Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 14 sur 282

Crues du fleuve Niger : inspection décisive des digues stratégiques de Niamey

Ce 24 juin 2026, une délégation de haut niveau a inspecté les digues stratégiques de Niamey. Entre rigueur technique et mobilisation populaire, les autorités posent les bases d’un bouclier indispensable face aux crues du fleuve Niger.

 

Le fleuve Niger, majestueux mais parfois redoutable, est au cœur de toutes les attentions à Niamey. Ce mercredi 24 juin 2026, sous une chaleur de plomb, le ballet des officiels et des ingénieurs sur les rives du fleuve ne trompe pas : l’heure est à l’action. Une mission de terrain cruciale s’est déployée sur trois ouvrages hautement stratégiques de la capitale : la digue de Liboré/Saga, la digue dite « sénégalaise » et le tronçon névralgique reliant le 2e pont à Saga.

L’enjeu de cette journée ? Valider sur le terrain les études d’Avant-Projet Détaillé (APD). Derrière ce jargon technique se cache la matrice des futurs travaux de réalisation et de renforcement des barrières de protection de Niamey. Un véritable bouclier contre les inondations qui ont, par le passé, trop souvent meurtri la région.

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La précision scientifique au service de la résilience

Pour concevoir des remparts capables de résister aux assauts répétés du fleuve, le Gouvernement du Niger n’a rien laissé au hasard. C’est le cabinet d’ingénierie GERMS Consulting qui orchestre ces études de haute précision, sous la houlette du PIDUREM (Projet de Développement Urbain Résilient et Éco-responsable de Niamey), un programme gouvernemental d’envergure soutenu financièrement par la Banque mondiale.

« Nous ne sommes pas simplement en train de dessiner des plans sur du papier », confie un expert du cabinet sur place. « Nous calibrons l’avenir sécuritaire de milliers de familles. Chaque centimètre de terre, chaque flux de courant est analysé. »

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Une union sacrée pour la capitale

Signe de l’importance vitale de ces infrastructures, le cortège du jour affichait une mobilisation institutionnelle rare. Des représentants du pouvoir central aux autorités locales, tout le monde était au rendez-vous : la Secrétaire générale adjointe du Gouvernorat de Niamey, les Administrateurs délégués de la commune de Liboré et de la Commune 4, ainsi que le Secrétaire général de la Commune 5. Tous marchaient côte à côte avec les équipes sectorielles et la direction du PIDUREM, menée par son Coordonnateur national par intérim.

Mais au-delà des uniformes et des costumes, ce sont les visages des habitants qui ont marqué cette journée. Les populations riveraines, premières concernées, sont venues en nombre pour échanger avec la délégation. Car à Niamey, on sait que la durabilité d’une digue dépend autant de la qualité de son béton que de la vigilance de ceux qui vivent à ses pieds.

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Anticiper plutôt que subir

Cette inspection marque une étape décisive. Elle incarne le passage d’une gestion de crise à une culture de l’anticipation. Face aux dérèglements climatiques mondiaux qui rendent les crues du fleuve Niger de plus en plus imprévisibles, Niamey fait le choix de la résilience.

Alors que le soleil décline sur le fleuve, la mission prend fin, laissant derrière elle l’espoir concret d’une ville enfin armée pour protéger ses enfants, ses maisons et son économie. Les études APD, désormais confrontées à la réalité du terrain, rendent le coup d’envoi des travaux plus proche que jamais.

AES : les ministres de l’Économie et des Mines réunis à Niamey pour accélérer l’intégration régionale

Le Premier ministre a réuni ce 24 juin 2026 à Niamey les ministres de l’Économie et des Mines du Mali et du Burkina Faso. Une séance de travail hautement stratégique pour accélérer l’intégration économique et la souveraineté des ressources au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).

L’architecture de la Confédération des États du Sahel (AES) passe à la vitesse supérieure, élargissant son action au-delà du seul terrain militaire pour structurer son poumon économique. Ce mercredi 24 juin 2026, le Premier Ministre , Ali Mahamane Lamine Zeine, a transformé les bureaux de la Primature à Niamey en un véritable centre de commandement géo-économique.

Le chef du gouvernement  a reçu une délégation ministérielle de premier plan venue de Ouagadougou et de Bamako. Autour de la table, le cœur financier et minier de la région : le Burkinabè Aboubakar Nacanabo (Économie et Finances), son homologue malien Alousseini Sanou (ministre d’État, Économie et Finances), épaulés par les ministres en charge des Mines, Yacouba Zabré Gouba (Burkina Faso) et le professeur Amadou Keïta (Mali). Pour parfaire ce dispositif, les ministres nigériens des Affaires étrangères et du Pétrole ont également pris part aux discussions.

L’or, le pétrole et le coton : le triptyque de la souveraineté

Si la charte de l’AES, unissant le Niger, le Mali et le Burkina Faso, s’est d’abord forgée dans la lutte commune contre le terrorisme, la consolidation de l’alliance dépend désormais de sa capacité à bâtir un espace de développement intégré. L’enjeu de cette réunion à Niamey est limpide : harmoniser les politiques extractives et financières pour s’affranchir des tutelles économiques extérieures.

Le sous-sol de ces trois États regorge de richesses — de l’or malien et burkinabè à l’uranium et au pétrole nigériens. En réunissant simultanément les gardiens des trésors publics et les maîtres des concessions minières et pétrolières, Ali Mahamane Lamine Zeine pose les jalons d’une stratégie commune. Il s’agit notamment de maximiser la transformation locale des matières premières et de réfléchir à des mécanismes de financement endogènes pour les grands projets d’infrastructures transfrontaliers.

Un front uni face aux défis macroéconomiques

Cette grande messe de Niamey intervient alors que la Confédération cherche à solidifier sa résilience économique face aux pressions internationales et régionales. La présence combinée d’Alousseini Sanou et d’Aboubakar Nacanabo aux côtés de Lamine Zeine — trois technocrates chevronnés — montre que l’AES veut rassurer les marchés tout en imposant ses propres règles du jeu.

En affichant cette parfaite unité de doctrine entre les ministères des Finances, des Mines et du Pétrole, les trois pays de l’AES envoient un message clair aux partenaires internationaux et aux compagnies multinationales : l’accès aux ressources du Sahel se négociera désormais d’une seule et unique voix. Un virage historique pour le développement intégré de cet espace communautaire en pleine mutation.

Niger : le 10ᵉ FONAF s’ouvre à Agadez pour l’autonomisation

Le gouvernement a déployé une forte délégation ce 24 juin 2026 dans la cité historique d’Agadez. Objectif : lancer la 10ᵉ édition du Forum national pour l’autonomisation des femmes et des jeunes (FONAF), un carrefour stratégique pour la souveraineté économique locale.

Le désert de l’Aïr vibre au rythme de l’innovation et des affaires. Ce mercredi 24 juin 2026, la ville d’Agadez s’est transformée en une vaste vitrine du savoir-faire nigérien à l’occasion de l’ouverture officielle de la 10ᵉ édition du Forum national pour l’Autonomisation des Femmes et des jeunes (FONAF). Preuve de la dimension stratégique de ce rendez-vous, un impressionnant aréopage gouvernemental a fait le déplacement dans le nord du pays, conduit par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, accompagné de ses homologues de l’Artisanat et du Tourisme, de la Refondation ainsi que de la Population.

Sous les yeux des partenaires techniques et financiers, des agences des Nations unies, des chefs coutumiers et du Sultan de l’Aïr, cette édition anniversaire ne se veut pas seulement une célébration. Elle s’affirme également comme un manifeste en faveur de l’émergence d’une nouvelle économie nigérienne portée par ses acteurs locaux.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le combat d’une vie : dix ans d’engagement de Hadiza Maïga Mayaki

Si le forum mobilise aujourd’hui les plus hautes sphères de l’État, c’est avant tout le fruit d’une vision. La promotrice du FONAF, Mme Hadiza Maïga Mayaki, est montée à la tribune pour retracer une décennie d’engagement sur le terrain. Depuis sa création, ce forum a formé et accompagné plusieurs centaines de jeunes et de femmes à travers le pays. Un bilan concret qui a permis l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, loin de la dépendance aux activités informelles.

Émue, la fondatrice a rendu un vibrant hommage au gouverneur d’Agadez ainsi qu’aux autorités traditionnelles pour leur soutien constant, rappelant que l’autonomisation demeure avant tout une œuvre collective.

Gouvernorat d'Agadez
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L’artisanat et les ressources locales comme leviers de souveraineté

À Agadez, carrefour millénaire des caravanes, la dimension culturelle rejoint les ambitions économiques nationales. La ministre de l’Artisanat et du Tourisme a ainsi rappelé que les métiers d’art ne relèvent pas du folklore, mais constituent un puissant levier d’émancipation économique, particulièrement pour les femmes vivant en milieu rural. Une orientation également défendue par la ministre de la Population, déterminée à renforcer l’accès des jeunes filles aux opportunités économiques.

Cette dynamique nigérienne trouve, par ailleurs, un écho favorable à l’international. Présente à la cérémonie, la représentante résidente de l’UNICEF, assurant l’intérim de la coordination du Système des Nations unies, a salué les avancées structurelles du Niger en matière de promotion de l’entrepreneuriat féminin et juvénile, tout en renouvelant le soutien de l’appareil onusien aux programmes nationaux.

Gouvernorat d'Agadez
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L’impératif stratégique de Niamey

Pour le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, le message porté par les plus hautes autorités du pays est sans équivoque : dans un contexte de refondation nationale, l’autonomisation des forces vives constitue l’un des piliers de la sécurité et du développement durable.

À cet égard, le ministre a assuré que l’État accentuerait ses réformes afin de lever les principaux obstacles au développement entrepreneurial : facilitation de l’accès au crédit, promotion de la consommation des produits locaux et renforcement de la compétitivité des PME nationales. Au cours des prochains jours, entre ateliers de formation, expositions des produits de l’Aïr et signatures de partenariats, Agadez entend démontrer que l’avenir économique du Niger se construit également aux portes du Sahara.

Gouvernorat d'Agadez
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Le grand football entre dans la phase décisive de la phase de groupes : 1xBet présente les affiches phares de la troisième journée du Tournoi planétaire

Le plus grand tournoi de football de la planète a déjà atteint son rythme de croisière, et la troisième journée de la phase de groupes s’annonce décisive pour de nombreuses sélections nationales. 1xBet, meilleur site de paris sportif international, vous présente les principaux matchs de cette journée et analyse ce qu’il faut attendre des confrontations les plus importantes avant le verdict final dans les groupes.

 

Curaçao vs Côte d’Ivoire

Cotes sur les principales issues : V1 – 25.0, X – 8.65, V2 – 1.16

 

Curaçao dispute son premier tournoi à ce niveau et a déjà marqué son histoire en inscrivant son premier but et en décrochant son premier point. Les hommes de Dick Advocaat occupent, comme prévu, la dernière place du groupe E, mais conservent encore une chance théorique de se qualifier pour la phase à élimination directe.

 

Lors de la deuxième journée, la Côte d’Ivoire est passée tout près d’une victoire précieuse face à l’Allemagne. Les « Éléphants » ont mené 1-0 jusqu’à la 68e minute avant d’encaisser deux buts de Deniz Undav, entré en jeu en cours de rencontre. Dans le temps additionnel, les Ivoiriens auraient pu reprendre l’avantage, mais Simon Adingra n’a pas osé frapper malgré une position favorable.

 

Pour cette dernière journée, l’équipe d’Émerse Faé aborde la rencontre dans la peau du grand favori. La Côte d’Ivoire devra rapidement imposer sa supériorité, empêcher son adversaire de croire à un nouvel exploit et décrocher sereinement son billet pour la phase à élimination directe.

 

Norvège vs France

Cotes sur les principales issues : V1 – 4.97, X – 4.41, V2 – 1.70

 

La Norvège et la France ont déjà validé leur qualification pour la phase à élimination directe après avoir remporté leurs deux premiers matchs avec autorité. Leur confrontation directe déterminera désormais qui terminera en tête du groupe I et bénéficiera d’un parcours plus favorable pour la suite du tournoi.

 

La grande attraction de cette rencontre sera le duel entre Erling Haaland et Kylian Mbappé. Les deux attaquants ont parfaitement lancé leur tournoi et restent à la poursuite de Lionel Messi au classement des buteurs. Haaland et Mbappé ne se sont encore jamais affrontés sous le maillot de leur sélection nationale, ce qui ajoute encore à l’intérêt de cette affiche.

 

La France part favorite, et Haaland lui-même a reconnu la force de l’adversaire lors de son interview d’avant-match. La Norvège a toutefois déjà montré qu’elle savait exploiter rapidement les erreurs adverses et se montrer efficace devant le but. La première place du groupe pourrait donc se jouer autant sur le talent des stars offensives que sur la capacité des défenses à résister à la pression.

 

Sénégal vs Irak

Cotes sur les principales issues : V1 – 1.24, X – 7.02, V2 – 14.7

 

Le Sénégal s’est incliné face aux deux sélections européennes lors des deux premières journées : les « Lions de la Teranga » ont perdu 3-1 contre la France, puis 3-2 face à la Norvège. Malgré ces deux défaites, l’équipe peut encore terminer troisième du groupe et aborde cette dernière rencontre dans la peau du grand favori. Cependant, même une victoire contre l’Irak pourrait ne pas suffire pour atteindre les seizièmes de finale.

 

L’Irak est tombé dans l’un des groupes les plus relevés du tournoi et n’a pas encore réussi à rivaliser avec les favoris. Après une défaite 4-1 face à la Norvège, la sélection s’est inclinée 3-0 contre la France. Dans ce contexte, décrocher ne serait-ce qu’un point lors du dernier match constituerait déjà un résultat encourageant.

 

Le Sénégal ne pourra pas se contenter d’une courte victoire. Les « Lions de la Teranga » devront non seulement prendre les trois points, mais également améliorer leur différence de buts afin de conserver une chance de poursuivre leur parcours dans la compétition.

 

RD Congo vs Ouzbékistan

Cotes sur les principales issues : V1 – 1.84, X – 4.25, V2 – 4.25

 

La RD Congo fait partie des équipes qui ont déjà réussi à surprendre lors de ce tournoi organisé en Amérique du Nord. Pour leur entrée en lice, les « Léopards » ont tenu le Portugal en échec 1-1, avant de s’incliner de justesse 1-0 face à la Colombie. À l’approche de cette dernière rencontre, la sélection conserve de bonnes chances de se qualifier pour la phase à élimination directe et part favorite.

 

L’Ouzbékistan peine à s’adapter au niveau de la compétition. Pour sa première participation, l’équipe s’est inclinée 3-1 contre la Colombie, puis lourdement 5-0 face au Portugal. Ces résultats ont mis en évidence l’écart de niveau, mais la sélection continue de se battre pour décrocher ses premiers points et tentera de terminer la phase de groupes sur une prestation convaincante.

 

La mission de la RD Congo est claire : une victoire porterait son total à quatre points et pourrait envoyer les « Léopards » en phase à élimination directe. L’équipe devra rester disciplinée en défense, empêcher l’Ouzbékistan de prendre confiance et exploiter sa supériorité en matière de vitesse et de puissance physique.

 

Croatie vs Ghana

Cotes sur les principales issues : V1 – 1.80, X – 3.44, V2 – 5.79

 

La Croatie part légèrement favorite. L’équipe de Zlatko Dalić a battu le Panama et s’est relancée après sa défaite face à l’Angleterre, mais son jeu est encore loin d’être irréprochable. Les Croates devront maîtriser le rythme, empêcher leur adversaire de lancer rapidement ses attaques et s’appuyer sur l’expérience de leur milieu de terrain.

 

Après deux journées, le Ghana a prouvé qu’il ne pouvait pas être considéré comme un simple outsider. Les « Black Stars » ont pris les trois points face au Panama, avant de tenir l’Angleterre en échec sans encaisser de but. S’ils conservent leur discipline défensive et se montrent plus tranchants dans les transitions, les Ghanéens auront toutes les chances d’obtenir le résultat dont ils ont besoin.

 

Cette rencontre ressemble à une véritable bataille pour la deuxième place du groupe L. L’Angleterre reste favorite face au Panama dans l’autre match du groupe. Le duel direct entre les Croates et les Ghanéens pourrait donc déterminer quelle équipe prendra une sérieuse option sur la qualification pour la phase à élimination directe.

 

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Gougaram : l’or et la gouvernance locale au cœur des débats communaux

Le préfet d’Arlit a ouvert ce 24 juin 2026 la deuxième session ordinaire de la Commission consultative communale de Gougaram. Au cœur de cet agenda, crucial pour cette commune rurale de la région d’Agadez, figurent la régulation des sites aurifères et le renforcement de la sécurité locale.

Dans le grand nord nigérien, là où les dynamiques économiques s’articulent de plus en plus autour de la fièvre de l’or, la gouvernance de proximité demeure un défi quotidien. C’est précisément dans ce contexte que la commune rurale de Gougaram, située dans le département d’Arlit, retient l’attention. En effet, ce mercredi 24 juin 2026, le Préfet du département a officiellement lancé les travaux de la deuxième session ordinaire de la Commission consultative communale, un rendez‑vous politique et sécuritaire de premier plan pour cette collectivité de la région d’Agadez.

L’événement a rassemblé un large éventail d’acteurs clés de la région : hauts gradés militaires, responsables civils, chefs coutumiers et leaders religieux. Un format inclusif qui vise à asseoir la légitimité des décisions à venir dans une zone sahélo‑saharienne où la cohésion sociale reste la première ligne de défense contre l’instabilité.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

L’or de Gougaram : encadrer la manne pour éviter le chaos

Si l’ordre du jour prévoyait l’adoption classique des procès‑verbaux précédents, c’est surtout un point stratégique qui a capté l’attention des participants : la création d’un comité communal spécifiquement chargé de la gestion des sites aurifères.

À Gougaram, l’exploitation artisanale de l’or est devenue en quelques années le véritable poumon économique de la municipalité. Cependant, elle charrie aussi son lot de complications. Pour le Préfet et les édiles locaux, l’urgence est triple :

  • Sur le plan sécuritaire : veiller à ce que l’argent du métal jaune ne vienne pas alimenter l’économie informelle ou des réseaux criminels.

  • Sur le plan environnemental : encadrer l’usage de produits chimiques nocifs qui menacent les rares ressources en eau de la zone aride.

  • Sur le plan social : garantir une redistribution équitable des revenus pour éviter les conflits entre communautés locales et orpailleurs venus d’ailleurs.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Appel au « patriotisme » et à la transparence

Dans son discours d’ouverture, le Préfet d’Arlit n’a pas mâché ses mots. En effet, rappelant que cette session constitue un cadre privilégié pour la prise de décisions locales, il a exhorté les membres de la commission à faire preuve de « responsabilité » et de « patriotisme ».

Dans un Niger en pleine reconfiguration politique, cette démarche illustre une doctrine nationale : promouvoir une gouvernance participative et transparente, directement alignée sur les orientations des plus hautes autorités de Niamey. Ainsi, en installant ce comité de gestion de l’or, Gougaram tente de prouver que la décentralisation, lorsqu’elle s’attaque de front aux réalités de ses ressources, reste le meilleur outil de développement et de stabilité pour les populations du Sahara.

Le Niger et la FAO mobilisent les bailleurs autour du « Programme Grande Irrigation »

Réunis à l’hôtel Radisson Blu de Niamey mardi 23 juin 2026, les partenaires techniques et financiers ont répondu à l’appel d’une mission de haut niveau de la FAO. Objectif : structurer des investissements massifs dans l’agro-industrie afin d’affranchir le pays de sa dépendance aux aléas climatiques.

Au Niger, la bataille pour l’autosuffisance alimentaire entre dans sa phase opérationnelle. Le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le colonel Mahaman Elhadj Ousmane, a profité d’une table ronde de haut niveau coorganisée avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour formaliser les ambitions du Niger devant un parterre de bailleurs de fonds internationaux.

Au cœur des discussions figuraient le financement du monde rural et l’industrialisation de l’appareil agricole nigérien, perçus comme les principales digues face aux crises climatiques récurrentes qui secouent la bande sahélienne.

Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL
© Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL

Le « Programme Grande Irrigation », pivot stratégique de Niamey

Pour rompre avec la fatalité des cycles de sécheresse, Niamey mise désormais sur une restructuration profonde de son modèle. « Le Niger pose des actes historiques à travers le Programme Grande Irrigation pour s’affranchir de certaines contraintes climatiques et alimentaires », a salué Mme Janaba Mahonde, coordonnatrice par intérim du Système des Nations unies (SNU) au Niger, réaffirmant au passage l’alignement des agences onusiennes sur les priorités souveraines du pays.

Cette offensive agricole ne concerne toutefois pas uniquement le marché local. Pour l’institution onusienne, appuyer le Niger relève également d’un impératif géostratégique régional. « La FAO est prête à accompagner et à investir au Niger », a martelé Mme Bintia Stephen-Tchicaya, coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest. Selon elle, injecter des capitaux à Niamey revient à « investir dans la souveraineté alimentaire de toute l’Afrique de l’Ouest », le pays occupant une position charnière dans les flux commerciaux agro-pastoraux de la sous-région.

Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL
© Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL

Sécurité, stabilité et capitaux

Pour les autorités, l’équation est simple : il n’y aura pas de paix durable sans prospérité rurale. Dans cette optique, le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le colonel Mahaman Elhadj Ousmane, a rappelé aux partenaires financiers que l’investissement dans les structures agroalimentaires constituait le meilleur levier pour fixer les populations, créer des emplois pour la jeunesse et stimuler l’entrepreneuriat rural.

« Investir dans l’agriculture, c’est asseoir la stabilité et la prospérité durable. Les besoins demeurent importants ; nous devons partager une vision commune et renforcer notre collaboration afin de déboucher sur des investissements concrets », a insisté le ministre.

Sous la conduite du représentant résident de la FAO au Niger, Al Hassan Cissé, les échanges techniques ont ensuite porté sur la traduction de ces déclarations d’intention en engagements budgétaires plus tangibles. Reste désormais aux bailleurs à transformer les promesses formulées lors de la table ronde de Niamey en lignes de crédit effectives capables d’accompagner le virage agro-industriel du pays.

Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL
© Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL

Niger : L’Université d’Agadez lance trois nouveaux Masters

Aux portes du désert nigérien, l’Université d’Agadez (UAZ) s’apprête à franchir un palier académique majeur. L’établissement vient d’officialiser l’ouverture de trois nouveaux Masters professionnels pour la rentrée universitaire 2026-2027, une décision stratégique destinée à retenir les talents locaux et à répondre aux défis écologiques et industriels de la région.

Agadez, 24 juin 2026 — C’est une annonce que les étudiants et les responsables de l’Université d’Agadez attendaient depuis longtemps. En officialisant trois arrêtés ministériels, les autorités nigériennes ont validé l’ouverture de nouveaux cursus au sein de l’établissement. Cette décision concrétise, par ailleurs, la récente promesse du recteur de l’établissement, le Dr Sama Arjika, qui plaidait pour une accélération de la modernisation pédagogique dans cette région septentrionale.

Dès la prochaine rentrée, les étudiants n’auront plus l’obligation de s’exiler vers la capitale, Niamey, ou vers l’étranger pour poursuivre leur spécialisation dans des secteurs clés.

Bio-écologie, industrie et Big Data

Par ailleurs, les trois nouveaux parcours ont été minutieusement calibrés pour répondre aux réalités économiques et géographiques du territoire sahélo-saharien :

  • Le Master en Bio-écologie et Agriculture en zone aride : un enjeu vital pour le Niger, confronté de plein fouet au changement climatique, à l’avancée du désert et aux défis de la sécurité alimentaire.

  • Le Master en Génie des procédés industriels et environnement : une filière connectée au tissu économique d’Agadez, région historique d’exploitations minières, notamment de l’uranium, qui doit aujourd’hui concilier développement industriel et préservation des écosystèmes.

  • Le Master en Mathématiques et Sciences des données : dispensé au sein de l’École nationale d’ingénieurs des sciences et de l’environnement (ENISE), ce cursus propulse l’université dans l’ère du numérique et du Big Data, un secteur en pleine expansion sur le continent.

L’enjeu de la recherche et du CAMES

Au-delà de l’impact direct pour les étudiants, qui bénéficient désormais d’une offre de formation supérieure de proximité, cette réforme constitue également une bouffée d’air pour les enseignants-chercheurs de l’UAZ. En ouvrant des cycles de niveau Master, l’université renforce ses capacités de recherche locale.

En outre, cette évolution représente un levier essentiel pour la carrière des enseignants. Ces nouveaux espaces de recherche leur permettront d’encadrer des travaux de pointe, une condition sine qua non pour valider leurs grades et progresser au sein du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

À travers cette adaptation de son offre aux transitions environnementales, industrielles et numériques, la jeune Université d’Agadez démontre qu’elle ne veut plus seulement être un pôle d’enseignement supérieur de proximité, mais un véritable laboratoire scientifique ancré au cœur du Sahel.

Niger : Seize hauts gradés écroués dans une scabreuse affaire de mœurs

Niamey, 23 juin 2026 — C’est un séisme institutionnel sans précédent qui ébranle la capitale nigérienne. L’onde de choc s’est propagée ce mardi jusqu’aux plus hauts sommets des forces de sécurité et des administrations financières du pays. Dans l’affaire dite « des mœurs », qui défraie la chronique à Niamey, la justice a tranché avec une rare sévérité : seize prévenus, parmi lesquels figurent de très hauts gradés de la douane et de la police, ont été placés sous mandat de dépôt.

Signe de la sensibilité extrême du dossier et d’une volonté manifeste d’éviter toute collusion ou concertation entre les mis en cause, les autorités judiciaires ont fait le choix de la dispersion. Dans cette logique, elles ont réparti les seize détenus dans cinq maisons d’arrêt distinctes à travers le pays.

Les douanes et la police décapitées à Kollo, Say et Birni Ngaouré

Le catalogue des incarcérations se lit comme un annuaire des cercles d’influence de Niamey. À la prison civile de Kollo, le premier nom à figurer sur les registres d’écrou est celui du commissaire Ibrahim Adamou Harouna. Il y est détenu aux côtés de quatre autres civils : Ibrahim Moussa, Habiboulaye Mahamadou Boni, Mahamadou Salim et Izdine Ben Yusuf.

À quelques dizaines de kilomètres de là, la prison de Say accueille un autre gros poisson du dossier : le colonel des douanes Saguirou Mindaoudou, écroué avec Habibou Nouhou, Ousmane Yayé Moussa ainsi que  Mahamadou Moutari Hassan.

Plus encore, c’est sans doute le quartier de haute sécurité de la prison de Birni Ngaouré qui symbolise le mieux la violence de la purge judiciaire. La justice y a incarcéré un véritable trio de hauts responsables de l’administration douanière :

  • le colonel des douanes Ali Hamani ;

  • le colonel des douanes Abdoul Kader ;

  • le colonel des douanes Moumouni Abdou Boha.

Dispersion stratégique

Le dispositif judiciaire s’étend également à la maison d’arrêt de Ouallam, qui accueille Moussa Zaidu, Ibrahim Dioffo et Hassan Amadou Adamou. Enfin, les autorités judiciaires ont transféré seul le dernier haut fonctionnaire impliqué dans ce dossier, le commissaire Abdoul Razak Mahamadou Mossi, vers la prison civile de Filingué.

Un test pour le nouveau Code pénal nigérien ?

Si les détails précis des faits qualifiés d’« affaire de mœurs » restent, pour l’heure, couverts par le secret de l’instruction, plusieurs rumeurs évoquent avec insistance des pratiques liées à l’homosexualité. Si ces informations s’avéraient exactes, ces hauts fonctionnaires pourraient être les premiers à se voir appliquer les nouvelles dispositions particulièrement répressives du Code pénal nigérien visant les relations entre personnes de même sexe.

Quoi qu’il en soit, l’ampleur des mandats de dépôt montre que la justice nigérienne a décidé de frapper fort et rapidement. Dans une capitale où les spéculations allaient bon train ces derniers jours, l’incarcération simultanée de quatre colonels des douanes et de deux commissaires de police envoie un message unique : aucun uniforme, aussi prestigieux soit-il, ne saurait constituer un bouclier dans ce scandale d’État.

Faso : l’enfer des mines d’or évité de justesse pour 23 enfants mineurs

Mogtédo, 23 juin 2026 – C’est un coup d’arrêt majeur porté aux réseaux de traite d’êtres humains qui sévissent dans la région du Sahel. En effet, ce mardi 23 juin 2026, la gendarmerie nationale du Burkina Faso a annoncé avoir intercepté 23 enfants mineurs, âgés de seulement 12 à 15 ans. Entassés dans des minicars de transport en commun, ils étaient en route vers une destination destructrice : l’enfer des sites d’orpaillage clandestins.

L’interception a eu lieu à Mogtédo, une commune rurale stratégique située sur l’axe routier reliant Ouagadougou à l’est du pays. Lors d’un contrôle de routine, la vigilance des éléments de la Brigade territoriale locale a permis de déceler l’anomalie et d’arracher ces adolescents à leurs convoyeurs.

Gendarmerie Nationale du Burkina Faso
© Gendarmerie Nationale du Burkina Faso

Une filière d’exploitation sous-régionale

Selon les premières vérifications effectuées par les forces de sécurité, le voyage de ces enfants ne devait pas s’arrêter aux frontières burkinabè. En effet, les enquêteurs ont établi que les mineurs étaient destinés à alimenter des sites aurifères en Côte d’Ivoire, au Mali et en Guinée.

Dans ces enclaves minières souvent hors de contrôle des États, les mineurs exploitent généralement ces enfants dans des conditions de sécurité et d’hygiène alarmantes, les exposant ainsi aux effondrements de galeries et aux produits chimiques toxiques comme le mercure.

L’enquête menée dans la foulée a permis aux autorités de remonter la piste des recruteurs. Elles ont identifié six suspects, tous de nationalité burkinabè, soupçonnés d’être les cerveaux ou les intermédiaires de ce convoyage. Saisi de l’affaire, le Procureur du Faso a ordonné leur déferrement immédiat devant son parquet.

Gendarmerie Nationale du Burkina Faso
© Gendarmerie Nationale du Burkina Faso

De la mine au filet de sécurité sociale

Si le volet répressif suit son cours, l’urgence est également humanitaire. Dès l’interception, la gendarmerie a passé le relais aux services de l’Action sociale. Ce sont eux qui assurent actuellement la prise en charge psychologique, médicale et logistique des 23 enfants rescapés, en vue de leur réintégration familiale.

« Cette intervention met en lumière l’importance de la coopération entre les forces de sécurité, les autorités judiciaires et les services sociaux », a souligné le commandement de la gendarmerie, qui a rappelé sa devise pour l’occasion : « Une force humaine ».

Face à la multiplication de ces réseaux clandestins qui profitent de la vulnérabilité économique des familles, les autorités burkinabè ont renouvelé leur appel à la vigilance citoyenne. Elles incitent les populations à signaler tout mouvement suspect de mineurs, rappelant qu’un signalement routier peut, comme ce fut le cas à Mogtédo, sauver des dizaines de vies.

Niger : Organisation du BEPC 2026 sous haute vigilance à Diffa

Diffa, 23  juin 2026 — Dans la région de Diffa, à l’extrême sud-est du Niger, l’organisation des examens nationaux relève chaque année du défi d’État. C’est dans ce contexte de haute vigilance que s’est tenue, ce matin, la réunion préparatoire cruciale de la session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Autour de la table, dans la salle de réunion de la Direction régionale de l’Éducation, l’ambition affichée est limpide : garantir l’équité et la transparence, malgré les contraintes d’une région éprouvée.

Sous la présidence de Hassane Noufou Diori, directeur régional de l’Éducation, la rencontre a rassemblé la fine fleur du corps professoral et administratif local : inspecteurs de l’enseignement secondaire traditionnel et franco-arabe, ainsi que les présidents des centres d’examen.

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Sécurité numérique et rigueur académique

Au cœur de l’ordre du jour, qui comptait pas moins de huit points stratégiques, la lutte contre la fraude s’est imposée comme une priorité absolue. La Direction régionale a fermement rappelé les textes réglementaires : l’interdiction stricte des téléphones portables et de tout appareil connecté dans les centres d’examen, ainsi qu’un encadrement rigoureux de l’usage des calculatrices. Dans une ère hyperconnectée, le mot d’ordre reste l’étanchéité des épreuves.

La réunion a également permis de caler les derniers détails de la chaîne de commandement académique. De la répartition des rôles pour les présidents de jurys à l’organisation des centres de correction, rien n’a été laissé au hasard. Les autorités ont insisté sur la gestion minutieuse des procès-verbaux et les procédures de proclamation des résultats afin d’éviter toute contestation post-examen.

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Le défi de la prise en charge des élèves déplacés

Au-delà de la stricte rigueur pédagogique, ce sont les réalités humaines et logistiques de la région de Diffa qui ont occupé une place centrale dans les débats. L’un des points les plus critiques de l’agenda concernait la gestion des candidats déplacés par la situation sécuritaire.

Pour ces élèves, obligés de composer loin de chez eux, la Direction régionale de l’Éducation tente de mettre en place un filet de sécurité logistique :

  • Hébergement et hygiène : audit de la propreté des centres d’examen et des sites d’accueil.

  • Prise en charge globale : suivi de la qualité de l’alimentation et des conditions de vie des candidats déracinés.

  • Logistique matérielle : contrôle minutieux du contenu des caisses de transport et distribution des budgets de fonctionnement aux différents centres.

Alors que les caisses contenant les épreuves scellées s’apprêtent à être acheminées vers les différents centres de la région, les autorités scolaires de Diffa veulent envoyer un signal fort de résilience. Malgré le contexte régional, l’administration scolaire nigérienne entend prouver que l’école de la République maintient ses standards de rigueur, de l’élaboration des budgets jusqu’à la proclamation des résultats.