Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 12 sur 262

Niger : Célébration de la Journée de la Concorde 2026 à Tchintabaraden

Le sable de Tchintabaraden a vibré ce vendredi 24 avril sous les pas d’une foule immense. La localité, berceau historique des grands rendez‑vous de réconciliation, a accueilli le lancement officiel de la Journée nationale de la Concorde. Les autorités ont choisi ce haut lieu symbolique pour réaffirmer la souveraineté et renforcer le tissu social dans un contexte de transition.

Dès les premières heures, les habitants ont investi les lieux pour manifester leur attachement aux valeurs de solidarité et de vivre‑ensemble. La cité s’est parée de ses plus beaux atours et a offert une ambiance festive et solennelle. Cette mobilisation massive a confirmé aussi l’importance de cette date pour la stabilité intérieure du Niger.

 Commémoration
© Commémoration

Le sommet de l’État au chevet de la cohésion

Le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine a présidé personnellement la cérémonie, soulignant ainsi la priorité que l’exécutif accorde à la paix civile. À ses côtés, le Général de division Mohamed Toumba, Ministre d’État chargé de l’Intérieur, et le Général de brigade Amadou Diddili, Président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix, ont incarné l’engagement institutionnel.

Des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), plusieurs ministres, ainsi que des autorités administratives, coutumières et religieuses ont également pris part à l’événement, donnant à la célébration une dimension nationale.

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Un message de souveraineté et de réconciliation

Les autorités ont utilisé cette tribune pour exalter les valeurs de cohésion sociale, considérées comme des remparts indispensables contre l’insécurité. Elles ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour un Niger apaisé, souverain et résolument tourné vers un avenir de concorde. En plus, les discours ont insisté sur l’implication de chaque citoyen, des chefs coutumiers aux autorités religieuses, dans la construction d’un destin commun.

« La paix n’est pas un vain mot, c’est un comportement que nous cultivons ici pour l’ensemble du Niger », a déclaré un participant, résumant l’esprit de la journée.

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Une étape cruciale pour la Concorde 2026

En définitive, la célébration de Tchintabaraden ne s’est pas limitée à un rappel historique des accords passés. Elle a marqué un nouveau départ, placé sous le signe de la souveraineté et de la cohésion sociale. Alors que les défis sécuritaires persistent, la Journée nationale de la Concorde 2026 s’impose comme une étape cruciale pour souder la nation derrière un idéal de paix durable.

Niger : Niamey lance une offensive éclair contre la poliomyélite

                       Le coup d’envoi de la campagne de vaccination a été donné ce jeudi 23 avril dans la capitale nigérienne. Durant trois jours, les agents de santé sillonneront la ville pour protéger les moins de cinq ans, une priorité sanitaire absolue pour les autorités de la transition.

 

Dans la lutte contre la poliomyélite, le Niger ne baisse pas la garde. Ce jeudi 23 avril, le gouvernorat de Niamey a servi de cadre au lancement officiel d’une nouvelle campagne de vaccination, en présence de Moumouni Goungouban, secrétaire général de la Ville de Niamey. Un événement qui marque le début d’une offensive sanitaire de grande ampleur dans la région.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Une fenêtre de trois jours pour protéger l’avenir

Dès ce vendredi 24 avril et jusqu’au dimanche 26 avril, des milliers de vaccinateurs s’engageront dans une course contre la montre. L’objectif est clair : administrer les précieuses gouttes à tous les enfants âgés de 0 à 5 ans.

Si le Niger a réalisé des progrès significatifs ces dernières années, les autorités rappellent que la menace persiste, alimentée par la mobilité des populations et la porosité des frontières. Dès lors, cette campagne ne constitue pas une simple routine, mais une étape déterminante pour maintenir le pays sur la voie de l’éradication totale de la maladie.

Ville de Niamey
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La « responsabilité collective » au cœur du dispositif

Toutefois, l’efficacité de la vaccination dépend d’un facteur crucial : l’adhésion des populations. Pour que la campagne soit un succès, les agents de santé doivent pouvoir accéder à chaque foyer, y compris dans les zones les plus densément peuplées de la capitale.

C’est pourquoi les autorités locales ont lancé un appel pressant à la collaboration. « La réussite de cette opération repose principalement sur la responsabilité collective », a insisté le secrétaire général Moumouni Goungouban. En d’autres termes, les parents sont invités non seulement à présenter leurs enfants, mais aussi à faciliter le travail des équipes mobiles qui mèneront des opérations de porte-à-porte.

Ville de Niamey
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Un défi de santé publique en période de transition

En plaçant la santé maternelle et infantile au cœur de son agenda, le gouvernement de transition cherche à démontrer sa capacité à assurer les services sociaux de base malgré les défis logistiques.

Au-delà de l’aspect médical, ce déploiement constitue également un test de mobilisation sociale. Alors que les agents de santé s’apprêtent à investir les quartiers de Niamey, le message est clair : chaque enfant vacciné représente un rempart supplémentaire pour la santé publique nigérienne. La bataille pour un Niger sans polio se joue désormais dans chaque foyer.

Niger : ce qu’il faut retenir du Conseil des ministres

                      Biométrie, charbon géant et encadrement des loyers : le dernier Conseil des ministres nigérien, tenu sous la houlette du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a accouché d’une batterie de réformes destinées à refonder l’État. Décryptage d’une stratégie qui mêle sécurité de fer et relance économique.

À Niamey, le ton est à la rupture. Loin des simples ajustements techniques, le Conseil des ministres du 22 avril 2026 a dessiné les contours d’un Niger nouveau, résolument tourné vers la maîtrise de ses ressources et de son identité. Sous l’autorité du général Tiani, le gouvernement de transition a activé plusieurs leviers stratégiques pour consolider ce qu’il nomme la « souveraineté nationale ».

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Identité et armes : un verrouillage sécuritaire

Le premier volet de cette refondation est administratif. Constatant l’obsolescence des registres actuels, le pouvoir a adopté une refonte totale de l’état civil. Désormais, la biométrie devient la règle. Pour piloter cette mutation, l’Agence nationale de l’enregistrement et de l’identification des personnes physiques (ANEI) voit le jour. L’objectif est double : garantir une identité unique à chaque citoyen et, par extension, mieux contrôler les flux de population dans un contexte de menaces transfrontalières.

Parallèlement, et sans surprise, les autorités ont durci le cadre juridique relatif au port d’armes. Face à la criminalité organisée, le décret adopté vise à actualiser des textes devenus inadaptés à la réalité du terrain, renforçant ainsi le contrôle de l’État sur la circulation des armes à feu sur le territoire.

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Énergie et mines : le pari du charbon de Salkadamna

C’est sans doute le volet le plus spectaculaire de cette session : l’attribution d’un permis d’exploitation pour le gisement de charbon de Salkadamna, dans la région de Tahoua. Confié à la société Wanda Group SA, ce projet pharaonique est estimé à 1,75 milliard de dollars.

Pour le Niger, l’enjeu dépasse la simple extraction minière. Il s’agit de produire de l’électricité à grande échelle afin de réduire la dépendance énergétique vis-à-vis des pays voisins, tout en créant des milliers d’emplois. Cette ambition est d’ailleurs inscrite dans un nouveau Code de l’électricité, qui ouvre désormais la voie aux financements privés et aux énergies renouvelables.

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Social et foncier : l’État s’invite dans le quotidien des Nigériens

Sur le front intérieur, deux mesures phares pourraient changer la donne pour les ménages :

Le logement : le gouvernement a tranché la question sensible du foncier en reconnaissant officiellement la coexistence des droits écrits et coutumiers. Plus marquant encore, un décret fixe désormais les critères de tarification des loyers sur l’ensemble du territoire, une mesure attendue par les populations urbaines face à la flambée des prix.

La nationalité : pour faciliter la vie des administrés, le gouvernement a décentralisé la délivrance des certificats de nationalité au niveau des tribunaux d’instance et des arrondissements communaux. Une simplification administrative qui vise aussi  à rapprocher l’État du citoyen.

 

Économie : protéger le « Made in Niger »

Enfin, le volet économique n’est pas en reste. Le Conseil a adopté une charte des PME/PMI et instauré un système de marquage des produits (importés comme locaux) afin de lutter contre la fraude et la contrebande. Pour stimuler l’investissement local, une Agence de promotion de l’actionnariat populaire (APAPEC) a été créée, prônant un modèle d’entrepreneuriat communautaire.

En multipliant les chantiers — de la réhabilitation des routes nationales (RN1, RN25) à la préparation de la Journée nationale de la Concorde —, le Conseil de transition semble vouloir démontrer que le temps de l’attentisme est révolu. Les autorités doivent désormais relever le défi de la mise en œuvre de ces réformes ambitieuses, dans un pays où les attentes sociales égalent aussi l’ampleur des chantiers qu’a ouverts le Général Tiani.

Niger : le marché de N’guigmi dévoré par les flammes

            Un incendie s’est déclaré dans la nuit du 22 au 23 avril dans ce centre névralgique de la région de Diffa. Si le bilan humain est nul, le sinistre repose cruellement la question de l’indigence des secours dans les zones périphériques du pays.

La lueur orange qui a déchiré la nuit de N’guigmi, ce mercredi 22 avril peu après 23 heures, n’était pas celle d’une célébration, mais celle d’un nouveau drame économique. En l’espace de quelques heures, le marché central de cette commune située aux confins de la région de Diffa, à la lisière du lac Tchad, a vu une partie de ses étals et de ses espoirs partir en fumée.

Un brasier incontrôlable

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le feu aurait pris racine aux abords de la zone de la boucherie. Rapidement, les flammes ont profité de la promiscuité des étals et de la nature inflammable des structures pour se propager au secteur des denrées alimentaires. À l’aube, le constat est amer : des tonnes de marchandises, céréales et produits de première nécessité ne sont plus que des amas de cendres.

Fort heureusement, le sinistre n’a fait aucune victime, le marché étant désert à cette heure avancée de la nuit. Toutefois, pour les commerçants de N’guigmi, le traumatisme est profond. Les pertes matérielles, dont le chiffrage exact est en cours, se comptent en millions de francs CFA, mettant ainsi en péril l’équilibre de nombreuses familles déjà fragilisées par le contexte sécuritaire et économique de la région.

La faillite de la prévention

Au-delà de la fatalité, l’incendie de N’guigmi agit comme un révélateur des carences infrastructurelles qui frappent le Niger profond. Malgré l’ampleur du brasier, les secours ont cruellement manqué. L’absence d’unité de sapeurs-pompiers à proximité immédiate et le manque de bouches d’incendie fonctionnelles ont condamné les riverains à lutter contre les flammes avec des moyens de fortune.

Cette impuissance face au feu n’est pas un cas isolé. Elle souligne une nouvelle fois la vulnérabilité des marchés nigériens, souvent dépourvus de plans de sécurité incendie ou de dispositifs d’urgence adaptés. Pour les acteurs économiques locaux, la répétition de ces sinistres à travers le pays devient insupportable.

L’appel à un sursaut des autorités

Face aux décombres fumants, la colère succède à la tristesse. Les organisations de commerçants et les habitants interpellent désormais directement les autorités locales et nationales. L’exigence est double : d’une part, un soutien financier d’urgence pour permettre la relance des activités, et d’autre part, un investissement massif dans les mécanismes de prévention.

« On ne peut pas continuer à construire des marchés sans prévoir comment les protéger », s’insurge un commerçant sinistré.

Alors que les enquêtes devront déterminer si l’origine du feu est accidentelle ou criminelle, l’urgence, elle, est sécuritaire. À N’guigmi comme ailleurs, la modernisation des infrastructures marchandes ne peut plus faire l’économie d’une véritable politique de protection civile. Sans quoi, le commerce nigérien continuera de brûler, impuissant, sous le regard des autorités.

L’évolution du divertissement numérique et des paris sportifs en Afrique

Le paysage du iGaming sur le continent africain connaît une transformation radicale depuis quelques années. Cette croissance est portée par une pénétration accrue de l’internet mobile et une passion grandissante pour les compétitions sportives internationales. Les utilisateurs recherchent désormais des plateformes qui allient sécurité, rapidité de paiement et une interface adaptée aux réalités locales. Dans ce contexte, les acteurs majeurs du secteur s’efforcent de proposer des services de haute qualité pour satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante et connectée.

 

Une solution complète pour les amateurs de sport

La diversité des options de divertissement est devenue un critère essentiel pour les parieurs modernes. En explorant les opportunités offertes, on remarque que le bookmaker africain Goldpari propose une immersion totale dans le monde du sport, couvrant des disciplines variées allant du football européen aux tournois de tennis mondiaux. La plateforme se distingue par une profondeur de marché impressionnante, permettant d’analyser chaque événement avec précision. Outre les sports classiques, les compétitions de basketball et de volleyball occupent également une place de choix dans le catalogue disponible.

La fiabilité technique et la transparence des transactions sont des piliers fondamentaux pour instaurer un climat de confiance avec les utilisateurs. En plus des cotes attractives, la flexibilité des méthodes de dépôt et de retrait adaptées aux spécificités du continent renforce l’accessibilité globale du service. L’accompagnement des passionnés passe par une interface intuitive où chaque fonctionnalité est pensée pour optimiser le temps de navigation. Ainsi, la qualité globale des services de ce bookmaker africain Goldpari permet de répondre aux standards internationaux tout en restant proche des attentes locales.

Voici quelques-uns des sports les plus populaires disponibles sur la plateforme :

  • Football (Championnats européens et coupes africaines) ;
  • Basketball (NBA et ligues continentales) ;
  • Tennis (ATP, WTA et tournois du Grand Chelem) ;
  • Rugby et sports de combat.

La mobilité au service de la performance

Le passage au tout-mobile est une réalité incontournable en Afrique, où le smartphone est devenu l’outil principal d’accès au divertissement. Pour garantir une expérience sans latence, l’option Goldpari télécharger directement depuis le portail officiel permet aux utilisateurs de rester connectés en temps réel. Cette version optimisée pour les terminaux mobiles consomme moins de données tout en offrant une réactivité supérieure lors des prises de décisions en direct. L’ergonomie a été travaillée pour que chaque menu soit accessible d’une seule main, facilitant ainsi l’usage quotidien.

L’installation de l’outil mobile garantit également une sécurité renforcée des données personnelles et financières. Contrairement aux versions web classiques, l’application dédiée assure une stabilité constante même avec une connexion internet fluctuante. La fluidité de la navigation permet de suivre les scores en direct et d’ajuster ses stratégies instantanément. En choisissant de télécharger Goldpari via le site de l’opérateur, l’utilisateur bénéficie d’une version certifiée et parfaitement synchronisée avec son compte principal.

Comparatif des fonctionnalités clés

Fonctionnalité Avantages pour l’utilisateur
Paris en direct Suivi en temps réel des statistiques et des scores
Gestion du compte Dépôts et retraits sécurisés en quelques clics
Support client Assistance disponible via chat ou formulaire
Cash out Possibilité de sécuriser ses gains avant la fin du match

En résumé, le développement de l’industrie du jeu en ligne en Afrique s’appuie sur des technologies robustes et une compréhension fine des besoins des parieurs. L’importance de choisir des outils performants et sécurisés est primordiale pour profiter pleinement de sa passion sportive. La convergence entre le sport et la technologie continue d’ouvrir de nouvelles perspectives à un public toujours plus nombreux.

 

Niger : lancement du concours d’entrée à l’IFD de Benslimane

NIAMEY, 22 avril 2026 Dans les couloirs de l’École supérieure de contrôle et d’économie des professions (ESCEP) de Niamey, l’atmosphère était à la fois solennelle et studieuse ce mercredi 22 avril 2026. Sous la supervision directe du Colonel Mohamed Yacouba Siddo, Directeur général des douanes, le coup d’envoi du concours professionnel pour l’entrée à l’Institut de formation douanière (IFD) de Benslimane, au Maroc, a été officiellement donné.

Ce concours, devenu un rendez‑vous incontournable pour les cadres de l’administration douanière nigérienne, s’inscrit dans la stratégie de montée en compétences et de coopération Sud‑Sud. Ainsi, l’enjeu est de taille : seuls trois élus auront le privilège d’intégrer l’académie marocaine pour le cycle académique 2026‑2027.

Direction Générale des Douanes Nigériennes
© Direction Générale des Douanes Nigériennes

Un filtre rigoureux pour une élite douanière

La sélection ne laisse aucune place au hasard. En effet, pour départager les postulants, les examinateurs ont misé sur deux épreuves décisives :

  • La culture générale, destinée à évaluer l’ouverture d’esprit et la compréhension des enjeux contemporains.
  • La culture douanière, pour tester la maîtrise technique et réglementaire des agents en situation professionnelle.

En se rendant sur les lieux, le Colonel Mohamed Yacouba Siddo a tenu à rappeler que l’accès à cet institut de renommée internationale est une récompense du mérite. Après avoir prodigué ses ultimes recommandations, il a encouragé les candidats à donner le meilleur d’eux‑mêmes, soulignant que la complexité croissante des échanges commerciaux mondiaux impose au Niger de disposer de cadres capables d’allier rigueur administrative et innovation technologique.

Direction Générale des Douanes Nigériennes
© Direction Générale des Douanes Nigériennes

Le Maroc, partenaire stratégique de la formation

Le choix de l’IFD de Benslimane n’est pas anodin. Par ailleurs, véritable pôle d’excellence sur le continent, l’institut marocain forme chaque année les piliers des douanes africaines. Pour le Niger, envoyer ses agents dans ce centre de formation est une manière de s’aligner sur les standards internationaux en matière de surveillance des frontières et de mobilisation des recettes publiques.

Le Directeur général a personnellement veillé au bon déroulement des épreuves, souhaitant une chance égale à tous les postulants. En définitive, même si le nombre de places reste limité, l’administration douanière veut transformer cette saine émulation en moteur de progression pour l’ensemble du corps, alors que les réformes structurelles de l’État nigérien exigent une vigilance accrue aux cordons douaniers.

Au‑delà du concours, cette coopération entre Niamey et Rabat témoigne aussi de la vitalité des échanges académiques entre les deux nations, unies par la volonté de moderniser les administrations publiques face aux défis du commerce transfrontalier.

Niger : 1 133 accidents en mars 2026, un bilan alarmant

NIAMEY, 22 avril 2026 En mars 2026, les routes nigériennes ont fauché 32 vies et grièvement blessé 192 personnes. La Police nationale a recensé 1 133 accidents en seulement 31 jours, soit une hausse de 3,18 % par rapport à février. Ainsi, ce bilan dramatique met en lumière l’insécurité routière qui ronge le pays et brise des familles chaque jour.

Avec 1 133 collisions recensées sur l’ensemble du territoire, les statistiques affichent une progression inquiétante de 3,18 % par rapport au mois de février. Dans ce contexte de modernisation du pays, la route reste un défi majeur. Derrière cette froide arithmétique se cache une réalité sociale dévastatrice : des familles brisées et une pression accrue sur les services d’urgence.

 

Niamey, épicentre de la crise

La géographie du risque révèle de profondes disparités régionales. Sans surprise, la capitale Niamey se positionne comme la zone la plus anxiogène avec 731 accidents, soit près de deux tiers des cas nationaux. Par ailleurs, elle est suivie par les régions de Tahoua (98 cas), Maradi (83) et Zinder (81). À l’autre extrémité du spectre, la région de Diffa apparaît comme une oasis de relative sécurité avec seulement 5 incidents signalés.

Qu’ils soient conducteurs (392 victimes), passagers (299) ou simples piétons (187), aucun usager de la route n’échappe à la menace. La vulnérabilité des marcheurs, souvent les plus démunis face à la violence des chocs, reste un point particulièrement préoccupant pour les autorités.

 

Le « choix » de l’imprudence

L’analyse des causes de ces tragédies est sans appel : la fatalité n’a que peu de place dans les rapports de police. Dans près d’un cas sur deux (49,33 %), les comportements humains provoquent directement les accidents. Le bilan pointe du doigt un triptyque mortel :

  • L’imprudence caractérisée (559 cas) ;
  • Le mépris des priorités (284 cas) ;
  • L’excès de vitesse et l’inattention (254 cas).

« L’imprudence n’est pas une fatalité, c’est un choix », martèle la Police nationale dans son communiqué. Respecter le code de la route, c’est sauver des vies, rappellent les forces de l’ordre.

 

Un appel à la conscience collective

Face à ce constat, les forces de l’ordre en appellent à un sursaut citoyen. Plus qu’une simple obligation réglementaire, le respect du Code de la route est érigé en acte de patriotisme.

Pour tenter d’enrayer cette spirale, la Police nationale multiplie les messages de prévention, rappelant que « mieux vaut arriver tard que jamais ». En effet, la Police nationale présente la modération de la vitesse et la vigilance constante comme les uniques remparts contre la mort sur l’asphalte.

En publiant ces chiffres, les autorités espèrent provoquer un choc psychologique chez les usagers. À l’heure où le pays se modernise, la route ne doit plus être ce lieu où le destin s’arrête brutalement par manque de discipline. Ainsi, pour toute urgence ou signalement, les numéros verts 17 et 8383 restent à la disposition des citoyens.

Toutefois, une question demeure : la société nigérienne est‑elle prête à transformer ses habitudes pour que la route cesse d’être un piège mortel ?

Niger : Bilan record de 9 289 arrestations pour trafic de drogue

NIAMEY, 22 avril 2026 Dans un pays carrefour, au cœur des routes sahéliennes, la lutte contre le narco‑trafic prend une dimension nouvelle. Mardi 21 avril 2026, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le général de division Mohamed Toumba, a dressé un bilan chiffré de l’offensive sécuritaire en cours. Pas moins de 9 289 individus ont été appréhendés, marquant une étape sans précédent dans la stratégie de nettoyage des réseaux criminels.

C’est sur les ondes de la Radio et Télévision du Niger (RTN) que le haut responsable a choisi de porter à la connaissance du public l’ampleur des opérations. Ainsi, ce chiffre massif de plus de 9 000 arrestations illustre la volonté de Niamey de ne plus laisser le territoire national servir de sanctuaire ou de zone de transit aux cartels qui déstabilisent la région.

 

Un réseau aux ramifications internationales

L’analyse de la composition des personnes interpellées révèle la complexité du phénomène. Si la grande majorité des suspects est de nationalité nigérienne (environ 8 000 individus), la présence de près de 1 200 ressortissants étrangers souligne le caractère transnational de cette criminalité.

De fait, pour le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le trafic de stupéfiants n’est pas seulement un enjeu de santé publique, mais une menace directe pour la sécurité nationale. Les autorités nigériennes voient dans l’économie de la drogue le carburant d’autres formes d’insécurité qui frappent le Sahel, notamment le financement de groupes armés.

 

Une doctrine de fermeté

L’annonce du général Toumba s’inscrit dans une doctrine de « tolérance zéro » visant à intensifier la traque des réseaux criminels. Pour le gouvernement, ces résultats traduisent une montée en puissance des services de renseignement et des forces de sécurité sur l’ensemble du territoire.

« Ces arrestations traduisent la détermination des autorités à intensifier la lutte contre les réseaux criminels qui menacent la sécurité et la stabilité du pays », a réaffirmé le ministre lors de son entretien.

En somme, Niamey perçoit cette offensive sécuritaire comme un signal fort envoyé aux partenaires régionaux et aux organisations criminelles : le Niger entend reprendre le contrôle total de ses corridors. Cependant, si ce bilan impressionne par son ampleur, le défi reste de taille pour la justice nigérienne, qui devra désormais traiter ces dossiers complexes tout en maintenant la pression sur les circuits financiers du trafic.

Cette déclaration intervient dans un contexte de souveraineté renforcée, où le CNSP place la lutte contre les fléaux sociaux et les économies souterraines au cœur de sa feuille de route pour la refondation de l’État. Toutefois, une question demeure : ce bilan spectaculaire se traduira‑t‑il par une victoire durable contre les réseaux criminels ?

Agadez : Lancement des travaux de la maternité de Daganamat

          Dans le nord du Niger, où les distances et le manque d’infrastructures compliquent l’accès aux soins, la région d’Agadez amorce un tournant discret mais crucial. Ce mardi 21 avril 2026, les autorités régionales ont donné le coup d’envoi de la construction d’une maternité au sein du centre de santé intégré (CSI) de Daganamat, en pleine commune urbaine d’Agadez.

À la manœuvre, le gouverneur, le général de division Ibra Boulama Issa, qui a présidé la cérémonie de lancement, entouré de représentants de partenaires techniques et institutionnels. Derrière ce projet, un financement du Royaume d’Espagne, mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations, dans une région où les indicateurs de santé maternelle restent préoccupants.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une réponse à une pression sanitaire persistante

Dans cette partie sahélienne du pays, les structures de santé sont souvent saturées et sous-équipées. La future maternité ambitionne de changer la donne. Elle devrait également offrir des conditions d’accouchement plus sécurisées, réduire les complications obstétricales et rapprocher les services de santé des populations, parfois contraintes de parcourir de longues distances pour accéder à des soins de base.

Au-delà de l’infrastructure, les autorités et leurs partenaires renforcent aussi toute la chaîne de prise en charge des mères et des nouveau-nés, dans un contexte où la mortalité maternelle demeure un défi majeur au Niger.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une coopération mise en avant

La cérémonie a également servi de vitrine à la coopération entre les autorités nigériennes et leurs partenaires internationaux. Aux côtés de l’OIM, des représentants du ministère de la Santé publique et du ministère de l’Intérieur ont marqué leur présence, signe d’une coordination interinstitutionnelle que les autorités qualifient d’exemplaire.

L’OIM, pour sa part, a réaffirmé sa volonté de s’inscrire dans la durée, en accompagnant les efforts de développement local dans cette région stratégique du pays.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une réalité de terrain encore fragile

Après la pose de la première pierre, la délégation s’est rendue dans l’actuelle maternité du CSI Daganamat. Une visite révélatrice : personnels engagés, mais moyens limités. Entre équipements insuffisants et afflux de patientes, le quotidien du centre illustre les défis structurels du système de santé local.

Face à ce constat, la cheffe de mission de l’OIM a assuré que la future infrastructure serait dotée d’équipements modernes, mieux adaptés aux besoins réels des populations.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Vers une meilleure résilience communautaire

Si la construction de cette maternité ne résoudra pas à elle seule les failles du système sanitaire nigérien, elle constitue néanmoins une avancée tangible. Pour des milliers de familles d’Agadez, ce projet représente l’espoir d’un accès plus digne et plus sûr aux soins maternels.

Dans un pays où les enjeux démographiques et sanitaires restent étroitement liés, chaque infrastructure compte — et celle de Daganamat pourrait bien faire la différence.

Niger : Le gouverneur d’Agadez décerne un témoignage de satisfaction au chef de l’Unicef

                           Le gouverneur de la région, le général de division Ibra Boulama Issa, a officiellement salué ce mardi 21 avril l’action de Soufiane, chef du sous‑bureau de l’agence onusienne. Cette distinction vient clore un mandat marqué par l’éducation des populations nomades et la gestion complexe des flux migratoires.

 

Dans le décor solennel du gouvernorat d’Agadez, l’heure était aux bilans et à la gratitude. En effet, le général de division Ibra Boulama Issa, qui dirige cette région carrefour entre le Sahel et le Maghreb, a remis ce mardi un témoignage officiel de satisfaction à M. Soufiane, responsable local de l’Unicef. Cette décoration, rare pour un diplomate onusien dans le contexte de transition actuel, vient couronner un parcours jugé « exemplaire » par les autorités régionales.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

L’école nomade et le défi des sables

Au cœur de cet hommage figure un dossier prioritaire pour Niamey : l’accès à l’éducation dans les zones les plus reculées. Sous l’impulsion de M. Soufiane, l’Unicef a intensifié son soutien à l’école en milieu nomade, un dispositif crucial pour garantir la scolarisation des enfants issus de communautés pastorales dont le mode de vie est souvent incompatible avec les structures scolaires sédentaires classiques. Ainsi, des solutions adaptées ont été mises en place pour concilier mobilité et apprentissage.

Au-delà de l’éducation, le gouverneur a tenu à souligner l’engagement du diplomate dans la gestion de la crise migratoire. Agadez, point de passage obligé pour des milliers de candidats à l’exil vers la Libye ou l’Algérie, fait face à des défis humanitaires chroniques. En conséquence, la capacité de l’Unicef à mobiliser des ressources financières et logistiques pour soutenir les populations hôtes et les mineurs non accompagnés a constitué un levier de stabilité majeur pour la région.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un partenariat au‑delà de l’aide humanitaire

En partance pour une nouvelle affectation à Tahoua, le chef de sous‑bureau sortant n’a pas caché son émotion. Dans un discours de remerciement, il a attribué la réussite de sa mission à une « synergie d’acteurs » incluant les services techniques, les forces de défense et de sécurité, mais aussi les autorités traditionnelles. De plus, l’implication du Sultan d’Agadez, gardien de la cohésion sociale dans l’Aïr, a été citée comme un facteur déterminant pour l’acceptation des projets sur le terrain.

« Agadez occupera toujours une place particulière dans mon cœur », a confié le récipiendaire, rappelant que l’action humanitaire, pour être efficace au Niger, doit impérativement s’adosser au leadership des autorités locales et au respect des structures communautaires.

Pour le général Ibra Boulama Issa, cette cérémonie n’était pas seulement un au revoir diplomatique, mais la réaffirmation d’un partenariat qu’il souhaite voir se pérenniser avec son successeur, au service du bien‑être des enfants et de la résilience régionale. En somme, il a appelé à maintenir la coopération entre acteurs locaux et partenaires internationaux afin d’assurer la continuité des projets engagés.