L’École Normale de Diffa a vibré ce lundi matin au rythme du lancement officiel des examens du Certificat de Fin d’Études de l’École Normale d’Instituteurs (CFEEN/I) et du Certificat d’Aptitude Pédagogique de la Section Spéciale (CAP/S) pour la session 2026. Le Gouverneur de la région, le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, a présidé cette cérémonie solennelle qui engage l’avenir du corps enseignant local.
Dès cette première journée d’évaluation, l’ensemble des forces vives de la région s’est mobilisé. Les autorités administratives, coutumières, militaires et religieuses entourent le chef de l’exécutif régional, aux côtés des partenaires du secteur éducatif et des encadreurs pédagogiques. Cette forte mobilisation témoigne également de l’importance stratégique de cette session pour le système éducatif nigérien.
Le Directeur Régional de l’Éducation Nationale de Diffa, M. Hassane Nouhou Diori, a pris la parole pour rassurer les acteurs du système. En fait, les autorités ont déployé l’ensemble des dispositions matérielles, logistiques et sécuritaires, depuis l’échelon central jusqu’au niveau régional. Ainsi, ces mesures garantissent un déroulement des épreuves dans un calme absolu et une sérénité totale pour l’ensemble des candidats.
Le Président du jury du centre de l’École Normale, M. Oumara Fougou, a présenté les données chiffrées de cette session 2026. La région de Diffa aligne un total de 100 candidats pour ces évaluations professionnelles. La section des instituteurs (CFEEN/I) accueille 73 postulants, tandis que la Section Spéciale (CAP/S) en compte 27.
L’analyse de ces effectifs révèle une tendance majeure : les femmes dominent largement les bancs cette année avec 85 candidates, contre seulement 15 hommes. Ce taux de participation massif illustre le fort engagement des jeunes femmes de la région de Diffa envers la profession d’enseignante et l’encadrement des futures générations.
Enfin, les responsables éducatifs ont exprimé leur profonde gratitude envers le Gouverneur et l’ensemble des encadreurs pour leur mobilisation. Ces 100 candidats entament désormais leurs épreuves avec l’ambition de débuter une carrière fructueuse au service de l’école nigérienne et du rayonnement de la région de Diffa.
Face à la menace de l’épidémie d’Ebola, Ottawa durcit drastiquement ses contrôles sanitaires. Depuis le dimanche 19 juillet 2026, le Canada interdit l’accès à son territoire aux ressortissants étrangers ayant récemment séjourné en République démocratique du Congo (RDC). En effet, ce tour de vis s’accompagne d’un protocole strict de quarantaine pour les citoyens canadiens de retour de la région.
Une interdiction stricte pour les ressortissants étrangers
L’Agence de la santé publique du Canada a franchi un nouveau cap réglementaire afin d’empêcher l’introduction du virus sur le territoire national. Désormais, les voyageurs étrangers ayant transité ou séjourné en République démocratique du Congo (RDC) se voient refuser l’embarquement ainsi que l’entrée au Canada. Cette mesure d’urgence vise à limiter au maximum les risques de propagation communautaire.
Quarantaine obligatoire de 21 jours pour les résidents
Si les citoyens canadiens et les résidents permanents conservent le droit constitutionnel de rentrer au pays, le gouvernement leur impose cependant des conditions de retour extrêmement rigoureuses.
Toute personne de retour des trois pays africains suivants doit obligatoirement se soumettre à une quarantaine stricte de 21 jours, correspondant à la période maximale d’incubation du virus :
la République démocratique du Congo (RDC) ;
l’Ouganda ;
le Soudan du Sud.
À noter : si le blocage des frontières pour les étrangers est entré en vigueur ce week-end, le protocole de quarantaine applicable aux citoyens canadiens et aux résidents permanents est, quant à lui, déjà en vigueur depuis la fin du mois de mai.
Un dispositif sous surveillance jusqu’à la fin de l’été
Les autorités canadiennes ne comptent pas relâcher leur vigilance de sitôt. L’Agence de la santé publique du Canada a officiellement confirmé que ce dispositif exceptionnel resterait en vigueur jusqu’au 29 août 2026. D’ici là, l’évolution de la situation épidémiologique en Afrique centrale déterminera si le gouvernement décide de prolonger ou de lever ces restrictions exceptionnelles.
Le Niger engage une nouvelle étape dans la formation de ses enseignants. Ce lundi 20 juillet 2026, les épreuves du Certificat de fin d’études des écoles normales (CFEEN) et du Certificat d’aptitude pédagogique, section spéciale (CAP/SS), ont officiellement débuté. Plus de 2 100 candidats, majoritairement des femmes, sont appelés à démontrer leurs compétences avant de rejoindre ou de consolider les rangs du système éducatif national.
La formation des futurs enseignants entre dans sa phase décisive. À l’École normale Sadou Galadima de Niamey, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, a donné le coup d’envoi officiel des examens du Certificat de fin d’études des écoles normales (CFEEN) et du Certificat d’aptitude pédagogique, section spéciale (CAP/SS).
La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général du Gouvernorat de Niamey, de l’administratrice déléguée de l’arrondissement communal Niamey I, ainsi que de plusieurs responsables du ministère en charge de l’Éducation.
2 149 candidats en quête d’une qualification pédagogique
Cette session mobilise 2 149 candidats à l’échelle nationale, répartis entre les deux examens. Le CFEEN rassemble 1 404 candidats, dont 1 166 issus des écoles normales traditionnelles et 238 de la filière franco-arabe. L’une des particularités de cette promotion réside dans la forte représentation féminine : 86,68 % des candidats sont des femmes, confirmant leur place prépondérante dans les métiers de l’enseignement primaire.
Le CAP/SS enregistre, quant à lui, 745 candidats, répartis entre 655 issus des écoles traditionnelles, 47 de la filière franco-arabe et 43 du préscolaire. Dans la région de Niamey, 303 candidats participent aux épreuves, dont 174 au CFEEN et 129 au CAP/SS.
Après la cérémonie de montée des couleurs, la ministre a procédé à l’ouverture de l’enveloppe scellée contenant la première épreuve, consacrée à la physico-pédagogie, marquant ainsi le début officiel des compositions.
S’adressant aux candidats, le Dr Élisabeth Shérif les a invités à aborder les examens avec calme, discipline et confiance, rappelant que ces qualités constituent également des valeurs essentielles dans l’exercice du métier d’enseignant.
Par ailleurs, ces examens représentent une étape déterminante pour le renforcement des ressources humaines du système éducatif nigérien. Les titulaires du CFEEN et du CAP/SS viendront renforcer les établissements scolaires du pays, à un moment où les besoins en enseignants qualifiés demeurent importants pour accompagner l’amélioration de la qualité de l’éducation.
À l’issue du lancement, la ministre a salué le travail accompli par les équipes pédagogiques, les encadreurs et les services techniques mobilisés pour préparer cette session d’examens. Elle a également exprimé sa reconnaissance aux autorités nationales pour les moyens déployés afin d’assurer le bon déroulement des épreuves.
À travers cette nouvelle session, les autorités entendent ainsi poursuivre leurs efforts en faveur de la formation d’enseignants compétents, considérée comme l’un des leviers essentiels pour améliorer durablement les performances du système éducatif nigérien.
Le Niger entend faire entendre sa voix dans la réflexion engagée sur l’avenir du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). À Niamey, le président du Conseil consultatif de la Refondation (CCR), Dr Mamoudou Harouna Djingarey, a reçu l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde, chargée de conduire la Revue stratégique indépendante du bureau onusien. Une rencontre qui intervient dans un contexte de recomposition des relations entre les États du Sahel et les institutions internationales.
La réflexion sur l’adaptation de l’action des Nations unies aux nouvelles réalités du Sahel se poursuit. Lundi 20 juillet 2026, le président du Conseil consultatif de la Refondation (CCR), Dr Mamoudou Harouna Djingarey, a échangé à Niamey avec Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de la République fédérale démocratique d’Éthiopie et cheffe de la mission chargée de la Revue stratégique indépendante (RSI) du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).
Cette mission de haut niveau parcourt plusieurs pays de la sous-région afin de recueillir les analyses des autorités nationales sur le fonctionnement, le mandat et les perspectives d’évolution de l’UNOWAS, confronté à un environnement régional profondément transformé par les crises sécuritaires, politiques, humanitaires et de développement.
Le Niger expose sa vision de la refondation et de la souveraineté
Lors de l’audience, le président du CCR a présenté les orientations de l’institution qu’il dirige, créée pour accompagner le processus de refondation engagé par les autorités nigériennes.
Selon lui, le Conseil consultatif de la Refondation contribue à la consolidation de la souveraineté nationale, au renforcement de la cohésion sociale et à la promotion d’une paix durable. Ces priorités, a-t-il indiqué, constituent également des éléments essentiels dans la recherche de solutions aux défis auxquels le Sahel est confronté.
Les échanges ont porté sur plusieurs questions majeures, notamment la gouvernance, la stabilité régionale, la prévention des conflits et les mécanismes de coopération entre les États d’Afrique de l’Ouest et du Sahel.
Une évaluation pour adapter l’action des Nations unies
La visite de Sahle-Work Zewde s’inscrit dans le cadre de la Revue stratégique indépendante, un exercice destiné à évaluer l’efficacité du mandat de l’UNOWAS et à formuler des recommandations sur l’évolution de ses missions.
À travers cette démarche, les Nations unies cherchent à adapter leurs interventions aux nouvelles réalités d’une région confrontée à la montée des menaces sécuritaires, aux transitions politiques, aux défis humanitaires et aux exigences croissantes de développement.
À l’issue de l’entretien, l’ancienne cheffe de l’État éthiopien a salué la disponibilité des autorités nigériennes ainsi que la qualité des échanges. Elle a indiqué que les contributions recueillies auprès des institutions nationales alimenteront les conclusions de la revue stratégique et la réflexion engagée sur l’avenir de l’UNOWAS.
Un dialogue maintenu avec les partenaires internationaux
Cette rencontre illustre la volonté des autorités nigériennes de poursuivre les échanges avec les partenaires internationaux tout en réaffirmant les principes qui guident leur action diplomatique.
Pour le Conseil consultatif de la Refondation, le dialogue avec les organisations internationales demeure possible dès lors qu’il s’inscrit dans le respect de la souveraineté du Niger et des choix opérés par les autorités nationales.
L’audience s’est déroulée en présence du rapporteur général du CCR, Abdou Moustapha. Elle marque une nouvelle étape dans les consultations menées par la mission de la Revue stratégique indépendante, dont les conclusions devraient également contribuer à redéfinir le rôle du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel face aux mutations profondes que connaît la région.
Des détenus de l’établissement pénitentiaire d’Abéché, chef-lieu de la région du Ouaddaï, ont tenté de prendre la fuite dans la nuit de samedi à dimanche. L’intervention rapide des forces de défense et de sécurité, au terme d’échanges de tirs, a permis de rétablir l’ordre sans qu’aucune évasion ne soit à déplorer.
C’est un week-end sous tension qu’a vécu la ville d’Abéché. Selon plusieurs sources locales, un groupe de détenus de la maison d’arrêt a tenté, dimanche 19 juillet 2026, de s’échapper de l’établissement pénitentiaire. L’alerte a été donnée après que des coups de feu ont été entendus aux abords de la prison, plongeant un temps le quartier dans l’incertitude.
Mobilisées sans délai, les forces de défense et de sécurité ont encadré l’établissement et engagé des échanges de tirs avec les détenus impliqués dans la tentative de fuite. Grâce à la promptitude de leur intervention, conjuguée à celle de l’administration pénitentiaire, les forces de l’ordre ont pu maîtriser la situation avant qu’aucun prisonnier ne parvienne à franchir l’enceinte de la maison d’arrêt. À ce stade, les autorités locales ou l’administration pénitentiaire n’ont communiqué aucun bilan officiel — humain ou matériel.
Une opération rapidement circonscrite
D’après les premiers éléments recueillis sur place, l’affrontement est resté circonscrit aux abords immédiats de l’établissement, sans extension au reste de la ville. Les autorités locales n’ont pour l’heure fourni ni le nombre de détenus concernés par la tentative, ni les circonstances précises ayant permis son déclenchement. Cette réserve, habituelle dans les premières heures suivant ce type d’incident, laisse attendre un communiqué officiel des autorités judiciaires ou pénitentiaires du Ouaddaï.
Des habitants du voisinage ont rapporté avoir entendu plusieurs détonations avant que le calme ne revienne aux abords de l’établissement. Témoignages recueillis localement — Abéché
Les conditions carcérales à nouveau interrogées
Au-delà de l’incident lui-même, cette tentative d’évasion relance les interrogations récurrentes sur l’état des infrastructures pénitentiaires d’Abéché, régulièrement pointées du doigt pour leur vétusté et leur surpopulation. Comme ailleurs dans la région du Ouaddaï, la prison centrale incarne les failles béantes du système carcéral tchadien. Conçue à une époque révolue et plantée au cœur du tissu urbain, elle croule sous une surpopulation chronique et une logistique défaillante. Derrière ses murs fissurés, chaque jour ressemble à une étincelle prête à embraser une poudrière à ciel ouvert.
Le cas d’Abéché illustre l’urgence absolue : délocaliser ce centre hors des zones résidentielles et bâtir un établissement moderne, sécurisé, conforme aux normes internationales. Faute de quoi, le prochain dysfonctionnement risque de se transformer en drame civil, avec des conséquences que nul ne pourra contenir.
Abéché et le Ouaddaï
Abéché, chef-lieu de la région du Ouaddaï dans l’est du Tchad, est l’une des principales villes du pays. Sa maison d’arrêt, comme plusieurs établissements pénitentiaires tchadiens, fonctionne dans des conditions matérielles précaires régulièrement relevées par la presse locale, un facteur souvent cité en toile de fond des tentatives d’évasion recensées ces dernières années dans le pays.
À l’heure de la publication de cet article, aucune source officielle n’a confirmé le nombre exact de détenus ayant pris part à la tentative de fuite, ni précisé si les autorités envisagent des mesures disciplinaires ou des transferts. La rédaction mettra à jour cet article dès que les autorités compétentes communiqueront des informations complémentaires, notamment un bilan officiel.
La ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a procédé au lancement officiel du Répertoire national des femmes scientifiques du Niger. En effet, cette initiative du Réseau Femmes, Sciences et Technologies du Niger vise à mieux identifier, valoriser et mettre en réseau les compétences féminines dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques, au service du développement du pays.
Le Niger franchit une étape décisive dans la promotion des femmes dans la recherche et l’innovation. Ce vendredi 17 juillet 2026, la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, la professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a officiellement lancé le tout premier Répertoire national des femmes scientifiques du Niger.
Portée avec conviction par le Réseau Femmes, Sciences et Technologies du Niger (RFST-N), cette nouvelle plateforme cartographie les profils d’expertes à travers le pays. Elle s’inscrit également dans la stratégie globale de l’exécutif visant à valoriser le capital humain féminin afin d’accélérer l’indépendance scientifique et économique de la nation.
Cartographier et briser le plafond de verre dans les STEM
Pendant longtemps, le manque de visibilité des chercheuses et ingénieures nigériennes a freiné leur intégration dans les cercles de décision. Ainsi, le nouveau répertoire national vient corriger cette anomalie en mettant en avant les disciplines clés du développement moderne — les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques (STEM). Cette base de données recense les compétences hautement qualifiées des Nigériennes, valorise leurs parcours pour inspirer les jeunes filles et crée des synergies solides entre expertes, institutions publiques et partenaires internationaux.
« On ne peut concevoir le développement durable du Niger en se privant de la moitié de ses forces intellectuelles. Ce répertoire rend justice au travail de nos chercheuses », a déclaré une représentante du RFST-N, soulignant l’importance stratégique de cette initiative pour l’avenir du pays.
Un levier politique au service du développement durable
En présidant cette cérémonie, la professeure Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni apporte la caution de l’État à un projet qui dépasse le cadre académique. Par ailleurs, pour le ministère, les compétences réunies dans ce document constituent un vivier de solutions face aux défis structurels du Niger, qu’il s’agisse de la transition numérique, de la sécurité alimentaire ou de la gestion de l’environnement.
En facilitant l’accès des femmes scientifiques aux instances décisionnelles, les autorités nationales entendent bâtir une communauté scientifique plus inclusive. Ce répertoire guidera désormais les institutions et les recruteurs, garantissant que l’expertise féminine soit systématiquement mobilisée au service des grands projets de développement du pays.
Le gouvernement nigérien poursuit le renforcement de ses infrastructures dans le nord du pays. Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a approuvé la création d’un aérodrome à Tchibarakaten, dans la région d’Agadez. Ce projet vise en effet à améliorer l’accessibilité de cette zone stratégique tout en accompagnant le développement des activités minières et les interventions d’urgence.
Le nord du Niger s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de ses infrastructures de transport. Réuni le jeudi 16 juillet 2026 sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret autorisant la création d’un aérodrome à Tchibarakaten, localité située dans la région d’Agadez.
Cette décision s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à améliorer la desserte des zones à fort potentiel économique tout en renforçant les capacités d’intervention de l’État dans les régions éloignées.
Désenclaver une zone stratégique
Selon le communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres, le futur aérodrome répond à un double objectif. Il devra, en premier lieu, faciliter les opérations de transport aérien et permettre une intervention plus rapide des services de secours en cas d’urgence. Dans une région marquée par l’immensité du territoire et les défis liés à l’accessibilité, cette infrastructure renforcera les capacités logistiques des autorités.
Le second objectif concerne le soutien au développement des activités minières. En fait, la région d’Agadez concentre une part importante des ressources minières du Niger et demeure un espace stratégique pour l’économie nationale. L’amélioration des infrastructures de transport contribuera ainsi à fluidifier les déplacements des personnels, des équipements et des investisseurs opérant dans cette zone.
Un projet encadré par le Code de l’aviation civile
Le gouvernement précise que le projet de décret s’appuie sur les dispositions des articles 161 et 162 de l’ordonnance du 14 mai 2010 portant Code de l’aviation civile en République du Niger. Cette base juridique ouvre la voie aux prochaines étapes administratives et techniques nécessaires à la réalisation de l’infrastructure.
En facilitant la mobilité, les interventions d’urgence et les activités minières, le futur aérodrome de Tchibarakaten améliorera l’attractivité de cette partie du pays et accompagnera les ambitions de développement que déploie l’exécutif. L’adoption du décret marque ainsi le lancement officiel d’un projet appelé à jouer un rôle stratégique dans la dynamique de modernisation des transports au Niger.
Le trafic illicite de carburant reste dans le viseur des autorités nigériennes. À Agadez, une série de contrôles inopinés menée sous l’impulsion du gouverneur de la région a mis au jour de nouvelles pratiques frauduleuses dans certaines stations-service. Plus de 3 000 litres d’essence destinés, selon les autorités, aux circuits de contrebande ont été saisis. Une opération qui annonce un durcissement de la riposte contre ce commerce clandestin.
À Agadez, la lutte contre la fraude sur les produits pétroliers franchit un nouveau cap. Ce vendredi 17 juillet 2026, le gouverneur de la région, le général de division Ibra Boulama Issa, a conduit une série de visites inopinées dans plusieurs stations-service de la ville afin de vérifier le respect des mesures mises en place pour encadrer la distribution du carburant.
Cette descente intervient alors que les autorités régionales multiplient depuis plusieurs semaines les actions de sensibilisation auprès des exploitants de stations-service afin d’endiguer l’approvisionnement des réseaux de contrebande.
Des pratiques frauduleuses malgré les mises en garde
Les inspections ont révélé que certaines pratiques interdites perdurent, en dépit des engagements pris par plusieurs opérateurs du secteur.
Au cours d’une opération menée dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 juillet par les Forces de défense et de sécurité (FDS), les agents ont découvert plus de 3 000 litres d’essence stockés dans des bidons de 25 et 60 litres, en violation de la réglementation en vigueur.
Les forces engagées ont également mis la main sur 22 bidons vides, dissimulés dans le magasin d’une station-service. Selon les autorités, ces contenants étaient destinés à alimenter les circuits illicites de distribution de carburant. Ces saisies illustrent, selon le gouvernorat, la persistance d’un réseau parallèle qui continue d’échapper aux circuits officiels de commercialisation.
Le gouvernorat annonce un renforcement des contrôles
Face à ces constats, les autorités régionales affichent leur détermination à intensifier la lutte contre ce phénomène.
Le gouvernorat rappelle que les stations-service assurent une mission de service public et que la loi les oblige à respecter strictement les règles encadrant la vente des produits pétroliers. Toute commercialisation en dehors des conditions que les textes prévoient est susceptible d’entraîner des poursuites et des sanctions.
Les services de l’État renforceront désormais les contrôles sur l’ensemble du territoire régional, avec une vigilance particulière sur les pratiques de stockage illicite, de vente irrégulière et d’approvisionnement des réseaux de contrebande.
L’exécutif régional a rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité engagées dans cette opération, saluant leur professionnalisme et leur vigilance dans la protection des intérêts économiques de l’État.
Pour le gouvernorat, ces interventions s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à garantir un approvisionnement régulier des populations en carburant et à préserver les ressources nationales face aux trafics qui fragilisent l’économie locale.
Par ailleurs, les autorités régionales invitent les gérants de stations-service, les pompistes et les citoyens à contribuer à l’effort de lutte contre la fraude.
Dans une région où les enjeux liés à l’approvisionnement en carburant demeurent particulièrement sensibles, le gouvernorat mise à la fois sur la fermeté des contrôles et sur la responsabilité des acteurs du secteur pour assécher les filières clandestines.
Le message est désormais limpide : la lutte contre le trafic de carburant entre dans une nouvelle phase, avec des contrôles plus fréquents et la promesse d’une tolérance zéro envers les auteurs de pratiques frauduleuses.
C’est un changement d’ère stratégique, qui s’opère à Niamey. En succédant à Didier Alexandre Correa, qui a tenu d’une main de fer les rênes d’Ecobank Niger pendant près de onze ans, Fayçal Younoussou s’installe dans l’un des fauteuils les plus en vue du paysage financier sahélien.
Pour la filiale locale d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), ce choix n’a rien d’un hasard. En effet, en propulsant ce pur produit de la maison au poste de directeur général, le groupe panafricain parie sur un profil technique de haut niveau pour piloter sa trajectoire dans un marché nigérien en pleine mutation économique.
Le banquier des situations complexes
Ceux qui ont côtoyé Fayçal Younoussou décrivent un homme de chiffres, rigoureux, mais doté d’un sens aigu des réalités du terrain. Fort d’une solide expérience au sein du réseau bleu et blanc d’Ecobank, le nouveau patron s’est taillé une réputation de bâtisseur de performances.
Ses terrains de prédilection sont la trésorerie, la gestion des risques et les marchés financiers. Une triple expertise qui s’apparente aussi à un véritable couteau suisse dans le contexte bancaire actuel, où la maîtrise des liquidités et la résilience face aux chocs exogènes font la différence entre la stagnation et la croissance.
C’est au Sénégal que Fayçal Younoussou a définitivement transformé l’essai. Au sein de la dynamique filiale dakaroise, il s’est illustré par des performances remarquables, consolidant les positions de la banque sur les marchés de capitaux et optimisant la gestion des risques. Des résultats probants qui ont achevé de convaincre le top management d’ETI de lui confier une direction générale de premier plan.
L’héritage et les défis nigériens
Par ailleurs, Prendre la succession de Didier Alexandre Correa est un exercice d’équilibriste. En une décennie, le directeur général sortant a profondément ancré Ecobank dans le tissu économique nigérien, traversant aussi bien les cycles de croissance que les périodes de turbulences régionales.
Fayçal Younoussou n’arrive pas pour autant en terrain inconnu, mais la feuille de route est dense :
Accélérer la digitalisation : le Niger, avec sa population jeune, représente un important réservoir de croissance pour l’inclusion financière grâce au mobile banking.
Financer l’économie réelle : soutenir les PME locales et les grands projets d’infrastructure tout en maintenant une politique de gestion des risques irréprochable.
Naviguer dans un environnement macroéconomique complexe : adapter la stratégie de la banque aux orientations économiques et financières de la région sahélienne.
« La trésorerie et le risque sont les deux piliers de la confiance en période de transition. Fayçal Younoussou maîtrise les deux », confie un analyste du secteur.
En s’installant à Niamey, Fayçal Younoussou ne change pas seulement de bureau ; il change de dimension. Attendu au tournant par les régulateurs, les clients et les actionnaires, le nouveau timonier d’Ecobank Niger a désormais toutes les cartes en main pour écrire le prochain chapitre de la banque panafricaine au pays du fleuve Niger.
La campagne nationale de sensibilisation sur le Dossier Virtuel de Transactions (DVT) a fait escale à Agadez, jeudi 16 juillet. Entre rencontres avec les autorités, échanges avec les opérateurs économiques et formation des agents des douanes, cette étape marque une nouvelle avancée dans la modernisation de l’administration douanière nigérienne.
La réforme de l’administration douanière poursuit son déploiement sur le territoire nigérien. Après plusieurs étapes à travers le pays, la mission nationale chargée de promouvoir le Dossier Virtuel de Transactions (DVT) s’est arrêtée, jeudi 16 juillet 2026, dans la région d’Agadez afin de présenter ce nouvel outil numérique aux différents acteurs du commerce extérieur.
Cette campagne d’information et de sensibilisation vise à accompagner la mise en œuvre d’une réforme destinée à simplifier les formalités administratives, à renforcer la transparence des opérations douanières et à améliorer les services offerts aux usagers.
À son arrivée à Agadez, la délégation a été accueillie par le directeur régional des Douanes, le colonel Mamoudou Kaka Maïriga, entouré de ses collaborateurs. Par ailleurs, Cet accueil a donné le ton d’une étape placée sous le signe de la mobilisation des services déconcentrés autour des réformes engagées par l’administration des douanes.
La mission a ensuite été reçue par le gouverneur de la région d’Agadez, le général de division Ibra Boulama Issa. Au cours de cette rencontre, les membres de la délégation ont présenté les objectifs de la campagne nationale et les ambitions portées par le DVT, présenté comme un levier de modernisation de l’action publique et d’amélioration des relations entre l’administration et les usagers.
L’étape d’Agadez a également occasionné une rencontre avec les opérateurs économiques et les commissionnaires en douane à la Chambre de commerce et d’industrie.
Les échanges ont permis de détailler le fonctionnement du Dossier Virtuel de Transactions ainsi que les changements attendus dans le traitement des procédures douanières. Les responsables de la mission ont notamment mis en avant la dématérialisation des démarches, la réduction des délais de traitement des dossiers et le renforcement de la traçabilité des opérations commerciales.
Cette phase de dialogue a offert aux professionnels du secteur l’occasion d’exprimer leurs préoccupations et d’obtenir des précisions sur les modalités pratiques de mise en œuvre de cette réforme.
Former les agents pour réussir la transition numérique
La journée s’est achevée au Bureau des Douanes d’Agadez par une session de formation destinée aux chefs d’unités et aux agents de la direction régionale.
Cette séance a permis aux participants de se familiariser avec les principales fonctionnalités du Dossier Virtuel de Transactions et d’acquérir les compétences nécessaires à son utilisation. En effet, l’objectif est de préparer les services douaniers à une mise en œuvre efficace de cette plateforme numérique, appelée à transformer durablement la gestion des opérations douanières.
À travers cette campagne nationale, les autorités nigériennes entendent accélérer la digitalisation des procédures administratives liées au commerce extérieur. En facilitant les formalités douanières, le Dossier Virtuel de Transactions ambitionne de réduire les contraintes pour les opérateurs économiques, de sécuriser les échanges et de renforcer l’efficacité de l’administration.
Après son passage à Agadez, la campagne poursuivra son déploiement dans les autres régions du pays afin d’assurer une appropriation progressive de cet outil par l’ensemble des acteurs concernés, condition essentielle à la réussite de cette réforme structurante.