À Niamey, les autorités sanitaires nigériennes poursuivent leurs efforts pour renforcer l’accès aux soins spécialisés pour les enfants. Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi, a effectué le jeudi 7 mai 2026 une visite à l’Hôpital national Amirou Boubacar Diallo afin de constater l’évolution de la troisième campagne de chirurgie ambulatoire pédiatrique de 72 heures, lancée le 6 mai.
Une campagne médicale pour répondre aux besoins des enfants
Cette opération médicale d’envergure prévoit la prise en charge gratuite de 180 enfants, soit une moyenne de 60 interventions chirurgicales par jour. Les patients bénéficient également d’un accompagnement complet avant et après les opérations, dans le but d’assurer un meilleur suivi médical et de limiter les complications post-opératoires.
À travers cette campagne, le gouvernement nigérien cherche à répondre à la demande croissante en soins chirurgicaux pédiatriques, alors que de nombreuses familles rencontrent encore des difficultés d’accès aux interventions spécialisées.
Le gouvernement veut renforcer l’accès aux soins spécialisés.
Lors de sa visite, le ministre Garba Hakimi a échangé avec les équipes médicales mobilisées dans le cadre de cette initiative. Il a salué l’engagement du personnel soignant et la qualité du travail accompli au sein de l’établissement hospitalier.
« Il s’agit de trouver une solution à beaucoup d’enfants qui nécessitent des interventions chirurgicales », a déclaré le ministre, insistant sur la nécessité de renforcer la prise en charge sanitaire des plus jeunes.
Le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi a également transmis aux équipes hospitalières les encouragements des plus hautes autorités du pays, notamment ceux du président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine.
Un soutien affiché des autorités nigériennes
Au-delà de l’urgence médicale, cette campagne illustre la volonté des autorités de renforcer progressivement les capacités du système de santé nigérien dans un contexte marqué par d’importants défis sanitaires et sociaux.
Pour de nombreuses familles, ces opérations gratuites représentent un soulagement majeur, tant les coûts des interventions chirurgicales demeurent souvent difficiles à supporter. À travers cette initiative, les autorités sanitaires espèrent ainsi réduire les inégalités d’accès aux soins et améliorer la prise en charge des enfants nécessitant des opérations spécialisées.
À Magaria, dans la région de Zinder, le paysage associatif vient de subir un sérieux coup d’arrêt. Ce jeudi 7 mai 2026, l’administration locale a prononcé la dissolution immédiate du collectif CARDIM « Mu farka ». Signé par l’Administrateur délégué de la commune urbaine de Magaria, cet arrêté marque un tournant pour la société civile locale et illustre le durcissement du contrôle exercé sur les espaces d’expression dans le contexte de la transition.
La décision a rapidement provoqué des réactions dans les milieux associatifs du département. Le Collectif des Associations et Regroupements pour la Refondation et la Défense des Intérêts de Magaria (CARDIM), connu sous le slogan « Mu farka » (« Réveillons-nous »), perd ainsi toute existence légale.
Dans son arrêté, l’Administrateur délégué, Abdoorahmane Sani, s’appuie sur plusieurs textes réglementaires encadrant les associations au Niger. Le document cite notamment l’ordonnance de 1984 relative au régime des associations, ainsi que différents textes adoptés dans le cadre de la transition politique en cours.
Une application immédiate de la décision
Les autorités locales ont décidé d’appliquer la mesure sans délai. L’arrêté est entré en vigueur immédiatement après sa signature.
Compte tenu de la sensibilité du dossier, l’administration a également transmis la décision à plusieurs institutions locales, notamment la préfecture, le procureur de la République et la brigade territoriale de la Gendarmerie nationale. Le Secrétaire général de la commune a, quant à lui, reçu pour instruction de veiller à l’exécution effective de la dissolution.
Au-delà du cas du CARDIM, cette décision s’inscrit dans un contexte national marqué par un encadrement plus strict des activités associatives.
Depuis le début de la transition, les autorités multiplient les mécanismes de contrôle des organisations de la société civile. Les responsables administratifs affirment vouloir garantir le respect des textes régissant la transition et prévenir toute activité susceptible de troubler l’ordre public ou de prendre une tournure politique.
Pour plusieurs observateurs locaux, cette dissolution traduit néanmoins un rétrécissement progressif des espaces d’expression citoyenne.
« L’époque où les collectifs locaux pouvaient exercer une pression sur la gestion publique en dehors d’un cadre strict semble de plus en plus révolue », estime un observateur de la vie publique à Zinder. Selon lui, le CARDIM pourrait avoir pâti d’une posture jugée trop revendicative par les autorités locales.
Des interrogations sur l’avenir du dialogue local
À Magaria, certains habitants considéraient le collectif comme un cadre d’échanges sur les préoccupations locales et les attentes des populations.
Avec cette dissolution, les autorités adressent également un signal aux autres organisations citoyennes de la région : les activités associatives devront désormais évoluer dans le strict respect des orientations fixées par les autorités de la transition.
Reste désormais à voir comment les jeunes et les leaders communautaires de Magaria, longtemps mobilisés autour du slogan « Mu farka », réagiront à cette décision administrative qui redessine un peu plus les contours du débat citoyen local.
À Niamey, l’heure était au bilan ce jeudi 7 mai 2026. Le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, a officiellement remis au Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine les conclusions de l’évaluation annuelle des réformes communautaires. Avec un taux de mise en œuvre dépassant les 76 %, le Niger confirme sa marche vers une harmonisation économique plus poussée, malgré un contexte régional exigeant.
Ce rendez-vous ne relevait pas d’une simple formalité administrative ni d’un échange protocolaire entre hauts responsables. La remise du « Mémorandum 2025 », organisée ce matin à la Primature, constitue en réalité un véritable baromètre de l’état des réformes au Niger. Ce document détaillé évalue la manière dont le pays intègre les règles communes de l’UEMOA dans son cadre juridique et économique.
76,10 %, c’est le taux global d’application des textes communautaires et d’exécution des projets régionaux enregistré au titre de l’année écoulée.
Pour le citoyen lambda, ce pourcentage peut sembler abstrait. Pourtant, il recouvre des réalités très concrètes : une meilleure circulation des marchandises, une harmonisation des diplômes ou encore la mise en œuvre de projets d’infrastructures financés par l’Union. Ce résultat témoigne également de la résilience de l’administration nigérienne qui, malgré les difficultés du contexte régional, continue d’avancer dans le respect de ses engagements communautaires.
Le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, a salué les efforts consentis par les autorités de la transition. En remettant ce mémorandum au Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, il ne s’est pas limité à transmettre un rapport. Il a également engagé une discussion sur les défis qui restent à relever.
« Ce mémorandum est un outil de pilotage », a expliqué un expert présent lors de la rencontre. « Il permet d’identifier les domaines dans lesquels le Niger progresse, notamment dans la transposition des réformes budgétaires, mais aussi les secteurs où des efforts supplémentaires restent nécessaires afin que l’intégration profite davantage aux opérateurs économiques locaux. »
Derrière la rigueur des indicateurs économiques, l’UEMOA ambitionne avant tout de construire un marché commun où le commerçant de Niamey peut échanger avec celui de Dakar ou d’Abidjan sans barrières inutiles. Le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du Niger à poursuivre ces réformes, qu’il considère comme un levier essentiel de croissance nationale et de stabilité régionale.
En 2026, année charnière pour l’intégration régionale, ce taux de 76,10 % constitue une base solide. Il rappelle qu’au-delà des enjeux politiques, l’intégration économique demeure un chantier permanent, porté par une volonté technique et politique de faciliter la vie des populations de l’espace communautaire.
À Niamey, le ciel semble s’assombrir pour des milliers de résidents. Ce matin, une délégation de haut rang, conduite par le gouverneur de la région, s’est rendue sur le terrain pour délivrer un message sans équivoque : d’ici le 31 mai, les zones tampons autour des infrastructures aéroportuaires devront être libérées. Entre impératifs de sécurité nationale et détresse sociale, la ville retient son souffle.
L’ambiance était lourde ce matin à Niamey. Le comité chargé du dialogue, de la communication et de la veille sécuritaire, escorté par les autorités des régions de Niamey et de Tillabéri ainsi que par les responsables des communes concernées — la Commune IV et Liboré — a effectué une visite de terrain suivie d’un point de presse crucial.
Une occupation historique face à l’urgence sécuritaire
Au cœur du litige : le titre foncier nᵒ 784. Cet espace, attribué à l’ASECNA depuis 1953, a progressivement été grignoté par l’urbanisation galopante au fil des décennies. Aujourd’hui, quatre lotissements majeurs — Mutram, Alpha Djadi, son extension et l’extension de Kobontafa — occupent 19 % de cette réserve stratégique.
Le gouverneur de Niamey s’est montré catégorique : ce déguerpissement ne constitue pas une simple opération d’urbanisme, mais une mesure jugée indispensable à la sécurité nationale. Face à la menace terroriste persistante dans le Sahel, l’État entend créer des « zones tampons » afin de sécuriser les aéroports de Niamey et de Tillabéri.
« Il s’agit de garantir la sécurité des populations elles-mêmes et de protéger nos infrastructures stratégiques », a martelé le gouverneur.
Derrière les chiffres techniques et les numéros de titres fonciers se cache une réalité humaine complexe. Quelle sera l’ampleur du choc et que deviendront ces familles après le 31 mai ?
Combien de personnes subiront cet impact ? Bien que les autorités n’aient fourni aucun recensement nominatif exhaustif lors du point de presse, l’occupation de 19 % de ce vaste titre foncier par quatre lotissements laisse présager des conséquences massives. En se basant sur la densité moyenne de ces quartiers périphériques de Niamey, cette mesure de déguerpissement pourrait directement toucher entre 5 000 et 10 000 personnes.
Le sort de ces populations s’annonce extrêmement difficile pour plusieurs raisons. Avec une échéance fixée au 31 mai, les résidents ne disposent que de quelques semaines pour démanteler leurs vies. Pour ceux qui ont investi leurs économies dans des constructions en dur, même érigées sur des lotissements jugés illégaux, la perte financière s’annonce totale.
Dans son intervention, le comité a privilégié le « dialogue » et la « communication », mais il est resté silencieux sur la question cruciale d’un site de recasement ou d’éventuelles indemnisations. Les autorités n’ont proposé aucune solution concrète pour ces occupants des zones déclarées illégales. En conséquence, ces familles risquent l’errance ou l’entassement chez des proches, dans des communes déjà saturées.
Par ailleurs, ces quartiers ne servent pas uniquement de dortoirs. Ils abritent également de petits commerces et des activités agropastorales liées à la proximité de la ville et de Liboré. Le déguerpissement pourrait ainsi briser ces micro-économies et plonger de nombreuses familles dans une précarité encore plus profonde.
Le sort des résidents semble désormais suspendu à une réalité implacable : la sécurité nationale. Dans le contexte actuel du Niger, les aéroports constituent des infrastructures stratégiques vitales. La création de zones tampons répond à des normes internationales de sécurité que l’État nigérien entend appliquer avec rigueur afin de prévenir toute infiltration ou attaque directe.
En conclusion, si cette opération apparaît comme une nécessité stratégique pour protéger le pays, elle s’annonce également comme un drame social pour les habitants des quatre lotissements ciblés. D’ici le 31 mai, les autorités devront transformer ce « dialogue » en un véritable accompagnement. Elles devront impérativement agir afin que la sécurisation des infrastructures n’engendre pas une nouvelle forme de fragilité sociale aux portes de la capitale.
Dans un contexte sahélien où l’accès à l’électricité est le moteur de toute ambition économique, la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) déploie un filet de sécurité financier pour le réseau malien. À la clé : plus de 12 milliards de FCFA pour stabiliser un système en quête de souffle et éclairer le quotidien de près de trois millions d’âmes.
Bamako et ses environs le savent bien : chaque coupure de courant est un coup de frein à l’économie locale, du petit soudeur de quartier à la grande unité industrielle. Pour répondre à ce défi structurel, le projet de renforcement du réseau électrique de la Société Énergie du Mali (EDM-SA) est entré dans une phase active.
Un investissement massif pour un réseau sous tension
Le coût global du chantier donne le vertige : 12,208 milliards de FCFA. Pour porter cette ambition, la BOAD a mis sur la table un financement de 8,5 milliards de FCFA, confirmant son rôle de partenaire stratégique pour le Mali.
Mais derrière les milliards, ce sont des infrastructures concrètes qui sortent de terre. Lancés en juin 2023, les travaux se concentrent sur des points névralgiques : la construction de 8,4 km de lignes souterraines (30 kV) et, surtout, la modernisation des postes de Lafia et Sirakoro. Ces derniers, véritables poumons du réseau, sont essentiels pour fluidifier le transport de l’énergie et éviter les surcharges responsables des délestages.
Trois millions de destins connectés
L’économie, c’est avant tout l’humain. L’ambition affichée par ce projet ne se mesure pas seulement en kilowatts, mais en impact social :
La fin de l’obscurité pour beaucoup : Près de 2 926 000 habitants bénéficieront d’un accès renforcé à l’électricité. C’est la promesse d’une vie nocturne plus sûre, d’écoles mieux éclairées et de centres de santé plus performants.
Le transit de la croissance : Avec un flux annuel prévu de 578,16 GWh, l’économie malienne s’offre aussi une marge de manœuvre indispensable pour soutenir ses entreprises.
L’emploi au cœur du chantier : Le projet génère déjà 300 emplois, offrant une bouffée d’oxygène à la main-d’œuvre locale et aux techniciens du secteur.
Pour EDM-SA, l’enjeu est aussi celui de la confiance. En sécurisant le transit de l’énergie via des lignes souterraines — moins exposées aux aléas climatiques et aux dégradations — la société nationale vise une « continuité de service » tant réclamée par les usagers.
Au fond, ce geste de la BOAD dépasse les chiffres et les contrats. C’est une manière de dire au Mali qu’il n’est pas seul, qu’il peut continuer à bâtir malgré les secousses. Derrière les infrastructures, il y a aussi des vies qui s’accrochent, des rêves qui refusent de s’éteindre. Et c’est cela, la vraie valeur de ce soutien : donner au pays l’énergie durable.
Timia, 6 mai 2026 – Dans les zones reculées de l’Aïr, l’accès à l’or bleu demeure un défi quotidien. Grâce à l’engagement citoyen du Groupe SOS, la commune rurale de Timia vient de franchir un cap important dans l’amélioration des conditions de vie de ses habitants.
Une bouffée d’oxygène pour Taghalalat et Tefaraw Barbara
La quête d’eau potable s’allège désormais pour plusieurs familles de la région. Le Groupe SOS a officiellement remis aux autorités locales deux infrastructures hydrauliques majeures, entièrement financées sur ses fonds propres.
La cérémonie de réception officielle a suscité un vif soulagement et une forte mobilisation populaire. Les localités de Taghalalat et de Tefaraw Barbara disposent à présent de points d’eau modernes et sécurisés.
Les points clés de cette action citoyenne :
Un financement 100 % privé : les ouvrages ont été réalisés dans le cadre du programme de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) du groupe.
Un ciblage stratégique : les forages sont implantés dans des zones de l’Aïr où les besoins étaient les plus critiques.
Un appui institutionnel : la livraison s’est effectuée en étroite coordination avec les autorités administratives et techniques locales.
Cette initiative illustre le rôle croissant des opérateurs économiques nationaux dans la réduction des inégalités territoriales. Lors des allocutions, les représentants des populations bénéficiaires ont exprimé leur gratitude.
« Cet appui structurant vient combler un besoin vital dans nos zones reculées. Nous saluons l’engagement citoyen du PDG du Groupe SOS, Elhadj Assalih Ibrahim Ari », a déclaré un porte-parole des bénéficiaires.
De surcroît, cet élan de solidarité pose les bases d’un partenariat durable entre les acteurs privés et les collectivités locales. Le défi de la maintenance de ces infrastructures demeure toutefois entier. Il reviendra désormais aux comités de gestion locaux d’en assurer la pérennité.
Un modèle de RSE à dupliquer
En somme, le geste du Groupe SOS va bien au-delà d’un simple don matériel : il constitue un investissement direct dans la santé et la dignité humaine. Alors que le développement des communes rurales dépend souvent des budgets publics, cet exemple montre que le civisme entrepreneurial peut transformer concrètement le quotidien des populations les plus vulnérables.
La capitale nigérienne a accueilli ce mercredi 8 mai 2026 une cérémonie qui marque une étape décisive dans la modernisation de l’administration publique. En effet , l’Administrateur délégué de la ville de Niamey, le colonel Boubacar Soumana Garanké, président de l’Association des municipalités du Niger, a pris part au lancement officiel de la connectivité haut débit des mairies.
Une avancée stratégique pour la gouvernance locale
Ce projet s’inscrit dans une dynamique de transformation numérique des collectivités territoriales. En dotant les mairies d’un accès à Internet haut débit, l’État nigérien entend renforcer l’efficacité administrative, améliorer la transparence et rapprocher l’administration des citoyens. Ainsi, pour le colonel Garanké, la digitalisation constitue un levier essentiel de la gouvernance municipale : elle permet non seulement de fluidifier les services publics, mais aussi de mobiliser davantage de ressources locales.
Le projet « Naneye Yarda » comme catalyseur
Au cœur de cette initiative se trouve le projet « Naneye Yarda », déjà mis en œuvre à Niamey. Ce programme a démontré sa capacité à simplifier l’accès des populations aux services municipaux, à réduire les lourdeurs bureaucratiques et à instaurer une relation plus directe entre les citoyens et leurs élus. En consolidant cette expérience, le gouvernement ambitionne également de faire de Niamey une capitale moderne, connectée et innovante, en phase avec la vision de la refondation.
Par ailleurs, la connectivité des mairies ne se limite pas à une amélioration technique : elle ouvre la voie à une administration plus inclusive. Les habitants pourront ainsi accéder plus facilement aux informations, aux démarches administratives et aux services essentiels. Dans un contexte où la fracture numérique reste un défi majeur, cette initiative est un pas important vers l’équité territoriale et la modernisation des infrastructures locales.
Vers une capitale tournée vers l’avenir
En somme, la cérémonie de lancement a été saluée comme un signal fort de l’engagement des autorités à inscrire la gouvernance locale dans l’ère numérique. En reliant les mairies au haut débit, Niamey et l’ensemble des communes du Niger se dotent d’outils indispensables pour répondre aux attentes croissantes des citoyens et accompagner le développement urbain.
Dans le nord du Niger, les symboles de l’autorité étatique et ceux de la légitimité séculaire avancent parfois d’un même pas lorsque l’urgence sociale l’exige. Ce mercredi 6 mai, le gouverneur de la région d’Agadez, le général de division Ibra Boulama Issa, a officiellement réceptionné un important lot d’équipements médicaux et humanitaires.
La cérémonie s’est tenue dans les locaux du gouvernorat, en présence de Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou, Sultan de l’Aïr et président de l’Association des chefs traditionnels du Niger (ACTN), ainsi que de plusieurs personnalités civiles et militaires, dont le médecin-chef du district sanitaire d’Ingall.
La donation, essentielle pour les structures sanitaires de la périphérie d’Agadez, comprend notamment deux ambulances médicalisées. La première est un don direct du sultanat, la seconde émane d’un mécène local ayant souhaité garder l’anonymat. Ces véhicules de secours sont destinés aux centres de santé intégrés (CSI) de la commune rurale d’Ingall, précisément pour les localités enclavées de Tiguirwit et d’Assaouas.
L’enclave d’Ingall, thermomètre des carences sanitaires
Pour ces communautés pastorales et oasiennes situées aux portes du désert, l’accès aux évacuations sanitaires d’urgence relève trop souvent de la gageure. Les pistes de latérite et le manque de moyens roulants transforment la moindre complication médicale en drame humanitaire. « Ce geste vise avant tout à appuyer les efforts de l’État dans le cadre de l’évacuation des malades vers les centres de santé adaptés », a souligné le Sultan de l’Aïr, rappelant que l’autorité coutumière demeure un relais social essentiel dans les crises sahariennes.
Le don comporte également un volet social. Les autorités ont remis au gouverneur un lot significatif de nattes, de couvertures et de moustiquaires, destiné spécifiquement à la maison d’arrêt d’Agadez, où la promiscuité et les conditions climatiques extrêmes mettent les détenus à rude épreuve.
En réceptionnant ces dons, le gouverneur de la région a salué et remercié les donateurs au nom des autorités nationales, insistant sur l’importance de ces gestes pour améliorer les conditions de vie des populations. La présence de personnalités civiles et militaires a donné à cette cérémonie une portée institutionnelle et communautaire, illustrant la complémentarité entre l’action publique et l’engagement des autorités traditionnelles.
À Niamey, le siège de l’Observatoire national de la communication (ONC) a servi, lundi 4 mai, de cadre à une séquence diplomatique. Le président de l’institution, Ibrahim Manzo Diallo, y a reçu l’ambassadeur d’Algérie au Niger, Ahmed Saadi, pour une visite de courtoisie rapidement élargie aux enjeux de coopération sectorielle.
Autour de la table figuraient notamment des représentants de la chancellerie algérienne, dont l’attaché Moualek Nassin, ainsi que les cadres administratifs et techniques de l’ONC. Dans une intervention introductive, M. Diallo a posé les bases de l’échange en rappelant les prérogatives de l’organe de régulation, insistant sur son rôle dans l’encadrement du paysage médiatique national.
Le secrétaire général de l’ONC, Garba Ousmane, a, pour sa part, détaillé les leviers d’action de l’institution : contrôle de l’accès aux médias, délivrance d’autorisations aux organes de presse, mais aussi accompagnement des professionnels. Il a mis en avant les efforts de structuration du secteur, notamment à travers des programmes de formation déployés depuis le début de 2020, dans un contexte de transformation accélérée des pratiques journalistiques.
Au fil des échanges, la discussion a convergé vers les défis contemporains de la régulation, à l’heure où le numérique redéfinit les circuits de production et de diffusion de l’information. Face à ces mutations, la coopération technique apparaît comme un levier stratégique.
L’ambassadeur algérien a salué la qualité des travaux engagés par l’ONC, tout en inscrivant cette rencontre dans une dynamique plus large de rapprochement entre Niamey et Alger. Il a évoqué la continuité des échanges bilatéraux, notamment dans le cadre des mécanismes de coopération axés sur le développement et le renforcement des capacités.
Au‑delà des déclarations d’intention, les deux diplomates ont avancé des perspectives concrètes. Alger affirme sa volonté de soutenir l’ONC, notamment en formant ses ressources humaines et en améliorant ses outils techniques. Les parties ont également évoqué une mission de travail en Algérie pour le président de l’institution nigérienne, afin d’appuyer certains dossiers jugés prioritaires
Le diplomate a enfin indiqué son intention de relayer auprès des autorités algériennes les besoins exprimés par l’ONC, notamment en matière d’équipements adaptés à la régulation des médias numériques — un champ en pleine expansion mais encore peu outillé dans de nombreux pays de la région.
La rencontre s’est conclue par un échange de présents protocolaires, scellant une volonté partagée : inscrire la régulation des médias dans un partenariat bilatéral appelé à se densifier.
Tahoua, 05 mai 2026 – Dans une initiative inédite, le Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information (MCNTI), en partenariat avec le Ministère de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale et l’UNICEF Niger, a lancé ce matin à Tahoua un atelier national de formation dédié au traitement médiatique des violences basées sur le genre (VBG). Ainsi, cet événement marque une étape décisive dans la lutte contre ce fléau, en plaçant les acteurs des médias, de la culture et de la création au cœur de la sensibilisation.
Pendant cinq jours, des journalistes, artistes, créateurs de contenus et jeunes engagés, issus de six régions du Niger, vont approfondir leurs compétences pour aborder avec rigueur et sensibilité les questions liées aux VBG. L’objectif est clair : déconstruire les stéréotypes, renforcer l’éthique journalistique et promouvoir une information inclusive et responsable.
Par ailleurs, les participants, acteurs clés de l’opinion publique, sont invités à repenser leur rôle dans la mobilisation sociale. À travers des échanges de bonnes pratiques et des ateliers de co-création, ils exploreront des méthodes pour changer les comportements et transformer les normes sociales par le pouvoir des récits.
En effet, « l’information agit comme une arme, la communication rassemble et élève le débat public », rappelle l’un des organisateurs. De plus, les initiateurs de l’atelier insistent : les acteurs du Niger doivent eux-mêmes raconter leurs histoires, avec compétence et authenticité.
Journalistes, artistes et influenceurs s’unissent ainsi pour construire des récits positifs, capables d’influencer durablement les mentalités. Leur mission consiste à transformer les médias et la culture en outils de prévention et de lutte contre les VBG.
Dans ce contexte, cette formation s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités locales. En outre, en associant expertise médiatique et créativité artistique, le Niger propose une approche plus participative pour lutter contre les violences de genre.
Au fond, une question demeure : et si le changement commençait par les mots ?