Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 14 sur 294

Identité numérique : Le Niger s’inspire de l’expérience du Burkina

Niamey, 3 août 2026 —  Derrière les échanges diplomatiques classiques, une autre bataille se joue entre le Niger et le Burkina Faso : celle de l’identité numérique. Confronté à l’impératif de moderniser son système d’identification des citoyens, Niamey multiplie les initiatives pour bâtir un dispositif fiable, sécurisé et entièrement dématérialisé. C’est dans cette perspective qu’une importante délégation nigérienne a effectué une mission technique au Burkina Faso, reconnu dans la sous-région pour les avancées de son dispositif d’identification.

À la tête de cette délégation, le Secrétaire général du ministère nigérien de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Commissaire général de police (ER) Ayouba Abdourahamane, a été reçu le 30 juillet par le ministre d’État burkinabè chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zéro.

Mais loin d’une simple visite de courtoisie, cette rencontre s’inscrit dans une démarche stratégique : comprendre les mécanismes qui ont permis au Burkina Faso de structurer un système d’identification moderne afin d’en adapter les meilleures pratiques au contexte nigérien.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Une délégation de haut niveau au cœur des enjeux institutionnels 

La délégation nigérienne réunissait les principaux acteurs impliqués dans la gestion de l’identité et de l’état civil. Étaient notamment représentés la Direction générale de l’État civil, des migrations et des réfugiés, l’Agence nationale pour la société de l’information (ANSI), la Direction de la surveillance du territoire, le Service national de production de la carte biométrique, les services juridiques du ministère de l’Intérieur, les ministères en charge des Technologies de l’information ainsi que de l’Économie et des Finances, sans oublier le projet régional WURI.

Cette composition illustre la volonté des autorités nigériennes d’aborder la réforme sous tous ses aspects : juridique, technologique, administratif et financier.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Observer et comparer : Les experts nigériens à l’école du modèle burkinabè

Au cours de leur séjour, les experts nigériens ont parcouru plusieurs structures clés du dispositif burkinabè. Les échanges ont porté sur les méthodes d’enregistrement des populations, la sécurisation des données, la production des documents officiels ainsi que l’interconnexion des différentes administrations.

Les responsables burkinabè ont notamment partagé leur expérience avec la Direction générale de la modernisation de l’état civil, l’Office national d’identification, l’Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC) ainsi que le projet WURI Burkina.

Selon les membres de la mission, ces différentes visites ont permis de recueillir des recommandations concrètes sur les procédures de délivrance de documents authentiques et sur les mécanismes permettant de limiter les risques de fraude documentaire.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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L’état civil moderne : Nouveau pilier de la gouvernance et de la sécurité au Niger

Au-delà de la coopération bilatérale, cette mission traduit une évolution profonde des priorités des États sahéliens. Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, la mobilité des populations et la digitalisation des services publics, disposer d’un système national d’identification performant devient un levier essentiel de gouvernance.

Pour le Niger, l’enjeu dépasse la simple délivrance de cartes biométriques. Il s’agit de construire une infrastructure capable de renforcer l’état civil, de sécuriser les transactions administratives, de faciliter l’accès aux services publics et d’améliorer la planification des politiques publiques.

En choisissant de capitaliser sur l’expérience burkinabè, Niamey affiche ainsi sa volonté d’accélérer la modernisation de son administration et de poser les bases d’une identité numérique robuste, appelée à devenir l’un des fondements de l’action publique dans les années à venir.

Général Tiani à Maradi pour la Journée des Martyrs et de l’Arbre

MARADI (CAPITALE ÉCONOMIQUE), 3 août 2026 — L’enthousiasme populaire était à son comble en ce lundi 3 août 2026 dans la vaste cité de Maradi. Pour célébrer la refondation symbolique de la journée du 3 août — désormais consacrée aux Martyrs de la Colonisation et à la Lutte contre la Désertification —, le Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a effectué un déplacement mémorable au cœur du bassin agricole du pays.

CNSP
© CNSP

Un accueil triomphal du Chef de l’État dans la région de Maradi 

Dès l’atterrissage de l’appareil présidentiel sur le tarmac de l’aéroport international de Maradi, la haute hiérarchie militaire, le corps préfectoral, ainsi que les dignitaires coutumiers et les guides spirituels du secteur se sont alignés pour saluer le premier magistrat de la Nation.

Ensuite, après le cérémonial d’usage et la revue des troupes, la caravane présidentielle a mis le cap sur la localité de Chadakori. Tout au long de cet itinéraire rural, une foule immense, en liesse, s’est amassée sur les bas-côtés. Acclamations passionnées, chants patriotiques et danses traditionnelles ont rythmé le passage du cortège, témoignant de l’attachement indéfectible des masses paysannes envers les orientations suprêmes de la République.

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Chadakori : Théâtre de la résistance patriotique et du renouveau vert 

Arrivé au point de rassemblement de Chadakori, le Président de la République a de nouveau reçu les honneurs des gardes d’honneur avant de prendre place à la tribune officielle. Par la suite, c’est sur ce terrain emblématique qu’a eu lieu, de manière solennelle, le coup d’envoi des opérations de mise en terre des jeunes plants.

Ainsi, cette journée du 3 août franchit une étape politique décisive : elle ne se réduit plus à une  commémoration institutionnelle de l’indépendance de 1960 ni à un simple geste écologiste. Elle fusionne désormais le devoir de mémoire envers les héros tombés sous le joug colonial et le combat quotidien contre l’avancée des sables et le déboisement.

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La nouvelle portée symbolique du 3 août : entre mémoire historique et souveraineté écologique 

En associant la mémoire des martyrs au combat environnemental, le pouvoir central réaffirme la souveraineté totale du Niger sur son histoire et sur ses ressources naturelles. Reboiser la terre nigérienne devient ainsi un acte de résistance nationale et de dignité retrouvée.

Enfin, sous la conduite énergique du Général Tiani, le peuple de la région de Maradi a prouvé avec éclat qu’il restait le rempart inexpugnable de la Patrie et le pionnier du redressement national.

Journée de l’arbre à Niamey : Mobilisation pour la Refondation

NIAMEY, 3 août 2026 — Un vent de ferveur patriotique et d’engagement écologiste a balayé la capitale de la République ce lundi 3 août 2026. À l’occasion de la traditionnelle Journée nationale de l’Arbre, les plus hautes autorités du pays, la hiérarchie militaire et les masses populaires se sont rassemblées au cœur de la Ceinture Verte de l’Arrondissement communal Niamey IV pour poser un acte fondateur de la Refondation nationale.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Un front uni des autorités et du peuple contre la désertification 

C’est sous une bannière résolument combattante que s’est ouverte cette édition, placée sous le mot d’ordre hautement stratégique : « La restauration des bases productives, pilier de la Refondation ».

Ainsi, pour concrétiser cette grande offensive contre l’avancée du désert et l’aridité, le Premier ministre, Son Excellence Ali Mahamane Lamine Zeine, était entouré du Général de division Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur, du gouverneur de la région de Niamey, ainsi que du premier magistrat de la cité, le Colonel Boubacar Soumana Garanké, administrateur délégué de la Ville.

Flanqués des vaillantes brigades des Sentinelles Patriotes Nigériennes et des militants de l’ONG Garkuwa, les dirigeants ont mis la main à la terre pour planter de jeunes pousses, symboles de l’autosuffisance et du renouveau national.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Un siècle d’histoire célébré par la restauration de l’environnement 

Cette grande opération de reboisement prend une résonance toute particulière cette année, alors que la capitale célèbre avec fierté un siècle d’existence sous la devise : « Niamey, 100 ans d’histoire, de résilience et d’avenir ».

De plus, prenant la parole sur le terrain des opérations, l’autorité communale a rappelé que chaque pousse enfoncée dans le sol nourricier constitue un rempart inexpugnable contre les crises climatiques. En s’inscrivant scrupuleusement dans l’axe prioritaire dédié à la protection de la nature de son plan stratégique, la municipalité réaffirme son ambition de transformer le visage de la capitale et de garantir la santé publique des générations futures.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Une obligation citoyenne et écologique au service du développement durable 

Enfin, les responsables ont lancé un appel vibrant à l’endroit de chaque Nigérien pour que l’effort de reboisement ne s’arrête pas aux frontières du site officiel. Entretenir l’arbre planté, préserver le couvert végétal et assainir son environnement immédiat constituent désormais les devoirs cardinaux de tout citoyen soucieux de la grandeur du Niger.

En conjuguant mémoire historique et souveraineté écologique, Niamey prouve une fois de plus que le combat pour la patrie passe aussi par la conquête verte du sol national.

Axe Maradi–Zinder : Le grand chantier du renouveau routier est ouvert

MARADI (RÉGION DE MARADI), 3 août 2026 — C’est dans une atmosphère de ferveur populaire et d’unité nationale que s’est tenue, le samedi 1ᵉʳ août 2026, la cérémonie de pose de la première pierre de la grande artère reliant le cœur marchand du pays à la cité historique de Zinder. Sous l’impulsion souveraine des plus hautes autorités de l’État, le Premier ministre, Son Excellence Ali Mahaman Lamine Zeine, a donné le signal du départ pour la transformation radicale de cet itinéraire capital.

Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
© Ministère de l'Equipement et des Infrastructures

Un ruban d’asphalte pour faire battre le cœur de l’économie nationale 

La réfection intégrale des 234 kilomètres séparant Maradi de Zinder ne constitue pas un simple chantier public : c’est l’ossature même des échanges interrégionaux et transfrontaliers qui fait l’objet d’une modernisation de grande envergure.

Par ailleurs, prenant la parole devant une assemblée dense de notables, de cadres territoriaux et de citoyens enthousiastes, le ministre de l’Équipement et des Infrastructures, le Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou, a souligné la portée hautement stratégique de l’ouvrage. Sous la conduite éclairée du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ce projet ambitieux vise à désenclaver les bassins de production et à fluidifier le transit des marchandises vers la République sœur du Nigeria.

Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
© Ministère de l'Equipement et des Infrastructures

Une vision globale intègrant des infrastructures socio-économiques 

Fruit de l’effort national, appuyé par le partenaire institutionnel de la Banque mondiale via le Projet d’Intégration et de Connectivité du Sud Niger (PICSN), les travaux s’étendent bien au-delà de la seule plateforme routière.

Fidèle aux orientations du Gouvernement pour un développement équitable, le programme englobe également un ensemble d’infrastructures sociales de proximité :

  • Aménagement de voies secondaires pour desservir les campagnes.
  • Construction d’ouvrages hydrauliques et de forages pour l’approvisionnement en eau potable.
  • Érection de complexes scolaires et de dispensaires de santé intégrés tout au long du tracé.

Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
© Ministère de l'Equipement et des Infrastructures

Mobilisation générale, rigueur d’exécution et création d’emplois locaux 

En outre, devant les constructeurs et techniciens retenus pour ce défi technique, le ministre a fait preuve d’une fermeté toute militaire : respect scrupuleux du cahier des charges, haute qualité des matériaux, ponctualité des livraisons et priorité absolue accordée à l’embauche des jeunes des localités traversées.

De son côté, la population a été appelée à faire preuve d’un civisme exemplaire afin de protéger ce patrimoine commun contre toute dégradation. Ainsi, en concrétisant le lancement de ce chantier d’envergure, le Chef du Gouvernement pose les jalons d’un Niger interconnecté, maître de son destin et résolument engagé sur la voie du progrès social.

Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
© Ministère de l'Equipement et des Infrastructures

L’axe Niger-Türkiye au beau fixe : Toumba reçoit l’émissaire turc

Niamey, le 31 juillet 2026 — Les salons feutrés du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire ont servi de cadre, ce vendredi matin, à un ballet diplomatique de haute volée. Dans la plus pure tradition républicaine, le Ministre d’État, le Général de Division Mohamed Toumba, a reçu, avec les honneurs dus à son rang, Son Excellence Özgür Arslan, nouvellement accrédité en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Türkiye auprès de notre nation.

Cette rencontre, qui s’inscrit dans le protocole habituel des prises de contact, a rapidement pris des allures de séance de travail approfondie. Signe du caractère éminemment pragmatique de cette mission, le diplomate turc n’a pas fait le déplacement seul : il était également accompagné du coordonnateur en chef de la TIKA, l’institution étatique d’Ankara chargée de la coopération technique et du développement.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Un tour d’horizon des grands chantiers de l’État

Durant près d’un tour d’horloge, les deux personnalités ont passé au peigne fin la vitalité de l’axe Niger-Türkiye. De part et d’autre, le constat dressé est sans appel : les relations bilatérales traversent une période faste, marquée par une entente cordiale et une vision partagée du développement endogène.

À cet égard, il convient de souligner que le partenariat qui lie le peuple nigérien à la nation turque ne se cantonne pas aux simples déclarations d’intention. Il s’incarne aujourd’hui par un dynamisme concret sur le terrain. Sur le front stratégique de la défense et de la sécurité, les échanges de bons procédés constituent un rempart solide pour la sauvegarde de notre souveraineté.

Par ailleurs, l’offensive de charme turque s’illustre également dans les secteurs vitaux du progrès social. De la construction d’infrastructures de santé publique à l’appui structurel dans l’éducation nationale, en passant par les vastes programmes de relance de notre agriculture et la formation technique de nos jeunes cadres, la coopération s’avère aussi dense que fructueuse.

Enfin, à l’issue de cette audience, c’est par une poignée de main chaleureuse, symbole d’une fraternité agissante, que le Général de Division Mohamed Toumba a raccompagné son illustre hôte. Une manière d’indiquer que la République compte bien capitaliser sur cette alliance stratégique pour les décennies à venir.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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UNIV-EXPO 2026 : Le salon d’orientation s’ouvre à Niamey

NIAMEY, 31 juillet 2026 — Le baccalauréat ouvre une porte, mais ne dit pas toujours quelle direction prendre. Pour des milliers de jeunes Nigériens, l’obtention du diplôme marque ainsi le début d’une autre épreuve : choisir une formation, identifier une filière porteuse et éviter que l’orientation ne devienne un choix par défaut.

C’est dans cet espace d’incertitude que l’UNIV-EXPO 2026 entend trouver sa place. La deuxième édition du Salon international d’information et d’orientation des nouveaux bacheliers s’est ouverte vendredi 31 juillet à Niamey, sous l’impulsion de l’Agence FAIDA Consulting, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique.

Mais derrière les stands d’universités et les présentations de formations, l’enjeu dépasse largement la découverte de quelques établissements. Le Niger cherche à mieux rapprocher les aspirations de sa jeunesse des besoins de son économie.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Le diplôme ne suffit plus

Pour le nouveau bachelier, la question n’est désormais plus seulement de poursuivre ses études. Il faut savoir lesquelles. Droit, sciences, technologie, économie, ingénierie, formations professionnelles ou autres parcours spécialisés : l’éventail des possibilités peut rapidement transformer la liberté de choix en véritable casse-tête. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saidou, l’a placé au cœur de son intervention inaugurale.

Selon lui, l’orientation post-baccalauréat ne doit pas se réduire à une formalité administrative. Elle doit permettre au jeune de confronter ses aptitudes, ses ambitions et les perspectives offertes par le marché du travail aux priorités de développement du pays. Autrement dit, le bon choix de filière devient une question de stratégie nationale.

Une boussole pour les nouveaux étudiants

L’UNIV-EXPO veut précisément jouer ce rôle de boussole. Durant le salon, les nouveaux bacheliers peuvent découvrir les parcours proposés par différentes universités et grandes écoles, mais aussi échanger avec des acteurs susceptibles de les aider à comprendre les possibilités qui s’offrent à eux.

La directrice générale de FAIDA Consulting a invité les jeunes à suivre attentivement les présentations et à exploiter les informations disponibles. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la première édition, dont les organisateurs disent avoir tiré des résultats encourageants.

Le pari consiste désormais à transformer cette expérience en un rendez-vous capable de répondre à une demande croissante d’informations au moment où les jeunes doivent prendre des décisions qui peuvent peser sur plusieurs années de leur vie.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Le gouverneur appelle à ne pas choisir au hasard

Présent à l’ouverture, le gouverneur de la région de Niamey, le général de division Assoumane Abdou Harouna, a, lui aussi, insisté sur la responsabilité qui accompagne cette étape. Son appel aux nouveaux bacheliers tient en une idée : choisir avec discernement.

Dans un contexte où certaines filières peuvent attirer davantage de candidats que d’autres, l’orientation doit éviter les décisions dictées uniquement par l’effet de mode, les préférences de l’entourage ou la méconnaissance des débouchés. Pour les jeunes, le salon offre donc l’occasion de comparer, questionner et surtout de comprendre avant de s’inscrire.

Former les compétences dont le Niger aura besoin

Le gouvernement entend donner à cette problématique une portée plus large. Lors du lancement, le professeur Mamadou Saidou a replacé l’orientation dans la transformation du système éducatif et dans la valorisation du capital humain.

Cette vision repose sur un principe simple : un pays ne construit pas son avenir uniquement avec des infrastructures ou des investissements ; il le construit aussi avec les compétences de sa jeunesse. Le choix des formations devient dès lors une composante de la politique de développement.

Le ministre a réaffirmé la disponibilité des autorités à soutenir les initiatives et partenariats susceptibles de contribuer à la formation des compétences appelées à participer au développement du pays. Cette orientation s’inscrit dans les priorités affichées par les autorités nigériennes, sous la conduite du président de la République, chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Des stands pour passer de l’information au choix

Après la cérémonie officielle, le professeur Mamadou Saidou a parcouru les différents espaces d’exposition. Universités, grandes écoles et partenaires ont présenté leurs offres et leurs dispositifs aux visiteurs. La scène peut sembler classique. Pourtant, elle répond à une difficulté très concrète : permettre au futur étudiant de passer d’une connaissance générale des études supérieures à une décision plus construite.

Car entre obtenir le bac et réussir son entrée dans l’enseignement supérieur, il existe une étape souvent sous-estimée : savoir où aller et pourquoi. C’est cette étape que l’UNIV-EXPO veut désormais mieux encadrer.

Le véritable défi commence après le salon

La deuxième édition s’ouvre alors que le Niger cherche à renforcer son capital humain et à préparer une nouvelle génération de compétences.Pour les organisateurs comme pour les autorités, l’enjeu ne sera toutefois pas uniquement de remplir les stands ou d’informer les visiteurs pendant quelques jours.

Le véritable résultat se mesurera plus tard : dans les choix opérés par les nouveaux bacheliers, leur capacité à réussir leurs parcours et, à terme, dans leur insertion dans la vie professionnelle. L’orientation réussie ne se reconnaît pas au nombre de brochures distribuées, mais au nombre de jeunes qui trouvent leur voie.

À Niamey, l’UNIV-EXPO 2026 ouvre ainsi une réflexion qui dépasse le simple calendrier universitaire. Elle pose une question centrale pour le Niger : comment transformer chaque nouveau bachelier en une compétence utile à lui-même et au pays ?

La réponse se construira peut-être dans une salle de conférence, devant un stand universitaire ou au détour d’un échange avec un conseiller. Mais elle se vérifiera surtout plusieurs années plus tard, lorsque ces jeunes diplômés entreront à leur tour dans l’économie nigérienne.

Forum Investir au Niger 2026 : Le comité d’organisation officiel installé

Le gouvernement nigérien a franchi une étape clé dans l’organisation du Forum « Investir au Niger », prévu du 24 au 26 novembre 2026 : il a officiellement installé le comité chargé d’en piloter les préparatifs, lui confiant la mission de transformer l’événement en vitrine du potentiel économique du pays auprès des investisseurs nationaux et internationaux.

Le compte à rebours est désormais officiellement lancé. À Niamey, les autorités ont installé le comité ad hoc chargé de préparer le Forum international « Investir au Niger », programmé du 24 au 26 novembre 2026. Devant les membres de ce comité fraîchement constitué, le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Seydou, a d’emblée insisté sur la portée de ce rendez-vous pour l’avenir économique du pays.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Le forum se veut avant tout une plateforme de mise en lumière des opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs clés du développement national. Selon le ministre, le Niger dispose d’un potentiel économique considérable, qu’il appartient désormais aux autorités de valoriser en créant les conditions propices pour rassurer, séduire et accompagner les capitaux nationaux et internationaux.

“Le Niger dispose d’un potentiel économique immense ; il revient aux autorités de créer les conditions pour rassurer, séduire et accompagner les investissements.” M. Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce et de l’Industrie

Un impératif de rigueur et de synergie

Le ministre a par la suite exhorté les membres du comité au professionnalisme, au respect rigoureux des délais et à une synergie parfaite entre les différents acteurs impliqués. Un mot d’ordre destiné à garantir le succès d’un événement dont l’ambition dépasse le seul cadre national : le forum doit en effet accueillir plusieurs pays invités d’honneur, parmi lesquels la Turquie, la Chine et la Russie, aux côtés d’invités spéciaux venus du continent et au-delà.

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Une mobilisation diplomatique large

Aux côtés des pays invités d’honneur figureront des délégations du Burkina Faso et du Mali, partenaires du Niger au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), ainsi que du Togo, du Ghana, du Tchad, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye, de l’Inde et de l’Arabie saoudite.

Quatre sous-commissions pour un pilotage structuré

Le comité ad hoc rassemble des experts issus des ministères sectoriels ainsi que de plusieurs corps professionnels. Il est organisé en quatre sous-commissions, chacune investie d’un mandat spécifique :

  • Scientifique

  • Logistique, exposition, protocole et sécurité

  • Communication et coordination institutionnelle

  • Partenariats, sponsoring, mobilisation des ressources et suivi du forum

La mission confiée à ce comité est vaste : définir la stratégie organisationnelle de l’événement, élaborer le programme des travaux, sélectionner les projets bancables à présenter aux investisseurs, et assurer la promotion ainsi que la visibilité du forum à l’échelle nationale et internationale.

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Repositionner le Niger comme destination d’investissement

Au-delà de l’organisation logistique, cette initiative s’inscrit dans une volonté politique plus large. Les autorités de la Refondation entendent redynamiser l’économie nationale et positionner le Niger comme une destination stratégique et privilégiée pour les capitaux privés, régionaux et internationaux. Le forum « Investir au Niger » apparaît ainsi comme l’un des instruments diplomatico-économiques de cette ambition, à l’heure où plusieurs pays de la région cherchent à diversifier leurs partenariats économiques.

Reste désormais à ce comité fraîchement installé de transformer, en un peu plus de quatre mois, ce cahier des charges ambitieux en un événement à la hauteur des attentes affichées par le gouvernement.

SENUMA 2026 : Le Niger au cœur de la coopération numérique de l’AES

BAMAKO, 31 juillet 2026 — Le numérique s’installe progressivement au cœur des échanges entre les pays du Sahel. À Bamako, le Niger prend part à la quatrième édition de la Semaine du Numérique du Mali (SENUMA), ouverte le 28 juillet et prévue jusqu’au 1er août 2026.

Cette rencontre, placée sous le thème « L’écosystème du numérique au Mali : état des lieux, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie », réunit plusieurs acteurs autour des mutations que connaissent les administrations, les entreprises et les services destinés aux populations.

La présence nigérienne ne relève pas du simple échange de courtoisie. Le Niger et le Mali entendent, dans le cadre de leur coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), rapprocher leurs expériences dans un domaine devenu stratégique pour le développement et la souveraineté des États.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Une délégation venue de plusieurs secteurs

Pour cette quatrième édition, le Niger figure, avec le Burkina Faso, parmi les pays invités d’honneur. Sa délégation rassemble plusieurs structures directement engagées dans la politique numérique nationale.

Le Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, l’Agence Nationale pour la Société de l’Information (ANSI), l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP), Niger Poste ainsi que l’École Supérieure des Communications Électroniques et de la Poste (ESCEP-Niger) sont représentés à Bamako.

Cette composition traduit la volonté de faire de la coopération numérique une affaire qui dépasse les seuls départements ministériels. Régulation, formation, infrastructures et services numériques se trouvent ainsi réunis autour d’un même cadre d’échanges.

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L’expérience sahélienne en partage

Au fil des travaux, la participation nigérienne offre surtout l’occasion de confronter les expériences et les méthodes développées de part et d’autre. Dans un espace sahélien confronté à des contraintes économiques, administratives et sécuritaires particulières, la maîtrise des outils numériques apparaît désormais comme un levier important de modernisation.

Dès lors, les échanges de Bamako prennent une dimension régionale. Ils permettent aux participants de réfléchir aux moyens de rapprocher les pratiques, de consolider les compétences et de favoriser des solutions adaptées aux réalités des États de l’AES.

Pour le Niger, cette présence constitue également une occasion de présenter son expérience et de tirer profit des initiatives développées au Mali et dans les autres pays participants.

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Vers une coopération numérique plus étroite

La Semaine du Numérique du Mali intervient ainsi à un moment où les États sahéliens cherchent à renforcer leurs capacités propres dans le domaine technologique. Au-delà des discours et des rencontres, l’enjeu demeure concret : faire du numérique un instrument utile à l’administration, aux entreprises et, surtout, aux citoyens.

À Bamako, le Niger entend donc contribuer à cette réflexion collective, avec l’ambition de renforcer les échanges régionaux et de favoriser une transformation numérique davantage adaptée aux besoins des populations. La quatrième édition de la SENUMA doit s’achever le 1er août. Elle aura, pendant plusieurs jours, placé le numérique au centre d’une coopération sahélienne appelée à prendre de nouvelles formes.

Niger – BOAD : 60,6 milliards FCFA pour l’agriculture et l’énergie

NIAMEY, 29 juillet 2026 — Deux chèques, deux secteurs, une même ambition. Au Niger, l’agriculture et l’électricité viennent de recevoir un nouveau souffle financier qui pourrait peser dans la stratégie de transformation économique du pays. Mardi 28juillet 2026 à Niamey, le gouvernement et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) ont engagé 60,6 milliards de FCFA sur deux chantiers considérés comme déterminants : produire davantage sur les terres irriguées et augmenter la capacité nationale de production électrique.

La scène était officielle. Son enjeu, lui, est profondément économique. En présence du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, le président de la BOAD, Serge Ekue, a présidé la signature de deux conventions de financement. Derrière les montants, le gouvernement nigérien cherche à s’attaquer à deux contraintes qui peuvent ralentir l’ensemble de l’économie : la capacité à produire suffisamment de nourriture et celle à disposer d’une énergie abondante pour transformer, entreprendre et industrialiser.

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30 milliards pour changer d’échelle dans l’agriculture

Premier volet : 30 milliards de FCFA destinés à l’Office national des aménagements hydro-agricoles (ONAHA). Le financement doit permettre à l’organisme de renforcer ses moyens en équipements afin d’accompagner le programme national de grande irrigation.

Le choix n’est pas anodin. Dans un pays où l’agriculture occupe une place centrale dans l’activité économique, l’irrigation permet de réduire la dépendance à une production directement exposée aux aléas climatiques. Elle ouvre surtout la possibilité de mieux maîtriser les cycles de production et d’accroître les superficies effectivement exploitées.

Le pari consiste donc à passer d’une agriculture qui subit davantage les contraintes naturelles à une agriculture capable de mieux contrôler son potentiel productif.

Les équipements financés doivent contribuer à cette montée en puissance. Mais l’objectif affiché ne s’arrête pas à la production brute. Le gouvernement entend également soutenir la transformation des produits agro-sylvo-pastoraux, avec l’idée de conserver davantage de valeur sur le territoire. Produire plus est une première étape. Transformer davantage localement en est une autre.

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30,6 milliards pour desserrer l’étau énergétique

Le second financement vise un autre verrou : l’électricité. La convention conclue avec la NIGELEC mobilise 30,6 milliards de FCFA pour développer un projet énergétique de 23 mégawatts destiné à accroître la production nationale. Là encore, le chiffre mérite d’être regardé au-delà de son apparente technicité. Chaque mégawatt supplémentaire peut avoir un effet sur la capacité d’une économie à fonctionner, produire et investir.

L’énergie alimente les entreprises, les unités de transformation, les services et les infrastructures. Elle conditionne aussi la capacité d’un pays à développer une industrie locale. Dans cette perspective, le projet de 23 MW s’inscrit dans une équation plus large : renforcer la production nationale pour accompagner les ambitions économiques du Niger. Le ministre de l’Économie et des Finances, Laouali Abdou Rafa, a placé ces investissements dans le cadre du Programme de Refondation de la République 2025-2029.

Agriculture et énergie : deux leviers d’une même stratégie

Pris séparément, les deux projets répondent à des besoins distincts. Mis ensemble, ils racontent toutefois une stratégie cohérente. L’agriculture produit la matière première. L’énergie permet de la conserver, de la transformer et de faire fonctionner les chaînes de valeur.

C’est à ce niveau que les 60,6 milliards de FCFA prennent une portée supérieure à celle de deux opérations financières. Le financement de l’ONAHA vise la capacité productive des terres. Celui de la NIGELEC doit renforcer l’offre énergétique. Entre les deux se trouve le projet d’une économie capable de produire davantage, de transformer davantage et, à terme, de dépendre moins de l’extérieur pour satisfaire certains de ses besoins essentiels.

Le gouvernement veut notamment améliorer la sécurité alimentaire, renforcer l’offre énergétique, soutenir la transformation des produits agro-sylvo-pastoraux et stimuler le développement industriel.

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À Niamey, la BOAD accompagne le virage de la souveraineté

La signature des conventions n’était pas le seul rendez-vous de Serge Ekue à Niamey. Le président de la BOAD a également été reçu par le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Les discussions ont porté sur plusieurs priorités nationales : sécurité alimentaire, agriculture, infrastructures et énergie. Cette séquence politique donne une profondeur supplémentaire aux accords financiers.

Car le sujet énergétique, en particulier, est désormais présenté comme un levier stratégique de la souveraineté du Niger. Dans cette lecture, accroître la production nationale d’électricité ne relève plus uniquement d’une politique sectorielle. Il s’agit également de renforcer la capacité du pays à maîtriser les conditions de son développement.

La même logique apparaît dans le domaine agricole. Un pays qui veut consolider sa souveraineté doit pouvoir sécuriser son alimentation, mais aussi disposer des moyens énergétiques nécessaires à la transformation de ses ressources.

Le vrai défi commence après la signature.

Les conventions sont signées. Les financements sont annoncés. Mais le véritable test commence maintenant. Il faudra convertir les 30 milliards destinés à l’ONAHA en équipements opérationnels et en capacités d’irrigation effectivement productives. Il faudra également transformer les 30,6 milliards consacrés à la NIGELEC en capacité électrique supplémentaire.

Autrement dit, l’enjeu ne sera plus le montant des financements, mais leur rendement économique et social. Pour l’agriculture, la question sera celle de la productivité, de la régularité de la production et de la capacité à créer des chaînes de transformation. Pour l’énergie, elle concernera la réalisation effective du projet de 23 MW et sa contribution à l’amélioration de l’offre nationale. C’est cette traduction concrète qui permettra de mesurer la portée des accords.

Le financement comme instrument de transformation

Avec ces deux conventions, la BOAD et le gouvernement nigérien donnent une forme financière à une ambition politique : faire de la production nationale un pilier de la Refondation. Le choix des secteurs est révélateur. Ici, l’argent ne vise pas seulement à financer des infrastructures ; il cherche à renforcer les capacités productives du pays. À terme, le calcul est simple : davantage de terres aménagées et équipées, davantage de production agricole ; davantage d’électricité disponible, davantage de possibilités pour les entreprises et l’industrie.

Entre ces deux objectifs se dessine une même trajectoire : construire une économie moins vulnérable aux ruptures extérieures et davantage capable de valoriser ses propres ressources. Les 60,6 milliards de FCFA annoncés à Niamey ne constituent donc pas, à eux seuls, une révolution économique. Mais ils ciblent deux fondations essentielles de celle-ci.

Au Niger, le nouveau front de la souveraineté se joue désormais autant dans les champs irrigués que dans les centrales électriques.

Niger : Dr Élisabeth Shérif présente la réforme éducative au CCR

NIAMEY, 29 juillet 2026 — Une réforme de l’école ne se mesure pas uniquement au nombre de salles de classe construites ou d’enseignants recrutés. Elle se juge aussi à la capacité d’un système éducatif à former une génération capable de répondre aux besoins d’un pays en transformation. Au Niger, cette équation s’est retrouvée au centre des échanges, mercredi 29 juillet, lors de la première session ordinaire de l’année 2026 du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR).

Face aux conseillers, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, a présenté l’état d’avancement des principales réformes engagées dans son secteur. Mais derrière cette communication institutionnelle se dessine une question plus vaste : quel système éducatif le Niger veut-il construire pour accompagner la Refondation du pays ?

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Changer l’école pour changer le pays

L’éducation constitue l’un des secteurs où les ambitions de transformation se confrontent directement aux réalités quotidiennes. Dans les établissements, la question se pose en termes d’accès aux apprentissages, de qualité de l’enseignement, de disponibilité des enseignants et d’adaptation des programmes. À l’échelle nationale, elle touche également à l’alphabétisation, à la transmission des savoirs et à la place accordée aux langues nationales.

C’est précisément sur cette chaîne de transformation que la ministre a articulé son intervention devant les conseillers du CCR. Son exposé a porté sur plusieurs volets : réformes institutionnelles, gouvernance du système éducatif, accès à l’éducation, qualité des enseignements et des apprentissages, mais également alphabétisation et promotion des langues nationales.

Le choix de ces priorités traduit une volonté de ne pas réduire la réforme éducative à une simple question d’infrastructures. Il s’agit plutôt de revoir les mécanismes qui permettent à l’école de remplir sa mission, depuis la gouvernance jusqu’à la transmission des connaissances.

L’accès ne suffit plus

Le premier défi reste celui de l’accès. Permettre à davantage d’enfants et de jeunes d’entrer dans le système éducatif constitue une étape fondamentale. Cependant, l’élargissement de l’accès pose immédiatement une seconde exigence : garantir à ceux qui y entrent une éducation de qualité.

C’est là que la réforme change d’échelle. Une école plus accessible mais incapable d’assurer des apprentissages solides ne répondrait que partiellement aux ambitions affichées. À l’inverse, l’amélioration de la qualité sans réponse suffisante à la question de l’accès risquerait de laisser une partie de la population en dehors du système.

Le véritable défi consiste donc à faire avancer les deux fronts simultanément. La communication présentée devant le CCR a précisément permis de mettre en perspective les actions déjà engagées, les résultats obtenus et les difficultés qui subsistent.

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La bataille silencieuse de l’alphabétisation

À côté de l’enseignement scolaire classique, l’alphabétisation occupe également une place significative dans cette architecture. La question dépasse largement l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Elle renvoie à l’accès aux connaissances, à l’autonomie des populations et à leur capacité à participer pleinement à la vie économique et sociale. Dans cette perspective, la promotion des langues nationales ajoute une autre dimension à la réforme.

L’enjeu est aussi culturel : il s’agit de penser une école capable de transmettre les savoirs tout en prenant en compte les réalités linguistiques du pays. La politique éducative se retrouve ainsi à la croisée de plusieurs objectifs : instruire, transmettre, inclure et préparer les citoyens aux mutations de la société.

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Le CCR face aux résultats et aux défis

La présence de la ministre devant les conseillers du CCR intervient également à un moment où les politiques publiques sont appelées à être confrontées à leurs résultats. Élisabeth Shérif a présenté les actions déjà réalisées, les acquis enregistrés, mais aussi les défis auxquels le secteur reste confronté.

Cette approche donne à la session une portée particulière. Elle ne consiste pas uniquement à exposer les orientations du gouvernement. Elle permet également de mettre les réformes à l’épreuve des réalités du terrain et d’examiner les perspectives envisagées pour la suite.

Autrement dit, la question n’est plus seulement de savoir quelles réformes ont été annoncées, mais jusqu’où elles peuvent transformer concrètement le système éducatif.

Une école à la mesure des ambitions de la Refondation

La réforme éducative apparaît ainsi comme un chantier de long terme. Elle engage la gouvernance du secteur, la formation et l’accompagnement des enseignants, les conditions d’apprentissage, l’accès aux savoirs, l’alphabétisation et la valorisation des langues nationales.

Elle touche surtout à une ressource dont les effets ne se mesurent pas immédiatement : le capital humain. Un système éducatif performant ne produit pas seulement des diplômés. Il contribue à former des compétences, à renforcer la cohésion sociale et à préparer les générations futures à participer au développement du pays.

C’est pourquoi les perspectives présentées devant le CCR prennent une dimension qui dépasse le seul ministère de l’Éducation nationale.

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La Refondation se joue aussi dans les salles de classe.

Car si les transformations institutionnelles peuvent être décidées rapidement, leur traduction dans les parcours scolaires demande davantage de temps, de constance et d’évaluation.

Le rendez-vous du 29 juillet aura donc permis de placer l’éducation au cœur d’une réflexion plus large sur l’avenir du Niger. Reste désormais le passage le plus exigeant : transformer les orientations en résultats durables et faire en sorte que chaque réforme annoncée puisse, à terme, se mesurer dans le quotidien des élèves, des enseignants et des familles. Au bout du compte, la réussite de la Refondation pourrait aussi se lire dans la qualité de l’école qu’elle aura réussi à construire.