Niger- Hydrocarbures Archives - Journal du Niger

Agadez : les autorités traquent la spéculation sur le carburant aux pompes

Afin de juguler l’asphyxie énergétique qui menace le septentrion, les autorités de la région d’Agadez ont lancé une vaste opération de contrôle des stations-service. Le jeudi 22 octobre 2026, une unité d’intervention placée sous la supervision du secrétaire général de la région, Souleymane Seidou Boulhassan, a investi plusieurs points de distribution de la ville. Cette opération administrative et sécuritaire vise à mettre fin aux pratiques de stockage clandestin et de revente spéculative, qui aggravent les difficultés d’approvisionnement en carburant à l’échelle locale.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez
Des contrôles inopinés pour lutter contre le marché noir

Mise en place par le gouverneur de la région dans le cadre du Conseil régional de sécurité, une force d’intervention spécialisée a mené des inspections inopinées dans plusieurs stations-service de la ville. Les agents ont procédé à des fouilles minutieuses des réserves et des locaux annexes de différents établissements de distribution.

Ces perquisitions ont rapidement mis au jour des stocks dissimulés destinés à alimenter le circuit informel : la mission a saisi plusieurs dizaines de conteneurs illégaux, dont 41 bidons vides de 25 litres, sept conteneurs de 60 litres, ainsi que neuf bidons remplis dont l’origine fait actuellement l’objet de vérifications approfondies. À la suite de ces découvertes, les forces de l’ordre ont également interpellé plusieurs individus soupçonnés de pratiques frauduleuses afin de les mettre à la disposition des enquêteurs.

Gouvernorat d'Agadez
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Vidéosurveillance et présence sécuritaire pour encadrer la distribution

Afin de renforcer le contrôle de la chaîne de distribution, le comité de suivi a durci ses mesures de régulation. L’administration impose désormais la vérification systématique des enregistrements des caméras de vidéosurveillance installées dans les stations-service, dans le but de détecter toute infraction aux consignes officielles.

Parallèlement, des détachements des Forces de défense et de sécurité (FDS) sont déployés sur les points de ravitaillement pour maintenir l’ordre et veiller au respect des règles d’approvisionnement. Le dispositif interdit formellement le remplissage de bidons ou de réservoirs mobiles sans autorisation expresse. Il prévoit également des plafonds de livraison stricts, adaptés à chaque catégorie de véhicule.

Gouvernorat d'Agadez
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Les autorités appellent à la responsabilité collective

À travers ce renforcement des contrôles, les autorités régionales entendent assainir un marché perturbé par la panique et les pratiques spéculatives de certains acteurs économiques.

À l’issue des opérations, le secrétaire général de la région, Souleymane Seidou Boulhassan, a appelé les citoyens, les consommateurs ainsi que les acteurs civils et militaires à faire preuve de retenue et de civisme. Les autorités soulignent que les achats compulsifs et le stockage domestique contribuent à accentuer artificiellement les tensions sur l’approvisionnement, au détriment de l’intérêt général.

Dès lors, le maintien de patrouilles régulières et la multiplication des contrôles inopinés constituent les principaux leviers retenus par les autorités pour rétablir la transparence dans la distribution, sécuriser l’accès aux hydrocarbures et garantir une répartition équitable des ressources énergétiques au profit de la population d’Agadez.

Niger : Le gouvernement exige le déblocage immédiat des carburants à la Sonidep

Le gouvernement tape du poing sur la table face aux dysfonctionnements majeurs de la chaîne de distribution des hydrocarbures. Ce mercredi 21 octobre 2026, le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, et son homologue du Commerce, Abdoulaye Seydou, ont effectué une visite surprise au dépôt stratégique de la Sonidep, à Sorey. Les deux ministres ont directement interpellé la directrice générale de la société nationale, Oumar Fatimata Marafa, ainsi que ses équipes opérationnelles, afin de lever sans délai les obstacles logistiques qui paralysent les stations-service du pays.

Ministère du Pétrole
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Des réserves nationales suffisantes, mais une logistique paralysée

La situation aux pompes révèle des dysfonctionnements de gestion que l’exécutif refuse désormais de tolérer. Le dépôt de Sorey dispose de stocks suffisants et continue de recevoir des camions-citernes sans interruption. La Sonidep distribue quotidiennement près de 1,15 million de litres de carburant sur le réseau.

Par ailleurs, les stations-service observent une fermeture obligatoire entre 21 heures et 6 heures du matin. Cette plage nocturne de neuf heures permet le réapprovisionnement complet des cuves. Malgré ces capacités, les consommateurs subissent des pénuries artificielles dès le lever du jour.

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Une sommation ferme aux acteurs publics et aux distributeurs privés

Lors de cette inspection, le ministre du Pétrole a adressé un avertissement catégorique aux responsables de la distribution. L’administration exige ainsi l’application stricte et immédiate du planning hebdomadaire de livraison établi le 19 octobre 2026 avec les propriétaires de stations-service.

De son côté, la direction de la Sonidep a immédiatement ordonné aux gérants privés de venir retirer l’intégralité des quotas qui leur sont attribués. Les autorités réclament l’ouverture effective de chaque station-service dès 6 heures du matin et sa pleine capacité à approvisionner les consommateurs sur l’ensemble du territoire. Le ministre du Commerce exige également une mobilisation totale des agents publics pour restaurer l’image fortement fragilisée de l’institution nationale.

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Sonidep : un ultimatum ministériel pour rétablir l’ordre sur le marché

L’État juge inacceptable le désordre observé aux abords des points de vente et menace les récalcitrants de sanctions sévères. En parallèle, l’exécutif met à disposition tous les moyens logistiques et sécuritaires complémentaires nécessaires pour accompagner les transporteurs et les distributeurs.

Le ministre du Pétrole exige un retour immédiat à la normale, sous peine de réquisitions ou de poursuites. Cette tournée d’inspection marque ainsi la fin de la tolérance gouvernementale face aux spéculations et aux négligences opérationnelles dans le secteur énergétique.

Niger : un puits de secours pour maîtriser l’éruption de Goumeri W8

Les autorités accélèrent les préparatifs techniques pour reprendre le contrôle du puits pétrolier Goumeri W8, théâtre d’une perte de confinement suivie d’une éruption de pétrole brut. Lors d’un point de presse conjoint organisé ce mardi 20 octobre 2026 au siège du ministère du Pétrole, à Niamey, les ministres chargés du Pétrole et de l’Environnement ont présenté les principales mesures engagées depuis l’incident survenu le 14 octobre. La priorité porte désormais sur le forage d’un puits de secours, tandis que les autorités doivent maintenir leur vigilance face aux risques environnementaux et aux conséquences pour les populations riveraines.

Un incident qui mobilise les autorités et des experts étrangers

L’incident du puits Goumeri W8 a provoqué un déversement de brut après une perte de confinement. Selon les informations communiquées par les autorités, la CNPC a rapidement contenu cet écoulement sous la surveillance des responsables et des cadres des ministères du Pétrole et de l’Environnement présents sur le site. Les responsables ont également caractérisé l’éruption comme un phénomène de faible intensité.

Le 14 octobre, une mission ministérielle s’est rendue sur les lieux afin d’évaluer la situation et de suivre les opérations engagées. Elle réunissait les deux ministres, leurs proches collaborateurs ainsi que des experts algériens de la Sonatrach, sollicités pour partager leur expérience dans la gestion de ce type d’événement.

Cette mobilisation traduit la nécessité de combiner expertise technique, surveillance institutionnelle et mesures de protection de l’environnement. Le confinement rapide du déversement constitue une première étape, mais il ne signifie pas que l’incident est définitivement maîtrisé. Les opérations devront se poursuivre jusqu’à la neutralisation effective du puits et à la réduction des risques associés.

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Le puits de secours au centre du dispositif technique

Pour reprendre le contrôle de la situation, les équipes privilégient la réalisation d’un forage directionnel destiné à créer le puits de secours Goumeri W-8R. Cette opération représente l’étape technique centrale du dispositif présenté par les autorités.

Selon les responsables, la plateforme destinée à accueillir ce forage affichait un taux de réalisation de 100% à la date de la communication. Ils avaient également acheminé l’ensemble des équipements nécessaires sur le site. Ces préparatifs doivent permettre de passer à la phase de forage, dont le calendrier prévisionnel s’étend du 24 octobre au 26 décembre 2026.

Ce calendrier reste toutefois indicatif. Le programme technique détaillé, qui doit préciser les opérations de forage et de neutralisation, n’avait pas encore été communiqué. En l’absence de ces éléments, les dates annoncées ne garantissent pas que les équipes parviendront à maîtriser l’éruption avant la fin de la période prévue.

La conduite des travaux exigera donc un suivi rigoureux des opérations. Les autorités devront notamment suivre de près l’évolution de la situation et maintenir les dispositifs de sécurité requis jusqu’à la neutralisation du puits.

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La dépollution et les populations au cœur des priorités

Au-delà de l’intervention technique, la gestion de l’incident implique un volet environnemental et social. Les services compétents devront suivre la qualité des eaux, évaluer l’état des sols, organiser la dépollution des espaces affectés et veiller à la restauration des milieux touchés. Le dispositif devra également prendre en compte les préjudices éventuellement subis par les populations et les activités économiques de la zone.

Un bilan économique et environnemental complet apparaît nécessaire pour documenter l’étendue des dommages et déterminer les mesures de réparation appropriées. Ce travail devra permettre de distinguer les actions d’urgence des solutions durables et d’évaluer les besoins réels de remise en état.

Le gouvernement entend maintenir la coordination entre les ministères du Pétrole et de l’Environnement ainsi que les services techniques concernés. Le suivi portera notamment sur la protection des ressources naturelles, la santé des populations et la continuité des activités socioéconomiques locales.

Tant que le forage de secours et les opérations de neutralisation n’auront pas abouti, la vigilance restera indispensable. La maîtrise durable de l’incident dépendra à la fois de la réussite des interventions techniques et de la prise en charge des conséquences environnementales et humaines.

Crise pétrolière au Niger : mission réussie pour la Sonatrach

Reçus en audience solennelle, le lundi 19 octobre 2026, par le chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, les spécialistes algériens du géant pétrolier Sonatrach ont officiellement achevé leur mission d’assistance technique au Niger. Cette rencontre au sommet consacre le succès d’une intervention d’urgence menée pour sécuriser le puits d’hydrocarbures Goumeri W8, théâtre d’un incident critique survenu sur le gisement stratégique d’Agadem.

Ministère du Pétrole
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Une mobilisation industrielle d’urgence au cœur du désert

Face à la gravité de la situation sur le site d’Agadem, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a immédiatement ordonné le déploiement d’une brigade d’ingénieurs de haut niveau vers le territoire nigérien.

Dépêchée dès le 14 octobre 2026 dans la zone d’intervention, cette équipe de spécialistes a mis en œuvre un savoir-faire reconnu dans la maîtrise des infrastructures pétrolières complexes. Travaillant en étroite synergie avec les équipes locales, la délégation de Sonatrach est parvenue à neutraliser les risques opérationnels et à stabiliser la structure du puits Goumeri W8 dans des délais remarquablement courts.

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Un diagnostic rigoureux transmis aux autorités environnementales

Au-delà de la réponse technique immédiate, la mission algérienne a produit une analyse approfondie des causes de la défaillance ainsi que des protocoles de sécurité indispensables à mettre en œuvre.

À l’issue d’évaluations approfondies menées sur le terrain, les experts ont transmis leur rapport final de synthèse au ministre du Pétrole, Hamadou Tini, ainsi qu’au ministre de l’Environnement, le colonel Abdoulaye Maizama. Ce document exhaustif fournit aux autorités nigériennes un cadre technique précis destiné à renforcer les normes de protection industrielle et à préserver les écosystèmes environnants.

Ministère du Pétrole
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Vers une alliance stratégique renforcée entre Niamey et Alger

L’audience accordée par le général Tiani, en présence des responsables ministériels du secteur, souligne la portée éminemment politique de cette solidarité sous-régionale.

En dépêchant ses meilleurs techniciens au chevet des installations de son voisin, l’Algérie réaffirme son statut de partenaire énergétique de premier plan. Cette coopération fructueuse démontre, par ailleurs, la capacité des acteurs régionaux à mutualiser leurs ressources techniques afin de résoudre des crises industrielles majeures, tout en consolidant leur souveraineté économique.

Cette intervention illustre la solidité des liens de coopération entre le Niger et l’Algérie. Elle démontre également que la mutualisation des expertises régionales constitue un levier essentiel pour faire face aux défis industriels, renforcer la sécurité énergétique et préserver durablement les intérêts stratégiques des États.

Niger : les ministres sur le terrain après l’éruption à Agadem

Près de trois semaines après l’éruption du puits Goumeri W-8, dans la région de Diffa, le gouvernement nigérien renforce sa présence sur le terrain. Ce mercredi 14 octobre 2026, les ministres du Pétrole et de l’Environnement ont rejoint le bloc pétrolier d’Agadem avec leurs équipes techniques et des experts algériens pour évaluer les dégâts et coordonner les mesures destinées à sécuriser les installations. Cette visite intervient alors que les équipes poursuivent leurs efforts pour contenir le pétrole brut et réduire les conséquences environnementales de l’incident.

Une mission gouvernementale au cœur des opérations

Le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, conduit cette mission aux côtés de son homologue de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le colonel Abdoulaye Maizama. Le gouverneur de Diffa, le général de division Ibrahim Bagadoma, ainsi que des autorités locales du Manga participent également à ce déplacement.

La présence conjointe des responsables des secteurs pétrolier et environnemental traduit la nécessité de traiter simultanément les risques industriels et les éventuelles conséquences sur les milieux naturels. Les autorités doivent notamment apprécier l’état de la plateforme endommagée, examiner les dispositifs de confinement et vérifier l’application des mesures de sécurité.

Cette démarche s’inscrit dans le prolongement des actions engagées depuis le 25 septembre, date à laquelle le puits Goumeri W-8, exploité par CNPC Niger Petroleum S.A., a connu une éruption marquée par des projections de pétrole brut et de gaz.

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L’expertise algérienne sollicitée pour maîtriser l’incident

Pour renforcer les capacités d’intervention, le gouvernement a fait appel à des spécialistes de Sonatrach, la compagnie nationale algérienne des hydrocarbures. Leur mission consiste à apporter un appui technique aux équipes mobilisées et à contribuer à l’identification des solutions permettant de reprendre durablement le contrôle du puits.

Selon le ministère du Pétrole, le déplacement doit également marquer le déploiement coordonné des équipes techniques et la mise en œuvre des mesures conservatoires. Celles-ci visent à sécuriser la plateforme dégradée, à maîtriser les écoulements de pétrole et à limiter les répercussions sur les sols et les ressources environnantes.

L’intervention exige une évaluation précise des installations, notamment parce que les puits Goumeri W-3 et W-4 se trouvent sur la même plateforme. Leur intégrité constitue donc un enjeu supplémentaire pour les opérations de sécurisation.

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Le risque environnemental reste sous surveillance

Dans son communiqué du 12 octobre, le ministère avait indiqué que les écoulements étaient circonscrits, alors que l’éruption se poursuivait à une intensité moindre. Cette évolution ne signifiait pas pour autant la fin de l’incident. Les opérations doivent donc se poursuivre jusqu’à la sécurisation complète du site et à l’arrêt de l’éruption. En parallèle, les autorités entendent limiter la dispersion des hydrocarbures et préserver les installations voisines.

Les résultats de cette mission permettront de mieux apprécier l’ampleur des dégâts et les mesures encore nécessaires. À ce stade, le gouvernement n’a annoncé aucune date définitive pour la fin des opérations. La priorité reste la maîtrise du puits Goumeri W-8, la protection de l’environnement et la réduction des risques pour les travailleurs comme pour les populations riveraines.

Niger-Chine : Niamey somme ses partenaires pétroliers de rapatrier 3 000 milliards de FCFA

NIAMEY, 14 octobre 2026 – Le gouvernement nigérien met en demeure les compagnies pétrolières chinoises. Il leur réclame le rapatriement de recettes d’exportation évaluées à 3 000 milliards de francs CFA et leur accorde 45 jours pour se mettre en règle. Cette échéance place la coopération énergétique entre les deux pays face à un test de crédibilité.

 Une réforme présentée comme un tournant

Le 18 mai 2026, les autorités annonçaient la révision des contrats pétroliers conclus avec la Chine. Elles promettaient alors un meilleur ancrage local, un encadrement renforcé des opérateurs et une répartition plus équitable de la valeur du brut. Or, cinq mois plus tard, Niamey dresse un constat sévère : la CNPC aurait maintenu hors du circuit bancaire national l’essentiel de ses revenus d’exportation, placés dans des établissements situés notamment à Paris et à Hong Kong.

 Un manque à gagner pour le Trésor

Selon les chiffres du gouvernement, cette pratique prive l’État d’environ 17,4 milliards de francs CFA. Le montant pèse d’autant plus que le pays consacre une large part de ses ressources à la sécurité du territoire ainsi qu’au soutien des ménages éprouvés par la cherté de la vie. En effet, chaque franc qui ne transite pas par les banques locales réduit la capacité d’action de l’administration.

Les entreprises invoqueraient des dérogations inscrites dans leurs contrats pour écarter la réglementation de l’UEMOA sur le rapatriement des devises. Toutefois, les autorités nigériennes rejettent cette interprétation et estiment que ces clauses ne dispensent pas les opérateurs de respecter les règles communautaires.

 Sept manquements recensés

Les griefs dépassent toutefois le seul terrain financier. Le gouvernement en recense sept. Il reproche notamment aux opérateurs d’avoir refusé des audits de leurs ressources humaines, d’avoir freiné l’accès des Nigériens aux postes qualifiés et d’avoir laissé planer le doute sur la certification des réserves. Ces dossiers touchent au cœur du contenu local, un engagement que la révision de mai entendait précisément consolider.

Quarante-cinq jours pour régulariser

Le Comité de négociation a notifié son ultimatum à la CNPC, à Wapco et à la Soraz. Ce délai doit leur permettre de corriger les écarts constatés et de ramener les fonds concernés dans le système bancaire nigérien. À l’issue de ce terme, l’exécutif devra choisir entre la poursuite des discussions et l’adoption de sanctions.

Pour Niamey, l’enjeu consiste désormais à prouver que le cadre révisé produit des effets concrets. Un nouvel arrangement négocié à huis clos, sans retour effectif des capitaux, fragiliserait le message de souveraineté économique porté depuis mai. À l’inverse, un règlement rapide et transparent renforcerait la confiance entre les deux parties. Les prochaines semaines diront donc si le partenariat sino-nigérien parvient à concilier les intérêts commerciaux des opérateurs et les exigences d’un État qui entend maîtriser ses ressources.

Projets énergétiques à Niamey : Tiani reçoit le ministre algérien

Le Niger et l’Algérie cherchent à donner un nouvel élan à leur coopération dans les hydrocarbures. Reçu mardi 22 septembre 2026 au palais de la présidence à Niamey, le ministre d’État algérien chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a présenté au général Abdourahamane Tiani un message du président Abdelmadjid Tebboune et fait le point sur plusieurs projets stratégiques.

La rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite de travail de deux jours consacrée aux partenariats énergétiques entre les deux pays. Le gazoduc transsaharien, l’exploration pétrolière et la commercialisation du brut nigérien figuraient au centre des discussions.

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TSGP entre dans sa phase d’études topographiques à Niamey

Le gazoduc transsaharien constitue le dossier le plus ambitieux examiné par les deux délégations. Le projet doit relier les ressources gazières du Nigeria aux infrastructures algériennes, avec un passage par le territoire nigérien, avant une éventuelle ouverture vers les marchés européens.

Les échanges de Niamey ont porté sur les prochaines étapes du tronçon nigérien, notamment le lancement d’une campagne de levés topographiques et la réalisation des études nécessaires. Ces opérations doivent préciser le tracé, les contraintes techniques et les conditions de construction de l’ouvrage sur le territoire du Niger.

Le projet, long de 4 128 kilomètres selon les données communiquées par les parties prenantes, doit transporter jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an. Le tronçon nigérien représente environ 841 kilomètres et reste déterminant pour la continuité de l’ensemble du corridor énergétique.

Extension des activités de Sonatrach : Du bloc de Kafra vers la prospective de Bilma

Les discussions ont également concerné les activités de Sonatrach au Niger. Le groupe algérien mène des opérations d’exploration sur le périmètre de Kafra, dans le nord du pays, en partenariat avec les autorités nigériennes.

Les deux parties envisagent de poursuivre cette coopération et d’examiner son extension à d’autres blocs. Le bloc de Bilma figure notamment parmi les perspectives évoquées dans le cadre de la visite de la délégation algérienne.

Pour Niamey, l’enjeu ne se limite pas à attirer des investissements dans l’exploration. Le gouvernement souhaite aussi renforcer les compétences nationales, accroître la maîtrise de la chaîne pétrolière et obtenir un accompagnement technique dans les domaines de la recherche, du développement et de la production.

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Renforcement des capacités de la Sonidep et souveraineté sur le pétrole brut

Le Niger veut également s’appuyer sur l’expérience de Sonatrach pour consolider les activités de la Société nigérienne des produits pétroliers. Les échanges portent sur l’expertise technique, la commercialisation du pétrole brut et la négociation de contrats.

Cette coopération doit aider la Sonidep à mieux valoriser la production nationale et à renforcer sa position dans les opérations de vente. Elle pourrait aussi favoriser un partage d’expérience dans la gestion des marchés pétroliers et dans le suivi des opérations avec les partenaires internationaux.

Les autorités algériennes ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner le Niger dans le développement et la valorisation de ses ressources énergétiques.

Une stratégie bilatérale axée sur l’indépendance énergétique et le développement local

Au cours de l’audience, le président Abdourahamane Tiani a fixé les priorités nigériennes en matière de valorisation des ressources et de renforcement des capacités nationales. Le chef de l’État veut inscrire les projets énergétiques dans une logique de souveraineté et de développement de la filière locale.

Cette orientation donne une portée plus large aux discussions. Le Niger ne cherche pas seulement à accroître sa production, mais aussi à mieux contrôler les différentes étapes qui vont de l’exploration à la commercialisation.

L’Algérie, de son côté, entend consolider un partenariat fondé sur la solidarité, la complémentarité et les intérêts communs. Les discussions consacrées au TSGP et aux projets de Sonatrach montrent que les deux pays veulent en effet  transformer leurs relations politiques en réalisations industrielles concrètes.

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Des délégations de haut niveau pour piloter le partenariat Niger-Algérie

La réunion s’est tenue en présence de plusieurs responsables nigériens, parmi lesquels le ministre, directeur de cabinet du président de la République, Dr Soumana Boubacar, le ministre du Pétrole, Hamadou Tinni, le directeur de cabinet adjoint, Salim Mahamadou Gado, le secrétaire général du gouvernement, Mahamane Roufai Laouali, et le directeur général de la Sonidep, le colonel Ali Seydou.

La délégation algérienne a effectué cette visite avec des responsables de Sonatrach chargés notamment de l’exploration, de la production, du raffinage et de la pétrochimie. Cette composition souligne l’importance accordée au suivi technique et opérationnel des projets.

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Gazoduc TSGP et Sonatrach : Du calendrier politique à la concrétisation technique sur le terrain

La poursuite du TSGP dépendra désormais de l’avancement des études et de la préparation du tracé nigérien. Les résultats des levés topographiques devront fournir les bases techniques nécessaires à la planification des prochaines étapes. En parallèle, les travaux sur Kafra, l’examen de nouveaux blocs et l’accompagnement de la Sonidep doivent préciser la place que Sonatrach occupera dans la filière nigérienne.

À Niamey, l’Algérie et le Niger ont donc posé les bases d’un agenda énergétique commun. La prochaine étape consistera à convertir les engagements politiques en calendriers de travail, en études achevées et en projets capables de produire des retombées durables pour les deux pays.

Niger : le ministère du Pétrole mise sur la performance

Niamey, 5 août 2026  — Au ministère nigérien du Pétrole, le prochain exercice budgétaire ne se prépare pas seulement dans les tableaux de chiffres. Il doit aussi servir à mesurer ce que l’administration est capable de produire concrètement.

Réunis depuis mardi 4 août à l’hôtel Bravia de Niamey, les principaux responsables du département travaillent à l’élaboration de deux instruments qui fixeront la trajectoire des prochaines années : le Document de Programmation Pluriannuelle des Dépenses (DPPD) 2027-2029 et le Projet annuel de performance (PAP) 2027.

Derrière cette échéance budgétaire se dessine une ambition plus large : faire de la performance administrative un élément central de la politique pétrolière.

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De la gestion budgétaire à l’obligation de résultats : La vision d’Hamadou Tini

Le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, qui a ouvert les travaux, veut que les futurs documents ne se réduisent pas à une succession de programmes et de crédits. Ils devront permettre de relier les moyens mobilisés aux objectifs fixés et, surtout, aux résultats attendus.

Cette approche impose une autre manière de travailler. Les responsables du ministère devront déterminer les priorités, fixer des objectifs mesurables, définir des indicateurs de performance et identifier les ressources nécessaires à leur réalisation.

Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de savoir combien l’administration dépense, mais ce qu’elle obtient avec les moyens qui lui sont confiés. Le ministre a ainsi appelé ses collaborateurs à davantage de rigueur, de responsabilité, de professionnalisme et d’esprit critique.

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DPPD et PAP 2027 : Construire une feuille de route pluriannuelle et vérifiable

Cette exigence prend une dimension particulière dans un secteur que les autorités nigériennes présentent comme l’un des moteurs de la croissance économique.

Si le pétrole doit jouer ce rôle, l’administration chargée de l’encadrer devra elle aussi gagner en efficacité. La planification devient alors un instrument de pilotage : elle doit permettre de hiérarchiser les priorités, d’anticiper les besoins et de vérifier périodiquement l’état d’avancement des engagements.

Le DPPD 2027-2029 donnera la visibilité pluriannuelle, tandis que le PAP 2027 traduira les orientations en objectifs annuels. Leur cohérence permettra donc de relier les ambitions stratégiques à leur mise en œuvre.

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Ancrer la culture de la performance au cœur de l’économie nigérienne

Pendant une semaine, le Secrétaire général, l’Inspecteur général des services, les conseillers techniques ainsi que les directeurs techniques et transversaux doivent confronter leurs propositions et leurs contraintes.

L’exercice doit déboucher sur des documents réalistes, cohérents et alignés sur les orientations du ministère ainsi que sur les priorités du programme du président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani.

Mais l’enjeu dépasse la production de documents budgétaires. En imposant des objectifs, des indicateurs et des ressources clairement identifiés, le ministère cherche à installer une culture où chaque engagement doit pouvoir être vérifié et chaque résultat évalué. C’est cette discipline de la performance qui doit désormais accompagner l’ambition pétrolière du Niger.

Le pari est clair : faire du secteur pétrolier un levier de croissance tout en construisant, autour de lui, une administration capable de planifier, d’exécuter et surtout de rendre compte de ses résultats.