatives citoyennes favorisant la prévention des conflits et le dialogue communautaire. À Zinder, cette démarche illustre une conviction de plus en plus partagée : face à la montée de la désinformation, la meilleure réponse reste l’éducation aux médias, l’esprit critique et l’engagement des jeunes.

Dans un monde où chaque clic peut amplifier une rumeur ou diffuser une vérité, ces jeunes Nigériens repartent avec une responsabilité nouvelle : faire de leurs téléphones non plus des vecteurs de désinformation, mais des outils au service de la paix.

Trafic d’armes déjoué à Kaduna : l’armée nigériane saisit sept fusils

Grâce à une opération fondée sur le renseignement dans l’État de Kaduna, l’armée nigériane a déjoué un présumé trafic d’armes. Les militaires ont intercepté un véhicule suspect et y ont découvert sept armes à feu, dont plusieurs fusils d’assaut. Au cours de l’intervention, ils ont blessé un homme qui tentait de prendre la fuite. Les autorités poursuivent leurs investigations pour identifier les autres membres du réseau.

Une interception au petit matin

L’opération s’est déroulée aux premières heures de ce  lundi 13 juillet 2026. Les troupes du Secteur 7 de l’Opération PAIX DURABLE, déployées dans l’État de Kaduna, sont intervenues après avoir reçu des renseignements faisant état d’un transfert d’armes illicites entre Jos, dans l’État du Plateau, et l’État du Niger.

Les militaires ont alors mis en place un dispositif de contrôle ciblé au poste de contrôle de Samaru, dans la zone de gouvernement local de Zangon Kataf. Quelques instants plus tard, ils ont intercepté une Mercedes‑Benz grise correspondant au signalement.

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Des armes dissimulées dans le véhicule

La fouille du véhicule a réservé une découverte de taille. Les soldats ont mis au jour trois fusils AK-47 de fabrication locale ainsi que quatre mitraillettes, soigneusement cachés à l’intérieur de la voiture. Cette saisie porte un nouveau coup aux réseaux soupçonnés d’alimenter la circulation illégale d’armes dans plusieurs régions du Nigeria, où les groupes criminels exploitent ces filières pour mener des activités violentes.

L’intervention a également conduit à l’arrestation d’un suspect. Selon les informations communiquées par l’armée, l’homme a tenté d’échapper aux forces de sécurité lors de l’opération. Les militaires l’ont blessé par balle au cours de sa tentative de fuite avant de l’évacuer vers le centre médical du Secteur 7 à Kafanchan, où il reçoit actuellement des soins. Aucune autre arrestation n’a été annoncée à ce stade.

Une filière entre plusieurs États sous surveillance

Les premiers éléments de l’enquête orientent les investigations vers un réseau plus vaste. D’après les renseignements recueillis par les forces de sécurité, les passeurs ont reçu les armes de deux présumés trafiquants basés à Jos, avant de les acheminer vers un destinataire situé dans l’État du Niger.

Les autorités cherchent désormais à identifier les autres membres du réseau ainsi que les éventuels commanditaires de cette opération de transport d’armes.

L’armée promet de maintenir la pression

Pour l’armée nigériane, cette interception illustre l’importance du renseignement dans la lutte contre les réseaux criminels. Les responsables militaires réaffirment leur volonté de poursuivre les opérations conjointes avec les autres services de sécurité afin de freiner la prolifération des armes illicites, considérée comme l’un des principaux facteurs d’insécurité dans plusieurs régions du pays.

Ils appellent également les populations à continuer de transmettre des informations fiables et rapides aux forces de sécurité, estimant que la coopération des citoyens demeure un levier essentiel pour identifier les trafiquants, démanteler leurs réseaux et renforcer la sécurité des personnes et des biens.

Carburant à Agadez : L’État serre la vis aux stations-service

À Agadez, les autorités régionales passent à la vitesse supérieure pour assainir le secteur de la distribution du carburant. Réunis autour du Gouverneur, les gérants des stations-service ont été rappelés à leurs obligations après plusieurs dérives constatées sur le terrain. Ventes nocturnes clandestines, spéculation, détournement des règles administratives : l’État annonce un renforcement des contrôles, tout en accordant un ultime délai aux opérateurs pour se conformer aux nouvelles exigences sécuritaires.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

« L’État prendra ses responsabilités »

Le ton était ferme, sans pour autant annoncer de sanctions immédiates. Ce lundi 13 juillet 2026, le Gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a réuni les gérants des stations-service, les responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), les autorités administratives, les représentants de la SONIDEP ainsi que la chefferie traditionnelle pour dresser le bilan des mesures instaurées depuis avril afin de réguler la vente du carburant.

Dès l’ouverture des échanges, le Gouverneur a rappelé que les opérateurs ne remplissent pas uniquement une mission commerciale. « Vous participez également à une mission d’intérêt public. Si certains refusent d’assumer leurs responsabilités, l’État prendra les siennes », a-t-il averti. Un message qui traduit la volonté des autorités de reprendre le contrôle d’un secteur régulièrement confronté aux tensions d’approvisionnement et aux pratiques spéculatives.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Des pratiques qui alimentent les pénuries

L’évaluation menée par les autorités a mis en évidence plusieurs comportements jugés contraires aux décisions prises il y a trois mois. Certaines stations continuent notamment à autoriser le double remplissage des réservoirs malgré les restrictions en vigueur. D’autres privilégieraient des acheteurs prêts à payer davantage, au détriment des consommateurs ordinaires.

Plus préoccupant encore, plusieurs exploitants ouvriraient discrètement leurs stations entre 2 et 3 heures du matin afin d’effectuer des ventes hors de tout contrôle administratif. Les autorités ont également dénoncé la réutilisation frauduleuse d’autorisations officielles de distribution de carburant, une pratique considérée comme une infraction grave.

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La sécurité devient une priorité.

Par ailleurs , le Gouverneur a insisté sur les questions de sécurité. Les inspections ont révélé que plusieurs gérants s’absentent régulièrement de leurs stations, laissant les pompistes gérer seuls les opérations quotidiennes.

Pour les autorités, cette situation n’est plus acceptable. Les responsables des stations devront désormais assurer une présence effective sur leurs sites afin de garantir le respect des mesures administratives, la sécurité des installations et le bon déroulement des ventes.

Gouvernorat d'Agadez
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Caméras, stocks obligatoires et permanence de nuit

Si plusieurs insuffisances persistent, les autorités saluent toutefois les progrès enregistrés dans l’installation des caméras de vidéosurveillance. De nombreuses stations ont déjà équipé leurs installations conformément aux nouvelles exigences. Les retardataires disposent désormais d’un ultime délai d’un mois pour se mettre en conformité. Le Gouverneur a également confirmé le maintien du stock de sécurité obligatoire de 2 000 litres dans chaque station afin de répondre aux situations d’urgence.

Autre nouveauté : les ventes nocturnes seront désormais encadrées par un système de stations-service de permanence. Selon un calendrier établi par les autorités, certaines stations resteront ouvertes la nuit afin d’assurer la continuité du service tout en évitant les opérations clandestines.

Gouvernorat d'Agadez
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Des règles spécifiques pour les tricycles

La réunion a également débouché sur une nouvelle organisation de l’approvisionnement des tricycles. En collaboration avec la Commune urbaine d’Agadez, les autorités établiront une liste des tricycles régulièrement immatriculés. Après vérification de leur situation administrative, ces véhicules seront répartis par secteurs et rattachés à des stations-service précises. L’objectif est de mieux contrôler la distribution du carburant et de limiter les détournements.

Un appel à la responsabilité collective

En clôturant la rencontre, le Gouverneur a invité la société civile à accompagner les efforts engagés pour restaurer l’ordre dans le secteur pétrolier. Pour les autorités régionales, garantir un approvisionnement régulier en carburant ne dépend pas uniquement des services de l’État. Cette mission exige aussi l’implication des exploitants, des forces de sécurité, des collectivités locales et des citoyens.

À travers cette nouvelle évaluation, Agadez affiche ainsi sa volonté de conjuguer fermeté, dialogue et contrôle afin de préserver un accès équitable aux produits pétroliers et de protéger les intérêts des populations.

Niger : Faux comptes au nom de la ministre Aghaichata Guichene

Nouvelle alerte contre les arnaques en ligne au Niger. La ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Aghaichata Guichene ATTA, dénonce l’apparition de faux comptes utilisant son identité sur les réseaux sociaux. Face au risque d’escroquerie, elle appelle les internautes à la plus grande vigilance et les invite à signaler ces profils frauduleux.

Aghaichata Guichene
© Aghaichata Guichene

Le nom et l’image de la ministre utilisés à des fins frauduleuses

Les usurpations d’identité continuent de gagner du terrain sur les réseaux sociaux. Cette fois, c’est la ministre nigérienne de l’Artisanat et du Tourisme, Aghaichata Guichene ATTA, qui tire la sonnette d’alarme. Dans un message adressé à l’opinion publique, elle affirme que des individus ont créé plusieurs faux comptes et profils sur Facebook et TikTok en utilisant son nom, sa photo et son identité pour tromper des internautes.

Selon la ministre, ces faux profils serviraient à approcher des citoyens dans le but de les escroquer.

Une seule page est officielle.

Pour éviter toute confusion, Aghaichata Guichene ATTA rappelle qu’elle ne possède qu’une seule page Facebook officielle, déjà certifiée. Elle précise que tout autre compte, profil ou page utilisant son identité est frauduleux et ne bénéficie d’aucune reconnaissance officielle.

Cette mise au point vise à empêcher les internautes de tomber dans le piège de personnes malveillantes qui exploitent l’image de personnalités publiques pour inspirer confiance à leurs victimes.

Aghaichata Guichene
© Aghaichata Guichene
La ministre appelle les citoyens à la vigilance.

Face à cette situation, la membre du gouvernement invite les utilisateurs des réseaux sociaux à redoubler de prudence. Elle recommande de ne jamais envoyer d’argent, de ne communiquer aucune donnée personnelle ou bancaire et de se méfier de toute demande provenant de comptes non officiels portant son nom.

La ministre encourage également les internautes à signaler systématiquement ces faux profils auprès de Facebook et TikTok afin d’accélérer leur suppression et de limiter le nombre de victimes.

Les usurpations d’identité, un phénomène en expansion

L’affaire rappelle une réalité de plus en plus préoccupante : les escrocs utilisent désormais les réseaux sociaux pour se faire passer pour des responsables politiques, des autorités administratives ou des personnalités publiques afin de soutirer de l’argent ou des informations sensibles. Ces pratiques reposent souvent sur la création de faux profils très convaincants, capables d’induire les internautes en erreur.

En lançant cette alerte, la ministre Aghaichata Guichene ATTA cherche non seulement à protéger son image, mais aussi à prévenir de nouvelles tentatives d’escroquerie qui pourraient viser les citoyens nigériens.

Niger : Intaya Kahiya désignée nouvelle Sarraounia à Lougou

C’est un saut hors du temps que le département de Dogondoutchi a vécu le dimanche 12 juillet 2026. Dans le village légendaire de Lougou, au cœur de la région de Dosso, les tambours sacrés ont résonné pour clore un deuil et ouvrir une nouvelle ère. En effet, quarante‑huit heures après le décès de la respectée reine Kambari Kahiya, le peuple Azna s’est rassemblé pour le rite du Tarkama, une cérémonie de succession unique au monde où la mort elle‑même dicte sa volonté aux vivants. Bienvenue dans l’univers secret de la 18ᵉ Sarraounia du Niger.

Le « Tarkama » : quand le mystère dicte la succession

À Lougou, le choix de la plus haute autorité spirituelle et animiste ne souffre aucune campagne politique ni tractation de palais. Au contraire, tout repose sur le rituel du Tarkama. Le corps de la défunte reine, enveloppé et posé sur un lit fait de tiges de mil, est porté à bout de bras par les cousins de la lignée des Lougawa.

Sous le regard tendu des notables et des initiés, les porteurs avancent au rythme de questions rituelles. Ainsi, c’est le mouvement du corps lui‑même, à travers des balancements et des impulsions mystiques interprétés par les sages, qui désigne la direction de sa sépulture, mais surtout l’identité de celle qui doit lui succéder. Au terme de cette consultation d’outre‑tombe, la sentence des ancêtres est tombée : le corps s’est arrêté devant Intaya Kahiya.

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L’avènement d’Intaya Kahiya : un profil inédit

La nouvelle souveraine des Aznas succède à sa grande sœur dans des circonstances qui marquent déjà l’histoire de la dynastie. À 70 ans, Intaya Kahiya incarne une continuité familiale puisqu’elle est la petite sœur directe de la défunte reine Kambari Kahiya. Toutefois, un fait inédit distingue son accession au trône : elle n’a pas d’enfants. Cette configuration, totalement nouvelle dans les annales de la succession des reines de Lougou, ouvre une page blanche dans la transmission de ce patrimoine immatériel.

Devant le préfet du département, le Capitaine Yaou Ada, venu présenter les condoléances de l’État, les notables ont fait bloc autour de la nouvelle souveraine, soulignant que la force de cette institution réside dans sa capacité de résilience culturelle.

Le trône des Aznas : un bastion de résistance et de mémoire

Pour comprendre l’importance d’une telle journée, il faut rappeler que le titre de Sarraounia (qui signifie « reine » ou « cheffe » en langue haoussa) dépasse de loin le folklore local. En réalité, cette lignée est le symbole vivant de la résistance africaine.

En 1899, c’est une Sarraounia, la mythique reine magicienne Mangou, qui s’éleva fièrement contre la sanglante colonne coloniale française Voulet‑Chanoine, gravant ainsi à jamais le nom de Lougou dans l’histoire universelle des luttes de libération.

Aujourd’hui, si le pouvoir de la reine est essentiellement culturel, spirituel et judiciaire pour les affaires locales, elle reste la gardienne d’une cohésion sociale indispensable dans un Sahel en quête de repères traditionnels et de paix. Ainsi, Intaya Kahiya monte sur le trône et le fil de l’histoire, lui, ne s’est pas brisé.