Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 10 sur 282

Kandadji : États généraux pour relancer le chantier du barrage

Trois jours pour lever les verrous d’un chantier vieux de plusieurs décennies. Sous l’impulsion du président de la République Abdourahamane Tiani, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a ouvert ce mercredi 8 juillet 2026 les États généraux de Kandadji. Un sommet politique et technique crucial où le mot d’ordre est clair : rompre avec l’enlisement.

Niamey, le 8 juillet 2026 — La grande salle de conférence, sous son dôme, vibre d’une effervescence particulière ce mercredi matin. Autour de la table, membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), responsables institutionnels, représentants du corps diplomatique et ingénieurs et financiers du développement marquent la solennité de l’ouverture des États généraux du Programme du barrage de Kandadji.

En lançant ces assises, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a voulu donner un nouveau souffle à un projet longtemps embourbé. Sur instruction du président de la transition, le général d’armée Abdourahamane Tiani, ces trois jours visent, selon le gouvernement, à faire le point et à débloquer les verrous qui freinent l’avancement du chantier. « Ces assises doivent être un moment de vérité, de responsabilité et d’engagement collectif », a déclaré le chef du gouvernement lors de son discours d’ouverture.

DR
© DR

Un projet ancien, des retards récurrents

Le programme de Kandadji traîne depuis plusieurs décennies. Entre crises politiques, suspensions de financements extérieurs et difficultés logistiques, les travaux ont connu de nombreuses interruptions. Les autorités ont insisté sur la nécessité d’un audit précis de l’état des infrastructures et d’un calendrier applicatif permettant de transformer les engagements en réalisations tangibles.

« Il ne s’agit plus de lister des promesses », a martelé le Premier ministre, appelant à lever « les obstacles qui freinent la réalisation de cet ouvrage ». Pour l’exécutif, la relance du chantier est aussi une question de souveraineté nationale — sur les plans énergétique, alimentaire et économique.

Kandadji, priorité stratégique — mais quelles garanties ?

Le gouvernement présente Kandadji comme un pilier de la « doctrine de résilience » nigérienne. Selon Niamey, le barrage doit réduire la dépendance électrique vis‑à‑vis des voisins, permettre le développement d’une agriculture irriguée à grande échelle face au dérèglement climatique, et assurer une gestion durable des ressources du fleuve Niger afin d’améliorer les conditions de vie des populations riveraines.

Ces objectifs sont formulés comme des priorités politiques. Mais plusieurs acteurs extérieurs — experts en ressources hydrauliques, ONG environnementales et analystes économiques — appellent à la prudence. Ils pointent également des risques non négligeables : coûts budgétaires élevés, impacts environnementaux et sociaux liés aux zones inondées, et dépendance possible aux partenaires techniques et financiers. Sans calendrier chiffré ni plan de financement ferme, ces ambitions restent pour l’heure des promesses.

Les quatre dossiers chauds sur la table

Les travaux des trois jours se concentrent sur quatre axes opérationnels. D’abord l’état des infrastructures : il faudra établir un diagnostic précis de ce qui a été réalisé et des chantiers prioritaires à relancer. Ensuite, la question financière : la sécurisation des fonds et la restructuration éventuelle des budgets sont présentées comme indispensables pour accélérer les travaux.

Troisièmement, la question sociale : la réinstallation des populations affectées par la montée des eaux exige des mécanismes de compensation et des garanties de relogement digne. Enfin, le mode de pilotage : plusieurs intervenants ont mis en avant la nécessité de repenser le cadre institutionnel chargé du projet pour lui donner davantage d’agilité et de responsabilités claires.

DR
© DR

Transparence technique et défi politique

En promouvant la « transparence technique », le pouvoir espère montrer que Kandadji est une affaire d’État et non seulement un dossier ministériel. Par ailleurs, la réussite du chantier revêt une importance capitale, faisant de ce projet un enjeu politique majeur pour la transition.

Reste que la détermination affichée ne suffit pas : la véritable mesure du succès des États généraux sera concrète. Les indicateurs à suivre sont clairs : adoption d’un calendrier précis, engagement de financements confirmés, formulation d’un plan de réinstallation pour les populations concernées, et mise en place d’un pilotage opérationnel doté de responsabilités et de moyens. Sans ces jalons, la reprise des travaux sur le terrain risque de rester lente.

Le peuple attend l’eau et la lumière

Au terme des débats, les dirigeants nigériens devront transformer les paroles en actes. Pour les populations qui espèrent une amélioration rapide des conditions de vie, l’enjeu est immédiat : Kandadji n’est pas seulement un chantier d’ingénierie, c’est une promesse tangible d’accès à l’eau et à l’électricité. Mais, pour respecter cette promesse, les responsables politiques doivent assortir leurs engagements de garanties financières, environnementales et sociales, et les soumettre au suivi d’observateurs indépendants.

À Niamey, l’AES et la Russie affichent une vision commune du Sahel

La Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Russie resserrent leurs liens. Réunis à Niamey pour la deuxième session de leurs consultations ministérielles, les chefs de la diplomatie du Niger, du Burkina Faso, du Mali et de la Fédération de Russie ont réaffirmé leur volonté de renforcer un partenariat qui dépasse désormais le seul cadre militaire pour s’étendre aux domaines économique, diplomatique et du développement.

Niamey s’est imposée, ce mercredi 8 juillet, comme le centre des échanges diplomatiques entre la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Russie. À l’occasion de la deuxième session des consultations ministérielles, les quatre chefs de la diplomatie ont dressé un bilan jugé positif de leur coopération et esquissé les contours d’un partenariat appelé à se renforcer dans les prochaines années.

Au cœur des discussions figurait la consolidation de la coopération sécuritaire, dans un contexte où les trois États sahéliens continuent de faire face à la menace des groupes armés terroristes. Mais les échanges ont également porté sur l’intégration régionale, le développement économique, la valorisation des ressources naturelles et le renforcement de la souveraineté des États membres de l’AES.

DR
© DR

Une coopération qui s’élargit

Ouvrant les travaux, le ministre nigérien des Affaires étrangères et de la Coopération, Yaou Sangaré, a présenté cette rencontre comme une nouvelle étape dans la consolidation du partenariat stratégique entre les deux parties.

Selon lui, cette session offre l’occasion d’évaluer les décisions prises lors des premières consultations et de définir de nouvelles priorités communes.

Le chef de la diplomatie nigérienne a souligné que plusieurs avancées avaient déjà été enregistrées, notamment dans le domaine militaire avec la signature de nouveaux accords, le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité, la réalisation de projets sociaux ainsi que l’intensification des visites officielles entre les partenaires.

Il a également insisté sur les prochaines orientations de cette coopération, qui devraient porter sur l’autonomisation progressive des armées sahéliennes, l’amélioration de la surveillance des frontières et la valorisation des ressources naturelles des pays membres de la Confédération.

DR
© DR

Une vision commune de la souveraineté

Les ministres du Burkina Faso et du Mali ont, à leur tour, mis en avant la convergence des positions diplomatiques entre l’AES et Moscou.

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a estimé que les instruments de coopération examinés à Niamey permettront de structurer davantage l’action diplomatique commune dans plusieurs secteurs jugés stratégiques.

Son homologue malien, Abdoulaye Diop, a salué l’attitude de la Russie, qu’il considère comme un partenaire ayant maintenu une approche « pragmatique » des réalités sahéliennes malgré les critiques formulées sur la scène internationale.

Selon lui, les échanges entre les deux parties ne se limitent plus au domaine sécuritaire mais couvrent désormais les secteurs économique, commercial et diplomatique.

DR
© DR

Moscou réaffirme son engagement

Présent à Niamey, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé la volonté de Moscou d’accompagner les pays de l’AES dans leurs efforts de consolidation de la sécurité et de l’intégration régionale.

Le chef de la diplomatie russe a également plaidé pour un renforcement des relations bilatérales et multilatérales, tout en défendant l’émergence d’un ordre international multipolaire fondé, selon lui, sur le respect de la souveraineté des États. Pour Moscou, cette coopération doit contribuer à donner une nouvelle impulsion aux relations entre la Russie et les trois pays sahéliens.

DR
© DR

Une alliance qui se structure

Depuis la création de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel, les consultations régulières avec la Russie sont devenues l’un des principaux cadres de dialogue entre les deux partenaires.

Au fil des rencontres, cette coopération prend une dimension de plus en plus structurée. Si la lutte contre le terrorisme demeure son pilier central, les discussions intègrent désormais des questions liées au développement, aux investissements, à l’intégration économique et à la gouvernance régionale.

La réunion de Niamey traduit une double ambition : consolider la souveraineté et la stabilité des États sahéliens, tout en donnant une dimension concrète aux partenariats internationaux au bénéfice des populations. En élargissant la coopération au‑delà du militaire, l’AES entend faire de ces alliances un moteur de développement et un gage d’avenir pour le Sahel.

Afrique du Sud : 137 personnes arrêtées dans une mine illégale

Les autorités sud‑africaines ont porté un nouveau coup aux réseaux d’exploitation minière illégale. Une opération conjointe des forces de sécurité et d’entreprises du secteur minier a conduit à l’arrestation de 137 personnes, parmi lesquelles plusieurs ressortissants étrangers en situation irrégulière. Des armes, des munitions et du matériel d’extraction artisanale ont également été saisis.

L’Afrique du Sud poursuit son offensive contre l’exploitation minière illégale, un phénomène qui continue d’alimenter les réseaux criminels et d’exposer les anciennes exploitations minières à de sérieux risques sécuritaires.

Lors d’une opération coordonnée, le South African Police Service (SAPS), les Forces de défense nationale sud‑africaines (SANDF) ainsi que les sociétés de sécurité Sibanye et Fidelity ont interpellé 137 personnes soupçonnées de participer à des activités minières clandestines.

DR
© DR

Des armes et du matériel d’extraction saisis

Au cours de cette opération, les forces engagées ont saisi plusieurs équipements utilisés pour l’extraction artisanale, notamment des concasseurs artisanaux appelés « phendukas », ainsi que des stocks de nourriture et d’alcool destinés à alimenter les sites clandestins.

Les agents ont également découvert un arsenal composé d’un pistolet de calibre 9 mm, de deux chargeurs et de 118 munitions de type AK‑47, illustrant les risques sécuritaires associés à ces exploitations illégales.

Ces saisies renforcent les inquiétudes des autorités face à la présence d’armes dans les réseaux opérant autour des anciennes mines.

DR
© DR

Des ressortissants étrangers parmi les personnes arrêtées

Selon les premiers éléments communiqués par les autorités, plusieurs des personnes interpellées sont des immigrants en situation irrégulière originaires du Mozambique, du Zimbabwe et du Lesotho.

Par ailleurs, deux suspects font l’objet de poursuites spécifiques pour détention illégale de munitions et aide à l’immigration clandestine, en plus des investigations liées aux activités minières illicites.

Une lutte devenue une priorité nationale

L’exploitation minière illégale demeure l’un des principaux défis sécuritaires auxquels fait face l’Afrique du Sud. Souvent installés dans des puits abandonnés ou désaffectés, les réseaux clandestins exploitent illégalement les ressources minières en échappant à tout contrôle administratif et fiscal.

Ces activités alimentent régulièrement des trafics d’armes, favorisent l’immigration irrégulière et provoquent des affrontements violents entre groupes rivaux, ce qui pousse les autorités à renforcer les opérations conjointes entre forces de sécurité et entreprises minières.

Avec cette nouvelle vague d’interpellations, Pretoria réaffirme sa volonté de démanteler les réseaux qui alimentent l’exploitation minière clandestine et de reprendre le contrôle de sites devenus des foyers d’insécurité.

Nigeria-Niger : le chemin de fer Kano-Maradi avance vers son achèvement

Présenté comme l’un des plus ambitieux projets ferroviaires du nord du Nigeria, le chemin de fer à écartement standard Kano-Maradi franchit une nouvelle étape. En visite sur le chantier, une délégation de la présidence nigériane a constaté l’avancement des travaux, alors que les autorités affichent leur ambition de livrer l’infrastructure avant la fin de l’année. Au-delà du transport, le projet est appelé à redessiner les flux commerciaux entre le Nigeria et le Niger.

Le vaste chantier du chemin de fer Kano-Maradi entre progressivement dans sa phase décisive. À l’occasion d’une tournée consacrée aux grands projets fédéraux dans le nord du Nigeria, l’équipe Gani Ya Kori Ji Tour, conduite par le conseiller spécial principal du président nigérian chargé des médias et de la communication publique, Mallam Abdulaziz Abdulaziz, s’est rendue sur le site afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux.

Sur place, les responsables du projet ont présenté les dernières évolutions du chantier. Selon le directeur du site, les travaux progressent conformément au calendrier établi et l’objectif d’une mise en service avant la fin de l’année reste atteignable, sous réserve du maintien du rythme actuel des opérations.

DR
© DR

Une liaison stratégique entre le Nigeria et le Niger

Pensée comme un corridor économique régional, la ligne ferroviaire reliera la métropole commerciale de Kano à la ville nigérienne de Maradi, l’un des principaux centres économiques du sud du Niger.

La ligne principale s’étend sur près de 285 kilomètres, auxquels s’ajoute un embranchement d’environ 108 kilomètres reliant Kano à Dutse, dans l’État de Jigawa. Au total, le réseau représentera près de 393 kilomètres de voies ferrées modernes, faisant de ce projet l’un des plus importants investissements ferroviaires réalisés dans le nord du Nigeria ces dernières années.

Par ailleurs, l’ambition est d’offrir une alternative rapide et moins coûteuse au transport routier, tout en renforçant les échanges entre les deux pays voisins.

DR
© DR

Un levier pour le commerce transfrontalier

Au-delà de l’infrastructure elle-même, les autorités fédérales misent sur un véritable effet d’entraînement économique.

Une fois opérationnelle, la nouvelle ligne devrait sensiblement réduire les coûts de transport des marchandises et des voyageurs, désengorger les principaux axes routiers et fluidifier le commerce entre le Nigeria et le Niger. Les États de Kano, Jigawa et Katsina, ainsi que les régions frontalières nigériennes, devraient être parmi les premiers bénéficiaires de cette nouvelle connectivité.

Le projet devrait également favoriser l’essor des entreprises de logistique, du commerce et des services, tout en facilitant l’acheminement des productions agricoles vers les principaux marchés urbains.

DR
© DR

Des milliers d’emplois attendus

Les retombées attendues dépassent largement le secteur des transports. Le chantier mobilise déjà des ingénieurs, techniciens, artisans et ouvriers. À terme, l’exploitation de la ligne devrait générer des milliers d’emplois directs et indirects dans les domaines du transport ferroviaire, de la maintenance, de la logistique, du commerce et des activités industrielles associées.

Les autorités estiment également que cette nouvelle infrastructure renforcera l’attractivité économique de Kano, appelée à consolider son rôle de plateforme commerciale majeure pour le nord du Nigeria et l’Afrique de l’Ouest.

DR
© DR

Un projet au cœur de la stratégie économique de Tinubu

Pour le gouvernement du président Bola Ahmed Tinubu, le chemin de fer Kano-Maradi s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures nationales et d’intégration économique régionale.

En reliant directement le Nigeria au Niger par une infrastructure ferroviaire moderne, Abuja entend renforcer les chaînes d’approvisionnement, attirer davantage d’investissements et stimuler une croissance plus inclusive dans les régions du nord.

Si le calendrier annoncé est respecté, l’ouverture de cette ligne pourrait marquer une étape majeure dans la transformation des échanges commerciaux entre les deux pays, à un moment où les infrastructures régionales sont appelées à jouer un rôle déterminant dans le développement économique de l’Afrique de l’Ouest.

À Niamey, la DGSTM accélère le curage des caniveaux et appelle les habitants au civisme

À l’approche du pic de la saison des pluies, la Direction générale des services techniques municipaux poursuit les opérations de curage dans plusieurs quartiers de la capitale. La municipalité rappelle que l’efficacité de ces ouvrages dépend aussi du comportement des habitants.

La Ville de Niamey poursuit son programme permanent d’assainissement et de prévention des inondations. Portées par la Direction générale des services techniques municipaux, les opérations de curage des caniveaux se déroulent actuellement dans plusieurs points stratégiques de la capitale, à l’approche des mois les plus pluvieux de l’année.

Ces interventions visent à rétablir le bon écoulement des eaux pluviales, à prévenir les risques d’inondation, à améliorer le cadre de vie des populations et à préserver durablement les infrastructures d’assainissement de la ville. Elles s’inscrivent dans un dispositif que les autorités municipales présentent comme permanent, et non limité aux seules semaines précédant les pluies.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Un dispositif renforcé face à une saison à risque

Ce rappel intervient dans un contexte où les prévisions saisonnières annoncent des pluies normales à tendance excédentaire au Niger en 2026, avec une probabilité élevée d’inondations et des écoulements importants attendus au niveau du fleuve Niger. Les autorités concernées ont recommandé, entre autres mesures, le renforcement du drainage et du curage des caniveaux afin de limiter les stagnations d’eau.

Sur le terrain, les services de la Ville avaient déjà procédé, début juillet, à des visites de constat dans plusieurs arrondissements communaux, où l’état de certains ouvrages d’évacuation à ciel ouvert continue de nécessiter une attention particulière, notamment dans les quartiers les plus exposés aux fortes précipitations.

Le réseau d’assainissement de Niamey

La capitale nigérienne dispose d’un réseau de caniveaux dont l’entretien est réparti entre les services de la ville et les cinq communes qui la composent. Les zones situées en contrebas, à proximité du fleuve Niger, restent parmi les plus vulnérables lors des épisodes de fortes pluies.

Le curage, réalisé en principe avant et après la saison des pluies, permet de dégager les boues et les déchets qui s’accumulent dans les ouvrages d’évacuation et d’en restaurer la capacité d’écoulement.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Un appel au civisme des populations

La Ville de Niamey rappelle que l’efficacité de ces ouvrages dépend également du comportement de chacun. Elle invite les populations à faire preuve de civisme en s’abstenant de jeter des déchets ménagers, des gravats, des sachets plastiques ou tout autre objet dans les caniveaux, au risque d’obstruer les réseaux d’évacuation et de compromettre les efforts déployés par les services municipaux.

La municipalité rappelle que la réussite de ce programme repose sur une responsabilité partagée entre les services techniques et les habitants, invités à ne plus déposer de déchets dans les caniveaux.

Ce type d’appel n’est pas isolé : dans plusieurs autres capitales de la sous-région confrontées aux mêmes défis d’assainissement, les autorités locales dénoncent régulièrement le manque de civisme comme l’un des principaux obstacles à l’efficacité des campagnes de curage. Les habitants remettent des déchets dans les ouvrages après leur nettoyage, ce qui annule une partie du travail réalisé.

Enfin , la DGSTM indique poursuivre ses interventions dans les points jugés prioritaires de la capitale, dans le cadre d’un programme présenté comme permanent et destiné à limiter, à terme, les risques d’inondation qui affectent chaque année certains quartiers de Niamey.

À Abuja, le Niger cherche des alliances pour hisser la Sonidep parmi les producteurs pétroliers du continent

Quatre-vingt-cinq pays et près de trois cents exposants se pressent cette semaine au Centre international de conférences Bola Ahmed Tinubu à Abuja. Le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, y multiplie les échanges bilatéraux afin d’esquisser de nouveaux partenariats autour de la société nationale Sonidep.

La vingt-cinquième édition de la NOG Energy Week réunit cette semaine à Abuja des ministres, des dirigeants de compagnies nationales et des investisseurs venus de quatre-vingt-cinq pays. L’événement, organisé au Centre international de conférences Bola Ahmed Tinubu, rassemble près de trois cents exposants autour des enjeux d’investissement, de partenariats et d’innovation qui traversent le secteur énergétique africain.

Devenu, au fil des ans, le principal rendez-vous du Nigeria pour la communauté énergétique internationale, le forum s’est imposé comme un catalyseur stratégique pour les entreprises et les populations d’une région en pleine mutation énergétique. Ainsi, ministres, régulateurs, compagnies pétrolières nationales et internationales, opérateurs locaux et financiers y confrontent leurs stratégies afin d’accélérer la transition vers un avenir énergétique plus sûr et plus durable.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole

Des entretiens bilatéraux autour de la Sonidep

Le ministre du Pétrole du Niger, Hamadou Tini, participe à cette rencontre et a mené plusieurs entretiens avec des homologues chargés des hydrocarbures dans différents pays présents à Abuja. Ces échanges visent notamment à poser les bases de partenariats susceptibles de permettre à la Société nigérienne des produits pétroliers (Sonidep) de gagner en poids parmi les acteurs pétroliers du continent.

Par ailleurs, le ministre du Pétrole a profité de sa présence à Abuja pour engager des discussions bilatérales destinées à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération pour la Sonidep.

À la tête du ministère du Pétrole, Hamadou Tini pilote depuis plusieurs mois une série de réformes du secteur, notamment la révision du Code des hydrocarbures et l’élaboration d’un nouveau modèle de contrat de partage de production, avec pour objectif de renforcer la capacité de négociation de l’État face aux partenaires internationaux.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole

La NOG Energy Week

Organisée depuis vingt-cinq ans à Abuja, la NOG Energy Week s’est imposée comme l’un des principaux rendez-vous énergétiques du continent. Cette année, l’édition 2026 se tient sous le thème de la compétitivité et de la résilience économique, et associe une conférence stratégique, un séminaire sur le contenu local, un séminaire technique et une exposition internationale.

À cette occasion, le forum réunit des ministres et responsables énergétiques venus notamment du Nigeria, du Niger, du Zimbabwe, de l’Ouganda et de plusieurs pays partenaires, aux côtés de grandes compagnies pétrolières internationales et nationales.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole

Visite des stands au Centre international de conférences

Les ministres des Hydrocarbures présents à Abuja pour la NOG Energy Week ont visité, dans l’après-midi, les stands d’exposition installés au Centre international de conférences Bola Ahmed Tinubu, qui accueille pour la vingt-cinquième fois ce grand rendez-vous annuel des professionnels du pétrole et du gaz.

À cette occasion, hôte de marque de son homologue nigérian, le ministre nigérien du Pétrole a suivi avec attention les présentations des exposants consacrées aux solutions et aux technologies innovantes développées par des universitaires et des porteurs de projets du continent. En effet, cette étape de la NOG Energy Week met traditionnellement en avant les savoir-faire africains en matière d’exploration, de production et de valorisation des ressources énergétiques.

Enfin, la présence du Niger à ce rendez-vous s’inscrit dans un contexte de repositionnement de la politique pétrolière nationale, marqué depuis 2023 par une volonté affichée des autorités de renforcer la souveraineté du pays sur ses ressources naturelles. Le pétrole, exploité depuis 2012, occupe une place croissante dans l’économie nigérienne, et le développement de la Sonidep figure parmi les priorités affichées par le gouvernement.

Agadez : la Maison de la Femme, moteur d’autonomie féminine

En déplacement dans la région d’Agadez, la Secrétaire générale adjointe du ministère de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, le Colonel Aïchatou Ousmane, a visité la Maison de la Femme. Une immersion qui met en lumière le rôle stratégique de ce centre dans la formation professionnelle et l’insertion économique des femmes, au cœur des priorités sociales des autorités nigériennes.

À Agadez, les ateliers de couture, de transformation agroalimentaire ou encore d’informatique ne sont pas de simples espaces d’apprentissage. Ils constituent, pour des centaines de femmes et de jeunes filles, une passerelle vers l’autonomie financière. C’est ce qu’est venue constater la Secrétaire générale adjointe du ministère de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, le Colonel Aïchatou Ousmane, lors d’une visite de travail effectuée à la Maison de la Femme d’Agadez.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Dans les coulisses des ateliers de formation

Accompagnée du Secrétaire général adjoint de la région d’Agadez, Diallo Saïdou Hamidou, la responsable ministérielle a parcouru les différents espaces de formation de ce centre devenu une référence régionale en matière de promotion économique des femmes. Accueillie par les responsables de la structure, les formateurs et les bénéficiaires, elle a découvert les différentes filières proposées, allant de la couture au tricotage, en passant par la cuisine, l’informatique et la transformation des produits agroalimentaires.

Au fil de la visite, la délégation a pu apprécier les réalisations exposées par les apprenantes, témoignant du niveau de compétence acquis grâce aux formations dispensées. Les échanges avec les équipes pédagogiques ont également permis de mettre en avant le professionnalisme des encadreurs ainsi que l’impact concret des programmes sur l’insertion socio-économique des bénéficiaires.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Des compétences au service de l’autonomie financière

Chaque année, la Maison de la Femme accueille en effet de nombreuses jeunes filles déscolarisées, des femmes en situation de vulnérabilité ainsi que d’autres catégories de bénéficiaires en quête de qualifications professionnelles. L’objectif est de leur offrir des compétences directement mobilisables pour créer des activités génératrices de revenus ou accéder au marché de l’emploi.

À l’issue de sa visite, le Colonel Aïchatou Ousmane a salué les résultats obtenus par cette structure, estimant qu’elle constitue un véritable instrument de lutte contre la précarité et un levier de promotion du leadership féminin. Elle a rendu hommage aux équipes d’encadrement pour leur engagement quotidien et a encouragé les bénéficiaires à poursuivre leurs efforts afin de transformer les compétences acquises en opportunités économiques durables.

La responsable ministérielle a également félicité les autorités administratives et les services techniques de la région pour leur implication dans le développement de cette infrastructure, qu’elle considère comme un maillon essentiel de la politique nationale d’inclusion sociale et d’autonomisation des femmes.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un engagement renouvelé en faveur des femmes nigériennes

Elle a enfin invité les responsables du centre à maintenir cette dynamique afin de renforcer davantage l’impact des formations sur le développement local, avant de transmettre aux participants les salutations de la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, le Professeur Sidikou Ramatou Djermakoye Seydou.

À travers cette visite, les autorités entendent réaffirmer leur volonté de faire de la formation professionnelle des femmes un axe majeur de développement, dans un contexte où l’autonomisation économique demeure l’un des principaux leviers de réduction de la pauvreté et de renforcement de la cohésion sociale au Niger.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

ASUSU SA : fin de la tutelle, nouvelle gouvernance

Après huit ans de gestion sous tutelle, l’institution de microfinance ASUSU SA retrouve son autonomie. Le gouvernement nigérien a officiellement levé l’administration provisoire qui encadrait l’établissement depuis 2018, ouvrant ainsi une nouvelle phase marquée par la mise en place d’une gouvernance renouvelée.

C’est un tournant majeur pour l’un des principaux acteurs de la microfinance au Niger. Par une décision en date du 30 juin 2026, le ministre de l’Économie et des Finances a mis fin à l’administration provisoire d’ASUSU SA, une mesure exceptionnelle en vigueur depuis le 3 mai 2018.

De fait, cette décision met un terme à une période de huit années durant laquelle l’institution évoluait sous un dispositif de redressement destiné à restaurer sa stabilité et à assainir sa gestion.

Une nouvelle gouvernance pour relancer l’institution

Dans la foulée, la levée de l’administration provisoire a été suivie de la réunion du Conseil d’administration de l’établissement.

À l’issue de cette première session, les administrateurs ont procédé au renouvellement des principales instances dirigeantes. Ils ont ainsi élu Brah Réki Djermakoye (ancienne directrice générale d’ASUSU SA et actuelle présidente du Comité de gestion du Fonds de stabilité du secteur financier public – FSSP) présidente du Conseil d’administration.

Par ailleurs, le Conseil a désigné Issoufou Moutari au poste de directeur général de l’institution, lui confiant la mission de conduire cette nouvelle étape du développement d’ASUSU SA.

La fin d’un long processus de redressement

En mai 2018, les autorités avaient instauré l’administration provisoire dans un contexte de difficultés, intervenant pour préserver la stabilité de l’établissement et protéger les intérêts de ses clients.

Aujourd’hui, sa levée traduit, selon la décision du ministère de l’Économie et des Finances, l’achèvement de cette phase exceptionnelle de gestion et le retour à une gouvernance classique, confiée aux organes statutaires de l’institution.

Un enjeu pour le secteur de la microfinance

En définitive, le retour à une gouvernance autonome constitue une étape importante pour ASUSU SA, dont les activités occupent une place significative dans le financement des ménages, des petits entrepreneurs et des acteurs du secteur informel au Niger.

Désormais, la nouvelle équipe dirigeante hérite de la responsabilité de consolider les acquis du redressement, de renforcer la confiance des clients et des partenaires financiers, tout en poursuivant le développement de l’institution dans un secteur de la microfinance appelé à jouer un rôle croissant dans l’inclusion financière du pays.

Nigeria : Hamadou Tini participe à la NOG Energy Week 2026

Le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, a quitté Niamey cet après-midi pour Abuja, au Nigeria. À la tête d’une importante délégation de hauts cadres de son département ministériel, il prend part à la 25ᵉ édition de la NOG Energy Week, un rendez-vous de premier plan consacré à l’avenir énergétique du continent.

Une présence stratégique à Abuja

L’édition de cette année, qui se déroule du 5 au 9 juillet 2026, s’annonce comme un carrefour décisif pour la coopération et le développement des ressources énergétiques en Afrique. À cette occasion, le ministre Hamadou Tini conduit personnellement une équipe d’experts et de techniciens de haut niveau afin de marquer la présence de son département et de porter la voix de son secteur au cœur des grands débats qui redessinent l’industrie pétrolière et gazière mondiale.

Face aux défis immédiats et futurs du secteur

La NOG Energy Week est bien plus qu’une simple vitrine. En effet, cette grande conférence-exposition réunit le gotha de l’industrie énergétique, des décideurs politiques de premier plan ainsi que les principaux acteurs de la finance internationale.

Durant cinq jours, la délégation ministérielle participera activement aux discussions stratégiques visant à relever les défis les plus urgents du secteur. Les échanges porteront notamment sur plusieurs priorités majeures :

  • La durabilité : intégrer les nouvelles exigences environnementales au cœur des projets d’extraction et de transformation ;

  • L’industrialisation et la croissance : transformer l’exploitation des ressources en véritables leviers de développement économique local ;

  • La sécurité énergétique : définir une feuille de route claire et résiliente afin de garantir un avenir énergétique sûr et souverain.

Par ailleurs, ce séjour à Abuja représente une opportunité majeure pour la délégation de nouer des partenariats stratégiques, d’attirer de nouveaux investissements et d’échanger sur les meilleures pratiques technologiques afin d’optimiser la contribution du secteur pétrolier à l’économie nationale.

Maradi : plus de 2 200 candidats lancent les examens du CAP

C’est un tournant décisif pour l’avenir de la formation professionnelle dans la région de Maradi. Ce matin, les centres d’examen ont ouvert leurs portes pour lancer officiellement les épreuves du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) et de l’Examen unique du niveau moyen. Au total, plus de 2 200 candidats se lancent à la conquête de ces précieux diplômes, sous le sceau de la rigueur et de la transparence.

Lycée Technique Dan Kassawa : le CAP lancé avec une forte participation féminine

À l’instar des autres régions du pays, Maradi s’est mise à l’heure des évaluations professionnelles. C’est dans l’enceinte du Lycée Technique Dan Kassawa que s’est déroulé le lancement officiel des épreuves du CAP, en présence des plus hautes autorités régionales.

Pour cette session, 2 160 apprenants, toutes filières confondues, sont sur la ligne de départ. Par ailleurs, un chiffre particulièrement remarquable ressort des statistiques : la forte représentativité des jeunes filles. Elles sont 985 candidates cette année, confirmant ainsi l’intérêt croissant et l’implication des femmes dans les filières techniques et les métiers d’avenir.

CSP Fogasso : coup d’envoi de l’Examen unique du niveau moyen

Dans le prolongement de cette cérémonie, la délégation officielle s’est  également rendue au CSP Fogasso pour donner le coup d’envoi de l’Examen unique du niveau moyen.

Cette année, 101 candidats composent dans ce centre. Ces futurs techniciens sont évalués dans des spécialités stratégiques pour l’encadrement social, sportif et entrepreneurial :

  • Éducation physique et sportive (EPS) ;

  • Jeunesse-Animation / Action culturelle ;

  • Économie familiale.

Les autorités régionales placent l’éthique et la rigueur au cœur des examens

En ouvrant les premières enveloppes des épreuves, le secrétaire général de la région de Maradi, Abdoul Karim Mamadou, a tenu à encourager les candidats tout en rappelant le strict respect des règles. À cette occasion, l’autorité régionale a également insisté sur la valeur du diplôme, qui ne doit souffrir d’aucune contestation.

« J’encourage l’ensemble des candidats à faire preuve de sérénité, de discipline et d’honnêteté. »

En outre, le secrétaire général a fermement rappelé l’importance du mérite personnel et de la transparence tout au long du processus. Pour la région, l’objectif est de mettre sur le marché de l’emploi des techniciens qualifiés, intègres et prêts à relever les défis du développement du pays. Désormais, les épreuves sont lancées et la quête de l’excellence professionnelle est bel et bien engagée à Maradi.