Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 8 sur 262

Zinder : l’ONC mobilise les médias pour la paix et la cohésion sociale

À Zinder, autorités administratives, professionnels des médias, forces de sécurité et acteurs du numérique se sont réunis autour d’un même objectif : promouvoir une communication responsable capable de préserver la paix et de renforcer la cohésion sociale dans un contexte régional marqué par de nombreux défis sécuritaires et informationnels.

La salle de réunion Kalla Moutari de Zinder a servi de cadre, ce mercredi 13 mai 2026, à une Rencontre d’Échanges Multi-Acteurs initiée par l’Observatoire National de la Communication (ONC). Placée sous la présidence d’Ibrahim Manzo Diallo, cette rencontre a rassemblé plusieurs composantes de la société autour du rôle des médias dans la consolidation de la stabilité sociale et de l’unité nationale.

 

 Zinder : un espace de dialogue autour de la paix sociale

Autorités administratives et coutumières, Forces de Défense et de Sécurité, journalistes, web-activistes, créateurs de contenus et représentants de la jeunesse ont pris part à cette rencontre d’échanges organisée dans la capitale du Damagaram.

L’objectif affiché était de favoriser un dialogue inclusif entre les différents acteurs afin de réfléchir collectivement aux moyens de préserver la paix sociale à travers une communication responsable et citoyenne.

Dans son allocution d’ouverture, le président de l’ONC, Ibrahim Manzo Diallo, a salué la forte mobilisation des participants. Il a rappelé que cette initiative vise avant tout à créer « un espace de réflexion et de partage d’expériences autour de la responsabilité des médias dans la préservation de la quiétude sociale ».

 

Des défis sécuritaires et informationnels croissants

Cette rencontre intervient dans un contexte régional particulièrement sensible. Les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont le Niger, restent confrontés à des défis sécuritaires majeurs, mais également à la montée des campagnes de désinformation et des discours de haine sur les plateformes numériques.

Les participants ont notamment échangé sur les risques liés à la propagation des fausses informations, aux manipulations médiatiques et à la fragilisation du tissu social dans un environnement marqué par une circulation rapide et parfois incontrôlée des contenus numériques.

Pour plusieurs intervenants, les médias et les acteurs du web occupent désormais une position stratégique dans la préservation de la stabilité sociale et dans la lutte contre les tensions communautaires.

 

L’ONC appelle à une information responsable

Face à ces enjeux, Ibrahim Manzo Diallo a insisté sur la nécessité pour les professionnels des médias et les créateurs de contenus de privilégier une information crédible, équilibrée et vérifiée.

« Votre mobilisation témoigne de l’engagement collectif en faveur de la paix et de la stabilité de notre pays », a déclaré le président de l’ONC, invitant les participants à promouvoir des contenus respectueux des valeurs républicaines et de la cohésion nationale.

Au-delà des échanges, cette rencontre a également permis de renforcer le dialogue entre institutions publiques, médias traditionnels et nouveaux acteurs du numérique autour des responsabilités partagées dans la gestion de l’information.

 

Une dynamique pour consolider la cohésion nationale

À travers cette initiative, l’Observatoire National de la Communication entend encourager une culture médiatique fondée sur l’éthique, la responsabilité et le vivre-ensemble.

Dans un contexte régional marqué par les tensions sécuritaires et les défis de gouvernance informationnelle, cette journée d’échanges apparaît comme une étape importante dans la construction d’une communication citoyenne au service de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale au Niger.

Cette initiative s’inscrit également dans les efforts africains plus larges de gouvernance concertée et de consolidation de la paix, au‑delà des frontières du Niger, affirmant la place du pays comme acteur engagé dans la stabilité régionale et continentale.

Agadez : le centre de Dagamanette valorise les déchets plastiques

À Dagamanette, dans la commune d’Agadez, le centre de tri et de valorisation des déchets attire l’attention des partenaires internationaux. En visite le mardi 12 mai 2026, une délégation conduite par l’Union européenne a découvert un dispositif de recyclage qui transforme les déchets plastiques en équipements utiles pour les communautés, tout en contribuant à l’assainissement urbain.

La gestion durable des déchets gagne du terrain à Agadez. le mardi , une délégation de l’Union européenne, accompagnée de plusieurs partenaires techniques et humanitaires, a effectué une visite au centre de tri et de valorisation des déchets de Dagamanette. Objectif : évaluer le fonctionnement de cette infrastructure devenue un maillon important de la politique locale d’assainissement et de recyclage.

Officiel Mairie d'Agadez
© Officiel Mairie d'Agadez

Une délégation internationale au cœur du dispositif

La mission regroupait notamment la cheffe de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Niger, ainsi que des représentants du ProDEC GIZ, du Promap et du HCR. Accueillis par les responsables du centre, les visiteurs ont bénéficié d’une visite guidée complète des différentes installations.

La délégation a ainsi parcouru la bande de tri, le magasin de stockage, la plateforme de moulage ainsi que le hangar d’exposition des produits recyclés. À chaque étape, des explications détaillées ont été fournies sur le fonctionnement technique des équipements et sur l’organisation générale du centre.

Officiel Mairie d'Agadez
© Officiel Mairie d'Agadez

Des déchets plastiques transformés en produits utiles

Le hangar d’exposition a particulièrement attiré l’attention des visiteurs. Les responsables du centre y ont exposé plusieurs produits fabriqués à partir de déchets plastiques recyclés, notamment des latrines écologiques, des pavés, des dalles de latrines, des tables-bancs ainsi que des bancs publics.

À travers ces réalisations, le centre démontre le potentiel économique et environnemental du recyclage dans une région confrontée à des défis croissants en matière d’assainissement et de gestion des déchets urbains.

Selon les responsables du site, le centre récupère et valorise plusieurs tonnes de déchets plastiques, ce qui permet de réduire leur impact sur l’environnement tout en fournissant des solutions concrètes aux collectivités locales.

Officiel Mairie d'Agadez
© Officiel Mairie d'Agadez

Des défis encore présents dans la gestion du centre

Au cours des échanges, le délégataire du centre et l’administration communale ont également présenté le système global de gestion des déchets mis en place par la commune. Ils ont notamment détaillé le processus du plan de gestion des déchets, le fonctionnement opérationnel du site ainsi que les études de conformité et de sécurité réalisées sur les produits fabriqués à base de plastique recyclé.

Les responsables n’ont toutefois pas caché les difficultés auxquelles le centre reste confronté, notamment en matière de gestion, de financement et de renforcement des capacités techniques.

Officiel Mairie d'Agadez
© Officiel Mairie d'Agadez

Une initiative porteuse pour l’assainissement urbain

À travers cette visite, les partenaires internationaux ont pu mesurer les efforts entrepris par la commune d’Agadez pour promouvoir une gestion plus durable des déchets. Le centre de Dagamanette apparaît désormais comme une initiative structurante, capable de conjuguer protection de l’environnement, innovation locale et amélioration du cadre de vie des populations.

Dans un contexte où les questions d’assainissement deviennent de plus en plus cruciales au Niger, ce modèle de valorisation des déchets pourrait inspirer d’autres collectivités engagées dans la transition écologique et l’économie circulaire.

Maradi : 28 candidats nigériens au concours d’entrée de l’EAMAU 2026

À Maradi, 28 jeunes Nigériens ont entamé ce mardi les épreuves du prestigieux concours d’entrée à l’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU). En effet, cette compétition continentale représente un enjeu stratégique pour un Niger confronté aux défis de l’urbanisation, de l’aménagement des villes et du développement durable.

Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur général de Police Issoufou Mamane, a procédé ce mardi 12 mai 2026 au lancement officiel du concours d’entrée à l’EAMAU au CES Burja. Ainsi, pendant deux jours, 28 candidats venus de toutes les régions du Niger affrontent des épreuves écrites dans plusieurs disciplines, avec l’espoir d’intégrer l’une des écoles de référence du continent en architecture, urbanisme et gestion urbaine.

Dans les salles silencieuses du CES Burja de Maradi, l’atmosphère oscillait entre concentration et ambition. Stylos en main, regards fixés sur les feuilles d’examen, les candidats savent qu’ils jouent bien plus qu’un simple concours académique : une opportunité de participer, demain, à la transformation des villes africaines.

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Former les bâtisseurs des villes africaines

L’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU), basée à Lomé au Togo, forme depuis plusieurs décennies des cadres spécialisés dans l’architecture, l’urbanisme, la gestion urbaine et les métiers liés à la planification des espaces urbains. Des domaines devenus essentiels pour des pays africains confrontés à une urbanisation rapide, souvent désordonnée.

Au Niger, où les grandes villes connaissent une forte croissance démographique, la question de l’aménagement urbain est désormais au cœur des priorités. Routes, logements, drainage des eaux, infrastructures publiques, mobilité urbaine ou encore adaptation climatique : les besoins en experts qualifiés ne cessent d’augmenter.

C’est dans ce contexte que le Gouverneur de la région de Maradi, Issoufou Mamane, a tenu à marquer personnellement le lancement du concours. Ainsi, devant les candidats, il a lui-même procédé à l’ouverture du scellé contenant les sujets d’examen avant leur distribution, dans un souci de transparence et de crédibilité du processus.

Pendant deux jours, les 28 candidats nigériens composeront dans plusieurs disciplines stratégiques, notamment le français, la culture générale, les mathématiques, le dessin et la physique.

Pour les autorités, ce concours dépasse le cadre régional. Au même moment, des candidats issus d’autres pays africains composent également dans leurs centres respectifs, faisant de cette sélection une compétition à l’échelle continentale.

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Mérite et excellence au cœur du processus

S’adressant directement aux candidats, le gouverneur a voulu insuffler confiance et motivation.

« Nous avons tenu à être ici parce que nous croyons en vous, et nous sommes convaincus que vous êtes capables de défendre valablement la région de Maradi et d’obtenir les meilleurs résultats », a-t-il déclaré.

Il a également insisté sur l’importance du mérite et de l’excellence dans le nouveau contexte nigérien.

« Depuis le 23 juillet 2023, les concours au Niger sont devenus “clean”, sans aucune suspicion. Les meilleurs réussiront », a affirmé Issoufou Mamane, appelant les candidats à traiter les sujets avec méthode, rigueur et sang-froid.

Au-delà de la réussite individuelle, l’enjeu reste collectif. Former des architectes, urbanistes et spécialistes de l’aménagement revient aujourd’hui à préparer les fondations des villes africaines de demain.

À Maradi comme dans plusieurs capitales africaines, les copies rédigées ce mardi pourraient façonner bien plus que des parcours étudiants. Elles dessinent peut-être déjà les contours des futures villes du Niger : plus modernes, mieux organisées et capables de répondre aux défis d’une urbanisation galopante.

Baccalauréat 2026 : lancement des épreuves sportives à Niamey

C’est une étape cruciale, un véritable rite de passage où l’effort physique vient compléter l’exigence intellectuelle. Ce mardi 12 mai 2026, une atmosphère mêlant stress, concentration et détermination régnait sur le mythique terrain musulman de Niamey. Des milliers de lycéens nigériens y ont entamé la première phase du Baccalauréat 2026 : les épreuves physiques et sportives. 

Sur la ligne de départ, les visages sont fermés, les regards concentrés. Le sifflet s’apprête à retentir. Pour les dizaines de milliers de candidats, ces quelques mètres de piste ou ces exercices physiques représentent bien plus qu’une simple évaluation : ils marquent le lancement officiel du marathon du baccalauréat.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Témoignant de l’importance accordée à cet examen national, plusieurs membres du gouvernement ont effectué le déplacement pour soutenir les candidats. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique a dirigé la cérémonie officielle aux côtés de plusieurs personnalités gouvernementales, parmi lesquelles figuraient le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, le ministre de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels, le gouverneur de la région de Niamey ainsi que la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Dr Élisabeth Shérif.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Une mobilisation nationale marquée par une forte présence féminine

Derrière la poussière soulevée par les foulées des candidats, les chiffres traduisent l’ampleur de cette session 2026 et l’évolution progressive de la scolarisation des jeunes filles au Niger.Au total, le ministère a enregistré 89 328 inscriptions au baccalauréat cette année sur l’ensemble du territoire national, dont 41 465 filles, soit près de la moitié des effectifs.

Pour les épreuves physiques et sportives lancées ce mardi, les autorités ont déclaré 73 341 candidats médicalement aptes, dont 29 640 jeunes filles. La région de Niamey concentre à elle seule une grande partie des effectifs avec 30 005 candidats engagés dans cette première phase des examens.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

« Discipline, persévérance et détermination » : le message des autorités

Par ailleurs, les membres du gouvernement ont tenu à adresser un message direct aux candidats. Les autorités ont appelé les élèves à faire preuve de discipline, de persévérance et de détermination afin d’aborder les différentes étapes du baccalauréat avec confiance et sérénité.

Ainsi, l’objectif, ont rappelé les responsables éducatifs, est de permettre aux candidats de donner le meilleur d’eux-mêmes dès les épreuves sportives pour renforcer leur moral avant les examens écrits.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Les autorités ont également rendu hommage aux enseignants, encadreurs sportifs et responsables éducatifs mobilisés depuis plusieurs mois pour préparer les élèves et assurer le bon déroulement des évaluations dans des conditions sécurisées.

Sous la chaleur de Niamey, les organisateurs ont déclenché les chronomètres et enregistré les premières performances. Pour des milliers de jeunes Nigériens, le chemin vers le précieux diplôme du baccalauréat commence désormais officiellement.

Le Niger passe de 8 à 19 régions administratives

Le Niger s’apprête à tourner une page majeure de son organisation territoriale. Les autorités ont présenté ce 12 mai un ambitieux projet de redécoupage administratif prévoyant la création de 11 nouvelles régions. Une réforme stratégique qui vise à rapprocher l’État des populations, renforcer la gouvernance locale et mieux répondre aux défis d’un pays vaste et profondément inégal dans l’accès aux services publics.

 

Réunis ce mardi devant les responsables du Conseil consultatif de la Refondation (CCR), plusieurs hauts cadres de l’administration nigérienne ont dévoilé les contours du nouveau découpage territorial voulu par le gouvernement du général Abdourahamane Tiani. Avec cette réforme, le Niger passera de 8 à 19 régions administratives et de 63 à 82 départements, une transformation présentée comme un levier de proximité, d’efficacité administrative et de consolidation de l’autorité de l’État.

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Redécoupage territorial au Niger : le pari de la proximité face à l’immensité du pays

C’est une réforme aux implications politiques, administratives et territoriales considérables que les autorités viennent d’engager. En effet, ce mardi 12 mai, le ministère de l’Intérieur a officiellement présenté au CCR les grandes lignes du nouveau redécoupage administratif annoncé depuis plusieurs semaines par son patron, le ministre d’État, le général Mohamed Toumba.

Au cœur du projet : la création de 11 nouvelles régions administratives venant s’ajouter aux 8 déjà existantes. Une décision qui portera à 19 le nombre d’entités régionales dans un pays vaste de plus de 1,2 million de kilomètres carrés et peuplé d’environ 26 millions d’habitants.

Pour les autorités, cette réforme répond avant tout à une nécessité de proximité. Dans plusieurs zones reculées du pays, les populations restent confrontées à d’importantes difficultés d’accès aux services administratifs, aux infrastructures publiques et aux centres de décision.

 

Rapprocher l’administration des citoyens

À travers ce redécoupage, le gouvernement entend réduire les distances administratives et améliorer la présence de l’État dans les territoires éloignés, notamment dans les régions confrontées à l’insécurité, à l’isolement ou à un déficit chronique d’infrastructures.

Les responsables ayant présenté le projet devant le CCR ont insisté sur la volonté de bâtir une administration plus proche des réalités locales, capable de répondre plus rapidement aux besoins des populations.

Cette réorganisation territoriale devrait également permettre une meilleure répartition des investissements publics, un renforcement des services déconcentrés de l’État et une gestion plus efficace des politiques de développement.

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Des défis financiers et organisationnels en perspective

Pour le pouvoir, ce nouveau découpage territorial s’inscrit dans une dynamique plus large de « refondation nationale », articulée autour du renforcement de l’autorité de l’État, de la souveraineté nationale et d’une gouvernance jugée plus adaptée aux réalités du pays.

Cependant, cette réforme ambitieuse soulève également plusieurs interrogations. La création de nouvelles régions impliquera nécessairement des investissements importants : construction d’infrastructures administratives, nomination de nouveaux responsables territoriaux, déploiement des services publics et augmentation des charges de fonctionnement de l’État.

Dans un contexte économique marqué par des contraintes budgétaires et des défis sécuritaires persistants, certains observateurs s’interrogent déjà sur la capacité de l’administration nigérienne à mettre en œuvre efficacement cette transformation territoriale.

D’autres y voient toutefois une opportunité de corriger les déséquilibres historiques entre certaines régions du pays et de favoriser un développement plus équilibré.

Une nouvelle carte administrative pour le Niger

Même si les contours définitifs des futures régions n’ont pas encore été officiellement dévoilés, la présentation de ce mardi marque une étape décisive dans le processus de réorganisation territoriale engagé par les autorités. Le gouvernement devrait désormais poursuivre les consultations autour de cette réforme avant sa mise en application progressive.

En choisissant de porter le nombre de régions administratives de 8 à 19 et celui des départements de 63 à 82, le Niger engage l’une des plus importantes réformes territoriales de son histoire récente. Entre volonté de rapprocher l’État des citoyens et affirmation politique de la transition, ce redécoupage pourrait profondément redessiner les équilibres administratifs et institutionnels du pays pour les années à venir.

COVACC alerte sur les risques de l’hivernage 2026 au Niger

À l’approche de la saison des pluies, les autorités nigériennes tirent la sonnette d’alarme. Le Centre Opérationnel de Veille, d’Alerte et de Conduite de Crises (COVACC) met en garde contre d’importants risques de pertes de bétail et de dégâts matériels liés aux premières intempéries attendues sur l’ensemble de la bande agropastorale du pays.

Le lundi 11 mai 2026, le Centre Opérationnel de Veille, d’Alerte et de Conduite de Crises (COVACC), placé sous la tutelle du ministère nigérien de l’Intérieur, a appelé les populations, notamment les éleveurs, à une vigilance maximale face aux risques annoncés pour l’hivernage 2026. Selon les prévisions météorologiques nationales, la saison des pluies devrait être normale à excédentaire, avec des épisodes de vents violents susceptibles de provoquer des pertes de cheptel et des dégâts sur les infrastructures.

COVACC alerte face aux risques du nouvel hivernage

Alors que les premières pluies commencent à se dessiner à l’horizon, les autorités nigériennes redoutent déjà les conséquences d’un hivernage potentiellement intense. Le COVACC a officiellement averti les populations rurales, en particulier les communautés pastorales, des dangers liés aux intempéries qui accompagnent traditionnellement le début de la saison pluvieuse.

Selon les données de la Direction nationale de la météorologie, la campagne hivernale 2026 devrait enregistrer des précipitations « normales à tendance excédentaire » sur la bande agropastorale du Niger. Les quantités de pluie attendues seraient globalement conformes, voire supérieures, aux moyennes observées entre 1991 et 2020.

Mais derrière ces perspectives favorables pour l’agriculture se cachent également de lourdes menaces pour les éleveurs et les infrastructures communautaires.

Des vents violents déjà destructeurs

Le COVACC rappelle que les premières pluies s’accompagnent généralement de vents violents particulièrement dangereux pour les animaux affaiblis par la période de soudure. Exposé aux intempéries, le bétail sous-alimenté devient plus vulnérable aux accidents et aux pertes massives.

Ces phénomènes météorologiques provoquent également d’importants dégâts matériels. Toitures arrachées, effondrements de bâtiments en banco et destruction d’équipements publics figurent parmi les incidents régulièrement enregistrés durant cette période.

Et les premiers dégâts sont déjà signalés.

Selon les statistiques arrêtées au 11 mai 2026 par la Direction générale de la protection civile (DGPC), plusieurs infrastructures ont été endommagées dans différentes localités du pays. Dans la commune d’Allakaye, département de Bouza, région de Tahoua, des vents violents ont détruit la toiture d’un bloc de trois classes, une salle de classe en banco ainsi qu’un mur de Centre de santé intégré (CSI).

Dans la région de Dosso, plus précisément dans la commune de Dankassari, les intempéries ont également causé des dégâts importants : destruction d’un bloc de deux classes, d’un magasin, de six lampadaires et de cinq poteaux électriques.

Le COVACC appelle à une vigilance renforcée

Face à ces risques, les autorités multiplient les consignes de prévention afin de limiter les pertes humaines, animales et matérielles.

Le COVACC recommande notamment aux populations de suivre régulièrement les bulletins météorologiques et les messages d’alerte diffusés par les services compétents. Les éleveurs sont invités à mettre le bétail à l’abri lors des épisodes de vents violents et à éviter les zones exposées aux ruissellements.

Le centre de veille déconseille également de conduire les troupeaux dans les koris et les cours d’eau asséchés, souvent transformés en torrents soudains pendant les fortes pluies. Les autorités appellent aussi les populations à éviter les passages empruntés par les eaux de ruissellement et à signaler rapidement tout incident aux autorités locales.

Un enjeu majeur pour un pays à forte vocation pastorale

Au Niger, où l’élevage représente un pilier essentiel de l’économie et des moyens de subsistance de millions de familles, chaque saison des pluies constitue à la fois une période d’espoir et de vulnérabilité.

Entre amélioration des pâturages et multiplication des risques climatiques, les autorités cherchent désormais à renforcer les mécanismes d’anticipation afin de limiter l’impact des catastrophes naturelles sur les populations rurales déjà fragilisées par les défis sécuritaires et économiques.

À quelques semaines du cœur de l’hivernage, le message du COVACC se veut clair : la prévention reste la meilleure arme face aux aléas climatiques. Pour les éleveurs nigériens, cette saison des pluies 2026 pourrait autant nourrir les pâturages que mettre en péril des années d’efforts et de survie pastorale.

Baccalauréat 2026 : Agadez lance les épreuves sportives pour plus de 3 000 candidats

La région d’Agadez a officiellement donné le coup d’envoi des épreuves physiques du baccalauréat sportif, session 2026. Au Stade régional Sidi Mohamed, autorités administratives et responsables éducatifs ont appelé les candidats à faire preuve de discipline et de détermination dans cette étape décisive de leur parcours scolaire.

Le Gouverneur de la région d’Agadez, Ibra Boulama Issa, a procédé ce mardi 12 mai 2026 au lancement officiel des épreuves physiques du baccalauréat sportif au Stade régional Sidi Mohamed. Ainsi, plus de 3 065 élèves prennent part à cette phase des examens dans les différents districts de la région, dans une organisation saluée par les autorités locales.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le sport, pilier de la formation des élèves nigériens

Sous un soleil matinal déjà écrasant, le Stade régional Sidi Mohamed d’Agadez a retrouvé l’effervescence des grands rendez-vous scolaires. Alignés sur la piste d’athlétisme ou regroupés dans les gradins, des milliers de candidats ont entamé les épreuves sportives du baccalauréat 2026, considérées comme une étape essentielle dans l’évaluation des élèves.

En donnant le coup d’envoi officiel de cette session, le Gouverneur Ibra Boulama Issa a également tenu à adresser un message d’encouragement à l’ensemble des candidats. Il leur a souhaité plein succès tout en exprimant l’espoir de voir la région d’Agadez enregistrer d’excellents résultats au terme des examens.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Les autorités éducatives ont indiqué que le déroulement des épreuves se poursuit dans de très bonnes conditions à travers les différents districts de la région. Au total, près de 3 065 élèves sont concernés cette année par les évaluations physiques.

Les responsables ont également salué l’engagement de l’Association Caloria ainsi que celui de l’Office du Sport Académique, deux structures qui accompagnent l’organisation technique et logistique de cette importante activité scolaire.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Les candidats appelés à la discipline et à l’excellence

Par ailleurs, les autorités ont rappelé que le sport constitue un pilier fondamental dans la formation des jeunes. Discipline, endurance, esprit d’équipe et dépassement de soi figurent parmi les valeurs que ces épreuves entendent promouvoir auprès des candidats.

Dans leurs interventions, les responsables administratifs et éducatifs ont aussi invité les élèves à aborder avec sérieux l’ensemble des examens du baccalauréat, présenté comme une étape déterminante vers l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle.

 

À travers cette mobilisation autour du baccalauréat sportif, la région d’Agadez veut afficher sa confiance en sa jeunesse. Pour les autorités nigériennes, ces milliers de candidats incarnent une génération appelée à jouer un rôle central dans la dynamique de refondation nationale et dans le développement futur du Niger.

AFRICA FORWARD 2026 : MACRON tente de réinventer la présence française en AFRIQUE à NAIROBI

Après la débâcle sahélienne, Paris tente de réinventer sa présence sur le continent. Depuis hier, le président français Emmanuel Macron est au Kenya pour le sommet Africa Forward 2026. Entre pragmatisme commercial, signatures d’accords à coups de milliards et opérations de séduction auprès de la jeunesse, récit d’un voyage charnière aux allures de baroud d’honneur.

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C’est une image que l’Élysée a soigneusement scénarisée, mais qui n’en demeure pas moins un séisme géopolitique. Le dimanche 10 mai 2026, sous le soleil de Nairobi, Emmanuel Macron s’est affiché tout sourire aux côtés du président kényan William Ruto. Pour la première fois depuis sa création en 1973, le sommet Afrique-France — rebaptisé Africa Forward — a quitté les terres francophones pour s’installer en territoire anglophone.

Officiellement, il s’agit de bâtir un partenariat « d’égal à égal », axé sur l’innovation et le climat. Officieusement, pour Emmanuel Macron, ce déplacement constitue la dernière grande séquence africaine d’un quinquennat marqué par d’immenses turbulences. Après le départ forcé des troupes françaises du Mali, du Burkina Faso, du Niger et, plus récemment, du Tchad, la France n’a plus le choix : elle doit pivoter. Le logiciel historique du « pré carré » ouest-africain étant désormais hors service, Paris jette ses dernières forces diplomatiques et économiques dans le cœur battant de l’Afrique de l’Est.

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Le réalisme de la State House et le divorce assumé avec le Sahel

Le ton de cette offensive de charme a été donné dès dimanche 10 mai, lors d’un tête-à-tête très attendu à la State House, la présidence kényane. Face aux journalistes, Emmanuel Macron a immédiatement pris les devants afin d’évacuer les fantômes du passé colonial et les revers sécuritaires subis en Afrique de l’Ouest.

« Notre politique de pré carré en Afrique francophone est terminée depuis 2017 », a martelé le chef de l’État français, tentant de transformer un repli subi en stratégie assumée.

Faisant preuve d’un réalisme assumé face aux juntes militaires de l’Alliance des États du Sahel (AES), il a ajouté : « Nous pouvons être en désaccord avec certains de ces gouvernements… mais nous ne serons jamais en désaccord avec les peuples. » Une formule soigneusement calibrée pour rappeler que, malgré les ruptures diplomatiques, Paris refuse de s’isoler totalement du continent.

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L’offensive des milliards : les 11 accords clés

Pour séduire l’Afrique anglophone, la France a compris qu’elle ne devait plus seulement parler politique, mais également économie. Dimanche soir, Paris et Nairobi ont ainsi officialisé la signature de 11 accords bilatéraux majeurs destinés à moderniser le Kenya.

  • La révolution portuaire de Mombasa: Le géant maritime français CMA CGM va injecter la somme colossale de 104 milliards de shillings kényans — soit environ 700 millions d’euros — afin de développer et moderniser les infrastructures logistiques ainsi que le terminal du port de Mombasa, véritable poumon commercial de l’Afrique de l’Est.

 

  • Le rail contre les embouteillages: Un financement de 12,5 milliards de shillings kényans a été validé pour réhabiliter le train de banlieue de Nairobi (Nairobi Commuter Rail), dans le but d’offrir une respiration à une capitale asphyxiée par les embouteillages.

 

  • Le pari de l’énergie verte: Les accords prévoient également le financement de la rénovation du barrage hydroélectrique de Masinga ainsi que la création d’un Centre national de contrôle de l’électricité destiné à sécuriser le réseau énergétique kényan.

 

  • L’autoroute numérique: Le partenariat comprend enfin un vaste programme de déploiement de la fibre optique sur l’ensemble du territoire, accompagné d’accords de coopération dans le domaine de la santé connectée.

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Le grand oral face aux cerveaux de demain

Ce lundi matin, l’ambiance a changé. Exit les salons feutrés de la présidence : c’est devant une assemblée de plus de 1 500 jeunes, étudiants et entrepreneurs réunis à l’Université de Nairobi qu’Emmanuel Macron et William Ruto ont officiellement lancé le forum d’affaires d’Africa Forward.

Micro en main, le président français s’est prêté à un exercice de questions-réponses sans filtre, largement axé sur l’avenir technologique du continent. Il a notamment lancé un plaidoyer appuyé en faveur de la souveraineté numérique de l’axe Afrique-Europe, regrettant que la majorité des solutions technologiques actuelles soient « fabriquées aux États-Unis ou en Chine ».

Afin de joindre les actes à la parole, Emmanuel Macron a annoncé un objectif ambitieux : former un million de jeunes Africains aux métiers du numérique d’ici à 2030, notamment grâce au réseau en pleine expansion des Orange Digital Centers.

 

 

« L’Europe n’est pas le prédateur de ce siècle »

Interpellé sur l’influence grandissante de la Russie et de la Chine, qui multiplient les projets d’infrastructures à travers le continent, le président français a défendu avec vigueur la posture européenne :

« L’Europe n’est pas le prédateur de ce siècle. Nous proposons une stratégie d’autonomie, pas de dépendance. »

Aux côtés de William Ruto — devenu l’un des principaux porte-voix de la diplomatie climatique africaine — Emmanuel Macron a plaidé pour une refonte profonde de l’architecture financière mondiale afin de faciliter l’accès des pays africains aux capitaux privés indispensables à leur transition écologique.

 

Le regard tourné vers 2027 : succès historique ou simple sursis ?

Alors que les tables rondes réunissant investisseurs et chefs d’État — plus de 30 délégations africaines sont présentes — se poursuivent cet après-midi, ce grand rendez-vous de Nairobi révèle une réalité plus complexe qu’il n’y paraît.

La France n’a pas abandonné l’Afrique ; elle tente de redéfinir sa relation avec le continent. En s’alliant au Kenya, champion régional de l’innovation et de l’intégration à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Paris cherche à s’offrir un second souffle diplomatique et économique. Toutefois, ce pivot vers l’Afrique anglophone suffira-t-il à faire oublier l’effondrement de l’influence française dans ses bastions historiques de l’Ouest ?

Le pari kényan d’Emmanuel Macron est désormais en cours. Une véritable course contre la montre s’engage jusqu’en 2027 : convaincre que la France, débarrassée de son image de « gendarme de l’Afrique », peut encore devenir un partenaire économique crédible, agile et respectueux des nouvelles dynamiques du développement africain.

Niamey : le ministre de l’Agriculture encourage Agri’Innove’Inspire

Le jeudi 7 mai 2026, à Niamey, le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Mahaman Elhadji Ousmane, a franchi les portes de la structure Agri’Innove’Inspire. Une visite inédite, hautement symbolique, qui pose un regard plein de promesses sur l’entrepreneuriat des jeunes et l’avenir de la terre au Niger.

Accompagné d’une délégation de premier plan, comprenant le gouverneur de la région de Niamey, l’administrateur délégué de la Commune IV ainsi que des responsables des services techniques centraux et régionaux, le ministre n’est pas venu pour une simple inspection administrative. Il est venu toucher du doigt une réalité qui change des vies : celle d’une agriculture moderne, connectée et surtout créatrice d’emplois pour la jeunesse.

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De la terre à l’innovation : le parcours d’une réussite sur fonds propres

Pour les promoteurs d’Agri’Innove’Inspire, ce moment restera gravé dans l’histoire de leur entreprise. C’était en effet la toute première fois qu’un ministre en charge de l’Agriculture visitait officiellement leurs installations.

Avec fierté et passion, l’équipe d’Agri’Innove’Inspire a guidé les officiels à travers ses espaces de travail, présentant ses réalisations concrètes et sa vision à long terme. Ici, on ne se contente pas de cultiver : on forme, on modernise et on donne aux jeunes les clés pour entreprendre et réussir dans le secteur agropastoral.

Ce modèle économique a immédiatement séduit le ministre. Mahaman Elhadji Ousmane a tenu à saluer le courage et la persévérance des fondateurs, érigeant ainsi la structure en exemple de réussite entrepreneuriale bâtie pas à pas, sur fonds propres, sans attendre l’aide extérieure.

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Une « fierté nationale » à encourager

« C’est une fierté nationale », a chaleureusement souligné le ministre lors des échanges. Au‑delà des félicitations, cette visite traduit une réelle volonté politique. En mettant en lumière Agri’Innove’Inspire, les autorités réaffirment leur ambition de propulser et d’accompagner les initiatives locales. De fait, pour le gouvernement, la transformation de l’agriculture nigérienne et la résorption du chômage des jeunes passeront inévitablement par ces incubateurs d’idées et de technologies ancrés dans les réalités nationales.

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En repartant, la délégation a laissé derrière elle de jeunes entrepreneurs galvanisés, confortés dans l’idée que leur travail, leur sueur et leur audace sont désormais reconnus au plus haut sommet de l’État. Une reconnaissance d’autant plus marquante qu’il est rare de voir un ministre se déplacer personnellement pour saluer le génie d’une start-up locale, née et construite à la force du poignet.

Niger : L’ONC et Ali Zeine s’accordent sur la régulation des médias

À Niamey, le front médiatique s’organise face à la « guerre de l’information » qui touche le Sahel. Ce vendredi 8 mai 2026, le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine a reçu en audience le président de l’Observatoire national de la communication (ONC), Ibrahim Manzo Diallo. Au cœur de leur entretien : le bilan d’une grande tournée de plaidoyer menée à travers les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour bâtir un bouclier médiatique commun.

Dans un espace AES en pleine mutation, la bataille ne se joue pas seulement sur le terrain sécuritaire ou économique : elle se livre aussi sur les ondes, les écrans et les réseaux sociaux. Fort de ce constat, Ibrahim Manzo Diallo, le patron de l’organe de régulation des médias nigériens, est allé à la rencontre de ses homologues maliens et burkinabè.

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Faire front commun face à la guerre communicationnelle

À sa sortie d’audience, le président de l’ONC a partagé les grandes lignes de cette mission sous-régionale. L’objectif est clair : harmoniser les règles du jeu et créer une synergie forte entre les régulateurs du Niger, du Mali et du Burkina Faso.

« Cette initiative vise à renforcer la coopération entre nos organes de régulation afin de mutualiser nos textes et de coordonner la lutte contre la guerre communicationnelle dans l’espace AES », a expliqué Ibrahim Manzo Diallo.

Cette démarche, portée et initiée par le Niger, a reçu un accueil particulièrement chaleureux auprès des plus hautes autorités des trois pays de l’Alliance. Pour le patron de l’ONC, la future plateforme commune ne sera pas seulement un outil de contrôle, mais un véritable levier pour structurer le paysage médiatique sahélien et offrir un meilleur accompagnement aux journalistes dans l’exercice quotidien de leur métier.

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L’ONC face aux réalités du terrain

Au-delà de la diplomatie des médias et des grands chantiers régionaux, cette rencontre a également été l’occasion d’un dialogue direct et pragmatique sur la vie de l’institution nigérienne.

Créé en septembre dernier, l’Observatoire national de la communication fait face, comme toute jeune structure, à des défis d’installation et à des contraintes matérielles. Ibrahim Manzo Diallo a profité de ce tête-à-tête pour exposer sans détour les difficultés de fonctionnement auxquelles ses équipes se heurtent au quotidien.

Le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine s’est montré très attentif à ces doléances. Prenant note des besoins urgents formulés par son hôte, le chef du gouvernement a promis que des solutions adaptées seraient étudiées et mises en œuvre dans les plus brefs délais afin de permettre à l’ONC d’accomplir pleinement sa mission, tant au niveau national qu’au sein de l’architecture naissante de l’AES.