Tahoua, 6 août 2026 — Derrière les murs encore inachevés du futur Collège scientifique de Tahoua se joue une partie importante de la politique éducative nigérienne. En se rendant sur le chantier, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, n’est pas venue pour une simple visite protocolaire. Son déplacement traduit une volonté de suivre, sur le terrain, la concrétisation d’un investissement appelé à former une nouvelle génération d’élèves dans les filières d’excellence.
Dans une région où les besoins en infrastructures scolaires demeurent importants, ce projet est présenté comme l’un des équipements éducatifs les plus structurants. Pour les autorités, il ne s’agit pas seulement d’ériger des bâtiments, mais de créer un environnement capable d’accueillir des enseignements scientifiques dans des conditions modernes.
Accompagnée des autorités régionales, la ministre a parcouru les différents espaces en construction afin d’apprécier l’évolution effective des travaux. L’objectif était double : mesurer l’état d’avancement des réalisations et vérifier que les ouvrages répondent aux exigences techniques ainsi qu’au calendrier prévu.
L’exercice a également permis de confronter les rapports administratifs à la réalité du terrain. Cette démarche de contrôle s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à assurer un suivi permanent des investissements publics consacrés au secteur de l’éducation.
Au fil de la visite, les responsables techniques ont présenté les différentes phases déjà réalisées ainsi que celles restant à exécuter. Les entreprises mobilisées ont, de leur côté, exposé les défis rencontrés dans la conduite des travaux.
Une réunion d’arbitrage avec le Gouverneur et les entreprises du BTP
La tournée sur le chantier s’est prolongée par une séance de travail réunissant la ministre, le gouverneur de la région de Tahoua et les responsables des entreprises chargées de l’exécution du projet.
Loin d’un simple échange de courtoisie, la rencontre a servi à dresser un état précis de l’opération. Les discussions ont porté sur les contraintes techniques susceptibles de ralentir le chantier, mais aussi sur les moyens d’y apporter des réponses rapides afin d’éviter tout retard dans la livraison de l’établissement.
La ministre a reconnu les progrès déjà enregistrés et salué le rythme d’exécution observé. Elle a toutefois rappelé que la qualité des ouvrages ne devait en aucun cas être sacrifiée au profit de la rapidité, tout en insistant sur le respect strict des engagements contractuels.
Le futur Collège scientifique de Tahoua occupera une place particulière dans le paysage éducatif national. Il ambitionne d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage adapté aux disciplines scientifiques et de contribuer également à la formation des compétences dont le pays aura besoin dans les années à venir.
À travers ce projet, les autorités entendent renforcer l’offre éducative spécialisée et améliorer les conditions d’enseignement dans une région en pleine évolution démographique.
À l’issue des échanges, les entreprises chargées des travaux ont assuré qu’elles poursuivraient le chantier avec la même mobilisation. Elles se sont engagées à respecter les normes de construction ainsi que les délais arrêtés, tout en poursuivant la collaboration avec les services techniques de l’État.
Cette visite ministérielle confirme que les grands projets éducatifs font désormais l’objet d’un suivi rapproché. Pour les pouvoirs publics, chaque infrastructure livrée dans les délais représente un investissement durable en faveur de la jeunesse et un jalon supplémentaire dans la modernisation du système éducatif nigérien.
Sur directive du ministre d’État, les hauts cadres du ministère de l’Intérieur dressent le bilan mi-parcours de l’action publique. De Moscou à Ouagadougou, l’expertise nationale s’impose à l’international.
NIAMEY, 6 août 2026 — C’est une séance de travail d’une gravité peu commune qui s’est tenue ce mercredi dans les salons du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire. Sous la houlette rigoureuse du Secrétaire général du département, le général de police Ayouba Abdourahmane, le haut commandement administratif a été convoqué au grand complet. Objectif affiché : soumettre à un examen sans complaisance les premières actions engagées dans le cadre du vaste Programme de la Refondation de la République (PRR).
Pendant plusieurs heures de délibérations intenses, gouverneurs, directeurs généraux et coordinateurs d’initiatives étatiques ont passé en revue les résultats du trimestre écoulé. Il s’agissait de mesurer la portée concrète des arbitrages ministériels et, au besoin, de réajuster le tir face aux défis sécuritaires et administratifs qui assaillent encore les contrées les plus reculées de la Nation.
« L’état civil mobile du Niger s’impose aujourd’hui comme une référence incontournable au-delà de nos frontières. »
Par ailleurs, au-delà de l’inspection des affaires internes, cette rencontre de coordination s’est attardée sur le rayonnement diplomatique et technique des agents du ministère au-delà des frontières nationales.
Feuille de route pour le second semestre
À cet égard, les missions de pointe conduites dernièrement à Alger, à Moscou et au Zimbabwe ont occupé une place de choix dans le compte rendu des délégués. En terre zimbabwéenne notamment, la méthode nigérienne en matière d’enregistrement mobile des populations a reçu les éloges des experts du continent, consacrant un savoir-faire souverain érigé au rang de cas d’école.
En outre, le conclave s’est également penché sur la mission stratégique effectuée à Ouagadougou. Axée sur la libre circulation des personnes et la sécurisation des échanges transfrontaliers, cette concertation entre pays voisins marque une étape clé vers la consolidation d’un espace communautaire sûr et solidaire.
Enfin, sur instruction explicite du ministre d’État, cette halte institutionnelle s’est conclue par une série de directives fermes pour les mois à venir. Le mot d’ordre reste l’efficacité du service public et le maillage rigoureux du territoire, garanties ultimes de la stabilité nationale.
Le vent semble avoir tourné pour les affairistes et les mauvais payeurs dans notre Niger natal. Mercredi 5 août 2026, dans les salons feutrés du Palais présidentiel, une cérémonie bien particulière s’est tenue sous le regard vigilant des officiers du Conseil suprême. À l’ordre du jour : le premier grand bilan financier de l’opération « Mains propres », menée par la COLDEFF, cet organe d’exception créé pour traquer la délinquance financière et restituer au peuple les biens mal acquis.
En effet, le chiffre, tombé comme un couperet, fait déjà vibrer les sous-sols des ministères et les comptoirs de la capitale : plus de 74 milliards de francs CFA ont été réinjectés directement dans les caisses du Trésor public. Une moisson colossale en monnaie, qui affiche une nette accélération des saisies, avec un bond de 12 milliards en seulement douze mois. Par ailleurs, le recouvrement aurait pu peser davantage : Cependant, ce bilan comptable exclut les parcelles saisies, les flottes de véhicules et les autres biens meubles cédés sous contrainte par des mauvais payeurs pris au piège.
Une sanction pécuniaire plutôt que la prison » : la philosophie du CNSP
Recevant le bureau de la Commission, le chef de l’État a tenu à marquer le coup. Saluant la ténacité des enquêteurs, le pouvoir entend maintenir le cap sans céder aux sirènes des règlements de comptes sanglants ou des spectaculaires procès d’assises. La doctrine officielle se veut pragmatique, presque hygiéniste :
« Notre but n’est pas d’encombrer les geôles de la République. Le châtiment, ici, est pécuniaire. C’est au portefeuille qu’il faut frapper pour panser les plaies de la Nation. »
Au-delà de la fermeté affichée, le pouvoir veille à conserver un semblant de légalité afin de ne pas braquer les partenaires extérieurs en ces temps de vaches maigres. Le sommet somme les mis en cause de rembourser jusqu’au dernier centime, tout en promettant — murmure-t-on — de préserver leur dignité tant qu’ils s’exécuteront.
Reste une interrogation qui anime déjà les fadas de Niamey et les états-majors diplomatiques : où ira cet imposant pactole ? Dans un pays confronté aux rigueurs du climat et aux défis du développement, l’opinion publique attend désormais de voir si ces milliards retrouvés viendront soulager le quotidien des Nigériens. Pour conclure, la COLDEFF ouvre la chasse aux prébendes et promet de poursuivre sans relâche.
Tibiri, région de Maradi, 5 août 2026 — Dans les villages, la paix ne se mesure pas seulement à l’absence de coups de feu. Elle se reconnaît aussi à la possibilité pour un agriculteur de retrouver son champ sans crainte, pour un éleveur de conduire son troupeau vers un point d’eau et, surtout, pour deux voisins de régler un différend sans laisser la querelle devenir une affaire d’État.
C’est autour de cette réalité quotidienne que Tibiri a accueilli, mercredi 5 août 2026, une rencontre communautaire consacrée à la prévention et à la gestion des conflits liés à l’utilisation des ressources naturelles partagées.
La rencontre, organisée par la Haute Autorité à la consolidation de la Paix (HACP), a réuni les représentants des autorités administratives et coutumières ainsi que des agriculteurs, des éleveurs, des femmes et des jeunes. Au centre des échanges : la terre, l’eau, les pâturages et les règles qui doivent permettre à chacun d’en tirer sa subsistance sans compromettre celle de son voisin.
Dans une région où l’agriculture et l’élevage font vivre une grande partie des populations, le partage de l’espace n’est jamais une question secondaire. Une piste de transhumance mal respectée, un champ traversé par un troupeau ou un point d’eau disputé peuvent rapidement transformer un désaccord ordinaire en conflit. C’est précisément avant que la tension ne monte que les mécanismes locaux doivent intervenir.
Présent à Tibiri, le président de la HACP, le général de brigade Amadou Diddili, a invité les communautés à faire du dialogue et de la concertation les premiers outils de règlement des différends. L’objectif n’est pas seulement de résoudre les conflits une fois qu’ils sont installés, mais de permettre aux communautés de les désamorcer suffisamment tôt.
Le responsable de la HACP a également transmis les salutations du président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, en soulignant l’attention accordée aux initiatives destinées à renforcer la stabilité et la cohésion sociale.
À Tibiri, le message est simple : les ressources naturelles peuvent être limitées, mais les solutions ne doivent pas l’être. La terre doit nourrir les cultivateurs. Les espaces pastoraux doivent permettre aux éleveurs de faire vivre leurs troupeaux. Les points d’eau doivent rester accessibles. Entre ces nécessités, les communautés doivent trouver des règles acceptées et respectées par tous.
La HACP mise ainsi sur les acteurs qui connaissent le mieux les réalités du terrain. Les chefs traditionnels, les responsables communautaires, les producteurs, les éleveurs, les femmes et les jeunes ne sont pas de simples spectateurs. Ils constituent les premiers relais lorsqu’une tension apparaît dans une communauté. La prévention commence donc au niveau où naît le problème.
La rencontre de Tibiri dépasse ainsi le cadre d’une simple réunion administrative. Elle pose une question très concrète : comment continuer à vivre ensemble lorsque les mêmes espaces doivent répondre à plusieurs besoins ?
La réponse ne se trouve pas uniquement dans les décisions venues des administrations. Elle dépend aussi des habitudes locales, du respect des couloirs de passage, de la concertation entre usagers et de la capacité des communautés à privilégier la parole plutôt que la confrontation. Dans cette approche, la paix devient une affaire quotidienne. Elle se construit dans le champ, autour du puits, sur les pistes de transhumance et dans les lieux où agriculteurs et éleveurs se rencontrent.
À Tibiri, la HACP entend accompagner cette dynamique. Parce qu’une paix durable ne se décrète pas : elle se gagne, jour après jour, par la confiance, la règle commune et la volonté de vivre ensemble.
Niamey, 5 août 2026 — Au ministère nigérien du Pétrole, le prochain exercice budgétaire ne se prépare pas seulement dans les tableaux de chiffres. Il doit aussi servir à mesurer ce que l’administration est capable de produire concrètement.
Réunis depuis mardi 4 août à l’hôtel Bravia de Niamey, les principaux responsables du département travaillent à l’élaboration de deux instruments qui fixeront la trajectoire des prochaines années : le Document de Programmation Pluriannuelle des Dépenses (DPPD) 2027-2029 et le Projet annuel de performance (PAP) 2027.
Derrière cette échéance budgétaire se dessine une ambition plus large : faire de la performance administrative un élément central de la politique pétrolière.
De la gestion budgétaire à l’obligation de résultats : La vision d’Hamadou Tini
Le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, qui a ouvert les travaux, veut que les futurs documents ne se réduisent pas à une succession de programmes et de crédits. Ils devront permettre de relier les moyens mobilisés aux objectifs fixés et, surtout, aux résultats attendus.
Cette approche impose une autre manière de travailler. Les responsables du ministère devront déterminer les priorités, fixer des objectifs mesurables, définir des indicateurs de performance et identifier les ressources nécessaires à leur réalisation.
Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de savoir combien l’administration dépense, mais ce qu’elle obtient avec les moyens qui lui sont confiés. Le ministre a ainsi appelé ses collaborateurs à davantage de rigueur, de responsabilité, de professionnalisme et d’esprit critique.
DPPD et PAP 2027 : Construire une feuille de route pluriannuelle et vérifiable
Cette exigence prend une dimension particulière dans un secteur que les autorités nigériennes présentent comme l’un des moteurs de la croissance économique.
Si le pétrole doit jouer ce rôle, l’administration chargée de l’encadrer devra elle aussi gagner en efficacité. La planification devient alors un instrument de pilotage : elle doit permettre de hiérarchiser les priorités, d’anticiper les besoins et de vérifier périodiquement l’état d’avancement des engagements.
Le DPPD 2027-2029 donnera la visibilité pluriannuelle, tandis que le PAP 2027 traduira les orientations en objectifs annuels. Leur cohérence permettra donc de relier les ambitions stratégiques à leur mise en œuvre.
Pendant une semaine, le Secrétaire général, l’Inspecteur général des services, les conseillers techniques ainsi que les directeurs techniques et transversaux doivent confronter leurs propositions et leurs contraintes.
L’exercice doit déboucher sur des documents réalistes, cohérents et alignés sur les orientations du ministère ainsi que sur les priorités du programme du président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani.
Mais l’enjeu dépasse la production de documents budgétaires. En imposant des objectifs, des indicateurs et des ressources clairement identifiés, le ministère cherche à installer une culture où chaque engagement doit pouvoir être vérifié et chaque résultat évalué. C’est cette discipline de la performance qui doit désormais accompagner l’ambition pétrolière du Niger.
Le pari est clair : faire du secteur pétrolier un levier de croissance tout en construisant, autour de lui, une administration capable de planifier, d’exécuter et surtout de rendre compte de ses résultats.
À Malbaza, le discours sur la souveraineté économique quitte les tribunes pour entrer dans l’usine. Au pied de la carrière, dans les laboratoires et jusqu’à la chaîne de conditionnement, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, est venu mesurer ce que le Niger produit déjà. Une immersion au sein de la Malbaza Cement Company (MCC), dont la capacité atteint 650 000 tonnes de ciment par an, qui met en lumière un enjeu autrement plus vaste : la capacité du pays à transformer ses ressources en richesse industrielle et en emplois.
De la carrière au sac de ciment : immersion au cœur de la Malbaza Cement Company
À Malbaza, la souveraineté économique ne se résume pas à une formule politique. Elle se lit dans une chaîne de production. Accompagné du gouverneur de la région de Tahoua, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, ainsi que de responsables administratifs, de techniciens, des forces de défense et de sécurité, de chefs coutumiers et de représentants de la société civile, Abdoulaye Seydou a parcouru les différentes étapes de fabrication du ciment.
La visite a commencé là où tout prend naissance : la carrière de matières premières. Elle s’est poursuivie dans les unités de broyage, avant de conduire la délégation vers le laboratoire chargé du contrôle de qualité puis vers la ligne de conditionnement. Ce parcours n’avait rien d’une simple visite protocolaire. Il permettait au ministre de toucher du doigt les différentes composantes d’un outil industriel dont la capacité de production s’élève à 650 000 tonnes par an.
Derrière les machines, le ministre a également découvert un autre maillon de cette équation : les compétences locales. La maîtrise des installations et le fonctionnement quotidien de la cimenterie reposent sur des équipes techniques dont le savoir-faire constitue, lui aussi, un actif stratégique.
Valoriser les compétences locales pour bâtir l’autonomie
Avant de parcourir les installations, Abdoulaye Seydou s’est entretenu avec les responsables de la MCC. Les discussions ont porté sur les conditions de travail, les difficultés auxquelles l’entreprise est confrontée, mais également sur ses perspectives de développement.
C’est là que la visite prend une dimension économique plus large. Pour les autorités nigériennes, soutenir une cimenterie ne consiste pas seulement à préserver une unité de production. Il s’agit aussi de consolider un tissu industriel capable de valoriser les ressources disponibles sur le territoire, de créer des emplois et de réduire la dépendance du pays à l’égard des approvisionnements extérieurs.
Le ciment devient ainsi le symbole d’une ambition plus large : produire davantage au Niger, avec des ressources nigériennes et des compétences développées sur place.
« La priorité absolue du gouvernement reste la souveraineté économique », a rappelé le ministre, en présentant la MCC comme une illustration de la capacité du pays à valoriser ses ressources et à maîtriser les technologies industrielles.
Consolider le tissu industriel pour réduire la dépendance extérieure
L’enjeu dépasse donc les volumes de ciment produits à Malbaza. Dans une économie où l’industrialisation demeure un chantier majeur, chaque unité capable de transformer une matière première en produit fini participe à la construction d’une chaîne de valeur nationale. Elle génère de l’activité, mobilise des compétences et peut, à terme, entraîner autour d’elle d’autres entreprises et services.
Le raisonnement défendu par le ministre est explicite : la souveraineté économique ne peut être durable sans une base industrielle suffisamment solide. La MCC s’inscrit dans cette logique. Sa production participe à l’approvisionnement du marché et illustre la possibilité de développer, sur le territoire national, des capacités industrielles reposant sur la transformation des ressources locales.
Mais l’ambition affichée par les autorités ne s’arrête pas à la production. Elle englobe également l’emploi, notamment celui des jeunes, ainsi que la consolidation du secteur privé national.
Emploi des jeunes et secteur privé : les leviers de la refondation économique
À Malbaza, Abdoulaye Seydou a également voulu adresser un signal aux investisseurs et aux entrepreneurs. Le ministère du Commerce et de l’Industrie entend accompagner les initiatives privées susceptibles de renforcer la production nationale. Le gouvernement mise notamment sur des mesures incitatives et sur la promotion du « Consommer local ».
Cette orientation traduit une évolution de la politique industrielle : il ne suffit plus de produire. Il faut également créer les conditions permettant aux entreprises locales de trouver leur place dans le marché national. Le ministre a ainsi salué l’engagement des investisseurs et des employés de la cimenterie, tout en assurant que ses services demeurent disponibles pour accompagner la MCC et, plus largement, les initiatives portées par le secteur privé nigérien.
La méthode du terrain : ajuster la politique industrielle aux réalités locales
Cette étape s’inscrit dans une mission de travail de trois jours du ministre dans la région de Tahoua. Après Madaoua, Abdoulaye Seydou a poursuivi son déplacement à Malbaza, dans une démarche qui privilégie l’observation directe des réalités économiques plutôt que les seuls échanges institutionnels.
Le choix du terrain n’est pas anodin. Il permet au ministère de confronter les ambitions industrielles aux contraintes quotidiennes des entreprises : production, conditions de travail, difficultés opérationnelles, investissements et perspectives.
Dans la capitale de l’Ader, la cimenterie aura donc servi de révélateur. Elle montre à la fois les capacités industrielles déjà disponibles et le chemin qu’il reste à parcourir pour transformer la souveraineté économique en réalité durable.
À Malbaza, le gouvernement nigérien n’a pas seulement visité une cimenterie. Il est venu regarder, au plus près des machines, à quoi pourrait ressembler une économie qui cherche à produire davantage de ce qu’elle consomme et à transformer ses propres ressources en emplois et en valeur ajoutée.
C’est désormais sur cette capacité à passer du discours à la production que se mesurera une partie de la promesse industrielle de la refondation.
Niamey, 4 août 2026 — Deux délégations, deux préoccupations, mais un même point de convergence : le ministère nigérien de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba a reçu ce mardi le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, ainsi qu’une délégation venue du Kawar. Les échanges ont successivement porté sur la coopération sécuritaire au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et sur les suites à donner à la Semaine du Kawar.
La première audience a été consacrée à la coopération entre le Niger et le Burkina Faso. Arrivé à Niamey dans le cadre des activités liées à la fête de l’arbre, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana a effectué une visite de courtoisie auprès de son homologue nigérien.
Mais derrière les civilités, l’essentiel était ailleurs. Les deux responsables ont examiné la situation sécuritaire dans la région sahélienne et les moyens de renforcer la coordination entre les pays membres de l’AES.
Renforcement de la coordination sécuritaire entre le Niger et le Burkina Faso
La rencontre intervient alors que la question sécuritaire demeure au centre des préoccupations des États de l’espace confédéral. Niamey et Ouagadougou entendent poursuivre le rapprochement engagé entre leurs appareils de sécurité.
Les discussions ont ainsi permis de faire le point sur les réalités sécuritaires du Sahel et d’envisager de nouvelles pistes de coopération. L’objectif affiché est de consolider davantage les mécanismes communs dans un espace où la coordination entre États apparaît comme un enjeu déterminant.
La visite du ministre burkinabè prend, à cet égard, une dimension qui dépasse la simple démarche protocolaire. Elle traduit la volonté de maintenir le dialogue entre les responsables chargés de la sécurité des deux pays.
La seconde audience a changé de registre. Face au ministre d’État Mohamed Toumba, la délégation du Kawar est venue dresser le bilan de la Semaine du Kawar, organisée du 28 au 31 juillet au Palais du 29-Juillet de Niamey.
Conduite par le préfet du département de Bilma et accompagnée du ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le colonel Mahaman Elh Ousmane, la délégation a rendu compte des activités menées durant cette manifestation consacrée à cette partie du territoire nigérien.
Elle a également profité de l’occasion pour exposer plusieurs préoccupations au ministre de l’Intérieur. Ces doléances concernent notamment l’organisation des prochaines éditions de la Semaine du Kawar. L’objectif est de tirer les enseignements de l’édition 2026 afin d’améliorer la préparation et le déroulement de la prochaine rencontre.
Entre impératifs régionaux et réalités du terrain : Une double exigence de gestion
La succession de ces deux audiences illustre, à sa manière, la diversité des dossiers qui se présentent au ministère de l’Intérieur : d’un côté, les impératifs de coopération entre États sahéliens ; de l’autre, les attentes exprimées par les collectivités et les populations des territoires nigériens.
À Niamey, la journée aura donc été consacrée à deux niveaux de responsabilité. Le premier regarde vers l’espace de l’AES et ses défis sécuritaires. Le second ramène aux préoccupations du terrain et à la nécessité d’améliorer les mécanismes d’accompagnement des initiatives locales.
Deux dossiers différents, mais une même exigence : renforcer la coordination, au niveau régional comme à l’échelle nationale.
AKOKAN (RÉGION D’AGADEZ), 4 août 2026 — La vigilance et la détermination de nos forces républicaines viennent une fois de plus de porter leurs fruits au cœur de la cité minière. Lors d’une cérémonie officielle organisée dans la matinée de ce mardi 4 août 2026, la garnison de police d’Akokan a fait la démonstration de sa haute maîtrise technique en exhibant deux bandes criminelles neutralisées à la suite d’une investigations méthodiques et tenaces.
Une escroquerie électronique de 64 millions FCFA mise au jour à Akokan
Le premier coup de filet a permis d’interrompre les agissements d’un groupe d’escrocs utilisant les technologies modernes pour dépouiller l’économie nationale. En fait, ces individus sans scrupules avaient réussi à soustraire la somme considérable de plus de 64 millions de francs CFA au préjudice d’un établissement financier de transfert de fonds implanté à Akokan.
En parallèle, l’efficacité des enquêteurs a permis le démantèlement d’une seconde cellule délinquante, spécialisée dans le vol systématique et la revente clandestine de véhicules à deux roues. Finalement, la restitution des engins saisis témoigne du rétablissement strict de l’ordre légal dans la zone administrative.
Le Préfet d’Arlit salue le professionnalisme des FDS et appelle au civisme populaire
Présent sur les lieux aux côtés du représentant du parquet près le Tribunal de grande instance d’Arlit, le préfet du département, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, a exprimé la profonde satisfaction de l’État. Saluant le courage ainsi que le professionnalisme exemplaire des policiers, le haut fonctionnaire a transmis les félicitations enthousiastes du gouvernement central à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité stationnées dans le Nord.
Le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane a profité de ce succès éclatant pour adresser une mise en garde solennelle aux fauteurs de troubles, tout en invitant les travailleurs et habitants du secteur d’Arlit à faire preuve d’une vigilance citoyenne constante. C’est par un renseignement fluide et une coopération patriotique sans faille entre le peuple et ses soldats que la tranquillité et la sécurité seront définitivement préservées sur toute l’étendue du territoire national.
MARADI, 4 août 2026 — L’impulsion vers la modernisation administrative a franchi une étape historique en ce début du mois d’août 2026 dans la grande métropole du Sud. Dès le lever du jour, ce lundi 3 août, une véritable marée citoyenne a déferlé sur les différents points de rassemblement établis à travers la cité pour le lancement officiel des opérations d’immatriculation biométrique.
Un maillage territorial stratégique : Où se faire enrôler dans la capitale économique ?
Afin de garantir un service efficace et de proximité à chaque citoyen, les autorités préfectorales et les services de sécurité ont déployé un maillage rigoureux sur l’ensemble du périmètre urbain.
Les opérations se déroulent simultanément au sein des bureaux administratifs des trois arrondissements communaux, mais également au cœur des services de sécurité, notamment au commissariat central de police ainsi qu’au poste spécial du Marché central. Dès l’ouverture des guichets, la discipline et l’enthousiasme patriotique de la population étaient au rendez-vous pour satisfaire aux exigences du nouvel outil d’identité nationale.
Dossier et tarification : La liste complète des pièces justificatives exigées
Pour obtenir le précieux document sécurisé, chaque usager doit soumettre un dossier rigoureusement constitué auprès des agents recenseurs.
La procédure exige la présentation d’une copie de l’acte de naissance, d’un certificat de nationalité, d’une attestation de résidence, d’un justificatif d’activité professionnelle ainsi que de trois clichés d’identité. L’usager doit également s’acquitter de la taxe réglementaire fixée à 4 500 ou 9 000 francs CFA, selon les critères établis. Par cet acte civique, les travailleurs et habitants de Maradi témoignent de leur ferme volonté d’accompagner l’État dans la sécurisation définitive du fichier national.
Maradi, 3 août 2026 — Plus qu’une célébration annuelle consacrée à la plantation d’arbres, la troisième édition de la Journée nationale de l’Arbre s’est transformée en une tribune politique où les autorités nigériennes ont dessiné les contours de leur stratégie de développement. À travers les différentes allocutions prononcées à Chadakori, dans le département de Guidan Roumdji, un même message s’est imposé : la restauration des terres dégradées est désormais considérée comme un levier de souveraineté nationale.
Derrière les chiffres, les distinctions et les plantations symboliques, les responsables ont voulu démontrer que la politique environnementale ne relève plus d’une simple démarche écologique, mais d’un choix stratégique touchant à la sécurité, à l’économie et à l’avenir du pays.
Maradi présente les résultats concrets de la restauration de ses écosystèmes
Premier à prendre la parole, le gouverneur de la région de Maradi a dressé un état des lieux des actions menées depuis le début de l’année. Son intervention a surtout cherché à illustrer les progrès enregistrés dans la restauration des écosystèmes.
Le responsable régional a annoncé la récupération de 2 536 hectares de terres dégradées, la production de 683 417 plants forestiers, la réalisation de 763 kilomètres de bandes pare-feu et la mise sous protection de 11 337 hectares grâce à la régénération naturelle assistée. Il a également évoqué l’assainissement de 1 440 hectares envahis par des espèces nuisibles ainsi que l’empoissonnement de trois mares.
En rappelant que Maradi compte 17 forêts classées ainsi que plusieurs espaces protégés, le gouverneur a présenté la région comme un territoire appelé à jouer un rôle majeur dans la politique nationale de restauration des ressources naturelles.
Le ministère de l’Environnement renforce ses effectifs pour une gestion durable
Le ministre de l’Environnement a, quant à lui, placé son intervention sur le terrain des moyens humains. Saluant la décision présidentielle d’autoriser le recrutement de 1 000 agents des Eaux et Forêts, il a estimé que cette mesure renforcera durablement les capacités de protection et de gestion des ressources forestières.
Le ministre a également insisté sur l’évolution de la Journée nationale de l’Arbre, devenue, selon lui, un espace de réflexion permettant d’évaluer les politiques environnementales et de mobiliser l’ensemble des acteurs autour des défis liés à la dégradation des terres et au changement climatique.
Le Général Tiani associe la protection de la terre à la sécurité et l’autosuffisance
Prenant la parole à son tour, le Président de la République, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, a replacé les enjeux environnementaux dans une vision plus globale de la refondation nationale.
Sans limiter son discours aux seules questions forestières, le Chef de l’État a rappelé que la restauration des bases productives constitue l’un des fondements de la stratégie gouvernementale. Il a associé cette ambition aux priorités que sont le renforcement de la sécurité, la conquête de l’autosuffisance alimentaire, l’amélioration du système de santé et la création d’emplois pour les jeunes.
Le Président a également mis en avant les liens historiques entre les régions du Katsina et du Gobir, présentant cette solidarité territoriale comme un atout pour accompagner les transformations engagées par l’État.
Récompenses et symboles : Des actes concrets pour sceller l’engagement de l’État
Au-delà des discours, la cérémonie a traduit cette volonté politique par plusieurs gestes symboliques. Les meilleurs acteurs du concours national de la Journée nationale de l’Arbre ont été récompensés par des distinctions financières, tandis que plusieurs personnalités engagées dans la protection de l’environnement ont reçu des décorations honorifiques.
Enfin, la plantation symbolique d’un néré, désigné arbre de l’année, est venue conclure une journée où les allocutions ont largement dépassé le cadre protocolaire. À Maradi, les autorités ont voulu faire de l’environnement un pilier du développement économique, de la sécurité alimentaire et de la refondation du Niger.