Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 11 sur 282

Iran : Funérailles de l’Ayatollah Ali Khamenei à Téhéran

Du 4 au 9 juillet, Téhéran ferme son ciel et ses rues pour accompagner la dépouille d’Ali Khamenei jusqu’à Mashhad. Derrière cette unité nationale, le pouvoir affronte une question qu’il ne peut différer indéfiniment : celle de savoir qui, désormais, incarne réellement l’autorité du régime.

L’espace aérien de la capitale iranienne a été entièrement fermé ce vendredi, une mesure exceptionnelle destinée à sécuriser le début d’une semaine de funérailles nationales sans équivalent depuis la mort de Rouhollah Khomeiny en 1989. Pendant six jours, la dépouille du guide suprême Ali Khamenei, tué le 28 février 2026 dans une frappe conjointe américano-israélienne visant sa résidence, doit traverser Téhéran, Qom, puis les villes saintes irakiennes de Nadjaf et Kerbala, avant une inhumation prévue le 9 juillet 2026 au mausolée de l’imam Reza à Mashhad, sa ville natale.

Une démonstration de cohésion nationale sur fond de tensions internes

Si la solennité du rite religieux domine les images diffusées par la télévision d’État, c’est un autre enjeu qui structure en réalité cette semaine : celui de la cohésion d’un pouvoir sorti exsangue d’une guerre de plusieurs mois et d’une contestation intérieure d’une ampleur rare. Les autorités espèrent réunir entre quinze et vingt millions de personnes dans la seule capitale, un chiffre qu’elles présentent comme la preuve d’un attachement populaire au système théocratique, quelques mois à peine après une répression meurtrière des manifestations de décembre et janvier contre l’inflation et la vie chère.

Une présence diplomatique massive sous haute prudence régionale

Les autorités iraniennes ont déclaré avoir invité la Russie, la Chine, l’Inde, le Pakistan, la Turquie, le Turkménistan, le Tadjikistan, l’Irak, l’Arménie, l’Afghanistan, Oman, le Qatar, l’Azerbaïdjan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Bangladesh et l’Égypte.

La présence de plusieurs pays du Golfe, et d’Asie centrale traduit la prudence diplomatique entourant l’événement, dans un contexte de fortes tensions régionales. Des responsables de Chine, de Russie, d’Inde, du Burkina Faso , de la République du Congo, de Namibie, et même le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères Waleed Al-Khureiji ont posé leurs valises à Téhéran pour les cérémonies, alors que l’Arabie saoudite ne figurait pas initialement parmi les délégations annoncées pour les funérailles.

Une absence qui alimente les doutes sur la nouvelle direction du régime

C’est l’une des zones d’ombre les plus commentées de cette semaine de deuil : Mojtaba Khamenei, désigné nouveau guide suprême le 8 mars 2026, ne devrait pas apparaître publiquement lors des cérémonies. Blessé, selon plusieurs sources, dans la frappe qui a tué son père, il resterait retiré pour des raisons de sécurité, alors qu’Israël a démontré au cours du conflit sa capacité à cibler des responsables iraniens jusque dans leurs apparitions publiques.

Cette absence prolongée nourrit les interrogations sur la solidité réelle de la nouvelle direction. Un guide suprême qui n’a jamais pris la parole devant son peuple depuis son investiture, quatre mois après les faits, peine à incarner la continuité que le régime cherche justement à donner à voir cette semaine.

Affiliés, préparez-vous : le trafic de la Globe Cup 26 entre dans sa phase la plus intense

La Globe Cup 26 bat son plein. À mesure que le tournoi avance, le trafic football devient plus ciblé, plus émotionnel et surtout plus sensible au timing.

Pour aider ses partenaires à exploiter pleinement cette phase décisive, 1xPartners, le programme d’affiliation officiel de 1xBet, a conçu le Guide du trafic Globe Cup 26. Ce manuel pratique rassemble des conseils sur le trafic football, le comportement des utilisateurs, les meilleurs moments pour publier et les possibilités de monétisation pendant le tournoi.

Comprendre les enjeux de la phase actuelle

À ce stade, les utilisateurs recherchent des contenus rapides, clairs et pertinents. Les présentations générales du tournoi perdent en efficacité au profit de sujets plus précis : quelle équipe se qualifiera, quel joueur peut faire basculer la rencontre, etc.

Le guide de 1xPartners aide les affiliés à comprendre cette évolution et à adapter leurs campagnes aux enjeux actuels, plutôt que de continuer à appliquer les stratégies utilisées pendant la phase de groupes.

Les temps forts en direct comme déclencheurs de trafic

Lors des matchs décisifs, les réactions des utilisateurs sont immédiates. Un but, un carton rouge ou une égalisation dans les dernières minutes peuvent transformer l’intérêt autour d’une rencontre et ouvrir une fenêtre de trafic brève, mais particulièrement précieuse.

C’est le moment de miser sur des contenus réactifs : actualités brèves, commentaires à chaud et publications simples permettant de remettre l’action dans son contexte. Le message doit être immédiat et facile à comprendre : le favori est sous pression ou la prolongation devient une possibilité réelle.

Élargir les contenus au-delà du vainqueur

À ce stade, se limiter au vainqueur du match peut réduire les possibilités de contenu. Certaines rencontres sont difficiles à pronostiquer, tandis que les cotes proposées sur les favoris ne sont pas toujours suffisamment attractives pour les utilisateurs.

Les affiliés peuvent élargir leur approche en créant des contenus autour de la qualification d’une équipe, du nombre total de buts ou des performances individuelles des joueurs. Ces formats offrent davantage de possibilités d’analyse et permettent d’éviter les publications répétitives centrées uniquement sur la question : « Qui va gagner ? » Des angles plus variés et plus pertinents peuvent également contribuer à améliorer les taux de conversion.

La finale mérite une campagne dédiée

La finale n’est pas simplement le dernier match du tournoi : elle représente un pic de trafic à part entière. De nombreux utilisateurs occasionnels, qui n’ont pas suivi les tours précédents, peuvent s’intéresser à la compétition uniquement à l’occasion de cette grande affiche.

Les affiliés doivent donc préparer en amont leurs contenus consacrés à la finale : présentation claire des finalistes, focus sur les joueurs clés et explications simples pour les utilisateurs qui souhaitent comprendre rapidement les principaux enjeux de la rencontre.

Le guide aide les partenaires à traiter cette période comme une campagne séparée, et non comme une simple journée de match. Cette distinction est essentielle, car la fenêtre d’opportunité est brève, la concurrence élevée et les émotions particulièrement fortes.

Exploiter le trafic après la finale

L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à interrompre toute communication dès le coup de sifflet final. Le tournoi se termine, mais l’audience peut encore être redirigée vers d’autres contenus.

Après la compétition, les utilisateurs peuvent s’intéresser au football de clubs, à la nouvelle saison ou aux actualités reliant les joueurs à leurs équipes. Les supporters qui ont suivi les stars de leur sélection nationale peuvent, par exemple, être orientés vers les prochains matchs de leurs clubs.

Pourquoi ce guide est essentiel

Le Guide du trafic Globe Cup 26 ne se contente pas de présenter les grandes tendances du tournoi. Il s’agit d’un outil pratique destiné aux affiliés qui souhaitent comprendre ce qui fonctionne actuellement, quelles erreurs éviter et comment mieux exploiter le trafic généré par la compétition.

Il rassemble des conseils sur la psychologie de l’audience, les contenus en direct, la préparation de la phase finale et la fidélisation des utilisateurs après le tournoi. Pour les nouveaux partenaires, il constitue une introduction claire à l’univers de 1xPartners. Pour les affiliés déjà actifs, il permet d’ajuster les campagnes en cours tant que le tournoi continue de susciter un fort intérêt.

À retenir

Le potentiel de trafic de la Globe Cup 26 est loin d’être épuisé. Il est simplement devenu plus ciblé, plus émotionnel et plus dépendant du bon timing.

La phase de groupes reposait principalement sur la fréquence des matchs. La phase actuelle est dominée par les rencontres décisives, les réactions en direct et les grandes histoires du tournoi. La finale entraînera un nouveau pic de trafic majeur, tandis que la période qui suivra montrera quels affiliés sauront maintenir l’intérêt de leur audience.

Avec le Guide du trafic Globe Cup 26, 1xPartners offre aux affiliés une méthode pratique pour exploiter les dernières étapes du tournoi et préparer efficacement l’après-compétition.

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Niger : Agadez renforce le contrôle des engrais, tracteurs et intrants agricoles

À quelques semaines du déploiement des intrants agricoles et des équipements destinés à soutenir la campagne agropastorale, les autorités d’Agadez veulent verrouiller le dispositif. Engrais, tracteurs et créances : chaque maillon de la chaîne est désormais placé sous surveillance afin d’éviter tout détournement et de garantir que les appuis de l’État bénéficient effectivement aux producteurs.

Ce vendredi 3 juillet 2026, le Secrétaire Général Adjoint de la Région d’Agadez, Diallo Saidou Hamidou, a donné le ton lors de la réunion stratégique du comité régional de la CAIMA. Entre la gestion des engrais issus de la coopération russe, le suivi rigoureux des tracteurs et le recouvrement des créances, la région entend sécuriser l’ensemble de sa campagne agricole sous l’œil vigilant du gouverneur, le Général de Division Ibra Boulama Issa.

Dans une région aussi vaste et aride qu’Agadez, l’agriculture et l’élevage ne doivent souffrir d’aucun amateurisme. C’est tout l’enjeu de cette session, qui a réuni les membres du Secrétariat permanent autour d’une feuille de route combinant rigueur financière, gestion des intrants et sécurisation des stocks.

À l’approche de la campagne agricole, les autorités renforcent les contrôles afin de garantir une distribution efficace des intrants et une gestion rigoureuse des équipements agricoles.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Les engrais russes sous haute surveillance

Le point le plus brûlant de l’ordre du jour concerne la situation des engrais issus de la coopération avec la Fédération de Russie et du Programme de Renforcement de la Sécurité Alimentaire (PRSA). Alors que le Niger diversifie ses partenariats stratégiques, la gestion transparente de cette aide internationale devient un test de crédibilité pour les autorités locales.

Le comité a exigé un point précis sur l’état des ventes et des stocks disponibles, mais aussi sur un sujet souvent tabou : le suivi des créances. Pour la CAIMA, l’époque des intrants distribués sans traçabilité est révolue ; chaque sac d’engrais doit aller au producteur et chaque franc dû doit être recouvré.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Tracteurs et sécurisation : protéger le matériel public

La reprise en main touche aussi la mécanisation agricole. Les tracteurs mis à la disposition des producteurs et des communes font désormais l’objet d’un inventaire rigoureux. Le comité veut connaître l’emplacement exact des machines, leur mode d’utilisation et les responsables de leur maintenance.

Face aux risques sécuritaires de la zone, le Secrétaire Général Adjoint a également insisté sur la mise en place de mesures drastiques pour renforcer la sécurisation des stocks contre le vol ou le trafic transfrontalier.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un nouveau capitaine pour la CAIMA régionale

Cette réunion de cadrage a aussi servi de baptême du feu pour le tout nouveau Directeur régional de la CAIMA, officiellement présenté aux membres. Il prend ses fonctions sous une forte pression : le comité rend régulièrement compte directement au Gouverneur, le Général de Division Ibra Boulama Issa. À Agadez, la bataille pour l’autosuffisance alimentaire se joue désormais avec la rigueur militaire.

Viol de mineure à Toussiana : Gaston condamné à 24 mois avec sursis

Gaston a 20 ans, la force d’un adulte, mais traîne encore son corps de majeur sur les bancs de la classe de 5ᵉ à Toussiana. Face à lui, Kadi n’a que 14 ans. C’est une enfant. Le jeudi, la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a tranché le destin de ce duo que tout opposait, sauf le tableau noir : Gaston écope de 24 mois de prison avec sursis pour le viol de sa camarade. Retour sur l’audience.

Dans le village, à force de redoublements, Gaston partageait le quotidien d’élèves bien plus jeunes que lui. Une promiscuité qui nourrit les dérives. Pour s’amuser, les camarades de classe lançaient des plaisanteries douteuses, qualifiant déjà la petite Kadi de « femme de Gaston ». Une familiarité qui, dans l’esprit du jeune homme majeur, a fini par créer une dangereuse confusion entre jeu d’enfants et droit de passage à l’acte.

Quand le piège se referme

Le 5 mai 2026, le piège se referme. Alors que le groupe d’amis se disperse pour aller aux champs, Gaston et Kadi se retrouvent seuls dans une chambre. C’est là que le majeur bascule. À la barre, le prévenu tente une défense qui fait murmurer la salle : « C’est elle qui m’a cherché, c’était une lutte amicale, elle a enlevé ses habits. » Il brandit un prétendu « accord tacite », s’abritant derrière les rumeurs du village pour masquer son acte. Une stratégie qui s’est fracassée contre la rigueur de la loi burkinabè.

La loi face à l’illusion du consentement

L’apport majeur de ce procès réside dans l’application stricte de l’article 533-10 du Code pénal. En matière de mœurs, la justice rappelle un principe fondamental : on ne parle pas de consentement avec une enfant de 14 ans face à un adulte de 20 ans.

La loi présume qu’à cet âge, un mineur ne dispose pas du discernement suffisant pour consentir valablement à un acte sexuel avec un majeur. Qu’il y ait eu « lutte amicale » ou non, l’acte reste, juridiquement, un viol.

Le courage d’une mère face au silence du village

Si l’affaire est arrivée devant les juges, c’est grâce au courage de deux femmes. Kadi, rongée par les remords, brise le silence et se confie à sa mère. Malgré les menaces de représailles et le poids du qu’en-dira-t-on local, cette mère de famille saisit immédiatement les autorités.

À la barre, malgré la pression, la petite Kadi n’a pas tremblé. Elle a maintenu ses accusations, décrivant non seulement la pénétration, mais aussi les coups reçus.

Le parquet, tout en constatant l’absence d’une violence destructrice visible au moment des faits, a requis la culpabilité de l’accusé. Le tribunal a suivi les réquisitions sur le fond : Gaston est coupable de viol. Le verdict tombe : 24 mois de prison et 500 000 F CFA d’amende, le tout assorti du sursis. Gaston dort ce soir chez lui, mais avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. La justice, elle, vient de rappeler aux prédateurs de cours d’école que les enfants ne sont pas des proies.

CEDEAO : un nouveau siège intégralement financé par la Chine

Le jeudi 2 juillet 2026 restera gravé dans les annales de la CEDEAO. À Abuja, le président en exercice de l’organisation, le Sierra-Léonais Julius Maada Bio, a officiellement coupé le ruban du tout nouveau siège de la Commission. Si cette infrastructure symbolise une « nouvelle ère » pour l’intégration régionale, elle met également en lumière une réalité diplomatique plus complexe : ce joyau architectural est un don intégral de la République populaire de Chine.

L’événement affichait complet. Autour de Julius Maada Bio, le gotha politique de la région s’était donné rendez-vous, notamment le vice-président du Nigeria, Kashim Shettima, représentant du président Bola Tinubu, ainsi que le président de la Commission de la CEDEAO, le Dr Alieu Omar Touray. Toutefois, le regard des analystes s’est surtout porté sur un autre invité de marque : l’ambassadeur de Chine au Nigeria, Yu Dunhai. Et pour cause, c’est Pékin qui a entièrement financé et construit ce complexe ultramoderne.

La CEDEAO
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Le grand paradoxe de la souveraineté

Alors que l’Afrique de l’Ouest traverse une période de turbulences institutionnelles et cherche à affirmer sa souveraineté face aux influences extérieures, voir le centre névralgique de ses décisions politiques offert par une puissance asiatique ne manque pas d’interpeller.

Certes, ce projet permet à la Commission de la CEDEAO de se doter d’un outil de travail à la hauteur de ses ambitions en matière de paix, de stabilité et de prospérité partagée. Mais il soulève également une question de fond que nombre d’observateurs préfèrent éluder : peut-on concevoir une intégration régionale totalement indépendante lorsque les murs mêmes de l’institution dépendent de la générosité d’une superpuissance économique ?

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Le prix caché de la gratuité : l’impératif des fonds propres

Pour de nombreux observateurs de la scène politique régionale, des infrastructures d’une telle importance stratégique — où se décident l’avenir sécuritaire, économique et politique de plusieurs États — devraient impérativement être construites sur fonds propres. Financer son propre quartier général n’est pas seulement une question de prestige ; c’est aussi une garantie fondamentale de souveraineté et de sécurité.

Cette réflexion est d’autant plus nourrie que la CEDEAO, créée en 1975, n’est plus une jeune organisation. Forte de plus d’un demi-siècle d’existence, elle est, selon ces observateurs, censée disposer d’une capacité collective lui permettant d’assumer le financement d’un siège à la hauteur de ses ambitions et de son autonomie institutionnelle.

En acceptant un projet entièrement pris en charge par un partenaire extérieur, l’institution s’expose à certaines vulnérabilités. Au-delà des questions logistiques et de la dépendance potentielle liée à la maintenance technique de systèmes complexes, c’est un signal politique ambigu que l’institution envoie au reste du monde. En effet, comment la CEDEAO peut-elle revendiquer une indépendance géopolitique totale si elle ne parvient pas à mobiliser ses propres ressources pour édifier le siège de ses décisions ?

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Pékin ancre son influence en Afrique

Pour la Chine, cette inauguration constitue un nouveau succès diplomatique. Après avoir construit le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, Pékin confirme sa stratégie d’ancrage au cœur des institutions multilatérales du continent. Une présence de pierre et de verre qui conforte, sur le long terme, l’influence de l’Empire du Milieu dans les couloirs du pouvoir ouest-africain.

En inaugurant ce « nouveau chapitre », Julius Maada Bio et ses pairs affichent leur volonté de refonder une CEDEAO plus proche des peuples. Reste désormais à savoir si ce nouveau siège sera le catalyseur d’une véritable autonomie politique ou le symbole d’une Afrique de l’Ouest toujours prise dans les filets de la diplomatie des infrastructures.

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Niamey : l’Italie et le Niger renforcent leurs liens de coopération urbaine

Niamey, le 2 juillet 2026 – Le Colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, a accueilli ce mercredi Son Excellence Roberto Orlando, Ambassadeur de la République d’Italie auprès du Niger, pour une audience officielle. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté commune de consolider les relations bilatérales entre les deux pays, tout en explorant de nouvelles pistes de collaboration dans des secteurs clés pour la capitale nigérienne.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Une visite de courtoisie aux enjeux stratégiques

La visite de l’Ambassadeur italien a marqué une étape majeure dans le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Niger et l’Italie. Les discussions ont principalement porté sur des projets visant à améliorer le développement urbain durable, la gouvernance locale et la résilience des infrastructures à Niamey.

Les deux parties ont souligné l’importance de partager des expertises et de mettre en œuvre des initiatives innovantes pour répondre aux défis auxquels fait face la capitale nigérienne. Par ailleurs, l’accent a été mis sur des solutions adaptées aux besoins des populations locales, avec une approche collaborative et inclusive.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Vers une diplomatie municipale renforcée

Cette audience a également été l’occasion pour la Ville de Niamey de réaffirmer son engagement en faveur d’une diplomatie municipale active. En développant des partenariats stratégiques avec des représentations diplomatiques et des institutions internationales, la capitale nigérienne cherche à positionner Niamey comme un acteur clé dans les dynamiques de coopération régionale et internationale.

Le Colonel Boubacar Soumana Garanké a insisté sur la nécessité de multiplier les échanges et de créer des synergies entre les acteurs locaux et les partenaires italiens, afin de concrétiser des projets porteurs de développement économique et social.

Des perspectives prometteuses

Les échanges entre les deux délégations ont permis de définir des axes prioritaires pour les mois à venir, s’inscrivant dans une dynamique de réponse concrète aux défis climatiques et démographiques actuels. Parmi les pistes évoquées figurent :

  • Le soutien technique et financier pour des projets d’urbanisme durable : un levier indispensable pour structurer l’expansion rapide de la capitale tout en intégrant des normes écologiques modernes ;

  • La formation des cadres municipaux dans les domaines de la gestion urbaine et de la résilience climatique : un axe ciblé pour renforcer l’expertise locale, garantir ainsi l’autonomie des équipes et pérenniser les investissements face aux chocs environnementaux ;

  • La création de plateformes d’échange pour faciliter le transfert de connaissances et de bonnes pratiques : une démarche qui permettra également de capitaliser sur les expertises mutuelles et d’adapter les innovations italiennes aux réalités du terrain nigérien.

Cette rencontre s’achève sur une volonté partagée de transformer ces orientations stratégiques en actions concrètes. Par ailleurs, ce partenariat ambitionne d’améliorer visiblement le quotidien et le cadre de vie des habitants de Niamey, tout en insufflant une nouvelle dynamique à la coopération bilatérale entre le Niger et l’Italie.

Hommage à Thomas Sankara : la 9e cérémonie militaire à Ouagadougou

Le gouvernement burkinabè a présidé, ce jeudi 2 juillet 2026 au Mémorial Thomas Sankara, la neuvième cérémonie militaire dédiée au père de la Révolution démocratique et populaire et à ses douze compagnons, sous la conduite du ministre de l’Économie et des Finances, Aboubacar Nacanabo.

Le Mémorial Thomas Sankara a accueilli, ce jeudi, la neuvième édition du cérémonial militaire d’hommage institué par les autorités de la Transition pour honorer la mémoire du capitaine Thomas Sankara et de ses douze compagnons, tombés le 15 octobre 1987 sur le site même du Conseil de l’Entente. Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubacar Nacanabo, a présidé la cérémonie, entouré du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ainsi que du président de l’Institut des Peuples Noirs (IPN-Farafina), Appolinaire Kyelem de Tambèla.

Ont également pris part au recueillement des membres du Conseil de l’Institut IPN-Farafina et plusieurs adeptes des valeurs portées par la Révolution démocratique et populaire, dont la Révolution progressiste populaire actuelle revendique l’héritage direct.

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Un rituel institué pour perpétuer le flambeau révolutionnaire

Ce cérémonial, organisé chaque premier jeudi du mois depuis son instauration par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, s’inscrit dans une démarche de continuité historique. Il vise à perpétuer la mémoire de l’illustre disparu et à maintenir vivant le flambeau de la Révolution, dont l’ambition demeure la libération des masses populaires des chaînes de l’oppression et l’épanouissement des couches laborieuses, présentées par les autorités comme l’un des piliers de l’économie nationale.

En présidant cet exercice devenu, mois après mois, un rendez-vous gouvernemental régulier, Aboubacar Nacanabo inscrit son département ainsi que l’ensemble des serviteurs de l’État dans la dynamique de perpétuation des valeurs de patriotisme, d’engagement, de probité et de vertu associées à la figure de Thomas Sankara.

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Un hommage rendu dans un contexte de mobilisation des ressources

La cérémonie intervient dans un contexte national marqué par un besoin accru de recettes publiques, indispensables pour permettre à la Révolution progressiste populaire d’atteindre ses objectifs. Les autorités de la Transition placent en priorité la poursuite de la lutte antiterroriste, à travers la dotation continue des forces combattantes en matériels militaires adéquats, ainsi que la mise en œuvre des projets phares du développement national.

La présence du ministre de l’Économie et des Finances à la tête de ce recueillement traduit ainsi la volonté du gouvernement d’associer l’exigence budgétaire à la charge symbolique du devoir de mémoire, dans un pays où la figure de Sankara demeure un référent central du discours officiel.

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Un cérémonial mensuel appelé à se poursuivre

Depuis son lancement, ce rituel d’hommage militaire a été présidé tour à tour par différents membres du gouvernement, illustrant la volonté des autorités de la Transition d’en faire un rendez-vous collectif plutôt qu’un exercice protocolaire isolé. Les précédentes éditions ont notamment réuni gouverneurs de région, responsables ministériels et représentants diplomatiques, confirmant l’ancrage de ce cérémonial dans l’agenda institutionnel burkinabè. Rendez-vous pour la prochaine édition de ce cérémonial d’hommage au début du mois d’août, selon le rythme mensuel désormais établi par les autorités burkinabè autour de la mémoire du père de la Révolution.

Niger : L’État siffle la fin de l’anarchie autour des points « Wi-Fi Zone »

Le ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information vient de publier un texte réglementaire majeur pour encadrer l’activité des points de connexion internet partagés, communément appelés « Wi-Fi Zone ».Entre interdiction des pylônes, obligation de déclaration et mise en place de redevances annuelles, le gouvernement nigérien dote enfin ce secteur en pleine expansion d’un cadre réglementaire destiné à mieux encadrer son développement et à renforcer la sécurité des communications électroniques.

Depuis plusieurs années, les bornes « Wi-Fi Zone » privées se multiplient dans les quartiers nigériens, où elles se sont imposées comme une alternative économique pour l’accès à Internet. Mais cette prolifération s’effectuait jusqu’ici dans un flou juridique total. Par l’arrêté n° 000034, signé le 30 juin 2026 par le ministre Adji Ali Salatou, le gouvernement nigérien met en place un cadre strict pour réguler l’exploitation de ces services sur l’ensemble du territoire national.

Obligation de déclaration et traçabilité des utilisateurs

Désormais, l’activité des « Wi-Fi Zone » quitte la zone grise de l’informel. Bien qu’elle reste classée dans la catégorie des activités d’entrée libre, elle est désormais soumise à une déclaration préalable auprès de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP).

Le texte impose également une plus grande transparence technique. Afin d’éviter que ces points d’accès ne deviennent des zones d’anonymat sur le réseau, les fournisseurs de services devront s’assurer que chaque point d’accès mis à la disposition du public offre un accès individuel à chaque utilisateur. De plus, le nombre maximal de points de vente autorisés par fournisseur ne peut désormais excéder cinq.

Les pylônes et amplificateurs de signal strictement interdits

C’est l’une des mesures phares de cette nouvelle réglementation, qui risque de bousculer les habitudes de nombreux gestionnaires de réseaux de quartier : l’implantation de pylônes et l’utilisation d’amplificateurs de signal en vue de fournir des services « Wi-Fi Zone » sont désormais formellement interdites.

Selon les autorités, cette décision vise à prévenir le piratage des fréquences, à limiter les interférences avec les opérateurs de télécommunications et à garantir que l’extension de la couverture Internet s’effectue dans le respect des normes techniques et d’urbanisme.

Le barème des redevances annuelles

Pour régulariser leur activité, les exploitants devront s’acquitter de frais d’étude de dossier non remboursables de 50 000 francs CFA hors taxes, ainsi que d’une redevance annuelle hors taxes, dont le montant varie selon la localisation géographique de l’activité :

Localité

Redevance annuelle (HT)

Niamey

200 000 FCFA

Chefs-lieux de région

150 000 FCFA

Chefs-lieux de département

100 000 FCFA

Autres localités

50 000 FCFA

Trois mois pour se mettre en règle

Conscient de l’impact de cette mesure sur les petits entrepreneurs, le ministère a prévu une période de transition. Les fournisseurs qui exerçaient déjà cette activité avant la signature de l’arrêté disposent d’un délai de trois mois pour se conformer aux nouvelles exigences et déposer leur dossier, sous peine de sanctions. Par ailleurs, l’ARCEP effectuera des contrôles réguliers afin de veiller au respect des dispositions prévues par le texte.

Cette réglementation marque une nouvelle étape dans la structuration du marché de l’Internet de proximité au Niger. En encadrant une activité jusqu’ici peu réglementée, les autorités cherchent à concilier développement du numérique, respect des normes techniques et protection des usagers.

Pour de nombreux jeunes entrepreneurs qui vivent de cette activité, ces nouvelles obligations représenteront un coût supplémentaire. Elles devraient toutefois contribuer à professionnaliser un secteur devenu incontournable dans l’accès à Internet dans plusieurs villes du pays.

Niger : Le gouvernement sécurise les routes face à la saison des pluies

Face à la saison des pluies, le gouvernement nigérien accélère les préparatifs pour limiter les dégâts sur les infrastructures routières. En visite au Centre de Perfectionnement des Travaux Publics (CPTP) et au Laboratoire National des Travaux Publics et du Bâtiment (LNTP/B), le Colonel Major Salissou Mahaman Salissou a appelé les agents à une mobilisation totale afin de garantir la sécurité des usagers et la continuité du réseau routier. 

Niamey, 2 juillet 2026 – À l’approche des fortes précipitations, le gouvernement nigérien intensifie sa stratégie de prévention contre les dégradations des infrastructures routières. Le ministre de l’Équipement et des Infrastructures, le Colonel Major Salissou Mahaman Salissou, a effectué, ce jeudi 2 juillet, une visite au Centre de Perfectionnement des Travaux Publics (CPTP) et au Laboratoire National des Travaux Publics et du Bâtiment (LNTP/B), deux structures techniques placées au cœur du dispositif de gestion de la saison hivernale.

Cette tournée s’inscrit dans une démarche de mobilisation de l’ensemble des services relevant du ministère afin d’assurer une réponse rapide, coordonnée et efficace face aux risques que les intempéries font peser sur le réseau routier national.

Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
© Ministère de l'Equipement et des Infrastructures

Une mobilisation préventive avant les fortes précipitations

Au cours de ses échanges avec les agents des deux institutions, le ministre a salué leur engagement et rappelé l’importance de leur mission dans un contexte où les infrastructures sont soumises à de fortes contraintes. Il les a invités à maintenir un haut niveau de disponibilité et de professionnalisme pour accompagner les actions engagées par les autorités en faveur de la protection des routes et de la sécurité des usagers.

Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
© Ministère de l'Equipement et des Infrastructures

Le CPTP et le LNTP/B, deux piliers du dispositif national

Le CPTP joue un rôle déterminant dans le renforcement des compétences des professionnels des travaux publics, tandis que le LNTP/B apporte son expertise en matière de contrôle de la qualité des matériaux, d’évaluation des ouvrages et d’assistance technique. Deux missions complémentaires qui constituent un levier essentiel pour améliorer la résilience des infrastructures face aux aléas climatiques.

À travers cette visite de terrain, le ministère entend également renforcer la coordination entre ses différentes structures opérationnelles afin de limiter les impacts des pluies sur la circulation et d’assurer la continuité du trafic sur les principaux axes du pays.

Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
© Ministère de l'Equipement et des Infrastructures

En somme, cette mobilisation traduit la volonté des autorités nigériennes d’anticiper les conséquences de la saison des pluies en privilégiant une approche préventive. L’objectif affiché est de préserver la praticabilité, la sécurité et la durabilité du réseau routier national, tout en garantissant de meilleures conditions de déplacement aux populations.

La CPI appelle les pays de l’AES à renoncer à leur retrait du Statut de Rome

Face à la volonté affichée du Burkina Faso, du Mali et du Niger de quitter le Statut de Rome, la Cour pénale internationale multiplie les appels à la retenue. Dans une déclaration officielle, la présidence de l’Assemblée des États parties invite les trois pays de l’Alliance des États du Sahel à reconsidérer leur décision, tout en rappelant que certaines obligations juridiques subsistent malgré un éventuel retrait.

LA Haye, 1ᵉʳ juillet 2026 – La Cour pénale internationale (CPI) cherche à éviter une nouvelle rupture avec plusieurs États africains. Dans une déclaration rendue publique, la présidence de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome a exhorté le Burkina Faso, le Mali et le Niger à renoncer à leur projet de retrait de la juridiction internationale.

Le texte, signé par la présidente de l’Assemblée, Päivi Kaukoranta, ainsi que par les vice-présidents Margareta Kassangana et Michael Kanu, exprime les inquiétudes de l’organe de gouvernance de la CPI face aux démarches entreprises par les trois membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Selon la présidence, un retrait des trois pays constituerait un revers pour les efforts internationaux visant à lutter contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves et affaiblirait le cadre multilatéral de la justice pénale internationale.

Une invitation à poursuivre le dialogue

Au-delà de cet appel, la présidence de l’Assemblée privilégie une approche diplomatique. Elle encourage les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger à poursuivre les échanges au sein des instances prévues par le Statut de Rome plutôt qu’à rompre avec le système institué par le traité.

Le communiqué rappelle également un principe juridique essentiel : le retrait du Statut de Rome ne met pas automatiquement fin aux obligations contractées pendant la période où un État était partie au traité. Les engagements liés aux procédures déjà engagées ou aux obligations nées avant l’entrée en vigueur du retrait demeurent applicables conformément aux dispositions du Statut.

Un nouvel épisode des tensions entre l’AES et les institutions internationales

Cette prise de position intervient dans un contexte de redéfinition des relations entre les États de l’AES et plusieurs organisations internationales. Depuis leur rapprochement politique et sécuritaire, le Burkina Faso, le Mali et le Niger revendiquent une autonomie accrue dans la conduite de leurs politiques de défense, de sécurité et de coopération internationale.

Le projet de retrait du Statut de Rome s’inscrit dans cette dynamique plus large de réaffirmation de la souveraineté des trois pays, qui contestent régulièrement le fonctionnement de certaines institutions multilatérales.

Pour la CPI, l’enjeu dépasse désormais le seul cadre juridique. Il s’agit aussi de préserver le dialogue avec trois États confrontés à des défis sécuritaires majeurs, tout en maintenant les mécanismes de coopération indispensables à la lutte contre les crimes internationaux.

L’évolution de ce dossier dépendra désormais de la position définitive que prendront les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ainsi que des échanges qui pourraient encore intervenir entre les parties avant l’échéance prévue par les procédures de retrait.