Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 9 sur 294

Dialogue citoyen à Agadez : L’exécutif régional soutient l’alliance JEPADE-GIZ

AGADEZ, 20 août 2026 — L’administration régionale d’Agadez consolide son appui aux initiatives de développement participatif. Ce, jeudi, le gouverneur de la région a officiellement endossé un projet de coopération public‑privé, porté conjointement par l’ONG Jeunesse Paix et Développement (JEPADE) et la coopération allemande.

Le Général de Division Ibra Boulama Issa a rencontré les dirigeants de l’initiative lors d’une session de travail axée sur le « Renforcement du Dialogue Constructif Citoyen ». Ce programme stratégique vise à fluidifier les relations et les échanges entre les décideurs gouvernementaux et les acteurs du secteur privé local. Par ailleurs, les discussions ont également permis d’aborder l’optimisation des structures d’accueil et d’orientation, thème central d’un atelier régional actuellement déployé dans la ville.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le coordonnateur national de JEPADE a dirigé la délégation. Samira Amadou Souley, représentante du programme GIZ/PAMO, ainsi que l’équipe technique locale l’accompagnaient. Ensemble, ils ont présenté un bilan d’étape opérationnel de leur mission et exposé la feuille de route du projet.

L’exécutif régional a accueilli ces avancées avec un optimisme catégorique. Déjà informé des premières retombées sur le terrain, le gouverneur a souligné la pertinence de l’approche thématique adoptée par les organisateurs. En conclusion, il a fermement encouragé le consortium JEPADE‑GIZ à intensifier ses efforts pour pérenniser ce modèle de collaboration au service de la stabilité et du développement de la région.

Cette coopération incarne une dynamique nouvelle : transformer le dialogue citoyen en levier concret de stabilité et de développement. En faisant de l’alliance public‑privé un socle durable, Agadez affirme ainsi que l’avenir régional se construira autant par la concertation que par l’action partagée.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Takieta et Dungass : lancement des chantiers des nouveaux hôpitaux

ZINDER, 19 août 2026 — Dans la région de Zinder, l’État nigérien engage deux nouveaux chantiers sanitaires destinés à modifier concrètement l’accès aux soins dans les départements de Takieta et de Dungass. Le gouverneur de la région, le colonel Mahamane Sani Massallatchi, a remis mardi 18 août 2026 les sites aux entreprises chargées de construire les futurs hôpitaux de district.

Financés par l’État à travers le projet LAFIA-IYALI, ces deux établissements doivent surtout répondre à une difficulté qui touche directement les habitants : la distance entre les zones rurales et les structures capables de prendre en charge les cas complexes.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder
À Takieta, le temps devient un enjeu médical

À Takieta, les autorités locales ont réservé 12 hectares pour accueillir le nouvel hôpital. Le projet arrive dans une zone où les patients doivent encore se déplacer vers Zinder pour bénéficier de certains soins spécialisés.

Cette situation pèse particulièrement sur les urgences. Pour parcourir une cinquantaine de kilomètres jusqu’à Zinder, un trajet peut actuellement durer entre une heure et une heure trente. Pour un patient victime d’un accident, une personne en détresse respiratoire ou une femme sur le point d’accoucher, chaque minute compte.

Le futur hôpital devrait donc produire un effet immédiat : réduire le temps nécessaire pour accéder à une prise en charge médicale adaptée. Pour les familles, cette proximité pourrait aussi limiter les dépenses liées aux transports et réduire la dépendance aux évacuations sanitaires vers la capitale régionale.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder
Décongestionner Zinder grâce aux soins de proximité

L’ouverture d’établissements de district à Takieta et Dungass ne bénéficiera pas uniquement aux habitants de ces deux localités. Elle pourrait également alléger la charge qui pèse sur l’hôpital régional de Zinder.

Aujourd’hui, lorsque les structures périphériques ne disposent pas des capacités nécessaires, elles orientent leurs patients vers des centres plus importants. Ce système concentre les demandes sur les établissements de référence et augmente les coûts pour les familles.

En renforçant le niveau de soins à proximité des communautés, le Niger peut mieux répartir les patients et réserver les évacuations aux situations qui nécessitent réellement des soins de niveau supérieur.

Dix mois pour faire sortir l’infrastructure de terre

À Takieta, l’entreprise chargée du chantier dispose de 10 mois pour réaliser l’ouvrage. La livraison prévisionnelle est fixée à fin juin 2027. Le gouverneur a demandé à l’entreprise de respecter le calendrier contractuel et de signaler rapidement tout obstacle susceptible de provoquer un retard. Les services techniques effectueront un suivi régulier afin de mesurer l’avancement et d’intervenir en cas de difficulté.

Cette surveillance revêt une importance particulière pour les populations qui attendent depuis longtemps une amélioration de l’offre sanitaire locale. Chaque mois de retard repousserait également l’accès des habitants aux nouveaux services de santé.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder
Dungass renforce à son tour le maillage sanitaire

À Dungass, les autorités ont également remis le terrain destiné au futur hôpital de district à l’entreprise retenue pour les travaux. L’objectif reste le même : rapprocher une structure de référence des populations du département et des localités voisines. Cette infrastructure doit permettre aux habitants de disposer d’une capacité de prise en charge plus proche de leur lieu de résidence.

Pour les zones rurales, l’enjeu est considérable. Une infrastructure sanitaire implantée à proximité peut réduire les abandons de soins provoqués par le coût du déplacement, l’état des routes ou l’éloignement des services médicaux.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder
Des infrastructures qui peuvent changer la vie quotidienne

Par ailleurs, l’intérêt de ces deux projets se mesure surtout à leurs effets attendus sur les familles. Un hôpital plus proche signifie potentiellement moins de kilomètres parcourus, moins de dépenses de transport, des prises en charge plus rapides et une meilleure capacité à traiter les urgences. Pour les femmes enceintes, les enfants et les personnes victimes d’accidents ou de maladies aiguës, cette proximité peut faire une différence décisive.

Ces infrastructures peuvent également créer un environnement favorable au renforcement des ressources humaines et des services de santé dans les départements concernés. Leur impact dépendra toutefois de leur capacité à fonctionner avec des équipements appropriés, du personnel qualifié et une disponibilité effective des médicaments et des soins.

Un investissement qui dépasse les deux départements

Avec Takieta et Dungass, le Niger ne construit pas seulement deux bâtiments supplémentaires. Il renforce un réseau de soins appelé à mieux couvrir les territoires éloignés des grands centres urbains. La réussite des deux projets dépendra désormais du respect des délais, de la qualité des travaux et surtout de la mise en service effective des établissements.

Pour les populations de Zinder, l’attente est très concrète : pouvoir se soigner plus près de chez elles et arriver plus rapidement à l’hôpital lorsque leur état l’exige. C’est sur cette capacité à réduire les distances médicales que ces deux infrastructures seront finalement jugées.

Accord Niger-PNUD pour former les diplomates

NIAMEY, 19 août 2026 — Le Niger veut renforcer sa capacité à défendre ses intérêts dans les négociations et les principales instances internationales. Pour y parvenir, le gouvernement mise sur un levier souvent moins visible que les accords économiques ou sécuritaires : la formation de ses diplomates et la modernisation de l’administration chargée de conduire sa politique extérieure.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, Bakary Yaou Sangaré, et le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Niger, Mamadou N’Daw, ont signé mardi 18 août une lettre d’accord consacrée au renforcement des capacités du ministère.

L’objectif est précis : mieux préparer les cadres nigériens à représenter le pays dans un environnement international où les négociations reposent de plus en plus sur l’expertise technique, la maîtrise des dossiers et la capacité à construire des alliances.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE

Investir dans les compétences plutôt que dans la seule représentation

Le nouvel accord place la formation au centre du dispositif. Le PNUD apportera un appui au développement du capital humain et à l’amélioration des conditions de travail de l’administration diplomatique.

Pour le Niger, l’intérêt est stratégique. Une diplomatie bien formée peut défendre plus efficacement les positions nationales, négocier de meilleurs partenariats et mieux anticiper les évolutions qui touchent directement les intérêts économiques, sécuritaires et politiques du pays.

Cette montée en compétence intervient alors que le Niger cherche à consolider sa souveraineté et à diversifier ses partenariats internationaux. Dans ce contexte, la qualité des équipes chargées de négocier et de représenter le pays devient un facteur déterminant.

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L’INEDS au cœur de la réforme

L’Institut national des études diplomatiques et stratégiques (INEDS), dont le lancement est en cours, constitue l’une des principales infrastructures destinées à porter cette ambition. Le PNUD contribuera à améliorer son environnement de formation et à renforcer ses moyens techniques. L’institut doit notamment recevoir des équipements informatiques, audiovisuels et de visioconférence capables de soutenir des cours, des conférences et des échanges avec des interlocuteurs situés au Niger comme à l’étranger.

Cette modernisation pourrait surtout permettre au Niger de réduire certaines contraintes liées à la formation spécialisée. Grâce aux outils numériques, l’INEDS pourra organiser des sessions à distance avec des experts et des institutions partenaires sans dépendre systématiquement de déplacements internationaux.

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Une école appelée à préparer la prochaine génération diplomatique

L’INEDS est issu d’une coopération entre le Niger et le Maroc, à travers l’Institut marocain de formation, de recherche et des études diplomatiques. Ses infrastructures comprennent déjà trois salles de réunion pouvant accueillir respectivement 100, 60 et 20 personnes. Le futur équipement technologique doit aller plus loin. Les étudiants pourront notamment disposer de postes de travail individuels et de solutions de traduction modulables en trois langues.

Ces capacités ont une importance concrète pour la formation diplomatique, car elles rapprochent l’enseignement des conditions réelles de travail d’une administration appelée à négocier avec des partenaires multilingues et à participer à des conférences internationales. En attendant la finalisation de toutes les infrastructures prévues, l’Auditorium Sani Bako du ministère pourra servir de salle polyvalente après sa rénovation. Il pourra accueillir environ 200 personnes.

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Un avantage pour la diplomatie économique et politique du Niger

L’accord ne se limite donc pas à améliorer un institut de formation. Il peut avoir des effets sur la manière dont le Niger conduit ses relations extérieures. Des diplomates mieux préparés peuvent contribuer à mieux défendre les intérêts du pays dans les discussions sur le commerce, l’énergie, les infrastructures, le financement du développement, la sécurité ou encore la coopération régionale. Ils peuvent également renforcer le suivi des engagements pris par les partenaires du Niger.

L’enjeu pour Niamey consiste ainsi à transformer la compétence diplomatique en capacité de négociation. Dans les enceintes internationales, la maîtrise des règles, des procédures et des dossiers peut peser sur la capacité d’un État à obtenir des financements, à défendre ses positions ou à préserver ses marges de manœuvre.

Le dispositif peut également contribuer à une meilleure continuité de l’État. En formant durablement des cadres spécialisés, le Niger se donne les moyens de constituer une expertise institutionnelle qui ne dépend pas uniquement des responsables en fonction.

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Un investissement dans la souveraineté

À terme, le bénéfice attendu dépasse les murs de l’INEDS. Le Niger cherche à construire une administration diplomatique capable de produire sa propre expertise, de maîtriser les négociations complexes et de défendre ses intérêts avec davantage d’autonomie. L’appui du PNUD intervient ainsi sur un terrain directement lié à la souveraineté : celui des compétences.

Pour le Niger, renforcer la diplomatie signifie désormais disposer de femmes et d’hommes suffisamment formés pour transformer ces représentations en véritables instruments de négociation, de coopération et de défense des intérêts nationaux.

BTS d’État 2026 à Agadez : 84 candidats pour 6 filières

AGADEZ, 19 août 2026 — À Agadez, le BTS d’État 2026 a commencé mercredi avec 84 candidats appelés à démontrer leurs compétences dans six filières de formation. Le lancement des épreuves écrites, organisé à l’EMAÏR, marque une nouvelle étape dans le parcours de ces jeunes qui cherchent à transformer leur formation professionnelle en qualification reconnue et, à terme, en insertion dans le marché du travail.

Le Secrétaire général de la région d’Agadez, Souleymane Seidou Boulhassan, a officiellement donné le coup d’envoi de la session en présence de plusieurs responsables régionaux. Sur les 84 candidats inscrits, 37 sont des filles et 47 des garçons.

Gouvernorat d'Agadez
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Des techniciens pour construire le Niger

La session intervient dans un contexte où le Niger doit renforcer ses ressources humaines qualifiées pour soutenir son développement économique. Le BTS représente, à ce titre, une étape importante pour des jeunes qui se destinent à des emplois techniques et intermédiaires dans différents secteurs de l’économie. Lors du lancement, le Secrétaire général a appelé les candidats à miser sur le travail et la rigueur. Il a notamment insisté sur la nécessité de former des professionnels capables de répondre aux besoins du pays.

« Dans le contexte actuel de notre pays, nous avons véritablement besoin de cadres sérieux et compétents, capables d’apporter leur contribution à la construction et au développement du Niger », a-t-il déclaré.

Cette orientation donne à l’examen une portée qui dépasse les salles de composition. Pour les autorités, chaque réussite doit contribuer à renforcer le nombre de jeunes disposant de compétences directement mobilisables dans l’administration, les entreprises et les activités productives.

Gouvernorat d'Agadez
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Six filières, 84 parcours à valider

Les candidats affrontent les épreuves dans six filières de formation. Cette diversité reflète la volonté de préparer des profils adaptés à plusieurs segments du marché de l’emploi. Pour beaucoup d’entre eux, l’enjeu immédiat reste toutefois de décrocher le diplôme. Au-delà du résultat académique, le BTS peut constituer un passeport vers la poursuite d’études, l’emploi ou l’entrepreneuriat, selon les secteurs concernés et les opportunités disponibles.

La présence de 37 filles parmi les candidats constitue également un indicateur de la participation féminine à ces formations professionnelles. Leur réussite pourrait contribuer à accroître la représentation des femmes dans des domaines techniques où elles restent souvent moins nombreuses.

Gouvernorat d'Agadez
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Une organisation placée sous surveillance

Les autorités régionales ont également mis l’accent sur les conditions matérielles et sécuritaires de la session. L’OBECS a fourni au jury les moyens nécessaires au déroulement des examens, tandis que les services régionaux ont pris les dispositions requises pour assurer la sécurité autour du dispositif.

Le président du jury pour la région d’Agadez, le professeur Soumana Boubacar, a supervisé le démarrage des épreuves et veillé au respect des conditions prévues pour la session. Cette organisation vise surtout à garantir l’égalité entre les candidats et la crédibilité du processus d’évaluation. La valeur du diplôme dépend en effet autant des compétences démontrées que de la confiance accordée à l’examen.

Gouvernorat d'Agadez
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Agadez attend désormais les résultats

Une fois les compositions terminées, l’attention se déplacera vers les résultats. Le taux de réussite permettra de mesurer, à l’échelle régionale, les performances des candidats engagés dans cette session 2026. Mais derrière les statistiques, les enjeux restent très concrets. Chaque diplôme obtenu représente pour un jeune une possibilité supplémentaire d’accéder à un emploi, de poursuivre sa formation ou de créer une activité.

Pour Agadez comme pour l’ensemble du Niger, la question centrale reste donc celle de la transformation des qualifications en compétences utiles à l’économie. Former davantage de jeunes ne suffit pas : le défi consiste aussi à créer les conditions qui leur permettront de mettre leurs savoir-faire au service du développement national.

Les 84 candidats engagés dans la session 2026 disposent désormais de leur première réponse à apporter : réussir l’examen. La seconde dépendra de leur capacité à convertir cette qualification en expérience et en contribution effective à la vie économique du pays.

Bourses CNPC-Niger 2026 : 10 formations en Chine dans le pétrole

NIAMEY, 19 août 2026 — Le Niger veut accélérer la formation de sa jeunesse dans les métiers liés aux hydrocarbures. Dans cette perspective, la CNPC NP SA met à la disposition de l’État nigérien dix bourses d’études supérieures destinées à de jeunes bacheliers de la session 2026. L’Agence nigérienne des allocations et des bourses (ANAB) a annoncé cette opportunité dans un communiqué publié le 12 août 2026.

Cette initiative s’inscrit dans les échanges engagés entre le ministre nigérien du Pétrole et les responsables de la compagnie chinoise. Le gouvernement cherche ainsi à faire de la formation des jeunes Nigériens un levier durable de développement du secteur pétrolier, alors que le pays entend renforcer la maîtrise nationale de ses ressources.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole
Former avant de produire davantage

L’enjeu dépasse le financement de quelques parcours universitaires. Pour le Niger, ces bourses peuvent contribuer à constituer progressivement un vivier d’ingénieurs et de techniciens capables d’intervenir dans les différentes étapes de la chaîne des hydrocarbures.

Le dispositif prévoit deux parcours distincts pour l’année académique 2026-2027 : le programme « 2+2 », destiné aux étudiants déjà engagés dans des études supérieures en électricité, et le programme « 1+4 », réservé aux nouveaux bacheliers issus des séries scientifiques.

Le premier programme concerne dix étudiants qui poursuivront leur formation à la China University of Petroleum (CUP), à Qingdao, dans la province chinoise du Shandong.

Ministère du Pétrole
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Du Niger à la Chine, un parcours spécialisé

Le programme « 2+2 » s’adresse à des étudiants ayant déjà validé deux années d’études supérieures en électricité. Ils effectueront deux années supplémentaires en Chine, ce qui explique l’appellation du programme.

L’Université Abdou Moumouni de Niamey (UAM) et l’École des Mines, de l’Industrie et de la Géologie (EMIG) ont chacune présenté dix candidats. Un test en ligne portant sur les mathématiques et la physique, supervisé directement par la CUP, a ensuite permis de sélectionner les dix bénéficiaires.

Les étudiants retenus suivent actuellement six semaines de formation intensive en anglais au Centre culturel américain. Leur départ pour la Chine est prévu au début du mois de septembre 2026. La CNPC NP SA prendra en charge l’ensemble des dépenses liées à leur séjour académique, notamment la scolarité, l’hébergement, la restauration, les billets d’avion et les allocations de bourse.

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Dix autres places ouvertes aux nouveaux bacheliers

Le second dispositif, baptisé « 1+4 », cible directement les nouveaux bacheliers scientifiques de la session 2026. Il prévoit cinq années de formation, dont une année consacrée à l’apprentissage de la langue. Cette deuxième campagne constitue l’objet du communiqué de l’ANAB publié en août. Les candidats intéressés doivent déposer leur dossier au plus tard le 21 août 2026, conformément aux modalités fixées par l’agence.

Pour ces jeunes, l’opportunité représente surtout un accès à une formation spécialisée dans un secteur stratégique pour l’économie nigérienne. Elle peut également ouvrir la voie à une nouvelle génération de cadres formés aux standards techniques internationaux.

Ministère du Pétrole
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Un investissement dans la souveraineté des ressources

Pour le Niger, la portée de ces programmes se mesure moins au nombre de bénéficiaires qu’à leurs effets potentiels sur le long terme. Le pays dispose de ressources pétrolières dont l’exploitation exige des compétences dans des domaines aussi variés que l’électricité industrielle, l’ingénierie, la production, la maintenance, la transformation et la gestion des infrastructures énergétiques. Or, sans ressources humaines suffisamment qualifiées, la valorisation de ces ressources risque de rester fortement dépendante de l’expertise extérieure.

C’est précisément sur ce point que ces bourses prennent une dimension stratégique. En formant des Nigériens dans des établissements spécialisés, le dispositif peut favoriser le transfert de connaissances et de technologies vers le pays.

À leur retour, les bénéficiaires pourront intégrer les entreprises et structures publiques ou privées intervenant dans le secteur énergétique. Ils pourront également contribuer à la transmission de leurs connaissances à d’autres jeunes professionnels.

Ministère du Pétrole
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Transformer la formation en capacité nationale

Le véritable enjeu sera donc de maintenir le lien entre ces formations à l’étranger et les besoins du marché nigérien. Pour produire un effet durable, les compétences acquises devront trouver des débouchés dans les projets pétroliers, les infrastructures énergétiques et les activités industrielles du pays.

Le programme constitue ainsi un investissement dans le capital humain. Pour les familles nigériennes, ces bourses réduisent aussi le coût d’accès à des formations internationales qui resteraient autrement hors de portée de nombreux jeunes. À terme, la réussite de cette politique dépendra de la capacité du Niger à intégrer ces diplômés dans son économie et à transformer leur expertise en compétences opérationnelles locales.

Les dix bourses annoncées pour 2026-2027 ne représentent donc qu’un nombre limité de parcours. Leur importance réside surtout dans l’objectif qu’elles poursuivent : faire émerger une expertise nigérienne capable de participer directement à la gestion, au développement et à la valorisation des ressources nationales.

Niger : Le projet ProPAF s’étend à Agadez

Le lancement régional du ProPAF, projet porté par la GIZ pour le compte de la coopération germano‑nigérienne, étend désormais à Agadez un dispositif déjà actif à Tahoua et Maradi en faveur des femmes réfugiées, déplacées internes et vulnérables.  

 

Agadez rejoint officiellement le dispositif national. Réunis mardi 18 août 2026 dans la salle de conférence du Gouvernorat, représentants de l’État, autorités coutumières, forces de sécurité et partenaires humanitaires ont assisté au lancement régional du Projet de renforcement de l’autonomisation économique et sociale des femmes dans les contextes de déplacement au Niger, connu sous son acronyme ProPAF. La cérémonie, présidée par le secrétaire général de la région, Souleymane Seidou Boulhassan, marque ainsi l’entrée d’Agadez dans un programme déjà déployé plus au sud du pays.  

 

Porté par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) pour le compte du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), le ProPAF s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale entre Niamey et Berlin. Son objectif affiché: consolider l’autonomie économique et sociale des femmes réfugiées, des personnes déplacées internes et des habitantes vulnérables des communautés qui les accueillent.  

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un dispositif déjà éprouvé à Tahoua et Maradi

Le projet n’est pas une initiative isolée. Lancé au niveau national en janvier 2026, il a d’abord pris racine dans les régions de Tahoua et Maradi, deux zones frontalières durement affectées par les incursions armées venues du Nigeria et du Mali, ainsi que par les déplacements forcés qui en résultent. L’extension à Agadez répond à une même logique : accompagner des femmes confrontées à la pauvreté, à l’exclusion et à un accès restreint aux revenus et à la prise de décision.  

 

Dans la région d’Agadez, l’intervention ciblera la commune urbaine, avec pour points d’ancrage le centre humanitaire des réfugiés ainsi que les villages d’Itrakat et de Maï Adoua. La ville d’Agadez elle‑même figure également parmi les zones d’intervention retenues.  

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le ProPAF en bref

Le ProPAF combine deux volets :  

– un appui aux revenus, via la formation de coopératives et de groupes d’épargne ainsi que le soutien à des microentreprises à fort potentiel ;  

– un renforcement des services sociaux, avec un accompagnement psychosocial et un travail sur la cohésion entre populations déplacées et communautés d’accueil.  

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un appel à la coordination entre acteurs

 

Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général de la région a insisté sur la nécessité d’associer étroitement l’ensemble des parties prenantes afin que le projet reste conforme aux politiques nationales et produise des résultats tangibles pour les populations visées.  

 

Souleymane Seidou Boulhassan a ainsi appelé à bâtir des synergies entre services de l’État, autorités coutumières, organisations humanitaires et partenaires techniques pour démultiplier l’impact des actions en faveur des femmes.  

 

Cet appel à la coordination trouve un écho direct dans la composition de l’assistance réunie pour la cérémonie. Aux côtés de la coordinatrice du ProPAF figuraient le préfet du département de Tchirozérine, l’administrateur délégué de la commune urbaine d’Agadez, des responsables des forces de défense et de sécurité, un représentant du Sultan de l’Aïr, ainsi que des délégués d’organisations humanitaires et des services techniques déconcentrés de l’État. Cette présence conjointe des pouvoirs administratif, coutumier et sécuritaire illustre la volonté affichée d’ancrer le projet dans le tissu institutionnel local, dans une région où l’autorité du Sultanat de l’Aïr conserve un poids social important.  

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une région sous tension, mais résiliente

L’arrivée du ProPAF à Agadez intervient dans une région qui joue depuis plusieurs années un rôle de zone d’accueil pour des populations fuyant l’insécurité dans le bassin du lac Tchad et au Sahel. Les femmes et les filles déplacées y restent particulièrement exposées à la précarité, aux violences basées sur le genre et à un accès limité à l’éducation et à l’emploi. Ce sont précisément ces vulnérabilités que le projet entend adresser en articulant appui économique et accompagnement social.  

 

À travers cette extension, les porteurs du ProPAF‑GIZ affichent l’ambition de renforcer, dans la durée, la résilience et la participation sociale des femmes d’Agadez, tout en consolidant les liens entre populations déplacées et communautés hôtes.  

Niger-Algérie : Tiani a reçu l’ambassadeur algérien Saadi Ahmed

NIAMEY, 17 août 2026 — Le Niger et l’Algérie veulent donner une nouvelle impulsion à leur partenariat stratégique. Le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a reçu lundi au Palais de la Présidence l’ambassadeur d’Algérie au Niger, Saadi Ahmed, pour examiner les principaux axes de la coopération entre les deux pays.

 

Dr Soumana Boubacar, ministre, directeur de cabinet du président de la République et porte‑parole du gouvernement, a assisté à la rencontre.

 

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance des projets énergétiques régionaux et par le renforcement des relations entre Niamey et Alger. Les deux responsables ont notamment évalué les perspectives ouvertes par les grands projets d’infrastructures reliant les pays de la région.

CCPRN
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Le pétrole d’Agadem‑Kafra ouvre une nouvelle séquence

Les échanges ont pris une dimension particulière au lendemain du lancement du bloc pétrolier d’Agadem‑Kafra. Le chef de l’État nigérien et le diplomate algérien ont relevé le bon déroulement de la cérémonie consacrée à cette nouvelle étape du développement du secteur énergétique nigérien.

 

Par ailleurs, les discussions traduisent la volonté des deux capitales de consolider une coopération qui dépasse le seul secteur pétrolier. L’énergie, les infrastructures et les grands projets transfrontaliers constituent désormais des leviers majeurs de ce rapprochement.

CCPRN
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Le projet de gazoduc au cœur des perspectives

L’un des dossiers évoqués concerne le projet de gazoduc devant relier le Nigeria à l’Algérie en passant par le Niger. Ce projet régional pourrait renforcer le rôle du Niger dans les échanges énergétiques entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Nord.

 

Pour Niamey comme pour Alger, la réalisation d’une telle infrastructure représente un enjeu économique et stratégique. Elle pourrait favoriser la circulation des ressources énergétiques, soutenir l’intégration régionale et créer de nouvelles opportunités de coopération entre les États concernés.

L’ambassadeur Saadi Ahmed a, par ailleurs, salué la maîtrise des dossiers affichée par le président Tiani et mis en avant les perspectives de développement des relations bilatérales.

CCPRN
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Niamey mise sur des partenariats à portée régionale

Cette audience illustre également la place croissante des partenariats énergétiques dans la diplomatie nigérienne. Le pays cherche à valoriser ses ressources tout en développant des infrastructures susceptibles d’accroître son rôle dans les échanges régionaux.

La coopération avec l’Algérie s’inscrit ainsi dans une logique plus large : transformer les projets énergétiques en instruments de développement, de connectivité et d’intégration africaine.

En somme, au‑delà des accords bilatéraux, cette rencontre marque une étape décisive : Niamey et Alger entendent transformer leurs ressources énergétiques en un véritable levier d’intégration régionale et de puissance africaine

La ministre de l’Éducation, Elisabeth Shérif, inspecte le chantier du Collège scientifique de Niamey

NIAMEY, 17 août 2026 — Pour accélérer la formation des futurs cadres du pays, l’État nigérien resserre désormais son contrôle sur les chantiers d’infrastructures éducatives stratégiques. Ainsi, le Dr Élisabeth Shérif, ministre de l’Éducation nationale, a inspecté le site du futur Collège scientifique de Niamey afin d’imposer aux constructeurs le strict respect des calendriers et des cahiers des charges.

Ministère de l'Education Nationale
© Ministère de l'Education Nationale

Un projet clé pour la refondation nationale

Ce nouveau campus constitue en effet une pièce maîtresse de la politique de refondation nationale impulsée par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. L’administration actuelle mise directement sur cet établissement pour moderniser l’enseignement des sciences et instaurer une véritable culture de l’excellence académique à travers le pays.

 

Ministère de l'Education Nationale
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Aucun compromis sur la qualité et les délais

 

Sur le terrain, la ministre a confronté les chefs de chantier. Elle a fermement exigé une livraison rapide des bâtiments et a prévenu que le gouvernement ne tolérera aucun compromis sur la solidité ou la qualité des installations. L’objectif affiché consiste à doter le Niger d’un pôle d’apprentissage répondant aux standards internationaux.

Ministère de l'Education Nationale
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Une mobilisation institutionnelle totale

Par ailleurs, preuve de l’enjeu politique de ce dossier, l’ensemble de l’appareil administratif local s’est mobilisé pour cette évaluation. Le gouverneur de la région, l’administrateur de la ville et les dirigeants des cinq arrondissements de la capitale ont escorté la ministre. Cette présence massive illustre une coordination totale entre le pouvoir central et les autorités municipales afin de sécuriser et finaliser les investissements scolaires.

Ce chantier illustre la volonté du Niger de bâtir, au‑delà des murs, un avenir fondé sur la connaissance et l’excellence.

Ministère de l'Education Nationale
© Ministère de l'Education Nationale

 

Niger – ZIMAR : Une raffinerie de 1,9 milliard $ à Dosso

NIAMEY, 17 août 2026 — Le Niger franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation locale du pétrole brut. L’État a conclu, samedi 15 août à la Primature, une convention avec ZIMAR GROUP pour construire à Dosso une raffinerie de 100 000 barils par jour, adossée à un complexe pétrochimique. Le projet représente un investissement annoncé de 1,9 milliard de dollars, soit environ 1 077 milliards de FCFA.

Derrière cette enveloppe considérable, le gouvernement poursuit un objectif qui dépasse la construction d’une nouvelle infrastructure industrielle : réduire la dépendance aux importations de produits pétroliers, augmenter la valeur créée sur le territoire et renforcer la sécurité énergétique du pays.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
Quatre mois pour passer du projet au financement

La convention prévoit une première échéance particulièrement exigeante. ZIMAR GROUP dispose de quatre mois pour mobiliser le financement du projet et produire l’ingénierie détaillée de l’installation. Le partenaire devra ensuite parvenir au bouclage financier dans un délai de douze mois. Ces échéances constituent un premier test de la crédibilité financière et technique du projet avant son entrée dans une phase opérationnelle.

L’investissement sera réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé de type BOT — Build, Operate and Transfer. Le partenaire privé prendra en charge le financement, la construction et l’exploitation de l’infrastructure avant son transfert à l’État au terme du contrat. La durée totale de l’accord atteint 16 ans, avec trois années consacrées à la construction et treize années d’exploitation.

Une capacité de raffinage conçue pour changer l’échelle

La future raffinerie affichera une capacité de 100 000 barils par jour, répartie en trois unités : un premier train de 30 000 barils/jour, puis deux autres de 35 000 barils/jour chacun. Le projet prévoit également la construction d’infrastructures complémentaires : pipelines, capacités de stockage, plateforme industrielle et complexe pétrochimique.

Cette configuration pourrait permettre au Niger de ne plus considérer le pétrole uniquement comme une ressource à extraire et à exporter. Le pays chercherait ainsi à développer toute une chaîne industrielle autour du brut, depuis son transport jusqu’à sa transformation en produits destinés au marché.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
Pourquoi le projet compte pour les ménages

L’intérêt du projet se mesure aussi à ses effets potentiels sur la vie quotidienne. Une capacité nationale de raffinage plus importante doit, à terme, permettre au Niger de produire davantage de carburants localement et de limiter son exposition aux approvisionnements extérieurs. Cette évolution pourrait améliorer la sécurité des stocks et réduire certains risques liés aux perturbations des marchés ou des chaînes d’approvisionnement.

Pour les transporteurs, les entreprises, les agriculteurs et les ménages, la disponibilité régulière des produits pétroliers constitue un enjeu économique majeur. Le carburant intervient directement dans le transport des personnes et des marchandises, le fonctionnement des machines agricoles, la logistique des entreprises et de nombreux services essentiels.

La raffinerie pourrait donc avoir un impact indirect sur plusieurs secteurs de l’économie, à condition que la production, la distribution et la commercialisation restent compétitives.

Le complexe pétrochimique élargit l’ambition industrielle

Le choix d’associer une raffinerie à un complexe pétrochimique traduit une volonté d’aller au-delà de la simple production de carburants. La pétrochimie permet de créer de nouvelles chaînes de valeur à partir des dérivés du pétrole et peut alimenter différentes activités industrielles. Pour le Niger, cette orientation ouvre la perspective d’une diversification de son tissu productif et d’une augmentation de la valeur ajoutée générée localement.

Le projet pourrait également renforcer la position du pays sur le marché régional en faisant de Dosso un site industriel susceptible de servir non seulement la demande nationale, mais aussi certains débouchés sahéliens.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
Des emplois, mais surtout des compétences à construire

ZIMAR GROUP annonce des milliers d’emplois directs et indirects autour du projet. L’impact social attendu ne se limitera toutefois pas au nombre de postes créés pendant les travaux. Le groupe prévoit également un transfert de compétences vers les ingénieurs et techniciens nigériens. Cette dimension sera déterminante pour permettre au pays de disposer progressivement d’une main-d’œuvre qualifiée capable d’intervenir dans la maintenance, l’exploitation, l’ingénierie et les métiers spécialisés de l’industrie pétrolière et pétrochimique.

Pour les jeunes diplômés et les travailleurs techniques, la réussite du projet pourrait ainsi créer un nouveau marché de l’emploi industriel, à condition que les mécanismes de formation et de recrutement accompagnent réellement le chantier.

Un projet préparé depuis 2024

La convention du 15 août 2026 prolonge le Mémorandum d’entente signé en octobre 2024 entre l’État nigérien et le consortium composé de ZIMAR GROUP, société de droit nigérien, et de HIGH TECH, société américaine. La signature marque donc une transition entre une phase de préparation et une étape contractuelle plus avancée. Le gouvernement devra désormais suivre de près la mobilisation des fonds, la réalisation des études techniques et le respect des différentes échéances prévues.

Un comité de suivi doit accompagner l’exécution de la convention et contrôler le respect des engagements des parties.

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Le véritable enjeu sera l’exécution

Pour le Niger, le projet de Dosso s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté énergétique et d’industrialisation. Mais l’ampleur financière du chantier impose une exécution rigoureuse. Les prochains mois seront décisifs : mobiliser 1 077 milliards de FCFA, finaliser l’ingénierie et sécuriser le financement constituent les premières conditions pour transformer l’annonce en chantier effectif.

À terme, la réussite de cette raffinerie se mesurera moins à sa capacité théorique de production qu’à ses effets concrets sur l’économie : disponibilité des carburants, création d’emplois, développement des compétences, baisse de la dépendance extérieure et apparition de nouvelles activités industrielles.

Après la signature de la convention, le défi change donc de nature. Le Niger ne doit plus seulement produire du pétrole ; il doit désormais démontrer sa capacité à le transformer localement et à convertir cette ressource en bénéfices durables pour sa population.

Niger : Une nouvelle Politique Nationale d’Agriculture (2027-2035)

NIAMEY, 17 août 2026 — Le Niger ouvre un nouveau chantier stratégique pour son secteur agricole. Réunis à Niamey autour du processus d’élaboration de la Politique nationale d’Agriculture (PNA) 2027-2035 et de son premier plan d’action 2027-2029, les responsables publics, les collectivités et les partenaires techniques et financiers veulent construire un cadre capable de répondre à un double impératif : produire davantage et protéger durablement les moyens de subsistance de la majorité de la population.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Colonel Mahaman El Hadji Ousmane, a officiellement lancé, ce lundi 17 août, les travaux destinés à définir les grandes orientations de cette nouvelle politique. Le futur document doit remplacer une logique de dispersion des initiatives par une stratégie nationale plus cohérente, articulée autour des réalités économiques, climatiques et sociales des différentes régions du pays.

Conseil Consultatif de la Refondation CCR
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Transformer une agriculture exposée aux chocs

L’enjeu dépasse largement la seule question des rendements agricoles. Au Niger, l’agriculture reste au cœur de l’économie et des revenus des ménages ruraux. Selon les données rappelées lors de la cérémonie, le secteur représente environ 42 % du produit intérieur brut (PIB) et concerne directement près de 80 % de la population active.

Dans ce contexte, la future PNA devra traiter les vulnérabilités qui fragilisent régulièrement les producteurs : épisodes climatiques extrêmes, dégradation des ressources naturelles, difficultés d’accès aux intrants et au financement, faiblesse des infrastructures, mais aussi insuffisante transformation locale des productions.

Le gouvernement entend ainsi faire évoluer le modèle agricole vers davantage de résilience. Il s’agit notamment de développer des systèmes de production capables de mieux supporter les sécheresses, les inondations et les autres aléas climatiques, tout en améliorant les revenus tirés des chaînes de valeur.

Cette orientation concerne directement les consommateurs. Une agriculture plus productive et mieux organisée peut contribuer à accroître l’offre alimentaire locale, à réduire la vulnérabilité des ménages face aux fluctuations des prix et à améliorer l’accès aux produits agricoles et alimentaires sur l’ensemble du territoire.

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Une politique appelée à regrouper plusieurs stratégies

La nouvelle politique ne part pas de zéro. Elle doit capitaliser sur plusieurs programmes et stratégies déjà engagés par l’État, notamment la grande irrigation, la gestion durable des terres, la pêche et l’aquaculture, le développement de la riziculture et la petite irrigation.

Le futur cadre doit également intégrer la politique foncière rurale, le développement durable de l’élevage, la stratégie de recherche, de formation et d’innovation agricole à moyen et long terme à travers l’horizon Niger 2040, ainsi que le plan national des énergies renouvelables et la stratégie nationale d’entrepreneuriat des jeunes.

Cette mise en cohérence doit permettre d’éviter que les différentes interventions publiques restent isolées. Elle doit surtout favoriser une meilleure allocation des investissements vers les secteurs et territoires où les besoins sont les plus importants.

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Les régions appelées à faire remonter leurs priorités

Le gouvernement veut donner une place centrale aux collectivités dans la préparation du document. Le ministre a demandé aux secrétaires généraux adjoints des régions d’organiser des consultations à l’échelle départementale et régionale.

Ces rencontres devront réunir les différents acteurs du monde agricole afin de faire émerger des propositions adaptées aux réalités locales. Chaque région devra ensuite transmettre sa contribution conformément au guide méthodologique applicable aux cadres stratégiques sectoriels.

Cette démarche doit permettre d’intégrer les contraintes spécifiques des territoires : disponibilité de l’eau, accès aux terres, potentiel de production, infrastructures, systèmes d’élevage, activités halieutiques, débouchés commerciaux ou encore exposition aux risques climatiques.

Autrement dit, le Niger cherche à construire une politique nationale qui ne repose pas uniquement sur des décisions prises à Niamey, mais qui parte aussi des besoins exprimés dans les zones de production.

Conseil Consultatif de la Refondation CCR
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L’accès des femmes et des jeunes devient un enjeu économique

Les partenaires techniques et financiers insistent également sur la nécessité de mieux inclure les populations qui participent déjà à l’économie rurale. Le chef de file des partenaires techniques et financiers, Johan Mistiaen, a notamment plaidé pour un meilleur accès des femmes aux ressources productives, au financement, aux technologies et aux marchés. Leur participation accrue aux chaînes de valeur pourrait permettre de transformer davantage de productions sur place et d’augmenter les revenus générés au sein des ménages.

La question de l’emploi des jeunes constitue également un axe important. En reliant agriculture, innovation, transformation et entrepreneuriat, la future politique pourrait créer de nouvelles activités au-delà de la production primaire. L’objectif est donc de faire du secteur agricole non seulement un instrument de sécurité alimentaire, mais aussi un levier de création d’emplois et de croissance économique.

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Produire plus sans épuiser les ressources

Le changement climatique impose parallèlement une réorientation des pratiques. Le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage a insisté sur la nécessité de promouvoir des modèles de production qui utilisent plus efficacement l’eau et préservent les ressources naturelles.

Cette transition devra favoriser des techniques agricoles plus économes en eau, améliorer la gestion des terres et renforcer la valeur ajoutée produite localement. Pour un pays fortement dépendant des conditions climatiques, cette dimension environnementale devient une condition de durabilité de la production. Le gouverneur de Niamey a, de son côté, souligné la nécessité d’intégrer les effets des catastrophes naturelles dans les différentes étapes de conception de la politique.

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Deux organes pour piloter le processus

Le processus d’élaboration reposera sur deux structures. Un comité de pilotage assurera l’orientation générale et la prise de décision, tandis qu’un comité technique coordonnera les travaux de préparation de la PNA et de son plan d’action. Les discussions devront aboutir à une définition claire des priorités, des objectifs, des besoins et des moyens de mise en œuvre avant la validation du document.

À terme, la Politique nationale d’Agriculture 2027-2035 doit devenir le principal cadre de référence pour les interventions dans le secteur rural. Son efficacité dépendra cependant moins de son contenu théorique que de la capacité de l’État et de ses partenaires à financer et à appliquer les mesures retenues.

Pour les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs, les transformateurs et les consommateurs, l’enjeu est concret : augmenter durablement la production, sécuriser les revenus ruraux, améliorer l’approvisionnement alimentaire et rendre le système agricole nigérien moins vulnérable aux chocs climatiques et économiques.

Le chantier lancé à Niamey constitue ainsi une étape préparatoire. La véritable épreuve viendra avec la mise en œuvre de la politique, région par région, secteur par secteur, au bénéfice de la population.