Niger-Télécoms Archives - Journal du Niger

Niger : le Projet Villages Intelligents équipe le ministère de la Communication

Le vent de la transformation numérique souffle avec une intensité nouvelle sur l’administration nigérienne. En effet, ce vendredi 15 mai 2026, les couloirs du Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information ont été le théâtre d’un événement charnière : la réception d’un arsenal technologique de pointe offert par le Projet Villages Intelligents (PVI). Cet important lot de matériels informatiques servira à améliorer les conditions de travail des agents du ministère.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Un arsenal pour la performance

L’image est forte : des piles d’ordinateurs portables et de bureau, des tablettes tactiles, des imprimantes de dernière génération et des serveurs robustes occupent l’espace de cérémonie. Il ne s’agit pas d’une simple dotation matérielle, mais d’un véritable kit de modernisation pour une administration en pleine mutation numérique.

Le Coordonnateur du PVI, Abdou Kané, a personnellement remis les équipements au Secrétaire général du ministère, Mashoul Abdoul Nasser. Outre le matériel informatique, le lot comprend également des solutions antivirus et des onduleurs, un détail crucial pour garantir la sécurité des données et la continuité du service face aux aléas énergétiques.

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« Le bâtiment du futur se construit aujourd’hui »

Pour le Projet Villages Intelligents, l’enjeu est clair : l’inclusion numérique ne doit pas se limiter aux zones rurales ; elle doit aussi s’enraciner au cœur des institutions chargées de piloter la stratégie nationale.

Le Secrétaire général n’a pas caché son enthousiasme lors de la réception de ces équipements. Pour lui, cet appui constitue une réponse directe aux lourdeurs administratives et aux défis de la gestion moderne des données.

« Ce matériel va transformer le quotidien de nos agents. Nous allons optimiser le traitement de l’information, sécuriser nos archives et, surtout, accélérer cette transformation digitale que nous appelons de nos vœux », a martelé Mashoul Abdoul Nasser.

À travers cet appui, le Projet Villages Intelligents entend accompagner les efforts de digitalisation engagés par les autorités nigériennes, dans un contexte où la transformation numérique devient un levier stratégique pour améliorer l’efficacité des services publics.

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Le Niger, futur hub numérique ?

Au-delà du simple renouvellement du parc informatique, cette initiative répond à plusieurs défis auxquels les administrations publiques sont confrontées, notamment la rapidité du traitement des données, la sécurisation des informations administratives et l’adaptation aux nouveaux outils numériques.

Dans de nombreux services publics africains, la modernisation des équipements informatiques apparaît aujourd’hui comme une nécessité pour renforcer la performance administrative et améliorer la qualité des prestations offertes aux usagers. Le Niger, engagé depuis plusieurs années dans des projets de numérisation, multiplie ainsi les initiatives visant à moderniser ses infrastructures technologiques.

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Le défi de la durabilité

Le Secrétaire général du ministère a appelé les bénéficiaires à un usage responsable et professionnel des équipements afin d’en garantir la durabilité. À travers cette dotation, le PVI confirme son rôle dans l’accompagnement des politiques publiques liées à l’inclusion numérique et à la modernisation des services administratifs.

Finalement, en renforçant les capacités du Ministère de la Communication, le pays se dote d’une véritable colonne vertébrale technologique, capable de porter les ambitions de croissance et d’inclusion numérique. Plus qu’une remise de matériel, c’est une promesse d’efficacité faite aux usagers du service public nigérien.

Niger : l’INS remet un rapport sur l’accès des ménages aux TIC

Sous les dorures ministérielles à Niamey, ce mercredi 13 mai 2026, une simple remise de document a pris les accents d’un tournant stratégique pour l’avenir du pays. L’Institut National de la Statistique (INS) a officiellement dévoilé sa grande enquête sur l’accès des ménages aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Si les chiffres témoignent d’une fulgurante appropriation du mobile, ils mettent aussi en lumière les profonds défis d’une transition numérique à deux vitesses.

 

Les flashs des photographes crépitent dans la salle de réunion du ministère. Sur la table, un document volumineux concentre tous les regards : le rapport d’analyse des données sur l’accès des ménages et des individus aux TIC. C’est M. Moussa Mamane Hassan, Directeur Général de l’INS, qui le remet en main propre, ce mercredi, à M. Adji Ali Salatou, ministre en charge de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information.

Derrière le protocole, l’enjeu est immense. Pour l’INS, cette démarche va bien au-delà de la simple rigueur administrative. C’est l’affirmation d’un engagement constant à accompagner l’État dans l’élaboration et l’évaluation de ses politiques publiques. À l’heure où les décisions de développement exigent une précision chirurgicale, l’institut rappelle qu’aucune ambition nationale ne peut se passer de statistiques officielles fiables, pertinentes et conformes aux standards internationaux.

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Le mobile roi, Internet s’impose : la révolution silencieuse des ménages nigériens

Lorsque le Directeur Général de l’INS prend la parole pour détailler les conclusions de l’enquête, l’audience retient son souffle. Les données récoltées dessinent le portrait d’un Niger résolument connecté, où le téléphone portable est devenu le prolongement naturel du quotidien.

« Les résultats issus de cette enquête mettent en évidence des avancées significatives », se félicite M. Moussa Mamane Hassan.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, implacables : 84,2 % des ménages nigériens utilisent désormais un téléphone mobile. Plus impressionnant encore, 64,9 % d’entre eux disposent d’un accès à Internet. En zoomant sur la population des adultes et des jeunes de 15 ans et plus, le constat se précise : près de 39,5 % d’entre eux ont navigué sur la Toile au cours des trois derniers mois, et les deux tiers utilisent le téléphone mobile au quotidien.

Pour le patron de l’INS, cette dynamique ne laisse place à aucun doute : elle « confirme la place désormais centrale des TIC dans la vie économique et sociale de nos populations ». En quelques années, le numérique est passé du statut de luxe à celui d’outil de subsistance, de commerce et de lien social.

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Le spectre de la fracture numérique : de l’opulence de Niamey à l’isolement de Diffa

Cependant, le journalisme se nourrit autant des nuances que des grands succès. Et le rapport de l’INS n’occulte rien des zones d’ombre du paysage technologique nigérien. Derrière les moyennes nationales flatteuses se cachent de profondes disparités géographiques et économiques.

Le visage grave, M. Moussa Mamane Hassan invite l’assistance à regarder la réalité en face : « Ces progrès ne doivent pas occulter les défis encore persistants. Le rapport met en lumière des disparités importantes, notamment entre les régions et les milieux de résidence. »

Le grand écart est saisissant. Prenez l’usage d’Internet : il culmine à 63,5 % dans le confort urbain de la capitale, Niamey. Mais à l’autre bout du pays, dans la région de Diffa, ce taux s’effondre à un maigre 17,9 %. Une déconnexion qui isole des pans entiers de la population des opportunités économiques du web.

À cela s’ajoutent le coût et l’accès aux équipements lourds. Au plan national, la possession d’un ordinateur reste un fait marginal, pour ne pas dire exceptionnel : seuls 5,0 % des ménages en sont dotés. Une statistique qui illustre l’ampleur de la fracture numérique que le pays doit, collectivement, s’employer à réduire.

Cap sur la TNT et la Refondation : l’outil pragmatique du gouvernement

En réceptionnant le précieux document, le ministre Adji Ali Salatou n’a pas caché sa satisfaction. Après avoir chaleureusement félicité les équipes techniques pour la qualité de ce travail de haute volée, le pragmatisme a repris le dessus. Pour le gouvernement, ces statistiques ne vont pas dormir dans des tiroirs ; elles constituent le carburant de l’action publique.

« L’avantage de ce rapport, a expliqué le ministre, est qu’il conforte les dispositions ou prédispositions prises dans le cadre du programme de la refondation de la République, sous l’excellence du Président de la République. »

Mais le ministre est allé plus loin, ancrant les données de l’INS dans les préoccupations très concrètes des foyers nigériens. L’enquête a en effet intégré une attente majeure des populations : la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Grâce à ces données chiffrées, les autorités savent désormais avec précision combien de ménages disposent de postes téléviseurs et, surtout, combien possèdent des appareils compatibles avec le basculement technologique imminent vers la TNT.

Pour M. Adji Ali Salatou, l’heure n’est plus aux approximations théoriques. Ce rapport permettra d’ajuster la trajectoire, d’affiner la Politique Nationale du Numérique 2021-2030 et de répondre rigoureusement aux indicateurs des Objectifs de Développement Durable (ODD).

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Les chantiers de l’avenir : inclure les jeunes et les femmes

La cérémonie s’est achevée sur une feuille de route claire, dictée par les conclusions mêmes de l’INS. Pour transformer l’essai de la transition numérique, le Niger va devoir accélérer le pas sur plusieurs fronts.

Le diagnostic final appelle à poursuivre et à intensifier les efforts. Les priorités sont désormais clairement identifiées :

  • Renforcer d’urgence les infrastructures numériques là où le réseau fait défaut ;
  • Améliorer l’accessibilité financière aux services de communication ;
  • Promouvoir activement l’équipement des ménages, notamment en terminaux et ordinateurs ;
  • Développer massivement les compétences numériques, avec une attention ciblée sur les jeunes, les femmes et les populations des zones rurales les moins bien desservies.

À Niamey, ce mercredi 13 mai, la science statistique a jeté une lumière crue sur le Niger d’aujourd’hui. Il appartient désormais aux décideurs politiques de s’en servir pour bâtir le Niger connecté de demain, plus inclusif, moderne et résilient.

Niger : la dorsale transsaharienne à fibre optique, moteur de la transformation numérique

Au Niger, l’ambition numérique change de dimension. Longtemps confinée aux discours de chancellerie, la modernisation technologique du pays s’incarne désormais dans le tracé stratégique de la Dorsale transsaharienne à fibre optique. Véritable colonne vertébrale de la connectivité régionale, ce chantier titanesque transformera l’enclavement géographique en un carrefour numérique incontournable pour le Sahel.

C’est dans cette dynamique que le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, Adji Ali Salatou, a présidé ce vendredi 13 mars 2026 l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2026 consacrée à la gouvernance et au suivi stratégique du Projet Dorsale Transsaharienne à Fibre Optique.

Ainsi, l’objectif de cette rencontre est de dresser un état des lieux du projet, d’analyser les obstacles rencontrés et de définir les prochaines orientations afin d’assurer la continuité et l’efficacité des travaux.

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Une infrastructure au cœur de la modernisation numérique

Depuis plusieurs années, le Niger cherche à renforcer ses infrastructures numériques afin d’accompagner la mutation de son économie. Dans ce contexte, la dorsale transsaharienne à fibre optique apparaît comme une pièce maîtresse du dispositif.

Ce vaste projet vise à doter le pays d’un réseau de télécommunications moderne capable de soutenir la croissance des services numériques, tout en facilitant la circulation rapide des données à travers le territoire.

En clair, il s’agit d’installer une colonne vertébrale numérique qui permettra aussi aux administrations, aux entreprises et aux citoyens d’accéder à des services de communication plus performants et plus accessibles.

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Une étape clé franchie en 2025

L’un des moments importants dans la mise en œuvre du projet a été franchi le 14 novembre 2025, avec la réception provisoire des travaux de la dorsale à fibre optique.

Cette étape a marqué la fin d’une phase déterminante du chantier et symbolise l’aboutissement de plusieurs années d’efforts conjoints entre les autorités nigériennes et leurs partenaires techniques et financiers.

Pour les responsables du projet, cette avancée confirme que le Niger est désormais engagé dans une nouvelle ère de connectivité.

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Accélérer la transformation numérique du Niger

Au cours de la session stratégique, le ministre Adji Ali Salatou a rappelé que le développement des infrastructures numériques constitue aujourd’hui une priorité pour les autorités nigériennes.

Dans un monde où la transformation digitale s’accélère, disposer de réseaux de télécommunications robustes devient un facteur déterminant pour la compétitivité économique.

Pour Niamey, la dorsale transsaharienne doit ainsi permettre de soutenir l’innovation, favoriser l’émergence de nouveaux services numériques et améliorer l’accès des populations aux technologies de communication.

 

 

Un projet tourné vers l’intégration régionale

Au-delà des frontières nationales, le projet s’inscrit également dans une logique d’intégration numérique régionale.

En reliant le Niger à d’autres réseaux de télécommunications dans la région sahélienne et au-delà, cette infrastructure devrait faciliter les échanges de données entre les pays voisins et renforcer l’interconnexion du pays avec les grands réseaux internationaux.

Une avancée qui pourrait, à terme, réduire les coûts d’accès à internet et améliorer la qualité des services pour les usagers.

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Le soutien des partenaires financiers

La réalisation de ce projet a bénéficié de l’appui de la Banque africaine de développement, partenaire clé dans le financement et l’accompagnement technique de l’initiative.

Le gouvernement nigérien a d’ailleurs réitéré sa reconnaissance à l’institution panafricaine pour son soutien dans la concrétisation de cette infrastructure stratégique.

Vers une nouvelle ère numérique ?

Avec la mise en place progressive de la dorsale transsaharienne à fibre optique, le Niger espère franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique.

Pour les autorités, cette infrastructure pourrait contribuer à réduire la fracture digitale, améliorer l’accès des citoyens aux services publics numériques et stimuler l’économie du savoir.

Reste désormais à transformer cette ambition technologique en véritable moteur de développement pour l’ensemble du pays. Car au-delà des câbles et des équipements, c’est toute une vision de l’avenir numérique du Niger qui se dessine.

Niger : Carrefour numérique au cœur du désert, une odyssée en fibre optique

Niamey, 30 janvier 2025 — Sous les auspices d’un soleil matinal, hier, M. Sidi Mohamed Ralliou, ministre des Télécommunications, de la Poste et de l’Économie Numérique, a ouvert la deuxième réunion du Comité de Pilotage du Projet Transsaharien de Fibre Optique (DTS 2025). Un événement qui scelle le Niger dans son rôle de fulcrum de la connectivité ouest-africaine, promettant une renaissance numérique aux confins du Sahara.

Un phare géostratégique

Dans un discours où l’ambition le disputait à la précision, M. Ralliou a campé le Niger comme « l’épicentre d’une métamorphose technologique ». Enclavé, mais non enchaîné, le pays, bordé par trois États côtiers dotés de câbles sous-marins (Algérie, Bénin, Nigéria), se mue en linchpin d’un réseau de fibre optique transcontinental. « Notre position géographique n’est plus une fatalité, mais un tremplin », a-t-il martelé, soulignant que ces « artères numériques » pourraient irriguer l’économie nationale via un accès élargi à la bande passante internationale.

Gouvernance et défis : l’alchimie d’un projet pharaonique 

Doté d’un budget de 30,8 milliards de FCFA, cofinancé par l’État nigérien et la Banque Africaine de Développement (BAD), le DTS 2025 vise à déployer 1 031 km de fibre optique le long des axes routiers majeurs, un chantier déjà réalisé à 97 %, selon le ministre. Toutefois, l’ombre au tableau réside dans le Centre National de Données, dont le taux d’avancement plafonne à 8 %, un « nœud gordien » qui retarde l’apothéose du projet, prévue pour septembre 2025.

Le comité de pilotage, réunissant Algérie, Mali, Niger, Nigéria et Tchad, joue les arbitres éclairés : validation des orientations stratégiques, résolution des contentieux et quête de financements pour les composantes en suspens. « Nous tissons les sinews d’une économie numérique en gestation », a déclaré M. Ralliou, rappelant que ce projet s’inscrit dans la vision du président Tiani de doter le Niger d’infrastructures de « niveau III », capables de résoudre le « casse-tête de l’hébergement local des données ».

Le Niger, futur hub numérique ouest-africain ? Projet DTS 2025 : 97% de fibre optique déployée, mais data center en retard.
© Le Niger, futur hub numérique ouest-africain ? Projet DTS 2025 : 97% de fibre optique déployée, mais data center en retard.
Des chiffres qui parlent, des silences qui interpellent 

Si les kilomètres de fibre déployés frôlent la perfection (100 %), le retard du data center soulève une question. Un paradoxe dans un projet otherwise salué pour son efficacité. Le ministre y voit un défi « temporaire », lié à des « contingences techniques », mais assure que l’objectif final, une dorsale nationale connectée aux pays voisins, demeure immuable.

L’Horizon 2025 : entre utopie et réalisme

En clôture, M. Ralliou a esquivé tout triomphalisme, préférant un ton prophétique : « Ce réseau sera le socle de notre souveraineté numérique. » « Il incarne également l’audace d’un Niger qui refuse de n’être qu’un spectateur de la globalisation. » Reste à transformer l’essai : lorsque les data centers auront rattrapé leur retard, le pays pourra-t-il vraiment devenir le « hub » incontournable rêvé ?

La cérémonie, empreinte de solennité, s’est achevée dans les murmures d’un avenir prometteur. Les invités, directeurs généraux, membres du comité et diplomates, ont quitté la salle avec une certitude : le Niger, jadis terre de caravanes, écrit désormais son épopée en bits et en octets. Une odyssée moderne où le désert se pare des lueurs de la fibre optique.

Niger Télécoms bannit les sociétés Camusat et AktivCo

Niamey, le 26 décembre 2024 – Une décision importante vient d’être prise par le gouvernement nigérien concernant le secteur des télécommunications. En effet, le Ministre de la Communication, des Postes et de l’Économie Numérique, Sidi Mohamed Raliou, a annoncé l’interdiction des sociétés Camusat-Niger SARL et Aktivco-Niger sur l’ensemble du territoire national.

Dans cette décision, rendue publique ce 26 décembre 2024, les autorités ont annoncé l’interdiction d’exercer toute activité au Niger pour les entreprises Camusat et Aktivco. Cette décision s’accompagne d’une interdiction stricte pour toute personne ou entité nigérienne de collaborer avec ces dernières.

Les raisons de cette décision a l’encontre de Camusat et AktivCo restent à éclaircir.

Les autorités n’ont pas encore apporté d’explications claires sur les raisons qui ont motivé cette décision radicale. Cependant, cette décision intervient dans un contexte où le gouvernement nigérien cherche à renforcer le contrôle sur le secteur des télécommunications et à privilégier les acteurs nationaux.

Quelles conséquences pour le secteur ?

Cette interdiction pourrait avoir plusieurs conséquences sur le marché des télécommunications au Niger. Cette décision entrainera l’arrêt des projets énergétiques pour les tours télécoms qui étaient en cours de réalisation ou en phase de planification par Camusat et Aktivco, entraînant des retards significatifs ou des annulations. De plus, les entreprises et les particuliers qui travaillaient avec Camusat et Aktivco trouveront de nouveaux partenaires.

Une décision qui suscite des interrogations

Par ailleurs, cette décision soulève de nombreuses questions. Quels sont les impacts de cette interdiction sur les projets en cours et sur l’emploi ? Quelles sont les alternatives proposées aux clients de ces deux sociétés ? Autant de questions auxquelles les autorités nigériennes apporteront des réponses claires dans les prochains jours.

Il est à noter que Camusat et Aktivco sont présentes dans plusieurs pays d’Afrique où elles réalisent d’importants projets dans le domaine des télécommunications. Cette décision nigérienne pourrait donc avoir des répercussions au-delà des frontières du pays.

 

Le Niger franchit un pas de géant vers la digitalisation avec Starlink

Niamey, le 30 octobre 2024 –Une nouvelle ère s’ouvre pour le Niger en matière de connectivité. Hier, le Premier ministre Mahaman Lamine Zeine a présidé la cérémonie de signature d’un accord de partenariat entre le gouvernement nigérien et Starlink, la filiale d’Internet par satellite de SpaceX. Cet accord marque une nouvelle étape dans la stratégie de digitalisation du pays et ouvre de nouvelles perspectives pour son développement économique et social.

Une connexion Internet haut débit pour tous les Nigériens

Le Ministre de la Communication, des Postes et de l’économie Numérique, Sidi Mohamed Raliou, ainsi que le Directeur principal accès au marché de Star Link, Ryan GoodNight, ont paraphé les documents de cet accord grâce à laquelle le Niger bénéficiera d’une couverture internet haut débit de très haute qualité, avec des vitesses moyennes de 200 Mb/s. Cette infrastructure permettra de réduire la fracture numérique qui affecte de nombreuses régions du pays et d’offrir aux Nigériens un accès égal aux services en ligne, à l’éducation et à l’information.

Selon Sidi Mohamed Raliou, ministre de la Communication, des Postes et de l’Économie Numérique, « c’est une véritable démarche qui va nous permettre de rattraper les retards et la fracture numérique au Niger ». Ce nouveau fournisseur d’accès à Internet  permettra de moderniser les administrations, de stimuler l’économie et de faciliter la vie quotidienne des citoyens.

Les avantages de Starlink pour le Niger

  • Couverture étendue : le réseau Starlink permettra de couvrir l’ensemble du territoire nigérien, y compris les zones les plus reculées, où l’accès à Internet était jusqu’à présent limité.
  • Haut débit : Les utilisateurs bénéficieront de vitesses de connexion très élevées, leur permettant d’utiliser Internet de manière fluide et efficace.
  • Réduction des coûts : les tarifs proposés par Starlink sont compétitifs, ce qui rend l’accès à Internet plus abordable pour un plus grand nombre de personnes.
  • Développement économique : la digitalisation de l’économie est un facteur clé de développement. En facilitant l’accès à Internet, Starlink contribuera à stimuler la création d’entreprises, à améliorer la productivité et à favoriser l’innovation.

Le Niger franchit une nouvelle étape dans sa digitalisation en s'associant à Starlink pour offrir un accès internet haut débit à tous.
© Le Niger franchit une nouvelle étape dans sa digitalisation en s'associant à Starlink pour offrir un accès internet haut débit à tous.
Des garanties en matière de sécurité

Le Ministre a également évoqué les questions de sécurité liées à l’utilisation de cette technologie. « Nous avons quelques objections par rapport à la sécurité, mais nous nous sommes entendus sur le fait que la société va nous appuyer sur la sécurité », a-t-il assuré.

Le gouvernement nigérien a souligné l’importance de la sécurité des données et a obtenu des assurances de la part de SpaceX sur ce point. Des mesures spécifiques seront mises en place pour protéger les informations sensibles et garantir la confidentialité des utilisateurs.

Une collaboration prometteuse entre le Niger et Starlink

Ce partenariat entre le Niger et Starlink est une excellente nouvelle pour le pays. Il démontre la volonté du Gouvernement de mettre en œuvre une politique ambitieuse de développement numérique et de rattraper son retard en matière de connectivité.

De son côté, Ryan GoodNight, directeur principal des accès au marché de Starlink, s’est félicité pour ce partenariat. Il a souligné que Starlink, grâce à sa constellation de milliers de satellites, offre une connectivité haut débit fiable et abordable dans les zones les plus reculées du monde.

Starlink, une solution pour une connectivité mondiale

Les prochaines étapes consisteront à déployer le réseau Starlink sur l’ensemble du territoire nigérien et à sensibiliser la population aux avantages de cette nouvelle technologie. Le gouvernement nigérien, en collaboration avec SpaceX, mettra en œuvre des programmes de formation pour accompagner les utilisateurs et les aider à tirer pleinement parti des opportunités offertes par Internet.

En conclusion, ce projet ambitieux s’inscrit dans le cadre de la volonté du Gouvernement nigérien de faire du numérique un levier de développement. En offrant un accès Internet haut débit à toute la population, le Niger pourra renforcer son attractivité économique, améliorer les services publics et favoriser l’émergence d’une société numérique puissante. Par ailleurs, le déploiement numérique de Starlink au Niger est un événement majeur qui marque un tournant dans l’histoire du pays.

 

AES : Vers une communication unifiée pour un Sahel uni et résilient

Bamako, Mali – 10 juillet 2024 – Dans une avancée significative pour la coopération régionale, les Ministres de la Communication de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont réunis virtuellement pour la première fois sous la présidence de M. Harouna Touré, Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Poste du Mali. Cette réunion historique a marqué le début d’une ère nouvelle pour le bloc sahélien, avec pour objectif principal de jeter les bases d’une stratégie de communication partagée afin de mieux répondre aux défis communs de la région.

Priorités et stratégies communes

Les discussions ont été constructives et ont permis d’identifier des priorités claires, notamment la création d’un plan de communication d’urgence pour informer les populations sur les initiatives majeures prises par les autorités. Les ministres ont également convenu de la nécessité d’une rencontre d’experts à Bamako la semaine prochaine pour élaborer une stratégie de communication exhaustive, comprenant des outils pratiques et une charte graphique incarnant les valeurs de l’AES.

Les ministres de la Communication de l'Alliance des États du Sahel (AES) se réunissent virtuellement pour la première fois et jettent les bases d'une stratégie de communication commune visant à renforcer l'intégration régionale et à mieux informer les populations.
© Les ministres de la Communication de l'Alliance des États du Sahel (AES) se réunissent virtuellement pour la première fois et jettent les bases d'une stratégie de communication commune visant à renforcer l'intégration régionale et à mieux informer les populations.
Vers une communication efficace et solidaire

Cette initiative reflète une volonté politique affirmée de promouvoir une communication efficace au sein de l’organisation, un élément jugé indispensable pour sensibiliser les citoyens aux actions de l’AES et renforcer son intégration régionale. La mise en place d’une stratégie commune de communication est une reconnaissance de l’importance de la communication dans le renforcement des liens entre les États membres et dans la projection d’une image unifiée et solidaire face aux enjeux régionaux et internationaux.

L’engagement des ministres et l’espoir d’un avenir prometteur

L’engagement des ministres à travailler de concert démontre une prise de conscience collective de l’impact qui peut avoir une communication coordonnée et stratégique. Elle permettra non seulement de mieux informer les populations mais aussi de contrer les récits négatifs et de valoriser les progrès accomplis par les pays membres de l’AES. La réunion d’experts prévue à Bamako sera donc un moment clé dans la concrétisation de cette vision commune, avec l’espoir que les résultats obtenus serviront de catalyseur pour des actions concertées et efficaces pour l’avenir.

En conclusion, cette première réunion virtuelle des Ministres de la Communication de l’AES est un jalon important dans le parcours de l’organisation vers une intégration régionale plus poussée et une coopération accrue. Elle ouvre la voie à une nouvelle dynamique de travail collaboratif, où l’échange joue le rôle de pierre angulaire pour l’édification d’un Sahel uni et résilient.

L’ANEC et Niger Télécoms unissent leurs forces

Dans une démarche proactive visant à consolider les infrastructures essentielles pour le secteur des MICE au Niger, le Commissaire Colonel Major Abdoulkarim Illo, Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Économie des Conférences (ANEC), a effectué une visite significative chez Niger Télécoms ce mardi.

L'ANEC et Niger Télécoms renforcent leur partenariat pour booster la connectivité et soutenir le secteur des MICE,
© L'ANEC et Niger Télécoms renforcent leur partenariat pour booster la connectivité et soutenir le secteur des MICE,
Une collaboration cruciale pour le développement des MICE

La visite s’inscrit dans une série d’initiatives prises par le DG de l’ANEC pour établir des relations étroites avec les partenaires clés du secteur des MICE. Niger Télécoms, en tant que principal fournisseur de fibre optique du pays, joue un rôle central dans la garantie d’une connectivité sans faille, indispensable lors des grands rassemblements internationaux.

Accueilli par le Colonel Major Ali Mahamadou, Directeur Général de Niger Télécoms, le Commissaire Illo a ensuite tenu une réunion élargie aux équipes des deux entités. L’objectif était de discuter des moyens d’améliorer la collaboration pour optimiser l’accueil et l’expérience des participants aux événements internationaux organisés au Niger.

Vers une stratégie commune et des objectifs partagés

La rencontre a permis de dégager une convergence de vues et, par conséquent, de formuler des stratégies communes pour renforcer le secteur des MICE. De plus, l’importance de la coopération entre les acteurs publics et privés a été soulignée, ce qui met en évidence le rôle crucial de partenariats solides pour le développement économique et social du Niger.

Par ailleurs, cette visite marque l’engagement continu de l’ANEC à travailler main dans la main avec ses partenaires stratégiques. Ainsi, en consolidant ces liens, l’ANEC et Niger Télécoms contribuent activement à faire du Niger une destination de choix pour les événements internationaux, tout en stimulant la croissance économique du pays.

L'ANEC et Niger Télécoms renforcent leur partenariat pour booster la connectivité et soutenir le secteur des MICE,
© L'ANEC et Niger Télécoms renforcent leur partenariat pour booster la connectivité et soutenir le secteur des MICE,
Un pas de plus vers l’excellence en matière de connectivité grace à l’ANEC et Niger Télécoms

L’initiative du Commissaire Colonel Major Abdoulkarim Illo démontre la volonté de l’ANEC de créer un environnement propice à l’essor de l’Économie des Conférences au Niger. Avec des infrastructures de qualité et une connectivité fiable, le Niger se positionne avantageusement sur la scène internationale des MICE.