Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 7 sur 307

Niger : le Commerce prépare un budget 2027 sous rigueur

NIAMEY, 13 octobre 2026 — Face aux urgences de la reconstruction économique et aux défis de l’indépendance financière, le gouvernement accélère le pas. Reconversion industrielle, discipline budgétaire accrue et valorisation du commerce national figurent désormais au cœur de la nouvelle stratégie d’État. Ce mardi, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a réuni l’état-major de son département afin de poser les jalons financiers du budget 2027, un exercice clé destiné à ancrer la souveraineté économique du pays.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie
Redéfinir les priorités budgétaires dans un cadre de rigueur

Cette neuvième réunion de cabinet, qui a rassemblé les secrétaires généraux, les conseillers techniques et l’ensemble des directeurs centraux du ministère, marque une étape déterminante dans la préparation de la future loi de finances. Loin des arbitrages comptables, les travaux ont visé à restructurer en profondeur la dépense publique. L’objectif affiché par la hiérarchie ministérielle consiste ainsi à canaliser chaque franc CFA vers des projets capables d’engendrer des retombées concrètes pour le tissu productif local.

Dans un contexte continental marqué par la volatilité des marchés et la nécessité de renforcer la résilience nationale, le ministère entend rompre avec la dispersion des moyens. La nouvelle ligne directrice impose donc de filtrer rigoureusement les projets : seules les activités démontrant une efficacité maximale et un fort potentiel de croissance bénéficieront de crédits stratégiques.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
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L’industrie et le commerce, piliers de la refondation nationale

La feuille de route examinée lors de cette session s’inscrit directement dans la vision globale impulsée par le gouvernement de la Refondation. Pour l’exécutif, la redynamisation des capacités industrielles et la modernisation des réseaux commerciaux ne se limitent plus à des variables économiques, mais constituent le socle même de la souveraineté nigérienne.

En stimulant la transformation locale des matières premières et en fluidifiant les circuits d’échanges internes et régionaux, les autorités cherchent à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations extérieures. Abdoulaye Seydou a par ailleurs insisté sur la responsabilité centrale de ses cadres dans la mise en œuvre de cette transition. Le développement industriel doit désormais servir de moteur à la création d’emplois durables, tout en offrant aux entreprises locales des perspectives de développement à forte valeur ajoutée.

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Culture de performance et mobilisation des capitaux

Pour concrétiser ces ambitions sans alourdir les finances publiques, le ministère table sur un changement radical de culture managériale. La rigueur budgétaire exigée s’accompagne ainsi d’une quête d’efficience opérationnelle fondée sur l’évaluation systématique des résultats. Chaque direction devra justifier ses allocations par des indicateurs de performance précis et mesurables.

Parallèlement à cette discipline interne, l’État intensifie ses démarches pour attirer les investissements privés et dynamiser le partenariat international. Les responsables ministériels comptent en effet structurer des projets bancables capables de séduire les bailleurs de fonds et le secteur privé, créant ainsi un effet de levier financier crucial. Cette synergie entre capital public, investissement privé et soutien institutionnel vise à bâtir un écosystème commercial robuste.

Une trajectoire tracée vers la transformation structurelle

En verrouillant ainsi la programmation annuelle de ses dépenses pour 2027, le ministère du Commerce et de l’Industrie envoie un signal clair aux acteurs économiques nationaux et internationaux. L’élaboration en amont de cette loi de finances montre en effet la volonté des autorités de piloter l’économie par l’anticipation et la méthode.

Alors que le Niger s’engage dans cette phase de restructuration profonde, l’adoption de ce plan d’action budgétaire pose les bases d’une croissance autonome. La rigueur affichée ce mardi à Niamey ne constitue donc pas une fin en soi, mais le préalable indispensable à la transformation durable de l’économie nigérienne.

Zinder : les douanes saisissent carburant, cigarettes et dynamite

ZINDER, 13 octobre 2026 — Dans une démonstration de force contre la criminalité transfrontalière, les autorités ont dévoilé ce matin un stock impressionnant de marchandises illicites, de carburant frelaté et d’équipements explosifs interceptés dans la région stratégique de Zinder. Cette prise colossale, fruit de près de six mois d’opérations conjointes, illustre la volonté ferme de l’État d’assécher les flux financiers clandestins qui affaiblissent l’économie nationale et alimentent l’insécurité régionale.

Douanes de Zinder
© Douanes de Zinder
Un revers majeur pour les filières clandestines

L’arsenal exposé dans les locaux de la Brigade d’intervention et de recherche (BIR) des douanes témoigne de l’ampleur et de la diversité des réseaux de contrebande opérant le long des frontières. Entre mai et la mi-octobre 2026, les patrouilles ont en effet confisqué plus de 82 000 litres d’essence et intercepté plus de 3,7 millions de bâtons de cigarettes, privant ainsi le marché noir de revenus considérables. Pour acheminer ces cargaisons, les trafiquants déployaient une logistique importante, désormais neutralisée avec la saisie de 24 véhicules et de 58 motocyclettes.

Au-delà de la fraude commerciale, l’opération a permis d’écarter une menace sécuritaire directe. La découverte de matériel de détonation — incluant 625 fils électriques et 984 bâtons de dynamite — met en lumière la porosité dangereuse entre le trafic de marchandises et l’approvisionnement potentiel d’organisations criminelles. Par ailleurs, les agents ont retiré de la circulation 311 briques de chanvre indien, des produits pour chicha ainsi que 84 lots de produits pharmaceutiques non homologués, préservant ainsi la population des dangers liés aux substances illicites.

Douanes de Zinder
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L’efficacité d’un maillage territorial renforcé

Ces résultats découlent de la troisième phase de l’opération Tsaron Kassa 2026, une stratégie globale articulée autour d’un partenariat étroit entre la brigade douanière et les Forces de défense et de sécurité (FDS). En combinant renseignement tactique et surveillances ciblées sur les axes secondaires, les unités de terrain ont fermé les voies habituelles de contournement.

Lors de la présentation des saisies, l’inspecteur principal Ahmoudou Mohamed, directeur régional des Douanes de Zinder, a vivement félicité la détermination des effectifs mobilisés. Saluant la rigueur des hommes de rang, le responsable douanier a en outre réaffirmé l’engagement de son administration à appliquer sans faillir les directives de protection du territoire national.

Douanes de Zinder
© Douanes de Zinder
Injonction de conformité aux acteurs économiques

La cérémonie a réuni les représentants des forces armées, les autorités territoriales ainsi que les dignitaires du Sultanat du Damagaram. Face à ces acteurs clés de la région, le gouverneur de Zinder, le colonel Massalatchi Mahaman Sani, a officiellement décerné un témoignage de satisfaction aux unités d’intervention afin de souligner l’excellence du travail accompli.

Le gouverneur a toutefois profité de cette tribune pour lancer un avertissement direct au monde des affaires. Exigeant le respect strict des formalités de dédouanement et des régimes d’importation, l’autorité régionale a rappelé que l’État ne tolérera plus aucun écart. Dès lors, pour la hiérarchie militaire et civile, la formalisation des échanges commerciaux représente une condition sine qua non de la sécurité et de la prospérité du Niger.

Douanes de Zinder
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Niger : L’avocat Lirwana Abdourahmane condamné à un an de prison ferme

NIAMEY, 13 octobre 2026 — La justice marque un tournant rigoureux dans la régulation de l’espace virtuel. Ce mardi, le Tribunal de grande instance hors classe de Niamey a infligé une peine d’un an de prison ferme et une amende de deux millions de francs CFA à Me Lirwana Abdourahmane, un juriste chevronné poursuivi pour des écrits diffusés sur les réseaux sociaux.

Une législation numérique sous le feu des projecteurs

Les juges ont appuyé leur sentence sur l’article 31 de la loi encadrant la cybercriminalité, un dispositif légal dont les détracteurs dénoncent régulièrement l’usage contre les voix critiques. Ainsi, l’affaire met en lumière les tensions croissantes entre le contrôle gouvernemental des plateformes numériques et la préservation de la liberté d’expression au Niger.

La procédure a progressé à un rythme soutenu. Placée sous mandat de dépôt dès le 22 septembre 2026, la robe noire a comparu le 6 octobre devant un parquet particulièrement offensif. Lors de cette audience, le ministère public avait en effet requis une réclusion de cinq ans, assortie d’une amende de cinq millions de francs CFA. Si le tribunal a finalement tempéré ces réquisitions d’une extrême sévérité, la condamnation à de la prison ferme pour des propos tenus en ligne suscite une onde de choc au sein de la communauté juridique.

Les libertés publiques au cœur du débat d’appel

L’issue du dossier reste toutefois suspendue aux voies de recours prévues par le Code de procédure pénale. L’équipe de défense entend rapidement interjeter appel afin de contester le bien-fondé de la décision et de soulever l’incompatibilité de telles sanctions avec les garanties fondamentales de la défense.

Cette affaire dépasse en outre le simple cadre individuel. En frappant directement un membre du barreau, le système judiciaire nigérien envoie un avertissement sans équivoque aux internautes, aux activistes et aux professionnels du droit. Dès lors, le futur procès en appel servira de baromètre pour mesurer la marge de manœuvre accordée à la dissidence verbale dans le pays.

Un avertissement pour les jeunes internautes

Pour la population, et particulièrement les jeunes très présents sur les réseaux sociaux, cette condamnation constitue un avertissement : la liberté d’expression en ligne ne dispense pas de la responsabilité pénale. Chaque publication doit donc être mesurée, vérifiée et formulée avec prudence, car les propos diffusés sur les plateformes numériques peuvent désormais engager leurs auteurs devant la justice.

Tahoua : à Ibecetan, le ministre exige la conformité des chantiers

TAHOUA, 13 octobre 2026 — Le ministre nigérien de l’Agriculture et de l’Élevage, le colonel Bilaly Elhadj Gambobo, a ordonné la convocation rapide des entreprises et des structures de contrôle chargées des travaux d’un magasin de stockage d’aliments pour bétail à Ibecetan. Hier, lors de sa mission d’évaluation de la campagne agro-sylvo-pastorale 2026, il a constaté des non-conformités dans trois infrastructures financées par le Projet intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger (PIDACC).

Pour rappel, le ministre a entamé sa tournée le mercredi 7 octobre 2026 dans la région d’Agadez, avant de rejoindre Tahoua. Sa délégation a poursuivi les inspections à Azèye, Ibecetan et Tsaouna, où elle a examiné des exploitations agricoles, des centres d’élevage et des dispositifs de formation professionnelle.

Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL
© Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL
Un signal ferme sur la qualité

Au Centre de multiplication de bétail d’Ibecetan, le ministre a relevé des écarts par rapport aux normes exigées dans les travaux de trois ouvrages. Il a immédiatement instruit le secrétariat général de son département de convoquer, dans les meilleurs délais, les cabinets responsables de l’exécution et du contrôle des travaux du magasin de stockage d’aliments pour bétail.

Les autorités devront notamment revoir le codage et le chaînage intermédiaire de l’infrastructure. Cette décision traduit une volonté de renforcer le contrôle qualité des projets publics, dans un secteur où la disponibilité des aliments pour le bétail conditionne la résilience des éleveurs face aux déficits fourragers.

Le ministre n’a pas annoncé de sanction à ce stade. Mais sa demande de convocation immédiate des responsables indique que le gouvernement entend traiter les anomalies avant que les infrastructures ne soient réceptionnées ou mises en service.

Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL
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Un centre en restructuration

Par ailleurs, l’étape d’Ibecetan a permis d’examiner l’état d’avancement du Centre de multiplication de bétail. Son directeur général, le Dr Amadou Barthé, a présenté à la délégation les travaux de réhabilitation des clôtures, le développement des cultures fourragères ainsi que le programme de repeuplement des espèces protégées.

Même si le site se trouve encore en phase de structuration, les autorités le présentent comme un maillon essentiel de la stratégie nationale d’amélioration de la production animale et de préservation des ressources pastorales.

Dans cette perspective, le Projet d’appui au développement des chaînes de valeur agricoles et pastorales (PACIPA) prévoit d’investir plus de 1,2 milliard de FCFA. Ces ressources permettront de financer l’amélioration génétique — avec l’introduction de 20 têtes par centre —, l’équipement des installations et le renforcement des compétences des agents.

Une récolte offerte à l’État

En amont de la visite d’Ibecetan, la mission s’est arrêtée dans une exploitation agricole de la commune d’Azèye, où les résultats de production ont été jugés encourageants. Le promoteur Amani Aboubacar Djiballé exploite 3 000 hectares, mais il n’en utilise actuellement qu’un peu moins de la moitié (1 200 hectares) pour ses cultures. Celles-ci comprennent du niébé, du mil, du maïs, du sésame et de l’arachide. L’exploitation compte notamment 260 hectares de niébé, 100 hectares d’arachide et 180 hectares de mil.

À cette occasion, le promoteur a annoncé qu’il offrait l’intégralité de sa récolte à l’État du Niger. Il a présenté ce geste comme une contribution aux efforts des plus hautes autorités en faveur de la souveraineté alimentaire.

Le colonel Gambobo a salué cette initiative. Il a aussi transmis, au nom des autorités, ses remerciements au natif de Djiballé, dans le département de Bouza, et indiqué que les autorités régionales de Tahoua procéderont à la réception du don. Le ministère précisera ultérieurement l’utilisation des récoltes.

Former les jeunes aux métiers agricoles

À Tsaouna, dans la commune de Tabalak, la délégation a ensuite visité le Centre intégré d’innovation agriculture, élevage et formations professionnelles. Soutenu par la coopération allemande, ce centre propose des modules qualifiants en plomberie, menuiserie et métiers agro-pastoraux.

Ce dispositif a été présenté en détail au ministre lors de son passage. L’objectif est d’offrir aux jeunes des compétences immédiatement valorisables dans les filières agricoles, pastorales et artisanales, afin de dynamiser l’employabilité locale et d’encourager la transformation sur place des produits.

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Mission à Tahoua : Entre promesses agricoles et exigences de contrôle

Cette mission dans la région de Tahoua illustre la double priorité du ministère : stimuler la production agricole tout en exerçant un contrôle plus rigoureux sur les investissements publics. Les résultats encourageants observés à Azèye contrastent avec les anomalies relevées à Ibecetan.

Entre les résultats encourageants d’Azèye et les anomalies relevées à Ibecetan, cette tournée rappelle une exigence fondamentale : la souveraineté alimentaire ne se mesure pas seulement aux récoltes, mais également à la rigueur des infrastructures qui les soutiennent. En exigeant désormais des ouvrages conformes et durables, le gouvernement adresse un message de fermeté aux entreprises. Car, pour les producteurs de Tahoua, l’urgence n’est plus aux promesses, mais à des gains réels et tangibles sur le terrain.

Niger : quatre nouveaux commandants installés dans la Zone de défense n° 2

AGADEZ, 13 octobre 2026 — L’armée a procédé, du 8 au 12 octobre dernier, à une série de changements à la tête de quatre unités stratégiques stationnées dans la région d’Agadez, une zone cruciale pour la sécurité du nord du pays. Le colonel Samaila Tahirou, commandant de la Zone de défense nᵒ 2, a personnellement présidé ces cérémonies de passation de commandement à Iférouane, Arlit, Akokan et Agadez.

Ces nouvelles nominations visent principalement à assurer la continuité des opérations, dans une région directement confrontée à des défis de contrôle du territoire, de protection des populations et de coordination entre les forces de défense et les autorités locales.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez
Quatre unités majeures concernées

Dans le détail, le 24ᵉ bataillon d’infanterie blindée (BIA) d’Iférouane a changé de chef : le lieutenant-colonel Tinni Abdoul Aziz a ainsi transmis ses fonctions au chef de bataillon Illiassou Abdoul Kader.

Parallèlement, à Arlit, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Hamidou a cédé le commandement du 25ᵉ bataillon de sécurité intégré (BSI) au chef de bataillon Osseini Amadou Mangueri. Non loin de là, dans la localité minière d’Akokan, le lieutenant-colonel Abdou Rahmane Adamou Harouna a pris la tête du 23ᵉ BIA, en remplacement du lieutenant-colonel Abdoul Aziz Lestenau Ibrahim.

Enfin, à Agadez, le chef d’escadron Issa Amadou Sofiani a succédé au chef d’escadron Sani Aboubacar à la direction du 21ᵉ BSI.

Gouvernorat d'Agadez
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Discipline et continuité opérationnelle

En marge des cérémonies, le colonel Tahirou a rencontré les militaires affectés dans ces différentes unités. À cette occasion, il a fermement insisté sur le respect de la hiérarchie, l’observation stricte du règlement militaire et la préservation de la discipline au sein des rangs.

De plus, le commandant de zone a exhorté les nouvelles équipes à garantir la continuité des missions opérationnelles. En effet, dans cette région vaste et isolée, la stabilité du commandement constitue un élément central de l’efficacité des forces déployées face aux défis sécuritaires.

Par ailleurs, la présence constante des autorités administratives et militaires à ces événements a permis de souligner l’importance accordée à la coordination entre les unités combattantes, les administrations locales et les populations.

Gouvernorat d'Agadez
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Un message fort de cohésion et de spiritualité

À Arlit, les autorités militaires ont organisé une séance de lecture du Saint Coran et d’invocations. Les participants ont prié pour la paix, la sécurité et la protection du Niger, de sa population, de ses dirigeants et des Forces de défense et de sécurité.

Cette dimension spirituelle vient ainsi appuyer un message plus large : celui de renforcer la cohésion interne des troupes et de maintenir leur mobilisation totale au service de la patrie.

Un enjeu sécuritaire majeur pour le Septentrion

Pour rappel, ces réajustements interviennent au cœur de la Zone de défense nᵒ 2, qui couvre une partie du septentrion nigérien, englobant l’Aïr et les zones désertiques environnantes. Concentrant des axes de circulation vitaux, des sites miniers majeurs et de vastes espaces frontaliers, ce territoire demeure particulièrement sensible.

Les nouveaux commandants font désormais face à un triple défi : maintenir le niveau d’alerte des forces, fluidifier la coopération entre les unités et sceller un partenariat solide avec les communautés locales.

En somme, L’objectif final de l’état-major reste inchangé : garantir une chaîne de commandement stable, disciplinée et réactive là où la sécurité du territoire et la protection des civils sont des priorités quotidiennes.

Niamey : trois hommes interpellés pour abus sexuels sur mineurs

Alertée par une mère, la Police judiciaire a interpellé un responsable de club de football, un ancien voisin des victimes et un agent des forces de sécurité. Les enquêteurs cherchent désormais à mesurer l’étendue du réseau.

Niamey , 12 octobre 2026 —  Une mère de famille a déclenché l’affaire. Après avoir surpris son fils et son neveu dans une situation à caractère sexuel au domicile familial, elle n’a pas cherché à étouffer l’incident. Elle a immédiatement conduit les deux garçons, âgés de 14 et 16 ans, aux locaux de la Police judiciaire de Niamey.

Des maillots et des ballons utilisés comme appâts

Face aux enquêteurs de la Division Mœurs et Protection des Mineurs, les deux adolescents ont livré un récit concordant. Ils ont désigné un homme rencontré au stade municipal, responsable au sein d’une association sportive de football.

Selon leurs déclarations, cet encadreur leur promettait du matériel, notamment des maillots et des ballons, ainsi qu’une place dans son équipe. Il les aurait ensuite initiés à des pratiques sexuelles et abusé d’eux.

Les propos des victimes ont également mis les policiers sur la piste de deux autres hommes : un ancien voisin de quartier des garçons et un agent des Forces de défense et de sécurité (FDS).

Trois suspects placés en garde à vue

Sur instruction de leur hiérarchie, les enquêteurs de la Division de recherche et d’investigation (DRI) ont immédiatement lancé les recherches. Ils ont interpellé les trois hommes l’un après l’autre, puis les ont placés en garde à vue.

Lors des interrogatoires et des confrontations, les suspects ont reconnu les faits, indique la police. Les examens médicaux demandés par les enquêteurs ont par ailleurs confirmé les violences sexuelles subies par les deux garçons. Il appartient désormais à la justice de se prononcer sur la responsabilité de chacun des mis en cause.

Les investigations se poursuivent. La Direction de la police judiciaire (DPJ) cherche à déterminer jusqu’où s’étend le réseau et si d’autres enfants en ont été les cibles. La police souligne la gravité d’une affaire qui touche à la fois le cercle familial et le milieu sportif, deux espaces où les enfants baissent naturellement leur garde.

Quatre recommandations de la police aux familles

La Police nationale appelle les parents, les tuteurs et les encadrants à renforcer la vigilance autour des enfants. L’institution recommande notamment une attention particulière au comportement des mineurs, à leur environnement et à leur capacité à signaler les faits inquiétants.

Les familles doivent observer les enfants lorsqu’ils jouent entre eux ou en présence de proches. Tout changement soudain d’attitude, toute crainte inhabituelle ou tout repli sur soi doit retenir leur attention.

La police invite également les parents à s’informer sur les personnes qui encadrent les loisirs de leurs enfants, notamment les entraîneurs, les animateurs et les voisins intervenant dans les activités sportives ou récréatives.

Les mineurs doivent aussi être sensibilisés aux risques liés aux cadeaux. Un adulte qui propose de l’argent, un équipement sportif ou une promesse de carrière en échange d’une faveur ou d’un secret doit susciter la méfiance.

Enfin, la Police nationale insiste sur la nécessité de réagir sans délai. Au moindre doute, ou lorsqu’un enfant se confie, les familles doivent alerter les forces de sécurité. Deux numéros verts gratuits sont disponibles : le 17 et le 8383.

« La protection de nos enfants est un devoir collectif et permanent », rappelle l’institution.

En somme, l’issue de l’enquête et les décisions de la justice détermineront les responsabilités des mis en cause. En attendant, la police appelle les familles à maintenir une vigilance constante afin de protéger les enfants contre toute forme d’abus.

Niger : Niamey lance une usine de tenues militaires à 3,89 milliards FCFA

NIAMEY, 12 octobre 2026 — Le Niger a lancé, ce lundi matin, la construction d’une unité industrielle destinée à produire localement des tenues pour ses forces armées. Le projet, évalué à 3,89 milliards de FCFA, doit être réalisé en quinze mois dans le quartier Saguia, sur la rive droite du fleuve Niger.

La cérémonie de pose de la première pierre de l’Unité de confection de tenues militaires (UCTM) marque une nouvelle étape dans la stratégie de Niamey visant à réduire sa dépendance aux importations de matériel militaire. La Direction centrale de l’intendance militaire porte le projet, tandis que le Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la Patrie (FSSP) en assure le financement. Le groupement d’entreprises Made in Africa/AGEPRO a reçu la mission de le réaliser.

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Une capacité de 150 000 pièces par an

Le site s’étendra sur 9 300 mètres carrés, le long de la route de Say. Une fois opérationnelle, l’unité devra produire 150 000 pièces par an, notamment des uniformes, des tenues de combat, des tenues de service et des accessoires textiles destinés aux Forces armées nigériennes et aux forces de défense et de sécurité.

Le projet devrait également créer entre 280 et 400 emplois directs dans la production. Les autorités présentent cette dimension comme un levier de développement économique, capable de stimuler les compétences locales dans l’industrie textile et la confection.

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Réduire la dépendance aux importations

L’objectif central du projet consiste à rapprocher la production des besoins des forces de sécurité. En fabriquant une partie de ses équipements sur le territoire national, le Niger entend renforcer son autonomie logistique et limiter les coûts liés aux achats extérieurs.

L’UCTM devra aussi doter le pays d’une infrastructure industrielle moderne, adaptée aux exigences techniques des tenues militaires. Les autorités espèrent ainsi sécuriser l’approvisionnement des unités déployées sur le terrain, dans un contexte où la disponibilité rapide du matériel demeure un enjeu opérationnel.

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Un symbole industriel

Par ailleurs, le chantier incarne la volonté affichée de Niamey de développer des capacités productives nationales. Sa réalisation devra toutefois respecter le calendrier annoncé et répondre aux normes de qualité exigées par les forces armées.

Les prochains quinze mois détermineront si cette ambition se transforme en une capacité industrielle durable, au service des forces de sécurité et de l’économie nigérienne.

Niger : Infini Resources Limited sonde les opportunités du secteur minier

Le potentiel minier du Niger continue d’attirer l’attention des entreprises étrangères. Dans cette dynamique, une délégation de la société australienne Infini Resources Limited, conduite par son directeur général, Rohan Bone, a été reçue ce vendredi 9 octobre 2026 par le ministre des Mines, le commissaire-colonel-major Abarchi Ousmane.

Les échanges ont porté sur les perspectives de coopération dans le secteur minier. Cette rencontre intervient alors que le renforcement de la souveraineté nationale sur les ressources naturelles demeure un enjeu stratégique pour le Niger.

Des échanges autour du potentiel minier nigérien

Au cours de cette rencontre, les autorités nigériennes et la société australienne ont examiné les possibilités de coopération bilatérale. Cette prise de contact s’inscrit dans un contexte où le Niger place la valorisation de ses ressources naturelles au cœur de ses priorités économiques et stratégiques.

Ces échanges illustrent, une nouvelle fois, l’intérêt des entreprises étrangères pour le potentiel minier nigérien. Toutefois, les informations communiquées ne précisent ni les modalités d’une éventuelle collaboration, ni les projets susceptibles de voir le jour.

Ministère des Mines
© Ministère des Mines
La souveraineté minière au cœur des enjeux

Alors que les autorités nigériennes affichent leur volonté de reprendre le contrôle des ressources naturelles, les futurs partenariats miniers devront impérativement préserver les intérêts stratégiques du pays.

Les échanges avec Infini Resources Limited ouvrent ainsi la voie à un nouveau dialogue entre le Niger et cet opérateur australien. Les suites données à ces discussions permettront d’évaluer le potentiel réel de cette coopération, ainsi que sa capacité à valoriser durablement le sous-sol nigérien.

Sécheresse au Niger : l’État accélère la transition agricole dans l’Aïr

Face à l’irrégularité des pluies, à l’assèchement des nappes phréatiques et au déficit fourrager qui frappe le nord du Niger, le gouvernement accélère sa transition vers un modèle agricole durable. Lors d’un déplacement de terrain effectué le 8 octobre 2026 dans le département de Tchirozerine, le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le colonel Bilaly Elhadj Gambobo, a tracé les lignes directrices de cette transformation. Pour pérenniser l’exploitation des 222 sites agricoles et des 19 700 maraîchages de la zone d’Intaratt, les autorités préconisent l’adoption systématique de cultures à haute tolérance à la sécheresse.

L’État associe cette réorientation technique à un virage énergétique majeur. Sur les périmètres de Beinabou et d’Atri, le ministère impose le recours aux pompages solaires pour sécuriser l’irrigation sans alourdir les coûts d’exploitation. Parallèlement, la zone de Tindawé, qui compte 283 hectares mais seulement 43 exploitations actives sur 152 jardins, fera l’objet d’évaluations hydrogéologiques approfondies pour exploiter pleinement son potentiel en forages d’eau.

Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL
© Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL

Consolidation des infrastructures pastorales et appui massif aux producteurs

Le développement des filières d’élevage franchit également une étape décisive avec la finalisation du marché à

bétail de Tindawene. Financé par le projet PRAPS2 sur une superficie de 15 000 m², ce complexe moderne atteint désormais un taux d’exécution de 95 %. L’infrastructure intègre un parc de vaccination, des hangars de transaction, un bloc administratif ainsi que des points d’eau autonomes (forage et puits perdu).

Pour atténuer l’impact immédiat de la campagne agricole difficile, le gouvernement déploie des moyens matériels d’envergure. Le département de Tchirozerine bénéficie d’une injection directe de 570 tonnes d’engrais, de 600 litres de produits phytosanitaires et de 420 tonnes de vivres. L’État conditionne la pérennité de ces aides à une contribution symbolique des producteurs afin d’encourager la responsabilisation locale.

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Restructuration administrative et levée des goulots d’étranglement logistiques

La seconde phase de la mission ministérielle s’est concentrée sur l’évaluation opérationnelle des directions régionales basées à Agadez. Le diagnostic révèle des défis structurels partagés : déficits en ressources humaines, locaux inadaptés et contraintes de mobilité.

À la Direction régionale de l’agriculture, où seuls 18 agents couvrent l’ensemble du territoire régional avec 9 services communaux vacants sur 15, le ministre a ordonné la réparation immédiate du parc automobile au garage de l’Office des aménagements hydro-agricoles (ONAHA) ainsi que la remontée urgente des besoins en effectifs.

Des mesures de rationalisation similaires touchent les autres entités :

  • ONAHA : Recadrage de la sécurisation foncière sur la parcelle d’un hectare affectée à la structure et modernisation à venir des locaux administratifs.

  • Élevage : Approvisionnement accéléré en produits vétérinaires, renforcement des moyens de transport ainsi que  recrutement planifié d’inspecteurs de viande.

  • INRAN & Génie Rural : Optimisation du traitement phytosanitaire, résolution des coupures d’eau et d’électricité pour les laboratoires de recherche, et dotation en moyens de suivi-contrôle pour soutenir les projets PISA 2, PACIPA et PRACC.

  • CAIMA : Relocalisation future de la Centrale d’approvisionnement, provisoirement hébergée par la Fédération des unions des coopératives agricoles.

Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage MAGEL
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Positionnement à l’avant-garde de la lutte anti-acridienne mondiale

En clôture de sa tournée, la délégation s’est rendue au Centre national de lutte anti-acridienne (CNLA). Le directeur général de l’institution, Zakariyaou Seydou, a rappelé le rôle stratégique du Niger en tant que nation de première ligne face au risque acridien dans le Sahel.

En somme, cette visite intervient à la veille d’une conférence internationale majeure programmée pour novembre 2026, au cours de laquelle les partenaires régionaux et mondiaux fixeront les nouvelles orientations stratégiques pour la protection des cultures.

Niger : La police démantèle deux réseaux criminels à Zinder

Le Service inter-régional de la police judiciaire (SIRPJ) de Zinder vient d’infliger un revers décisif au banditisme local en démantelant deux filières criminelles solidement implantées dans la région. Spécialisées dans les cambriolages nocturnes, les effractions à domicile, les vols à la tire et le recel méthodique, ces bandes alimentaient l’insécurité depuis un à quatre ans.

L’intervention des forces de l’ordre solde ces mois d’enquêtes par l’interpellation de onze individus, la localisation de deux-roues et d’équipements volés, ainsi que l’identification de quinze victimes. Ce succès tactique illustre la détermination des autorités à préserver la stabilité sociale et la protection des biens au sein des centres urbains.

Police Nationale-Niger
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Axe Zinder-Maradi : l’anatomie d’une filière nocturne structurée

L’abandon d’un motocycle suspect dans le quartier Jacques Chirac de Zinder a constitué le point de départ d’une minutieuse investigation. En tirant ce fil conducteur, les enquêteurs ont mis au jour une organisation transrégionale reliant Zinder à la ville de Maradi.

Composé de huit hommes âgés de 22 à 30 ans, dont un ressortissant étranger officiant comme receleur, ce groupe opérait selon une logistique rigoureuse : des commandos de deux ou trois individus s’introduisaient la nuit chez les particuliers pour dérober liquidités, téléphones, engins motorisés et effets domestiques.

L’organisation s’appuyait sur une répartition stricte des tâches. Après avoir entreposé le butin dans une planque locale, le chef de bande acheminait les objets de valeur vers Maradi pour alimenter un réseau de revente spécialisé. Les bénéfices tirés de ce trafic faisaient ensuite l’objet d’un partage égalitaire entre l’ensemble des membres, scellant une solidarité financière au sein du groupe.

La perquisition des lieux a permis la saisie de quatre motos (dont deux signalées volées), de multiples pièces détachées, de dizaines d’accessoires téléphoniques, d’armes blanches ainsi que de documents administratifs appartenant aux victimes.

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Infiltration des marchés et vols ciblés : la chute du second réseau

En parallèle, une seconde intervention ciblée à la gare routière de Zinder a conduit à la neutralisation d’un voleur opérant à la tire. L’exploitation des indices a rapidement mené à l’interpellation de trois suspects âgés de 25 à 57 ans entre Zinder et Takeita.

Actif depuis plus de quatre ans, le principal auteur agissait en solitaire, combinant intrusions domiciliaires ainsi que vols d’opportunité lors des rassemblements commerciaux hebdomadaires.

Pour écouler sa marchandise, cet opérateur s’appuyait sur des receleurs basés dans la périphérie de Takeita. Les policiers ont saisi lors des fouilles une moto de marque Royale déclarée volée, plusieurs téléphones portables et divers appareils électroménagers.

L’alliance citoyenne, pilier de la prévention sécuritaire

Au-delà de l’effort opérationnel, les autorités judiciaires rappellent que l’efficacité du maintien de l’ordre repose avant tout sur la vigilance collective et le renseignement humain. Trois individus appartenant à ces réseaux font actuellement l’objet d’une traque active par les services de sécurité.

Par ailleurs, le SIRPJ exhorte la population à renforcer sa coopération avec les forces de défense et de sécurité, soulignant que le silence face aux actes délictueux fragilise la communauté et favorise la récidive.