Niamey, 27 juillet 2026 – Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique ouvre une nouvelle étape dans le pilotage de son action. Depuis ce lundi matin, les responsables des structures centrales se réunissent pour quatre jours afin de dresser le bilan des six premiers mois de l’année et redéfinir les priorités qui guideront le secteur sanitaire jusqu’à la fin de 2026.
Cette revue semestrielle des Plans d’action annuels (PAA) intervient dans un contexte où les autorités souhaitent renforcer le suivi des politiques publiques de santé et améliorer l’efficacité des interventions menées sur l’ensemble du territoire. Pendant les travaux, les différentes directions techniques présenteront les résultats enregistrés, les difficultés rencontrées et les mesures envisagées pour accélérer l’exécution de leurs programmes.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Abdoulaye Alhassane, qui a rappelé que cette rencontre constitue un instrument essentiel de gouvernance. Selon lui, l’exercice doit permettre d’apprécier avec objectivité les performances réalisées au cours du premier semestre, mais aussi de corriger les insuffisances afin d’améliorer les résultats attendus d’ici la fin de l’année.
Quatre jours de travaux pour dresser le bilan des Plans d’action annuels (PAA)
Durant les quatre journées de travaux, les participants examineront l’état d’avancement des activités inscrites dans les Plans d’action annuels 2026, en accordant une attention particulière aux actions découlant du Plan de Développement Sanitaire et Social (PDSS) 2022-2026. L’objectif consiste à mesurer le niveau réel d’exécution des programmes, tant sur le plan technique que financier, et à vérifier leur conformité avec les orientations stratégiques du ministère.
Les échanges porteront également sur la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la revue conjointe de 2025. Les responsables devront identifier les acquis enregistrés, relever les obstacles persistants et proposer des solutions susceptibles d’améliorer la gestion des projets sanitaires durant les prochains mois.
Suivi du PDSS 2022-2026 et mise en œuvre des recommandations de 2025
L’évaluation des principaux indicateurs retenus dans le dispositif de suivi du PDSS 2022-2026 figurera aussi parmi les points majeurs inscrits à l’ordre du jour. Cette analyse permettra aux décideurs de mesurer les progrès accomplis dans les différents domaines d’intervention et d’ajuster les actions lorsque les résultats demeurent en deçà des objectifs fixés.
S’adressant aux cadres du ministère et aux partenaires techniques présents, Abdoulaye Alhassane les a invités à conduire des échanges francs et constructifs. Il a insisté sur la nécessité d’identifier aussi bien les forces que les insuffisances des programmes en cours afin de dégager des recommandations concrètes et rapidement applicables.
Vers des services de santé plus performants et accessibles aux populations
À travers cette revue semestrielle, le ministère entend consolider une culture de gestion fondée sur l’évaluation des performances et la recherche de résultats mesurables. Les conclusions attendues de cette rencontre devraient permettre d’orienter les interventions du second semestre et de renforcer les actions engagées pour offrir aux populations des services de santé plus accessibles, plus efficaces et de meilleure qualité.
Agadez, 15 juillet 2026 – Dans la lutte contre la poliomyélite, chaque enfant vacciné représente une victoire contre une maladie qui n’a pas totalement disparu. À Agadez, la deuxième phase de la campagne nationale de vaccination vient d’apporter un signal fort : la région a non seulement atteint son objectif, mais l’a dépassé, témoignant d’une mobilisation exceptionnelle des équipes de santé et des communautés.
Réunis ce mercredi au gouvernorat d’Agadez, les principaux acteurs de la campagne ont dressé le bilan du deuxième passage de l’opération, conduite du 9 au 12 juillet sur l’ensemble du territoire régional. Présidant cette séance d’évaluation, le gouverneur de la région, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a salué des résultats qui traduisent l’efficacité du dispositif déployé.
Des chiffres historiques : plus de 285 000 enfants vaccinés en quatre jours
Les chiffres illustrent cette performance. Alors que 265 853 enfants constituaient la cible initiale, 285 228 ont finalement reçu le vaccin, portant le taux de couverture vaccinale à 107 %. Ce dépassement s’explique notamment par les efforts consentis pour atteindre les enfants vivant dans les zones éloignées, les populations mobiles ainsi que les familles qui n’avaient pas pu être touchées lors des premiers jours de la campagne.
Au-delà des statistiques, les échanges ont permis d’évaluer les stratégies mises en œuvre sur le terrain, les difficultés rencontrées et les enseignements à tirer pour les prochaines interventions sanitaires. Les autorités régionales ont insisté sur la nécessité de maintenir une organisation rigoureuse afin de préserver ces acquis et d’améliorer encore les performances lors des prochaines campagnes.
Une synergie d’acteurs saluée par le Gouverneur Ibra Boulama Issa
Le gouverneur a tenu à rendre un hommage appuyé à la chaîne humaine qui a rendu cet exploit possible. Agents de santé, autorités administratives, services techniques, partenaires, relais communautaires et leaders locaux ont été félicités pour leur implication, jugée déterminante dans l’atteinte de ces résultats. Leur présence de proximité auprès des familles a largement contribué à renforcer l’adhésion des populations et à assurer une couverture vaccinale étendue.
Si la poliomyélite a considérablement reculé dans de nombreuses régions du monde, le risque demeure tant que le virus continue de circuler dans certains pays. Les autorités sanitaires rappellent ainsi qu’une baisse de vigilance pourrait favoriser sa réapparition, compromettant des années d’efforts de santé publique.
« Investir dans la santé infantile revient à investir dans l’avenir même de la Nation », a rappelé le Général de Division Ibra Boulama Issa, insistant sur le fait que la vigilance ne doit pas faiblir tant que le virus continue de circuler dans la sous-région.
À travers cette campagne, les autorités d’Agadez réaffirment leur volonté de placer la protection des populations au cœur de leurs priorités, avec une attention particulière portée aux enfants.
La vaccination : un rempart indispensable pour l’avenir des enfants du Niger
La vaccination demeure le seul moyen efficace de protéger les enfants contre la poliomyélite, une maladie virale hautement contagieuse capable de provoquer des paralysies irréversibles, voire de causer un handicap à vie.
En immunisant massivement les plus jeunes, les autorités sanitaires d’Agadez limitent la propagation du virus, renforcent l’immunité collective et éliminent les risques de création de nouveaux foyers épidémiques. Cette mobilisation historique contribue ainsi à offrir à chaque enfant la chance de grandir en bonne santé, de poursuivre sereinement sa scolarité et de participer activement au développement futur du Niger.
À Agadez, la bataille contre le paludisme et les carences nutritionnelles entre dans une nouvelle phase. Après plusieurs semaines de mobilisation sur le terrain, les autorités sanitaires et administratives ont engagé, mercredi 8 juillet 2026, un examen approfondi des premières performances enregistrées lors des campagnes de Chimio‑prévention du Paludisme Saisonnier (CPS) et des Journées Nationales des Micronutriments (JNM). L’objectif est de mesurer les acquis, identifier les faiblesses et préparer des interventions encore plus efficaces.
Présidant les travaux au Gouvernorat, le gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a rappelé que la prévention sanitaire demeure un levier majeur de la politique publique en matière de santé. Autour de lui avaient pris place le secrétaire général de la région, le Sultan de l’Aïr, les responsables des services de santé, les équipes de supervision de la campagne ainsi que plusieurs autorités administratives, civiles et militaires.
Par ailleurs, la rencontre a permis de dresser un premier bilan des opérations menées dans l’ensemble de la région. Les chiffres provisoires témoignent d’une forte mobilisation des équipes sanitaires et des communautés locales.
La campagne de chimio‑prévention a ainsi permis de protéger 28 435 enfants âgés de 3 à 59 mois, dépassant légèrement la cible initiale fixée à 27 588 enfants, soit une couverture provisoire de 100 %.
Dans le même temps, les équipes de terrain ont détruit 3 218 gîtes larvaires domestiques sur 3 315 recensés, portant le taux d’intervention à 97 %, une opération essentielle pour limiter la prolifération des moustiques vecteurs du paludisme.
Les actions nutritionnelles affichent également des résultats encourageants. Les agents de santé ont administré de la vitamine A à 240 400 enfants sur une cible de 249 000, correspondant à un taux de couverture de 97,7 %. Par ailleurs, 188 569 enfants ont reçu un traitement de déparasitage à l’Albendazole, soit 79,8 % des bénéficiaires attendus.
Consolider les acquis avant les prochains passages
Pour le gouverneur, ces performances constituent un signal positif, mais elles ne doivent pas occulter les défis qui subsistent. Il a invité les participants à analyser avec rigueur les données collectées afin d’identifier les insuffisances observées sur le terrain et d’apporter les ajustements nécessaires avant les prochaines campagnes. Selon lui, cette démarche permettra non seulement d’améliorer la qualité des interventions, mais aussi d’accroître leur impact sur les populations les plus exposées.
Profitant de cette rencontre, le Général de Division Ibra Boulama Issa a salué l’engagement des distributeurs communautaires, des superviseurs, des agents de santé, des autorités administratives et coutumières, des leaders religieux ainsi que des partenaires techniques et financiers. Il a souligné que les résultats enregistrés n’auraient pas été possibles sans leur mobilisation, souvent dans des conditions climatiques et géographiques particulièrement contraignantes.
À travers cette réunion d’évaluation, la région d’Agadez entend désormais transformer les enseignements du premier passage en leviers d’amélioration. Car, face au paludisme et à la malnutrition infantile, les autorités misent sur une stratégie où l’évaluation devient un outil de performance au service de la santé publique et de la protection des enfants.
À Arlit, les délestages électriques ne perturbent plus seulement le quotidien des ménages. Ils fragilisent désormais le fonctionnement des services de santé, obligeant les autorités administratives à intervenir en urgence pour éviter une dégradation de la prise en charge des patients.
Confronté à cette situation préoccupante, le préfet du département d’Arlit, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, s’est rendu mercredi 8 juillet au District sanitaire de la ville afin d’évaluer, sur le terrain, les conséquences des coupures répétées d’électricité et d’identifier les réponses les plus adaptées.
Cette mission intervient alors que la région subit les effets d’une panne technique enregistrée au niveau des installations de SONICHAR à Tchirozérine, perturbation qui affecte durablement l’alimentation électrique d’Arlit et met à rude épreuve plusieurs services essentiels.
Accompagné des principaux responsables administratifs, sécuritaires, techniques ainsi que des représentants de la société civile et des autorités coutumières, le préfet a parcouru les différents services du District sanitaire, installé dans les locaux de l’ancien hôpital de la COMINAK, désormais propriété de l’État.
Très vite, la visite a mis en évidence la dépendance presque totale de l’établissement à son groupe électrogène. Celui-ci constitue aujourd’hui la principale garantie de continuité des soins lors des longues périodes de délestage. Mais, cette solution d’urgence montre progressivement ses limites.
Lors de la réunion de travail organisée à l’issue de la visite, le médecin-chef du District sanitaire a dressé un tableau sans détour des difficultés auxquelles les équipes médicales sont confrontées. Selon lui, les coupures répétitives ralentissent les activités médicales, compliquent la prise en charge des malades et augmentent la pression sur les équipements de secours. À cela s’ajoutent des réserves de carburant insuffisantes pour alimenter durablement le groupe électrogène.
Les responsables du District sanitaire dénoncent également l’absence de traitement prioritaire de leur établissement dans les programmes de délestage de la NIGELEC. Cette situation contraint parfois les équipes médicales à transférer certains patients vers l’hôpital de Téloua, ancien site hospitalier de la SOMAÏR, dès que les coupures d’électricité ne permettent plus d’assurer leur prise en charge dans des conditions satisfaisantes.
Face à ces contraintes, les responsables sanitaires plaident pour plusieurs mesures : un approvisionnement régulier en gasoil, un statut prioritaire lors des coupures programmées ainsi que la mise en place d’une alimentation solaire capable d’assurer une véritable autonomie énergétique.
Prenant acte des préoccupations soulevées, le préfet a annoncé avoir déjà échangé avec le chef du secteur de la NIGELEC à Arlit afin que l’entreprise accorde désormais un traitement prioritaire au District sanitaire lors des opérations de délestage. Il a également appelé les responsables du centre de santé à renforcer leur communication avec l’administration départementale afin de lui transmettre rapidement les besoins urgents et de faciliter une intervention efficace.
Dans l’immédiat, une première réponse concrète a été apportée grâce à l’appui du Comité de gestion de Guidan Daka, qui a mis à disposition 1 132 litres de gasoil destinés à maintenir le fonctionnement du groupe électrogène.
Au-delà des solutions d’urgence, les autorités départementales souhaitent inscrire leur action dans une logique plus durable. Le préfet a ainsi annoncé son intention de solliciter l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin d’examiner les possibilités d’un accompagnement technique et financier en faveur de l’installation d’un système d’énergie solaire. Cette option apparaît comme l’une des réponses les plus crédibles pour réduire la dépendance du District sanitaire aux carburants et aux aléas du réseau électrique.
À Arlit, où les difficultés d’approvisionnement en électricité mettent régulièrement sous tension les services publics, cette visite traduit la volonté des autorités de préserver la continuité des soins. Car chaque coupure de courant fragilise bien plus que le réseau électrique : elle met directement à l’épreuve la capacité du système de santé à répondre aux urgences et à protéger les populations.
Agadez, 2 juin 2026 – À l’Hôpital régional d’Agadez, les chiffres inquiètent les professionnels de santé mentale. Chaque semaine, le service de psychiatrie accueille une quinzaine de nouveaux patients âgés de 18 à 30 ans souffrant de troubles liés à la consommation de substances psychoactives. Une tendance préoccupante qui met en lumière l’ampleur croissante d’un phénomène touchant particulièrement la jeunesse de cette région stratégique du nord du Niger.
Pour les spécialistes, il ne s’agit plus de cas isolés mais d’une véritable problématique de santé publique dont les conséquences se font sentir sur les familles, les communautés et l’avenir socio-économique de la région.
Une hausse constante des admissions psychiatriques
Au sein du service de psychiatrie de l’Hôpital régional d’Agadez, les équipes médicales font face à un afflux régulier de jeunes patients présentant des troubles comportementaux, psychologiques et psychiatriques directement liés à la consommation de drogues et d’autres substances psychoactives.
« Chaque semaine, nous recevons une quinzaine de jeunes présentant des troubles liés à la consommation de substances psychoactives. Malheureusement, ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur », alerte Moctar Sidikou Boucar, technicien supérieur en santé mentale.
Selon les professionnels du secteur, cette progression constante des cas constitue un signal d’alarme qui nécessite une mobilisation rapide des autorités sanitaires, des familles et des acteurs communautaires.
Les sites d’orpaillage particulièrement concernés
D’après les observations du personnel médical, la majorité des patients pris en charge sont de jeunes travailleurs évoluant dans le secteur de l’orpaillage artisanal, une activité qui attire chaque année des milliers de personnes dans la région d’Agadez.
Soumis à des conditions de travail éprouvantes, à la précarité et à diverses pressions sociales, certains jeunes se tournent vers des substances psychoactives dans l’espoir d’améliorer leurs performances physiques ou d’échapper aux difficultés du quotidien. Une pratique qui, selon les spécialistes, entraîne souvent une dépendance progressive et des conséquences graves sur la santé mentale.
Les troubles observés vont de l’anxiété sévère aux épisodes psychotiques, en passant par des comportements agressifs, des hallucinations et des pertes de repères pouvant compromettre durablement l’insertion sociale et professionnelle des personnes concernées.
Un défi majeur pour la santé publique
Au-delà des conséquences individuelles, cette situation préoccupe les acteurs de la santé publique qui redoutent une aggravation du phénomène si des mesures fortes ne sont pas prises.
Les professionnels de santé soulignent que la consommation de substances psychoactives affecte non seulement les jeunes eux-mêmes, mais également leurs familles et leurs communautés. Elle favorise la déscolarisation, la marginalisation sociale, les conflits familiaux et, dans certains cas, la délinquance.
Face à cette réalité, les spécialistes plaident pour un renforcement des campagnes de sensibilisation, une meilleure prise en charge des personnes dépendantes ainsi qu’une intensification de la lutte contre la circulation des drogues dans la région.
Préserver la jeunesse d’Agadez
Pour les responsables sanitaires, la réponse doit être à la fois préventive, éducative et sécuritaire. Ils appellent à une implication accrue des autorités administratives, des leaders communautaires, des organisations de jeunesse et des familles afin de protéger les jeunes contre les dangers liés à la consommation de substances psychoactives.
Alors que les admissions continuent d’augmenter au service de psychiatrie de l’Hôpital régional d’Agadez, les professionnels de santé lancent un avertissement : sans une mobilisation collective et durable, cette crise silencieuse risque de compromettre l’avenir de toute une génération dans une région déjà confrontée à de nombreux défis économiques et sociaux.
À Niamey, les autorités sanitaires nigériennes poursuivent leurs efforts pour renforcer l’accès aux soins spécialisés pour les enfants. Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi, a effectué le jeudi 7 mai 2026 une visite à l’Hôpital national Amirou Boubacar Diallo afin de constater l’évolution de la troisième campagne de chirurgie ambulatoire pédiatrique de 72 heures, lancée le 6 mai.
Une campagne médicale pour répondre aux besoins des enfants
Cette opération médicale d’envergure prévoit la prise en charge gratuite de 180 enfants, soit une moyenne de 60 interventions chirurgicales par jour. Les patients bénéficient également d’un accompagnement complet avant et après les opérations, dans le but d’assurer un meilleur suivi médical et de limiter les complications post-opératoires.
À travers cette campagne, le gouvernement nigérien cherche à répondre à la demande croissante en soins chirurgicaux pédiatriques, alors que de nombreuses familles rencontrent encore des difficultés d’accès aux interventions spécialisées.
Le gouvernement veut renforcer l’accès aux soins spécialisés.
Lors de sa visite, le ministre Garba Hakimi a échangé avec les équipes médicales mobilisées dans le cadre de cette initiative. Il a salué l’engagement du personnel soignant et la qualité du travail accompli au sein de l’établissement hospitalier.
« Il s’agit de trouver une solution à beaucoup d’enfants qui nécessitent des interventions chirurgicales », a déclaré le ministre, insistant sur la nécessité de renforcer la prise en charge sanitaire des plus jeunes.
Le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi a également transmis aux équipes hospitalières les encouragements des plus hautes autorités du pays, notamment ceux du président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine.
Un soutien affiché des autorités nigériennes
Au-delà de l’urgence médicale, cette campagne illustre la volonté des autorités de renforcer progressivement les capacités du système de santé nigérien dans un contexte marqué par d’importants défis sanitaires et sociaux.
Pour de nombreuses familles, ces opérations gratuites représentent un soulagement majeur, tant les coûts des interventions chirurgicales demeurent souvent difficiles à supporter. À travers cette initiative, les autorités sanitaires espèrent ainsi réduire les inégalités d’accès aux soins et améliorer la prise en charge des enfants nécessitant des opérations spécialisées.
Au Niger, la région de Maradi renforce son maillage sanitaire sous l’impulsion du PIDUREM. Avec la réception de nouveaux centres de santé de type II à Maradi et Tessaoua marque une étape cruciale dans l’accès aux soins de proximité pour les populations urbaines et périurbaines.
L’offre de soins dans la « capitale économique » du Niger et ses environs s’apprête à franchir un nouveau cap. Dans le cadre du Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM), la région de Maradi bénéficie actuellement d’un vaste programme de construction et d’équipement de Centres de Santé Intégrés (CSI) de type II. Une initiative qui vise en effet à désengorger les structures hospitalières régionales tout en rapprochant les plateaux techniques des usagers.
Une dotation sanitaire sous haute surveillance institutionnelle
Le déploiement est déjà bien avancé. Au quartier ADS, dans le IIIᵉ arrondissement de Maradi, le nouveau bâtiment se dresse désormais comme un symbole de modernité. Simultanément, à Tessaoua, le quartier Toudou a lui aussi vu ses infrastructures livrées et officiellement remises aux autorités sanitaires. Ces deux premiers centres, dont les réceptions provisoires s’étaient échelonnées entre mars et octobre 2025, entrent aujourd’hui dans leur phase opérationnelle active avec l’installation d’équipements de dernière génération.
« Rapprocher la santé du citoyen n’est plus une simple promesse, mais une réalité matérielle ancrée dans le quartier », se félicite un représentant de la Direction Régionale de la Santé Publique.
L’ampleur du projet ne se limite pas aux murs. Les autorités ont réparti une importante dotation en équipements sanitaires, composée d’articles variés et spécifiques aux soins de type II, en présence du Secrétaire général de la Région, de l’Administrateur délégué de la Ville, du Directeur régional de la Santé publique et des bénéficiaires, signe d’une forte implication institutionnelle. À Tessaoua, un troisième chantier à Tsamia Koura est en cours de finalisation, et le fournisseur reviendra installer les équipements dès l’achèvement des travaux, preuve du suivi technique rigoureux du projet.
Pour le Niger, engagé dans une course contre la montre pour atteindre les Objectifs de développement durable en matière de santé, le modèle du PIDUREM fait figure d’exemple. En couplant construction d’infrastructures et livraison concomitante de matériel, le projet évite l’écueil des « coquilles vides » souvent critiquées dans les politiques de développement. À Maradi, la santé de proximité semble enfin trouver son second souffle.
Le coup d’envoi de la campagne de vaccination a été donné ce jeudi 23 avril dans la capitale nigérienne. Durant trois jours, les agents de santé sillonneront la ville pour protéger les moins de cinq ans, une priorité sanitaire absolue pour les autorités de la transition.
Dans la lutte contre la poliomyélite, le Niger ne baisse pas la garde. Ce jeudi 23 avril, le gouvernorat de Niamey a servi de cadre au lancement officiel d’une nouvelle campagne de vaccination, en présence de Moumouni Goungouban, secrétaire général de la Ville de Niamey. Un événement qui marque le début d’une offensive sanitaire de grande ampleur dans la région.
Dès ce vendredi 24 avril et jusqu’au dimanche 26 avril, des milliers de vaccinateurs s’engageront dans une course contre la montre. L’objectif est clair : administrer les précieuses gouttes à tous les enfants âgés de 0 à 5 ans.
Si le Niger a réalisé des progrès significatifs ces dernières années, les autorités rappellent que la menace persiste, alimentée par la mobilité des populations et la porosité des frontières. Dès lors, cette campagne ne constitue pas une simple routine, mais une étape déterminante pour maintenir le pays sur la voie de l’éradication totale de la maladie.
La « responsabilité collective » au cœur du dispositif
Toutefois, l’efficacité de la vaccination dépend d’un facteur crucial : l’adhésion des populations. Pour que la campagne soit un succès, les agents de santé doivent pouvoir accéder à chaque foyer, y compris dans les zones les plus densément peuplées de la capitale.
C’est pourquoi les autorités locales ont lancé un appel pressant à la collaboration. « La réussite de cette opération repose principalement sur la responsabilité collective », a insisté le secrétaire général Moumouni Goungouban. En d’autres termes, les parents sont invités non seulement à présenter leurs enfants, mais aussi à faciliter le travail des équipes mobiles qui mèneront des opérations de porte-à-porte.
Un défi de santé publique en période de transition
En plaçant la santé maternelle et infantile au cœur de son agenda, le gouvernement de transition cherche à démontrer sa capacité à assurer les services sociaux de base malgré les défis logistiques.
Au-delà de l’aspect médical, ce déploiement constitue également un test de mobilisation sociale. Alors que les agents de santé s’apprêtent à investir les quartiers de Niamey, le message est clair : chaque enfant vacciné représente un rempart supplémentaire pour la santé publique nigérienne. La bataille pour un Niger sans polio se joue désormais dans chaque foyer.
Niamey, bastion d’une nouvelle muraille sanitaire. Pour célébrer la Journée mondiale de la santé 2026, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a privilégié une immersion technique. Accompagné de son collègue de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, il a passé au crible les piliers du dispositif « One Health » : le LANSPEX, le LABOCEL et le CERMES. Plus qu’une simple visite de courtoisie, ce déplacement marque la volonté du Niger de briser les silos entre santé humaine, animale et environnementale.
Le concept « Une seule santé » n’est plus une simple théorie dans les couloirs ministériels à Niamey : c’est désormais une réalité de terrain. En se rendant successivement au Laboratoire national de santé publique et d’expertise (LANSPEX), au Laboratoire central de l’élevage (LABOCEL) et au Centre de recherche médicale et sanitaire (CERMES), les autorités affichent une ambition claire : la détection précoce.
En effet, ces institutions forment la première ligne de défense du pays. Elles permettent de surveiller les menaces partout où elles émergent, qu’elles proviennent de la faune, des cheptels ou des écosystèmes dégradés. Sur place, les membres du gouvernement ont également salué l’abnégation des techniciens qui assurent une veille constante, souvent dans l’ombre.
Un plateau technique solide, des défis humains persistants
Le constat du ministre est sans équivoque : le Niger dispose d’outils performants. En effet, le plateau technique actuel permet de répondre aux normes internationales, une avancée majeure pour la souveraineté sanitaire nationale. Toutefois, l’excellence technologique ne suffit pas.
Le chef du département de la Santé a pointé du doigt deux zones de vulnérabilité :
Le déficit en effectifs : la disponibilité des ressources humaines qualifiées reste un défi majeur pour faire fonctionner ces équipements de pointe à plein régime ;
L’interconnexion : par ailleurs, si chaque laboratoire excelle dans son domaine, la fluidité de la communication entre ces différentes institutions nécessite encore des ajustements pour garantir une réactivité optimale face aux crises.
Portée à l’échelle mondiale par l’OMS, l’OMSA, la FAO et le PNUE, l’approche « One Health » s’impose comme une réponse aux pandémies modernes. Le Niger, de par sa position géographique et son lien étroit avec l’élevage, se trouve en première ligne de cette interdépendance. En unifiant les efforts des ministères de la Santé et de l’Environnement, le gouvernement nigérien tente ainsi de construire un écosystème où la santé des plantes protège l’animal, qui, à son tour, préserve l’homme.
Niamey, sentinelle régionale
Dans un monde où les pandémies ignorent les frontières, Niamey veut s’imposer comme une sentinelle régionale. En renforçant ses laboratoires de référence, le Niger ne se contente pas de protéger ses citoyens : il contribue ainsi à la sécurité sanitaire de toute la sous-région sahélienne.
L’engagement est là, et les infrastructures répondent présentes. Cependant, pendant que le Niger renforce ses capacités de diagnostic, une question demeure : l’État parviendra-t-il à mobiliser les financements nécessaires pour transformer cette expertise technique en une couverture sanitaire universelle et durable pour toutes les populations rurales ? Outils performants, défis persistants. Trois piliers, une seule santé.
Le défi était immense : comment soigner ceux que la distance sépare de tout centre de santé ? Depuis le 24 mars et jusqu’au 2 avril 2026, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) apporte une réponse concrète. Des cliniques mobiles sillonnent les pistes poussiéreuses de Tillabéry, Tahoua et Diffa. Ce n’est plus au patient de parcourir des kilomètres, c’est le soin qui franchit les barrières géographiques pour s’installer au cœur des villages.
Dans ces régions où l’accès aux infrastructures de base relève parfois du parcours du combattant, l’initiative « Renforcer l’Accès aux Soins de Santé et le Contrôle des Épidémies » redonne espoir. En effet, grâce au soutien financier de l’UNCERF et à l’expertise de terrain de World Vision Niger et de l’ISCV, ce dispositif transforme des véhicules en véritables centres de diagnostic et de traitement.
Une offensive thérapeutique contre les maux du quotidien
L’objectif de cette mission dépasse la simple consultation ponctuelle. Les équipes médicales déploient un arsenal complet de services essentiels. Sur place, les femmes bénéficient de suivis prénataux cruciaux, tandis que les plus jeunes reçoivent des soins contre les fléaux saisonniers : paludisme, infections respiratoires et maladies diarrhéiques.
Mais le travail ne s’arrête pas à la prescription. La vaccination et le dépistage de la malnutrition occupent une place centrale dans ce déploiement. En identifiant précocement les carences alimentaires chez les enfants, ces cliniques mobiles sauvent des vies avant que l’urgence ne devienne critique.
Au-delà de l’acte curatif, l’OMS mise sur la pédagogie. Chaque halte de ces cliniques est une opportunité pour sensibiliser les populations aux gestes qui sauvent. Dans un contexte sahélien où les épidémies peuvent se propager rapidement, informer les communautés sur les méthodes de prévention constitue la meilleure ligne de défense.
Par ailleurs, cette stratégie est claire : proximité, réactivité et équité. En ciblant les zones les plus difficiles d’accès, les partenaires humanitaires cherchent à combler le fossé sanitaire qui fragilise souvent les populations nomades ou déplacées.
Ce déploiement temporaire agit comme une bouffée d’oxygène pour le système de santé nigérien. Il permet non seulement de soigner dans l’immédiat, mais aussi de collecter des données sanitaires précieuses sur des zones habituellement hors radar.
L’engagement de l’OMS Niger, à travers cette action de proximité, réaffirme un principe fondamental : le droit à la santé ne doit pas dépendre du lieu de résidence. Même si l’opération prend fin le 2 avril, l’impact des soins prodigués et des vaccins administrés, lui, s’inscrit dans la durée pour la protection de milliers de Nigériens.
La mobilité, l’avenir du soin en milieu rural ?
Ce modèle de cliniques mobiles prouve son efficacité dans les zones de crise ou de grande dispersion géographique. Au Niger, où l’immensité du territoire est un obstacle permanent, la « santé nomade » apparaît aussi comme la solution la plus agile pour garantir une couverture vaccinale universelle. Reste désormais le défi de la pérennisation de ces dispositifs pour que le passage du médecin ne soit plus un événement exceptionnel, mais une certitude.
DIFFA (Niger), 24 février 2026 — Dans une région souvent sous les projecteurs pour ses défis sécuritaires, c’est une victoire médicale d’envergure qui s’écrit aujourd’hui. Les autorités de Diffa ont annoncé un taux de réussite spectaculaire de près de 97 % pour l’opération de traitement massif contre la bilharziose, protégeant ainsi plus de 110 000 enfants.
Ce mardi 24 février 2026, le Gouverneur de la région, le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, a ouvert les travaux d’évaluation d’une offensive sanitaire qui fera date. Lancée à peine dix jours plus tôt, la campagne de distribution de Praziquantel a ratissé 247 villages, des rives de la Komadougou aux zones plus reculées de N’Guigmi.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 110 246 enfants, âgés de 5 à 14 ans, ont reçu le traitement. Avec un taux de couverture de 96,72 %, la région pulvérise l’objectif minimal de 75 % fixé par les normes internationales.
Mais au-delà des statistiques, c’est un « tueur silencieux » que le Niger tente de neutraliser. La bilharziose, ou schistosomiase, est une maladie parasitaire contractée au contact d’eaux douces souillées. Si elle ne tue pas instantanément, ses ravages sur le long terme sont dévastateurs pour le développement des enfants :
Anémie sévère et retard de croissance ;
Troubles cognitifs impactant la scolarité ;
Lésions irréversibles pouvant mener au cancer de la vessie à l’âge adulte.
Le Général Bagadoma a profité de cette tribune pour alerter sur la nature insidieuse des Maladies Tropicales Négligées (MTN). « Elles évoluent à bas bruit », a-t-il martelé, rappelant aussi que ces pathologies frappent principalement les communautés rurales et riveraines, là où l’accès à l’eau potable reste un combat quotidien.
L’opération s’inscrit dans le cadre du Plan Directeur National 2022-2026, une stratégie ambitieuse visant à éradiquer 14 maladies prioritaires sur le sol nigérien. Pour le Gouverneur, ce succès est le fruit d’une synergie inédite entre agents de santé, enseignants, leaders traditionnels et l’appui logistique de l’ONG Helen Keller International.
Un signal de résilience
Ce résultat exceptionnel envoie également un message politique fort. Réussir une telle mobilisation logistique dans les districts de Bosso, Goudoumaria ou Mainé-Soroa prouve la capacité des autorités à administrer des services essentiels de base malgré un contexte régional complexe.
Toutefois, le Général Bagadoma refuse tout triomphalisme prématuré. Il a appelé ses équipes à une analyse froide des insuffisances rencontrées sur le terrain. L’objectif final reste l’élimination totale de la bilharziose, afin que les eaux de la région ne soient plus synonymes de menace, mais de vie pour la jeunesse du Manga.
De retour d’une mission dans l’est et le centre du pays, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a marqué une halte stratégique dans le département de Malbaza, au cœur d’une région engagée dans le renforcement de son dispositif sanitaire.
Le département de Malbaza, dans la région de Tahoua, a accueilli le lundi 9 février 2026 une étape significative de la tournée nationale du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique. En transit vers Niamey après une mission ayant conduit le membre du gouvernement à Diffa, Zinder et Tahoua, le ministre a été reçu à Dogueraoua par le préfet de Malbaza et l’administratrice déléguée de la commune, Rahannatou Aliou Malam Barmou.
Cette rencontre, à la fois institutionnelle et opérationnelle, a offert un cadre d’échanges directs sur les défis sanitaires auxquels font face le département de Malbaza et la commune de Dogueraoua, dans un contexte marqué par des besoins croissants en matière de prévention et d’accès aux soins.
Au cœur des discussions figuraient les actions récemment menées dans le domaine de la santé, notamment la campagne de vaccination contre la poliomyélite qui s’est achevée quelques jours plus tôt dans la zone. Une opération d’envergure, saluée par le ministre, qui a souligné l’engagement des autorités locales dans la mise en œuvre des politiques nationales de santé publique.
Le ministre a particulièrement félicité l’administratrice déléguée Rahannatou Aliou Malam Barmou pour les efforts consentis en faveur de l’amélioration de l’hygiène publique et de la couverture sanitaire, reconnaissant ainsi son rôle dans la mobilisation des acteurs locaux autour des priorités sanitaires.
Un dialogue au service des populations
Cette escale a également permis de dresser un état des lieux des infrastructures et des services de santé dans le département, tout en esquissant des pistes pour renforcer la qualité des soins et la prévention des maladies. Les échanges ont porté sur les besoins en équipements, en personnel et sur la consolidation des campagnes de vaccination et de sensibilisation communautaire.
De son côté, l’administratrice déléguée de Dogueraoua a réaffirmé sa détermination à poursuivre les efforts engagés afin de garantir un meilleur accès aux soins de santé pour les populations de la commune, en particulier dans les zones les plus vulnérables.
Au-delà de son caractère protocolaire, cette rencontre illustre l’importance des concertations de terrain dans la conduite des politiques sanitaires au Niger. Dans des territoires où les défis logistiques et humains restent nombreux, le dialogue entre autorités centrales et responsables locaux apparaît comme un levier essentiel pour adapter les réponses publiques aux réalités du terrain.
La mission ministérielle se poursuit ainsi sous le signe de la coordination et du suivi, avec pour objectif affiché de consolider les acquis et de renforcer durablement le système de santé au service des populations nigériennes.
NIAMEY, 29 janvier 2026 (JDN) – Le Niger a réaffirmé jeudi son ambition d’éliminer les maladies tropicales négligées (MTN) sur son territoire, mettant en avant des succès inédits sur le continent comme l’arrêt de la transmission de l’onchocercose, a déclaré le Ministre de la Santé.
À la veille de la Journée mondiale de lutte contre les MTN, célébrée le 30 janvier sous le thème « S’unir, Agir et Éliminer », le médecin colonel-major Garba Hakimi a dressé un bilan des avancées sanitaires du pays sahélien lors d’une allocution officielle.
Le plan national 2022-2026 : cibler la pauvreté
« Le Niger, dans son plan directeur national 2022-2026, a ciblé 14 maladies sur les 20 répertoriées par l’OMS, car elles touchent surtout les populations les plus démunies », a expliqué le ministre, soulignant que ces pathologies représentent « une des causes principales de la pauvreté ».
Parmi les réussites notables, le colonel-major Hakimi a salué la certification de l’élimination de la transmission de l’onchocercose (cécité des rivières), une « première dans toute l’Afrique ». Il a également annoncé que le pays préparait ses dossiers de certification pour l’élimination du trachome et de la trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil).
Des chiffres records pour la chimiothérapie préventive
Selon les chiffres du ministère, le Niger déploie une stratégie de chimiothérapie préventive massive. En 2025, les autorités ont traité plus de 1,2 million d’enfants contre la schistosomiase et 750 000 personnes contre le trachome. Chaque année, elles distribuent gratuitement des médicaments d’une valeur d’environ 535 millions de francs CFA (près de 815 000 euros).
Malgré ces progrès, des défis subsistent. Le ministre a cité la persistance de la rage, des envenimations par morsures de serpent ainsi que des maladies cutanées comme la lèpre. En 2025, les équipes sanitaires ont dépisté 72 nouveaux cas de lèpre grâce à une stratégie de recherche active autour des cas contacts.
Un appel à la mobilisation citoyenne et à l’hygiène
Le Ministre de la Santé a conclu en appelant les populations à respecter les mesures d’hygiène de base et à participer massivement aux campagnes de distribution de médicaments pour atteindre l’objectif d’une couverture globale d’au moins 80 %.
Les maladies tropicales négligées sont un groupe de pathologies infectieuses qui sévissent principalement dans les zones rurales pauvres et les bidonvilles, affectant plus d’un milliard de personnes dans le monde.
NIAMEY, 28 janvier 2026 (JDN) – Le ministre nigérien de la Santé et de l’Hygiène publique, le médecin colonel-major Garba Hakim, a effectué mercredi une visite de travail au siège du Programme alimentaire mondial (PAM) à Niamey, marquant une volonté de renforcer la lutte contre l’insécurité nutritionnelle dans les zones isolées du pays.
Cette visite, intervenant dans un contexte de défis climatiques et sécuritaires persistants au Sahel, vise à consolider le partenariat entre l’agence onusienne et les autorités nigériennes.
Accompagné d’une importante délégation, le ministre a exprimé la reconnaissance du gouvernement face aux « grands défis nutritionnels » qui touchent particulièrement les enfants et les populations fragiles.
« Nous pouvons atteindre les objectifs d’une meilleure prise en charge nutritionnelle, surtout pour les populations des endroits isolés », a déclaré le colonel-major Garba Hakim. Il a également souligné que l’appui du PAM demeure « crucial » pour relever ces défis et a transmis les salutations du chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine.
Une architecture humanitaire au service de la résilience
La représentante et directrice pays du PAM au Niger, Kinday Samba, a mis à profit cette visite pour détailler l’empreinte de son institution dans le pays. Forte de plus de 280 agents déployés entre Niamey et cinq bureaux régionaux, notamment à Diffa, Maradi, Tahoua et Zinder, l’organisation structure son action autour de trois axes majeurs : l’assistance d’urgence en faveur des déplacés internes, des réfugiés et des communautés hôtes, le renforcement de la résilience par l’appui aux chaînes d’approvisionnement locales, ainsi que le transfert de compétences à travers des protocoles d’accord conclus avec les ministères techniques.
« Notre mission est d’assurer que les familles aient accès à une alimentation nutritive, surtout dans les zones exposées aux chocs », a rappelé Mme Samba, saluant ainsi une « initiative forte » du ministre de la Santé.
Finalement, la rencontre s’est conclue par une présentation des systèmes de surveillance nutritionnelle que le PAM aide à mettre en place pour anticiper les crises alimentaires. En signe de bonne coopération, la directrice pays a remis un présent symbolique au ministre, scellant ainsi la poursuite des plans opérationnels annuels entre les deux entités.
Niamey, 20 janvier 2026 – Au lendemain d’une rencontre stratégique sur la sécurité des infrastructures publiques, le Niger franchit une nouvelle étape dans la prévention des risques technologiques. Le lundi 19 janvier 2026, le cabinet du ministre de la Santé a été le théâtre d’échanges cruciaux entre le Médecin colonel-major Garba Hakimi et une délégation de l’Agence nationale du contrôle des installations électriques internes (CONTROLEC).
Une mission de salubrité électrique
Reçue par le directeur général de l’agence, Manzo Diallo Mohamed Ali, et le président du conseil d’administration, Manzo Moctar Amadou, la délégation a présenté un document très attendu : le rapport de contrôle des installations électriques du ministère de la Santé. Par ailleurs, pour CONTROLEC, agence opérationnelle depuis septembre 2024, l’enjeu est de taille : garantir la sécurité des personnes et la protection des biens par une mise en conformité rigoureuse des dispositifs de basse tension.
Dans un contexte où les bâtiments publics sont souvent mis à rude épreuve, cette expertise s’avère vitale. Créée en février 2023, l’agence s’impose désormais comme le gendarme de la conformité électrique intérieure, veillant à ce que chaque câble et chaque disjoncteur respectent les normes de sécurité en vigueur.
L’un des points forts de cette audience a été la volonté partagée de porter cet effort de sécurisation au cœur même du dispositif de soins national. En conséquence, la délégation de CONTROLEC a exprimé le souhait d’étendre ses opérations de contrôle aux structures hospitalières, une proposition immédiatement validée par le ministre Garba Hakimi.
Le Médecin colonel-major a d’ailleurs fixé des priorités claires. Le déploiement devra cibler en urgence :
Les quatre nouveaux hôpitaux du district de Niamey.
Les centres de santé intégrés (CSI), piliers de la santé de proximité.
Prévenir le risque avant la crise
Enfin, l’urgence de cette collaboration n’est pas fortuite. L’approche de la période de fortes chaleurs au Niger est traditionnellement synonyme d’une augmentation des incidents électriques liés à la surcharge des réseaux et à la surchauffe des installations. C’est pourquoi, en agissant dès maintenant, le ministère et CONTROLEC font le choix de la prévention active plutôt que celui de la gestion de crise.
Cette mission sera conduite en étroite collaboration avec les services techniques du ministère de la Santé. L’objectif final est ambitieux mais nécessaire : renforcer durablement la sécurité des infrastructures sanitaires afin que soignants et patients puissent évoluer dans un environnement protégé de tout risque de court-circuit ou d’incendie d’origine électrique.
Dans un contexte de refondation nationale, le Niger lance une vaste campagne de santé publique. Ce lundi 12 janvier 2026, depuis le district sanitaire de Diffa, le Gouverneur Mahamadou Ibrahim Bagadoma a donné le coup d’envoi d’une opération combinant vaccination, déparasitage et dons de médicaments, attestant la survie de l’enfant au cœur des priorités de l’État.
Alors que le Niger fait face aux défis sécuritaires et climatiques, les autorités n’oublient pas l’ennemi invisible : la maladie. À Diffa, chef-lieu de la région éponyme, la mobilisation était totale ce lundi pour le lancement officiel d’une campagne nationale qui se déroulera jusqu’au 14 janvier. Le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma a présidé cette cérémonie, entouré des forces vives de la nation et des partenaires techniques, pour marquer une étape cruciale de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite.
L’originalité de cette campagne réside dans son approche intégrée. Il ne s’agit pas seulement de vacciner contre la poliomyélite , mais de profiter du passage des agents de santé pour administrer de la vitamine A et procéder au déparasitation à l’Albendazole . L’objectif est clair : renforcer globalement le système immunitaire des enfants de moins de cinq ans.
Les chiffres rappellent l’urgence de l’action : entre 2019 et 2025, le Niger a détecté 124 cas de poliovirus, dont 16 dans la seule région de Diffa. Face à cette menace, le gouvernement vise des résultats ambitieux : vacciner 100 % des enfants de 0 à 59 mois et informer au moins 90 % des parents.
Le clou de la cérémonie a été le geste symbolique fort du Gouverneur : la remise d’un lot de médicaments d’une valeur de plus de 54 millions de francs CFA. Entièrement financé sur fonds propres de l’État, ce stock vise à garnir les étagères des formations sanitaires régionales. Ce don s’inscrit dans une politique plus large de réduction des frais médicaux, une priorité du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
« Cette présence témoigne de l’intérêt accordé à la santé et au bien-être des populations, en particulier à la protection des enfants contre les maladies évitables », a martelé le Gouverneur dans son discours de lancement.
Pour que cette campagne soit un succès, notamment dans les zones enclavées ou touchées par l’insécurité, le Gouverneur a appelé à une « mobilisation générale ». Leaders religieux, chefs coutumiers, médias et relais communautaires sont invités à se faire les échos de cette opération.
En suivant les recommandations de l’OMS, le Niger ne se contente pas de réagir aux épidémies ; il a construit un rempart durable pour sa jeunesse. Dans la région de Diffa, le message est passé : chaque goutte de vaccin est un pas de plus vers une nation forte et en bonne santé.
À Niamey, un atelier national réunit du 11 au 14 novembre 2025 des acteurs locaux et internationaux pour co-construire une Stratégie de Changement Social et Comportemental (CSC). Objectif : lever les freins invisibles à l’accès équitable aux soins reproductifs et bâtir une santé inclusive pour les femmes, les jeunes et les personnes handicapées.
Niamey, 11 novembre 2025 – Un vent de collaboration souffle sur la capitale nigérienne avec l’ouverture ce mardi d’un atelier dédié à la co-construction d’une Stratégie de Changement Social et Comportemental (CSC). En effet, du 11 au 14 novembre, acteurs locaux et internationaux unissent leurs forces pour briser les barrières invisibles qui freinent l’accès équitable aux soins reproductifs.
Soutenu par le Royaume-Uni, cet événement stratégique vise aussi à bâtir un système de santé inclusif, centré sur les femmes, les jeunes et les personnes handicapées.
Lancement d’une initiative transformative à Niamey
Au cœur de Niamey, l’atelier national s’est inauguré sous les auspices du Ministère de la Santé publique et de l’ONG RAES. Cette rencontre de quatre jours réunit un panel diversifié : officiels gouvernementaux, figures de la société civile, leaders communautaires et religieux, sans oublier des experts de MSI Niger, WILDAF, Ipas, Options et Sightsavers. Dans cette optique, l’enjeu est d’élaborer une feuille de route nationale qui favorise des pratiques sociales positives, rendant ainsi les services de santé reproductive accessibles à tous, sans discrimination.
Dans un pays où les défis socio-culturels pèsent encore lourd sur la santé des plus vulnérables, cette démarche collective vise également à ancrer des changements durables. En misant sur l’innovation locale et la co-création, l’événement transforme les idées en actions concrètes, alignées sur les besoins réels des communautés nigériennes.
Co-création au service des communautés : les ambitions du projet WISH2
Porté par le programme WISH2 – financé par la FCDO britannique –, cet atelier prolonge des études terrain menées dans les régions de Maradi, Niamey, Tahoua et Zinder. À ce titre, il s’agit de traduire ces insights en une stratégie CSC qui cible précisément les obstacles comportementaux et sociaux. en effet Pour les femmes en zones rurales, les adolescents en quête d’information ou les personnes en situation de handicap, l’objectif est clair : promouvoir un accès inclusif et respectueux aux soins essentiels.
RAES, en tête de cette mobilisation, met l’accent sur une approche participative.
« Nous agissons main dans la main avec les populations pour que la stratégie reflète leurs réalités et aspirations« , explique un porte-parole de l’ONG.
Des sessions d’échanges, de témoignages et de brainstorming permettront aussi d’identifier des leviers innovants, comme des campagnes de sensibilisation adaptées aux contextes culturels et des outils de communication inclusifs.
Discours inspirants : un appel à l’écoute et à l’innovation lors de l’atelier CSC à Niamey
La cérémonie d’ouverture a vibré au rythme de paroles motivantes. M. Eude Kaltani, représentant de RAES, a ouvert le débat en célébrant cette « volonté partagée d’avancer ensemble ». Il a en effet encouragé les participants à cultiver l’empathie et la créativité :
« Écoutons-nous mutuellement pour forger une vision ancrée dans nos traditions et tournée vers l’avenir. »
De son côté, l’Ambassadrice du Royaume-Uni au Niger a rendu hommage à la dynamique du consortium WISH2.
« La force de cette initiative réside dans sa capacité à intégrer toutes les voix de la société« , a-t-elle déclaré, soulignant l’urgence d’un système de santé qui honore la dignité de chaque individu.
par ailleurs, ces interventions ont posé les bases d’un dialogue franc et inclusif, essentiel pour lever les tabous persistants autour de la santé reproductive.
Vers un Niger inclusif : impacts attendus et héritage régional au terme de l’atelier CSC à Niamey
Au-delà des murs de l’atelier, les retombées pourraient remodeler le paysage de la santé au Sahel.
En favorisant des comportements évolutifs – de la sensibilisation prénatale à l’éducation sexuelle inclusive – la Stratégie CSC aspire à réduire les inégalités et à renforcer le bien-être national.
Ainsi, les partenaires techniques, forts de leur expertise globale, injectent des outils éprouvés, adaptés au contexte nigérien pour une mise en œuvre rapide et efficace. Des indicateurs de suivi, des plateformes communautaires et des campagnes ciblées sont aussi envisagés pour assurer la pérennité des actions.
En somme, cet événement s’inscrit dans une vague plus large de réformes sanitaires au Niger, où des projets comme WISH2/WACA pavent la voie à une résilience accrue face aux défis démographiques.
À l’issue des quatre jours, une stratégie robuste émergera, prête à irriguer les politiques publiques et à inspirer les voisins sahéliens dans leur propre quête d’équité sanitaire.
Agadez, 10 octobre 2025 –Dans un élan collectif affirmant que la vitalité intérieure est le socle de toute société résiliente, l’autorité régionale d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a dirigé ce vendredi l’inauguration protocolaire des initiatives commémoratives dédiées à la Journée Mondiale de la Santé Mentale pour l’année 2025. L’événement, tenu dans l’amphithéâtre de la Maison des Jeunes et de la Culture, met en lumière le rôle indispensable de la santé psychique comme pilier du développement humain, particulièrement dans les régions confrontées à des pressions environnementales et sociétales intenses.
Portée par les associations philanthropiques internationales opérant dans la province d’Agadez, cette démarche revêt une portée exemplaire, en plaçant au premier plan la nécessité de préserver l’équilibre mental des individus pour favoriser une cohésion communautaire durable. Le Général de Division Issa a vivement applaudi cet élan, tout en rendant hommage à la constance des entités caritatives locales, dont les interventions quotidiennes contribuent à atténuer les vulnérabilités psychologiques nées des aléas du désert et des dynamiques régionales.
Santé Mentale : un impératif stratégique face aux défis du désert
Par ailleurs, cette rencontre symbolique illustre avec force comment le soin apporté à la santé mentale renforce non seulement la capacité d’adaptation des populations, mais aussi leur aptitude à surmonter les épreuves collectives. Dans un contexte comme Agadez, où la rudesse du climat et les enjeux sécuritaires pèsent sur le quotidien, promouvoir le bien-être psychique devient un impératif stratégique : en effet, il prévient l’isolement, stimule la créativité et consolide les liens sociaux, transformant potentiellement les défis en vecteurs de croissance inclusive.
La séance s’est déroulée sous le regard attentif d’une assemblée distinguée, regroupant des représentants éminents des sphères administratives et des forces armées, aux côtés des émissaires des institutions d’entraide internationales. Ces acteurs ont réaffirmé leur adhésion à une vision holistique de la santé, où le volet psychique occupe une place centrale pour bâtir des communautés plus fortes et plus sereines.
En conclusion, à travers cette mobilisation, Agadez réitère son attachement à une gouvernance éclairée, où la santé mentale émerge comme un atout majeur pour l’épanouissement de ses habitants, invitant à une vigilance accrue et à des partenariats renforcés pour les années à venir.
À Niamey, le Gouvernement nigérien franchit un cap décisif dans la refondation sociale avec l’activation officielle de la Mutuelle de Santé des Agents de l’État (MSAE). Portée par les ministres Aissatou Abdoulaye Tondi et celle de la Solidarité nationale, cette initiative garantit une couverture sanitaire durable aux fonctionnaires actifs, retraités et à leurs familles.
Niamey, 9 octobre 2025 – Le Gouvernement nigérien marque une étape décisive dans la consolidation du filet de Sécurité sociale pour les fonctionnaires, à travers l’activation des prestations de la Mutuelle de Santé des Agents de l’État (MSAE). Cette mesure, alignée sur les orientations de la Refondation nationale, vise à garantir une couverture sanitaire inclusive et pérenne pour l’ensemble des agents actifs, retraités et leurs familles.
La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée hier mercredi, sous l’égide de Mme Aissatou Abdoulaye Tondi, Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, en présence de Mme la Ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale. Les deux responsables ont symboliquement adhéré à la mutuelle, illustrant ainsi leur engagement personnel et collectif pour la promotion de ce dispositif innovant. De plus, cette démarche, accompagnée d’un entretien bilatéral entre les ministres, a permis d’harmoniser les approches pour une mise en œuvre optimale, au bénéfice des bénéficiaires directs et de l’administration publique.
Par ailleurs, les travaux se sont prolongés par une visite guidée des installations de la MSAE, offrant un aperçu concret des mécanismes opérationnels. Ce cadre mutualisé permettra désormais un accès équitable et de qualité aux soins de santé, une maîtrise accrue des charges médicales et la préservation des droits sociaux au-delà de la retraite, favorisant ainsi une continuité dans la protection des agents et de leurs ayants droit.
En effet, cette initiative s’inscrit dans la vision stratégique impulsée par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et le Gouvernement, qui placent la protection sociale au cœur des priorités pour un bien-être durable des agents publics. Elle traduit, par conséquent, une volonté ferme d’améliorer les conditions de vie des fonctionnaires, en réponse aux défis contemporains, et de consolider les fondations d’une administration résiliente et humaine.
La Mutuelle Santé : le défi de l’extension
En conclusion, l’activation de la MSAE est un acquis majeur pour la protection sociale nigérienne, témoignant de l’engagement des autorités à placer le capital humain au cœur de la refondation nationale. Les autorités compétentes réaffirment leur détermination à étendre progressivement ces acquis, en mobilisant les ressources nécessaires pour une adhésion massive et une efficacité accrue.
Toutefois, le véritable succès de la MSAE résidera dans sa capacité à maintenir un équilibre financier pérenne tout en garantissant une qualité de soins irréprochable dans les régions les plus éloignées. Quelles stratégies concrètes le Gouvernement mettra-t-il en œuvre pour assurer l’accessibilité des prestations de la MSAE à l’ensemble des bénéficiaires sur le vaste territoire nigérien, et comment ce modèle pourrait-il être adapté pour inclure, à terme, le secteur privé ?
À Niamey, le premier Congrès africain sur les allergies sonne l’alerte : la santé publique doit s’adapter, car l’anaphylaxie n’attend pas.
Niamey, 25 septembre 2025 –Un simple repas en famille qui tourne au cauchemar, une promenade printanière qui déclenche une crise respiratoire, ou une piqûre d’insecte qui met une vie en péril : voilà la dure réalité qui touche déjà des millions de personnes à travers le monde. En effet, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), d’ici 2050, la moitié de la population mondiale pourrait souffrir d’au moins une maladie allergique. C’est dans ce contexte alarmant que le Niger a marqué un jalon historique il y a dix jours : l’ouverture du tout premier Congrès de Dermatologie et Allergologie, un événement qui pourrait bien changer la donne pour la santé publique en Afrique.
Urgence sanitaire mondiale : le top 4 des fléaux révélé à Niamey
Sous le thème évocateur des « Maladies Immuno-Allergiques », ce congrès pionnier s’est tenu le mardi 15 septembre au Palais des Congrès de Niamey. Organisé conjointement par la Société Nigérienne de Dermatologie et Vénéréologie (SONIDEV) et l’Association Nationale de Formation Continue en Allergologie (ANAFORCAL), il a réuni experts, chercheurs et décideurs pour poser les bases d’une riposte collective. En fait, c’est le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique, le Professeur Mamadou Saidou, qui a donné le ton à l’ouverture, présidant la cérémonie avec une ferveur qui en dit long sur l’urgence de la situation.
« Les maladies immuno-allergiques sont en pleine expansion à travers le monde », a tonné le Ministre dans son allocution d’ouverture. Rappelant les priorités de l’OMS, il a souligné que les allergies sont classées au quatrième rang mondial des préoccupations de santé publique, juste derrière les maladies cardiovasculaires, les cancers et le VIH/SIDA. Une statistique glaçante qui n’a pas manqué de faire réagir l’assistance : ces affections, souvent sous-estimées, incluent des réactions cutanées sévères comme l’urticaire ou l’eczéma, mais aussi des crises respiratoires (asthme allergique) et des chocs anaphylactiques – des réactions violentes à une substance qui peuvent survenir en quelques minutes et mettre la vie en danger.
De la sensibilisation à l’adrénaline : le Niger sonde l’action
Le Professeur Mamadou Saidou n’a pas mâché ses mots : « Il est impératif de sensibiliser le public sur les gestes de prévention, sur la reconnaissance des signes d’alerte comme l’anaphylaxie, et sur l’importance d’une consultation spécialisée. » Un appel clair à l’action, qui résonne particulièrement au Niger et en Afrique subsaharienne, où l’accès aux soins spécialisés reste un défi majeur. Pour le grand public, cela se traduit par des conseils concrets : éviter les allergènes connus (poussières, pollens, aliments comme les arachides), porter un auto-injecteur d’adrénaline en cas de risque, et consulter un dermatologue-allergologue dès les premiers symptômes persistants.
Vers un Front africain anti-allergies : l’appel révolutionnaire
Toutefois, ce congrès n’était pas qu’une tribune pour alerter ; il a aussi été une vitrine pour l’ambition africaine en matière de santé. Le Professeur Salissou Laouali, président de la SONIDEV, a profité de l’occasion pour lancer un appel vibrant à la synergie continentale. « Il est temps de bâtir un réseau africain de Dermatologie-Allergologie, capable de mutualiser nos données, de partager nos expériences et d’influencer les politiques de santé publique et d’enseignement supérieur », a-t-il déclaré. Une vision audacieuse qui vise à combler les lacunes locales : notamment renforcer la recherche sur le terrain, améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients, et même développer une « batterie standard africaine » pour tester les allergies – un outil adapté aux réalités locales, loin des protocoles occidentaux souvent inadaptés.
Avant lui, le président du comité d’organisation avait exprimé sa gratitude à tous les acteurs mobilisés pour faire aboutir ce projet ambitieux. Ainsi, la SONIDEV et l’ANAFORCAL, ces deux sociétés savantes nigériennes, se sont en effet fixées des objectifs concrets : booster la recherche locale sur des pathologies comme les dermatites allergiques ou les rhumes des foins tropicaux, sensibiliser les communautés rurales et urbaines, et former les soignants à une prise en charge précoce. « Prévenir, c’est guérir« , pourrait-on résumer, en écho aux messages du ministre.
Le Niger, nouveau phare de la santé africaine
Dix jours après cette ouverture prometteuse, le congrès continue de faire des vagues dans les milieux médicaux nigériens et au-delà. Pour les professionnels de la santé, c’est une opportunité de réseautage inédite ; pour le grand public, un rappel salutaire que les allergies ne sont pas de simples « maux de saison », mais un enjeu majeur de santé publique. En conclusion, le dynamisme affiché par le Niger en recherche et innovation place ce pays à l’avant-garde d’une riposte continentale face à ces affections chroniques. Une chose est sûre : dans un monde où le climat change et les pollutions s’intensifient, ignorer ces signaux d’alarme n’est plus une option.
L’heure est à l’action concertée, car la santé de la moitié du continent est en jeu. Reste à savoir si l’élan de Niamey saura se transformer en un mouvement panafricain durable, capable d’inscrire l’allergologie comme une priorité nationale dans chaque pays. Le Niger a lancé le défi ; qui sera le prochain à y répondre ?
En clôture d’une mission ministérielle intense, le Colonel Major Garba Hakimi a rendu hommage au Sultan de l’Aïr, scellant une alliance entre modernité et tradition. À Agadez, cette visite symbolique incarne l’engagement du gouvernement pour une santé accessible, enracinée dans les valeurs culturelles du Niger.
Agadez, 15 septembre 2025 – En clôture d’une mission de travail intense dans la région d’Agadez, le Colonel Major Garba Hakimi, Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, a marqué les esprits en rendant une visite de courtoisie au Sultan de l’Aïr, Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou. Ce geste, ancré dans les traditions nigériennes, illustre le respect profond des autorités pour la chefferie traditionnelle, pilier de la cohésion sociale et de l’unité nationale.
Une étape symbolique pour sceller l’unité à Agadez
Conformément à la coutume nigérienne, qui veut qu’une personnalité en visite officielle rende hommage aux notables locaux, le Colonel Major Garba Hakimi, accompagné du Gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, et de plusieurs cadres civils et militaires, s’est rendu au Sultanat de l’Aïr. Cette rencontre symbolique a été l’occasion pour le ministre de transmettre les salutations fraternelles du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, ainsi que celles du gouvernement.
Par la suite, le Sultan Oumarou Ibrahim Oumarou, figure respectée de la région, a accueilli la délégation avec chaleur, offrant des cadeaux au ministre et à certains membres de son entourage, dans un geste de générosité et d’hospitalité. Ce moment d’échange a rappelé le rôle central des chefs traditionnels dans la préservation de la paix et de l’unité au Niger, un pays où les valeurs culturelles sont un ciment social incontournable.
Le bilan de la mission : des discussions stratégiques et des perspectives concrètes
En amont de cette visite de courtoisie, le ministre a conclu son séjour à Agadez par une réunion stratégique avec les responsables des structures sanitaires de la région, tenue dans la salle du gouvernorat. Ces discussions ont également permis d’évaluer les avancées et les besoins du secteur de la santé, après avoir mené une série de visites dans des infrastructures clés comme le Centre Hospitalier Régional et le Centre de Santé Intégré de Dagamanat. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de renforcer l’accès aux soins dans une région stratégique, tout en mobilisant les acteurs locaux.
Un message fort pour l’avenir
En somme, en combinant engagement sanitaire et respect des traditions, le Colonel Major Garba Hakimi envoie un message fort : le développement du Niger passe par une alliance entre modernité et ancrage culturel. La chefferie traditionnelle, représentée par des figures comme le Sultan de l’Aïr, reste un maillon essentiel pour fédérer les communautés et promouvoir la stabilité.
Alors que le ministre achève sa mission à Agadez, les Nigériens retiennent une image d’unité et de détermination. Ce dialogue entre autorités modernes et traditionnelles est une promesse d’un avenir où la santé et la cohésion sociale avancent main dans la main. L’enjeu, pour le gouvernement et les leaders traditionnels, sera désormais de concrétiser cette synergie en actions pérennes pour le bien-être des populations de l’Aïr et de tout le Niger.
À Agadez, le Colonel Major Garba Hakimi ne s’est pas contenté de discours. En 72 heures de visite intensive, le Ministre de la Santé a sillonné les centres médicaux, reçu un don pharmaceutique de l’OMS et dressé un diagnostic sans concession. Une tournée qui pourrait bien marquer un tournant pour les soins dans cette région stratégique du Niger
Agadez, 15 septembre 2025 – Dans une région où la santé est au cœur des préoccupations, le Colonel Major Garba Hakimi, Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, a entamé une visite de travail de 72 heures à Agadez, débutée le samedi dernier. Accueilli chaleureusement à Amatatal, dans la commune rurale d’Ingall, par le Gouverneur de la région, le Général de Division Ibra Boulama Issa, ainsi que les autorités locales, le ministre a multiplié les initiatives pour évaluer et renforcer le système de santé régional.
Une tournée ministérielle au chevet des populations
Dès son arrivée, le Colonel Major Garba Hakimi, accompagné du gouverneur, a sillonné les localités d’Amatatal, Mararaba et Ingall pour rencontrer les acteurs de terrain. Par la suite, le dimanche 14 septembre, il a intensifié ses efforts en menant une série de visites ciblées dans les infrastructures sanitaires. Au Centre Hospitalier Régional d’Agadez, le ministre a inspecté des services clés, tels que l’unité de dialyse, le scanner et le chantier du futur Centre Mère et Enfants, des équipements essentiels pour répondre aux besoins croissants de la population.
Un des moments forts de cette mission a été la réception d’un don de 6 tonnes de produits pharmaceutiques, d’une valeur de 26 434 424 FCFA, offert par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette contribution, réceptionnée en présence du Gouverneur Ibra Boulama Issa, renforcera l’approvisionnement en médicaments dans la région, un geste salué comme un pas majeur vers l’amélioration de l’accès aux soins.
Un diagnostic sans concession du ministre de la Santé pour une meilleure action
Dans cette optique, le ministre a également visité le Centre de Santé Intégré (CSI) de Dagamanat et le District Sanitaire de la commune urbaine d’Agadez. L’objectif était clair : évaluer les conditions de travail des agents de santé et identifier les besoins prioritaires pour optimiser la qualité des services. De plus, des réunions avec les responsables sanitaires, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les partenaires sociaux, ont permis de dresser un diagnostic précis et d’envisager des solutions concrètes.
Agadez : au cœur de l’effort national pour la santé
Cette visite illustre l’engagement du gouvernement nigérien à renforcer le système de santé, particulièrement dans des régions reculées comme Agadez, où les défis logistiques et climatiques compliquent l’accès aux soins.
« Notre priorité est de garantir que chaque Nigérien, où qu’il soit, puisse bénéficier de soins de qualité », a déclaré le Colonel Major Garba Hakimi, soulignant l’importance de cette mission.
Accompagné du Gouverneur Ibra Boulama Issa et de cadres de son ministère, le ministre a envoyé un signal fort : la santé est une priorité nationale, et Agadez, carrefour stratégique du Niger, est également au cœur de cet effort.
En somme, cette visite de 72 heures pourrait bien marquer un tournant pour les infrastructures sanitaires de la région, au bénéfice des populations locales. Cependant, l’évaluation de l’impact de ces initiatives sur le long terme reste à observer. Le véritable défi sera de maintenir l’élan et de transformer ces promesses en résultats tangibles.
À Zinder, la solidarité prend racine : la mutuelle de santé GNN–PN s’installe au cœur du territoire
Le samedi 23 août 2025, Zinder n’a pas seulement accueilli une nouvelle structure : elle a vu s’ancrer un projet de solidarité, de dignité et de protection sociale. En effet, après Tillabéri, Dosso et Diffa, la région devient le quatrième pôle à inaugurer son bureau régional de la mutuelle de santé de la Garde Nationale du Niger–Police Nationale (GNN–PN).
Dans une salle empreinte de respect et d’engagement, le Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahamane Sani, a ouvert la cérémonie. Il a par ailleurs rappelé les valeurs fondamentales de la mutualité, à savoir humanisme, solidarité, démocratie, non-lucrativité et responsabilité.
« La mutuelle n’est pas une simple institution. C’est un mouvement humain et citoyen qui place la dignité au centre de ses préoccupations », a-t-il souligné avec conviction.
Une protection sociale au service des forces de sécurité
Le Président du Conseil d’Administration, le Lieutenant-Colonel Maina Moussa Adamou, a réaffirmé l’objectif central de la mutuelle. Il s’agit aussi de garantir à chaque membre un accès équitable et amélioré aux soins médicaux, le tout dans un esprit de fraternité. Depuis sa création, la mutuelle s’est imposée comme un outil de cohésion sociale, un espace de protection pour les agents des forces de sécurité et leurs familles.
La cérémonie a également marqué l’installation officielle de la nouvelle équipe dirigeante du bureau régional de Zinder :
Secrétaire Général : Médecin Lieutenant Mahamane Lawan Nassirou
Secrétaire Général Adjoint : Commissaire Principal de Police Abdoul Razak Moudi
Ces figures locales, à la fois professionnelles et engagées, incarnent également la volonté de territorialiser la gouvernance mutualiste en se connectant directement avec les réalités sanitaires et sociales de la région de Zinder.
Une mobilisation citoyenne autour des enjeux de la santé
À l’instar des autres régions, les autorités ont présenté les enjeux, les défis et les perspectives de la mutuelle afin d’informer les participants. D’ailleurs, Ces derniers ont animé des échanges riches, répondu à une multitude de questions et fourni des explications précises. Cette dynamique participative témoigne d’un intérêt croissant pour les mécanismes de solidarité structurée, dans un contexte où l’accès aux soins reste un défi pour de nombreuses familles.
Et si la mutualité devenait le socle d’une nouvelle citoyenneté sociale ? À Zinder, le 23 août, c’est une vision qui s’est concrétisée : celle d’un territoire qui choisit de protéger ses agents, de valoriser la fraternité et de construire une santé plus juste. En somme, la mutuelle GNN–PN ne fait pas que s’installer ; elle s’enracine dans les valeurs et les volontés locales. Dès lors, le défi est lancé : cette initiative pourra-t-elle inspirer d’autres secteurs et d’autres régions à adopter le modèle mutualiste pour bâtir une société plus solidaire au Niger ?
À Arewa, le gouvernement nigérien, avec l’appui de l’UNICEF, pose la première pierre d’un Centre de Santé Intégré de type II à Bagagi. Plus qu’une infrastructure, c’est une promesse de justice sociale et de progrès durable pour des milliers de familles rurales.
Dosso, 21 août 2025— Dans le cœur battant de l’Arewa, terre d’histoire et de mémoire, le village de Bagagi s’apprête à écrire une nouvelle page : celle de l’accès équitable aux soins de santé. En effet, le mercredi 20 août, le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le Colonel-major Garba Hakimi, a officiellement lancé les travaux de construction d’un Centre de Santé Intégré (CSI) de type II, un projet structurant financé par l’UNICEF à hauteur de 274 millions de francs CFA.
Une infrastructure de santé complète pour la communauté
Par ailleurs, le futur CSI comprendra un bloc de soins curatifs, un bloc de soins préventifs, un bloc maternité, deux logements pour le chef du CSI et la sage-femme, ainsi que des latrines, un incinérateur et une clôture sécurisée. Les travaux, confiés à l’entreprise TECHNI BAT sous la supervision du bureau d’études Global TECH, devraient s’achever en mars 2026.
Une mobilisation collective pour un avenir en bonne santé
La cérémonie s’est déroulée en présence du Gouverneur de la région de Dosso, du représentant de l’UNICEF, des autorités coutumières et administratives, ainsi que d’une population venue en nombre témoigner son attachement à ce projet.
Le Ministre Garba Hakimi a salué cette mobilisation, soulignant qu’elle reflète « l’engagement profond des communautés envers la vie de la Nation et la santé de ses enfants ».
Ce projet s’inscrit dans le Plan de Développement Sanitaire et Social 2022-2026 et dans la vision du Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, pour une Couverture Sanitaire Universelle.
« Ce centre représente plus qu’une infrastructure : c’est un acte de justice sociale et un levier de développement humain », a déclaré le Ministre.
L’UNICEF, partenaire du progrès au service des plus vulnérables
Mme Djanabou Mahondé, Représentante résidente de l’UNICEF au Niger, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le gouvernement dans ses priorités sanitaires, notamment en faveur des mères, des nouveau-nés et des enfants. Elle a aussi salué la vision inclusive du projet et la volonté de renforcer les services de santé dans les zones rurales.
Une promesse tenue, un espoir pour les habitants
En plus, l’Administrateur Délégué de Matankari, Ibrahim Kako, a exprimé la gratitude des populations de Bagagi, rappelant que ce projet répond à une demande formulée depuis la visite du Ministre en septembre 2024. Il a également assuré que les habitants s’engageront à entretenir le centre et à en faire un lieu de vie et de soins durable.
Le Ministre a profité de son déplacement pour rendre visite aux autorités coutumières locales et à l’école primaire du village, où les habitants ont eux-mêmes confectionné des briques pour clôturer l’établissement, un geste fort de participation citoyenne.
Vers une nouvelle ère de la santé communautaire ?
La santé est une affaire de tous, et la mobilisation des autorités et des populations de Bagagi en est la preuve. Ce centre de santé, au-delà de sa fonction première, symbolise une étape cruciale vers une meilleure couverture sanitaire pour les zones rurales du Niger. En somme, les fondations sont posées, les partenaires mobilisés. Reste à savoir si cette synergie exemplaire pourra essaimer dans toutes les régions du Niger et faire de la Couverture Sanitaire Universelle une réalité partagée, au-delà des intentions.
Souveraineté sanitaire : le Niger produit désormais ses propres sérums grâce à NIPHAR
Niamey, 11 août 2025 – Le Niger a concrétisé une avancée majeure dans le secteur de la santé publique. Le Niger, par le biais de sa nouvelle société pharmaceutique nationale NIPHAR, produit désormais ses propres poches de sérum glucosé et salé. Cette étape décisive vers l’autonomie sanitaire a été saluée le 8 août par le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Médecin-Colonel Major Garba Hakimi, lors d’une visite officielle sur les sites de la NIPHAR, du LANSPEX et de l’ONPPC.
NIPHAR : le cœur technologique d’une production locale
Au cœur de cette transformation se trouve une machine de remplissage automatisée capable de produire jusqu’à 2 000 poches de solutés par jour, en formats 250 ml et 500 ml. Installée dans les locaux de la NIPHAR, cette technologie permet un remplissage stérile et conforme aux normes internationales, réduisant ainsi la dépendance aux importations et renforçant la sécurité des approvisionnements médicaux.
La NIPHAR, créée le 7 février 2025, a pour mission la fabrication, la distribution et la commercialisation de médicaments et de dispositifs médicaux. Elle incarne la volonté de l’État de garantir un accès équitable à des produits de santé de qualité et à prix abordables.
Un trio de choc pour garantir qualité et distribution
La visite ministérielle a également permis de constater le bon fonctionnement du LANSPEX, le laboratoire national chargé du contrôle qualité des produits de santé, et de l’ONPPC, responsable de l’acquisition et de la distribution des médicaments essentiels sur l’ensemble du territoire.
Le Ministre s’est félicité de la disponibilité des stocks, déjà acheminés vers plusieurs régions, et a salué la rigueur des contrôles effectués par le LANSPEX. Par ailleurs, il a lancé un appel à la vigilance contre les médicaments vendus dans la rue, souvent non contrôlés et potentiellement dangereux pour la population.
Une vision stratégique pour la santé publique
Cette initiative s’inscrit dans une politique nationale de souveraineté pharmaceutique, visant à sécuriser les chaînes d’approvisionnement, réduire les coûts et améliorer la résilience du système de santé nigérien. Elle répond aussi aux enjeux de sécurité sanitaire dans un contexte régional marqué par des tensions et des défis logistiques.
Avec NIPHAR, le Niger ne se contente plus d’importer : il fabrique, contrôle et distribue. C’est une révolution silencieuse, mais stratégique, qui place la santé publique au cœur de la souveraineté nationale. Ce succès marque-t-il le début d’une nouvelle ère pour l’industrie pharmaceutique nigérienne, capable de s’exporter et de devenir un modèle d’autonomie pour la sous-région ?
Démoustication de Niamey : Une offensive contre les moustiques pour protéger la santé des habitants
Niamey, 10 juillet 2025 – Alors que les premières pluies de la saison s’abattent sur Niamey, transformant la capitale nigérienne en un terrain propice aux moustiques, la ville riposte avec une détermination implacable. Ce jeudi 10 juillet 2025, les équipes techniques municipales ont lancé une vaste opération de démoustication au cœur du Marché Central de la rive droite, dans l’Arrondissement Communal Niamey 5. Cette initiative cruciale, bien plus qu’une simple intervention, incarne l’engagement ferme des autorités à sauvegarder la santé publique face aux menaces insidieuses des maladies transmises par les moustiques, dans une métropole vibrante mais vulnérable.
Marché central sous attaque : Niamey déclare la guerre aux gîtes larvaires
Le Marché Central, poumon économique de Niamey où se croisent quotidiennement des milliers de commerçants et de clients, est aussi, malheureusement, un foyer potentiel pour les moustiques. Les eaux stagnantes, les caniveaux obstrués et les déchets accumulés créent des gîtes larvaires idéaux, propices à la prolifération exponentielle des insectes porteurs de maladies comme le paludisme, la dengue ou le virus Zika. Conscientes de ce danger omniprésent, les équipes municipales, équipées de pulvérisateurs et de solutions larvicides efficaces, ont quadrillé les lieux pour neutraliser ces zones à risque.
En effet, cette opération, minutieusement planifiée, vise à détruire les larves avant qu’elles ne se transforment en moustiques adultes. En ciblant des endroits stratégiques comme les marchés, les autorités anticipent les risques accrus en cette saison pluvieuse, où les conditions humides favorisent l’explosion des populations d’insectes. « Nous ne pouvons pas attendre que les maladies frappent pour agir. Chaque goutte d’eau stagnante est un ennemi à éliminer », a déclaré un responsable technique impliqué dans l’opération.
La santé publique en ligne de mire : une stratégie proactive contre les maladies vectorielles
Cette campagne de démoustication s’inscrit dans une série d’actions préventives orchestrées par la Ville de Niamey pour protéger ses habitants. Ainsi, en cette période de l’année, où les pluies saisonnières exacerbent les risques sanitaires, la municipalité redouble d’efforts pour limiter l’impact des maladies vectorielles. Le paludisme, en particulier, reste une cause majeure de mortalité au Niger, touchant des milliers de familles chaque année. En s’attaquant aux gîtes larvaires, Niamey cherche à briser le cycle de transmission, offrant ainsi un bouclier invisible mais essentiel à sa population.
L’opération au Marché Central n’est que la première étape d’un plan plus vaste. D’autres quartiers et arrondissements, notamment ceux proches du fleuve Niger ou des zones inondables, seront bientôt ciblés. Les autorités envisagent également de combiner ces interventions avec des campagnes de sensibilisation, encourageant les citoyens à éliminer les eaux stagnantes autour de leurs domiciles et à utiliser des moustiquaires imprégnées.
Niamey unie contre les moustiques : un défi collectif pour une ville plus saine
Si les équipes techniques sont en première ligne, la réussite de cette campagne repose aussi sur la collaboration des habitants. Les commerçants du Marché Central, bien que temporairement perturbés par l’intervention, ont salué l’initiative. « C’est pour notre bien et celui de nos clients. Les moustiques ne font pas de distinction, ils frappent tout le monde », a confié une vendeuse de légumes, reflétant un sentiment partagé. La Ville de Niamey, consciente de cet enjeu, prévoit de multiplier les dialogues avec les communautés pour renforcer leur implication dans la lutte contre les moustiques.
De plus, cette opération intervient dans un contexte où la municipalité, sous la direction du Colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur Délégué, multiplie les efforts pour améliorer le cadre de vie. Après une réunion stratégique le 8 juillet axée sur la gestion des inondations et l’hygiène urbaine, cette campagne de démoustication illustre une approche proactive, où la santé publique est placée au cœur des priorités.
Démoustication : Niamey trace son chemin vers un avenir plus sain
En somme, l’opération au Marché Central envoie un message clair : Niamey ne baissera pas la garde face aux menaces sanitaires. En s’attaquant aux moustiques avec vigueur, la ville pose les jalons d’un environnement plus sûr et plus sain pour ses habitants. Ainsi, alors que les pulvérisateurs s’activent et que les gîtes larvaires disparaissent, c’est tout un écosystème de prévention qui prend forme, porté par une vision d’avenir où la santé des Nigériens prime sur tout.
Les prochains jours verront cette campagne s’étendre à d’autres coins de la capitale, avec l’espoir fondé de réduire significativement les risques liés aux moustiques. Pour les habitants de Niamey, cette bataille, bien que silencieuse, est une promesse de jours plus sereins, où le bourdonnement des insectes ne sera plus synonyme de danger.
Quelles autres mesures préventives, au-delà de la démoustication, Niamey pourrait-elle mettre en œuvre pour renforcer la protection de ses habitants contre les maladies vectorielles pendant la saison des pluies ?
Santé publique à Agadez : Une riposte exemplaire contre le paludisme saisonnier
Agadez, 3 juillet 2025 –Sous l’impulsion des autorités régionales, la lutte contre le paludisme prend un tournant décisif. Grâce à une campagne de chimio-prévention et de destruction des gîtes larvaires, la région affiche des résultats remarquables, confirmant l’efficacité d’une stratégie couplée et participative.
Le Gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a présidé ce jeudi une réunion d’évaluation du premier passage de la campagne de Chimio-Prévention du Paludisme Saisonnier (CPS), associée à l’Identification et Destruction des Gîtes Larvaires Domestiques (IDGLD). Menée du 26 au 29 juin dans les districts sanitaires d’Aderbissinat et d’Ingall, l’opération marque une avancée notable dans la politique de prévention sanitaire à l’échelle locale.
La réunion, tenue dans une atmosphère empreinte de détermination, a rassemblé un parterre de personnalités civiles et militaires. Parmi elles, le Directeur Régional de la Santé et de l’Hygiène Publique d’Agadez, le représentant du Programme National de Lutte contre le Paludisme, ainsi que les partenaires techniques et financiers, tous unis pour évaluer les avancées de cette campagne novatrice. Cette convergence institutionnelle souligne l’importance d’un pilotage concerté pour freiner l’une des principales causes de morbidité infantile dans la région
Lancée à l’aube de la saison des pluies, période propice à la prolifération des moustiques, la campagne CPS/IDGLD a mobilisé des équipes sur le terrain pour protéger les enfants, population la plus vulnérable, et neutraliser les foyers de reproduction des moustiques. De ce fait, cette double stratégie, combinant traitement préventif et action environnementale, illustre une approche intégrée et ambitieuse.
Le bilan communiqué révèle un taux de couverture exceptionnel : Sur une cible de 26 805 enfants âgés de 3 à 59 mois, 25 462 ont bénéficié d’un traitement de chimio-prévention, soit une couverture remarquable de 95 %. Ce succès témoigne de l’efficacité des équipes de santé, qui ont sillonné les villages d’Aderbissinat et d’Ingall pour atteindre les familles, même dans les zones les plus reculées.
Parallèlement, l’opération de destruction des gîtes larvaires domestiques a frôlé la perfection. Sur 2 900 gîtes identifiés– ces points d’eau stagnante où les moustiques se reproduisent – 2 868 ont été détruits, soit un taux de 99 %. Cette prouesse, réalisée grâce à l’engagement des communautés locales et des agents de santé, prive les moustiques de leurs sanctuaires, réduisant considérablement le risque de transmission du paludisme.
Une stratégie à deux volets
La force de cette campagne réside dans son approche globale. D’un côté, la chimio-prévention offre une protection immédiate aux enfants, en leur administrant des traitements antipaludiques saisonniers qui réduisent les risques d’infection grave. De l’autre, la destruction des gîtes larvaires s’attaque à la racine du problème en éliminant les lieux de reproduction des moustiques. Ainsi, cette combinaison d’actions curatives et préventives place Agadez à l’avant-garde de la lutte contre le paludisme au Niger.
« Ces résultats sont une victoire collective, mais ils nous obligent à rester vigilants », a déclaré le Général Ibra Boulama Issa lors de son allocution. Le Gouverneur a salué l’engagement des communautés, des autorités sanitaires et des partenaires, tout en rappelant que la saison des pluies impose une mobilisation continue pour maintenir ces acquis.
Dans une région où le paludisme reste une cause majeure de mortalité infantile, ces résultats ne sont pas seulement des chiffres : ils représentent également des vies sauvées, des familles préservées et une communauté renforcée. La couverture de 95 % des enfants ciblés et l’élimination de 99 % des gîtes larvaires témoignent d’une organisation sans faille et d’une volonté partagée de faire reculer la maladie.
Les partenaires techniques et financiers, dont le rôle a été déterminant dans le financement et la logistique de la campagne, ont aussi réaffirmé leur engagement à soutenir les prochaines phases. Car cette opération n’est que le premier passage d’une série de campagnes prévues pour couvrir toute la saison des pluies, période critique pour la transmission du paludisme.
Paludisme : Un appel à la vigilance
Si les résultats sont encourageants, la lutte est loin d’être terminée. Le Gouverneur a exhorté les communautés à maintenir leur mobilisation, en signalant les nouveaux gîtes larvaires et en veillant à ce que chaque enfant reçoive les traitements prévus lors des passages suivants. « Le paludisme ne prend pas de repos, et nous non plus », a-t-il martelé, appelant à une vigilance de tous les instants.
Cette première évaluation augure d’un second passage prometteur dans les semaines à venir, renforçant la conviction que le Niger peut endiguer durablement le fléau du paludisme — à condition de conjuguer rigueur, proximité et détermination.
Tahoua célèbre un nouvel élan sanitaire : un centre de santé au cœur de la résilience
Tahoua, 21 mai 2025 —Sous un ciel chargé d’espérance, le quartier Nassaraoua de Tahoua a vibré ce mercredi au rythme d’une cérémonie empreinte de fierté. en effet, Le Gouverneur de la région, le Colonel-Major Oumarou Tawayé, a officiellement réceptionné, en présence d’une foule enthousiaste, un Centre de Santé Intégré (CSI) de type II, bijou architectural et promesse d’un meilleur avenir pour les habitants. Fruit du Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM), cette infrastructure, érigée pour un coût de 598 630 802 francs CFA, incarne une réponse audacieuse aux défis sanitaires et climatiques qui pèsent sur cette région vulnérable.
Un nouveau centre de santé : une oasis de soins essentiels pour la communauté
Par ailleurs, niché au cœur de Nassaraoua, ce centre n’est pas une simple bâtisse : il est une véritable citadelle de santé. Avec ses trois blocs dédiés aux soins préventifs, curatifs et à la maternité, il offre un éventail de services essentiels, particulièrement pour les femmes enceintes, les mères allaitantes et les enfants. En plus, des logements pour le personnel, des hangars, des latrines et un local pour le gardien complètent cet édifice pensé pour allier fonctionnalité et durabilité. « C’est un joyau qui illumine notre quotidien », a confié un habitant, les yeux brillants d’émotion.
Le PIDUREM : une ambition titanesque pour le Niger et la résilience urbaine
Ce CSI s’inscrit dans une vision bien plus vaste portée par le PIDUREM, un programme d’envergure financé à hauteur de 250 millions de dollars (environ 140 milliards de francs CFA) par l’Association Internationale pour le Développement (IDA) de la Banque Mondiale, en partenariat avec l’État nigérien. En outre, l’objectif est clair : doter 25 municipalités de moyens pour contrer les inondations, optimiser la gestion urbaine et garantir l’accès aux services de base. À Tahoua, quatre communes, dont Konni et Keita, bénéficient d’une enveloppe dépassant les 10 milliards de francs CFA. « Ce centre n’est qu’une facette d’un projet qui redessine notre avenir », a déclaré le Gouverneur Tawayé, soulignant les travaux en cours, comme les chaussées drainantes et l’aménagement de la mare de Babayé, remparts efficaces contre les crues dévastatrices.
La Genèse de ce centre témoigne d’une synergie exemplaire. Le Gouverneur a rendu hommage à l’entreprise EMSA-Albadji, dont le savoir-faire a garanti des travaux irréprochables, et au cabinet EACI pour sa vigilance. De son côté, M. Abdourahamane Mahamadou, Coordonnateur Régional du PIDUREM, a évoqué un « parcours semé d’embûches » surmonté grâce à l’appui indéfectible des autorités locales et de la municipalité. « Ce CSI profite à cinq quartiers de Tahoua. » « C’est une victoire collective », a-t-il martelé, appelant à préserver ce bien précieux.
La gratitude des leaders locaux a résonné comme un écho à cette réussite. M. Sahabi Moussa, Administrateur Délégué de Tahoua, le Dr Abdoul Moumouni Abdoulaye, Directeur régional de la santé publique, et l’Honorable Mahamadou Moussa, Chef de Canton, ont tour à tour loué cette avancée. « Ce centre est une bénédiction pour nos femmes et nos enfants », a affirmé le Dr Abdoulaye. Pourtant, l’enthousiasme ne masque pas les enjeux à venir. Le Gouverneur a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et d’une maintenance irréprochable, des conditions sine qua non pour que ce rêve perdure.
Vers un horizon de dignité et de résilience pour Tahoua
En somme, après les discours, la délégation, menée par le Gouverneur, a exploré chaque recoin du centre, des salles de soins aux logements du personnel, comme pour sceller un pacte avec l’avenir. Ce CSI n’est pas qu’un édifice : il est un symbole de ténacité, un rempart contre l’adversité et aussi une lueur d’espoir pour une population trop souvent éprouvée. À Tahoua, ce 21 mai 2025 marque le début d’une ère dans laquelle la santé devient un droit tangible, ancré dans une ambition plus grande : faire du Niger une terre résiliente et prospère.
Niger : une bouffée d’oxygène pour la santé grâce à une collaboration ONU-Gouvernement
Ce 15 mai, une lueur d’espoir a brillé dans les régions les plus reculées du Niger. Lors d’une cérémonie sobre, mais empreinte de détermination à Niamey, le bureau de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au Niger, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et le ministère de la Santé Publique ont officialisé la livraison de 124 tonnes de gaz butane à des structures sanitaires publiques. Cette dotation, ciblant les régions de Niamey, Agadez, Diffa, Maradi et Tahoua, promet de transformer l’accès aux soins pour des milliers de Nigériens, qu’ils soient résidents ou déplacés. Dans un pays où les crises humanitaires et climatiques mettent le système de santé à rude épreuve, cette initiative, saluée dans un post de OMS Niger, incarne une collaboration exemplaire pour un avenir plus résilient.
Une réponse vitale : comment le gaz butane va révolutionner les soins dans 45 structures.
En effet, la livraison, réceptionnée le 14 mai dans l’entrepôt central du ministère de la Santé à Niamey, vise à combler un déficit énergétique critique dans 45 hôpitaux et centres de santé. Ce gaz est crucial, car il est essentiel pour alimenter les maternités, les cuisines hospitalières, les unités de réanimation et les systèmes de stérilisation, garantissant ainsi des services ininterrompus pendant deux ans dans certaines structures, selon le Dr Mahaman Moustapha, coordinateur de l’OMS Niger. Dans ce contexte, particulièrement dans des régions comme Diffa, qui accueille 280 000 déplacés internes et réfugiés en 2025 selon le HCR, et Agadez, carrefour migratoire, ces équipements sont vitaux pour répondre à une demande croissante.
Niger, gaz butane : face aux multiples crises, chaque geste compte pour la santé
Ces besoins s’inscrivent dans le contexte dans lequel le Niger, où 4,8 millions de personnes nécessitent une aide humanitaire en 2025, selon l’OCHA, fait face à des défis colossaux : insécurité dans le bassin du Lac Tchad, inondations saisonnières et sécheresses. Pour illustrer, à Maradi, par exemple, l’hôpital régional a vu ses admissions en maternité augmenter de 20 % en 2024, selon le ministère de la Santé. Ainsi, le gaz butane permettra de maintenir des conditions d’hygiène optimales et de sauver des vies, notamment lors d’accouchements à risque, qui représentent 30 % des cas dans les zones rurales.
1,2 milliard FCFA : Le Prix de la Synergie ONU-Gouvernement pour la Santé
Pour répondre à ces besoins, l’initiative est financée à hauteur de 1,2 milliard de FCFA par le HCR et l’OMS, illustrant une synergie remarquable. C’est ainsi que le HCR, qui gère 12 camps de réfugiés à Diffa et Tahoua, a priorisé l’intégration des déplacés dans les systèmes de santé locaux, évitant la création de structures parallèles. « Cette approche renforce la résilience des communautés hôtes et des réfugiés », a déclaré Alessandra Morelli, représentante du HCR au Niger, lors de la cérémonie retransmise par la télévision nationale. De son côté, le ministère, sous la direction du Dr Idi Illiassou Maïnassara, a coordonné la distribution, assurant une répartition équitable entre les cinq régions.
Expertise et formation : le rôle crucial de l’OMS pour la pérennité de l’initiative
L’OMS, quant à elle, a fourni une expertise technique pour équiper les unités de stérilisation et former 150 agents de santé à l’utilisation du gaz butane, un programme lancé le 10 mai à Tahoua. Elle s’inscrit dans la continuité d’actions antérieures, comme la campagne de vaccination contre la méningite menée du 13 au 19 mai dans Dogondoutchi et Zinder, soutenue par l’OMS et l’UNICEF.
Malgré les défis, la santé reste une priorité d’espoir au Niger
Néanmoins, au Niger, malgré de nombreux bouleversements, le système de santé reste une priorité, avec un budget de 10 % du PIB en 2025, selon la Banque mondiale. Il est à noter que les régions ciblées – Niamey, Agadez, Diffa, Maradi et Tahoua – concentrent 60 % des 1,1 million de déplacés internes et de réfugiés, selon le HCR. Dans ces zones, par exemple, le centre de santé de Sayam Forage, qui dessert 15 000 personnes, dépend du gaz pour stériliser les équipements, une nécessité accrue par les épidémies de choléra signalées en 2024.
Au-delà du don : une promesse de résilience et d’espoir pour tous les Nigériens
En somme, les 124 tonnes de gaz butane ne sont pas qu’un don matériel : elles sont un symbole de solidarité et de résilience. Concrètement, à Maradi, une sage-femme pourra accueillir une mère en toute sécurité ; à Agadez, un chirurgien stérilisera ses instruments avec assurance. Cette initiative, fruit d’une collaboration entre le HCR, l’OMS et le Niger, pave la voie à un système de santé plus robuste, où chaque patient, qu’il soit résident ou déplacé, trouve sa place. Ce faisant, alors que les camions de distribution s’élancent vers Diffa et Tahoua, le Niger écrit une page d’espoir, prouvant que, même dans l’adversité, l’union fait la force.
Niger : une campagne de vaccination éclaire la voie contre la méningite à Dogondoutchi et à Zinder
Zinder, 14 mai 2025 — Dans les ruelles animées de Dogondoutchi et de Zinder, un vent d’espoir souffle depuis hier. C’est dans ces conditions qu’une campagne de vaccination d’envergure contre la méningite, cette maladie insidieuse qui menace les communautés de la « ceinture de la méningite » africaine, se déploie sous l’impulsion d’une alliance internationale d’une puissance rare. Menée en partenariat avec l’UNICEF Niger, Gavi, l’Alliance pour les vaccins et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cette opération, orchestrée par le ministère nigérien de la Santé Publique, vise à protéger plus de 800 000 personnes âgées de 1 à 29 ans. Durant cette semaine cruciale, jusqu’au 19 mai, les districts sanitaires de Dogondoutchi (région de Dosso) et de Zinder (région de Zinder) vibrent d’une énergie collective, portée par la promesse d’un avenir plus sûr.
Mais quelle menace justifie une telle mobilisation ? La méningite, infection redoutable des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière, frappe durement le Niger, particulièrement durant la saison sèche, de décembre à juin, lorsque la poussière et l’aridité exacerbent sa propagation. En 2025, Dogondoutchi et Zinder ont franchi le seuil épidémique, enregistrant des flambées inquiétantes de méningocoques, notamment des souches C et W. À l’échelle nationale, selon l’OMS, le pays a rapporté plus de 5 500 cas suspects et près de 300 décès dans 22 régions au premier trimestre 2025, un signal d’alarme qui a galvanisé l’action.
Face à cette urgence, le ministère de la Santé, appuyé par ses partenaires, a mobilisé le vaccin pentavalent Men5CV, une arme révolutionnaire capable de protéger contre cinq souches majeures de méningite. Financé par le stock mondial de Gavi et distribué via l’UNICEF, ce vaccin, préqualifié par l’OMS en 2023, a déjà prouvé son efficacité au Nigeria, où il a stoppé net une épidémie similaire en avril 2025. Fort de cette preuve d’efficacité, ce vaccin est désormais déployé au Niger. À Dogondoutchi et Zinder, la campagne cible ainsi les 1 à 29 ans, la tranche d’âge la plus vulnérable, avec l’objectif clair d’endiguer l’épidémie avant qu’elle ne s’étende davantage.
Au cœur de la campagne : logistique et mobilisation, clés du succès sur le terrain
Derrière le déploiement de ce vaccin révolutionnaire se cache une mobilisation exemplaire. L’opération, d’une précision chirurgicale, repose sur une logistique impressionnante. Des équipes de vaccinateurs, soutenues par des volontaires communautaires, sillonnent les quartiers, les écoles et les marchés, seringues en main et messages d’espoir en bandoulière. L’UNICEF a fourni des équipements de chaîne de froid pour garantir la viabilité des doses, tandis que l’OMS a formé des agents de santé pour optimiser la couverture vaccinale. Gavi, fidèle à sa mission de vacciner plus de la moitié des enfants du monde, a financé l’approvisionnement, s’appuyant sur son stock mondial qui a déjà distribué 34 millions de doses à 16 pays depuis 2009.
Mais au-delà de la logistique impressionnante, la mobilisation communautaire est essentielle au succès. À Zinder, ville au riche patrimoine culturel, et à Dogondoutchi, carrefour commercial, l’engagement local est au cœur de l’action. Les leaders traditionnels et religieux, véritables piliers de la société, exhortent les familles à participer, dissipant les craintes et les rumeurs. L’impact de cette mobilisation se mesure au quotidien. « Cette campagne est une bénédiction pour nos enfants », confie Aïssa, une mère de famille à Dogondoutchi, dont le sourire traduit un soulagement palpable.
Vers un Niger sans méningite : une campagne qui s’inscrit dans un objectif mondial ambitieux
Cette campagne, bien qu’urgente, ne constitue pas une fin en soi ; elle s’inscrit dans une vision plus large : celle de l’élimination de la méningite d’ici à 2030, un objectif ambitieux porté par l’OMS et Gavi. Le Niger, situé au cœur de la ceinture de la méningite qui s’étend de l’Éthiopie au Sénégal, a déjà bénéficié de campagnes historiques, comme celle du vaccin MenAfriVac en 2010, qui a éradiqué la souche A dans la région. Le Men5CV, plus large dans sa portée, promet de repousser encore les frontières de la maladie, réduisant le fardeau des épidémies saisonnières qui coûtent des vies et paralysent les systèmes de santé.