Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 9 sur 307

Les ministres de l’Énergie et de l’Agriculture en mission à Agadez

Agadez, le 7 octobre 2026 — Le ministre de l’Énergie, le lieutenant-colonel Alzouma Seyni, et son homologue de l’Agriculture et de l’Élevage, le colonel Bilaly ElHadj Gombobo, ont entamé, ce mercredi, une mission de travail conjointe dans la région d’Agadez. Leur déplacement vise à inspecter des infrastructures stratégiques et à évaluer l’avancement des projets dans deux secteurs jugés prioritaires pour le développement du Niger.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Les autorités d’Agadez accueillent la délégation ministérielle

Dès leur atterrissage à l’aéroport international Mano Dayak, vers 11 heures, les deux membres du gouvernement ont été accueillis par l’administrateur délégué de la ville, le chef de bataillon Assarid Almoustapha, entouré des autorités administratives, coutumières et religieuses de la région. Des responsables des forces de défense et de sécurité, ainsi que des cadres des deux ministères, ont également pris part à cette cérémonie d’accueil, soulignant le caractère institutionnel de la visite.

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Des projets au cœur de la souveraineté nationale

Cette mission s’inscrit dans la continuité des orientations présidentielles du général d’armée Abdourahamane Tiani, qui place la souveraineté énergétique et alimentaire au centre de sa stratégie de refondation nationale. Elle répond également aux directives du Premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine, chargé de coordonner la mise en œuvre effective de l’action gouvernementale.

Les deux ministres ont pour mandat d’examiner de près les réalisations concrètes sur le terrain, en particulier dans les domaines de la production électrique et du développement agro-pastoral. Leur présence à Agadez concrétise ainsi leurs engagements à travers un suivi direct des projets en cours.

Les autorités d’Agadez accueillent la délégation ministérielle
© Les autorités d’Agadez accueillent la délégation ministérielle
Un programme axé sur le terrain

Le séjour des deux ministres prévoit plusieurs séances de travail avec les équipes techniques locales, ainsi que des visites d’inspection sur des sites clés. L’objectif affiché est d’identifier les goulots d’étranglement, de proposer des solutions immédiates et de s’assurer que les projets répondent effectivement aux besoins des populations de l’Aïr.

Cette approche pragmatique s’aligne sur la méthode adoptée par le ministre de l’Énergie depuis sa prise de fonction en septembre 2026, qui privilégie les déplacements sur site pour assurer un suivi direct des infrastructures. La centrale de Goudel, d’une capacité de 30 MW, avait déjà fait l’objet d’une telle visite de la part du lieutenant-colonel Alzouma Seyni fin septembre, illustrant cette nouvelle dynamique de gouvernance par le terrain.

Des enjeux régionaux majeurs

La région d’Agadez, vaste territoire aux défis logistiques et climatiques marqués, concentre des enjeux cruciaux en matière d’accès à l’énergie et de sécurité alimentaire. Les projets inspectés cette semaine pourraient influencer les politiques publiques dans d’autres zones sahéliennes confrontées à des contraintes similaires.

Les conclusions de cette mission devraient alimenter les prochaines décisions gouvernementales en matière d’investissement et de planification sectorielle.

Niger–Algérie : le corridor numérique transsaharien lancé à Assamaka

Le Niger et l’Algérie donnent une nouvelle impulsion à leur coopération dans le secteur des technologies de l’information. Les deux pays ont officiellement lancé, ce mardi 6 octobre 2026, l’exploitation de la liaison transsaharienne en fibre optique qui relie leurs réseaux respectifs.

La cérémonie s’est tenue à Assamaka, localité nigérienne située à proximité de la frontière algérienne. Hamani Kargné, ministre nigérien de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, et son homologue algérien, Sid-Ali Zerrouki, ont coprésidé l’événement.

Plusieurs responsables administratifs et techniciens des deux pays ont assisté à la mise en service. Le gouverneur de la région d’Agadez, le général de division Ibra Boulama Issa, figurait également parmi les participants.

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Une capacité de 100 gigabits par seconde

La nouvelle infrastructure relie In Guezzam, côté algérien, à l’axe Arlit-Agadez, au Niger. Elle s’appuie sur une technologie de transmission capable d’atteindre une capacité de 100 gigabits par seconde dès son entrée en exploitation. Par ailleurs, cette performance  facilitera l’acheminement des données et améliorer la qualité des échanges numériques entre les deux territoires.

Pour les autorités, la liaison constitue bien davantage qu’un simple équipement technique. Elle doit renforcer la continuité des communications, soutenir les opérateurs de télécommunications et accompagner l’essor des usages numériques dans les zones traversées.

Dans un pays vaste comme le Niger, l’extension des infrastructures de fibre optique représente un enjeu majeur. Car, elle  contribuera à réduire les disparités d’accès à Internet, à améliorer les services administratifs et à favoriser l’émergence de nouvelles activités liées au numérique.

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Un maillon du réseau transsaharien

La liaison inaugurée à Assamaka s’inscrit dans un projet régional plus large. La dorsale transsaharienne associe six pays : l’Algérie, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Nigeria et le Tchad. Elle vise à créer des connexions plus solides entre l’Afrique du Nord et plusieurs États d’Afrique subsaharienne.

Cette interconnexion doit également renforcer la circulation des données à l’échelle régionale. Elle peut faciliter les échanges entre les administrations, les entreprises, les établissements d’enseignement et les acteurs des télécommunications.

Le Niger avait déjà achevé plusieurs tronçons de son réseau national et transfrontalier de fibre optique, notamment sur l’axe Arlit-Assamaka-frontière algérienne. Ce maillage constitue une base essentielle pour élargir l’accès au haut débit et soutenir la transformation numérique du pays.

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Une coopération appelée à s’élargir

La mise en exploitation de cette liaison illustre la volonté de Niamey et d’Alger de consolider leur partenariat autour d’infrastructures d’avenir. Elle ouvre également des perspectives pour de nouveaux projets dans les télécommunications et les services numériques.

À Assamaka, les deux pays ont ainsi officialisé la mise en service d’un équipement appelé à jouer un rôle central dans leur connectivité. Le corridor numérique transsaharien pourrait désormais servir de levier au développement économique, à l’intégration régionale et à la modernisation des échanges.

Niger : le FER met en service un poste de péage moderne à Bangoula

Le Fonds d’entretien routier du Niger (FER-Niger) a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de ses installations. Son directeur général, le colonel Issa Moussa Ikizi, a procédé, ce mardi 6 octobre 2026, à la mise en service d’un poste de péage semi-moderne à Bangoula, sur l’axe reliant Niamey à Tillabéri.

Cette infrastructure inaugure une nouvelle génération de postes destinés à améliorer la collecte des recettes et les conditions de travail des agents. Le dispositif comprend notamment une barrière automatisée, un système de vidéosurveillance et une caisse enregistreuse. Il fonctionne entièrement grâce à l’énergie solaire, ce qui réduit sa dépendance aux réseaux conventionnels d’électricité.

Le poste dispose également d’un espace de repos réservé au personnel. Cette installation doit contribuer à améliorer la continuité du service et à offrir un environnement de travail plus adapté aux agents chargés des opérations de péage.

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Sorey, prochain site de référence

Avant de se rendre à Bangoula, le directeur général du FER-Niger a visité le poste de Sorey. Cette étape lui a permis d’évaluer l’état d’avancement des travaux engagés sur ce site, appelé à jouer un rôle pilote dans le programme de modernisation. Les responsables de l’établissement veulent ainsi inscrire la transformation des postes de péage dans une démarche progressive. L’objectif consiste à renforcer la surveillance des opérations, à limiter les risques de perte de recettes et à améliorer la qualité du service fourni aux usagers de la route.

Les équipements retenus doivent également faciliter le suivi des transactions et renforcer la transparence dans la gestion des fonds destinés à l’entretien du réseau routier.

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Le rôle décisif des agents

Lors de la cérémonie, le colonel Issa Moussa Ikizi a salué l’implication du comité de pilotage chargé de conduire le projet. Composé d’agents du FER-Niger, ce groupe a accompagné les différentes étapes de la réalisation sans bénéficier de frais de mission ni de traitements particuliers.

La direction générale a présenté cet engagement comme une contribution directe à la modernisation de l’institution. Pour reconnaître les efforts consentis, elle a remis des témoignages de satisfaction aux membres du comité. Cette distinction vise aussi à valoriser une mobilisation interne qui a permis de faire avancer le chantier dans un contexte où les administrations cherchent à optimiser leurs ressources et à renforcer leur efficacité opérationnelle.

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Vingt postes semi-modernes annoncés

La mise en service de Bangoula constitue la première étape d’un programme de plus grande ampleur. Le FER-Niger prévoit l’installation de 20 postes semi-modernes à travers le pays. L’établissement annonce également la construction de dix postes modernes. Konni et Sorey figurent parmi les sites pilotes de cette seconde phase. Les travaux y seraient désormais presque achevés.

À travers ce programme, le Fonds d’entretien routier entend moderniser ses infrastructures, sécuriser ses recettes et améliorer la gestion des postes répartis sur le territoire national. La transformation engagée à Bangoula doit ainsi servir de modèle pour les prochaines implantations.

Crash d’un avion militaire au Nigeria : 25 morts à Igbokoda

Le Nigeria est plongé dans le deuil à la suite du crash d’un avion d’observation et de patrouille maritime de l’armée de l’air nigériane (Nigerian Air Force – NAF). Lundi 5 octobre 2026, l’appareil ATR 42-500MP, immatriculé NAF 931, qui effectuait une liaison logistique de routine entre Benin City (État d’Edo) et Lagos, s’est écrasé dans une zone marécageuse de la commune d’Igbokoda, dans l’État d’Ondo.

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Chronologie du drame et opérations de secours

Les équipes de contrôle ont brutalement perdu le contact radio et radar avec le cockpit à 09 h 13, heure locale. L’avion a terminé sa course à proximité immédiate de la base navale d’Igbokoda, dans la zone du gouvernement local d’Ilaje, s’enfonçant partiellement dans un bras d’eau et la végétation côtière. Les équipes de secours, composées de militaires, de forces de police, de membres des services d’urgence de l’État d’Ondo (SEMA) et de riverains, ont dû mobiliser des pirogues pour atteindre le point d’impact principal, rendu difficile d’accès par de fortes pluies.

Alors que les autorités civiles estimaient d’abord à 32 le nombre d’occupants, le commandement de l’armée de l’air a rapidement publié un état nominatif officiel et fixé le bilan à 25 morts, dont cinq membres d’équipage et 20 passagers. Le commandement a également indiqué que les secours n’avaient retrouvé aucun survivant.

Parmi les victimes figurent le commandant de bord, le Squadron Leader MI Aburime, deux copilotes, des techniciens, plusieurs officiers et sous-officiers, ainsi que des civils membres de familles de militaires.

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Émotion nationale et consignes présidentielles

Face à l’ampleur de la tragédie, le président de la République fédérale du Nigeria, Bola Ahmed Tinubu, a décrété trois jours de deuil national, avec la mise en berne des drapeaux sur tout le territoire et dans les représentations diplomatiques.

Rendue publique par ses services, la déclaration présidentielle salue la mémoire des disparus : « C’est un moment douloureux pour nos forces armées et pour toute la nation. Nos hommes de l’air risquent leur vie chaque jour pour la sécurité du Nigeria. Leur sacrifice restera à jamais dans les mémoires. »

Le chef de l’État a ordonné à l’armée de l’air d’ouvrir immédiatement une enquête approfondie afin de déterminer les causes exactes du crash. De son côté, le gouverneur de l’État d’Ondo, Lucky Aiyedatiwa, a mobilisé les services de santé et les forces régionales pour prêter assistance au commandement militaire et sécuriser le périmètre de l’accident.

Profil de l’aéronef et enjeux capacitaires

L’aéronef accidenté, un ATR 42-500 spécialement aménagé pour la surveillance maritime et les missions ISR (Intelligence, Surveillance, and Reconnaissance), constituait un maillon clé de la couverture aérienne au-dessus du golfe de Guinée.

Après l’avoir acheté auprès du constructeur italien Alenia Aeronautica (aujourd’hui Leonardo) et réceptionné en 2010, l’armée de l’air nigériane a engagé cet appareil pendant plus de 16 ans dans des opérations contre l’insurrection dans le Nord-Est et la piraterie dans le Delta du Niger.

L’avion avait également bénéficié d’une révision générale majeure en Allemagne, réalisée par Rheinland Air Service (RAS), avant de reprendre le service actif à la fin de l’année 2024. La perte du NAF 931 ampute de moitié la flotte d’ATR-42 de patrouille maritime de l’armée de l’air, posant de nouveaux défis capacitaires pour le suivi des eaux territoriales nigérianes.

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Un contexte décennal sous surveillance

Ce crash s’inscrit dans une série d’accidents ayant frappé l’aviation militaire nigériane au cours des dix dernières années. Entre 2016 et 2026, la NAF a enregistré plusieurs pertes matérielles et humaines lors de missions d’entraînement, de combat ou de liaisons logistiques.

Des drames notables, tels que la collision en vol de deux chasseurs F-7Ni à Abuja en 2018 ou le crash d’un Beechcraft King Air 350 à Kaduna en mai 2021, qui avait coûté la vie au chef d’état-major de l’armée de terre, avaient déjà suscité de vifs débats sur les procédures de sécurité et la gestion du MCO (maintien en condition opérationnelle).

Alors que les recherches des enregistreurs de vol se poursuivent sur le site marécageux d’Igbokoda, les enquêteurs devront établir si les conditions météorologiques dégradées lors de l’impact, une défaillance technique ou une combinaison de facteurs sont à l’origine de ce crash.

Niger : le CCR se penche sur l’alimentation et les carburants

Le Niger a ouvert ce lundi 5 octobre 2026 une session extraordinaire de son Conseil consultatif de la Refondation (CCR), consacrée à deux vulnérabilités majeures : la sécurité alimentaire et l’approvisionnement en produits pétroliers. Pendant deux jours, les conseillers doivent examiner la campagne agricole 2026, l’état des réserves céréalières, la disponibilité des intrants et la distribution des hydrocarbures sur le territoire.

La réunion, convoquée par décret du président de la République, général Abdourahamane Tiani, réunit à Niamey , le Premier ministre, des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, des responsables d’institutions, du gouvernement, du corps diplomatique ainsi que  des forces de défense et de sécurité.

Conseil Consultatif de la Refondation CCR
© Conseil Consultatif de la Refondation CCR
Une session sous le signe de l’unité

Dans son discours d’ouverture, le président du CCR, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, a appelé les conseillers à placer l’intérêt national au centre de leurs délibérations. Il est également revenu sur les événements survenus dans la nuit du 28 au 29 août 2026, condamnés par le Conseil, et a demandé aux Nigériens de privilégier la responsabilité, la cohésion et le discernement.

Le président du CCR a ensuite rendu hommage aux forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux personnes ayant perdu la vie dans la lutte contre le terrorisme. Une minute de silence a été observée en leur mémoire, avant un appel lancé aux conseillers : faire preuve d’engagement et de patriotisme dans l’exercice de leur mission consultative.

Conseil Consultatif de la Refondation CCR
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Le riz, le mil et la spéculation

Ensuite, il est passé à l’examen du premier dossier : la campagne agricole 2026. Les conseillers ont religieusement écouté le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le directeur général de l’Office des produits vivriers du Niger (OPVN) et celui de la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles (CAIMA). Les échanges ont porté sur les semences, les engrais, les équipements et la capacité des réserves nationales à absorber d’éventuelles tensions sur le marché.

Un point a particulièrement retenu l’attention : le rachat massif de produits vivriers au moment des récoltes par certains commerçants. En stockant les céréales pour les remettre sur le marché lors des périodes de forte demande, ces acteurs peuvent faire monter les prix et fragiliser l’accès des ménages à l’alimentation.

Le paradoxe est connu dans les économies agricoles sahéliennes : les producteurs, pourtant premiers fournisseurs du marché, peuvent se retrouver contraints de racheter leurs propres récoltes quelques mois plus tard à des prix plus élevés. Le CCR examine donc les mécanismes de régulation, de stockage et de commercialisation susceptibles de protéger les paysans tout en maintenant des denrées accessibles.

Conseil Consultatif de la Refondation CCR
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Le carburant, autre front économique

La seconde partie des travaux s’est concentrée sur les hydrocarbures. Le ministre du Pétrole et le directeur général de la SONIDEP ont présenté la situation de l’approvisionnement, la structure des prix et les défis de distribution des produits pétroliers.

Les conseillers ont également abordé la contrebande et la fraude, favorisées par les écarts de prix entre le Niger et certains pays voisins. Ce phénomène ne se limite pas à une perte de recettes : il affaiblit la disponibilité locale du carburant, fausse la concurrence et complique la gestion d’un secteur stratégique pour les transports, l’agriculture et l’industrie.

La session doit aboutir à des avis et recommandations destinés à renforcer le contrôle du marché, à sécuriser la distribution et à préserver la contribution du secteur pétrolier au développement national.

Conseil Consultatif de la Refondation CCR
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Des auditions pour éclairer les décisions

Après la cérémonie solennelle, les travaux se sont poursuivis en plénière. Les communications des ministères et des entreprises publiques ont permis aux conseillers d’interroger directement les responsables sur les contraintes opérationnelles, les perspectives de production et les mesures envisagées.

Cette méthode d’audition donne à la session une dimension plus technique que protocolaire. Le CCR ne se contente pas d’écouter des discours : il cherche à confronter les priorités politiques aux réalités du terrain, des greniers céréaliers aux stations-service.

Conseil Consultatif de la Refondation CCR
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Un test pour la souveraineté

Pour Niamey, la session revêt une portée symbolique forte. Elle intervient dans un contexte où le gouvernement place la souveraineté alimentaire et énergétique parmi ses priorités, tout en faisant face à des menaces sécuritaires et à des pressions économiques régionales.

Le président du CCR a conclu son intervention par des prières pour la paix et la protection du Niger, ainsi que pour la stabilité du Burkina Faso et du Mali, ses partenaires au sein de la Confédération des États du Sahel. Les recommandations attendues à l’issue des travaux devront désormais montrer si le Conseil peut transformer ce diagnostic en mesures concrètes pour les producteurs, les consommateurs et les opérateurs économiques.

Douane nigérienne : une formation à Lomé pour mieux cibler la fraude

À Lomé, les douaniers nigériens et togolais travaillent depuis le 28 septembre sur une même question : comment repérer une fraude avant qu’elle ne franchisse la frontière ? Jusqu’au 7 octobre 2026, les deux administrations affinent leurs outils de gestion des risques et renforcent leurs compétences en analyse de données, avec l’appui du Mécanisme de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC (TFAF) et la collaboration de l’Organisation mondiale des douanes (OMD).

La rencontre illustre une coopération Sud-Sud, dans laquelle le Togo partage son expérience opérationnelle avec le Niger, tandis que les deux pays cherchent à moderniser des méthodes de contrôle longtemps fondées sur l’inspection systématique.

Direction Générale des Douanes Nigériennes
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Passer du contrôle massif au ciblage

Pour la Direction générale des Douanes du Niger, l’enjeu est de faire évoluer son mode de contrôle. Ainsi, l’administration entend abandonner progressivement les vérifications généralisées au profit d’un ciblage fondé sur le renseignement, le profilage des risques et l’exploitation des données disponibles.

Cette bascule répond à une réalité partagée par de nombreuses douanes africaines : les réseaux de fraude s’adaptent vite, utilisent des circuits complexes et exploitent les failles procédurales. En effet, un contrôle aléatoire ou exhaustif mobilise des moyens considérables sans garantir de meilleurs résultats. À l’inverse, une analyse fine des flux permet de concentrer les inspections sur les opérations présentant les signaux les plus préoccupants.

L’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC encourage précisément cette approche. Il vise à accélérer la circulation, la mainlevée et le dédouanement des marchandises, tout en renforçant la coopération entre administrations douanières.

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Une délégation conduite par le renseignement douanier

Le Niger a dépêché à Lomé une délégation dirigée par le colonel Rabiou Gouzaye, directeur des Enquêtes douanières, du Renseignement et de l’Analyse des risques (DED/RAR). Ce choix n’a rien d’anodin : la structure qu’il dirige se trouve au cœur de la stratégie nigérienne de lutte contre la fraude et les infractions connexes.

À Lomé, l’équipe nigérienne a échangé avec le Commissariat des Douanes et Droits indirects de l’Office togolais des recettes (OTR). Les discussions ont porté sur les méthodes d’identification des risques, le traitement des alertes, la constitution de profils de fraudeurs ainsi que  l’utilisation des données pour orienter les contrôles.

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Deux phases, deux publics

La session se déroule en deux temps. Du 28 septembre au 2 octobre, les cadres des deux administrations ont examiné la finalisation des instruments de gestion des risques. Cette phase visait à donner aux décideurs et aux responsables opérationnels une vision commune des procédures, des indicateurs et des responsabilités.

La seconde phase, en cours jusqu’au 7 octobre, réunit désormais les informaticiens et analystes de données togolais et nigériens. Ce choix traduit une conviction croissante au sein des administrations douanières : la performance ne dépend pas seulement des textes ou des effectifs, mais aussi de la capacité à transformer les données brutes en informations exploitables sur le terrain.

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Lomé, laboratoire régional

Par ailleurs, le Togo est un partenaire expérimenté dans ce domaine. L’OTR a déjà engagé des travaux pour rationaliser le dédouanement, notamment au port autonome et à l’aéroport international de Lomé, tout en réduisant les inspections physiques grâce à des mécanismes numériques de gestion des risques.

Pour Niamey, l’expérience togolaise offre un modèle directement transposable dans un contexte régional marqué par des flux commerciaux intenses et des défis sécuritaires persistants. En outre, le Niger avait fixé au 31 décembre 2027 l’échéance de mise en œuvre de l’article 7.4 de l’Accord de l’OMC, consacré à la gestion des risques douaniers. Avec cette formation, il sera fin prêt pour l’application de cet accord.

Un enjeu de recettes et de confiance

De plus, la formation engage des intérêts économiques majeurs. Un contrôle mieux ciblé peut réduire les délais et les coûts pour les opérateurs économiques, tout en préservant les recettes publiques et en renforçant la détection des fraudes.

Pour le Niger comme pour le Togo, la réussite se mesurera après la clôture de la session : outils réellement déployés, données régulièrement exploitées et agents capables d’anticiper les schémas de fraude. À Lomé, les deux administrations posent les fondations d’une coopération qui pourrait devenir un exemple régional de modernisation douanière portée par les Africains eux-mêmes.

Fibre optique : le Niger et l’Algérie relient Agadez à In Guezzam

Le ministre nigérien de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, Hamani Kargné, est arrivé ce lundi 5 octobre 2026 à Agadez pour superviser le lancement officiel de la liaison à fibre optique entre le Niger et l’Algérie. Ce projet doit renforcer la connectivité internationale du pays et donner à la région septentrionale un rôle accru dans les échanges numériques transsahariens.

Une mission ministérielle à portée stratégique

Hamani Kargné a été accueilli à l’aéroport international Mano Dayak par le gouverneur de la région d’Agadez, le général de division Ibra Boulama Issa, et l’administrateur délégué de la commune urbaine, le chef de bataillon Assarid Almoustapha.

Le ministre conduisait une délégation nigérienne accompagnée de représentants algériens, dont l’ambassadeur d’Algérie au Niger, Ahmed Saadi. Leur déplacement marque une nouvelle étape dans la coopération bilatérale entre les deux pays dans le domaine des télécommunications.

La cérémonie prévue à Assamaka doit officialiser la mise en service du corridor numérique reliant le nord du Niger à l’Algérie.

Officiel Mairie d'Agadez
© Officiel Mairie d'Agadez
Une liaison de 100 gigabits par seconde

Le futur raccordement doit relier Agadez à In Guezzam, côté algérien, en passant par l’axe Agadez-Assamaka. La liaison disposera initialement d’une capacité de 100 gigabits par seconde, ce qui devrait accroître les performances du backbone national exploité par Niger Télécom.

L’accord prévoit notamment le don, par Algérie Télécom, d’équipements de transmission destinés à établir cette connexion terrestre. Le dispositif offrira aussi au Niger une voie internationale supplémentaire pour l’acheminement des données et réduira sa dépendance à l’égard de certains itinéraires existants.

Ce nouvel axe s’inscrit dans le projet de dorsale transsaharienne à fibre optique, conçu pour rapprocher l’Afrique du Nord de plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. Il pourrait, à terme, faciliter la circulation des données, améliorer la qualité de l’accès à Internet et soutenir le développement des services numériques.

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© Officiel Mairie d'Agadez
Agadez au centre du corridor transsaharien

Le choix d’Agadez ne relève pas uniquement de considérations techniques. La ville occupe une position stratégique sur les routes reliant le Maghreb au Sahel. Par ailleurs, la nouvelle infrastructure va renforcer son attractivité pour les activités liées au numérique, à la formation et aux services de télécommunication.

Pour le Niger, l’enjeu dépasse donc la simple installation d’un équipement. Le gouvernement cherche à consolider une infrastructure capable d’accompagner la transformation numérique de l’administration, de l’éducation, de la santé et du secteur privé.

Une connectivité plus solide pourrait également améliorer les échanges entre les zones septentrionales et le reste du pays, à condition que les investissements atteignent aussi les réseaux de distribution et les utilisateurs finaux.

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Le projet associe infrastructures et formation

La coopération entre Niamey et Alger ne porte pas seulement sur le transport des données. Les deux pays ont également prévu de développer les compétences nécessaires à l’exploitation et à la maintenance des infrastructures numériques.

Un centre de compétences doit être mis en place à l’École supérieure des communications électroniques et de la poste du Niger. Il bénéficiera ainsi de l’expérience d’Algérie Télécom et devra contribuer à former des techniciens dans les métiers des télécommunications.

Cette dimension répond à un enjeu central : une infrastructure stratégique ne peut fonctionner durablement sans personnel qualifié capable d’assurer son entretien, son évolution et sa sécurisation.

Une coopération appelée à s’élargir

Le lancement de la liaison Agadez-In Guezzam illustre la volonté des deux pays de donner un contenu concret à leur partenariat technologique. Les conventions signées en septembre entre Algérie Télécom, Niger Télécom et l’ESCEP-Niger ont posé les bases de cette nouvelle phase de coopération.

À terme, le raccordement pourrait contribuer à inscrire davantage le Niger dans les échanges numériques régionaux. Sa réussite dépendra toutefois de la continuité des travaux, de la sécurisation des équipements et de l’extension de la connectivité au-delà des grands axes.

À Agadez, la fibre optique ne représente donc pas seulement une avancée technique. Elle porte l’ambition de faire du nord du Niger un point de passage stratégique entre les réseaux numériques de l’Afrique du Nord et ceux du Sahel.

En somme, avec la mise en service de cette liaison, Agadez ne se contente plus d’accueillir une infrastructure technique : la ville s’inscrit dans une nouvelle géographie numérique reliant le Maghreb au Sahel. La réussite de ce projet dépendra désormais de sa capacité à améliorer concrètement l’accès à internet, à stimuler les services numériques et à ouvrir de nouvelles perspectives économiques pour les populations du nord du Niger.

Don de sang : les agents du ministère des Mines renforcent les réserves du CNTS

Les agents du ministère nigérien des Mines ont participé, ce vendredi 2 octobre 2026, à une opération de don de sang au Centre national de transfusion sanguine (CNTS). Le ministre des Mines, le commissaire-colonel-major Abarchi Ousmane, a soutenu cette initiative destinée à renforcer les réserves disponibles dans les établissements de santé.

La mobilisation transforme ainsi une action administrative en geste de solidarité. En se rendant au CNTS, les agents ont contribué à une chaîne de secours dont les bénéficiaires restent souvent anonymes, mais dont les besoins demeurent constants.

Ministère des Mines
© Ministère des Mines
Des réserves essentielles pour les hôpitaux

Les produits sanguins jouent un rôle déterminant dans la prise en charge des urgences médicales. Les établissements sanitaires en ont notamment besoin lors des accouchements compliqués, des accidents, des interventions chirurgicales et de certaines pathologies nécessitant des transfusions.

Selon les messages de sensibilisation, une poche de sang peut sauver jusqu’à trois vies lorsqu’on la sépare en différents produits sanguins adaptés aux besoins des patients. Chaque don peut donc soutenir plusieurs prises en charge.

Ministère des Mines
© Ministère des Mines
Une initiative associée à Octobre rose

L’opération intervient au début du mois d’octobre, période consacrée à la sensibilisation au cancer du sein. Même si le don de sang ne constitue pas une action spécifique de dépistage ou de prévention de cette maladie, la collecte rappelle l’importance d’une mobilisation collective autour des enjeux de santé.

Elle élargit également le message d’Octobre rose à une autre dimension de la solidarité : venir en aide aux patients qui dépendent d’une transfusion pour recevoir des soins.

Ministère des Mines
© Ministère des Mines
Le CNTS appelle à poursuivre l’élan

À travers cette participation, le personnel du ministère des Mines veut rappeler que le service public ne se limite pas aux missions exercées dans les bureaux ou sur le terrain professionnel. Il peut aussi prendre la forme d’un engagement direct en faveur de la communauté.

Le CNTS invite d’autres citoyens et institutions à suivre cet exemple. Dans les hôpitaux, les réserves de sang doivent être régulièrement renouvelées pour répondre aux besoins des patients. Pour les agents mobilisés ce vendredi, le message tient en un geste simple : donner son sang, c’est contribuer concrètement à sauver des vies.

Niger : le ministre inspecte les chantiers routiers à Tillabéri

Deux ouvrages livrés sur la RN1 Ouest et un quai fluvial réalisé à plus de moitié : le ministre de l’Équipement a passé en revue, ce vendredi, des chantiers qui redessinent les déplacements dans l’Ouest nigérien.

Tillabéri, 2 octobre 2026 — Trois travées de quinze mètres, soit quarante-cinq mètres de béton armé : le pont de Mara, situé au point kilométrique 88+500 de la RN1 Ouest, n’est plus un chantier. Il accueille désormais la circulation. Le colonel-major Salissou Mahaman Salissou, ministre de l’Équipement et des Infrastructures, l’a constaté de visu, vendredi, au terme d’une tournée de terrain dans la région de Tillabéri.

Le ministre a mené cette inspection dans le cadre d’un mandat précis, conformément au cahier des charges confié par le chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, sous la coordination du Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine. L’objectif affiché consiste à vérifier l’avancement des travaux, la qualité de leur exécution et le respect des engagements pris.

Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
© Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
Lossa et Mara, deux ouvrages au service de la RN1

La délégation a d’abord marqué un arrêt à Lossa, un village situé sur la RN1 Ouest, où les équipes ont réalisé un dalot multiple de trente mètres. Elle s’est ensuite rendue à Mara, où s’élève un pont à poutres en béton armé composé de trois travées indépendantes.

Les deux ouvrages relèvent du Projet de mobilité rurale et de connectivité (PMRC). Ils améliorent la circulation des personnes et des marchandises sur un axe stratégique qui relie plusieurs localités de la région.

Sur les rives du fleuve, une corniche à 53 %

Le ministre a ensuite poursuivi sa route jusqu’à la ville de Tillabéri, où l’attendait le chantier le plus visible : l’aménagement de la corniche qui longe le fleuve Niger. Le tracé s’étend sur environ trois kilomètres, du point kilométrique 0+000 jusqu’à la jonction avec la RN1, au PK 2+826.

Le projet comprend treize ouvrages, dont trois débarcadères. Ses concepteurs entendent ainsi renforcer la fonctionnalité de l’infrastructure et mieux articuler les différents modes de déplacement, de la route à l’eau.

Avec un taux d’exécution de 53 %, les travaux progressent de manière satisfaisante, selon le ministère. Le ministre a parcouru les différentes composantes du projet, puis s’est entretenu avec les responsables techniques au sujet des difficultés rencontrées et des mesures à prendre pour maintenir le rythme des travaux.

Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
© Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
Le suivi régulier comme ligne de conduite

Au fil de la journée, le colonel-major Salissou Mahaman Salissou a réaffirmé l’engagement de son ministère à assurer un suivi régulier des projets d’infrastructures. Du pont livré à la corniche en cours d’aménagement, le message reste le même : maintenir la cadence des chantiers, renforcer la connectivité et doter les populations d’ouvrages durables, adaptés à leurs besoins.

Le ministère inscrit cette démarche dans les orientations des plus hautes autorités. Déjà ouverts à la circulation, les ouvrages de Lossa et de Mara attendent désormais que la corniche de Tillabéri achève de relier la route au fleuve.

Niger : les volontaires de l’AES proposent une agence confédérale

Niamey, 2 octobre 2026 — Pendant trois jours, des jeunes venus du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont débattu d’une question centrale pour l’avenir de leur alliance : comment transformer l’engagement citoyen en un instrument durable de construction des États du Sahel ?

La réponse avancée à l’issue de la troisième Université d’été des volontaires de la Confédération des États du Sahel (AES) tient en neuf recommandations. Réunis à Niamey du 28 au 30 septembre, les participants ont notamment proposé la création d’une agence confédérale du volontariat, la reconnaissance officielle des compétences acquises sur le terrain et la mise en place d’un dispositif de protection sociale.

La cérémonie de clôture s’est tenue mercredi sous la présidence du secrétaire général du ministère nigérien de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur
Une ambition qui dépasse les missions ponctuelles

Les organisateurs avaient placé cette édition sous le thème : « Le volontariat, une force pour la construction des États de la Confédération AES ». Derrière cette formule se dessine une ambition plus large : faire du volontariat un mécanisme permanent de mobilisation des compétences et de rapprochement entre les trois pays.

Les participants ont appelé à instaurer un volontariat de réciprocité, qui permettrait aux jeunes d’effectuer des missions dans chacun des États membres. Ils ont également recommandé la digitalisation du secteur et la certification des aptitudes développées au cours des missions.

Ces mesures visent à répondre à une difficulté fréquente : de nombreux volontaires acquièrent une expérience utile sans disposer, à la fin de leur engagement, d’un document ou d’un accompagnement leur permettant de la faire reconnaître sur le marché du travail.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Des propositions confrontées aux réalités du terrain

Les échanges ont pris la forme de conférences, de panels, de travaux thématiques et de master class. Les discussions ont porté sur la place des jeunes dans les politiques publiques, mais aussi sur les moyens de mieux organiser leur contribution aux actions sociales et au développement local.

Les volontaires ont ensuite quitté les salles de réunion pour participer à une opération de peinture des bordures de chaussée et du boulevard des Armées à Niamey. Cette activité citoyenne a offert une illustration concrète du message défendu pendant la rencontre : le volontariat doit produire des résultats visibles pour les populations.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Un projet politique encore à structurer

L’idée d’un dispositif confédéral se heurte toutefois à plusieurs défis. Il faudra définir les compétences d’une éventuelle agence commune, financer les programmes, harmoniser les règles nationales et garantir un suivi des volontaires après la fin de leurs missions.

La protection sociale figure également parmi les sujets sensibles. Sans couverture adaptée, les volontaires restent exposés aux risques liés à leurs activités et peuvent rencontrer des difficultés lors de leur retour à la vie professionnelle.

Les recommandations adoptées à Niamey constituent donc une feuille de route, mais leur portée dépendra des décisions que prendront les dirigeants de l’AES.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Une jeunesse appelée à devenir actrice

Cette troisième édition a surtout servi de cadre à un rapprochement entre les jeunesses des trois pays. Les participants ont partagé leurs expériences et défendu une vision commune d’un engagement au service des communautés.

Pour la Confédération AES, le défi consiste désormais à convertir cette dynamique en institutions, en programmes et en résultats mesurables. À Niamey, les volontaires ont posé les bases d’un modèle qui ne les considérerait plus seulement comme des exécutants de projets, mais comme des acteurs à part entière de la construction régionale.