Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 5 sur 262

Niger : déflation record de -8,5 % selon l’INS

L’Institut national de la statistique (INS) vient de publier l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) pour le mois d’avril 2026. Les chiffres révèlent une trajectoire macroéconomique spectaculaire : le Niger s’enfonce dans une déflation record de -8,5 %. Pourtant, sur les marchés, la réalité à court terme apparaît bien différente. Plongée analytique au cœur d’un grand écart économique.

Niamey, 21 mai 2026 — C’est l’histoire d’un chiffre qui soulage les économistes, mais qui fait froncer les sourcils des ménages. En avril 2026, l’indice général des prix à la consommation s’est établi à 98,8 points. Derrière cette statistique se cache un phénomène rare dans l’espace UEMOA : le Niger traverse une période de déflation structurelle, avec une baisse généralisée des prix de 7,5 % sur un an, tandis que la moyenne annuelle chute à -8,5 %.

À titre de comparaison, la norme de convergence de l’UEMOA fixe un plafond d’inflation à +3 %. Le Niger ne se contente donc pas d’être en dessous : il a littéralement inversé la courbe. Concrètement, un panier de biens qui valait 10 000 FCFA en avril 2025 n’en coûte plus que 9 250 FCFA aujourd’hui. Cette bouffée d’oxygène est principalement portée par deux secteurs clés :

  • L’éducation : un recul massif de -15,5 % des frais de scolarité ;
  • L’alimentation générale : une baisse globale de -15,2 % sur un an.

Cependant, lorsqu’on zoome sur les trente derniers jours, la mécanique semble s’enrayer. Bienvenue dans le paradoxe nigérien.

 

L’illusion déflationniste face au choc des huiles et des céréales

Si la tendance annuelle paraît rassurante, l’analyse mensuelle révèle un signal d’alerte. Entre mars et avril 2026, les prix ont progressé de 0,7 %. Une hausse modérée en apparence, mais particulièrement brutale dans sa composition, car elle touche directement les produits de base du quotidien nigérien.

Ainsi, les huiles végétales ont enregistré une flambée de +10,1 % en seulement un mois, provoquant un choc immédiat sur les dépenses alimentaires des ménages. Dans le même temps, les céréales non transformées ont augmenté de +1,2 %, accentuant davantage la pression sur des aliments essentiels comme le mil ou le sorgho.

Une hausse de plus de 10 % en quatre semaines sur l’huile végétale constitue un véritable micro-séisme pour les budgets familiaux. Pour les foyers les plus vulnérables, dont l’essentiel des revenus est consacré à l’alimentation, cette tension mensuelle efface rapidement le sentiment de soulagement associé aux statistiques annuelles. Car, dans la réalité quotidienne, les consommateurs n’achètent pas des tendances macroéconomiques ; ils achètent de l’huile, des céréales et des produits de première nécessité.

 

Décryptage : pourquoi la déflation reste une arme à double tranchant

D’où vient ce recul global de 7,5 % sur un an ? Il s’explique en grande partie par le contre-coup technique de la réouverture des frontières et par la stabilisation progressive des circuits d’approvisionnement après les perturbations liées aux crises de 2023-2024. À cela s’ajoutent les bonnes performances de la production agricole locale enregistrées l’année précédente. En d’autres termes, l’économie nigérienne absorbe progressivement l’inflation exceptionnelle provoquée par les années de tensions commerciales et logistiques.

Toutefois, en économie, la déflation n’est pas toujours synonyme de bonne santé. Si elle redonne temporairement du pouvoir d’achat aux consommateurs, une baisse prolongée et excessive des prix comporte également plusieurs risques structurels.

Le premier danger concerne les marges des producteurs. Lorsque les prix alimentaires chutent fortement, les agriculteurs et les éleveurs voient leurs revenus diminuer, ce qui peut freiner la production à moyen terme et décourager les investissements agricoles.

Le second risque est celui de l’attentisme économique. Dans un contexte où les prix baissent durablement, les entreprises comme les ménages les plus aisés peuvent être tentés de reporter leurs achats ou leurs investissements dans l’espoir de prix encore plus bas. Cette prudence ralentit alors la circulation de la monnaie et freine l’activité économique.

 

Le verdict des analystes

Le Niger évolue aujourd’hui sur une ligne de crête particulièrement étroite. D’un côté, la baisse des frais de scolarité et le recul annuel des prix alimentaires contribuent à stabiliser les fondations économiques du pays. De l’autre, la flambée soudaine de produits essentiels comme l’huile végétale rappelle que les marchés restent extrêmement sensibles aux perturbations d’approvisionnement, aux variations saisonnières et à la spéculation locale.

Pour les autorités, le défi ne consistera donc pas uniquement à maintenir le Niger sous le plafond inflationniste fixé par l’UEMOA. Il faudra également contenir ces tensions ponctuelles sur les produits de base afin que les performances macroéconomiques publiées par l’INS se traduisent concrètement par une amélioration durable du quotidien des ménages nigériens.

Tabaski à Niamey : flambée des prix des moutons

À quelques jours de l’Aïd al-Adha, les camions de bétail s’enchaînent le long des routes et les marchés de Niamey débordent. Pourtant, la loi de l’offre et de la demande semble invisible : malgré une abondance record, les tarifs s’envolent et l’inflation asphyxie le portefeuille des ménages.

Niamey, 21 mai 2026 – C’est le cruel paradoxe de cette période de Tabaski à Niamey. Levez les yeux, et vous verrez des moutons à chaque coin de rue. Écoutez le vrombissement des moteurs, et vous constaterez le ballet incessant des camions lourdement chargés arrivant des quatre coins du Niger. La capitale est littéralement submergée par le bétail. Mais que l’on ne s’y trompe pas : abondance ne rime pas forcément avec baisse des prix.

Alors que l’année dernière avait offert un répit inattendu aux acheteurs, l’édition 2026 renoue avec la douloureuse tradition de la flambée des prix. Une réalité qui vire désormais au casse-tête pour de nombreux pères de famille.

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Le grand écart des tarifs : jusqu’à 450 000 FCFA le bélier

Sur les marchés de la ville, le simple coup d’œil coûte cher. Le bétail se négocie aujourd’hui à des tarifs vertigineux, variant de 85 000 à 450 000 FCFA selon le standing de l’animal. La grille tarifaire de cette semaine révèle une pression sans précédent :

  • L’entrée de gamme (80 000 – 100 000 FCFA) : des agneaux ou de petits moutons encore jeunes. Il s’agit du strict minimum financier pour accomplir le sacrifice.
  • Le milieu de gamme (120 000 – 200 000 FCFA) : c’est la catégorie la plus recherchée par la classe moyenne. Ces animaux, de bonne corpulence, exigent déjà d’importants sacrifices budgétaires pour les familles.
  • Le haut de gamme (250 000 – 450 000 FCFA) : des béliers imposants, parfois issus de races particulièrement prisées. Un luxe désormais hors de portée pour le Nigérien moyen.

Même le piment pèse sur les ménages

Comme si le prix du bétail ne suffisait pas, la fièvre inflationniste touche également les condiments indispensables aux grillades de la fête. Le cas du piment sec illustre parfaitement cette surchauffe du marché.

Alors même qu’il reste disponible en grande quantité, son prix a bondi de 50 % en seulement une semaine : le sac de 100 kg est passé de 20 000 FCFA la semaine dernière à 30 000 FCFA aujourd’hui. Au détail, la tia, soit environ 800 grammes, se vend désormais à 1 000 FCFA.

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Le pouvoir d’achat pris à la gorge

« Il y a des moutons partout, mais les prix sont intouchables », soupire un acheteur dépité croisé aux abords d’un point de vente routier.

Ce constat résume le sentiment général à Niamey. À l’approche de la plus grande célébration musulmane de l’année, la pression sur le pouvoir d’achat des Nigériens atteint son paroxysme. L’offre est bien présente, spectaculaire et visible, mais la spéculation ainsi que l’effervescence des derniers jours menacent de laisser de nombreux foyers sur la touche.

Ainsi, malgré des marchés bondés et des arrivages massifs de bétail, la Tabaski 2026 s’annonce, pour beaucoup de familles nigériennes, comme celle des choix difficiles.

Niamey : l’AES lance une stratégie régionale de réintégration des ex‑combattants

Au Centre international de conférences Mahatma Gandhi, à Niamey, l’air était chargé d’une urgence mesurée. En effet, le mardi 19 mai 2026, ministres, officiers, experts et représentants de la société civile venus des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) ont ouvert un forum qui ambitionne de transformer une question sécuritaire en une véritable stratégie de paix durable : la réintégration des ex-associés des groupes armés.

« Nous sommes à la croisée des chemins », a rappelé le commissaire général de police Ayouba Abdourahmane, secrétaire général du ministère de l’Intérieur, lors de la cérémonie d’ouverture. Son message était sans détour : face à l’escalade de la violence, la seule issue possible passe par une coopération régionale renforcée et par des réponses coordonnées alliant justice, accompagnement social et opportunités économiques.

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Un espace de dialogue, pas de compromis naïf

Le forum ne se limite pas à une succession de discours diplomatiques. Au fil des sessions, les délégations ont présenté des retours d’expérience concrets : des centres de désarmement reconvertis en pôles de formation professionnelle, des programmes de médiation communautaire ou encore des mécanismes de suivi psychosocial destinés aux anciens combattants. L’objectif affiché est double : réduire les foyers de violence et briser le cycle de recrutement en proposant des alternatives crédibles aux personnes désireuses d’abandonner les armes.

Ainsi, les interventions ont tenté de concilier deux impératifs souvent difficiles à équilibrer : protéger les populations tout en offrant une véritable porte de sortie à ceux qui souhaitent rompre avec les groupes armés. L’accord tacite entre les participants semble clair : réintégrer ne signifie pas absoudre. Il s’agit plutôt de conditionner l’accompagnement à des engagements vérifiables, à des mécanismes de contrôle rigoureux et à une réelle volonté de réinsertion.

 

Risques et garde-fous

Cependant, le terrain reste particulièrement sensible. Les modes de radicalisation des groupes armés — enrôlement forcé, endoctrinement idéologique et réseaux de loyautés locales — rendent la question de la confiance extrêmement délicate. Plusieurs experts présents ont insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs d’évaluation et de surveillance : évaluations individuelles approfondies, périodes probatoires, implication des autorités locales et programmes de responsabilité civique.

Selon eux, sans ces garde-fous, les États s’exposeraient à un risque réel de reconstitution de cellules dormantes. Derrière cette crainte se profile une inquiétude plus large : voir les efforts de stabilisation fragilisés de l’intérieur par des réseaux capables de se réorganiser discrètement au sein même des communautés. Pour plusieurs intervenants, la réussite de la réintégration dépendra donc autant de la vigilance sécuritaire que de la capacité des États à restaurer la confiance entre les populations et les institutions.

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Vers une stratégie régionale commune

Dans cette perspective, le forum cherche précisément à harmoniser les pratiques entre les pays membres de l’AES. Les discussions portent notamment sur le partage des outils d’évaluation, la création de standards communs pour la reddition et la prise en charge des ex-combattants, ainsi que sur la coordination de l’aide financière et technique.

L’idée centrale défendue par les participants est qu’aucune politique de réintégration ne peut réussir de manière isolée. Une approche strictement nationale risquerait, selon eux, de déplacer le problème d’un territoire à un autre sans le résoudre durablement. D’où la nécessité de bâtir des mécanismes régionaux capables d’articuler coopération judiciaire, coordination sécuritaire et accompagnement socio-économique.

Par ailleurs, plusieurs délégations ont insisté sur l’importance d’impliquer davantage les communautés locales, les leaders religieux et les organisations de la société civile dans ce processus. Pour elles, la réintégration ne peut pas être uniquement administrative ou sécuritaire ; elle doit également être sociale et culturelle afin d’éviter le rejet des anciens combattants par leurs propres communautés.

AES : une démarche tournée vers l’avenir

Même si la route reste longue et semée d’incertitudes, les participants revendiquent une approche résolument pragmatique. La réintégration est présentée comme un levier stratégique de stabilisation reposant sur plusieurs piliers : insertion professionnelle, soutien psychologique, réparation des préjudices causés et engagements de non-récidive.

Par ailleurs, plusieurs intervenants estiment que l’enjeu dépasse la seule question sécuritaire. Pour eux, il s’agit également de lutter contre les causes profondes qui alimentent l’extrémisme violent : chômage massif des jeunes, marginalisation de certaines zones rurales, faiblesse des services publics et sentiment d’abandon des populations.

En définitive, ce forum de Niamey traduit la volonté des pays de l’AES de privilégier une approche globale face à une crise multidimensionnelle. Pour beaucoup de participants, investir aujourd’hui dans la réintégration revient à prévenir les conflits de demain et à poser les bases d’une paix plus durable dans le Sahel.

Top départ pour la phase 2 de l’opération « Spécial Tabaski » à l’Académie des Arts

Niamey , 21 mai 2026 –  Hier matin, l’Académie des Arts a accueilli la cérémonie de lancement officiel de la deuxième phase de l’opération de mise en vente de riz local, baptisée « Spécial Tabaski ». Cet événement essentiel pour la résilience nationale s’inscrit directement dans la mise en œuvre du Programme Grande Irrigation (PGI). Véritable tournant économique, il envoie un signal fort au portefeuille des ménages et affirme l’indépendance du secteur agricole.

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Une synergie institutionnelle au service du riz local

Coorganisé par l’Office national des aménagements hydro-agricoles (ONAHA) et le Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP), ce dispositif d’envergure vise à approvisionner les populations en céréales de production locale à l’approche de la grande fête. Ainsi, l’alliance entre l’ONAHA, expert technique des réseaux agricoles, et le FSSP, pilier de l’effort de solidarité collective, démontre une synergie efficace pour relever le défi de l’accessibilité financière.

Par ailleurs, en s’appuyant sur le cadre rigoureux du PGI, les autorités rappellent avec force que l’avenir de la consommation nationale repose sur l’exploitation optimale de nos propres terres irriguées.

En outre, l’implication des plus hautes autorités de l’État a donné une dimension hautement stratégique à cette opération. En plaçant l’événement sous son haut patronage, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République et Chef de l’État, a réaffirmé la volonté des autorités de promouvoir la souveraineté alimentaire nationale. Dans la même dynamique, le Premier ministre, Mahamane Lamine Zeine, a personnellement assuré le parrainage de cette initiative, illustrant ainsi l’engagement du gouvernement à garantir le succès logistique et commercial de cette campagne de vente de riz local.

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Une économie patriotique mise en avant

Sur le terrain, l’enthousiasme était palpable autour de ce lancement. Les stocks de riz blanc, prêts à être écoulés, symbolisent une victoire concrète de la production endogène face aux circuits d’importation. En combinant la protection du pouvoir d’achat des citoyens et la valorisation directe du labeur des paysans, l’opération « Spécial Tabaski » s’impose comme un modèle d’économie patriotique.

En somme, cette campagne ouvre la voie à une grande réflexion sur la souveraineté alimentaire et sur la capacité du pays à bâtir durablement un système agricole résilient, capable de répondre aux défis régionaux et internationaux.

Bamako et Kayes : deux marchés ravagés par les flammes en 24h

Bamako, Kayes 21 mai 2026 — Deux marchés emblématiques sont partis en fumée en moins de 24 heures : ce mercredi 20 mai, un violent incendie a ravagé le Grand Marché de Soukouba à Bamako aux environs de 19 heures. Dans la foulée, les flammes se sont également déclarées au Grand Marché de Kayes. Partout, sapeurs-pompiers et Forces de défense et de sécurité (FDS) se mobilisent pour contenir le désastre. Mais au-delà des images de cendres et des files d’habitants médusés, une lourde question demeure : assistons-nous à une série d’attaques visant, volontairement, à déstabiliser les approvisionnements et à fragiliser les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ?

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Témoignages choqués

« J’ai tout perdu : la boutique, les vivres, l’espoir », sanglote Aïssata, vendeuse de légumes installée depuis quinze ans à Soukouba. À Kayes, des commerçants racontent la même stupeur : des entrepôts qui brûlent, des factures non honorées et des familles désormais sans ressources. En effet, les marchés ne sont pas de simples lieux d’échange ; ils constituent le poumon alimentaire et social des villes. Leur destruction crée ainsi une onde de choc qui frappe d’abord les plus précaires : femmes marchandes, transporteurs et petits producteurs.

Indices troublants

Les circonstances des deux incendies soulèvent plusieurs zones d’ombre. Selon diverses sources locales, les départs de feu ont été rapides et multipoints, compliquant considérablement l’intervention des secours. Certains sapeurs-pompiers évoquent même des départs « d’origine suspecte ». D’autres signalent un manque criant de moyens : camions insuffisants, hydrants inopérants et délais d’intervention prolongés. Or, lorsque des marchés stratégiques s’embrasent successivement dans des régions différentes, la thèse de la simple coïncidence paraît de moins en moins crédible.

Un schéma inquiétant ?

Depuis plusieurs mois, incidents, blocages logistiques et violences ciblées perturbent les chaînes d’approvisionnement dans plusieurs pays de l’AES. Au Niger, des marchés ont déjà été la cible d’attaques ; au Mali, les autorités doivent désormais protéger les principales artères commerciales sous peine de subir une implosion économique de l’intérieur. Dès lors, certains acteurs politiques et observateurs évoquent une stratégie d’asphyxie visant à fragiliser l’accès à la nourriture afin de provoquer des tensions sociales et d’en tirer des gains politiques. Si ces accusations restent particulièrement graves, elles imposent néanmoins l’ouverture d’enquêtes rigoureuses.

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Appel à l’enquête et à la protection

Il est donc urgent que les autorités nationales et régionales n’écartent aucune piste : incendie accidentel, défaillance des infrastructures, négligence ou sabotage organisé. Des expertises techniques indépendantes doivent être mandatées immédiatement afin d’analyser l’origine des feux, l’état des dispositifs de sécurité ainsi que les éventuelles responsabilités.

Parallèlement, un plan d’urgence destiné à sécuriser les marchés encore opérationnels, à approvisionner les populations vulnérables et à soutenir les commerçants sinistrés apparaît indispensable.

La voix des citoyens

Derrière les bilans matériels, il y a surtout des vies brisées. Les comptoirs calcinés, les carnets de commandes partis en fumée et les larmes des vendeuses doivent désormais résonner dans les bureaux des décideurs. En effet, la réponse des États aujourd’hui déterminera si ces drames resteront de tragiques accidents ou s’ils constitueront les premiers signes d’une stratégie délibérée visant à affaiblir des nations entières.

La vigilance s’impose donc plus que jamais : des enquêtes approfondies, des sanctions en cas de culpabilité avérée et des mesures durables de protection des marchés doivent être engagées sans délai. Les habitants du Mali et des pays de l’AES méritent des réponses claires — ainsi que la garantie que personne ne joue avec leur assiette.

Niamey prépare Youth Connekt Sahel 2026

L’effervescence était palpable ce mercredi 20 mai 2026 à la Maison de la Presse de Niamey. En effet, le Conseil national de la jeunesse du Niger (CNJN) y a orchestré une importante rencontre d’échanges destinée à préparer le terrain pour le Youth Connekt Sahel, un rendez-vous sous-régional majeur prévu en août prochain sur le sol nigérien. L’objectif est d’informer et de mobiliser la jeunesse autour des formidables enjeux d’innovation, d’engagement et d’entrepreneuriat qui l’attendent.

La jeunesse, fer de lance de la Refondation

L’événement a été rehaussé par la présence de M. Ali Ben Sala Hamouda, ministre de la Refondation et de la Promotion des valeurs sociales. Dans un discours mobilisateur, le ministre a posé un postulat clair : aucun développement pérenne n’est envisageable sans la participation active des jeunes, véritables moteurs de la refondation du pays. Il a ainsi exhorté l’auditoire à transcender les idéaux pour les muer en actions patriotiques concrètes.

Par ailleurs, pour illustrer sa vision d’une société bâtie sur des fondations éthiques solides, M. Ali Ben Sala Hamouda a puisé dans l’histoire religieuse. Évoquant la vie du Prophète Mohamed (PSL), il a mis en lumière l’exemple de Zayd ibn Haritha afin de rappeler l’importance capitale des vertus humaines telles que la justice, le respect et la noblesse de caractère.

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Un tremplin panafricain pour l’innovation nigérienne

De son côté, M. Ibrahim Idrissa, président du CNJN, a salué l’engouement des participants pour cette initiative coorganisée avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il a détaillé l’ADN de la future édition d’août 2026, qui s’articulera autour de plusieurs piliers stratégiques :

  • le numérique et l’innovation ;
  • l’entrepreneuriat ;
  • la refondation ;
  • l’engagement civique pour la sécurité et le développement.

M. Idrissa a souligné que cette rencontre de Niamey n’était qu’une étape préparatoire destinée à armer les jeunes face à un événement qui réunira les délégations de plus d’une dizaine de nations africaines. Il a également rappelé que le privilège d’accueillir ce sommet découle directement de la brillante prestation du Niger lors de l’édition précédente à N’Djamena, au Tchad, sous l’impulsion du ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

Il a, par conséquent, lancé un vibrant appel aux talents locaux : le Youth Connekt 2026 sera un carrefour inestimable permettant aux jeunes porteurs de projets de croiser le fer avec des décideurs et des investisseurs venus de tout le continent.

Un partenariat historique aux retombées tangibles

La dimension internationale et l’impact économique du projet ont été appuyés par Mme Jane Yaboah, représentante du PNUD. Retracant la genèse du programme, elle a rappelé que le concept Youth Connekt a vu le jour en 2012 grâce à un partenariat avec le Rwanda, avant de s’étendre avec succès à la région du Sahel à partir de 2019.

Mme Yaboah a décrit cette plateforme comme un véritable pont entre les innovateurs, les mentors et les bailleurs de fonds. Insistant sur les effets catalyseurs du programme en matière de création d’emplois et de dynamisation de l’économie, elle a invité toutes les parties prenantes à une préparation minutieuse afin de faire de l’étape nigérienne un triomphe absolu.

Enfin, la rencontre s’est conclue dans une dynamique résolument participative, laissant place à des échanges riches et interactifs entre les jeunes issus d’une multitude de secteurs d’activités, tous tournés vers un seul horizon : le succès du mois d’août 2026.

Niger–Algérie : une alliance énergétique autour des hydrocarbures

La diplomatie énergétique tourne à plein régime entre le Niger et l’Algérie. En effet, le mardi 19 mai 2026, la capitale algérienne a été le théâtre d’une séance de travail décisive visant à consolider l’alliance entre les deux nations dans le secteur stratégique des hydrocarbures.

Au cœur des discussions figuraient le Secrétaire général du ministère nigérien du Pétrole, Abdoul Karim Mohamed Ali, et le ministre d’État algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab. Entourés du Directeur général de la Sonidep ainsi que d’un panel de hauts cadres des deux pays, ils ont tracé les contours d’une coopération technique et économique ambitieuse.

Par ailleurs, cette rencontre sectorielle s’inscrit dans un agenda diplomatique plus vaste, puisqu’elle intervient en marge du déplacement en Algérie d’une délégation ministérielle nigérienne de premier plan, conduite par le ministre d’État en charge de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire.

 

De la théorie à la pratique : immersion sur le terrain

Avant de s’asseoir à la table des négociations, la partie nigérienne a pu prendre la mesure de l’expertise algérienne sur le terrain. Les discussions ont d’ailleurs permis de dresser le bilan de la récente visite technique effectuée par la délégation nigérienne sur les sites névralgiques du géant Sonatrach, notamment à Boumerdès et à Hassi Messaoud.

Ainsi, cette immersion au cœur des infrastructures algériennes a offert aux responsables nigériens un aperçu grandeur nature des capacités opérationnelles du pays hôte en matière :

  • d’exploration et de production ;
  • de services pétroliers ;
  • de dispositifs de formation de pointe.

 

Toute la chaîne de valeur sur la table

L’objectif de cette alliance est de ne laisser aucun maillon de l’industrie de côté. À cet effet, les échanges ont balayé l’intégralité de la chaîne de valeur des hydrocarbures.

Parmi les chantiers prioritaires identifiés figurent notamment le forage, le raffinage et la pétrochimie. De plus, le développement des produits pétroliers sur le sol nigérien bénéficiera d’un coup d’accélérateur grâce à l’accompagnement de la société algérienne Naftal.

Au-delà des infrastructures proprement dites, les deux délégations ont également mis l’accent sur des enjeux de gouvernance modernes, notamment la valorisation du contenu local ainsi que le partage d’expertise pointue pour la gestion des données pétrolières et environnementales.

 

Formation et transfert de compétences : l’engagement d’Alger

Le ministre algérien, Mohamed Arkab, a tenu à rassurer ses partenaires sur la détermination de son pays. Il a ainsi réitéré fermement la volonté de l’Algérie — à travers Sonatrach et ses filiales — de soutenir la République du Niger dans la structuration de son secteur pétrolier.

Cet accompagnement se traduira notamment par un important transfert de savoir-faire ainsi qu’une montée en puissance des programmes de perfectionnement destinés aux techniciens et cadres nigériens. À cet égard, M. Arkab a mis en lumière le rôle central que joueront l’Institut algérien du pétrole et les instituts spécialisés de Sonatrach.

Vers un leadership énergétique panafricain

Séduite par la proposition, la délégation nigérienne n’a pas manqué d’exprimer sa grande satisfaction quant à l’excellence des relations bilatérales. Elle a, en outre, salué la richesse scientifique et technique du programme élaboré pour l’occasion, reconnaissant le poids et la vaste expérience de Sonatrach comme un véritable levier pour le développement des compétences énergétiques à l’échelle du continent.

À l’issue de cette journée dense, le communiqué final est sans équivoque : Alger et Niamey sont déterminés à renforcer leurs échanges scientifiques et techniques. Plus qu’un simple accord bilatéral, cette synergie vise à stimuler la croissance économique des deux pays et à ériger un modèle de coopération sud-sud renforcée au sein de l’industrie pétrolière et gazière africaine.

Zinder lance les examens du CQP 2026 : 1 799 candidats dont 983 femmes mobilisés

Zinder a lancé, ce mercredi 20 mai 2026, les examens du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) dans une ambiance à la fois solennelle et confiante. Au Centre de Formation aux Métiers, 1 799 candidats, dont 983 femmes, affrontent les épreuves dans six filières professionnelles.

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Zinder mise sur les compétences

Le gouverneur de la région, le colonel Massalatchi Mahamane Sani, a donné le coup d’envoi officiel de cette session 2026, appelant les candidats à compter avant tout sur leur savoir-faire. Devant les participants, il a insisté sur l’importance de l’intégrité en les exhortant à éviter toute tentative de fraude.

Au-delà de l’examen, le message des autorités était clair : la formation professionnelle n’est pas seulement un passage obligé, mais également un levier stratégique pour le développement national. Dans un contexte où l’emploi des jeunes demeure un défi majeur, le CQP apparaît comme une porte d’entrée vers l’auto-emploi, l’artisanat qualifié et l’insertion socioprofessionnelle.

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Forte présence des femmes

L’un des faits marquants de cette session reste la forte participation féminine. Avec 983 candidates contre 816 hommes, les femmes occupent cette année une place de premier plan dans les filières techniques et artisanales de la région.

Pour le gouvernorat, cette dynamique constitue un signal encourageant. Elle traduit une évolution progressive des mentalités ainsi qu’une implication croissante des femmes dans des métiers longtemps considérés comme réservés aux hommes. À Zinder, cette présence féminine donne également un visage plus inclusif à la formation professionnelle.

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Une mobilisation collective

La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, coutumières et académiques, venues accompagner les candidats et saluer les efforts de leurs encadreurs. L’atmosphère, selon les témoins, était calme, disciplinée et marquée par une réelle détermination des candidats.

Dans les rangs, beaucoup affichaient une confiance mesurée, conscients de l’importance de l’enjeu. Pour eux, ces épreuves ne représentent pas seulement une évaluation, mais aussi une opportunité concrète de valider leurs compétences et d’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles.

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Un examen tourné vers l’avenir

Avec 1 799 candidats mobilisés, le CQP 2026 confirme le rôle central de la formation professionnelle dans la région de Zinder. Les autorités veulent y voir un outil de transformation sociale et économique, capable de répondre aux besoins du marché local tout en renforçant l’employabilité des jeunes.

Au-delà des chiffres, c’est donc toute une génération qui tente, par la compétence, de se construire un avenir plus stable. À Zinder, le CQP s’impose une fois de plus comme un rendez-vous décisif entre ambition individuelle et développement collectif.

Agadez : lancement des épreuves pratiques du CQP 2026

Ce mercredi 20 mai 2026, au Centre de Formation aux Métiers (CFM) d’Agadez, le coup d’envoi des épreuves pratiques du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP, session 2026) a été donné. Entre l’espoir affiché par les autorités d’atteindre un taux de réussite de 100 % et les préoccupations liées à l’employabilité, 361 candidats — dont 116 jeunes femmes — s’affrontent dans huit filières techniques, signe d’une stratégie régionale visant à transformer les compétences en emplois durables.

Ce matin, la cour du Centre de Formation aux Métiers bourdonnait d’activité : candidats et jurys s’affairaient à transformer la théorie en savoir-faire. Le Secrétaire général adjoint de la Région d’Agadez, Monsieur Diallo Saidou Hamidou, accompagné du Directeur régional de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnelles, Issoufou Ballé Ousseini, a officiellement lancé les épreuves pratiques du CQP, session 2026.

« Nous souhaitons que la Région d’Agadez obtienne un taux de réussite de 100 % », a déclaré M. Diallo après une visite rapide de quelques ateliers. Son message, à la fois porteur d’encouragement et d’ambition politique, résonne dans une région où les autorités présentent la formation professionnelle comme un levier essentiel de lutte contre le chômage et l’exode rural.

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Une mobilisation institutionnelle visible

La cérémonie a réuni plusieurs personnalités civiles et militaires — l’Administrateur délégué de la Commune urbaine d’Agadez, le représentant du Sultan de l’Aïr, ainsi que des responsables des forces de défense et de sécurité — témoignant d’une large mobilisation institutionnelle autour d’un enjeu perçu comme vital : l’intégration socio-économique des jeunes. Le Directeur régional, M. Issoufou Ballé Ousseini, a pour sa part salué l’engagement des plus hautes autorités, qui ont « mis tout à disposition des différents centres pour le bon déroulement des examens ».

Sur le terrain, cet appui se traduit concrètement par la mise à disposition de matériel pédagogique et de « matière d’œuvre », fournie afin que les travaux pratiques se déroulent « de façon concrète », ainsi que par la présence des jurys et la prise en charge des frais y afférents, selon le Directeur régional. Ces garanties logistiques visent à professionnaliser la formation et à renforcer la crédibilité des certificats délivrés.

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Des chiffres qui parlent : diversité et parité en chantier

Pour cette session, la région présente 361 candidats répartis dans 12 centres, dont 116 filles, soit près d’un tiers des effectifs. Ils concourent dans huit filières techniques : mécanique rurale, mécanique réparation automobile, plomberie, agro-sylvo-pastoralisme, électricité bâtiment, menuiserie bois, construction métallique et couture. Cet éventail traduit une volonté d’adapter les compétences aux besoins locaux — agriculture, artisanat et maintenance — plutôt qu’à des métiers urbains éloignés des réalités de l’Aïr.

La présence féminine, bien que notable, demeure un point d’attention. Avec 32 % de représentation, les candidates restent principalement présentes dans des filières comme la couture ou l’agro-sylvo-pastoralisme, tandis que la mécanique et la construction demeurent majoritairement masculines. Les autorités locales ont ainsi souligné l’importance de renforcer l’accès des femmes aux filières techniques afin d’élargir leurs opportunités économiques.

Un enjeu économique et social

À Agadez, où l’économie repose sur des secteurs tels que l’élevage, l’artisanat et le petit commerce, les décideurs présentent la valorisation des métiers comme une stratégie de résilience : permettre aux jeunes de créer leur propre emploi, réduire la dépendance aux migrations risquées et ancrer les compétences localement. Les responsables régionaux considèrent ainsi la formation professionnelle comme un vecteur direct de développement socio-économique.

Mais derrière les discours officiels, plusieurs défis persistent : l’insertion effective des diplômés sur le marché du travail, l’accès au crédit pour lancer une activité et la continuité des formations adaptées aux évolutions technologiques. Les observateurs locaux appellent donc à des partenariats renforcés entre l’État, les collectivités, les entreprises et les ONG afin de transformer les certificats en emplois durables.

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Encadré — Femmes en formation : des progrès réels, mais une marge de manœuvre importante

Les chiffres révèlent une réalité contrastée : 116 femmes sur 361 candidats, soit environ 32 %, participent aux épreuves, principalement dans les filières de couture et d’agro-sylvo-pastoralisme, tandis que la mécanique et la construction restent majoritairement masculines. L’enjeu consiste donc à élargir l’accès des femmes aux filières techniques non traditionnelles et à soutenir leur entrepreneuriat à travers des dispositifs tels que les microcrédits et le mentorat.

En définitive, le lancement des épreuves pratiques du CQP illustre une volonté régionale forte de faire de la formation professionnelle un moteur d’insertion et de développement. Toutefois, si l’ambition affichée — atteindre un taux de réussite idéal de 100 % — constitue un signal politique clair, la réussite dépendra surtout de la capacité des acteurs à transformer ces acquis en emplois stables et en dynamiques économiques locales.

Niger : L’OCOD tient sa première session pour accélérer les opérations douanières

Niamey, le 20 mai 2026 – Le processus de modernisation des échanges commerciaux au Niger franchit une étape décisive. En effet, la salle Idi Ango Ibrahim de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger (CCIN) a abrité ce mercredi la toute première réunion de l’Observatoire pour la Célérité des Opérations Douanières (OCOD).

Créé par arrêté ministériel le 14 août 2025, cet organe paritaire se positionne désormais comme un levier stratégique pour l’économie nigérienne, visant à fluidifier le commerce et à réduire les délais de traitement aux frontières.

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Un ordre du jour hautement stratégique

 

Pour cette session inaugurale, les participants se sont penchés sur les fondations juridiques et opérationnelles de la structure. À cet effet, trois grands points étaient inscrits à l’ordre du jour :

  • L’adoption de la décision fixant les modalités de financement du budget ;
  • L’adoption du règlement intérieur ;
  • La mise en place officielle du Bureau.

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Une alliance paritaire entre public et privé

L’une des grandes forces de l’OCOD réside dans son modèle de gouvernance collaborative. En effet, selon les précisions du Directeur général des Douanes, qui assure la présidence de l’Observatoire, la structure compte 20 membres répartis à parts égales : 10 représentants de l’Administration douanière et 10 représentants du secteur privé.

Ainsi, ce collectif paritaire a reçu pour mission immédiate, au cours de cette session, de valider les textes réglementaires de fonctionnement et d’installer le tout premier Bureau de l’histoire de l’organisation.

« Les résultats attendus au sortir de cette session sont cruciaux pour l’avenir de nos échanges commerciaux. »

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Par ailleurs, en ouvrant les travaux, le Président de la CCIN — qui occupe la vice-présidence de l’OCOD — a tenu à retracer l’historique et le processus rigoureux ayant conduit à la création de cet observatoire. Il a également insisté sur les objectifs de performance assignés à l’OCOD, tout en fixant le cap sur les résultats concrets attendus dès la clôture de cette rencontre.

Dès lors, avec le lancement officiel de ses activités, l’OCOD s’apprête à devenir un véritable chef d’orchestre de la facilitation du commerce au Niger, en unissant les forces de la douane et des opérateurs économiques au service d’une efficacité accrue.