Niger-Banques et Finances Archives - Journal du Niger

Fayçal Younoussou nommé Directeur Général d’Ecobank Niger

C’est un changement d’ère stratégique, qui s’opère à Niamey. En succédant à Didier Alexandre Correa, qui a tenu d’une main de fer les rênes d’Ecobank Niger pendant près de onze ans, Fayçal Younoussou s’installe dans l’un des fauteuils les plus en vue du paysage financier sahélien.

Pour la filiale locale d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), ce choix n’a rien d’un hasard. En effet, en propulsant ce pur produit de la maison au poste de directeur général, le groupe panafricain parie sur un profil technique de haut niveau pour piloter sa trajectoire dans un marché nigérien en pleine mutation économique.

Le banquier des situations complexes

Ceux qui ont côtoyé Fayçal Younoussou décrivent un homme de chiffres, rigoureux, mais doté d’un sens aigu des réalités du terrain. Fort d’une solide expérience au sein du réseau bleu et blanc d’Ecobank, le nouveau patron s’est taillé une réputation de bâtisseur de performances.

Ses terrains de prédilection sont la trésorerie, la gestion des risques et les marchés financiers. Une triple expertise qui s’apparente aussi à un véritable couteau suisse dans le contexte bancaire actuel, où la maîtrise des liquidités et la résilience face aux chocs exogènes font la différence entre la stagnation et la croissance.

C’est au Sénégal que Fayçal Younoussou a définitivement transformé l’essai. Au sein de la dynamique filiale dakaroise, il s’est illustré par des performances remarquables, consolidant les positions de la banque sur les marchés de capitaux et optimisant la gestion des risques. Des résultats probants qui ont achevé de convaincre le top management d’ETI de lui confier une direction générale de premier plan.

L’héritage et les défis nigériens

Par ailleurs, Prendre la succession de Didier Alexandre Correa est un exercice d’équilibriste. En une décennie, le directeur général sortant a profondément ancré Ecobank dans le tissu économique nigérien, traversant aussi bien les cycles de croissance que les périodes de turbulences régionales.

Fayçal Younoussou n’arrive pas pour autant en terrain inconnu, mais la feuille de route est dense :

  • Accélérer la digitalisation : le Niger, avec sa population jeune, représente un important réservoir de croissance pour l’inclusion financière grâce au mobile banking.

  • Financer l’économie réelle : soutenir les PME locales et les grands projets d’infrastructure tout en maintenant une politique de gestion des risques irréprochable.

  • Naviguer dans un environnement macroéconomique complexe : adapter la stratégie de la banque aux orientations économiques et financières de la région sahélienne.

« La trésorerie et le risque sont les deux piliers de la confiance en période de transition.  Fayçal Younoussou maîtrise les deux », confie un analyste du secteur.

En s’installant à Niamey, Fayçal Younoussou ne change pas seulement de bureau ; il change de dimension. Attendu au tournant par les régulateurs, les clients et les actionnaires, le nouveau timonier d’Ecobank Niger a désormais toutes les cartes en main pour écrire le prochain chapitre de la banque panafricaine au pays du fleuve Niger.

Sahel : la Banque mondiale confie un portefeuille de 15 milliards de dollars à Nicola Pontara

À l’heure où le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad affrontent simultanément des défis sécuritaires, économiques et climatiques, la Banque mondiale renouvelle son dispositif régional. En nommant Nicola Pontara à la tête de sa division Sahel, l’institution mise sur un spécialiste des États fragiles pour piloter près de 15 milliards de dollars d’engagements.

La Banque mondiale ouvre une nouvelle séquence de son action au Sahel. Elle a annoncé, ce mercredi 1ᵉʳ juillet 2026, la nomination de l’économiste italien Nicola Pontara au poste de directeur de division pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.

Basé à Bamako, il aura la responsabilité de superviser un portefeuille d’environ 15 milliards de dollars destiné à accompagner les politiques de développement dans ces quatre pays confrontés à des crises sécuritaires persistantes, aux effets du changement climatique et à de fortes pressions sur l’emploi.

Par ailleurs, Nicola Pontara sera chargé de conduire le dialogue stratégique avec les gouvernements, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé ainsi que les organisations de la société civile. L’objectif affiché consiste à renforcer la coordination des interventions de la Banque mondiale autour des nouvelles priorités nationales.

L’emploi au cœur de la stratégie

À travers cette nomination, la Banque mondiale réaffirme sa volonté de faire de la création d’emplois le principal moteur de son action dans la région. L’institution entend soutenir des investissements dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la connectivité numérique et le développement du capital humain afin de favoriser une croissance plus inclusive.

Cette démarche s’aligne sur les nouveaux Cadres de partenariat pays, qui serviront de boussole pour orienter l’enveloppe financière de l’institution au cours des prochaines années. Ces programmes ambitionnent également d’améliorer la résilience des économies sahéliennes face aux chocs climatiques et aux fragilités structurelles.

Un spécialiste des États fragiles

Le choix de Nicola Pontara reflète le profil recherché par l’institution. Entré à la Banque mondiale en 2000 dans le cadre du programme Young Professionals, il a exercé des responsabilités en Afrique, en Amérique latine, en Asie et en Europe.

Spécialiste des États affectés par les conflits, il a notamment dirigé le bureau de la Banque mondiale au Soudan du Sud et contribué à la création du Centre sur les conflits, la sécurité et le développement de Nairobi. Son parcours l’a également conduit à occuper des fonctions de direction en Bolivie, au Laos et en Serbie.

Nicola Pontara, économiste de formation et titulaire d’un doctorat de la School of Oriental and African Studies (SOAS) de l’Université de Londres, a également publié plusieurs travaux consacrés à la pauvreté, à la gestion des ressources naturelles et aux politiques de développement.

En prenant ses fonctions à Bamako, il hérite d’une mission stratégique : accompagner quatre pays dont les besoins de financement demeurent considérables, dans un contexte où les partenaires internationaux cherchent à concilier soutien au développement, création d’emplois et renforcement de la résilience face aux crises multiples qui traversent le Sahel.

Niger : La BOAD injecte 60 milliards de FCFA dans l’agriculture et l’énergie

Réunie à Lomé, la Banque ouest-africaine de développement renforce son soutien au Niger avec deux nouveaux financements destinés à accroître la production agricole et à améliorer l’approvisionnement en électricité. Ce soutien financier arrive à un moment charnière pour le pays, engagé dans la modernisation de ses infrastructures clés tout en naviguant dans un environnement macroéconomique et sécuritaire complexe.

Lomé, 29 juin 2026 – Malgré un environnement régional marqué par de multiples défis, le Niger continue de mobiliser des financements auprès des institutions régionales pour soutenir ses secteurs stratégiques. La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) vient d’approuver deux nouvelles opérations en faveur du pays, pour un montant global de 60,609 milliards de FCFA, ciblant la sécurité alimentaire et l’énergie.

Ces décisions ont été entérinées lors de la 151ᵉ session ordinaire du Conseil d’administration de la BOAD, tenue cette semaine à Lomé sous la présidence de son directeur général, Serge Ekué.

Miser sur l’irrigation pour renforcer la production agricole

La première enveloppe, d’un montant de 30 milliards de FCFA, est destinée au renforcement des capacités d’intervention de l’Office national des aménagements hydro-agricoles (ONAHA).

À travers ce financement, les autorités nigériennes ambitionnent d’étendre les superficies aménagées et d’accroître la production agricole irriguée. En effet, l’objectif est de réduire la dépendance aux pluies et de renforcer la résilience de ce secteur pilier, qui fait vivre une large partie de la population, tout en garantissant la sécurité alimentaire.

Dans un contexte où l’agriculture demeure un pilier de l’économie nigérienne et une source de revenus pour une large partie de la population, le Niger mise sur le développement des aménagements hydro-agricoles afin de renforcer la résilience de son secteur agricole face aux aléas climatiques.

Un nouvel appui pour sécuriser l’approvisionnement en électricité

La seconde opération, évaluée à 30,609 milliards de FCFA, financera le Projet de renforcement des capacités de production d’énergie électrique (PRECAP2E).

Ce programme prévoit un mix énergétique stratégique sur plusieurs sites clés :

  • Le déploiement de centrales diesel pour répondre à l’urgence et stabiliser le réseau.

  • L’installation de mini-centrales solaires photovoltaïques associées à des systèmes de stockage par batteries pour amorcer la transition énergétique.

À travers ce projet, le Niger cherche à améliorer la disponibilité de l’électricité, notamment dans les zones où l’accès à une alimentation énergétique stable demeure un défi pour les populations et les activités économiques.

Une priorité donnée aux infrastructures productives

En soutenant simultanément les secteurs agricole et énergétique, la BOAD confirme son orientation en faveur des infrastructures considérées comme déterminantes pour la croissance économique des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Par ailleurs, ces deux investissements visent à répondre à des besoins structurels : améliorer la productivité agricole, renforcer la sécurité alimentaire et accroître les capacités nationales de production d’électricité, deux conditions jugées indispensables pour soutenir le développement économique du Niger.

Plus de 344 milliards de FCFA approuvés pour l’Afrique de l’Ouest

Au cours de cette même session, le Conseil d’administration de la BOAD a validé 11 nouvelles opérations représentant un investissement global de 344,577 milliards de FCFA.

Depuis sa création en 1973, l’institution financière régionale a ainsi porté le montant cumulé de ses financements à 10 834,1 milliards de FCFA, confirmant son rôle de principal bailleur régional au service des projets de développement en Afrique de l’Ouest.

Pour le Niger, les nouveaux concours approuvés illustrent la volonté de poursuivre les investissements dans des secteurs jugés prioritaires afin de soutenir la transformation économique et de renforcer la résilience du pays face aux défis climatiques, énergétiques et alimentaires.

Niger : Inauguration de la BCEAO à Tahoua

En inaugurant la troisième agence auxiliaire du pays, le 14 février, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine et le Gouverneur Jean-Claude Kassi Brou posent un jalon stratégique. Entre l’oignon de Galmi et le boom minier, la cité de l’Ader s’affirme comme pivot de l’inclusion financière.

 

Quarante-cinq ans après Maradi et Zinder, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) déploie enfin ses ailes à Tahoua. En effet, le samedi 14 février 2026, l’élite financière de l’Union s’est donné rendez-vous dans le quartier administratif de la ville pour l’inauguration d’une infrastructure qui se veut le moteur de la « refondation économique » nigérienne.

 

Un colosse au service du terroir

Bâti sur un domaine de 2,2 hectares, ce nouveau joyau architectural de trois niveaux n’est pas qu’une prouesse esthétique. Son implantation répond aussi à une logique économique implacable : rapprocher la « banque des banques » des richesses réelles du pays.

Tahoua n’est pas n’importe quelle région. C’est le bastion de l’oignon violet de Galmi, un produit d’exportation phare, mais c’est aussi un carrefour majeur pour l’élevage et l’exploitation minière. Pour Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier ministre et fin connaisseur des rouages financiers, cette agence est avant tout un « instrument de proximité ». Ainsi, l’objectif est de briser les barrières de la faible bancarisation et d’injecter du dynamisme dans les circuits de financement locaux.

DR
© DR

La diplomatie monétaire en action

La cérémonie a pris une dimension régionale avec la présence remarquée du ministre burkinabè de l’Économie, Aboubakar Nacanabo, agissant en sa qualité de président du Conseil de l’UMOA. À ses côtés, le Gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a rappelé la mission régalienne de cette nouvelle antenne :

  • Optimiser la circulation fiduciaire : Assurer la disponibilité et la qualité des billets et pièces dans la région.
  • Superviser avec rigueur : renforcer le contrôle sur les onze établissements bancaires et les nombreuses institutions de microfinance déjà actives dans la zone.
  • Soutenir l’inclusion : offrir un cadre structuré pour que l’épargne locale se transforme en investissements productifs.

Le défi de la modernité

Avec cette installation, Tahoua change de statut. En devenant le troisième pôle monétaire du Niger après les agences historiques de 1981, la ville s’offre les moyens de ses ambitions. Dans un contexte où le pays cherche à diversifier ses sources de croissance, disposer d’un tel outil de supervision bancaire à proximité des zones de production est un atout maître.

Le défi reste désormais de taille pour les acteurs économiques locaux : s’approprier cet outil pour que les trois niveaux de ce bâtiment principal ne soient pas seulement des bureaux administratifs, mais les fondations d’une prospérité partagée pour les populations de l’Ader.

Banque Mondiale : 90 millions $ pour booster le Nord-Est Niger !

Le lundi 7 avril dernier, ainsi, la Banque mondiale a dévoilé une enveloppe supplémentaire de 90 millions de dollars, équivalant à quelque 53,3 milliards de FCFA, destinée à galvaniser la modernisation des artères routières dans le Nord-Est du Niger. Ce concours financier, puisé dans les ressources de l’Association internationale de développement (IDA), s’inscrit dans une ambition limpide : amplifier le Projet d’Amélioration de la Connectivité dans le Nord-Est du Niger (PACNEN). De cette manière, il répond à une stratégie nationale visant à sécuriser les flux de voyageurs et de marchandises le long des axes vitaux du pays, avec un accent particulier sur le corridor Zinder-Agadez.

Corridor transsaharien revitalisé : le Niger mise gros sur sa route vitale

Au cœur de cette initiative se dresse la réhabilitation de la route nationale 11 (RN11), connue sous l’appellation de corridor transsaharien, un ruban d’asphalte reliant les confins arides du Niger aux horizons commerciaux du Sahel. Concrètement, les fonds fraîchement alloués permettront de rénover le tronçon Tiguidit–Agadez, venant compléter les travaux déjà programmés entre Tanout et Tiguidit. Mais l’ambition ne s’arrête pas là ; le projet englobe un dispositif d’entretien et de suivi du corridor Zinder–Agadez, prévu pour perdurer jusqu’en 2031, avec une perspective d’extension au-delà de cette échéance. Afin de parer à l’usure du temps et aux aléas climatiques, des stations de pesage et des mécanismes de péage viendront jalonner la RN11, garantissant une gestion pérenne de cette infrastructure stratégique.

Désenclavement rural : 200 km de routes pour connecter le Niger profond

L’effort ne se cantonne pas aux grandes voies ; en effet, quelque 200 kilomètres de routes rurales, serpentant à proximité du corridor principal, bénéficieront d’une modernisation aux normes résilientes face aux caprices du climat. Grâce à ces chemins, souvent délaissés, les communautés enclavées auront de meilleures passerelles vers les services essentiels : écoles, dispensaires, marchés. Ainsi, le projet ne se contente pas de fluidifier les échanges commerciaux ; il ambitionne d’irriguer les territoires reculés de nouvelles opportunités, rapprochant les habitants des bienfaits d’une économie mieux intégrée.

Femmes autonomes, croissance inclusive : la Banque mondiale vise un impact social durable

Fidèle à une vision holistique, la Banque mondiale insuffle à ce financement une dimension sociale marquée. Parallèlement aux travaux d’infrastructure, des initiatives visant à autonomiser les femmes, notamment à travers le soutien aux petites entreprises, sont prévues. De cette manière, cette approche, qui conjugue pierre et progrès humain, entend semer des graines de prospérité durable dans les foyers et les villages. Au total, plus de 170 000 personnes – commerçants, agriculteurs, transporteurs – devraient récolter les fruits directs de cette entreprise. Selon Han Fraeters, représentant résident de la Banque mondiale au Niger, « la connectivité ne se borne pas à ériger des routes ; elle libère des possibles économiques, facilite l’accès aux besoins fondamentaux et féconde une croissance qui n’oublie personne ».

Niger : un soutien multiforme de la Banque mondiale pour une nation résiliente

Ce coup de pouce de 90 millions de dollars s’inscrit dans une trame plus vaste de soutien au Niger. D’ailleurs, rappelons que, fin juin 2024, l’institution avait déjà débloqué 214 milliards de FCFA pour dynamiser le secteur agro-pastoral via le Projet de modernisation de l’élevage et de l’agriculture (LAMP). Ce programme, axé sur la productivité, la résilience climatique et la sécurité alimentaire, illustre une cohérence dans l’engagement de la Banque mondiale envers ce pays sahélien. Aujourd’hui, avec le renforcement du PACNEN, c’est une nouvelle pierre qui s’ajoute à l’édifice d’un Niger mieux connecté, plus prospère et davantage arrimé aux dynamiques régionales.

Le Nord-Est du Niger sur la voie du développement : un avenir plus accessible

En dotant le Nord-Est nigérien de ces infrastructures revivifiées, la Banque mondiale ne se borne pas à poser du bitume ; elle pave la voie à une intégration régionale renforcée, à une vitalité économique accrue et à une qualité de vie rehaussée pour les ménages. Ainsi, le corridor Zinder-Agadez, désormais sous les feux d’un renouveau, promet de devenir plus qu’un axe de transit – un trait d’union entre les aspirations d’un peuple et les horizons d’un développement partagé. Reste à observer comment ces investissements, aussi généreux que structurés, s’épanouiront dans les années à venir, au gré des efforts conjugués du Niger et de ses partenaires.

Renforcement des partenariats stratégiques entre le Niger et la BSIC : une coopération exemplaire mise en lumière

Niamey, 24 janvier 2025 – Le Premier Ministre, également Ministre de l’Économie et des Finances du Niger, M. Ali Mahaman Lamine Zeine, a accueilli dans son cabinet une importante délégation du Groupe de la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC). Cette délégation, conduite par le Président Directeur Général de la BSIC, M. Ahmed Omar Elhadi, témoigne de l’importance de la relation stratégique entre l’État du Niger et cette institution financière régionale.

le Niger et la BSIC : une coopération saluée par le gouvernement nigérien

Lors de cette rencontre, M. Ali Mahaman Lamine Zeine a tenu à souligner l’importance et la qualité de la coopération qui lie le Niger à la BSIC. Cette banque, qui se distingue par son rôle clé dans le paysage économique sahélo-saharien, a démontré un engagement sans faille envers l’État nigérien, notamment en période de crises. Le Premier Ministre a particulièrement mis en exergue un fait marquant : la BSIC est la seule banque non nationale à avoir maintenu son soutien à l’État du Niger lors des périodes de sanctions internationales.

En effet, malgré les obstacles économiques et financiers auxquels le Niger a été confronté, la BSIC a assuré un paiement régulier des salaires des fonctionnaires, et ce, sans approvisionnement ni recours à un compte de découvert. Une démarche rare et audacieuse qui illustre la confiance et la solidarité de l’institution envers le Niger.

Rencontre avec le chef de l’État : un partenariat consolidé

Outre cette entrevue avec le Premier Ministre, la délégation de la BSIC a également été reçue par le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le général de brigade Abdourahamane Tiani. Cette rencontre vient renforcer davantage les liens entre les deux parties, tout en ouvrant la voie à de nouvelles perspectives de collaboration.

Pour l’État nigérien, cette relation stratégique avec la BSIC s’inscrit dans une logique de résilience économique et de souveraineté financière. La Banque Sahélo-Saharienne, par son soutien constant, a joué un rôle moteur dans la préservation de la stabilité financière du pays en période de turbulences, se positionnant comme un partenaire de confiance.

Une vision tournée vers l’avenir

À l’heure où le Niger cherche à renforcer ses infrastructures économiques et à diversifier ses sources de financement, la BSIC apparaît comme un acteur clé dans cette dynamique. Son engagement au-delà des contingences politiques et économiques démontre une vision partagée de développement durable et de coopération régionale.

Ce partenariat illustre également le potentiel des institutions financières africaines à accompagner les États dans leurs aspirations économiques. À travers son rôle pivot, la BSIC prouve que la finance peut être un levier de solidarité, capable de transcender les défis pour répondre aux besoins des populations.

En conclusion, la rencontre entre le gouvernement nigérien et la BSIC symbolise bien plus qu’un simple partenariat : elle représente une relation de confiance bâtie sur des actions concrètes et un engagement mutuel en faveur du développement. Ce modèle de coopération, fondé sur des valeurs de résilience et de soutien, est un exemple inspirant pour l’ensemble de la région sahélo-saharienne.

Partenariat Renforcé: Le Niger et la Banque Mondiale

Niamey , 29 juillet 2024 – Dans un élan de coopération continue, le Premier Ministre du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine, a accueilli une délégation de haut niveau de la Banque Mondiale ce lundi .

La rencontre, dirigée par le Vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, M. Ousmane Diagana, a marqué un moment clé pour évaluer les progrès des initiatives financées par l’institution internationale. En effet, ces programmes, essentiels pour le développement du pays, touchent des domaines vitaux tels que l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’infrastructure.

Le partenariat historique entre le Niger et la Banque Mondiale s’est illustré par un engagement mutuel envers l’amélioration des conditions de vie des citoyens nigériens. M. Diagana, lors d’une conférence de presse post-réunion, a souligné l’importance de cette collaboration, en particulier dans le contexte des défis mondiaux actuels. La discussion avec le Premier Ministre a permis de mettre en lumière les succès et les défis des programmes en cours, ainsi que de planifier leur future mise en œuvre.

Cette visite de trois jours du Vice-président de la Banque Mondiale est également une opportunité pour les deux parties d’approfondir leur dialogue stratégique. Ils envisagent de renforcer leur partenariat dynamique tout en adaptant leurs efforts conjoints aux crises multiples qui touchent le monde, y compris le Niger. L’objectif reste inchangé: répondre efficacement aux besoins pressants des populations.

Les discussions prévues durant cette mission se concentreront sur des échanges concrets et orientés vers l’action, avec l’ambition de tracer une voie durable pour le développement du Niger. Ce partenariat, ancré dans une vision à long terme, témoigne de la volonté de la Banque Mondiale de soutenir le Niger dans sa quête de progrès et de stabilité.

Niger : Le gouvernement s’engage à réorienter les projets financés par la Banque mondiale

Niamey, 23 juillet 2024 – Le chef du gouvernement du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine, a dirigé une évaluation stratégique des initiatives soutenues financièrement par la Banque mondiale. Lors de cette session organisée à Niamey ce mercredi, les participants ont examiné la progression des projets et discuté des ajustements nécessaires pour répondre aux défis présents du pays.

D’un montant total de plus de 2500 milliards de francs CFA, ce portefeuille est l’un des plus importants d’Afrique, couvrant des secteurs aussi variés que l’eau, l’énergie, l’agriculture, la santé et les infrastructures. . Si les trois quarts des fonds restent disponibles, le Premier ministre a souligné la nécessité d’accélérer leur utilisation pour répondre aux besoins urgents des populations.

Une adaptation nécessaire de la la Banque mondiale 

Dans son discours, le Premier ministre Zeine a évoqué le contexte particulier marqué par les récents événements politiques et les sanctions internationales. Par ailleurs,  il regrette la position de la Banque mondiale, tout en appelant à une nouvelle dynamique de coopération. « Nous allons au cours de cet exercice regarder comment réorienter les projets pour ainsi les adapter à ce que vous-mêmes avez dit », at-il déclaré, soulignant la nécessité d’un partage des responsabilités entre le Niger et l’institution financière internationale.

Les enjeux de la revue

En fait, cette revue conjointe à pour objectif de :

  • Faire le point sur l’état d’avancement des projets
  • Identifier les obstacles à leur mise en œuvre
  • définir de nouvelles priorités
  • Accélérer l’exécution des projets
  • Renforcer la coopération entre le Niger et la Banque mondiale

Un engagement fort

En outre, le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à travailler en étroite collaboration avec la Banque mondiale pour le développement du Niger. Il a également souligné l’importance de mobiliser rapidement les fonds disponibles pour répondre aux besoins urgents des populations en matière d’infrastructures, de services sociaux et de développement économique.

la Banque mondiale : Une coopération réaffirmée

De son côté, le représentant de la Banque mondiale au Niger a salué la qualité de la relation entre les deux institutions et s’est aussi engagé à travailler en toute transparence et humilité pour garantir l’efficacité et l’impact des projets.

À l’issue de cette revue, les participants devront définir un plan d’action précis pour la mise en œuvre des projets, en tenant compte des nouvelles priorités définies. En somme, cette revue marque une nouvelle étape dans la coopération entre le Niger et la Banque mondiale, et ouvre de nouvelles perspectives pour le développement du pays.

Le Niger obtient un milliard de dollars de la Banque mondiale pour la sécurité alimentaire

Niamey, 3 juillet 2024 – Le Premier ministre nigérien, M. Ali Mahamane Lamine Zeine, a reçu ce mercredi une délégation de la Banque mondiale conduite par M. Han Fraeters, représentant de l’institution au Niger. M. Fraeters a annoncé l’octroi d’un milliard de dollars sur 12 ans pour soutenir la sécurité alimentaire dans le pays.

Un financement historique pour la sécurité alimentaire

Par ailleurs, ce financement, approuvé par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, est une première pour le Niger depuis les événements du 26 juillet 2021. Il s’agit d’un signal fort de l’engagement de la Banque mondiale à soutenir le développement du Niger et à améliorer la vie de ses citoyens.

Des fonds disponibles pour une mise en œuvre rapide

Selon M. Fraeters, les fonds sont déjà disponibles et la priorité est désormais à la mise en œuvre rapide du projet. Les autorités nigériennes doivent aussi travailler en étroite collaboration avec la BM pour garantir une utilisation efficace et efficiente des ressources.

Un large éventail de projets pour le Niger

Outre le financement de la sécurité alimentaire, la Banque mondiale soutient également d’autres secteurs clés au Niger, notamment la santé, la statistique et les infrastructures de résilience.

Un partenariat solide pour le développement

En somme, la rencontre entre le Premier ministre nigérien et la délégation de la Banque mondiale a réaffirmé la solidité du partenariat entre les deux parties. Le Niger et la BM continueront à travailler ensemble pour relever les défis du développement et améliorer les conditions de vie de la population nigérienne.

La BOAD promet des investissements massifs au Niger

Niamey, le 1er juillet 2024 – Le Premier ministre nigérien, M. Mahaman Ali Lamine Zeine, a reçu ce lundi en audience une délégation de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), conduite par M. Oumar Tembely, Directeur du département Energie et Ressources Naturelles de la BOAD. Cette rencontre a permis de réaffirmer l’engagement de la banque à soutenir le développement du Niger à travers des investissements dans des secteurs clés.

Priorité à la sécurité alimentaire, à l’énergie et aux infrastructures

Au cours de l’entretien, M. Tembely a indiqué que la BOAD est en mission au Niger pour « voir les projets financés et programmer de nouvelles opérations ». Il a souligné que le Premier ministre a identifié trois secteurs prioritaires pour les investissements de la BOAD :

  • La sécurité alimentaire et la transformation des produits agricoles : La BOAD entend appuyer le Niger dans ses efforts pour accroître sa production agricole et améliorer la transformation des produits locaux.
  • L’accès à l’énergie : L’institution financière régionale contribuera à l’électrification du Niger en soutenant des projets de production, de transport et de distribution d’électricité.
  • Les infrastructures routières et l’économie numérique : La BOAD financera aussi  la construction et la réhabilitation de routes pour faciliter la circulation des biens et des personnes, et soutiendra le développement du secteur numérique au Niger.

Des investissements dans d’autres secteurs également envisagés par La BOAD

Outre ces trois priorités, M. Tembely a également mentionné que la BOAD pourrait investir dans d’autres secteurs tels que la santé, l’éducation et les logements sociaux, en fonction des besoins exprimés par les autorités nigériennes.

Le plan Djoliba : une feuille de route pour les investissements de la BOAD

Le directeur du département Energie et Ressources Naturelles de la BOAD a rappelé que le plan Djoliba, qui constitue la boussole des interventions de la banque, prévoit 3 300 milliards de FCFA d’investissements sur la période 2021-2025 dans l’ensemble des pays membres de l’UEMOA. Le Niger, en tant que membre du syndicat, bénéficiera d’une part importante de ces investissements.

Dans les prochains jours, la  Banque Ouest Africaine de Développement et les ministères sectoriels nigériens collaboreront pour identifier les projets concrets qui recevront un  financement  de la banque. L’objectif est de sélectionner également des projets à fort impact sur le développement du Niger et le bien-être de ses populations.

Niger : Relance économique par la Banque Mondiale

Dans un élan de soutien sans précédent, la Banque Mondiale a annoncé une initiative majeure pour le Niger, marquant le début d’une ère nouvelle pour le développement national. En effet, Cette mesure, initiée par Han Fraeters, le Responsable des opérations pour le Niger, signale une relance significative des projets de développement et une préparation active de nouvelles initiatives.

La Banque Mondiale donne un coup d’accélérateur aux Projets du Niger

Par ailleurs, la Banque Mondiale a mis en lumière son plan d’action stratégique, visant à accélérer la mise en œuvre des projets existants et à en introduire de nouveaux. Parmi les mesures clés, l’institution a priorisé la finalisation rapide de 107 contrats en attente, ainsi que l’optimisation des procédures de remboursement et de financement.

Pour garantir une efficacité maximale, la Banque Mondiale insiste sur une coordination accrue et un suivi méticuleux des projets. Les équipes doivent fournir des rapports hebdomadaires qui détaillent les progrès réalisés, finalisent les contrats et effectuent les transactions financières, garantissant ainsi une transparence et une responsabilité exemplaires.

La reprise des décaissements par la Banque Mondiale constitue un engagement ferme envers le Niger, reflétant la volonté de l’institution de se tenir aux côtés du pays dans sa quête de progrès. En somme, cette décision promet de catalyser des avancées significatives dans des domaines essentiels tels que l’éducation, la santé, l’agriculture et les infrastructures, posant les jalons d’un avenir prospère pour le Niger.